L’eau de boisson
- 18 mai 2020
- 17 min de lecture
Article naturo-hygiéniste

L'eau : la première source de vie
L'eau est l'un des cinq éléments indispensables à la vie, aux côtés de l'air, du sol, de la lumière et de la température. Sans elle, aucun organisme vivant ne pourrait survivre. Elle constitue le principal composant du corps humain et participe à l'ensemble des réactions biologiques indispensables au maintien de la santé.
Chez l'adulte, l'organisme est composé d'environ 60 % d'eau en moyenne. Cette proportion varie selon l'âge, le sexe, la masse musculaire et le tissu adipeux. Le nourrisson peut contenir jusqu'à 75 % d'eau, tandis que cette proportion diminue progressivement avec le vieillissement.
L'eau corporelle est répartie dans deux grands compartiments :
L'eau intracellulaire, située à l'intérieur des cellules, où elle représente environ deux tiers de l'eau totale de l'organisme. Elle constitue le milieu de toutes les réactions métaboliques cellulaires.
L'eau extracellulaire, qui comprend le plasma sanguin, la lymphe et le liquide interstitiel. Elle assure le transport des nutriments, de l'oxygène, des hormones et des cellules immunitaires, tout en facilitant l'élimination des déchets métaboliques.
L'eau joue un rôle fondamental dans pratiquement toutes les fonctions physiologiques : digestion, absorption des nutriments, circulation sanguine, régulation de la température corporelle, lubrification des articulations, fonctionnement des reins, équilibre électrolytique et maintien du volume cellulaire.
Au niveau cellulaire, elle permet également les échanges entre le milieu intérieur et extérieur grâce aux membranes cellulaires, véritables interfaces de communication. Sans une hydratation adéquate, le fonctionnement des cellules devient progressivement moins efficace.
En naturopathie, une bonne hydratation est considérée comme l'un des piliers de l'équilibre du terrain. Elle favorise le travail des émonctoires — notamment les reins, la peau et les intestins — et contribue au maintien des grands équilibres physiologiques. Si cette vision dépasse parfois le cadre de la physiologie classique, elle rappelle utilement qu'une hydratation adaptée reste essentielle au bon fonctionnement de l'organisme.
Quelle quantité d'eau boire chaque jour ?
Contrairement aux idées reçues, il n'existe pas de quantité universelle valable pour tout le monde. Les célèbres « 2 litres par jour » constituent un repère général, mais les besoins réels varient considérablement d'un individu à l'autre.
Ils dépendent notamment :
de l'âge ;
du poids et de la composition corporelle ;
du niveau d'activité physique ;
de la température et du climat ;
de l'humidité ambiante ;
de l'état de santé ;
de l'alimentation (plus ou moins riche en eau, en sel, en protéines ou en fibres).
Les fruits et légumes frais, par exemple, contiennent entre 80 et 95 % d'eau et participent naturellement à l'hydratation quotidienne. À l'inverse, une alimentation riche en produits ultra-transformés, en sel, en sucres ou en protéines animales augmente généralement les besoins hydriques.
La sensation de soif demeure le principal mécanisme physiologique permettant de réguler les apports en eau chez l'adulte en bonne santé. Toutefois, cette sensation peut être moins fiable chez les personnes âgées, les jeunes enfants ou lors d'efforts physiques prolongés. Dans ces situations, il est préférable d'anticiper les besoins hydriques plutôt que d'attendre l'apparition de la soif.
Une bouche sèche, des urines foncées, une fatigue inhabituelle, des maux de tête ou une diminution des performances physiques peuvent être les premiers signes d'une hydratation insuffisante.
À l'inverse, boire de très grandes quantités d'eau sans nécessité n'apporte pas de bénéfice particulier et peut, dans des cas extrêmes, perturber l'équilibre des électrolytes, notamment le sodium.
En naturopathie, en médecine fonctionnelle comme en micronutrition, la qualité globale de l'alimentation, l'équilibre minéral, les pertes liées à la transpiration et les besoins individuels sont privilégiés plutôt qu'une recommandation uniforme.
Le saviez-vous ?
Le cerveau est composé d'environ 75 % d'eau. Une déshydratation même modérée (de l'ordre de 1 à 2 % du poids corporel) peut déjà diminuer la concentration, la mémoire à court terme, les performances physiques et les capacités cognitives. C'est pourquoi une hydratation régulière est essentielle, non seulement pour le corps, mais également pour le bon fonctionnement du système nerveux.
La qualité de l'eau : un facteur essentiel pour la santé
Au-delà de la quantité, la qualité de l'eau que nous consommons mérite toute notre attention. L'eau participe à l'ensemble des réactions biochimiques de l'organisme et intervient dans le transport des nutriments, l'élimination des déchets métaboliques, la thermorégulation, l'équilibre acido-basique et le maintien du volume cellulaire.
En naturopathie, une eau de bonne qualité est traditionnellement considérée comme un soutien du drainage physiologique et du fonctionnement des principaux émonctoires, notamment les reins, les intestins, la peau et le foie.
Cependant, il est important de distinguer les concepts issus des médecines traditionnelles des connaissances actuellement validées par la physiologie moderne.
Une eau faiblement minéralisée : un choix souvent intéressant
Pour une consommation quotidienne, de nombreux naturopathes privilégient une eau de source faiblement minéralisée, notamment lorsque l'alimentation est déjà suffisamment riche en minéraux.
Une faible teneur en résidus secs (généralement inférieure à 50 à 100 mg/L) présente plusieurs avantages :
elle apporte peu de sodium ;
elle possède une saveur plus neutre ;
elle convient généralement aux nourrissons et aux personnes souffrant d'une fonction rénale fragile (selon avis médical) ;
elle permet une hydratation sans apport important de minéraux.
Parmi les eaux naturellement peu minéralisées, on retrouve notamment :
Eau de source | Résidus secs |
Spa Reine | 38 mg/L |
Mont Roucous | 23 mg/L |
Montcalm | 32 mg/L |
À l'inverse, certaines eaux minérales très riches en calcium, magnésium, sodium ou bicarbonates possèdent des indications particulières et peuvent être intéressantes dans certaines situations (sport intense, besoins accrus en calcium, pertes minérales importantes), mais elles ne sont pas forcément destinées à être consommées exclusivement au quotidien.
Les minéraux de l'eau sont-ils assimilables ?
Une idée largement répandue affirme que les minéraux présents dans l'eau seraient « inorganiques » et donc inutilisables par l'organisme. Les connaissances scientifiques actuelles montrent pourtant l'inverse.
Lorsque le calcium, le magnésium, le potassium ou le bicarbonate sont dissous dans l'eau, ils sont présents sous forme d'ions, directement absorbables par l'intestin.
Plusieurs études montrent que le calcium et le magnésium des eaux minérales présentent une excellente biodisponibilité et contribuent aux apports nutritionnels quotidiens.
Cela ne signifie pas pour autant qu'une eau très minéralisée soit préférable pour tous. L'alimentation reste de loin la principale source de minéraux, grâce à la présence simultanée de vitamines, d'oligoéléments, d'antioxydants et de nombreux cofacteurs favorisant leur utilisation par les cellules.
Les fruits, les légumes, les oléagineux, les légumineuses et les aliments peu transformés demeurent donc les meilleures sources de micronutriments.
Les reins : un remarquable système de filtration
Les reins filtrent chaque jour près de 180 litres de plasma, avant de réabsorber la quasi-totalité de l'eau et des électrolytes nécessaires à l'organisme.
Chez une personne en bonne santé, ils régulent avec une grande précision les concentrations de sodium, potassium, calcium, magnésium et autres minéraux.
Une eau normalement minéralisée ne « surcharge » donc pas les reins.
En revanche, certaines pathologies rénales, l'hypertension, certains calculs urinaires ou des maladies métaboliques peuvent nécessiter un choix d'eau adapté. Dans ces situations, un avis médical reste indispensable.
La qualité de l'eau dépend surtout… de ce qu'elle contient
L'un des principaux enjeux sanitaires actuels ne concerne pas tant la minéralisation naturelle de l'eau que la présence éventuelle de contaminants.
Selon les régions, les ressources en eau peuvent contenir :
des résidus de pesticides ;
des PFAS (« polluants éternels ») ;
des nitrates ;
de l’amiante ;
certains métaux lourds ;
des résidus médicamenteux ;
des microplastiques ;
des sous-produits issus de la désinfection.
Ces substances font aujourd'hui l'objet d'une surveillance croissante de la part des autorités sanitaires, même si leur présence reste très variable selon les territoires.
