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  • La berbérine

    Article de phytothérapie Populaire depuis quelques années, la berbérine est une molécule naturelle très intéressante. Elle est d’ailleurs mentionnée à quelques reprises dans les articles de ce blog. Il fallait dès lors lui consacrer une petite rubrique. Description : La berbérine est un alcaloïde dérivé de plantes telles que l'épine-vinette, l'hydraste du canada ou encore l'argémone mexicaine. Elle est considérée comme un antibiotique naturel et n’est pas irritante pour les intestins. La berbérine est un composant naturel de nombreuses plantes médicinales populaires qui atténue l'inflammation intestinale chez l'homme grâce à sa modification du microbiote intestinal. L'effet potentiel de la berbérine sur l'intestin peut constituer une cible thérapeutique pour le SIBO. En 2014, des chercheurs ont confirmé que la phytothérapie contenant de la berbérine est équivalente à la rifaximine (antibiotique) pour la résolution du SIBO. La berbérine a amélioré la composition de bactéries bénéfiques telles que Bactéroïdes, Bifidobacterium, Lactobacillus et Akkermansia. En outre, elle pourrait atténuer l'inflammation du côlon en régulant les cellules T CD4 (+) de la lamina propria productrices d'interféron gamma et d'interleukine-17A. Il a été prouvé qu'elle réduisait considérablement les fréquences de diarrhée et de douleurs abdominales chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable à prédominance diarrhéique. La berbérine lutte contre tout type d’infection microbienne, des bactéries aux parasites, en passant par les virus et les champignons. Utile en soutien contre des infections résistantes aux traitements conventionnels, notamment bactériennes : staphylocoque doré, Escherichia coli, et même les Borrelia causant la maladie de Lyme. Elle est également capable de sensibiliser certains biofilms microbiens. Résumé des indications et des propriétés : Diarrhée Dysbiose intestinale Porosité intestinale (production de butyrate) SIBO (+ efficace et moins d’effets secondaires que les antibiotiques) Anti-inflammatoire Antioxydante Antimicrobienne (champignons, bactéries, parasites, virus) Dengue et chikungunya Diabète, prédiabète (hypoglycémiante), améliore la sensibilité à l’insuline (metformine naturelle). Baisse de l'hémoglobine glyquée Cholestérol : hypocholestérolémiante puissante Triglycérides Soutien du foie Prurit anal Nycturie (pipi la nuit) Aide à la perte de poids Soutien de la réponse immunitaire Alzheimer Jaunisse Ulcères Pancréatite Antibiofilm A combiner à une alimentation équilibrée et mesurée qui est la base de la santé. Posologie : Pour les intestins : La dose efficace chez l’adulte est de 3 grammes par jour, 5 jours par mois, 3 à 6 mois ou selon les besoins. 2 gélules de 500 mg 3 fois par jour ou 3 gélules 2 fois par jour aux repas. Commencer en douceur pour les dysbioses importantes afin d'éviter les symptômes de détoxification (réaction d'Herxheimer) : nausée, gout métallique, diarrhée, gaz, renvois, maux de tête, etc. Chez les personnes très intoxiquées qui auraient des effets secondaires avec la berbérine, on prendra : NAC 4 x 600 mg/J. Acide R alpha lipoïque : 3 x 100 mg/J. Curcumine : 70 mg 3 fois/J. Pour le diabète et le cholestérol : 1 gélules de 500 mg 3 fois par jour aux repas pendant 3 semaines avec une semaine d’arrêt. Durée totale : 3 à 4 mois. Contre le vieillissement : 1 gr par jour pour un microbiote optimal, avec réduction de l’inflammation et de l’hyperinsulinisme. Remarque : Dans certains cas, avec des glandes surrénales très affaiblies, la berbérine comme d'autres compléments alimentaires peut être difficilement tolérée. Citations : « La berbérine est une menace mortelle pour l’industrie du médicament antidiabétique. » - Dr. Georges Mouron « La berbérine a des effets bénéfiques sur la pression artérielle, le cholestérol et la glycémie, et elle est un puissant neuroprotecteur, en partie en améliorant la santé et la fonction des mitochondries. » - Dr. Joseph Mercola Sources : https://www.frontiersin.org/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/ https://www.alternativesante.fr/

  • Les infections ORL chroniques

    Article naturo-hygiéniste La médecine conventionnelle ne connait pas la cause des infections ORL, elle utilise des antibiotiques et des palliatifs pour masquer les symptômes suivants : bronchite, bronchiolite, pneumonie, sinusite, rhinite, otite, laryngite, trachéite, angine, etc. alors que la cause est principalement alimentaire… Rappelons que les microbes ne prolifèrent que sur un terrain malsain producteur de déchets. Certains enfants reçoivent plusieurs traitements antibiotiques tous les ans entrainant la destruction du microbiote intestinal, l’affaiblissement du foie, la toxémie et l’effondrement de l’immunité. Un enfant ou un adulte qui mange toute la journée, parfois plus de 10 fois par jour, n’échappera pas aux infections ORL ! Un personne âgée aura moins ces symptômes car sa force vitale est amoindrie, ce qui empêchera malheureusement le déclenchement de maladies aigües éliminatrices et salvatrices. Certains subiront les conséquences des erreurs de toute une vie par la manifestation des maladies dégénératives. Un enfant ne doit pas être alimenté au-delà de sa capacité de digestion, d’assimilation et d’élimination. Il n’a pas besoin de faire plus de repas qu’un adulte. L’énergie vitale homéostasique ne peut pas être dirigée vers la digestion en quasi permanence, elle est nécessaire à d’autres fonctions métaboliques, physiques, mentales, physiologiques et immunitaire. Une accumulation de liquide dans l’oreille interne d’un enfant est souvent liée à des infections ORL chroniques, en particulier des rhinopharyngites. Causes : Le grignotage La suralimentation L’excès d’aliments mucogènes, en particulier des céréales à gluten (blé, kamut, épeautre, orge, seigle) et des produits laitiers. L’excès d’aliments industriels raffinés et ultra-transformés. L'excès de glucides et de sucre notamment. Les incompatibilités alimentaires : surtout aliments acides (fruits, miel) + féculents Les intolérances alimentaires Les carences et déficits nutritionnels Les overtoniens (alcool, tabac, etc.) L'épuisement, la baisse d'énergie La parasitose Ces causes induisent : Une digestion laborieuse (baisse d’énergie vitale). Des fermento-putrescences intestinales. Des ballonnements, des gaz. La dysbiose intestinale. La porosité intestinale (cause des maladies chroniques et auto-immunes) qui intoxique l’organisme par le passage de macromolécules et de microbes dans le sang. Une baisse immunitaire. Une surcharge hépatique. Le diabète. L’hyperémie* stomacale et œsophagienne créant une hypersécrétion de mucus permettant la prolifération inhabituelle des microbes tentant de dégager le terrain. *Afflux excessif de sang La muqueuse des voies respiratoires supérieures est la continuité de la muqueuse intestinale et du tube digestif. S’il y a inflammation quelque part dans le tube digestif, elle peut se prolonger à la gorge, au nez, aux sinus et aux oreilles. Les causes du nez bouché la nuit : excès de céréales, de sucre ou signe d’hypothyroïdie. Le saviez-vous ? ​L’impact du tabac sur la sphère ORL va bien au-delà d’une simple irritation de la gorge. Pour rester saines, nos muqueuses comptent sur de minuscules « balais », les cils vibratiles, chargés d'évacuer les impuretés et les bactéries. Or, une seule cigarette suffit à paralyser ces cils pendant plusieurs heures ! ​Chez le fumeur, ce système de nettoyage est totalement à l'arrêt : le mucus stagne, s'épaissit et devient un bouillon de culture idéal pour les infections. Au-delà de cet aspect mécanique, la fumée altère l'immunité locale et réduit l'oxygénation des tissus, créant un terrain inflammatoire permanent qui empêche la cicatrisation. C’est ce cercle vicieux qui transforme souvent une simple rhinite passagère en une sinusite ou une laryngite chronique tenace. ​Le chiffre à retenir : Le tabagisme (même passif) multiplie par deux le risque d'échec des traitements ORL traditionnels ou naturels. Libérer ses muqueuses de la fumée est donc souvent le premier pas indispensable pour restaurer son "terrain" et