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L'hyponatrémie

Nutrition

Le sodium est un métal mou de couleur argentée de symbole (Na). En le combinant au chlore (Cl), nous obtenons le sel de table ou chlorure de sodium (NaCl). Il est composé de 40% de sodium et de 60% de chlore. 2,5 gr. de sel apporte donc 1 gr. de sodium.


Méfions-nous de la diabolisation du sel qui est, quoiqu’on en dise, indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et à la vie. Veillons à obtenir le bon niveau de sodium sanguin car l’excès sera nuisible (hypernatrémie), à l’instar de la carence (hyponatrémie).


Les personnes les plus sensibles au manque de sodium sont les personnes âgées, surtout en période de canicule.


Chez l’adulte, le taux sanguin normal de sodium (natrémie) se situe entre 135 et 145 mmol/L. L’hyponatrémie légère est comprise entre 125 et 135 mmol/L ; modérée entre 115 et 125 mmol/L ; sévère entre 90 et 115 mmol/L, elle peut entraîner la mort.


On estime à 2 gr. le seuil vital minimal d’apport en sel et maximum 6 gr. par jour, soit 2,4 gr. de sodium. Les besoins quotidiens varient selon l’activité physique et la température (transpiration), l’âge, la masse corporelle et la quantité quotidienne d’eau ingérée.


Symptômes d'un manque de sodium :

  • Asthénie, léthargie.

  • Etat confusionnel, déficit de l’attention.

  • Faiblesse musculaire, crampes.

  • Déshydratation.

  • Hypotension.

  • Nausée, vomissements.

  • Vertiges, maux de tête.

  • Résistance à la chaleur limitée.

  • Crise d’épilepsie.

  • Coma.


Causes :

  • Un apport d’eau trop élevé.

  • Une transpiration excessive (exercices intenses, fortes chaleurs, etc.).

  • De la diarrhée, des vomissements.

  • La prise de diurétiques.

  • Une thyroïde paresseuse.

  • Une alimentation trop pauvre en sodium.


Fonctions du sel dans l'organisme :

  • Hydratation cellulaire, organique et cutanée.

  • Régulation de la tension artérielle.

  • Fonctionnement normal des systèmes nerveux et musculaire.

  • Favorise les échanges cellulaires.

  • Aide au transport d'oxygène vers les tissus.

  • Production des sucs gastriques.

  • Fonctions métaboliques.

  • Équilibre acido-basique.

  • Défense immunitaire.

  • Propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques.


Un déséquilibre ou une carence électrolytique (sodium, potassium, calcium, magnésium) peut engendrer :

  • Des crampes.

  • Une faiblesse musculaire.

  • Des douleurs articulaires.

  • De la fatigue.

  • De l’anxiété.

  • Une perturbation du sommeil.

  • Une déminéralisation.

  • Une déshydratation.

  • Un disfonctionnement du système immunitaire et respiratoire.


Solutions pour l’hyponatrémie légère à modérée :

  • Boire moins, max. ½ L par jour, 1 L s’il fait chaud.

  • Consommer plus de sel et d’aliments salés.

  • Boire du plasma marin de Quinton 2 fois 150 ml en isotonique par jour.

  • Préférer le sel de mer gris pour l’assaisonnement alimentaire.

Le niveau normal devrait revenir au bout de 4 jours.


N.B. L’hyponatrémie sévère exige une intervention médicale urgente !



Témoignage d'Alexandrine du 18 juillet 2006 :


"Bonjour,


J'ai souffert d'une grave carence pendant plus de vingt ans sans en connaître la cause, et qu’aucun médecin n’avait su déceler.


A une époque, on entendait partout qu'il ne fallait pas manger trop de sel, voire ne pas en manger du tout.


Or j'ai suivi scrupuleusement depuis mon adolescence ces recommandations, c’est-à-dire que je n’ai pas rajouté de sel à mon alimentation, puisqu’il m’était dit et répété que c’était inutile. Puis je suis partie trois ans sous l’équateur, allant là-bas suer abondamment pendant des mois.