En médecine fonctionnelle, on considère qu'une exposition chronique à de faibles doses de nombreux polluants environnementaux peut participer à la charge globale de l'organisme (« exposome »). L'objectif consiste donc à réduire autant que possible les sources d'exposition évitables, sans pour autant céder à une inquiétude excessive.
Eau du robinet ou eau de source ?
Dans la plupart des pays européens, l'eau du robinet est soumise à des contrôles sanitaires stricts et demeure théoriquement sûre pour la majorité de la population.
Néanmoins, sa qualité peut varier selon :
la région ;
l'état des canalisations ;
la qualité de la ressource utilisée ;
les traitements appliqués ;
la présence éventuelle de polluants émergents.
Pour les personnes souhaitant limiter leur exposition à certains contaminants, une eau de source faiblement minéralisée en bouteille de verre provenant d'un captage protégé peut constituer une alternative intéressante et sécurisante.
Le choix dépendra également des considérations écologiques, économiques et des infrastructures disponibles.
Bioélectronique de Vincent : une approche historique
La bioélectronique de Vincent est une méthode développée dans les années 1940 visant à caractériser les liquides biologiques à partir de trois paramètres : le pH, le potentiel d'oxydo-réduction (rH₂) et la résistivité.
Cette approche continue d'être utilisée dans certains milieux naturopathiques.
À ce jour, toutefois, les principales sociétés savantes de physiologie et de médecine ne considèrent pas la bioélectronique de Vincent comme un outil diagnostique validé scientifiquement.
Les paramètres qu'elle mesure peuvent présenter un intérêt descriptif dans certains contextes, mais il n'existe actuellement aucune preuve solide permettant d'affirmer qu'une eau située dans un quadrant donné puisse prévenir ou provoquer une maladie.
Ces notions doivent donc être interprétées avec prudence.
Le saviez-vous ?
Une eau très riche en calcium peut couvrir jusqu'à 30 % des besoins quotidiens en ce minéral chez certaines personnes. À l'inverse, une eau très faiblement minéralisée n'entraîne généralement aucune carence si l'alimentation est variée et équilibrée. Les véritables déterminants des apports minéraux restent avant tout la qualité de l'alimentation et la santé digestive.
Les contaminants de l'eau : quels sont les véritables enjeux ?
L'accès à une eau microbiologiquement sûre constitue l'une des plus grandes avancées de la santé publique. La désinfection des réseaux d'eau potable a permis de réduire drastiquement les maladies infectieuses telles que le choléra, la typhoïde ou la dysenterie.
Aujourd'hui, les préoccupations sanitaires ont évolué. Dans les pays industrialisés, l'attention se porte davantage sur la présence de polluants chimiques émergents, susceptibles d'être retrouvés à de faibles concentrations dans certaines ressources en eau.
Même si les concentrations mesurées restent généralement inférieures aux normes réglementaires, la recherche s'intéresse de plus en plus aux effets potentiels d'une exposition chronique à un mélange de contaminants tout au long de la vie.
En médecine fonctionnelle, cette exposition cumulée est désignée sous le terme d'exposome : l'ensemble des facteurs environnementaux auxquels nous sommes confrontés depuis notre naissance et qui peuvent influencer notre état de santé.
Les PFAS : les « polluants éternels »
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) constituent aujourd'hui l'une des principales préoccupations environnementales.
Utilisés depuis les années 1950 dans les revêtements antiadhésifs, les textiles imperméables, certains emballages alimentaires, les mousses anti-incendie ou encore diverses applications industrielles, ils sont extrêmement persistants dans l'environnement.
Leur principal problème est leur très faible dégradation naturelle.
Ils peuvent progressivement s'accumuler dans :
les sols ;
les nappes phréatiques ;
les rivières ;
la faune sauvage ;
l'organisme humain.
Certaines études associent une exposition importante et prolongée aux PFAS à une augmentation du risque de troubles du métabolisme lipidique, de dysfonctionnements immunitaires, de certaines atteintes thyroïdiennes, d'une diminution de la réponse vaccinale et de certains cancers. Les mécanismes précis restent toutefois activement étudiés.
Face à ces préoccupations, les normes européennes deviennent progressivement plus strictes afin de limiter leur présence dans l'eau destinée à la consommation humaine.