retrouver un confort respiratoire durable. Les enfants non allaités sont plus sensibles aux infections ORL, aux dermatoses (eczéma, etc.), aux allergies et aux troubles digestifs (RGO, gaz, diarrhée, constipation, etc.) Solutions : Impérativement stopper le grignotage et faire maximum 4 repas équilibrés sur la journée en adoptant une alimentation physiologique naturelle de type paléo. Respecter les bonnes associations alimentaires et les temps de digestion. Bien mastiquer les aliments (soulagement digestif). Eviter tant que faire se peut les aliments industriels, raffinés, fritures, chips, sucreries, confitures, pâtisseries, mueslis, crème Budwig, desserts, céréales petit-déjeuner, sodas, overtoniens, lait de vache, repas trop complexes, etc. Combler les carences nutritionnelles. Faire du sport qui permet entre-autres de drainer la lymphe et d’éliminer. Prendre l’air le plus souvent possible, bouger, marcher, jouer au grand air et au soleil. Boire une eau de source de bonne qualité. Chouchouter le trio émonctoriel : foie-vésicule biliaire-intestins. Purge, lavement. Désinfection intestinale : berbérine + HE origan/cannelle + NAC + probiotiques. Béquille de soutient oligothérapeutique en attendant la correction des causes : Cuivre/or/argent le matin et le midi. Nutrithérapie : Iode. Vitamine C et vitamine D. Zinc. Oméga-3. Biologie : Tests d’intolérances alimentaires aux IgG. Les personnes perspicaces se rendront vite compte de l’efficacité du réglage alimentaire, lorsque les infections ORL se feront très rares. Le non-respect de ces règles d’hygiène vitale entraîneront le retour des infections ORL. Citations : « Le non-stop alimentaire crée le non-stop infectieux. » - Robert Masson « Réprimée, la maladie aigüe évoluera progressivement vers les troubles chroniques, toujours plus graves. Ne persistez pas dans votre habitude de suralimentation. » - André Passebecq « Si le foie n’assure pas un drainage convenable de l’organisme, des éliminations de substitutions peuvent survenir, soit dans le nez, soit dans l’arrière-gorge, etc. Il ne faut pas chercher plus loin l’origine des rhinites. La congestion du foie, qui se répercute presque immanquablement sur les bronches, est à la genèse de l’état catarrhal de la muqueuse bronchique. » - Raymond Dextreit « Il n’est pas normal de devoir constamment se moucher, tousser et expectorer. La propension à souffrir de catarrhes des voies respiratoires, quelles que soient leurs formes (rhume, sinusite, bronchite…) est une signe d’encrassement du terrain et de surmenage des émonctoires. » - Christopher Vasey « Grignoter et manger sans cesse est-ce qu’il y a de pire pour votre santé. » - Dr. Éric Berg « Les infections respiratoires, du rhume banal à la pneumonie, sont très fréquentes tant chez les marathoniens, les ultra-traileurs que les ironmen. » - Dr. Olivier Gilbert « Il faut évidemment s’occuper de la muqueuse intestinale qui est la mère de toutes les muqueuses, y compris respiratoires. Quand l’intestin va, tout va ! » - Dr. Georges Mouton « Une atteinte intestinale initiale (dysbiose, porosité) peut avoir des conséquences sur l’ensemble de l’organisme, avec toutefois des zones préférentielles telles que les voies ORL, les poumons, le tractus uro-génital ou la peau. » - Jérôme Manetta « Les dysfonctionnements métaboliques et l'hypothyroïdie fonctionnelle ne se limitent pas à une simple fatigue ou à une prise de poids ; ils modifient profondément la réponse immunitaire des muqueuses et se traduisent très fréquemment par des infections ORL à répétition. » - Dr. Stéphane Résimont Consultez un naturopathe hygiéniste qui pourra vous aider à régler votre alimentation.

  • Les causes de la fatigue

    Article naturo-hygiéniste Description : La fatigue c’est l’énervation, la baisse d’énergie vitale, la première des 7 étapes de la maladie selon John H. Tilden. C’est un symptôme émanant d’une ou de plusieurs erreurs d’hygiène de vie. Les causes possibles : La baisse de l’énergie vitale. La dysbiose intestinale. La porosité intestinale. La parasitose. Les mauvaises associations alimentaires et/ou des repas trop complexes à digérer. Les mauvaises éliminations (émonctoires). Le déséquilibre alimentaire. Les carences ou les déficits nutritionnels. Le stress. Le bruit, l’agitation. L’insomnie. L’anémie. L’hyponatrémie. L’hypotension. L'hypothyroïdie. Le manque ou l’excès d’activité physique. Le manque de repos et de calme. La mauvaise hygiène de vie générale. L’abus de stimulants et d’overtoniens. L’exposition aux toxiques. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Le déséquilibre ou la faiblesse du système hormonal (thyroïde, surrénales, testostérone, oestradiol, etc.) La toxémie. La faiblesse hépatique. Le diabète. Le travail en excès ou à pauses ou de nuit. La maladie cœliaque. Le dysfonctionnement mitochondrial. Le syndrome métabolique. Un déficit en neurotransmetteurs. Un taux trop bas de cholestérol. Un taux trop bas de cortisol. Si la fatigue devient chronique, elle peut déboucher sur un burn-out ou une fibromyalgie. Lorsqu’à l’inverse d’un rythme normal, on se sent fatigué dès le réveil et qu’on a un pic d’énergie vers 17h00 ou au moment d’aller se coucher, ceci signe un dérèglement hormonal, les glandes surrénales sont atteintes. Une fatigue permanente signe une carence en estrogène chez la femme et en testostérone chez l’homme. Solutions : La correction des causes. La cohérence cardiaque. Les jus de légumes biologiques. La détoxification. Prendre l’air frais et le soleil. La négativation. Aide phytothérapeutique : Plantes adaptogènes : éleuthérocoque, ashwagandha (soir), astragale, rhodiola, ginseng panax rouge, réglisse, tulsi, romarin. Gemmothérapie : bourgeons de cassis. Les plantes adaptogènes aident le corps dans ses capacités d’adaptation à résister au stress et à la fatigue avec leur action sur les glandes surrénales et le système nerveux. A prendre en cure de trois semaines avec une semaine d’arrêt. Compléments alimentaires : Magnésium organique + complexe B + L-taurine. Zinc chélaté ou poudre de chair d’huîtres (P.O.P.), iode, sélénium (noix du Brésil). Vitamines C et D. Coenzyme Q10. Créatine. Plasma marin de Quinton. Oligothérapie : cuivre/or/argent ou manganèse/cuivre/cobalt en ampoule de solution colloïdale. Manganèse/cobalt pour la fatigue des quinquagénaires et de la ménopause. Biologie fonctionnelle de la fatigue : NFS (Numération Formule Sanguine) : globules rouges, globules blancs, plaquettes. Magnésium érythrocytaire, zinc, sélénium, vitamines : A, D, E, K. Homocystéine + vitamines B9 et B12 active. Fer, ferritine, saturation de la transferrine, manganèse, cuivre. Coenzyme Q10. Glutathion total et réduit. Bilan hormonal complet : - fonction surrénalienne dont cortisol salivaire, prégnénolone et DHEA-S ; - fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, rT3, anticoprs anti-TPO ; - fonction gonadique : testostérone, œstradiol, LH, FSH. Biochimie des glucides : glycémie et insuline à jeun, indice HOMA, HbA1c. Iode urinaire sur 24H. CRP ultra-sensible : marqueur n°1 de l'inflammation de bas grade. Une inflammation chronique subtile "éteint" littéralement la production d'énergie cérébrale et musculaire. Profil des acides gras érythrocytaires. N’hésitez pas à parler de votre état de fatigue à votre médecin traitant pour faire un bilan sanguin. Citations : « Remédier, c’est agir en s’opposant à la cause de la maladie. » – Christopher Vasey « Le repos permet la restauration de l’intégrité de l’organisme, la récupération de l’énergie, l’élimination des toxines. » - Dr. André Passebecq « La fatigue n'est pas une fatalité, c'est un symptôme. Dans la grande majorité des cas, elle s'explique par des carences nutritionnelles (vitamine D, magnésium, fer), un déséquilibre hormonal (notamment la thyroïde ou les surrénales fatiguées par le stress) ou un intestin perméable. Soigner la fatigue nécessite d'en chercher la cause profonde au lieu de simplement consommer des stimulants. » - Dr. Stéphane Résimont Articles complémentaires : La fatigue surrénalienne. L'hypothyroïdie. Quelques règles alimentaires basiques. Les aliments à hautes et basses fréquences. La prise des repas. L'alimentation paléo.

  • La chasse aux toxiques

    Santé, détox L’élimination des polluants fait partie des 9 critères pour obtenir une santé intégrale. Petite liste de rappel non exhaustive des éléments à éradiquer pour diminuer notre niveau de toxémie et de stress oxydatif (radicaux libres). En effet, toutes les molécules de synthèse introduites par milliers dans nos organismes représentent un danger énorme. Une accumulation de toxiques dans les humeurs et les tissus peut finalement aboutir aux maladies dégénératives et au cancer. Seules les molécules naturelles pénètrent dans les circuits métaboliques normaux. N.B. Les toxiques sont des substances exogènes, elles proviennent de l'environnement. Les toxines sont des déchets endogènes qui proviennent du fonctionnement de l'organisme lui-même. Les cosmétiques : Nos cosmétiques contiennent de nombreux composés chimiques qui, au fil du temps, imprègnent notre organisme. Tout ce qui est appliqué sur la peau devrait être ingérable, donc comestible. Lire les étiquettes des cosmétiques utilisés. Bannir, les produits contenant de l’aluminium, du fluor, du parfum, des perturbateurs endocriniens (toxiques hormonaux), des conservateurs, des pesticides, des filtres solaires, des éléments chimiques (parabènes, phtalates (antithyroïdiens), alkylphénols, E320, dioxyde de titane, éthers de glycol, phénoxyéthanol, formaldéhyde, iodopropyl, polyéthylène glycol (PEG), sodium laureth sulfate, triclosan, etc.). Les filtres UV destinés à protéger la peau des irradiations UV peuvent également altérer l’homéostasie thyroïdienne. Utiliser des produits naturels avec peu d’ingrédients. « Les toxiques hormonaux peuvent créer le diabète, l’obésité, les maladies de la thyroïde, les leucémies, l’asthme, les allergies, les troubles du comportement ou du développement cérébral des enfants… » - Corinne Lalo, journaliste spécialisée dans la santé. => Listing des ingrédients les plus suspects. Les produits ménagers : Eviter le contact avec la peau et les muqueuses ORL, les poumons. Bien refermer les flacons. Utiliser des produits écologiques, du savon noir, du vinaigre, du bicarbonate de soude, etc. Ne pas utiliser de bougies parfumées, ni de désodorisant d’ambiance, ni d’insecticide, ni de désinfectants. Utiliser un diffuseur à ultrason à froid d’huiles essentielles pour embaumer les espaces de vie. Aérer l’habitat matin et soir de préférence. Attention aux vêtements après le nettoyage à sec qui utilise du perchloroéthylène (aérer). Laver les vêtements neufs. Selon l'INSA en 2005, 1 million de tonnes de produits chimiques ont été déversés dans le monde en 1930. 4.000 millions de tonnes en 2000. Les meubles : Tous les matériaux construits avec des colles, des résines, des vernis, de la moquette, des lasures et des peintures sont toxiques (formaldéhyde, etc.). Les lits métalliques, et pire, électriques sont des perturbateurs électromagnétiques, tout comme les canapés électriques. L'air intérieur est cinq à dix fois plus pollué que l'air extérieur. L’alimentation : Eviter les aliments transformés, dénaturés, raffinés, préparés, industriels et non biologiques. Le sucre raffiné, les édulcorants chimiques, les graisses cuites, les huiles transformées, les overtoniens, les sodas, les céréales, les farineux, l’eau du robinet, les compléments alimentaires de synthèse, les produits laitiers de vache surtout pasteurisés, les aliments surcuits, grillés, torréfiés, frits, fumés* ou micro-ondés. *Les aliments fumés ou grillés apportent des hydrocarbures aromatiques polycycliques cancérigènes. Limiter la consommation de saumon d’élevage de de thon en boîte. Ils sont riches en mercure et en contaminants toxiques. Bannir les pesticides*, les conservateurs, les additifs, les boîtes de conserves (aliments morts non nutritifs). Préférer les aliments non pasteurisés. Ne pas réutiliser des bouteilles d’eau ou de soda en plastique. Ne pas utiliser de biberons en plastique de surcroit passés au micro-ondes**. Privilégier des contenant en verre, en porcelaine, en Pyrex ou en acier inox. La consommation de chlorophylle a des propriétés intéressantes pour capter les toxines et les métaux lourds présents dans nos organismes. Remarque particulière pour l’exhausteur de goût de synthèse qu’est le glutamate monosodique (E621). C’est un neurotoxique notoire toujours utilisé par les industriels dans les plats préparés, les chips, les soupes en poudre et comme condiments dans la cuisine asiatique. C’est un destructeur de neurones qui serait impliqué dans les maladies neurodégénératives et la migraine. Les cuisinières et certains chauffages au gaz dégagent du monoxyde d'azote, du dioxyde d'azote, de l'oxyde de carbone, du dioxyde de souffre. *Pesticides, terme regroupant des biocides utilisés dans l'industrie : insecticides, herbicides, fongicides, parasiticides, etc. Ils sont susceptibles de déclencher pléthore de troubles de santé et de symptômes, qu’on attribue souvent à tort à des microbes. **Chez les enfants nourris au lait micro-ondé, on a constaté une augmentation de leucémie. (Lancet). Une étude française de 2010 analysant les menus d'un enfant de 10 ans révèle que les aliments ingérés en une journée contiennent pas moins de 128 résidus chimiques. (Alimentation conventionnelle recommandée par l'OMS). Une étude de l'Environmental Working Group a révélé que les échantillons de sang de nouveau-nés contenaient en moyenne 287 toxines, y compris du mercure, des produits ignifugeants, des pesticides et des produits chimiques dans les ustensiles de cuisine antiadhésifs. Lisons bien les étiquettes et achetons le moins cher (Litsao) à l'huile d'olive. L'étude NutriNet-Santé, publiée en octobre 2018 dans le prestigieux journal JAMA Internal Medicine, a suivi près de 68 900 adultes pendant plusieurs années et a mis en évidence une baisse de 25 % du risque général de cancer chez les plus grands consommateurs d'aliments bio par rapport à ceux qui n'en consommaient presque jamais. En 2006, l'étude de Seattle (Lu et al.) prouvait l'efficacité du bio en un temps record. En faisant passer des écoliers au 100 % bio pendant 5 jours, les chercheurs ont vu les traces d'insecticides neurotoxiques presque s'effacer de leurs urines. Mais attention au retour de bâton : dès la reprise d'une alimentation classique, les taux de pesticides ont explosé en seulement 24 heures. Les additifs alimentaires c'est 4 kg / an / personne ! => Liste des additifs par ordre de dangerosité. Film documentaire Arte : « La brigade des empoisonnés volontaires ». Le jambon rose et les charcuteries : « Depuis des décennies, les scientifiques de l’alimentation et les spécialistes du cancer savent que nitrates et nitrites sont convertis dans l’estomac humain en de puissantes substances cancérigènes appelées nitrosamines. » - Dr. Russel Blaylock Aux USA chaque année, plus de 13.000 cas de cancer sont causés par des aliments contenant des métaux toxiques, notamment dans le chocolat et les céréales. Les métaux toxiques comme le cadmium et le plomb ont été associés à plusieurs formes de cancer. Les chercheurs ont demandé des limites plus strictes à la FDA. Des aliments populaires pour bébés contiennent toujours des métaux toxiques comme le plomb et l’arsenic. https://www.dailymail.co.uk/health/article-12854981/study-cancer-toxic-metals-chocolate-baby-food.html Conseils : lire les étiquettes avec les ingrédients qui composent les produits cosmétiques et alimentaires. Acheter un guide qui traite des additifs (pas cher). Placer des plantes dépolluantes dans son intérieur. Les médicaments : Les éviter au maximum. Chaque molécule chimique est toxique et physiologiquement incompatible avec l’organisme, cela augmente la toxémie. "La pratique consistant à empoisonner une personne parce qu'elle est malade est fondée sur des notions erronées quant à la nature essentielle de la maladie." Herbert. M. Shelton Le « banal » paracétamol (Dafalgan ou Doliprane) est un toxique notoire pour le foie. Cette toxicité peut engendrer une insuffisance hépatocellulaire aiguë. Il abaisse nos niveaux de testostérone. Il inhibe la synthèse du glutathion (antioxydant endogène puissant). L’efficacité du NAC (N-acétylcystéine, précurseur du glutathion) dans la prévention et le traitement des toxicités hépatiques du paracétamol est parfaitement reconnue. Remarque particulière concernant les vaccins et leurs adjuvants. Ils peuvent contenir plus d'une centaine de substances chimiques : aluminium, squalène, mercure, formaldéhyde, propylène glycol, polysorbate 80, oxyde de graphène, nanoparticules, etc. Mais aussi, des molécules organiques étrangères émanant de la culture de tissus animaux comme des cellules rénales