La ménopause
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Article naturo-hygiéniste

Description :
Diminution physiologique des niveaux d’hormones sexuelles (estrogènes, progestérone) chez la femme quinquagénaire. L’ovulation s’arrête, l’infertilité s’en suit.
La périménopause (ou préménopause) est la période de transition hormonale précédant la ménopause, débutant souvent vers 45 ans et durant 4 à 8 ans. Elle se caractérise par des règles irrégulières, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et des changements d'humeur dus à la baisse des œstrogènes. La ménopause n'est confirmée qu'après 12 mois sans règles.
L’œstradiol :
L’17-bêta-œstradiol est la forme d'œstrogène la plus active et la plus puissante chez la femme, son taux fonctionnel optimal chez la femme est de 80-90 ng/L. C’est l’équivalent de la testostérone chez l’homme.
Produit principalement par les ovaires sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire, l’œstradiol agit comme un véritable chef d’orchestre métabolique grâce à ses récepteurs spécifiques répartis dans tout l’organisme.
Sur le plan de la physiologie, il régule le cycle menstruel en stimulant la croissance de l’endomètre et favorise la maturation des follicules ovariens. Mais son rôle dépasse largement la sphère de la reproduction : il préserve le capital osseux en freinant la résorption de la trame osseuse par les ostéoclastes, protège le système cardiovasculaire en maintenant l’élasticité des vaisseaux vasculaires et un profil lipidique équilibré, et maintient l'hydratation et la trophicité de la peau ainsi que des muqueuses urogénitales.
Au niveau du système nerveux central, l’œstradiol module la synthèse de neurotransmetteurs clés comme la sérotonine et la dopamine, influençant directement la régulation de la température corporelle, la qualité du sommeil, la mémoire et l'humeur. Sa chute progressive lors de la ménopause déséquilibre l'ensemble de ces fonctions biologiques.
Les saviez-vous ?
La chute brutale de l'œstradiol à la ménopause chez la femme trouve son pendant masculin dans l'andropause (ou déficit androgénique lié à l'âge), bien que la baisse de testostérone chez l'homme soit beaucoup plus progressive.
La progestérone :
Sécrétée principalement par le corps jaune après l'ovulation (puis par les glandes surrénales), la progestérone est l’hormone de la gestation, de la sérénité et de la protection tissulaire. Elle prépare l’endomètre à la nidation et exerce une action sédative et neuroprotectrice majeure grâce à ses métabolites (comme l'allopregnanolone), qui sont parmi les plus puissants stimulants naturels des récepteurs à GABA (acide gamma-aminobutyrique) dans le cerveau. En favorisant la transmission gabaergique, la progestérone calme le système nerveux, régule l’humeur, favorise un sommeil réparateur et limite le stress. Elle s’oppose également aux effets pro-inflammatoires et pro-prolifératifs des œstrogènes non compensés en protégeant les tissus mammaires et utérins.
Le déclin de la progestérone et la chute du GABA :
Lors de la périménopause et de la ménopause, la progestérone est souvent la première hormone à s'effondrer en raison des cycles anovulatoires.
Sur le plan biologique, un taux optimal de progestérone devrait se maintenir idéalement au-dessus de 10 à 12 ng/mL en préménopause (en phase lutéale), et rester au-dessus de 4 à 5 ng/mL à la ménopause pour garantir un soutien neuro-hormonal. Lorsque ces taux chutent prématurément, le manque de stimulation gabaergique engendre un tableau clinique caractéristique de déficit en GABA : anxiété inexpliquée, irritabilité, sautes d'humeur, hyperémotivité, difficultés d'endormissement et réveils nocturnes. Ce déficit progestatif favorise également un état de hyperœstrogénie relative, source de rétention d'eau, de gonflements abdominal et mammaire, et de tensions corporelles.
Symptômes :
Arrêt des menstruations.
Bouffées de chaleur.
Sueurs nocturnes.
Sommeil perturbé.
Sécheresse cutanée et vaginale.
Anxiété, dépression, irritabilité.
Ces symptômes ne sont pas uniquement liés à la baisse hormonale.
Causes :
Il y a baisse d’énergie vitale et surcharge toxémique. Malheureusement, les règles ne sont plus là pour éliminer cette surcharge (saignée naturelle) via l’émonctoire utérus.
Plus la personne atteinte a des symptômes importants, plus son terrain est saturé de déchets acides. Certaines dames n’ont pas de symptômes à la ménopause pour la simple raison qu’elle ont un terrain relativement sain.
Le tabagisme fait entrer les femmes plus précocement dans la ménopause. L’alcool aggrave certains symptômes comme les sueurs nocturnes, les bouffés de chaleur, l’insomnie et la dépression.
Un taux d’œstradiol trop bas :
Les taux de référence de l’hormone féminine œstradiol pour une femme ménopausée âgée de 50 ans ou plus vont de 20 à 45 pg/ml. Ces valeurs sont trop basses. Cet exemple illustre à quel point utiliser des valeurs de référence adaptées à l’âge pour l’interprétation d’un test hormonal est une erreur. Toute femme qui a un taux entre ces limites est en carence en œstradiol. Des études ont démontré que tout taux d’œstradiol situé de façon permanente en-dessous de 70 à 80 pg/mL est lié à des risques augmentés de maladies liées à l’âge tels que l’ostéoporose, l’insuffisance coronarienne, la dépression, etc.