« Les PFAS ne se dégradent pas et s’accumulent progressivement dans le corps humain. »
Les pesticides et les nitrates
L'agriculture intensive a profondément modifié la qualité de nombreuses nappes phréatiques.
Les nitrates proviennent principalement des engrais azotés et des effluents d'élevage.
À fortes concentrations, ils représentent un risque particulier chez les nourrissons et témoignent souvent d'une pression agricole importante sur les ressources en eau.
Les pesticides, quant à eux, regroupent plusieurs centaines de molécules différentes.
Même lorsque chacune est présente à très faible dose, les chercheurs s'interrogent sur les effets d'une exposition chronique à des mélanges complexes de substances.
Cette problématique fait actuellement l'objet d'un nombre croissant de travaux scientifiques.
Les résidus médicamenteux
Après leur consommation, une partie des médicaments est éliminée par les urines ou les selles.
Les stations d'épuration actuelles éliminent une grande partie des contaminants biologiques, mais elles ne sont pas capables de retenir l'ensemble des molécules pharmaceutiques.
On retrouve ainsi parfois dans certaines eaux de surface des traces de :
contraceptifs hormonaux ;
antibiotiques ;
antidépresseurs ;
anti-inflammatoires ;
antalgiques.
Les concentrations observées sont généralement extrêmement faibles, souvent de l'ordre du nanogramme par litre.
À ce jour, les effets sanitaires d'une exposition chronique à ces faibles doses restent encore largement étudiés.
Les microplastiques
Les microplastiques sont désormais retrouvés dans l'eau, les aliments, l'air et même certains tissus humains.
Ils proviennent notamment :
de la dégradation des emballages plastiques ;
des textiles synthétiques ;
des pneus ;
des cosmétiques ;
des déchets industriels.
Leur présence dans l'eau potable constitue un sujet de recherche très actif.
Les conséquences à long terme sur la santé humaine restent encore insuffisamment connues, mais les autorités sanitaires recommandent déjà de limiter autant que possible les sources d'exposition évitables.
Selon une étude de référence (publiée dans la revue scientifique PNAS), un litre d'eau en bouteille contient en moyenne 240.000 fragments de plastique. Les nanoplastiques représentant environ 90 % de ce total, une bouteille d'un litre et demi en contiendrait environ 324.000.
Les canalisations anciennes
Dans certaines communes, une partie des réseaux de distribution est encore constituée de matériaux anciens pouvant libérer certaines substances dans l'eau.
Il peut s'agir notamment :
du plomb dans les très anciennes installations domestiques ;
de fibres d'amiante-ciment dans certains réseaux historiques ;
de métaux issus de la corrosion des canalisations.
En Belgique, comme dans plusieurs pays européens, des programmes de remplacement progressif de ces infrastructures sont en cours.
Le risque dépend notamment de l'état des conduites, de leur dégradation et des concentrations effectivement mesurées.
En Belgique, pour la Wallonie, 3.000 km de conduites, soit 11% du réseau d’eau d’adduction sont en AMIANTE ! Pour la Flandres c’est 30% des conduites. Ces installations ont 75 ans. Après analyses, dans certaines communes ont peut retrouver jusqu’à 3.000.000 de fibres d’amiante par litre d’eau du robinet, c’est très élevé. L’amiante est hautement toxique et cancérigène. Les particules ingérées se retrouvent dans le système digestif et peuvent provoquer notamment des tumeurs de l’estomac et du colon.
« Les fibres d’amiante plus petites finissent par causer un nombre significatif de maladies. » – Dr. Arthur Frank, professeur de santé publique USA.
Le chlore : un allié indispensable… mais imparfait
Le chlore est utilisé depuis plus d'un siècle pour désinfecter l'eau potable.
Sans lui, de nombreuses maladies infectieuses réapparaîtraient rapidement.
Son utilisation constitue donc un bénéfice majeur pour la santé publique.
En revanche, lorsqu'il réagit avec certaines matières organiques naturellement présentes dans l'eau, il peut produire des sous-produits de désinfection (notamment les trihalométhanes), dont certains sont surveillés en raison de leurs effets potentiels à fortes expositions chroniques.
Les concentrations autorisées sont strictement encadrées par les réglementations européennes…
Les carafes filtrantes : une solution médiocre
Les carafes filtrantes peuvent améliorer le goût de l'eau en réduisant notamment le chlore et une partie du calcaire.
