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L'hypocholestérolémie

il y a 15 heures
4 min de lecture

Article de santé naturelle


Description :


On parle d'hypocholestérolémie lorsque le taux de cholestérol total est inférieur à 1,55 g/L (155 mg/dL). Plus rarement, des valeurs inférieures à 1,20 g/L (120 mg/dL) doivent conduire à rechercher une cause sous-jacente, notamment lorsqu'elles s'accompagnent de symptômes.


Souvent perçu comme un ennemi, le cholestérol est pourtant une molécule indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il participe à la structure des membranes cellulaires, à la synthèse des hormones stéroïdiennes, de la vitamine D, des sels biliaires ainsi qu'au fonctionnement du cerveau.


Lorsque son taux devient insuffisant, de nombreuses fonctions physiologiques peuvent être perturbées. L'hypocholestérolémie constitue alors davantage un marqueur d'un déséquilibre métabolique ou d'une maladie sous-jacente qu'une pathologie en elle-même.

 

Symptômes :


Un cholestérol trop bas est parfois asymptomatique, mais lorsqu'il persiste, il peut s'accompagner de manifestations variées :

  • Fatigue chronique et baisse de vitalité ;

  • diminution de la libido ;

  • baisse des performances physiques et de la récupération ;

  • troubles de l'humeur (anxiété, irritabilité, dépression) ;

  • troubles de la mémoire ou de la concentration ;

  • fragilité immunitaire et infections répétées ;

  • troubles digestifs liés à une diminution de la production des sels biliaires ;

  • déséquilibres hormonaux (cortisol, DHEA, testostérone, œstrogènes) ;

  • peau sèche et altération des membranes cellulaires.


Chez certaines personnes, l'hypocholestérolémie est simplement le reflet d'une autre maladie qui mérite d'être identifiée.

 

Causes :


Plusieurs mécanismes peuvent expliquer un taux de cholestérol anormalement bas.


Les plus fréquents sont :

  • Une alimentation trop pauvre en lipides de qualité ;

  • une malabsorption digestive (maladie cœliaque, MICI, insuffisance pancréatique…) ;

  • une hyperthyroïdie ;

  • une maladie hépatique chronique ;

  • une inflammation chronique ou une infection prolongée ;

  • certains cancers ;

  • une dénutrition ou une perte de poids importante ;

  • une prédisposition génétique ;

  • certains médicaments hypolipémiants (statines, ézétimibe, inhibiteurs de PCSK9).


En naturopathie et en médecine intégrative, il est essentiel de rechercher la cause plutôt que de considérer le faible taux de cholestérol comme un problème isolé.

 

Le saviez-vous ?


Le cerveau dépend du cholestérol


Près de 25 % du cholestérol de l'organisme est concentré dans le cerveau, où il participe à la formation de la myéline et au bon fonctionnement des neurones. Des concentrations très basses ont été associées, dans certaines études, à un risque accru de troubles de l'humeur, de dépression ou d'AVC hémorragique. Toutefois, ces associations ne démontrent pas à elles seules un lien de cause à effet.


Un taux très bas peut être un signal d'alerte


Chez les personnes âgées, une hypocholestérolémie est souvent davantage le reflet d'une fragilité, d'une dénutrition ou d'une maladie chronique que d'un état de bonne santé.


Le cholestérol participe à l'immunité


Le cholestérol intervient dans la structure des membranes des cellules immunitaires et dans plusieurs mécanismes de défense. Un déficit important peut s'accompagner d'une réponse immunitaire moins efficace, en particulier chez les personnes fragiles.

 

Biologie fonctionnelle :


En cas d'hypocholestérolémie persistante, un bilan biologique permet d'en rechercher l'origine.


Les examens les plus utiles sont :


Selon le contexte, un bilan digestif ou des examens complémentaires pourront être nécessaires afin d'écarter une malabsorption intestinale ou une pathologie chronique.

 

Solutions :


La prise en charge dépend avant tout de la cause identifiée.


Dans de nombreux cas, quelques mesures simples permettent de restaurer progressivement un équilibre lipidique physiologique.


Augmenter les apports en bonnes graisses


Privilégiez des aliments naturellement riches en lipides de qualité :

  • jaunes d'œufs ;

  • poissons gras (sardines, maquereaux, hareng, saumon) ;

  • fruits de mer ;

  • viande issue d'animaux élevés au pâturage ;

  • avocat ;

  • olives et huile d'olive vierge extra ;

  • beurre ou ghee de qualité ;

  • noix et oléagineux en quantité raisonnable.


L'objectif n'est pas de consommer davantage de graisses transformées, mais de privilégier des aliments peu transformés, riches en micronutriments.


Soutenir la digestion


Une mauvaise digestion des graisses peut limiter l'absorption du cholestérol et des vitamines liposolubles.


En cas de suspicion de malabsorption, il est pertinent d'évaluer la santé digestive et hépatobiliaire avant d'envisager une supplémentation.


Corriger les déséquilibres métaboliques


Une hyperthyroïdie, une inflammation chronique, une maladie hépatique ou une dénutrition doivent être prises en charge afin de normaliser durablement le taux de cholestérol.


Les oméga-3


Les oméga-3 (EPA et DHA) n'augmentent généralement pas le cholestérol total, mais ils améliorent la qualité des membranes cellulaires, réduisent l'inflammation et participent à l'équilibre du profil lipidique.


Une alimentation variée reste la meilleure façon d'assurer un apport suffisant.

 

Conclusion :


Si un excès de cholestérol peut parfois justifier une évaluation médicale, un taux trop bas ne doit pas non plus être banalisé. Le cholestérol est une molécule essentielle au bon fonctionnement du cerveau, du système hormonal, des membranes cellulaires et de l'immunité.


L'hypocholestérolémie est le plus souvent le symptôme d'un déséquilibre sous-jacent plutôt qu'une maladie en elle-même. Une approche globale, fondée sur une alimentation riche en aliments bruts, une bonne santé digestive, un statut nutritionnel optimal et la recherche des causes métaboliques, permet généralement d'en comprendre l'origine et d'adopter une prise en charge adaptée.


Citations :


« Le cholestérol est une molécule essentielle, indispensable au fonctionnement de tous nos organes, en particulier du cerveau, des muscles et du cœur. » - Dr. Michel de Lorgeril


« Vouloir faire baisser le cholestérol à tout prix est une aberration médicale. Le cholestérol est la brique de base de nos hormones (cortisol, DHEA, testostérone, œstrogènes) et la structure de nos membranes cellulaires. Un cholestérol trop bas augmente le risque de dépression, de déclin cognitif, de fatigue chronique et de baisse d'immunité. » - Dr. Stéphane Résimont


« Une hypocholestérolémie est bien plus dangereuse qu’une hypercholestérolémie. Le cholestérol est la molécule mère de toutes nos hormones stéroïdiennes et le constituant majeur de nos membranes cellulaires et de notre cerveau. En faire baisser artificiellement le taux en dessous du seuil physiologique, c'est priver l'organisme de ses briques fondamentales. » - Dr. Georges Mouton


« Le cholestérol est indispensable à la vie et le premier constituant de nos membranes cellulaires et de nos neurones. Vouloir faire baisser aveuglément le cholestérol en dessous de seuils physiologiques par peur des maladies cardiovasculaires, c'est priver le cerveau de sa structure fondamentale et nuire à la synthèse de nos hormones stéroïdiennes, exposant au risque d'épuisement, de dépressions et de troubles cognitifs. » - Dr. Boris Dufournet

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