de singe et des cellules fœtales humaines… des corps étrangers qui perturbent et affaiblissent le système immunitaire. Pour rappel, les vaccins dévient le terrain biologique vers la zone d’oxydation sur le bioélectronigramme Vincent, zone de développement des virus, des maladies auto-immunes, des maladies dégénératives, des thromboses, de l'épilepsie et du cancer. Positionnement des vaccins Influvac Tetra et BCG à la limite vitale du sang sur le bioélectronigramme Vincent. Le médecin canadien, le Dr. Andrew Moulden, a fourni des preuves scientifiques claires prouvant que chaque dose de vaccin administrée à un enfant ou à un adulte est nocive. Cela lui a probablement coûté la vie à 49 ans. Tous les vaccins attaquent le système nerveux et produisent des dommages. - Dr. Andrew Moulden La pilule réduit nos réserves de magnésium et toutes les vitamines sauf la vit. A. Les contraceptifs diminuent le zinc plasmatique de 30%. "Les estrogènes artificiels produisent une demi-douzaine de composés toxiques pour le cerveau." - Dr. Russell Blaylock Les plombages dentaires : Les amalgames dentaires gris sont à base de mercure, ils sont impliqués dans divers troubles de santé neurodégénératifs. Des précautions particulières doivent être prises pour les faire ôter et les remplacer par de la résine. Les ondes électromagnétiques : Se tenir éloigné le plus possible des rayonnements, couper le Wi-Fi la nuit et quand on ne s’en sert pas. Mettre le smartphone en mode avion pour dormir à plus d’un mètre de la tête. Pas de radio réveil sur la table de nuit ni de téléphone sans fils dans la chambre, ni de babyphones (technologie DECT). Fuir les technologies connectées, montres, écouteurs, etc. La pollution atmosphérique : Il est difficile d’intervenir de manière quotidienne et individuelle pour se protéger de la pollution atmosphérique, à part peut-être déménager pour aller vivre face à l’océan. Je ne m’étendrai donc pas sur le sujet. Néanmoins, il est capital de comprendre que la menace véritable de l’humanité est la pollution engendrée par la production des substances chimiques toxiques. Voyons juste l’impact de la pollution générale sur les insectes et sur l’homme. Les arthropodes disparaissent à une vitesse catastrophique ! Une récente étude allemande sur le déclin massif de la "biomasse des arthropodes" indique que 67% des insectes ont disparu en à peine dix ans des prairies et 41% des forêts en Allemagne. Cette extinction alarmante et accélérée ne se limite pas à l'Allemagne, d'autres études viennent confirmer ce problème mondial. Aux Etats-Unis, c'est une perte de 83% des coléoptères en 40 ans qui a été constatée, et 75% des insectes volants aux Pays-Bas en moins de 30 ans ! Les chercheurs de l’Université de Harvard considèrent qu’un total de 8,7 millions de morts prématurées chez l’homme (année 2018) sont imputables à la pollution de l’air extérieur. Soit un décès sur cinq dans le monde… L’activité industrielle dans les carrières d’exploitation libère parfois des gisements radioactifs, notamment d’uranium qui contamine la biosphère. Il n’y a donc pas à s’étonner que certaines zones géographiques voient le taux d’incidence de cancers et autres maladies graves exploser. Ceci est aussi le cas lors des innombrables essais nucléaires qui ont eu lieu dans le Pacific. Des chercheurs de l’Université Clermont-Auvergne ont aspiré des nuages au sommet du Puy de Dôme et ont collecté jusqu’à 140 tonnes de pesticides de 32 sortes différentes ! A.J. Scheen, D. Giet, Rev Med Liège 2012 Un antitoxique majeur : La vitamine C à hautes doses est un antidote en mesure de clairement neutraliser une multitude de toxines, de toxiques et de venins. Le foie est le principal organe de la détoxification, la science lui connait jusqu’à 800 fonctions. Il neutralise les substances toxiques qui seront ensuite filtrées par les reins et éliminées dans les urines. Un ou plusieurs agents toxiques peuvent être la cause d’une fatigue hépatique et d’un dérèglement de la santé générale avec énervation. Veillons donc à ne pas surcharger ce précieux organe en éradiquant l’agent causal afin de conserver une santé et une vitalité optimale. Aides et compléments alimentaires indiqués pour l'élimination des métaux lourds : Végétaux : Coriandre. Ail des ours. Chlorophylle, légumes et jus verts. Compléments alimentaires : Chlorella 3 x 5 comprimés /J. Des synergies associent la chlorella, l’ail des ours et la coriandre. Une cure d’alkylglycérols (huile de foie de requin). Nutrithérapie : Vitamine C : 3 gr/J. Iode, Kelp 125-150 µg/J. Magnésium citrate ou bisglycinate + B6 + Taurine. La taurine est un agent protecteur contre les dommages toxiques des médicaments, des polluants environnementaux et des radiations. N-acétylcystéine 600 mg/J. Acide R alpha-lipoïque : l'arsenic, le cadmium et le mercure. Coenzyme Q10 pour le soutien mitochondrial. Bore. Oligothérapie : Le silicium organique élimine l’aluminium des cellules. Le chrome élimine plomb, arsenic et mercure. Le sélénium (noix du Brésil) élimine plomb, mercure, arsenic, etc. Citations : « La lutte contre les pollutions est le combat de la vie contre la mort. » - Pierre-Valentin Marchesseau « A nous de favoriser dans nos actes d’achat l’agriculture que nous souhaitons afin que l’Etat soutienne ces choix et rendre l’agriculture bio accessible à tous. Manger est aussi un acte politique, conscient ou inconscient. Chaque aliment ingéré doit être une prise de position. » - Dr. Véronique Vasseur & Laurence Thévenot « Si nous ne créons pas l’énervation et la toxémie en taxant l’organisme au maximum, nulle pathologie ne se développera. Si l’on allège la surcharge toxique, si l’on suit un mode de vie raisonnable, si l’on dirige son esprit vers de nouvelles voies, et si l’on calme et l’on contrôle ses émotions, ce ne sera plus un jeu de hasard de se rétablir et de se maintenir en bonne santé. » - Herbert M. Shelton « On peut dire avec le Dr. Jacques Maurice Klamar que les molécules de synthèse sont peu aptes à entrer dans les chaînes métaboliques normales, d’où nécessité pour l’organisme de créer des chaînes en dehors des métabolismes normaux lesquelles chaînes paramétaboliques entraînent à plus ou moins longue échéance le vieillissement prématuré, la cancérisation des races et le bouleversement tératogène des chromosomes. » - Robert Masson « Nous vivons dans un monde toxique qui nous précipite inlassablement et sournoisement vers un état de faiblesse chronique et nous maintient incapables d’agir. Le pire dans tout ça, est que nous n’en avons même pas conscience. » - Dr. Gilbert H. Crussol « Tout le monde possède un stock de glutathion qui permet d’éliminer les substances toxiques. Sauf en cas de surdosage majeur et/ou fréquent. Au-delà d’un certain seuil, le glutathion ne pourra plus compenser. Cela va entraîner la destruction des cellules du foie (hépatocytes) donc une hépatite avec élévation des enzymes hépatiques (transaminases) dans le sang. » - Pr. Jean-François Bergmann « L’homme succombera, tué par l’excès de ce qu’il appelle la civilisation. » - Pr. Jean Fabre « Ce qui nous menace le plus aujourd'hui est l'intrusion récente de la chimie dans l'intimité de notre milieu et de notre corps. » - Pr. Künning « Une femme qui fume et prend des contraceptifs court un risque important de mourir d’une crise cardiaque vers 50 ans. » - Dr. Catherine Kousmine « La pollution aérienne comporte de nombreux agents comme le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, l’oxyde nitrique, l’hydrogène sulfurique, l’ozone, les hydrocarbures, les particules de suie qui interagissent entre eux et peuvent, sous l’action de la lumière, produire des espèces radicalaires. » - Dr. Jean-Paul Curtay « La multiplication des maladies nouvelles et graves de nos jours est en relation directe avec cet empoisonnement chimique discret et insidieux dont l’homme est le seul responsable. » - Christopher Vasey « Pour moi, l’augmentation très importante du nombre de cas de maladies chroniques pourrait être expliquée par les carences en nutriments essentiels, par des déséquilibres hormonaux et par une exposition de plus en plus importante à des éléments toxiques. » - Dr. David Brownstein « Toutes les pathologies actuelles ont comme facteurs déclenchants les pollutions environnementales. » - Dr. Catherine Orsoni-Dupont « Mis à part de cause accidentelle, l’homme ne meurt prématurément que de son mode de vie TOXIQUE, consciemment ou inconsciemment. » - Malo Naturo « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate Articles complémentaires : La toxémie Les ondes électromagnétiques La détoxification par palier Pourquoi manger biologique ?

