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La maladie d'Alzheimer

27 mai 2022
16 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 sept.

Article de Naturopathie • Médecine fonctionnelle • Nutrithérapie • Micronutrition


Description


La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui se manifeste principalement par une altération de la mémoire et d’autres fonctions cognitives : attention, langage, orientation, raisonnement, jugement ou capacité à réaliser certaines tâches quotidiennes.


Elle constitue la cause la plus fréquente de démence et touche environ 4,5% de la population au-delà de 65 ans.


Mais considérer Alzheimer uniquement comme une maladie de la mémoire est réducteur.


Le cerveau est un organe extrêmement dépendant de son environnement métabolique. Son fonctionnement repose sur une bonne circulation sanguine, une production énergétique mitochondriale efficace, une disponibilité suffisante en nutriments, une régulation correcte du glucose et de l’insuline, un équilibre hormonal, un sommeil réparateur, une bonne communication intestin–cerveau et une maîtrise de l’inflammation.



C’est cette vision multifactorielle qui a conduit le neurologue et chercheur américain Dr. Dale Bredesen à proposer une nouvelle manière d’aborder le déclin cognitif.


Selon son modèle, Alzheimer ne correspond pas nécessairement à une maladie unique ayant une cause unique. Différents déséquilibres biologiques peuvent converger vers un même résultat : la perte progressive de la capacité du cerveau à maintenir ses fonctions.


Son approche identifie 50 causes avec six grands sous-types ou catégories fonctionnelles, qui peuvent se combiner chez une même personne :


  1. Type 1 : inflammatoire

  2. Type 1.5 : glycotoxique

  3. Type 2 : atrophique ou carentiel

  4. Type 3 : toxique

  5. Type 4 : vasculaire

  6. Type 5 : traumatique


L’intérêt de cette approche est de chercher non seulement « quelle maladie ? », mais également :


« Quels sont les facteurs biologiques qui fragilisent le cerveau de cette personne ? »


Le modèle Bredesen constitue une approche fonctionnelle qui a rapporté des améliorations cognitives chez certains patients.


Symptômes :


Les premiers signes ne se limitent pas à la perte de mémoire.


Manifestations cognitives


  • oublis répétés d’informations récentes ;

  • difficulté à retrouver certains mots ;

  • baisse de concentration ;

  • difficultés d’apprentissage ;

  • perte de repères ;

  • difficultés à organiser ou planifier ;

  • diminution du raisonnement ;

  • difficultés à effectuer certaines tâches auparavant familières.


Manifestations comportementales


  • irritabilité ;

  • apathie ;

  • anxiété ;

  • perte de motivation ;

  • modification de la personnalité ;

  • retrait social.


Autres signes possibles


  • troubles du sommeil ;

  • diminution progressive de l’autonomie ;

  • difficultés visuo-spatiales ;

  • troubles de l’équilibre ou de la marche à un stade plus avancé.


Avant que la démence soit constituée, il peut exister une période beaucoup plus longue de vulnérabilité cérébrale et de déclin cognitif subtil.


C’est précisément cette période qui rend la prévention particulièrement intéressante.


Causes : les 6 sous-types de Bredesen


L’un des apports les plus intéressants du modèle de Dale Bredesen est de considérer que plusieurs mécanismes peuvent contribuer simultanément au déclin cognitif.


Une personne peut par exemple présenter à la fois une inflammation chronique, une insulinorésistance, un déficit hormonal et un risque vasculaire.


Les six sous-types ne doivent donc pas être considérés comme six maladies totalement séparées, mais comme des profils fonctionnels pouvant se chevaucher.


Type 1 – Alzheimer inflammatoire


Le type 1 correspond au profil inflammatoire.


L’idée centrale est qu’un système immunitaire constamment stimulé peut maintenir une inflammation chronique susceptible d’affecter le cerveau.


Plusieurs facteurs peuvent participer à cette inflammation :


Le microbiote intestinal joue ici un rôle particulièrement intéressant.


L’intestin et le cerveau communiquent par l’intermédiaire du nerf vague, du système immunitaire, des métabolites microbiens et de différents neurotransmetteurs.


Une dysbiose n’est donc pas seulement un problème digestif : elle peut participer à un environnement inflammatoire susceptible d’influencer le cerveau.


Le rôle de la microglie


La microglie constitue le système immunitaire du cerveau.


Lorsqu'elle est activée de manière chronique, elle peut participer à une neuro-inflammation excessive.


L’objectif n’est donc pas de supprimer l’inflammation — indispensable à la vie — mais d’éviter qu'une réponse physiologique devienne chronique et disproportionnée.


Pistes fonctionnelles


Dans ce profil, on cherchera notamment à explorer :


Type 1.5 – Alzheimer glycotoxique


Le type 1.5 est particulièrement intéressant parce qu’il fait le lien entre inflammation et dysfonctionnement métabolique.


Il correspond à un profil associant les caractéristiques des types 1 et 2.


Le point de départ est généralement une mauvaise régulation du glucose et de l’insuline.


Une glycémie élevée et surtout une hyperinsulinémie chronique favorisent :


Le glucose peut se fixer de manière non enzymatique sur différentes protéines et former des produits de glycation avancée, ou AGEs.


Cette glycation altère progressivement la structure et la fonction de nombreuses protéines.


Le cerveau peut-il devenir insulinorésistant ?


C’est l’une des pistes importantes de la recherche actuelle.


L’insuline ne sert pas uniquement à contrôler la glycémie.


Dans le cerveau, elle intervient également dans la signalisation neuronale, la plasticité synaptique et le métabolisme énergétique.


La diminution de cette signalisation a conduit certains chercheurs à parler d’« Alzheimer de type 3 » ou de « diabète cérébral ».


Pistes fonctionnelles

  • glycémie à jeun ;

  • insulinémie à jeun ;

  • HbA1c ;

  • HOMA-IR ;

  • triglycérides ;

  • tour de taille ;

  • composition corporelle ;

  • éventuellement fructosamine selon le contexte : ensemble des protéines du sang (principalement l'albumine) sur lesquelles du glucose s'est fixé.


L’objectif est de détecter les perturbations métaboliques avant l’apparition d’un diabète déclaré.


Type 2 – Alzheimer atrophique ou carentiel


Le type 2 correspond à une insuffisance de soutien trophique du cerveau.


Le terme « trophique » désigne ici les facteurs nécessaires au maintien, à la croissance, à la réparation et au bon fonctionnement des cellules nerveuses.


Selon le modèle de Bredesen, plusieurs éléments peuvent être impliqués :

  • hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes et progestérone) ;

  • vitamine D ;

  • hormones thyroïdiennes ;

  • insuline ;

  • facteurs neurotrophiques ;

  • nutriments essentiels.


Avec l’âge, certaines hormones diminuent naturellement (ménopause, andropause).


Chez la femme, la baisse des œstrogènes autour de la ménopause constitue un changement biologique majeur.


Chez l’homme, la diminution progressive de la testostérone et d’autres hormones peut également modifier l’environnement métabolique et neurologique.


Cela ne signifie évidemment pas qu’un déficit hormonal provoque à lui seul Alzheimer.


Il s’agit plutôt de considérer l’environnement hormonal comme l’un des nombreux éléments susceptibles de participer à la vulnérabilité cérébrale.



Le cerveau est particulièrement sensible aux déficits nutritionnels.


Une attention particulière peut être portée à :


L’homocystéine mérite également une attention particulière lorsqu’elle est élevée, car elle peut refléter un déséquilibre du métabolisme des vitamines B et être associée à un risque vasculaire accru.


Pistes fonctionnelles


Selon le contexte :


Type 3 – Alzheimer toxique


Le type 3 correspond, dans le modèle de Bredesen, à un profil associé à différentes expositions toxiques.


Bredesen distingue notamment les toxiques inorganiques, organiques et certaines biotoxines.


Parmi les expositions environnementales susceptibles d’être étudiées selon le contexte :


La présence d’un métal ou d’un composé chimique dans l’organisme ne signifie pas automatiquement qu’il est responsable des troubles cognitifs.


La question pertinente est plutôt :


Quelle exposition, à quelle dose, pendant combien de temps et avec quelle capacité d’élimination ?


Détoxification : prudence et progressivité


Le foie, les reins, l’intestin, les poumons et la peau constituent les principales voies physiologiques d’élimination (émonctoires).


Avant toute « détoxification » intensive, il convient donc de :

  1. identifier l’exposition ;

  2. réduire ou supprimer la source lorsque cela est possible ;

  3. soutenir les voies physiologiques d’élimination ;

  4. éviter les protocoles agressifs susceptibles d’épuiser l’organisme.


