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Les neurotransmetteurs

  • 30 août 2025
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 août

Article de santé


Description :


Indispensables au bien-être et souvent ignorés, les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui permettent aux cellules nerveuses (neurones) de communiquer entre elles, transmettant des signaux électriques et chimiques essentiels à toutes les fonctions du corps comme la cognition, le sommeil, le mouvement, les émotions et le fonctionnement des organes.


Un déficit en neurotransmetteurs entraîne un dysfonctionnement psychique et physique de l’individu.


À ce jour, plus de 60 neurotransmetteurs ont été identifiés dans notre système nerveux.

 

La sérotonine


Un déficit en sérotonine se caractérise par :


  • Des troubles du sommeil en début et fin de nuit induits par un mental hyperactif ;

  • Des troubles du comportement alimentaire tels que de la boulimie ou des compulsions glucidiques (chocolat, biscuits, etc.) en fin d’après-midi ou le soir ;

  • Des compulsions pour l’alcool, le tabac, les jeux ;

  • Un stress qui semblera abaissé en prenant un verre d’alcool après la journée de travail ;

  • Des troubles du comportement tels que de l’irritabilité, de l’impulsivité, de l’agressivité, de l’anxiété avec intolérance à la frustration ;

  • Des douleurs musculaires ;

  • Une baisse de la libido :

  • Des difficultés à supporter les contraintes.


La sérotonine est le neurotransmetteur du bien-être et du bonheur

Solutions :


  • Le safran est sérotoninergique.

  • Le 5-HTP (5-hydroxytryptophane) est le précurseur immédiat de la sérotonine.

  • La rhodiole.

  • Nutrithérapie : protéines le matin, oméga-3, vitamines D & B3, B6, magnésium, tryptophane à prendre en milieu d’après-midi.


Ne pas prendre de 5-HTP avec du tryptophane. L'association des deux précurseurs de la sérotonine peut entraîner une augmentation excessive de celle-ci dans le cerveau, provoquant des symptômes dangereux. Il est plus sûr de n'utiliser qu'un seul de ces deux principes actifs.


Le saviez-vous ?


Vos envies irrésistibles de sucre, surtout en fin d’après-midi, ne sont pas un manque de volonté, mais souvent le cri d'alarme d'une sérotonine trop basse. Cette hormone de l’humeur utilise le sucre comme "carburant" pour pénétrer dans le cerveau ; c'est pourquoi vous craquez ! Pour rompre ce cycle sans frustration, le 5-HTP est une solution naturelle phare en naturopathie. En tant que précurseur direct de la sérotonine, il aide à restaurer l'équilibre nerveux et à apaiser les compulsions alimentaires à la source.

 

La dopamine


Ce déficit en sérotonine peut lui même être combiné à un déficit en dopamine (le 2ème neurotransmetteur) et noradrénaline (le 3ème neurotransmetteur) :

Un déficit au niveau de l’axe dopaminergique se caractérise par :


  • Une indifférence ;

  • Une diminution de la libido et du plaisir de la vie en général ;

  • Une diminution de la mémoire et de la concentration ;

  • Une absence de joie de vivre et d’engouement pour les plaisirs quotidiens ;

  • Une absence de projets à court, moyen et long terme ;

  • Une baisse de la motivation et un manque d’entrain ;

  • Une vie quotidienne monotone et routinière, de la conformité ;

  • Un repli sur soi et chez soi ;

  • Des troubles de l’attention (enfants TDAH que l’on nourrit typiquement avec des tartines au choco le matin) ou une difficulté à exprimer une pensée ;

  • Une addiction à diverses drogues telles que : l’alcool, le tabac, etc.


La dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline et L-dopa sont synthétisées à partir de l’acide aminé L-tyrosine qui doit être idéalement pris avant 10h00. Les cofacteurs sont : vitamines C & D, magnésium, fer, zinc, B9-B12 et cuivre qui permettent la transformation de la tyrosine en dopamine.


