Les 7 étapes de la maladie selon John H. Tilden

Fiche hygiéniste



Dans son ouvrage « Soigner son diabète en 21 jours », Gabriel Cousens, suivant sa logique d’inversion du processus dégénératif de la maladie, appuie sa démarche sur les travaux de John Tilden, peu médiatisés en francophonie et dont voici la synthèse. John Tilden définit 7 étapes qui, de l’encrassement du terrain vont conduire progressivement jusqu’à la cancérisation.


Étape 1, l’énervation L’énervation correspond à un affaiblissement des fonctions organiques de maintenance et d’élimination des toxines endogènes (issues du métabolisme) et exogènes (polluants, toxiques, excitotoxines, additifs, alimentation altérée par les modes de production et de transformation…), elle est également générée par le stress. L’énervation est en somme la baisse de l’énergie vitale. (voire : Loi n°20 : de l’énervation)


Étape 2, la toxémie Le manque d’élimination conduit à une stagnation des toxines dans l’organisme qui commencent à saturer les fluides, sang et lymphe. À ce stade, tous les échanges sont ralentis. L’intoxication du milieu de vie de la cellule constitue la toxémie. (Voire : Loi n°22 de Tilden sur la toxémie)


Étape 3, l’irritation Les dépôts toxiques s’accumulent et irritent l’organisme. Des signaux de douleur apparaissent : les cellules sont sous alimentées et sous-oxygénées.


Étape 4, l’inflammation Elle est une conséquence de l’irritation et se manifeste de façon aiguë par des pathologies en « ite » : dermatite, gastrite, hépatite… Si elle devient chronique, elle sera la mère des maladies dites de civilisation.


Étape 5, l’ulcération Il s’agit tout simplement de la destruction des tissus, qui peut advenir à n’importe quel endroit du corps. Elle est perceptible par une intensification des douleurs.


Étape 6, l’induration Elle est consécutive à la réparation et donc la cicatrisation des tissus. Par exemple, les vaisseaux sanguins se durcissent donnant lieu à l’athérosclérose. La circulation et donc les échanges vitaux se trouvent nettement entravés. Notons également que l’excès de cholestérol n’est pas une maladie, mais le symptôme d’une inflammation et le témoin des efforts de l’organisme pour réparer les tissus lésés.


Étape 7, la cancérisation Lorsque les cellules ne peuvent plus échanger et respirer, elles optent pour un mode de survie en passant en fonctionnement anaérobie. À ce stade, elles ne peuvent utiliser l’oxygène et fermentent du glucose pour produire de l’énergie et se divisent de façon outrancière. (Voire article : Le cancer)


Toutes ces étapes indiquent une chute progressive de l’énergie vitale et donc une élimination émonctorielle de plus en plus faible se soldant par un seuil toxémique de plus en plus élevé.


Unicité morbide


C’est à Hippocrate, le père de la médecine, que nous devons la conception de l’unicité morbide. Cinq siècles avant J.-C., il écrivait :


« La nature de toutes les maladies est la même. Elles diffèrent seulement par leur siège. Je pense qu’elles ne se montrent sous tant de formes diverses qu’à cause de la grande diversité des parties où le mal est placé. En effet, leur essence est une ; la cause qui les produit est pareillement une. » (Voire : Les lois qui régissent notre santé, loi n°35).


“ Si nous ne créons pas l’énervation et la toxémie en taxant l’organisme au maximum, nulle pathologie ne se développera. Si l’on allège la surcharge toxique, si l’on suit un mode de vie raisonnable, si l’on dirige son esprit vers de nouvelles voies, et si l’on calme et l’on contrôle ses émotions, ce ne sera plus un jeu de hasard de se rétablir et de se maintenir en bonne santé.” - Dr. H. M. Shelton


“Les parties du corps continuellement enflammées s’irritent, provoquant une modification des tissus touchés par les symptômes. Les tissus continuellement irrités s’ulcèrent. Ces ulcérations se prolongent par des indurations, qui elles-mêmes aboutissent aux phases de tuméfaction et de cancérisation. Ainsi, la phase ultime de l’état chronique : le CANCER, ne se produit pas d’une manière fortuite. C’est le résultat d’une toxémie non résorbée du fait de l’énervation permanente dans laquelle le malade s’est contraint de vivre en désobéissant constamment aux lois de la vie.” - Pr. Désiré Mérien


« Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate