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La maladie de Lyme

  • il y a 6 minutes
  • 7 min de lecture

Article naturopathique


Comprendre, prévenir et accompagner naturellement


La maladie de Lyme suscite beaucoup d’inquiétudes… et parfois beaucoup de confusion. Entre médiatisation excessive, surdiagnostics possibles et errance thérapeutique, il est essentiel d’adopter une approche lucide, scientifique et holistique.


En naturopathie, nous ne cherchons pas uniquement à combattre une bactérie. Nous cherchons à comprendre le terrain, l’immunité, l’inflammation, la toxémie et l’équilibre global de l’organisme (homéostasie).

 

Description :


La maladie de Lyme est une infection bactérienne causée principalement par Borrelia burgdorferi, transmise par morsure de tique infectée.


Contrairement à certaines affirmations alarmistes, il ne s’agit pas d’une “pandémie cachée”. La prévalence reste relativement limitée, et tous les individus piqués par une tique ne développent pas la maladie. Le facteur déterminant reste souvent la solidité du système immunitaire.


Symptômes fréquents :



Dans certains cas, des symptômes persistants peuvent apparaître malgré le traitement antibiotique initial.


Eryhtème dû à une piqûre de tique
Eryhtème dû à une piqûre de tique

Causes de la persistance de la bactérie dans l’organisme :


La vision naturopathique : travailler le terrain


Une infection chronique révèle souvent :


L’approche fonctionnelle consiste donc à rééquilibrer l’organisme dans son ensemble, en complément d’un suivi médical adapté.


Les saviez-vous ?


Une cure antibiotique de trois semaines ne suffit qu’à une minorité de patients pour éradiquer complètement l’infection.


De plus en plus de données suggèrent que l’antibiothérapie serait surtout efficace lorsqu’elle est initiée précocement, au stade initial de la maladie. Aux stades plus avancés, les résultats apparaissent souvent plus variables et parfois insatisfaisants.


Solutions :


1. Renforcer le système immunitaire


Micronutrition essentielle


Selon les données issues de la littérature scientifique (PubMed) sur l’immunité :


Un bilan biologique personnalisé est indispensable avant toute supplémentation.


Oligothérapie :

  • Cuivre-or-argent : 1 dose le matin,

  • Argent colloïdal 20 ppm 1 dose l’après-midi.


Utilisé dans les infections chroniques, la fatigue, l’inflammation et le renforcement du système immunitaire.

 

2. Réduire l’inflammation


L’inflammation chronique entretient la symptomatologie.


Alimentation naturelle, anti-inflammatoire & hypotoxique :


Suppression des aliments pro-inflammatoires :


Prioriser :

  • Légumes verts en abondance

  • 2 à 3 fruits frais biologiques par jour

  • Bonnes graisses (huile d’olive, lin, noix, ghee, poissons gras)

  • Protéines de qualité (bio, élevage plein air, viande pâturée)

 

3. Soutenir le foie et les émonctoires


En naturopathie, on considère que l’accumulation de toxiques et de toxines (toxémie) affaibli l’organisme.


Stratégies possibles :

  • Jus verts (0,5 à 1 L/jour en cure)

  • Hydratation suffisante avec une eau de qualité (1,5 L minimum)

  • Aubier de tilleul (drainage doux)

  • Plantes hépatiques : chardon-marie, artichaut

  • Soutien intestinal avec fibres douces et probiotiques

  • Chasse aux toxiques

  • Jeûne intermittent

 

4. Santé intestinale : pilier central


+ de 70 % de l’immunité dépend de l’intestin.


Objectifs :


Outils :

 

5. Phytothérapie et aromathérapie


Certaines plantes et huiles essentielles présentent une activité intéressante in vitro contre Borrelia burgdorferi. Elles peuvent être envisagées en complément d’un suivi médical, dans une approche globale du terrain.


La cardère sauvage (Dipsacus fullonum)


La racine de cardère sauvage est une plante traditionnellement utilisée dans les protocoles naturopathiques liés à la maladie de Lyme chronique.


La cardère sauvage fréquente dans nos paysages ruraux
La cardère sauvage fréquente dans nos paysages ruraux

Pourquoi la cardère ?


En phytothérapie empirique, la racine de cardère est réputée pour :

  • Soutenir la réponse immunitaire

  • Accompagner les douleurs articulaires

  • Favoriser le drainage des toxines

  • Aider à mobiliser les bactéries logées dans les tissus profonds, antibactérienne

  • Combattre l'inflammation

  • Purifier le sang


Certains praticiens l’intègrent dans des protocoles de longue durée en teinture mère, souvent associée à des plantes drainantes (aubier de tilleul, chardon-marie).


À ce jour :

Son usage repose principalement sur la tradition phytothérapeutique et des retours empiriques.


En médecine fonctionnelle, on considère qu’elle peut s’intégrer dans une stratégie globale visant à :

  • Soutenir les émonctoires

  • Moduler l’inflammation

  • Accompagner la réponse immunitaire


Commencer la cure de teinture mère à doses progressives pendant huit semaines et observer d’éventuelles réactions inflammatoires transitoires (type réaction de Herxheimer).

 

Autres plantes souvent associées à la cardère


Dans certains protocoles complémentaires, on retrouve :

  • Renouée du Japon (riche en resvératrol)

  • Griffe du chat

  • Artemisia annua

  • Noyer noir


Ces plantes sont utilisées dans une logique de soutien global du terrain, mais ne remplacent pas un traitement médical lorsque celui-ci est indiqué.

