Le cuivre
- Malo

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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Article de nutrithérapie et de micronutrition

Description :
Le cuivre est un oligoélément essentiel, présent en très faible quantité dans l’organisme mais absolument indispensable à son bon fonctionnement.
Sous forme d’ion métallique, il intervient comme cofacteur enzymatique dans de nombreuses réactions biologiques fondamentales.
En médecine fonctionnelle, le cuivre est reconnu pour son rôle central dans :
la production d’énergie cellulaire (fonction mitochondriale),
la protection contre le stress oxydatif,
le fonctionnement du système nerveux et immunitaire.
Des concentrations adéquates de cuivre dans certaines zones du cerveau ont été associées à un déclin cognitif plus lent et à une réduction des altérations liées à la maladie d’Alzheimer.
Il participe notamment à la régulation des enzymes antioxydantes protégeant les neurones et aide les cellules immunitaires cérébrales (microglie) à passer d’un état inflammatoire à un mode réparateur après une lésion.
Un oligoélément clé pour le cerveau, l’immunité et l’équilibre global
Une carence en cuivre peut se manifester par des troubles cognitifs, une baisse de la concentration et une sensation fréquente de brouillard mental.
Une étude de 2004 a montré qu’un déficit en cuivre altère la fonction mitochondriale via la diminution de l’activité de la cytochrome c oxydase. Cette perturbation entraîne une surproduction d’espèces réactives de l’oxygène, favorisant des mécanismes de neurodégénérescence apoptotique.
En France, on estime qu’environ 30 % de la population présenterait un statut en cuivre insuffisant.
Propriétés du cuivre :
Le cuivre possède des actions multiples :
Actions biologiques majeures :
Antioxydant : activation de la superoxyde dismutase (SOD)
Anti-inflammatoire
Anti-infectieux (bactéries, staphylocoques, champignons, virus)
Soutien immunitaire, cardiovasculaire et endocrinien
Rôle structural et fonctionnel :
synthèse de l’hémoglobine (transport de l’oxygène),
production de collagène et d’élastine (peau, os, articulations),
formation de la mélanine (pigmentation),
cicatrisation,
maintien de la myéline et la synthèse des neurotransmetteurs.
Il participe également à l’équilibre des glandes endocrines : thyroïde, surrénales, hypophyse et glandes génitales.
Indications traditionnelles en naturopathie :
États grippaux, infections ORL : rhumes, otites…
Affections inflammatoires et rhumatismales : arthrose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante.
Lombalgies, tendinites.
En oligothérapie catalytique, le cuivre peut être associé à l’argent (application locale) pour les rougeurs, irritations et infections cutanées.
Besoins quotidiens en cuivre :
Adultes : 900 µg / jour.
Femmes enceintes : 1.000 µg / jour.
Femmes allaitantes : 1.300 µg / jour.
Apport maximal tolérable (adulte) : 10 mg / jour.
Excès, carence et déséquilibres
Le cuivre doit être finement régulé. Un déficit comme un excès peuvent être délétères, notamment pour le cerveau, très sensible au stress oxydatif.
La carence en cuivre peut entraîner :
dérèglements hormonaux,
mauvaise qualité du collagène et de l’élastine,
diminution de la synthèse de l’hémoglobine (anémie fonctionnelle),
troubles de la pigmentation (peau, cheveux),
douleurs articulaires, ostéopénie,
baisse de l’immunité (neutrophiles, lymphocytes),
troubles cognitifs, baisse de la sérotonine et de la noradrénaline,
accumulation de masse grasse,
retard de croissance chez l’enfant.
L’excès de cuivre peut favoriser :
stress oxydatif chronique,
inflammation de bas grade,
vieillissement accéléré,
neurotoxicité, en particulier en cas de déséquilibre cuivre/zinc.
Sources alimentaires naturelles :
Comme toujours, une alimentation variée et non raffinée est la meilleure base :
Foie de bœuf nourri à l’herbe
Fruits de mer
Chocolat noir (≥ 70 %)
Noix de cajou
Ail
Champignons shiitake
Pollen d’abeille
Ces aliments contribuent à un équilibre cuivrique physiologique, en synergie avec les autres micronutriments.
Complémentation : quelle forme choisir ?
En cas de déficit avéré (biologique ou clinique), la nutrithérapie privilégie le bisglycinate de cuivre (bonne biodisponibilité, tolérance digestive).
Posologie : 2 mg / jour pendant 2 mois, puis réévaluation.
Incompatibilités (à distance d’au moins 2 heures) : zinc, fer, molybdène, lithium, vitamine C.
Excipients à éviter dans les compléments :
E551 : dioxyde de silicium
E466 : carboxyméthylcellulose de sodium
E341 : phosphate dicalcique
E339 : phosphate disodique
Bilan biologique et prévention :
Cuivre sérique optimal : ~110 µg/dL.
Le zinc doit être égal ou légèrement supérieur au cuivre (rapport zinc/cuivre fondamental).
Conseil : Faire doser cuivre, zinc et fer une fois par an, surtout en cas de fatigue chronique, troubles cognitifs, inflammations ou supplémentation prolongée.
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