Type 4 – Alzheimer vasculaire


Le cerveau est extrêmement dépendant d’un bon afflux sanguin.


Le type 4 met l’accent sur la composante vasculaire du déclin cognitif.


Les principaux facteurs de risque comprennent notamment :


Une mauvaise santé vasculaire peut réduire progressivement la capacité du cerveau à recevoir suffisamment d’oxygène et de nutriments.

Homocystéine et santé vasculaire


L’homocystéine peut également trouver sa place ici.


Une élévation persistante doit conduire à rechercher notamment un déficit ou un déséquilibre en vitamines B et à considérer le contexte cardiovasculaire global.


Le cerveau et le cœur fonctionnent ensemble


Ce qui est bon pour les artères est généralement bon pour le cerveau.


La prévention cardiovasculaire constitue donc une composante majeure de la prévention du déclin cognitif.


Les données de la Commission Lancet 2024 renforcent cette vision : hypertension, diabète, obésité, inactivité physique et LDL élevé figurent parmi les facteurs modifiables associés au risque de démence.


Type 5 – Alzheimer traumatique


Le type 5 est associé aux traumatismes crâniens.


Une commotion cérébrale isolée n’entraîne évidemment pas systématiquement une maladie neurodégénérative.


En revanche, les traumatismes répétés, notamment lorsqu'ils sont rapprochés ou mal récupérés, peuvent favoriser à long terme des phénomènes inflammatoires, métaboliques et neurodégénératifs.


Il est donc important de rechercher :

  • accidents anciens ;

  • chutes ;

  • traumatismes sportifs ;

  • commotions cérébrales ;

  • sports de contact ;

  • traumatismes répétés.


La prévention des traumatismes cérébraux constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique.


Une même personne peut présenter plusieurs types


C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du modèle.


Une personne peut par exemple présenter :

Type 1 + Type 1.5 + Type 4

→ inflammation + insulinorésistance + risque vasculaire.


Une autre :

Type 2 + Type 1.5

→ déficit trophique/hormonal + dysfonctionnement métabolique.


Une troisième :

Type 3 + Type 5

→ exposition toxique + antécédents traumatiques.


Il devient alors beaucoup plus intéressant de chercher les combinaisons de facteurs plutôt que de vouloir attribuer le déclin cognitif à une cause unique.


Le saviez-vous ?


Le cerveau peut être fragilisé des années avant les premiers symptômes


La maladie d’Alzheimer possède une longue phase préclinique.


Certaines modifications biologiques peuvent apparaître des années avant que les troubles cognitifs deviennent évidents.


Cela explique pourquoi la prévention ne devrait pas commencer lorsque la mémoire est déjà fortement altérée.


La graisse viscérale n’est pas qu’une question esthétique


La graisse viscérale produit des médiateurs inflammatoires et est fortement associée aux perturbations métaboliques.


Réduire l’excès de graisse abdominale permet donc d'agir simultanément sur plusieurs facteurs de risque : inflammation, insulinorésistance, santé cardiovasculaire et métabolisme.


Le muscle protège indirectement le cerveau


Le muscle est un véritable organe endocrinien.


L’activité musculaire améliore la sensibilité à l’insuline, la santé métabolique et cardiovasculaire et stimule la production de certaines molécules impliquées dans la communication muscle–cerveau.


Préserver sa masse musculaire avec l’âge est donc également une stratégie de longévité cérébrale.

L’exercice est l’un des outils les plus puissants de prévention


L’activité physique régulière agit sur plusieurs des facteurs du modèle Bredesen simultanément :

Métabolisme + circulation + inflammation + mitochondries + sommeil + humeur + plasticité cérébrale.


C’est précisément ce qui en fait une intervention particulièrement intéressante.


Biologie fonctionnelle :


L’intérêt d’une approche fonctionnelle est de rechercher les facteurs modifiables avant qu’ils ne deviennent pathologiques au sens conventionnel.


Le bilan doit cependant être individualisé et ne doit pas devenir une accumulation systématique d’analyses.


Métabolisme glucidique


  • glycémie à jeun ;

  • insulinémie à jeun ;

  • HbA1c ;

  • HOMA-IR ;

  • triglycérides ;

  • éventuellement fructosamine.


Inflammation


  • CRP ultrasensible ;

  • ferritine ;

  • fibrinogène selon le contexte ;

  • recherche d’une cause inflammatoire ou infectieuse lorsque cela est pertinent.