 

Gemmothérapie :


 

Huiles essentielles étudiées in vitro


Une étude publiée dans Antibiotics (2018) a mis en évidence une activité in vitro de certaines huiles essentielles sur les formes stationnaires de Borrelia :

  • Origan compact

  • Clou de girofle

  • Cannelier de Ceylan (écorce)

  • Thym

  • Palmarosa

  • Gingembre

  • Ail

  • Myrrhe

  • Tea tree + lavande aspic (post piqûre)

  • Eucalyptus citronné (répulsif)


Les études sont in vitro, non cliniques. L’usage interne d’huiles essentielles doit être strictement encadré.


La cardère ne doit pas être vue comme “la solution miracle”, mais comme un outil parmi d’autres dans une approche globale :


C’est la synergie du terrain qui fait la différence — pas une plante isolée.


Que faire en cas de morsure de tique ?


  1. Retirer la tique avec un tire-tique.

  2. Désinfecter.

  3. Surveiller l’apparition d’un érythème migrant.

  4. Consulter un médecin en cas de doute.


Certaines approches en aromathérapie proposent l’usage d’huile essentielle de thym à thymol, d’arbre à thé et de lavande aspic diluées localement, mais cela ne remplace pas un avis médical.


Approche globale en cas de Lyme chronique


Lorsque les antibiotiques ont été prescrits selon les recommandations médicales et que des symptômes persistent, l’approche fonctionnelle peut inclure :


Témoignages et hormones


Certaines personnes rapportent une amélioration avec une optimisation hormonale (ex : testostérone chez l’homme présentant un déficit confirmé).


Toute hormonothérapie doit être strictement médicale et basée sur un bilan biologique précis.

 


  1. Alimentation naturelle, équilibrée, mesurée, biologique et anti-inflammatoire

  2. Respiration

  3. Mouvement

  4. Sommeil

  5. Gestion du stress

  6. Élimination optimale

  7. Exposition solaire raisonnée

  8. Relations sociales positives

  9. Sens et équilibre émotionnel


Message essentiel


Guérir d’une maladie chronique ne consiste pas uniquement à éliminer une bactérie.

Il s’agit de :


La maladie de Lyme existe. Elle doit être diagnostiquée et traitée médicalement lorsque nécessaire. Mais dans sa forme persistante, l’accompagnement global du terrain reste fondamental.


Biologie fonctionnelle :


Bilan inflammatoire :

  • CRP ultrasensible

  • Vitesse de sédimentation

  • Fibrinogène

  • Fer, ferritine (marqueur indirect d’inflammation)

 

Bilan immunitaire :

  • Numération formule sanguine (NFS)

  • Formule leucocytaire détaillée

  • Immunoglobulines (IgG, IgA, IgM)

  • Sous-populations lymphocytaires (CD4, CD8 si nécessaire)

  • Vitamine D (25-OH). La vitamine D est centrale dans la modulation immunitaire

 

Fonction mitochondriale & fatigue chronique :


En Lyme chronique, on observe souvent une fatigue surrénalienne fonctionnelle ou un ralentissement thyroïdien périphérique.


Micronutrition :

Objectif : corriger les carences qui affaiblissent l’immunité.


Un déficit en magnésium et oméga-3 est fréquent dans les états inflammatoires chroniques.

 

Bilan hépatique et détoxification

Objectif : soutenir les émonctoires.

  • ASAT / ALAT (GOT / GPT)

  • Gamma-GT

  • Phosphatases alcalines

  • Bilirubine

  • Albumine

  • Acide urique


Selon le contexte :

  • Test de stress oxydatif (SOD, glutathion réduit/oxydé)

  • Dosage des métaux lourds (sang ou urines sous protocole médical)

 

Bilan rénal

  • Urée

  • Créatinine

  • GFR (Débit de Filtration Glomérulaire) 

 

Bilan digestif (fonctionnel)

En cas de symptômes persistants :


Le microbiote est central dans la modulation immunitaire.

 

Sérologie Lyme et co-infections

À discuter avec le médecin :

  • ELISA + Western Blot

  • Recherche de co-infections (Babesia, Bartonella…) si symptomatologie compatible


Attention au surdiagnostic : les résultats doivent être corrélés aux symptômes cliniques.

 

Bilan hormonal (si symptômes associés)

  • Testostérone libre et totale (chez l’homme)

  • DHEA

  • Progestérone / œstradiol (chez la femme)

  • SHBG


Les déséquilibres hormonaux peuvent amplifier fatigue, douleurs, mauvaise récupération et brouillard mental.


Citations :


« Pour venir à bout des borrélies, il est nécessaire de faire des rotations dans les traitements envisagés. […] Quand plus rien ne marche pour soigner les maladies de Lyme, la chélation des métaux lourds se révèle souvent miraculeuse. » - Judith Albertat, LYME – Les solutions naturelles


« La maladie de Lyme chronique n’est pas une simple infection persistante. C’est une maladie multifactorielle impliquant infections, inflammation, dysfonction immunitaire, toxines environnementales et déséquilibres hormonaux. Pour guérir, il faut traiter toutes ces dimensions. » - Dr. Richard Horowitz


« Certains métaux lourds peuvent être exclusivement toxiques pour l’organisme humain et, sur le long terme, affaiblir les défenses immunitaires, perturber des fonctions biologiques essentielles et contribuer à des dysfonctionnements chroniques. » - Pr. André Picot, CNRS


« Désormais, certains médecins affirment que des patients chez lesquels ont été diagnostiqués un Parkinson, une sclérose en plaques ou des pathologies mentales souffrent en fait d’une maladie vectorielle à tique dans sa forme chronique. » - Dr. Dan Kenner

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