La noradrénaline est le neurotransmetteur de l'énergie physique et psychique

La dopamine est le neurotransmetteurs du plaisir de la vie, de la libido, de la mémoire, de la concentration et de la motivation

Solutions :


 

La noradrénaline et les catécholamines


Un déficit au niveau de l’axe noradrénergique et catécholaminergique donne lieu à :


  • De la fatigue voire de l’asthénie ;

  • Une indifférence émotionnelle ;

  • Une baisse de capacité à se faire plaisir et à prendre soin de soi ;

  • Une rupture de contact avec autrui ;

  • Une apathie ;

  • Une diminution des contacts sociaux ;

  • Une augmentation du temps passé chez soi et/ou au lit ;

  • Des difficultés à faire face aux changements et aux contraintes de la vie.


Pour transformer la tyrosine en dopamine et en noradrénaline, il faut : les vitamines C & D, B9, B12, magnésium, zinc, fer.


Solutions :


 

Les cofacteurs nécessaires à la synthèse des neuromédiateurs dopamine (plaisir de la vie, libido, etc. / noradrénaline (pêche, énergie, etc.) via la tyrosine et sérotonine (absence de symptômes dépressifs) via le tryptophane sont :


  • B9 (50% de carence dans la population)

  • B12 (80% de carence dans la population)

  • Magnésium (90 à 100% de carence dans la population)

  • Vitamine D (100% de carence si complémentation inférieure à 5.000 UI/jour).

  • Fer, zinc.

  • Les neurones doivent être suffisamment remplis d’omégas-3 au niveau de leur paroi : récepteurs postsynaptiques bloqués par des parois cellulaires trop rigides.


Pour synthétiser la sérotonine, dopamine, noradrénaline intra cérébrale (neuromédiateurs), il faut bien entendu les protéines du matin et du midi, mais aussi tous les cofacteurs nécessaires à leur synthèse : B2, B3, B6, B9, B12, C, cuivre, fer, magnésium, zinc.

 

La mélatonine


Un déficit en mélatonine se caractérise par :


  • Difficulté d’endormissement ;

  • Réveils précoces (2 à 4 heures du matin) avec difficulté à se rendormir ;

  • Diminution, voire disparition des rêves ;

  • Sommeil superficiel, non récupérateur : manque de stades profonds, tout comme le sommeil induit par des somnifères ;

  • Augmentation du risque de maladies neurodégénératives: Alzheimer, Parkinson.


Solutions :


  • Idem sérotonine ;

  • Mélatonine 1 à 3 mg (à avaler 30 min avant le couché) ;

  • Mélatonine sublinguale 0,3 à 1 mg + mélisse (quelques minutes avant le couché);

  • S'exposer à la lumière du jour.

 

L'acétylcholine


Un déficit au niveau de l’axe cholinergique peut se caractériser par :


  • Des troubles de la mémoire et de la mémorisation ;

  • Des difficultés d’apprentissage ;

  • Une diminution de la concentration et de l’attention ;

  • Des difficultés à assimiler ou à traiter de nouvelles informations ;

  • Une sensation de « brouillard mental » ;

  • Une diminution des performances cognitives ;

  • Un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer ;

  • Une certaine lenteur dans le traitement de l’information.

L’acétylcholine est le neurotransmetteur de l’attention, de l’apprentissage et de la mémoire.

L’acétylcholine joue un rôle essentiel dans les fonctions cognitives. Dans l’hippocampe et le cortex cérébral, elle participe notamment à l’attention, à l’encodage de nouvelles informations et aux mécanismes de plasticité synaptique indispensables à l’apprentissage et à la mémorisation.


Elle intervient également dans le fonctionnement du système nerveux périphérique, notamment dans la transmission neuromusculaire, ainsi que dans le système nerveux autonome.


Les précurseurs


L’acétylcholine est synthétisée dans les neurones à partir de la choline et de l’acétyl-CoA, sous l’action de l’enzyme choline acétyltransférase.


La choline est donc le principal précurseur nutritionnel de l’acétylcholine. Elle est particulièrement présente dans les œufs, le foie, les abats, les poissons et les viandes.


La synthèse et le fonctionnement de l’acétylcholine dépendent également d’un bon statut nutritionnel général, notamment en vitamines du groupe B, magnésium, fer et zinc.