En revanche, leurs performances sont très variables selon les modèles.
Certaines éliminent également une partie de certains métaux ou pesticides.
En revanche, elles ne permettent généralement pas d'éliminer efficacement :
les PFAS ;
les nitrates ;
la majorité des résidus médicamenteux ;
les virus ;
certains microplastiques.
Une cartouche insuffisamment entretenue peut également devenir un support favorable au développement bactérien.
« L’analyse de l’eau filtrée par ces carafes chez une trentaine de familles donne des résultats pires que l’eau du robinet avant filtration ». Le plomb, les nitrates, le calcaire, les pesticides, les micro-organismes, le relargage d’argent, sont tous retrouvés dans de plus grandes proportions. « Au final les résultats sont désastreux pour l’eau filtrée » conclu le guide d’achat Que Choisir.
Faut-il s'inquiéter ?
L'eau distribuée en Europe demeure, dans sa grande majorité, conforme aux normes sanitaires.
Cela ne signifie pas qu'elle soit totalement exempte de contaminants. Les analyses que vous pouvez recevoir de votre point de distribution d’eau du robinet ne sont que partielles. Seuls quelques éléments sont analysés et y figurent.
L'objectif n'est donc pas d'entretenir une peur excessive, mais de faire des choix éclairés afin de limiter, lorsque cela est possible, l'exposition cumulative aux polluants environnementaux.
Privilégier une alimentation peu transformée, réduire l'usage des plastiques, choisir une eau de bonne qualité, soutenir les politiques de protection des captages et préserver les ressources naturelles constituent des mesures cohérentes avec une approche globale de la santé.
Le saviez-vous ?
Une seule fibre textile synthétique peut libérer plusieurs centaines de milliers de microfibres plastiques au cours de sa durée de vie. Une partie rejoint les stations d'épuration, puis les cours d'eau. C'est pourquoi les chercheurs considèrent aujourd'hui la pollution de l'eau comme un enjeu majeur de santé environnementale, au même titre que la qualité de l'air ou des sols.
Quelle eau choisir au quotidien ?
Il n'existe pas d'eau « parfaite » qui conviendrait à tout le monde en toutes circonstances.
Le choix dépend de nombreux facteurs : la qualité de la ressource, la composition minérale, les besoins individuels, l'état de santé, les préférences personnelles et les considérations environnementales.
L'objectif est avant tout de disposer d'une eau microbiologiquement sûre, pauvre en contaminants et adaptée à nos besoins.
1. L'eau de source faiblement minéralisée
Pour une consommation quotidienne, de nombreux praticiens en naturopathie et en micronutrition privilégient une eau de source naturellement peu minéralisée.
Ces eaux présentent généralement :
une faible teneur en sodium ;
un goût léger ;
une minéralisation modérée ;
une bonne tolérance digestive.
Parmi les eaux faiblement minéralisées, on peut citer :
Eau | Résidus secs |
Mont Roucous | 23 mg/L |
Montcalm | 32 mg/L |
Spa Reine | 38 mg/L |
Rosée de la Reine | ≈ 30 mg/L |
Ces eaux peuvent convenir à une consommation régulière chez la majorité des adultes en bonne santé.
2. Les eaux minérales
Les eaux minérales naturelles présentent une composition stable et peuvent être riches en calcium, magnésium, bicarbonates ou sulfates.
Selon leur composition, elles peuvent être utiles dans certaines situations :
besoins accrus en calcium ;
activité physique importante ;
pertes minérales liées à la chaleur ;
certaines indications digestives.
En revanche, une eau très riche en sodium ou en minéraux n'est pas forcément adaptée à une consommation exclusive chez toutes les personnes.
Alterner différentes eaux constitue souvent une approche équilibrée.
3. L'eau du robinet
Dans la plupart des régions d'Europe, l'eau du robinet répond à des critères sanitaires exigeants.
Elle présente plusieurs avantages :
disponibilité permanente ;
faible coût ;
faible impact environnemental.
Sa qualité peut néanmoins varier selon :
la commune ;
l'origine de la ressource ;
les traitements appliqués ;
l'état des canalisations.
Les consommateurs souhaitant connaître la composition de leur eau peuvent consulter les analyses mises à disposition par leur distributeur local.
Attention, comme vu plus haut, Les analyses que vous pouvez recevoir de votre point de distribution d’eau du robinet ne sont que partielles. Seuls quelques éléments sont analysés et y figurent.