Statut antioxydant ou évaluation du stress oxydant


  • Glutathion Réduit (forme active) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire).

  • Glutathion Peroxydase (GPx) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Le sélénium est le carburant du GPx.

  • Superoxyde Dismutase (SOD) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Le zinc est un composant vital de la SOD.


Santé cardiovasculaire


  • pression artérielle ;

  • bilan lipidique ;

  • LDL-C ;

  • HDL-C ;

  • triglycérides ;

  • ApoB ;

  • Lp(a) selon le risque individuel ;

  • homocystéine.


Micronutrition


Selon le terrain :


Thyroïde et hormones


Selon l’âge, le sexe et les symptômes :

  • TSH ;

  • T4 libre ;

  • T3 libre ;

  • anticorps thyroïdiens ;

  • hormones sexuelles ;

  • DHEA-S ;

  • cortisol lorsque pertinent.


Facteurs toxiques


Une recherche ciblée peut être envisagée lorsqu’il existe une exposition documentée ou une suspicion clinique cohérente.


Il faut privilégier l’identification de l’exposition plutôt que des tests de dépistage non ciblés.


Génétique


L’APOE peut être recherché dans certaines démarches de prévention personnalisée.

Mais il faut retenir une règle essentielle :

Un facteur génétique de susceptibilité n’est pas une condamnation.


Les facteurs modifiables continuent d’avoir une importance, y compris chez les personnes présentant un risque génétique accru.


Solutions :


1. Agir sur le métabolisme


Réduire la charge glycémique alimentaire constitue l’un des premiers leviers.


À privilégier, le modèle paléo :

  • aliments peu transformés ;

  • légumes ;

  • protéines de qualité ;

  • poissons, fruits de mer ;

  • œufs ;

  • noix ;

  • huile d’olive vierge extra ;

  • fibres ;

  • aliments riches en polyphénols.


À éviter :


L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer tous les glucides, mais d’obtenir une glycémie et une insulinémie plus stables.


2. Soutenir les mitochondries


Le cerveau a des besoins énergétiques considérables.


Une alimentation suffisamment riche en nutriments, associée à l’activité physique, au sommeil et à une bonne santé métabolique, constitue la base.


Selon les besoins individuels, certains nutriments peuvent être intéressants :


Mais une supplémentation massive n’est pas nécessairement synonyme d’efficacité.

Corriger une carence est généralement plus pertinent que multiplier les compléments.

3. Préserver les hormones et les facteurs trophiques


Le type 2 rappelle l’importance de l’environnement hormonal et nutritionnel du cerveau.


La priorité consiste à rechercher les déficits :


Une éventuelle correction hormonale doit rester médicalement encadrée et individualisée.


4. Préserver la santé vasculaire


Il faut surveiller :


L’exercice cardiovasculaire et la musculation sont particulièrement intéressants.

La marche quotidienne est également une excellente base.


5. Prendre soin de l’intestin


L’axe intestin–cerveau mérite une attention particulière.


La première intervention reste alimentaire :

  • diversité végétale ;

  • fibres ;

  • prébiotiques naturels ;

  • polyphénols ;

  • aliments fermentés lorsqu’ils sont bien tolérés.


En cas de troubles digestifs importants, il peut être pertinent de rechercher une dysbiose ou une autre cause sous-jacente avant de multiplier les probiotiques et compléments.


6. Réduire les expositions toxiques


La stratégie la plus efficace est d’abord de réduire l’exposition aux toxiques.


Cela peut concerner selon le contexte :


La détoxification ne devrait jamais être conçue comme un protocole brutal.

Le foie et les reins ont besoin de suffisamment :


7. Préserver le sommeil


Le sommeil est une véritable fonction biologique de réparation.


Une bonne hygiène du sommeil comprend notamment :

  • exposition à la lumière naturelle le matin ;

  • activité physique durant la journée ;

  • horaires réguliers ;

  • diminution de la lumière artificielle le soir ;

  • environnement nocturne sombre et calme ;

  • limitation de l’alcool ;

  • recherche d’une éventuelle apnée du sommeil.


Le sommeil profond participe notamment aux mécanismes de clairance métabolique cérébrale.

8. Stimuler le cerveau


Le cerveau a besoin d’être utilisé.


Lire, apprendre, mémoriser, jouer d’un instrument, apprendre une langue, résoudre des problèmes, avoir des interactions sociales et découvrir de nouvelles activités sont autant de moyens de maintenir la stimulation cognitive.