Solutions :


  • Nutrithérapie : privilégier les aliments riches en choline : œufs, foie, abats, poissons et viandes ;

  • Citicoline (CDP-choline) ou alpha-GPC peuvent être utilisées comme sources de choline dans certaines stratégies de micronutrition ;

  • Optimiser les apports en oméga-3, indispensables à la structure et à la fluidité des membranes neuronales ;

  • Pratiquer régulièrement une activité physique, favorable à la plasticité cérébrale et aux fonctions cognitives ;

  • Entretenir régulièrement ses capacités cognitives par l’apprentissage, la lecture, la mémorisation et l’acquisition de nouvelles compétences ;

  • Préserver un sommeil de qualité, indispensable à la consolidation de la mémoire.


Le saviez-vous ?


La choline est un nutriment essentiel au fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Elle intervient non seulement dans la synthèse de l’acétylcholine, mais également dans la constitution des membranes cellulaires sous forme de phosphatidylcholine.


Un seul œuf apporte environ 150 mg de choline, ce qui en fait l’une des sources alimentaires les plus intéressantes de ce nutriment. Les abats, et notamment le foie, figurent également parmi les aliments les plus riches en choline.


Biologie


La mesure directe d’un « déficit cérébral en acétylcholine » n’est pas réalisée en pratique clinique courante. Les symptômes cognitifs doivent donc être interprétés dans leur ensemble et peuvent avoir de nombreuses causes : sommeil insuffisant, stress chronique, carences nutritionnelles, dysfonction thyroïdienne, vieillissement, médicaments ou déséquilibre d’autres systèmes de neurotransmission.


Le GABA


Un déficit en GABA se caractérise par :


  • Un état stressé, pressé, accablé ;

  • Une impossibilité de se détendre ;

  • De l’anxiété, de la nervosité ;

  • Une sensation de boule dans la gorge ;

  • Des difficultés de concentration ;

  • Un besoin de relire un paragraphe pour l’assimiler ;

  • Un besoin d’alcool, de cigarettes, de benzodiazépines : Xanax, Lysanxia, etc. pour se détendre.

 

Le GABA est le neurotransmetteur de la relaxation et du calme

C’est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Son rôle est de diminuer l'excitabilité des neurones. Pour faire simple : si le glutamate est l'accélérateur (stress, alerte), le GABA est la pédale de frein.


Solutions :



Le processus de production du GABA nécessite des cofacteurs essentiels comme le magnésium, la vitamine B6 et la L-taurine. L'activité des bactéries intestinales peut aussi influencer la production de GABA.


Biologie :


Bilan des neurotransmetteurs sur urines de 12 heures.


Citations :


« On a 30% de neurones dans l’intestin et 90% de la sérotonine vient de l’intestin, 60% de la dopamine vient aussi de l’intestin, 50% du gaba vient de l’intestin, et donc lorsque l’intestin est pourri, le cerveau est « pourri » - Dr. Résimont


« La phase d’excitation (libido) est surtout liée à deux neurotransmetteurs : la dopamine et la noradrénaline. Ces deux substances agissent vite et puissamment sur le cerveau pour déclencher le désir, la récompense, l’activité sexuelle… » - Dr. Claude Chauchard


« La tyrosine est un acide aminé souvent négligé, pourtant central dans la production de neurotransmetteurs impliqués dans la motivation, la concentration et la gestion du stress. En période de fatigue mentale ou de surcharge cognitive, elle peut faire une différence notable. » - Amin Gasmi


« Un déséquilibre de la flore intestinale ainsi qu’une inflammation de la paroi intestinale peuvent être responsables d’une mauvaise production de neurotransmetteurs, ce qui génère fatigue chronique, épuisement ou encore mal-être. » - Dr. Anne Lombard


« Finalement, l’activité physique remporte tous les suffrages en termes de neurotransmetteurs : impact direct via la production de dopamine, donc de noradrénaline, et endorphines, et indirect via l’amélioration du fonctionnement intestinale. » - Florence Pinheiro Ortolan


Source principale : Dr. Stéphane Résimont, médecine fonctionnelle.

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