Solutions :
Diminuer la charge toxémique.
Reposer et drainer les émonctoires.
Augmenter l’énergie vitale qui favorisera l’élimination et l’état de bien-être.
Faire la chasse aux toxiques, notamment des perturbateurs endocriniens.
Consommer régulièrement des jus de légumes.
Consommer une eau de haute qualité.
Consommer de bons lipides dont des oméga-3 pour le bon fonctionnement hormonal et baisser l'inflammation.
Diminuer drastiquement les aliments acidifiants.
Supprimer les produits laitiers et l’alcool. Le lait de vache contient des facteurs de croissance et des polluants qui boostent l'aromatase (transformation des hormones en œstrogènes inflammatoires).
Adopter une alimentation plus saine, plus physiologique, plus équilibrée, plus biologique de type paléo par exemple.
Pratiquer la cohérence cardiaque.
Phytothérapie :
Sauge officinale (œstrogen-like) : tonique du système reproducteur féminin, diminue les bouffées de chaleur.
Houblon (œstrogen-like) : soulage les symptômes de la ménopause et de la préménopause, notamment les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l'irritabilité et les troubles du sommeil. Riches en phytoœstrogènes.
Ortie dioïque : modulateur hormonal. Contient des composés phytoestrogéniques, structurellement ou fonctionnellement similaires à l'hormone œstrogène et à son métabolite actif, et possède des propriétés anxiolytiques.
Shatavari : plante ayurvédique vénérée qui réduit les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l’anxiété, l’insomnie, les troubles digestifs, la sècheresse vaginale et améliore la libido. C'est le ginseng de la femme.
Isoflavones de soja : atténuent les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Elles aident à équilibrer la baisse hormonale.
Ashwagandha : plante adaptogène ayurvédique efficace pour soulager les symptômes de la ménopause, notamment le stress, l'anxiété et l'insomnie, en aidant à réguler le cortisol. Des études suggèrent qu'elle peut réduire la fatigue, diminuer les bouffées de chaleur et aider à l'équilibre hormonal.
Gemmothérapie : le bourgeon de framboisier diminue les désagréments liés à la pré et post ménopause comme les bouffées de chaleur, la rétention d’eau ou encore les troubles nerveux. Ou Fem50+Gem Herbal Gem.
Compléments alimentaires :
Vitamine C, B et E.
Vitamine D3 + K2 : Toujours les associer. La K2 est cruciale pour diriger le calcium vers les os et éviter la calcification des artères.
Magnésium contre l’irritabilité, les troubles du sommeil et l’humeur. Indispensable comme cofacteur du récepteur GABA (relaxation) et pour l'activation de la vitamine D.
Iode.
Bore.
Oméga-3 : minimum 1 gr. par jour pour stabiliser le système immunitaire et réduire l'inflammation systémique.
Fer : une ferritine basse (même sans anémie, ex: < 30 µg/L) empêche la synthèse hormonale.
Consommer du plasma marin de Quinton.
Oligothérapie : zinc/cuivre et manganèse/cobalt ayant une action sur la fatigue, les bouffées de chaleur et l’insomnie, cure de 6 mois.
DHEA : précurseur de la cascade hormonale.
Biologie :
Vérifier la concentration en iode urinaire sur 24 heures : > 110 µg /L.
Fonction surrénalienne.
Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse.
Fonction gonadique : œstradiol, progestérone.
Insuline et glycémie à jeun.
Hémoglobine glyquée : HbA1c.
Magnésium érythrocytaire.
Remarques :
Les 9 facteurs de la santé intégrale devront être respectés, ce sont les conditions de la santé, du bien-être et de la longévité.
Les troubles rentreront dans l’ordre au bout de quelques mois et de manière durable en fonction de la bonne application de ce protocole naturel. Consultez un praticien de santé naturelle qui vous guidera et individualisera précisément votre protocole.
En cas d'anxiété, ne pas prendre de GABA seul si vous manquez de magnésium, car cela peut avoir un effet excitateur inverse.
Citation :
« Les femmes qui font une ménopause très confortable, avec très peu, voir aucun symptômes sont typiquement des femmes qui ont une très bonne fonction surrénalienne. » - Dr. Georges Mouton
« La (pré)ménopause, ce n’est pas seulement un manque d’œstrogènes, mais également un manque de progestérone, DHEA, testostérone, cortisol, T3… » - Dr. Stéphane Résimont
« La ménopause n'est pas une date de péremption, c'est une mutation. Ce n'est pas la fin de la féminité, c'est le début d'une liberté nouvelle où le corps demande simplement qu'on s'occupe de lui différemment. » - Dr. Michel Mouly
Article complémentaire :




Merci tellement pour cette explication ses très bien expliquer je vais le partager ça vas aider a d’autres femmes ☺️👍