Je me suis déminéralisée et décalcifiée ; à mon retour en France j'ai dû visiter mon dentiste très souvent et couper courts mes cheveux pour la première fois de ma vie (ils ont repoussé depuis heureusement).

Il y a 17 ans que je suis rentrée, et depuis j’ai traîné une énorme fatigue et des troubles divers : douleurs articulaires, arythmies cardiaques, tension oscillant entre 9 et 11 , vertiges violents et pertes d'équilibre jusqu'à ne plus pouvoir me tenir debout par moments (il m'est arrivé de me retrouver par terre), fatigue intense m'empêchant de travailler plus de 5 heures sans être obligée de dormir sauf à être épuisée, insomnies nocturnes, acouphènes, intolérance totale à la chaleur, à la lumière (douleurs intenses au fond des yeux), au bruit, éclatement de vaisseaux sanguins sous la peau provoquant des hématomes, douleurs dans le système veineux des jambes, hémorragies intestinales inexpliquées, besoin impératif de boire jusqu’à 3 à 4 l d’eau par jour dans certaines circonstances, diarrhées, incontinence urinaire, affaiblissement de mes capacités intellectuelles, pertes de mémoire et difficultés à réfléchir… et toute la déprime accompagnant cet état presque bi-décennal auquel aucun médecin -allopathes, homéopathes, acupuncteur, dentistes, psychothérapeutes… - n'avait trouvé d'explication… Les nombreuses vitamines, fer en cachets, oligo-éléments en solution aqueuse et autres complémentations n’ayant pu que très partiellement résoudre le problème.

Ce n'est pas faute d'avoir insisté sur le fait que ma tension normale oscillait régulièrement il y a vingt ans (avant mon départ sous l’équateur) entre 12/5 et 12/7... La tension augmente normalement avec l'âge, et une tension de 9 ou 10 aujourd’hui ne pouvait pas être normale…

Je précise qu'ont toujours été exclus de mon alimentation : charcuterie, conserves, aliments industriels préparés (en sauce, surgelés) et que je ne consomme que légumes, fruits, céréales, laitages, poisson, et peu de viande. Telle les herbivores dans nos prés auxquels on met un bloc de sel à disposition, ou les grands carnivores qui lèchent les concrétions de sel au bord des rivières, j'aurais bien dû, moi aussi, avoir ma dose de sel quotidienne, ce que je n'avais donc pas, avec cette alimentation-là.


Oserai-je dire qu'un paquet de chips m'a sauvé la vie ? Suivant là encore les préceptes en vigueur, je m'interdisais les chips, aliment salé et gras chargé en "mauvaises graisses"... et tous les aliments salés. Mes rêves de gruyère, cacahuètes salées et chips quand j’étais sous l’équateur auraient dû m'alerter !! Eh bien, un jour j'en ai eu marre de tous ces principes, et pour une fois, j'ai décidé de me faire plaisir et de céder à la tentation (tout en me délivrant du mal comme on va le voir ; ce n’est donc pas un comble). Et j'ai commencé à manger des chips... Ce qui m’a fait physiquement, et immédiatement, beaucoup de bien ; c’est là que j’ai commencé à avoir la puce à l’oreille. J’ai exploré Internet où j’ai fini par trouver les symptômes des carences en sel. Et j’ai –enfin !– commencé à comprendre… et à arroser mes assiettées de gros sel, savourant la sensation de bien-être que j’avais à croquer de bons gros grains de sel. Cela fait six mois que je mange ainsi du sel gris de mer bien minéralisé. Au début, ma tendance habituelle à manger peu de sel cherchant à reprendre le dessus, dès que j'oubliais d'en manger parce que j’allais mieux les vertiges recommençaient… J’ai dû prendre l’habitude de saler mes aliments systématiquement.