  • Le cholestérol et l'hypercholestérolémie

    Physiologie Description : Le cholestérol est probablement l'une des molécules les plus mal comprises de notre organisme. Souvent présenté comme un ennemi de la santé cardiovasculaire, il est pourtant indispensable à la vie. Sans lui, aucune cellule humaine ne pourrait fonctionner correctement. Contrairement aux idées reçues, le cholestérol n'est pas un poison mais un stérol naturellement produit par l'organisme. Environ 70 à 80 % du cholestérol circulant est synthétisé par le foie, les intestins et d'autres tissus, tandis que les 20 à 30 % restants proviennent de l'alimentation. Sa production est finement régulée afin de répondre aux besoins physiologiques de l'organisme. Le cholestérol participe à de nombreuses fonctions essentielles : Il constitue un élément majeur des membranes cellulaires et assure leur fluidité ; il est indispensable à la fabrication des hormones stéroïdiennes (cortisol, DHEA, aldostérone, œstrogènes, progestérone et testostérone) ; il permet la synthèse de la vitamine D sous l'action des rayons UVB ; il intervient dans la fabrication des sels biliaires nécessaires à la digestion et à l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E et K) ; il représente près d'un quart du cholestérol total de l'organisme au niveau du cerveau, où il participe au fonctionnement des neurones, à la myélinisation et aux connexions synaptiques. Chez le sportif, le cholestérol joue également un rôle majeur dans les phénomènes d'adaptation à l'entraînement. En servant de précurseur à la testostérone et aux autres hormones stéroïdiennes, il contribue indirectement au maintien de la masse musculaire, de la récupération et des performances. Il n'existe pas de « bon » ou de « mauvais » cholestérol Une confusion fréquente consiste à parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol. En réalité, il n'existe qu'une seule molécule de cholestérol. Les termes HDL (High Density Lipoproteins) et LDL (Low Density Lipoproteins) désignent non pas des types de cholestérol, mais des lipoprotéines, c'est-à-dire des transporteurs chargés d'acheminer le cholestérol dans l'organisme. Les LDL transportent principalement le cholestérol du foie vers les différents tissus afin de répondre à leurs besoins. Les HDL participent quant à elles au transport inverse en ramenant l'excès de cholestérol vers le foie pour son recyclage ou son élimination par la bile. Le problème n'est donc pas la présence de LDL en elle-même, mais leur oxydation sous l'effet du stress oxydatif et de l'inflammation chronique. Les LDL oxydées sont beaucoup plus impliquées dans les processus d'athérosclérose que le simple taux de LDL circulant. Un marqueur parmi d'autres Pendant plusieurs décennies, le cholestérol total puis le LDL-cholestérol ont été considérés comme les principaux responsables des maladies cardiovasculaires. Cette vision est aujourd'hui largement nuancée. Les travaux de nombreux chercheurs, dont le Dr. Michel de Lorgeril, insistent sur le fait que le risque cardiovasculaire dépend d'un ensemble de facteurs interconnectés : inflammation chronique, résistance à l'insuline, stress oxydatif, hypertension artérielle, tabagisme, sédentarité, alimentation ultra-transformée, qualité des lipoprotéines, fonctionnement métabolique et terrain génétique. Autrement dit, un taux élevé de cholestérol ne constitue pas, à lui seul, un diagnostic de maladie cardiovasculaire. Il doit toujours être interprété dans son contexte clinique et biologique. « Un taux normal de cholestérol pour un adulte en bonne santé varie entre 2 et 3 gr/L environ. » - Dr. Michel de Lorgeril, cardiologue, CNRS Symptômes : Le cholestérol élevé ne provoque généralement aucun symptôme spécifique. C'est pourquoi on parle souvent d'un facteur silencieux. La majorité des personnes présentant une hypercholestérolémie ignorent leur état jusqu'à la réalisation d'un bilan sanguin. Dans certains cas, notamment lorsqu'il existe une hypercholestérolémie familiale ou une anomalie lipidique ancienne, certains signes peuvent toutefois apparaître : xanthélasma (petites plaques jaunâtres au niveau des paupières) ; xanthomes tendineux (dépôts lipidiques au niveau des tendons) ; arc cornéen précoce chez les sujets jeunes ; douleurs thoraciques liées à une maladie coronarienne déjà installée ; artériopathie des membres inférieurs ; accidents cardiovasculaires chez les formes génétiques sévères. Le xanthélasma : un signe à ne pas négliger Le xanthélasma correspond à une petite plaque jaunâtre, souple et indolore, apparaissant généralement sur les paupières. Il s'agit d'un dépôt de lipides dans le derme. Sa présence ne signifie pas systématiquement que le cholestérol est élevé, mais elle justifie la réalisation d'un bilan lipidique complet. Plusieurs études montrent qu'il peut être associé à une augmentation du risque cardiovasculaire, indépendamment du taux de cholestérol sanguin. Les symptômes proviennent surtout des causes sous-jacentes En naturopathie et en médecine fonctionnelle, l'élévation du cholestérol est souvent considérée comme un marqueur d'un déséquilibre métabolique, plutôt qu'une maladie en elle-même. Les symptômes observés sont alors davantage liés à leurs causes : fatigue chronique liée à une hypothyroïdie ; prise de poids abdominale en cas de résistance à l'insuline ; hypertension artérielle ; inflammation chronique de bas grade ; syndrome métabolique ; stéatose hépatique non alcoolique ; diabète de type 2 ; excès de stress chronique. L'objectif n'est donc pas uniquement de faire baisser un chiffre sur une prise de sang, mais d'identifier les mécanismes physiologiques qui ont conduit à cette perturbation afin d'agir sur la cause plutôt que sur la conséquence. Causes : L'hypercholestérolémie n'est pas une maladie en soi, mais le plus souvent la conséquence d'un déséquilibre métabolique sous-jacent. Le cholestérol étant une molécule indispensable à la survie des cellules, sa synthèse est finement régulée en fonction des besoins de l'organisme. En naturopathie et en médecine fonctionnelle, l'objectif n'est donc pas uniquement de réduire un chiffre sur une prise de sang, mais de comprendre pourquoi l'organisme augmente sa production ou modifie son transport du cholestérol. De nombreux facteurs peuvent être impliqués. La résistance à l'insuline : le véritable moteur Aujourd'hui, de nombreux chercheurs considèrent que la résistance à l'insuline constitue l'un des principaux mécanismes responsables des anomalies du bilan lipidique. Lorsque les cellules répondent moins bien à l'insuline, le pancréas compense en en produisant davantage. Cet hyperinsulinisme chronique stimule la fabrication de triglycérides par le foie, favorise l'accumulation de graisse viscérale et modifie profondément le métabolisme des lipoprotéines. On observe alors fréquemment : une augmentation des triglycérides ; une diminution du HDL ; une augmentation des LDL de petite taille et plus facilement oxydables ; une stéatose hépatique. Cette situation est largement favorisée par une alimentation riche en sucres raffinés, boissons sucrées, farines blanches et produits ultra-transformés, bien davantage que par la consommation modérée d'aliments naturellement riches en cholestérol. L'inflammation chronique de bas grade L'inflammation chronique constitue un autre facteur majeur. Lorsqu'un tissu est agressé ou qu'un vaisseau sanguin présente une altération de son endothélium, l'organisme déclenche des mécanismes de réparation extrêmement sophistiqués. Le cholestérol participe à ces processus physiologiques. Son augmentation peut alors être interprétée comme une réponse adaptative destinée à maintenir l'intégrité des membranes cellulaires et à favoriser la réparation des tissus. Le problème survient lorsque cette inflammation devient permanente : alimentation déséquilibrée, excès de glucides et de sucre notamment, excès de masse grasse viscérale, tabagisme, pollution, manque de sommeil, infections chroniques ou stress psychologique entretiennent alors un état inflammatoire continu. Ce n'est donc pas tant le cholestérol qui devient problématique que l'environnement inflammatoire dans lequel il circule. Le stress oxydatif et les LDL oxydées Toutes les particules LDL ne présentent pas le même potentiel athérogène. Sous l'effet des radicaux libres, du tabac, de l'hyperglycémie, de l'inflammation chronique ou de certains polluants, les LDL peuvent subir une oxydation. Ces LDL oxydées sont beaucoup plus susceptibles d'être