La meilleure stratégie est probablement de combiner :

activité physique + activité intellectuelle + relations sociales.


9. Gérer le stress


Le stress chronique peut perturber :


Respiration, cohérence cardiaque, méditation, contact avec la nature, activité physique et relations sociales peuvent contribuer à améliorer la résilience de l’organisme.


10. Le jeûne et l’autophagie


Le jeûne et le jeûne intermittent font l’objet de recherches importantes concernant :

  • l’autophagie ;

  • la sensibilité à l’insuline ;

  • le métabolisme énergétique ;

  • certains mécanismes du vieillissement.


Mais il ne faut pas présenter le jeûne comme un traitement démontré de la maladie d’Alzheimer.


Chez une personne âgée, fragile ou présentant une perte musculaire, une restriction alimentaire excessive pourrait au contraire être contre-productive.

Le terrain individuel doit toujours primer sur le protocole.

11. Nutrithérapie et micronutrition


Selon les besoins biologiques individuels, différents nutriments peuvent trouver leur place :


La logique reste toujours la même :

identifier → mesurer lorsque cela est pertinent → corriger → réévaluer.


Les mitochondries : un point de convergence


Les mitochondries constituent un point de rencontre entre plusieurs sous-types de Bredesen.


Elles sont influencées par :

inflammation → insulinorésistance → toxiques → carences → vieillissement → stress oxydatif → sédentarité.


Lorsque la production d’ATP diminue, le neurone devient progressivement plus vulnérable.

C’est pourquoi les stratégies de longévité cérébrale rejoignent souvent celles de la longévité mitochondriale :


Et le bleu de méthylène ?


Le bleu de méthylène fait l’objet de recherches pour ses effets potentiels sur la respiration mitochondriale et certaines fonctions cognitives, à faible dose est décrit comme une intervention pharmacologique qui peut augmenter avec succès la respiration mitochondriale et entraîner une amélioration de la mémoire et une neuroprotection.


Et les plantes ?


Certaines plantes sont étudiées pour leurs effets antioxydants, anti-inflammatoires ou neuroprotecteurs :


La phytothérapie doit donc rester un complément d’une stratégie globale, et non son fondement unique.


Conclusion :


La maladie d’Alzheimer ne devrait plus être considérée uniquement comme une maladie de la mémoire.


Elle peut être envisagée comme l’aboutissement possible d’un ensemble de déséquilibres métaboliques, inflammatoires, hormonaux, vasculaires, nutritionnels, toxiques et traumatiques.


Les six profils — inflammatoire, glycotoxique, atrophique, toxique, vasculaire et traumatique — permettent de regarder le déclin cognitif sous un angle différent :


Quels sont les facteurs qui fragilisent actuellement le cerveau de cette personne ?


Cette question ouvre une approche beaucoup plus personnalisée.


Une personne peut avoir principalement un terrain inflammatoire.


Une autre, une insulinorésistance importante.


Une troisième, un déficit trophique et hormonal.


Une quatrième, une composante vasculaire majeure.


Et beaucoup présenteront probablement plusieurs de ces facteurs simultanément.


Cette vision rejoint d'ailleurs les données actuelles sur la prévention de la démence : une part importante du risque est associée à des facteurs modifiables tout au long de la vie, notamment la santé cardiovasculaire et métabolique, l’activité physique, l’obésité, le diabète, les traumatismes crâniens, la pollution, l’alcool, l’isolement social et certains facteurs sensoriels.


La prévention ne consiste donc pas à attendre les premiers troubles de mémoire.


Elle commence beaucoup plus tôt :

Bien nourrir son cerveau, préserver ses muscles, entretenir ses mitochondries, contrôler son métabolisme, protéger ses vaisseaux, prendre soin de son intestin, dormir suffisamment, stimuler son cerveau, gérer son stress et limiter les expositions nocives.


La génétique peut influencer notre susceptibilité. Elle ne résume pas notre destin.


Le véritable enjeu de la médecine préventive et fonctionnelle est peut-être précisément là :

ne pas attendre que le cerveau dysfonctionne pour commencer à en prendre soin.


À retenir :


La maladie d’Alzheimer n'est probablement pas une histoire de mémoire uniquement. C'est aussi une histoire de métabolisme, d'inflammation, de circulation, d'hormones, de mitochondries, de nutrition et d’hygiène de vie.