4. L'eau osmosée
L'osmose inverse est un procédé de filtration le plus performant.
Grâce à une membrane semi-perméable, elle permet de réduire fortement :
les nitrates ;
les PFAS ;
de nombreux métaux lourds ;
certains pesticides ;
les microplastiques ;
une partie des résidus médicamenteux.
Cette technologie est largement utilisée dans les laboratoires, l'industrie pharmaceutique et certains établissements de santé.
En contrepartie :
elle produit une quantité importante d'eau rejetée ;
elle nécessite un entretien rigoureux ;
elle retire également une grande partie des minéraux naturellement présents dans l'eau.
5. L'eau distillée
L'eau distillée est obtenue par évaporation puis condensation, reproduisant le principe naturel du cycle de l'eau.
Ce procédé élimine pratiquement tous les sels minéraux, les métaux lourds, les micro-organismes et de nombreux contaminants.
En naturopathie, certains auteurs considèrent qu'elle favoriserait les mécanismes naturels d'élimination.
À ce jour, les études scientifiques ne permettent toutefois pas de conclure qu'une consommation régulière d'eau distillée apporte un bénéfice particulier par rapport à une eau de bonne qualité.
Chez une personne bénéficiant d'une alimentation variée, boire occasionnellement de l'eau distillée ne présente généralement pas de problème particulier.
En revanche, les autorités sanitaires ne la recommandent pas comme eau de consommation exclusive à long terme, notamment en raison de son absence de minéraux et de son goût très neutre.
6. L'eau contenue dans les aliments
L'une des meilleures sources d'hydratation reste souvent… l'alimentation elle-même.
Les fruits et légumes frais renferment entre 80 et 95 % d'eau.
Ils apportent simultanément :
vitamines ;
minéraux ;
antioxydants ;
fibres ;
potassium ;
Cette eau naturellement présente dans les végétaux participe efficacement à l'hydratation tout en fournissant de nombreux micronutriments.
En médecine fonctionnelle, on parle volontiers d'une alimentation « riche en eau structurée », même si cette expression ne correspond pas à une définition scientifique consensuelle.
7. L'eau de coco
Naturellement riche en potassium et pauvre en sodium, l'eau de coco constitue une boisson intéressante après un effort physique modéré ou lors de fortes chaleurs.
Elle contient également de petites quantités :
de magnésium ;
de calcium ;
de phosphore ;
d'antioxydants.
Elle ne remplace cependant pas une solution de réhydratation médicale en cas de déshydratation importante.
8. Le plasma marin de Quinton
Le plasma marin de Quinton est obtenu à partir d'eau de mer prélevée dans des zones océaniques spécifiques, puis diluée afin d'obtenir une concentration proche de celle du plasma sanguin.
Il est utilisé depuis plus d'un siècle dans certaines approches de médecine naturelle.
Il apporte de nombreux minéraux et oligoéléments naturellement présents dans l'eau de mer.
Toutefois, les preuves scientifiques disponibles restent insuffisantes pour confirmer l'ensemble des effets thérapeutiques parfois avancés.
Il peut être envisagé comme un complément nutritionnel dans certaines situations, mais ne remplace ni une alimentation équilibrée ni un suivi médical lorsqu'il est nécessaire.
En isotonique, le plasma marin de Quinton aide à garder une bonne hydratation en période de chaleur et de transpiration excessive.
Faut-il boire pendant les repas ?
Il est souvent conseillé, en naturopathie, d'éviter de boire de grandes quantités d'eau au cours des repas afin de ne pas perturber la digestion.
Les études disponibles montrent qu'une consommation modérée d'eau pendant les repas ne dilue pas de manière significative les sucs digestifs chez une personne en bonne santé.
En pratique :
quelques gorgées d'eau pendant le repas ne posent généralement aucun problème ;
éviter de boire un litre d'eau en mangeant peut néanmoins améliorer le confort digestif chez certaines personnes sensibles.
L'essentiel est d'adapter cette habitude à son ressenti personnel.
Conseil
La meilleure eau est avant tout celle que l'on boit avec plaisir, suffisamment, régulièrement et dans le cadre d'une alimentation naturelle riche en aliments peu transformés.
Une eau de bonne qualité ne compense jamais une alimentation déséquilibrée, un manque de sommeil ou une sédentarité chronique.