captées par les macrophages présents dans la paroi des artères, participant progressivement à la constitution de la plaque d'athérome. Pour cette raison, de nombreux spécialistes considèrent aujourd'hui que le stress oxydatif constitue un indicateur plus pertinent du risque cardiovasculaire que le seul taux de LDL. Une alimentation riche en fruits, légumes colorés, polyphénols, vitamines antioxydantes et oméga-3 contribue à limiter ce phénomène. La stéatose hépatique Le foie joue un rôle central dans la synthèse et le recyclage du cholestérol. Lorsqu'il accumule de la graisse — situation fréquente chez les personnes présentant un excès de sucres alimentaires ou une résistance à l'insuline — son fonctionnement devient moins efficace. Cette stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est aujourd'hui extrêmement fréquente dans les pays occidentaux et s'accompagne souvent : d'une augmentation des triglycérides ; d'une baisse du HDL ; d'une augmentation des particules LDL athérogènes. Améliorer la santé hépatique constitue donc une priorité dans la prise en charge globale. Une hypothyroïdie parfois méconnue Les hormones thyroïdiennes interviennent directement dans le métabolisme lipidique. En cas d'hypothyroïdie, même modérée, le foie élimine moins efficacement les lipoprotéines circulantes, ce qui peut entraîner une élévation du cholestérol total et du LDL. Chez toute personne présentant une hypercholestérolémie persistante, il est donc pertinent d'évaluer la fonction thyroïdienne, notamment la TSH, la T4 libre et, surtout, la T3 libre. Le rôle du microbiote intestinal Le microbiote influence également le métabolisme du cholestérol. Certaines bactéries intestinales participent à la transformation des acides biliaires, régulent l'inflammation et produisent des métabolites bénéfiques comme les acides gras à chaîne courte. À l'inverse, une dysbiose intestinale favorise l'hyperperméabilité intestinale, l'endotoxémie métabolique et l'inflammation chronique, autant de mécanismes susceptibles de perturber le métabolisme lipidique. Préserver un microbiote diversifié grâce à une alimentation riche en fibres, légumes, aliments fermentés et polyphénols et en évitant les antibiotiques constitue donc un levier intéressant. Les facteurs génétiques Certaines personnes présentent une hypercholestérolémie familiale, une maladie génétique touchant principalement le récepteur des LDL. Le foie élimine alors beaucoup moins efficacement les particules LDL, ce qui entraîne des taux très élevés dès l'enfance. Cette situation reste relativement rare mais nécessite une prise en charge médicale spécialisée, car le risque cardiovasculaire est nettement augmenté en l'absence de traitement. Il est important de distinguer cette maladie génétique des hypercholestérolémies acquises, beaucoup plus fréquentes et largement influencées par l’hygiène de vie. Le stress chronique Le stress chronique augmente durablement la sécrétion de cortisol et d'adrénaline. À long terme, il favorise : la résistance à l'insuline ; l'inflammation chronique ; l'hypertension artérielle ; le stress oxydatif ; l'accumulation de graisse abdominale. Tous ces mécanismes participent indirectement à la dégradation du profil lipidique. La gestion du stress fait donc partie intégrante de la prévention cardiovasculaire. La sédentarité L'activité physique améliore la sensibilité à l'insuline, augmente le HDL, favorise l'utilisation des triglycérides comme source d'énergie et stimule les défenses antioxydantes. À l'inverse, un mode de vie sédentaire favorise progressivement le syndrome métabolique. La pratique régulière de la marche, de la musculation et d'un entraînement cardiovasculaire adapté constitue l'un des moyens les plus efficaces d'améliorer durablement le profil lipidique. Le cholestérol alimentaire est-il vraiment responsable ? Pendant plusieurs décennies, les aliments riches en cholestérol — notamment les œufs, le beurre, les fruits de mer et les abats — ont été accusés d'augmenter directement le risque cardiovasculaire. Les connaissances actuelles sont beaucoup plus nuancées. Chez la majorité des individus, le foie adapte sa propre synthèse lorsque les apports alimentaires augmentent. Ainsi, le cholestérol contenu dans les aliments influence relativement peu la cholestérolémie. En revanche, une alimentation riche en glucides, en sucres raffinés, en produits ultra-transformés, en excès calorique et pauvre en micronutriments favorise davantage les anomalies lipidiques en perturbant le fonctionnement du foie et la sensibilité à l'insuline. Cette vision rejoint en partie les travaux du cardiologue et chercheur Michel de Lorgeril, qui souligne depuis de nombreuses années l'importance du mode de vie dans son ensemble — alimentation, activité physique, tabagisme, sommeil et inflammation chronique — plutôt que la simple focalisation sur le taux de cholestérol. Transition Avant de chercher à faire baisser son cholestérol, il est donc essentiel de comprendre pourquoi il est élevé. Dans de nombreux cas, le cholestérol apparaît davantage comme le témoin d'un déséquilibre métabolique que comme sa cause première. Une approche globale visant à améliorer le terrain, réduire l'inflammation, restaurer la sensibilité à l'insuline et optimiser les fonctions hépatiques et mitochondriales s'avère généralement plus pertinente qu'une prise en charge centrée uniquement sur le chiffre du bilan lipidique. Le saviez-vous ? Votre cerveau est l'un des organes les plus riches en cholestérol Près de 25 % du cholestérol total de l'organisme se trouve dans le système nerveux. Cette molécule est indispensable à la formation de la gaine de myéline, qui entoure les fibres nerveuses et permet une transmission rapide de l'influx nerveux. Le cholestérol participe également à la formation des synapses, au renouvellement des membranes neuronales ainsi qu'au bon fonctionnement de la mémoire et des capacités cognitives. Contrairement au reste de l'organisme, le cerveau fabrique son propre cholestérol, celui-ci ne franchissant pratiquement pas la barrière hémato-encéphalique. Le cholestérol est indispensable à la fabrication de nombreuses hormones Sans cholestérol, aucune hormone stéroïdienne ne pourrait être produite. Il est le précurseur : du cortisol, impliqué dans la réponse au stress ; de la DHEA, souvent appelée « hormone de la jeunesse » ; de l'aldostérone, qui participe à la régulation de la pression artérielle ; de la testostérone ; des œstrogènes ; de la progestérone. Une diminution excessive du cholestérol peut donc avoir des répercussions sur l'équilibre hormonal, la libido, la fertilité, la récupération musculaire et le niveau d'énergie. Il est également indispensable à la synthèse de la vitamine D Sous l'action des rayons ultraviolets B (UVB), un dérivé du cholestérol présent dans la peau est transformé en vitamine D3. Cette vitamine intervient dans plus de 1.000 mécanismes biologiques, notamment : l'immunité ; la santé osseuse ; la fonction musculaire ; la régulation de l'inflammation ; le métabolisme énergétique. Sans cholestérol, cette synthèse naturelle serait impossible. Le foie produit la majeure partie du cholestérol Contrairement à une idée largement répandue, le cholestérol alimentaire ne représente qu'une partie relativement faible des apports quotidiens. Chez un adulte en bonne santé : 70 à 80 % du cholestérol est synthétisé par l'organisme, principalement par le foie ; 20 à 30 % proviennent de l'alimentation. Lorsque les apports alimentaires augmentent, le foie réduit généralement sa propre production afin de maintenir un équilibre. À l'inverse, lorsque l'alimentation en apporte peu, il augmente sa synthèse. Ce mécanisme d'autorégulation explique pourquoi, chez la majorité des individus, la consommation d'œufs ou d'autres aliments naturellement riches en cholestérol influence peu la cholestérolémie. Les œufs ont longtemps été accusés... à tort Pendant plusieurs décennies, les recommandations nutritionnelles invitaient à limiter fortement la consommation d'œufs. Les études les plus récentes montrent pourtant que, chez la majorité de la population, une consommation régulière d'œufs n'augmente pas le risque cardiovasculaire. Les œufs constituent même l'un des aliments de référence les plus denses et les plus nutritifs : protéines hautement biodisponibles ; choline ; lutéine ; zéaxanthine ; vitamines A, D, E, K2 et B12 ; sélénium ; phospholipides. Ils s'intègrent parfaitement dans une alimentation variée et peu transformée. Le