Citations :


« Le seul édulcorant clairement lié à des risques de troubles cognitifs, est l'aspartame (E 951). » - Anne-Laure Denans, Dr. en pharmacie, auteure du Nouveau Guide des additifs.


« Les pesticides sont une des causes fondamentales de l’Alzheimer en détruisant les neuromédiateurs. Il y a d’autres causes, notamment les psychotropes, le grignotage et le portable. On sait parfaitement pourquoi l’Alzheimer a été multiplié. D’où l’importance du BIO pour éviter l’Alzheimer et la fatigue chronique ! […] De Nombreuses dysfonctions, baisse de l’intellect, de la mémoire, etc. auront une origine hépatique. » – Robert Masson


« Les environnements dépressifs, pessimistes, ou l’élan vital est faible, limitant la curiosité intellectuelle et les interactions humaines ont possiblement des effets délétères. » - Dr. Michel Logak, neurologue à l'hôpital Saint-Joseph à Paris


« Le cerveau intestinal n’est que le prolongement du cerveau crânien. L’altération du cerveau intestinal entraine conséquemment une altération du cerveau crânien, d’où les maladies neurodégénérative comme Parkinson et l’Alzheimer par exemple… » - Pr. Grégoire Jauvais


« Les intestins représentent aussi le cerveau et quand les intestins sont malades, on a du mal à communiquer avec le cerveau. […] Quand vous prenez 6 mois de benzodiazépines, vous êtes sûr de faire la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Jean-Pierre Willem


« L’aluminium étant un médicament toxique mortifère, son administration à l’homme est formellement interdite. » - Pr. Jean-Bernard Fourtillan, toxicologue


« Les personnes qui consomment beaucoup de calories, en particulier du sucre, ont une probabilité 6 fois plus importante de contracter la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Russell Blaylock


« Il faut entretenir le cerveau d’un point de vue psychique et d’un point de vue cognitif en faisant différents exercices. Surtout des relations sociales, c’est ce qui est important à retenir. Le fait d’avoir des interactions avec des gens stimule le cerveau, c’est sans doute le point clé pour garder une bonne mémoire. » - Yannick Béjot, Pr. De neurologie


« L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz


« La prévalence croissante des maladies dégénératives neuronales (SEP, SLA, Parkinson, Alzheimer) ne peut s’expliquer sans une responsabilité importante des facteurs environnementaux. Ce sont des facteurs toxiques comme certains métaux lourds, aluminium et mercure, ingérés et absorbés par voie digestive et/ou d’origine topique transdermique (cosmétique et vaccinale !) qui fragilisent (ou agressent !) les fonctions cellulaires à très fort métabolisme oxydant. » - Dr. Michel Massol


« Il faut bien se rendre compte que la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, c’est à la fois l’alimentation, la micro alimentation, la complémentation et l’hormonologie. » - Dr. Stéphane Résimont


« On sait aujourd’hui que les hommes sont carencés en testostérone et que les femmes sont carencées en estrogènes, depuis un siècle, les taux de testostérone diminuent énormément. Hors, la testostérone est indispensable pour le cerveau chez l’homme. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue


« Le sucre est mauvais pour le cerveau, pour le métabolisme, pour la mémoire et il augmente considérablement les risques de déclin cognitif sur le long terme. » - Dr. Dale Bredesen, neurologue


« Les curcuminoïdes et la vitamine D agissent en synergie pour stimuler l’élimination des plaques amyloïdes chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Jean-Paul Curtay


« Alzheimer est une maladie mitochondriale d’origine multifactorielle. […] On sait que le microbiote joue un rôle important dans l’origine de l’Alzheimer, la première chose à faire est de sanifier son microbiote. » - Pr. Vincenzo Castronovo


« L’aluminium est un énorme problème, beaucoup de gens sont intoxiqués à l’aluminium avec des conséquences très dommageables au niveau du système nerveux central. » - Dr. Georges Mouton


« Plusieurs études présentent l’implication du fer dans les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. » - Castellani


« Alzheimer n'est pas une simple erreur de la nature, mais le mécanisme de défense ultime d'un cerveau qui s'autodétruit volontairement pour se protéger d'un environnement devenu hostile. Les plaques amyloïdes ne sont donc pas le véritable ennemi, mais plutôt les cicatrices d'un réseau neuronal en détresse qui sacrifie sa propre mémoire pour survivre. » - Bruno Lacroix


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