La cuisson des aliments

Article de bromatologie


La cuisson des aliments s’est surtout développée au néolithique, il y a environ 10.000 ans. C’est dire que l’adaptation génétique à l’aliment cuit est beaucoup trop récente pour qu’elle soit réelle, à cause du fait de la très grande lenteur de l’évolution des espèces, donc de l’évolution génétique.


La cuisson peut être adoptée en partie en période de transition alimentaire (3, 4 semaines), pour aider le système digestif à passer le cap vers une alimentation naturelle, vivante, saine et optimale, ou occasionnellement pour éviter les frustrations et se faire plaisir.

  • Les cuissons les plus nocives : au barbecue, en friture et au micro-ondes.

  • La cuisson la moins nocive : à la vapeur douce.


La cuisson est une transformation physique et chimique des aliments, ceci engendre la destruction des enzymes, des micronutriments, une augmentation de l'index glycémique, la prolifération des radicaux libres et un encrassement organique. En cuisant un aliment, on l’alcalinise et on l’oxyde, il perd une partie de ses protons et de ses électrons et donc sa vitalité. On sait que certaines substances issues de la cuisson sont toxiques ou cancérigènes. L’élévation de la température de cuisson rend certains acides aminés inutilisables, faisant naître de nouvelles liaisons peptidiques résistantes aux enzymes.


Notre système immunitaire ne reconnaît pas les molécules cuites puisqu'elles n'existent pas dans la nature. Au-delà de 50 % d'aliments cuits il se produit une leucocytose digestive (réponse immunitaire par augmentation des globules blancs), le corps est agressé, ce qui est un signe certain de poisons dans le courant sanguin - Donders, 1846 - Paul Kouchakoff, 1937.


Le vin, le sucre, le vinaigre et les produits industriels ou transformés déclenchent aussi une leucocytose digestive (Paul Kouchakoff, 1937).


Ainsi, les aliments cuits conduisent à une condition d’infection, comme celle qui se produit après intrusion microbienne dans l’organisme, parce que le corps ne reconnaît pas les aliments cuits.

  • Fruits et légumes crus : leucocytes de 5.000 à 7.000.

  • Aliments cuits : leucocytes jusqu’à 20.000.


Les réactions de Maillard : le chimiste Maillard a mis en évidence des réactions dues à la cuisson dès 1916 (acrylamides, etc.) : molécules cancérigènes, toxiques, qui sont des anti-nutriments, des inducteurs d’indigestions, d’oxydations bioélectroniques et de glycation (« caramélisation » cellulaire), facteurs essentiels du vieillissement, de l’atonie des tissus, des rides, de la dévitalisation et des surcharges humorales (toxémie). S’il y a brunissement et modification d’odeur, il y a réaction de Maillard.


D'autres toxines générées par la cuisson de la viande notamment sont citées dans l'article : Incidence sanitaire d'une alimentation carnée chez l'homme.


Un individu moyen qui mange cuit à 90-95 % fait travailler un système digestif affaibli, sans enzymes, encrassé par la cuisson, poreux, acidifié, colonisé par des bactéries qui se nourrissent des résidus de viandes et produits laitiers en putréfaction avec une flore déséquilibrée. Il aura grand mal à faire face à l’effort requis par la digestion.


La cuisson a pour but de faire manger à l’homme ce qu’il ne pourrait pas manger à l’état cru.


« Avec la cuisson on détruit la STRUCTURE et les PIGMENTS, qui sont les armes de défense de l’organisme. » - Dr. Ing. Bioélectronicien, José Giralt-Gonzalez



A CHAQUE DEGRÉ SES DÉGÂTS :


  • 45 - 50 °C : destruction des enzymes qui deviennent inactifs.

  • 50 °C : destruction du champ bio-électro-magnétique des aliments vivants (mort).

  • 60° - 75 °C : disparition de la vitamine C.

  • 70 °C : hydrolyse des protéines.

  • 90 - 95 °C : disparition des vitamines A et B.

  • 100 °C : précipitation (déposition) des sels minéraux et des oligo-éléments qui deviennent non assimilables par l’organisme.

  • 110 °C : les vitamines liposolubles (A, E, D et K) sont détruites.

  • 120 °C : destruction des dernières vitamines. Les graisses se décomposent en glycérines ainsi qu'en molécules qui n'existent pas à l'état naturel. Les acides gras mutent en goudron cancérigènes.

  • 140 °C : les fruits et les légumes ne sont plus que de la cellulose indigeste (ex : cocotte-minute).

Les aliments cuits à température élevée contribuent à produire des cytokines inflammatoires (messagers chimiques du système immunitaire).


- Le cru est l’antidote du cuit ! -


Il existe sur la planète 7.770.000 espèces animales. Une seule d'entre-elles transforme et détruit sa nourriture avant de la consommer : L'HOMME. Les aliments anti-spécifiques et dénaturés (chimification, pasteurisation, cuisson, etc.) induisent une pollution humorale étiopathogène. En détruisant tous les jours ses aliments, l’homme se suicide lentement. Il se rend volontairement fatigué, vieux, malade et difforme.


Tous les animaux sauvages de la planète mangent donc des aliments naturels, crus, vivants et tous se portent mieux que l’homme, sans médecin pour les « soigner ». L’homme se croyant plus intelligent qu’eux, enfreint, constamment cette loi vitale de naturalité. Et, pour se déculpabiliser, il attribue ses maladies à des causes externes à lui (microbes, parasites, coups, chaud, froid, humidité, bruit, malchance, etc.).