véritable problème est souvent l'oxydation des LDL Toutes les particules LDL ne présentent pas le même risque. Les LDL deviennent potentiellement délétères lorsqu'elles sont oxydées sous l'effet : du tabagisme ; de l'hyperglycémie chronique ; du stress oxydatif ; de l'inflammation chronique ; de la pollution ; d'une alimentation pauvre en antioxydants. Cette observation explique pourquoi deux personnes ayant exactement le même taux de LDL peuvent présenter des risques cardiovasculaires très différents. L'objectif n'est donc pas uniquement de diminuer le LDL, mais surtout de limiter son oxydation. Le cholestérol augmente parfois pour protéger l'organisme Le cholestérol est avant tout une molécule de réparation. Lorsqu'un tissu est lésé, qu'une membrane cellulaire est endommagée ou qu'une inflammation est présente, l'organisme peut augmenter sa production afin de répondre aux besoins de reconstruction. Cette capacité d'adaptation illustre parfaitement la logique de l'homéostasie : le corps ajuste en permanence sa physiologie pour maintenir son équilibre interne. Cette augmentation ne signifie pas nécessairement que le cholestérol est responsable de la maladie ; elle peut aussi refléter une réponse à une agression sous-jacente. Les statines diminuent également la synthèse de la coenzyme Q10 Les statines agissent en inhibant l'enzyme HMG-CoA réductase, étape clé de la synthèse du cholestérol. Cette voie métabolique est également nécessaire à la production de coenzyme Q10 (ubiquinone), un composé essentiel au fonctionnement des mitochondries et à la production d'énergie cellulaire. Chez certaines personnes, cette diminution peut contribuer à l'apparition de : douleurs musculaires ; faiblesse ; fatigue ; baisse des performances physiques. C'est l'une des hypothèses avancées pour expliquer une partie des effets indésirables musculaires observés avec cette classe de médicaments. Chez les personnes âgées, un cholestérol plus élevé n'est pas toujours synonyme de mauvais pronostic Plusieurs études observationnelles ont montré qu'après 70 à 75 ans, une cholestérolémie plus élevée n'est pas systématiquement associée à une mortalité accrue. Dans certaines populations âgées, elle est même corrélée à une meilleure survie. Ces résultats ne signifient pas qu'il faille rechercher un cholestérol élevé, mais ils rappellent que l'interprétation d'un bilan lipidique doit toujours tenir compte : de l'âge ; du contexte clinique ; de l'état inflammatoire ; de la fragilité ; des autres facteurs de risque cardiovasculaire. Ce n'est plus seulement le cholestérol qui intéresse les chercheurs La cardiologie moderne s'intéresse désormais à un ensemble de biomarqueurs permettant une évaluation plus fine du risque cardiovasculaire. Parmi les plus utiles figurent : l'Apolipoprotéine B (ApoB), qui reflète le nombre de particules potentiellement athérogènes ; la Lipoprotéine(a) [Lp(a)], facteur de risque principalement génétique ; les triglycérides ; le rapport triglycérides/HDL, souvent associé à la résistance à l'insuline ; la protéine C réactive ultrasensible (CRP-us), marqueur de l'inflammation ; l'HbA1c et l'insuline à jeun, qui renseignent sur la santé métabolique. En médecine fonctionnelle, ces paramètres apportent souvent davantage d'informations qu'un simple dosage du cholestérol total. Le cholestérol ne résume pas à lui seul le risque cardiovasculaire Comme le rappelle régulièrement le Dr. Michel de Lorgeril, le risque cardiovasculaire dépend avant tout du terrain métabolique. Une alimentation riche en produits ultra-transformés, le manque de fibres, le tabagisme, la sédentarité, le stress chronique, l'hypertension artérielle, le manque de sommeil, la résistance à l'insuline, l'inflammation chronique et le stress oxydatif influencent davantage la santé cardiovasculaire qu'un taux de cholestérol interprété isolément. En pratique, préserver une bonne hygiène de vie reste la stratégie la plus efficace pour réduire durablement le risque cardiovasculaire. Biologie fonctionnelle : Une élévation du cholestérol ne devrait jamais être interprétée isolément. En médecine fonctionnelle, un bilan biologique vise avant tout à comprendre pourquoi le profil lipidique est perturbé et à identifier les mécanismes impliqués : inflammation chronique, stress oxydatif, résistance à l'insuline, dysfonction thyroïdienne ou encore altération de la fonction hépatique. L'objectif n'est donc pas uniquement de mesurer un taux de cholestérol, mais d'obtenir une vision globale du fonctionnement de l'organisme. Le bilan lipidique Le bilan lipidique classique constitue le point de départ. Il comprend généralement : Cholestérol total ; HDL-cholestérol ; LDL-cholestérol (souvent calculé) ; Triglycérides. Ces paramètres restent utiles, mais présentent certaines limites. Par exemple, deux personnes affichant exactement le même LDL peuvent présenter un risque cardiovasculaire très différent selon leur niveau d'inflammation, leur sensibilité à l'insuline ou la taille de leurs particules LDL. Le bilan lipidique doit donc toujours être interprété dans son contexte clinique. L'Apolipoprotéine B (ApoB) L'ApoB est aujourd'hui considérée comme l'un des meilleurs marqueurs du risque cardiovasculaire. Chaque particule LDL, VLDL ou IDL contient une seule molécule d'ApoB. Son dosage reflète donc le nombre réel de particules athérogènes circulantes, indépendamment de leur teneur en cholestérol. Deux personnes peuvent avoir un LDL identique mais un nombre très différent de particules LDL. Celle présentant davantage de particules (ApoB plus élevée) est généralement plus exposée au risque d'athérosclérose. En pratique, l'ApoB apporte souvent une information plus pertinente que le LDL seul. La Lipoprotéine(a) – Lp(a) La Lp(a) est une lipoprotéine dont la concentration dépend essentiellement de la génétique. Contrairement au cholestérol alimentaire ou au mode de vie, son taux varie peu au cours de la vie. Une Lp(a) élevée constitue un facteur de risque indépendant de maladie cardiovasculaire, notamment lorsqu'elle est associée à d'autres facteurs de risque. Chez les personnes ayant des antécédents familiaux d'infarctus précoce, un dosage unique au cours de la vie peut être particulièrement utile. Les triglycérides Les triglycérides constituent un excellent reflet de la santé métabolique. Ils augmentent principalement en cas de : Résistance à l'insuline ; consommation excessive de glucides et de sucres notamment ; alcool ; sédentarité ; stéatose hépatique. À l'inverse, une diminution des triglycérides traduit souvent une amélioration de la sensibilité à l'insuline. Le rapport Triglycérides / HDL constitue d'ailleurs un excellent indicateur indirect du syndrome métabolique. Les LDL oxydées Toutes les LDL ne présentent pas le même potentiel athérogène. Les LDL deviennent problématiques lorsqu'elles subissent une oxydation provoquée par : les radicaux libres ; l'inflammation chronique ; le tabagisme ; l'hyperglycémie ; certains polluants environnementaux. Certaines analyses permettent de mesurer : les anticorps anti-LDL oxydées ; ou directement les LDL oxydées. Ces biomarqueurs restent encore peu prescrits, mais ils apportent des informations intéressantes sur le niveau de stress oxydatif. Les marqueurs de l'inflammation L'inflammation chronique joue un rôle central dans le développement de l'athérosclérose. Plusieurs examens permettent de l'évaluer. CRP ultrasensible (CRP-us) La CRP-us détecte des niveaux très faibles d'inflammation chronique. Une valeur élevée peut traduire : une inflammation chronique ; une maladie parodontale ; une obésité viscérale ; une infection chronique ; une alimentation pro-inflammatoire. Elle constitue aujourd'hui un marqueur largement utilisé en prévention cardiovasculaire. Fibrinogène Le fibrinogène participe à la coagulation sanguine. Une élévation chronique peut témoigner d'un état inflammatoire persistant et s'accompagne d'une augmentation du risque cardiovasculaire. Le bilan glucidique La santé cardiovasculaire est étroitement liée à la qualité du métabolisme du glucose. Un bilan complet devrait comprendre : glycémie à jeun ; hémoglobine glyquée (HbA1c) ; insuline à jeun ; indice HOMA-IR. Une résistance à l'insuline est fréquemment associée : à une augmentation des triglycérides ; à une baisse du HDL ; à des LDL plus petites et plus facilement oxydables ; à une inflammation chronique. Chez de nombreux patients, agir sur la glycémie améliore également le profil lipidique. Le bilan thyroïdien Les