Aujourd'hui, j'ai repris une activité normale, je peux de nouveau me mettre au soleil sans avoir des taches sur ma peau (qui bronze de nouveau), ou le cœur qui s'affole, ou la sensation de ne pas pouvoir respirer, et je peux sortir de chez moi un quart d’heure sans avoir à m’encombrer d’une bouteille d’eau... Mes vertiges ont totalement disparu, j'ai retrouvé une vie normale, des forces, je peux de nouveau prendre ma voiture normalement et conduire, je ne risque plus la chute à vélo, j’arrive à marcher sur une pente, et je supporte une journée d’activité sans avoir à dormir 15 heures d’affilée. Ayant retrouvé mes forces, je crois de nouveau en l’avenir, je peux aller de l’avant, faire des projets en imaginant que j’aurai l’énergie nécessaire pour les faire aboutir…

Je ne suis plus déshydratée. Mon corps retient de nouveau l’eau. Le sel de ma vie est revenu. Je revis.


Ma grand-mère suivait les mêmes préceptes nutritionnels et n'a pas mangé de sel pendant des décennies. Elle avait sur la fin de sa vie les mêmes troubles que ceux dont j'ai souffert si longtemps : problèmes d'arythmie cardiaque, de circulation, d'articulations, pertes d'équilibre de plus en plus fortes, besoin hyper fréquent de boire et d'aller aux toilettes, le corps ne retenant pas l'eau, vertiges de plus en plus handicapants, intolérance grave à la chaleur, etc.

Comme il était facile de croire que ce dont je souffrais était dû à un atavisme familial… Eh bien non. Il ne s'agissait que d'une mauvaise information, et surtout d'une négligence de ce que notre corps nous dit.

Aucun médecin, pour elle non plus, n'avait décelé l'origine de ses troubles.

Elle est morte à la suite d'une chute qui l'a conduite à l'hôpital, alors qu'elle n'avait rien de cassé, mais simplement ne tenait plus debout, et elle s'est laissé mourir.

Sept ans plus tôt, elle avait eu un accident vasculaire comme ceux dont je souffrais, mais pour elle, ce fut malheureusement un accident vasculaire cérébral… à la suite de quoi elle a perdu en partie la parole. Ma grand-mère est décédée avec une tumeur au cerveau développée très rapidement, à laquelle je n'aurais peut-être pas échappé si je n'avais miraculeusement compris ce dont je souffrais.


Enfin, je me permets d’aller plus loin : on n'a toujours pas expliqué les 15.000 morts que la canicule de 2003 a faits parmi les personnes âgées de notre « douce » France. Cela ne s’est produit dans aucun autre pays européen !

La question que je (me) pose est donc (eu égard à ce qui précède) la suivante : Ne serait-ce pas uniquement en France que l'on s'interdit à ce point de manger du sel ? Cela ne serait-il pas un élément d'explication ? Hypothèse dont je ne connais pas la réponse.


Mais si vous vous occupez ou côtoyez des personnes âgées, ne faudrait-il pas –pour certaines d’entre elle tout au moins – les inciter à consommer du sel… ? Comme les Touaregs, et autres peuples des régions chaudes où l'on transpire beaucoup, elles ont peut-être besoin de sel pour ne pas se déshydrater ?


Les caravanes qui traversaient le désert transportaient le précieux sel d’un bout à l’autre du Sahara, où des populations le savaient vital pour leur santé… Car le sel RETIENT L'EAU, n’est-ce pas ? tout le monde ne devrait-il pas savoir cela ? Consommer du sel quand il fait chaud et que l'on transpire abondamment, ce peut dans certains cas, n'être qu'une question de bon sens, non ?


Merci de me lire. Je souhaiterais tellement que mon témoignage serve à d’autres…"


Source du témoignage : https://www.vulgaris-medical.com/forum-sante/hyponatremie-temoignage

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