Une alimentation spécifique 100 % crue, combinée à une activité sportive intense quotidienne, notamment de culture physique, simulent la production de testostérone chez l’homme et de progestérone chez la femme. La chute de ces hormones mâles (par suite de notre usure vitale) entraine la formation de dépôts graisseux.


Si l’on soumet des animaux de laboratoire à une alimentation spécifique mais cuite, au bout d’un certain temps, tous les animaux vont présenter des signes de dégénérescence semblables à ceux observés chez l’homme occidental (caries, arthrose, ostéoporose, constipation, microbisme pathologique intestinal, etc.). Soumis à une alimentation anti-spécifique et cuite, leurs altérations s’aggravent et entraîne leur mort en peu de temps.


On peut affirmer que toutes les dénaturations alimentaires occasionnées par le chauffage, les cuissons, le raffinage, les traitements chimiques ou les moyens de conservation agressifs induisent des perturbations moléculaires directes ou indirectes dont le consommateur sera victime.


L’avènement du feu et de son usage pour la cuisson a déséquilibré tous les processus nutritifs de l’homme. Enlevez-lui le feu et il sera obligé de retourner immédiatement à son régime primitif d’aliments naturels.


Limitons donc nos apports d’aliments cuits surtout à haute température, à adapter en fonction de notre environnement, de notre constitution et de notre tempérament naturopathique. Commençons au moins nos repas avec des aliments vivants afin de limiter la leucocytose digestive.


« La tendance inflammatoire démontre que le système immunitaire ne fonctionne pas normalement. L’emballement du système immunitaire, provient du fait qu’on ne parvient plus à atteindre un équilibre nutritionnel correct. Cela engendre toutes sortes de troubles dans l’organisme dont les maladies auto-immunes et le vieillissement des organes. Les virus pathogènes ne sont plus pathogènes lorsqu’on a une alimentation naturelle, les maladies virales n’existent plus. La cuisson, c’est de la chimie. Lorsqu’on cuit on modifie l’état moléculaire des nutriments, les molécules se rencontre avec une force tout à fait anormale et forment des composés nouveaux, créant ainsi des éléments toxiques, génotoxiques, neurotoxiques et cancérigènes (Maillard). Il y a un phénomène très simple, si un médecin dit à son patient : « Il faut que vous changiez d’alimentation ! » et bien le patient change de médecin. Donc, la médecine ne peut pas corriger facilement l’alimentation des malades, c’est très difficile. Les gens sont prisonniers de la cuisine, c’est très difficile d’en sortir. Les gens préfèrent mourir que de lâcher la cuisine, c’est comme ça et c’est pour ça que la médecine ne peut pas avancer dans cette direction. » – Guy Claude Burger, instinctothérapeute, auteur de : La Guerre du Cru.


"Il est évident qu’une personne qui a une pathologie lourde va devoir se nourrir comme un ‘cueilleur’ le plus tôt possible. Les résultats sont stupéfiants. Le mode alimentaire du cueilleur (cru) change vraiment les choses à la fois sur le plan physique et psychologique, c’est une potion magique extraordinaire !" - Dominique GUYAUX (« L’éloge du cru » – études et recherches scientifiques sur l’alimentation originelle de l’homme)


« Pour moi ; le fameux péché originel duquel sont arrivées toutes les misères du monde, c’est le feu de la cuisson. Parce que quand on cuit nos aliments, on détruit leur énergie. Si vous plantez des graines cuites, est-ce qu’elles vont pousser ? Il est bien certain qu’en mangeant des aliments morts, cuits, on n’apporte pas d’énergie à notre corps, on l’encombre pour digérer, on le rend malade mais on n’a pas d’énergie pour autant. » - Irène Grosjean, naturopathe


Linus PAULING (1901-1994), chimiste et physicien américain, prix Nobel de chimie en 1954 et prix Nobel de la paix en 1962 :

« L’alimentation optimale est la médecine de l’avenir. »



Sources : Dr. T. Collin Campbell, Dr. John Mc Dougal, Irène Grosjean (naturopathe), Dr. Michael Greger, Jacques-Pascal Cusin (nutritionniste), Arnold Ehret (naturopathe hygiéniste), Dr. Esselstyn, Dr. Ellsworth Wareham, Dr. Max Gerson, Dr. Jérôme Bernard-Pellet (nutritionniste), Dr. Norman Walker, Bernard Clavière (naturopathe), Thierry Casasnovas (hygiéniste), Dr. Robert Morse, T. C. Fry (hygiéniste, nutritionniste), Pascal Picq (responsable de l'unité de paléoanthropologie et d'anatomie fonctionnelle), Pr. Désiré Mérien (biologiste), Herbet Shelton (hygiéniste), Monique Poupart (hygiéniste), Douglas N. Graham, Dominique Guyaux, Albert Mosséri (hygiéniste), Dr. Jean Seignalet, Dr. Miguel Barthéléry, Marcel Dunand, Leslie Kenton, Pr. Grégoire Jauvais, Guy-Claude Burger (instinctothérapeute), Dr. Christian Tal Schaller (médecin holistique), Roger Le Madec (hygiéniste), Daniel Kieffer (naturopathe).


Articles complémentaires :