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L'inflammation

  • 19 mai 2020
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 févr.

Article naturo-hygiéniste


A. L’inflammation aigue


A l'instar de la diarrhée, du vomissement, de la fièvre, de l'inappétence, des éruptions cutanées, des émissions catarrhales, de la transpiration, de la cicatrisation, etc., l’inflammation aigue est un processus régulateur homéostasique induit par la force vitale pour diminuer le niveau de toxémie ou effectuer une réparation, afin de préserver la santé et l’intégrité de l’organisme.


Si on bloque un de ces processus vitaux, la lésion, la toxine, le toxique ou le microbe pathogène ne pourra être circonscrit et éliminé. C’est une erreur de considérer ces manifestations comme des signes négatifs à supprimer.


L’inflammation n’est pas un problème, c’est une solution !

L’inflammation est une réaction du système immunitaire face à un composé acide, une infection ou à une lésion tissulaire. L’acidose est l’une des plus grandes causes d’inflammation.


L’inflammation (auto guérisseuse) est donc un signal, un mécanisme réparateur naturel normal et physiologique, qui vise à fournir aux tissus lésés ou altérés, un maximum de sang vitalisant et de lymphe épurative. C'est toujours une réaction de guérison, une réaction adaptative de l'organisme, qu'il ne faut pas entraver. Les anti-inflammatoires s'opposent systématiquement aux processus de guérison dans le corps. De plus ils vont créer des dégâts à d'autres endroits.


L'inflammation est une fièvre locale.

Réaction inflammatoire


Les 4 signes cardinaux de l’inflammation :

  1. Rougeur.

  2. Chaleur.

  3. Gonflement.

  4. Douleur.


Les grandes étapes de la réaction inflammatoire aiguë :


Prenons l’exemple d’une blessure faite avec une épine de rosier…


Étape 1 : Lésion cutanée permettant le passage de la barrière naturelle. Les agents pathogènes (bactéries) traversent l’épiderme puis atteignent le derme.


Étape 2 : Contamination conduisant à la pénétration des micro-organismes qui vont débuter leur multiplication cellulaire. C’est le début de l’infection.


Étape 3 : Dilatation locale des capillaires sanguins et diffusion du plasma sanguin dans les tissus avoisinants. Ce qui conduit au gonflement de la plaie et à sa rougeur (érythème et œdème). Les terminaisons nerveuses présentes sont stimulées et envoient un signal de douleur au cerveau.


Étape 4 : Diapédèse. Les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins vont traverser leur paroi et venir au contact des micro-organismes. On les appelle alors macrophages tissulaires.


Étape 5 : Phagocytose. Les macrophages sont activés et fixent à leur surface les micro-organismes grâce à des récepteurs et les internalisent. Ils vont ensuite les digérer.


L’auto-réparation, l’auto-guérison sont des caractéristiques inhérentes au vivant.

Laissons opérer l'HOMÉOSTASIE par l’immobilisation de la zone atteinte et laissons faire le bon déroulement de la réparation. Le processus inflammatoire naturel vers la guérison s’appelle « fibroplasie inflammatoire ».


L’inflammation est contrebalancée par le cortisol (glandes surrénales fonctionnelles), le cholestérol et les bons acides gras, les micronutriments et les antioxydants.


La suppression des aliments inflammatoires, acides et acidifiants, le jeûne et le repos sont de mises. Ensuite fruits doux, jus de légumes, plasma de Quinton (minéraux), bonnes graisses et légumes crus pour la reconstruction et l'alcalinisation globale, il faut diminuer la charge acide.



B. L’inflammation chronique


A l’instar des crises curatives aigues, l’inflammation aigue réparatrice a une durée limitée dans le temps. Par contre, l’inflammation chronique est caractérisée par sa longue durée dans le temps, de plusieurs mois à plusieurs années. C’est l’étape 4 des étapes de la maladie selon J. H. Tilden. Elle fera le lit des maladies dégénératives et de civilisation, basculant ensuite vers l’ulcération avec destruction des tissus et perte de fonction. Toutes ces étapes peuvent finalement aboutir au cancer qui est aussi une maladie inflammatoire.


L’inflammation chronique accélère le vieillissement, elle est oxydante.


Une température constante de 37-37,5 °C est un signe d’inflammation chronique, ainsi que des douleurs diffuses, musculaires, tendineuses ou/et articulaires.


Quelques maladies chroniques inflammatoires :



Le système immunitaire et l’organisme tentent en vain de réparer les zones atteintes car les moyens lui manque, à cause :



Le saviez-vous ?


L’inflammation favorise :


  • Carence en magnésium intracellulaire : l'inflammation chronique crée un état de stress métabolique qui "pousse" le magnésium hors des cellules (la magnésium est anti-inflammatoire).

  • Dysfonction mitochondriale : les mitochondries sont les centrales énergétiques de vos cellules, mais elles sont très sensibles à l'environnement inflammatoire.

  • Perturbation du sommeil profond : l'inflammation agit directement sur la structure de votre nuit via le système nerveux central.

  • Barrière intestinale : l'inflammation chronique endommage souvent la paroi intestinale (hyperperméabilité).


Biologie :


  • Biochimie des glucides.

  • Statut antioxydant.

  • Statut en fer :

    1.       Fer sérique.

    2.       Ferritine.

    3.       Saturation de la transferrine.

    La ferritine est un marqueur inflammatoire, En cas d’inflammation, la ferritine flambe et le fer s’effondre.

