L'alimentation paléo
- Malo

- il y a 22 heures
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Article de nutrition

L’alimentation paléolithique : revenir aux fondamentaux de l’humain
Pendant plus de 200.000 ans, bien avant l’apparition de l’agriculture au néolithique (vers –10 000), l’être humain a vécu comme chasseur-cueilleur. Cette longue période représente 99 % de l’histoire de l’humanité : autrement dit, notre organisme s’est façonné dans un contexte alimentaire bien précis… très éloigné de nos habitudes modernes.
L’être humain actuel appartient à l’unique espèce Homo sapiens, apparue en Afrique il y a environ 300.000 ans (sites de la vallée du Rift et de Jebel Irhoud au Maroc). Sur le plan anatomo-physiologique, nous restons des anthropoïdes omnivores, proches des grands singes – avec un système digestif adapté à une alimentation naturelle, brute et variée, loin de l’ultra-transformation moderne.
L’alimentation paléo n’est pas une mode : c’est la nutrition pour laquelle notre corps est conçu depuis des centaines de milliers d’années.
Le paléo : l’alimentation originelle de l’homme
Quelques rares peuples perpétuent encore ce mode de vie ancestral :
Les Awà d’Amazonie
Les Ayoreo d’Amérique du Sud
Les Hadza de Tanzanie
Les San et les Pygmées d’Afrique centrale
Les Bushmen du Kalahari
L’étude de ces tribus – encore peu touchées par la modernité – nous révèle une alimentation hypotoxique, très proche du régime décrit par Jean Seignalet. Leur état de santé est édifiant : quasi-absence de maladies dites “de civilisation” :
Syndrome métabolique : insulinorésistance, diabète, obésité, hypertension, dyslipidémie, maladies cardiovasculaires ;
Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Crohn, rectocolite hémorragique, SIBO, etc.) ;
Maladies auto-immunes ;
Maladies dégénératives ;
Déformations dentaires ;
Aucune carie dentaire n’est retrouvée sur les squelettes du paléolithique, jusqu’à l’introduction massive des céréales et du sucre.

Les aliments non compatibles avec le paléo
Ces produits alimentaires sont récents dans notre histoire et posent un problème d’adaptation biologique :
Produits laitiers : beurre, lait, fromage, yaourt… (problèmes digestifs fréquents, production de mucus, inflammations, excès d’IGF-1, caséines complexes).
Céréales (surtout celles à gluten) : blé, épeautre, avoine, orge, seigle, maïs, sorgho, millet, kamut, fonio…
→ Inflammation intestinale, gluten, lectines, amidon rapide, sucres permanents, aliments mucogènes.
Légumineuses : haricots, pois, lentilles, soja…
→ Riches en anti-nutriments (lectines, phytates).
Sucre raffiné et produits transformés
→ Cause majeure d’inflammation, d’insulinorésistance, d’addiction alimentaire et d’obésité.
Huiles végétales riches en oméga-6 : tournesol, maïs, soja, arachide…
→ Déséquilibrent le ratio oméga-6/oméga-3 (pro-inflammatoire).
Additifs, pesticides, excès de sel raffiné
→ Toxiques, irritants, perturbateurs endocriniens.
La cause majeure de la mauvaise santé humaine est : l’abandon d’une alimentation saine et équilibrée
Les aliments autorisés et conseillés
L’alimentation paléo privilégie les aliments bruts, naturels, biologiques :
Protéines animales
Viande, volaille, poissons sauvages, fruits de mer, œufs, abats.
→ Apport complet en acides aminés, carnitine, créatine, coenzyme Q10, vitamines et minéraux biodisponibles.
Glucides naturels
Fruits, baies, miel, tubercules, racines, courges, manioc.
Lipides sains
Graisses animales (moelle, gras), avocats, olives, noix, graines oléagineuses, coco. Huiles extra-vierges pressées à froid : olive, noix, coco, avocat.
Légumes, algues, champignons et aromates
Riches en fibres, minéraux, antioxydants.
Tolérés :
Riz basmati blanc biologique (IG bas : 45)
Sarrasin (utile pour les sportifs – sans gluten, IG modéré)
Fibres
30 gr quotidien (légumes, fruits, racines, oléagineux).
Le gras c'est la vie !
Oméga-3 / Oméga-6 : un équilibre vital
Le ratio idéal se situe entre 1/1 et 1/3, alors que l’alimentation moderne monte parfois à 1/20. Ce déséquilibre favorise l’inflammation chronique.
Pour améliorer ce ratio :
Augmenter : poissons gras, œufs Columbus (Belgique) ou Bleu-Blanc-Cœur (France), noix, graines de chia, lin.
Eviter : huiles de maïs, tournesol, soja, arachide, plats industriels.
Cuisson douce
Le paléo recommande :
Vapeur douce
Mijoté basse température
Cuisson au four < 125 °C
Poêle antiadhérente naturelle (inox, fonte, fonte émaillée)
Les cuissons agressives (barbecue, friture) génèrent des composés toxiques et oxydants (AGE, acrylamide).
Citations :
« Manger paléo, c’est révéler à votre corps son plein potentiel. » - Julien Venesson
« En éliminant les céréales, les produits laitiers, les sucres raffinés et autres produits transformés, votre alimentation n’en sera pas moins variée, au contraire. Vous découvrirez bien vite l’incroyable richesse d’aliments du régime paléo. » - Loren Cordain
« Avec l’alimentation paléo vous allez mincir, gagner en vitalité, normaliser cholestérol, triglycérides, glycémie. Vous ne somnolerez plus après un repas. Vous allez rendre cotre corps plus résistant, plus endurant : il vous conduira très loin sur le chemin de la santé optimale. » - Marc-Olivier Schwartz & Thomas Renoult
« Au néolithique, époque où les Natoufiens commençaient à récolter l’engrain sauvage (petit-épeautre), le diabète était pratiquement inconnu. Chose certaine, il n’existait pas au paléolithique, durant ces millions d’années qui ont précédé les ambitions agricoles des Natoufiens. Les rapports archéologiques et l’observation des sociétés de chasseurs-cueilleurs modernes indiquent que, avant l’introduction des grains dans leur alimentation, les êtres humains n’en souffraient pas ni ne mouraient de ses complications. En revanche, les études archéologiques nous apprennent que, à la suite de leur introduction, on a assisté à une hausse des infections et de la mortalité infantile, à une baisse de l’espérance de vie et à l’apparition de maladies osseuses comme l’ostéoporose, de même que le diabète. » - Dr.William Davis
« Compte tenu du profil nutritionnel du régime paléolithique, des études historiques ont postulé que les chasseurs-cueilleurs avaient une silhouette svelte, une bonne condition physique et étaient exempts de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires. » - Annapoorna & Daulath Singh
« Le régime paléo, qui privilégie les aliments complets et non transformés tout en excluant les céréales, les produits laitiers, les légumineuses et les aliments transformés, est reconnu pour son potentiel à réduire l'inflammation et à améliorer les marqueurs métaboliques. » - Sharon F. Daley ; Hima J. Challa ; Kalyan R. Uppaluri
« Des études expérimentales confirment les bienfaits du régime paléolithique sur la santé ; ses qualités nutritionnelles peuvent améliorer la condition physique et les performances des athlètes dans plusieurs disciplines sportives. » - Bujko Jacek. & Kowalski Lukasz.M.
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