À l'inverse, une hygiène de vie globale constitue le véritable socle d'une santé durable.
Le saviez-vous ?
Les fruits et légumes représentent souvent 20 à 30 % de nos apports quotidiens en eau. Une assiette riche en végétaux contribue donc autant à l'hydratation qu'à l'apport en vitamines, minéraux, fibres et antioxydants. C'est l'une des raisons pour lesquelles les populations consommant beaucoup de végétaux biologiques présentent souvent un meilleur état de santé général.
Conclusion
L'eau est bien plus qu'une simple boisson : elle est le support de l'ensemble des fonctions vitales de notre organisme. Une hydratation adaptée, associée à une alimentation riche en végétaux frais et peu transformés, constitue l'un des fondements d'une bonne santé.
Au-delà de la quantité consommée, la qualité de l'eau mérite toute notre attention. Les connaissances scientifiques montrent que les ressources en eau peuvent contenir, selon les régions, des contaminants émergents tels que les PFAS, certains pesticides, des résidus médicamenteux, des microplastiques ou encore des sous-produits de désinfection. Même si les concentrations respectent théoriquement les normes sanitaires, réduire son exposition globale aux polluants environnementaux s'inscrit dans une démarche cohérente de prévention et de santé intégrative.
Dans cette optique, privilégier une eau conditionnée dans des bouteilles en verre, lorsqu'une eau embouteillée est choisie, permet de limiter le contact avec les plastiques et le risque de migration de certaines substances liées à l'emballage. À domicile, un système d'osmose inverse correctement installé et entretenu constitue également une solution performante pour réduire de nombreux contaminants, notamment les PFAS, les nitrates, certains métaux lourds, les microplastiques et une partie des autres polluants émergents.
Les recherches suggèrent également que l'osmose inverse est l'une des technologies les plus efficaces actuellement disponibles pour diminuer la présence de particules plastiques, y compris une partie des nanoplastiques, même si les données scientifiques continuent d'évoluer sur ce sujet.
Enfin, n'oublions pas que notre santé est intimement liée à celle de notre environnement. Préserver la qualité des nappes phréatiques, des rivières, des sols et des océans, limiter l'usage des substances polluantes et protéger les zones de captage constituent autant d'actions qui bénéficient à la fois aux générations actuelles et futures.
Prendre soin de son eau, c'est aussi prendre soin de sa santé.
Citations :
“L’eau des robinets joue certainement un grand rôle dans la détérioration de l'état de santé de beaucoup de personnes. L’eau doit être considérée pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte. » - Dr. Jeanne Rousseau, spécialiste de l’eau et de la bioélectronique.
“Il n’est pas envisageable de faire un redressement de terrain, si on ne commence pas à changer l’eau de boisson. Il faut d’abord commencer par l’eau.” - Laurence Gallais, naturopathe, bioélectronicienne.
"L’Etre n’est qu’une masse d’eau organisée. Et le premier des tous les remèdes est l’eau, la plus dénuée possible de polluants, notamment de minéraux (inorganiques, donc inassimilables). Tant qu’il respecte la pureté de son « eau » interne (et externe), il demeure vital, en bonne santé, mais il entre en maladie dès qu’il la pollue par ses vices, nés de fausses croyances sur lesquelles il construit, naïvement, son existence." - Pr. Grégoire Jauvais
"Toute altération de l'eau, même à dose infime, au-delà de ce que peut déceler l'analyse chimique ou bactériologique, se répercute au niveau des structures, modifiant dès lors les capacités de résonance, donc d'adaptation ; les modalités intervenant à leur tour en provoquant une altération de l'équilibre physiologique des milieux vivants, altération responsable d'une dégradation progressive de l'état de santé." - Dr. Ing. José Giralt-Gonzalez, bioélectronicien.
"Il n’est pas surprenant que la santé s’améliore quand la population renonce à utiliser les eaux usées diluées comme principale boisson." - Dr. Thurman Rice
"Les PFAS ne se dégradent pas et s’accumulent progressivement dans le corps humain, ce qui entraîne de graves conséquences sur la santé, telles que l’affaiblissement du système immunitaire, des troubles thyroïdiens et même le cancer lorsque les concentrations sont élevées." - Jacob de Boer, professeur émérite de chimie environnementale et de toxicologie.




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