  • Magnésium érythrocytaire.

  • Profil individuel en acides gras.

  • Bilan surrénales complet dont cortisol libre à 08h.

  • CRP et CRP-US (inflammation de bas grade).


L’inflammation chronique de bas grade (CRP-US) signifie que le corps est entrain de lutter contre ce qu’il perçoit comme une attaque.


La résistance à l’insuline est un des principaux facteurs de l’inflammation chronique.

C. L’inflammation de bas grade


L’inflammation de bas grade, aussi appelée inflammation chronique de faible intensité, est une activation silencieuse et prolongée du système immunitaire. Contrairement à l’inflammation aiguë, elle ne s’accompagne ni de fièvre ni de douleur franche, mais elle installe un terrain inflammatoire permanent qui épuise progressivement l’organisme.


Elle se manifeste par des signaux diffus et souvent banalisés : fatigue chronique, brouillard mental, vieillissement prématuré, altérations cellulaires, prise de poids abdominale, troubles métaboliques ou encore inconfort digestif.

 

Un marqueur clé : la CRP ultrasensible (CRP-us)


La CRP ultrasensible est un marqueur biologique de référence pour détecter une inflammation chronique invisible, sans signes cliniques évidents.


  • Taux fonctionnel optimal :

    • idéalement < 0,3 mg/L

    • acceptable < 0,5 mg/L


  • > 3 mg/L : inflammation chronique significative, associée à :

    • +77 % de risque d’infarctus

    • +39 % de risque d’AVC

    • +52 % de risque d’événements cardiovasculaires


Lorsque les lipopolysaccharides bactériens (LBP ou endotoxines) issus d’un intestin perméable passent dans la circulation sanguine, ils stimulent l’immunité innée et entraînent une augmentation de la CRP-us. LBP ↑ = CRP-us ↑

 

Intestin, microbiote et inflammation


Chez l’adulte — et plus encore chez la personne âgée — l’inflammation de bas grade est fréquemment associée à :


Cette situation peut favoriser fatigue, mal-être, douleurs diffuses, dérèglements métaboliques et constitue un terrain propice au développement de nombreuses pathologies chroniques.

 

Pourquoi l’inflammation de bas grade est problématique


À bas bruit, elle :

  • perturbe le métabolisme énergétique et hormonal,

  • altère les tissus sur le long terme,

  • prépare le terrain aux maladies chroniques

    (cardio-métaboliques, auto-immunes, neurodégénératives…).


Trois grands leviers physiopathologiques


2.      Déséquilibre en acides gras essentiels (excès d’oméga-6, déficit en oméga-3)

3.      Hyperstimulation insulinique liée aux excès de sucres et d’aliments ultra-transformés


Approche naturopathique et fonctionnelle : agir sur le terrain


L’inflammation de bas grade n’est pas une fatalité. C’est un déséquilibre progressif, souvent réversible lorsque l’on agit précocement.



Solutions générales :



À éliminer ou réduire fortement

  • sucres raffinés

  • graisses trans

  • huiles végétales raffinées et hydrogénées

  • aliments ultra-transformés


Hygiène de vie anti-inflammatoire


Nutrithérapie :


Béquilles de soutien phytothérapeutiques pour accompagner la correction des causes :

  • L’harpagophytum, la reine des prés, les feuilles d’ortie dioïques, le gingembre et le curcuma.

  • Le thé vert matcha biologique et ses polyphénols.

  • Gemmothérapie : bourgeons de cassis et d’aulne glutineux.


En résumé :


En naturopathie, on traite le terrain avant la maladie. Réduire l’inflammation de bas grade, c’est restaurer l’équilibre intestinal, métabolique et immunitaire pour préserver la vitalité, prévenir les maladies chroniques et favoriser un vieillissement en santé.

Agir préventivement, en douceur, mais en profondeur.


Citations :

« Tout ce qui interfère avec les processus naturels perturbe le bien être. » - Dr. Norman Walker.


« En étouffant les spectaculaires flambées inflammatoires de la maladie aiguë, nous avons ouvert la boite de Pandore des maladies chroniques qui mettent en échec et mat la médecine moderne confrontée à l’effondrement de notre pulsion vitale et de notre immunité. Nous assistons à une véritable floraison de maladies dégénératives et auto-immunes, qu’ils s’agissent des cancers ou des affections détruisant peu à peu nos systèmes régulateurs, nerveux, endocrinien et immunitaire. » - Dr. Éric Ancelet


« L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz


« Il faut éviter les addictions au sucre et aux produits pro-inflammatoires comme par exemple la farine blanche ou le lait. » - Dr. Ilyes Baghli


« L’inflammation chronique joue un rôle dans toutes les principales causes de mortalité et de morbidité dans le monde. » - Bruno Mairet


« La mitochondrie joue un rôle fondamental dans l’inflammation. » - Pr. Vincenzo Castronovo


« Toutes les maladies dégénératives ont une composante inflammatoire. » - Dr. Georges Mouton


« Le déséquilibre des acides gras est l’une des causes principales des maladies inflammatoires, y compris les maladies cardiaques, le diabète et le cancer. » - Dr. Joseph Mercola


« Aujourd’hui, l’existence d’un lien étiologique entre les maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes et la porosité intestinale est officiellement reconnu. » - Jérôme Manetta


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