Règles douloureuses, menstruations
- Malo

- 19 mai 2020
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 déc. 2025
Approche naturopathique, fonctionnelle et nutritionnelle

Description :
Les règles douloureuses, abondantes ou irrégulières ne sont pas une fatalité. En naturopathie fonctionnelle, elles sont souvent considérées comme un signal du terrain, révélant des déséquilibres hormonaux, inflammatoires, métaboliques ou nutritionnels.
Une femme en bonne santé hormonale présente généralement des menstruations courtes, peu douloureuses et modérées, sans perturber sa qualité de vie. À l’inverse, douleurs, caillots, flux excessifs, syndrome prémenstruel marqué ou aménorrhée méritent une attention particulière.
La santé menstruelle est envisagée comme un reflet global du terrain, à accompagner avec douceur, précision et individualisation.
Menstruations abondantes et douloureuses : que dit le terrain ?
Selon l’approche naturopathique classique, les règles peuvent être vues comme une voie d’élimination secondaire, activée lorsque les émonctoires principaux (foie, intestins, reins, peau, poumons) sont surchargés.
Causes :
Un terrain inflammatoire, une alimentation inadaptée, un excès de toxines métaboliques ou environnementales (toxémie) peuvent alors majorer le flux menstruel et les douleurs.
Les facteurs fréquemment retrouvés en pratique :
excès d’aliments ultra-transformés, sucres rapides, céréales raffinées, excès de glucides
surcharge digestive et hépatique ;
inflammation chronique de bas grade ;
déséquilibres œstrogène / progestérone ;
carences en micronutriments clés ;
constipation : un transit lent empêche une bonne élimination hormonale par les intestins. En outre, la constipation est souvent associée à :
une inflammation digestive chronique ;
une perméabilité intestinale accrue.
Ces phénomènes entretiennent une inflammation systémique, qui augmente la production de prostaglandines inflammatoires, responsables des contractions utérines douloureuses.
Soutenir le trio émonctoriel foie, vésicule, intestins suffit parfois à diminuer nettement douleurs et abondance des règles.
Solutions :
Alimentation et santé menstruelle
La médecine fonctionnelle confirme que l’alimentation influence directement le cycle menstruel, via son impact sur l’inflammation, l’insuline, le microbiote et le métabolisme hormonal.
Une alimentation physiologique, vivante et individualisée peut :
réduire l’intensité et la durée des règles
diminuer les douleurs et le syndrome prémenstruel
améliorer la fertilité
soutenir l’ovulation et l’équilibre hormonal
Points clés nutritionnels :
privilégier une alimentation naturelle, équilibrée et anti-inflammatoire, riches en micronutriments.
soutenir le foie (crucifères, plantes amères, fibres).
limiter les excès de glucides et de sucre notamment, produits raffinés, alcool.
assurer des apports suffisants en protéines de qualité, végétales ou animales selon le profil.
Phytothérapie :
Sauge officinale : régulatrice hormonale, utile en cas de règles douloureuses ou abondantes.
Achillée millefeuille : antispasmodique, régulatrice du flux.
Gattilier (selon profil) : soutien de la phase lutéale (période du cycle menstruel qui commence après l'ovulation et se termine avec les règles suivantes).
Nutrithérapie/micronutrition :
Magnésium (forme organique) + vitamines B : gestion du stress, douleurs, fatigue.
L-taurine : soutien nerveux et hépatique.
Iode (si déficit).
Huile d’onagre et de bourrache : riches en GLA, soutien hormonal et anti-inflammatoire. Cure de 3 mois, hors période menstruelle
Le syndrome prémenstruel n’est pas considéré comme « normal » en santé fonctionnelle : il indique que le terrain demande à être rééquilibré.
Aménorrhée :
L’absence de règles peut être fonctionnelle ou pathologique.
Causes fréquentes :
stress chronique ;
déficit énergétique ou calorique ;
troubles alimentaires ;
déséquilibres thyroïdiens ou hormonaux ;
prise de certains médicaments ;
activité physique excessive.
Chez certaines femmes suivant une alimentation très physiologique, peu inflammatoire et adaptée à leur métabolisme, le flux menstruel peut devenir très discret, sans impact négatif sur la fertilité.
En revanche, une aménorrhée prolongée doit toujours faire l’objet d’une consultation médicale.
Biologie :
En cas de règles douloureuses, abondantes, irrégulières ou d’aménorrhée, une biologie fonctionnelle ciblée permet d’objectiver le terrain et d’orienter l’accompagnement nutritionnel et naturopathique.
Bilan hormonal
Œstradiol (E2) : excès ou déficit, dominance œstrogénique
Progestérone (idéalement en phase lutéale) : souvent basse en cas de syndrome prémenstruel et de douleurs
FSH / LH : évaluation de l’ovulation et de l’axe hypothalamo-hypophysaire
Testostérone totale et libre (si troubles associés : acné, cycles irréguliers)
Thyroïde
TSH
T4 libre, T3 libre
Anticorps anti-TPO et anti-TG (si suspicion auto-immune)
Une hypothyroïdie, même fruste, peut perturber le cycle menstruel.
Inflammation et terrain métabolique
CRP ultrasensible
Glycémie à jeun, insuline à jeun, HbA1c, indice HOMA.
L’inflammation chronique et l’insulinorésistance favorisent les troubles hormonaux.
Micronutrition
Magnésium érythrocytaire
Vitamine B9 (folates)
Vitamine B12
Vitamine D (25-OH-D)
Des carences sont très fréquemment associées aux douleurs menstruelles et au syndrome prémenstruel.
Fer et équilibre sanguin
Fer et ferritine
Coefficient de saturation de la transferrine
Hémoglobine, hématocrite
Une ferritine basse peut majorer la fatigue, mais une ferritine élevée peut aussi refléter une inflammation.
Surrénales et stress (selon contexte)
Cortisol libre 08h00
Cortisol salivaire
Le stress chronique perturbe directement l’ovulation et la production de progestérone.
Remarques :
Si les douleurs persistent, si les règles disparaissent, deviennent très abondantes ou s’accompagnent de symptômes marqués, il est essentiel de consulter un praticien de santé holistique afin de :
réaliser des bilans fonctionnels
identifier les carences
adapter l’alimentation et la supplémentation
restaurer un équilibre hormonal durable
Citations :
« Pour la femme, la santé parfaite se mesure aux règles rapides et peu abondantes. Les douleurs, les hémorragies, les longueurs menstruelles sont des signes qui s'accusent en raison directe de la toxsanglymphe (toxémie). » - Pierre-Valentin Marchesseau
« L’aménorrhée, les varicosités et, parfois, les varices naissantes, chez la femme, sont la conséquence d’une fragilité des vaisseaux sanguins, due à un encrassement humoral, à un épaississement du sang par les faux aliments et les fausses boissons, à des carences vitaminiques (P, notamment) et à une baisse importante de vitalité, donc de son taux de progestérone libre. » - Pr. Grégoire Jauvais
« L'huile d'onagre peut soulager les douleurs prémenstruelles et régulariser les règles. » - Dr. Catherine Kousmine





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