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La couperose

  • il y a 10 heures
  • 3 min de lecture

Article naturopathique



Comprendre pour apaiser durablement


Description :


La couperose est le symptôme de la rosacée, c'est une affection inflammatoire cutanée chronique caractérisée par une dilatation permanente des petits vaisseaux sanguins du visage, principalement au niveau des joues, du nez et du menton.


En naturopathie et en médecine fonctionnelle, on ne se limite jamais à masquer le symptôme (la rougeur). On cherche avant tout à comprendre pourquoi le corps exprime cette inflammation vasculaire, et surtout comment rééquilibrer le terrain pour un apaisement durable.

 

Causes :


L’approche fonctionnelle met en lumière plusieurs déséquilibres internes fréquemment impliqués :


1. L’axe intestin–peau (piste n°1)

Un déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose), un SIBO (pullulation bactérienne de l’intestin grêle) ou une hyperperméabilité intestinale favorisent une inflammation systémique qui se reflète très souvent au niveau de la peau.

La présence de Helicobacter pylori dans l’estomac est également fréquemment associée à la couperose et à la rosacée.


Un manque d’acide chlorhydrique entraîne une mauvaise digestion des protéines, une fermentation excessive et une surcharge inflammatoire, favorisant la vasodilatation des capillaires.


3. Le microbiote cutané & le Demodex

La peau héberge naturellement un petit acarien, le Demodex. Lorsque le terrain immunitaire est affaibli, il peut proliférer excessivement et provoquer une réaction inflammatoire locale, accentuant rougeurs et échauffements.


4. Le stress chronique

Le cortisol, hormone du stress, fragilise la barrière cutanée, perturbe la microcirculation et favorise les flushs (bouffées de chaleur), très fréquents chez les personnes sujettes à la couperose.

 

Solutions :


Pour apaiser la couperose sur le long terme, l’objectif est de désenflammer l’organisme, renforcer les capillaires et soutenir les émonctoires.


Alimentation hypotoxique (inspiration Paléo)


À éviter :


À privilégier :

  • Aliments riches en bioflavonoïdes (vitamine P) : fruits rouges, myrtilles, cassis, sarrasin.

  • Sources d’oméga-3 : petits poissons gras (sardines, maquereaux), huile de lin, huile de cameline.

  • Légumes riches en antioxydants et en vitamine C (douce et naturelle).


Micronutrition :


  1. Zinc.

  2. Vitamines : A, B, C, D, E, P (bioflavonoïdes).

  3. Magnésium bisglycinate : essentiels à l’équilibre cutané et nerveux.

  4. Silicium.

  5. N-acétylcystéine.

  6. Oméga-3-6-9.

  7. Polyphénols : curcumine, quercétine.

  8. Soufre organique MSM (méthyl-sulfonyl-méthane).

  9. Acides aminés : L-glycine, L-arginine.

 

Soutien du foie et de la microcirculation :


Un foie surchargé ralentit la circulation de retour et entretient l’inflammation.


La camomille d’or (Chrysanthellum americanum) est une plante clé :

  • hépato-protectrice

  • protectrice des capillaires

  • améliore la résistance vasculaire et la microcirculation

 

Phytothérapie circulatoire :


Certaines plantes sont particulièrement intéressantes pour tonifier les parois veineuses :

  • Marron d’Inde

  • Vigne rouge

  • Fragon (petit houx)

 

Soins externes :


L’objectif est de décongestionner, apaiser et renforcer la barrière cutanée, sans jamais agresser la peau.


Synergie d’huiles essentielles en local (Baudoux) :


  • Cyprès de Provence : 2 gouttes

  • Hélichryse italienne : 1 goutte

  • Camomille matricaire : 1 goutte

  • Ciste ladanifère (Corse) : 2 gouttes

  • Géranium rosat (Égypte) : 4 gouttes

  • Huile végétale de calophylle inophylle, chanvre ou carthame : 4 gouttes


Posologie : appliquer 3 gouttes du mélange, localement, matin et soir, sur une peau propre.

 

Masques apaisants :


  • Argile rouge douce

  • Hydrolat d’hamamélis en pulvérisation ou en compresses

  • Gel d’Aloe vera frais


Idéal en période de crise pour rafraîchir, décongestionner et calmer l’inflammation.

 

Précautions :


  • Protection solaire quotidienne : les UV sont les ennemis n°1 des capillaires fragiles

  • Éviter les chocs thermiques : sauna, hammam, douches trop chaudes

  • Gestes ultradoux : ne jamais frotter la peau, tapoter délicatement avec une serviette

 

Biologie :


 

Conclusion :


La couperose n’est pas qu’un problème de peau : c’est un signal du terrain. En agissant simultanément sur l’intestin, le stress, l’alimentation, la microcirculation et les soins locaux, il est possible d’obtenir une amélioration profonde et durable, dans le respect de la physiologie du corps.

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