hormones thyroïdiennes régulent directement le métabolisme des lipides. Une exploration minimale comprend : TSH ; T4 libre ; T3 libre. En cas de suspicion d'atteinte auto-immune, il peut être utile d'ajouter : anticorps anti-TPO ; anticorps anti-thyroglobuline. Une hypothyroïdie, même modérée, peut expliquer une élévation persistante du cholestérol. Le statut hépatique Le foie étant le principal organe impliqué dans le métabolisme lipidique, son fonctionnement mérite une attention particulière. Les examens couramment utilisés sont : ALAT ; ASAT ; Gamma-GT ; phosphatases alcalines ; bilirubine. Une échographie hépatique peut également rechercher une stéatose. Le statut antioxydant Le stress oxydatif favorise l'oxydation des LDL et accélère le vieillissement vasculaire. En fonction du contexte clinique, il peut être intéressant d'évaluer : glutathion réduit ; glutathion total ; superoxyde dismutase (SOD) ; glutathion peroxydase (GPx) ; coenzyme Q10 ; myéloperoxydase (MPO) ; 8-OHdG (stress oxydatif de l'ADN). Ces analyses restent principalement utilisées dans certains laboratoires spécialisés en médecine fonctionnelle. Le statut micronutritionnel Plusieurs micronutriments interviennent directement dans la protection cardiovasculaire et la prévention de l'oxydation lipidique. Selon le contexte, on peut rechercher : Magnésium érythrocytaire ; Zinc ; Sélénium ; Cuivre ; Vitamine D ; Vitamine B12 active ; Folates ; Vitamine B6 ; Vitamine C ; Vitamine E ; Ferritine. Une carence n'est généralement pas la cause unique d'une hypercholestérolémie, mais elle peut favoriser le stress oxydatif et l'inflammation chronique. Les oméga-3 L'évaluation des acides gras membranaires constitue un excellent indicateur de l'état inflammatoire. Le dosage de l'Omega-3 Index permet d'estimer la proportion d'EPA et de DHA présents dans les membranes cellulaires. Un indice faible est souvent associé à : une inflammation plus importante ; une moins bonne santé cardiovasculaire ; une récupération plus lente. L'amélioration des apports en poissons gras ou en oméga-3 marins contribue généralement à restaurer cet équilibre. Homocystéine L'homocystéine est un acide aminé dont l'élévation traduit souvent : un déficit en vitamines B6, B9 ou B12 ; une méthylation insuffisante ; parfois une prédisposition génétique (MTHFR). Une concentration élevée est associée à un risque cardiovasculaire accru, indépendamment du cholestérol. Ne pas traiter un chiffre, mais comprendre le terrain L'approche fonctionnelle rappelle qu'un bilan biologique doit toujours être interprété dans sa globalité. Une légère élévation du cholestérol chez une personne : Sportive ; non fumeuse ; sans hypertension ; sans diabète ; avec une faible CRP-us ; des triglycérides bas ; un HDL élevé ; une excellente sensibilité à l'insuline, n'a pas la même signification qu'un profil lipidique similaire chez une personne présentant une obésité abdominale, une inflammation chronique et une résistance à l'insuline. Le véritable objectif est donc de comprendre le terrain biologique, afin de corriger les déséquilibres qui favorisent le risque cardiovasculaire plutôt que de se focaliser exclusivement sur le taux de cholestérol. Solutions : 1. Adopter une alimentation anti-inflammatoire Le premier levier consiste à agir sur le terrain métabolique. Une alimentation de type paléo ou méditerranéenne (sans gluten), riche en aliments bruts, légumes, fruits, poissons gras, œufs, huile d'olive vierge extra, noix et aliments fermentés, contribue à réduire l'inflammation chronique, améliorer la sensibilité à l'insuline et limiter l'oxydation des LDL. À l'inverse, les produits ultra-transformés, les sucres raffinés, les boissons sucrées et les excès de glucides favorisent la résistance à l'insuline, la stéatose hépatique et les déséquilibres lipidiques. L'objectif n'est pas de supprimer le cholestérol alimentaire, mais d'améliorer le fonctionnement du métabolisme. 2. Bouger chaque jour L'activité physique demeure l'un des moyens les plus efficaces pour améliorer naturellement le profil lipidique. La marche rapide, le vélo, la natation ou encore la musculation permettent de : Augmenter le HDL ; diminuer les triglycérides ; améliorer la sensibilité à l'insuline ; réduire l'inflammation chronique ; préserver la masse musculaire. Une combinaison de renforcement musculaire et d'activité d'endurance offre les meilleurs résultats. 3. Retrouver une bonne sensibilité à l'insuline Dans la majorité des cas, l'amélioration du profil lipidique passe par une diminution de l'hyperinsulinisme. Pour cela : Eviter le grignotage ; limiter les glucides et les sucres rapides ; privilégier les aliments riches en fibres ; maintenir un poids santé, notamment en réduisant la graisse abdominale ; pratiquer une activité physique régulière. 4. Réduire le stress oxydatif L'oxydation des LDL joue un rôle plus important que leur simple concentration. Pour protéger les lipoprotéines, privilégiez : Une alimentation riche en légumes colorés ; les fruits rouges et les baies ; les épices (curcuma, gingembre) ; le thé vert ; le cacao riche en polyphénols ; les poissons gras riches en oméga-3. Le tabac demeure, quant à lui, l'un des principaux facteurs d'oxydation des LDL. 5. Optimiser les fonctions du foie et de la thyroïde Le foie et la thyroïde sont au cœur du métabolisme du cholestérol. En cas d'hypercholestérolémie persistante, il peut être pertinent de rechercher : une stéatose hépatique ; une hypothyroïdie ; une résistance à l'insuline. Corriger ces déséquilibres améliore souvent le profil lipidique sans intervention spécifique sur le cholestérol lui-même. 6. Les compléments alimentaires Les compléments alimentaires ne remplacent jamais une alimentation équilibrée, mais certains peuvent constituer un soutien intéressant dans une approche globale. Les plus documentés sont : les oméga-3 marins (EPA/DHA) ; les fibres solubles (psyllium, inuline, bêta-glucanes d'avoine) ; la berbérine, notamment en cas de résistance à l'insuline ; la coenzyme Q10, particulièrement chez les personnes traitées par statines ; la curcumine, pour son action anti-inflammatoire ; les polyphénols issus d'une alimentation variée. Toute supplémentation doit être adaptée au contexte clinique, biologique et discutée avec un professionnel de santé. 7. Les statines : une approche individualisée prudente Leur utilisation en prévention primaire chez des personnes à faible risque cardiovasculaire fait encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. Des chercheurs, comme le Dr. Michel de Lorgeril, soulignent que le bénéfice attendu doit toujours être mis en balance avec les effets indésirables potentiels : douleurs musculaires, fatigue, augmentation du risque de diabète chez certains patients ou diminution de la synthèse de coenzyme Q10. En prenant conscience du fonctionnement de l’organisme, donc de sa physiologie, on comprend rapidement le danger de ces médicaments controversés qui réduisent les taux de cholestérol alors que le corps met tout en œuvre pour sa sauvegarde en produisant du cholestérol. Sans compter sur les nombreux effets secondaires de ces molécules chimiques et leur impact sur le niveau de toxémie : Myalgie (douleurs musculaires, crampes, faiblesse), Myopathie (destruction musculaire), Myosite (inflammation musculaire), Tendinopathies pouvant aller jusqu’à la rupture du tendon, Capsulite rétractile, Arthralgies (douleurs articulaires), Fatigue, Maladies rénales & hépatiques, Diabète, Cataracte, Troubles cognitifs (destruction du cholestérol du cerveau), Troubles sexuels, perte de libido*, etc. Inhibition de la synthèse de la vitamine K2 (protection des artères contre la calcification). C’est aussi la molécule qui génère le plus de bénéfices pour l’industrie pharmaceutique. Les médicaments à base de statines contiennent du fluor. *Les médicaments hypolipémiants tels que les statines inhibent la production de testostérone par les cellules de Leydig. « Les statines sont surtout toxiques pour les muscles (très riches en mitochondries) en empoisonnant les mitochondries. Mais des mitochondries (le poumon de la cellule), il y en a dans toutes les cellules… En donnant des statines, on va augmenter le risque de diabète et amplifier les syndromes dépressifs, tout ça en favorisant aussi les cancers et en ayant aucun effet protecteur sur les maladies cardiovasculaires. Le cholestérol est innocent et ça ne sert à rien de le diminuer avec des médicaments. L’infarctus est dû au mode de vie. Ce sont les mêmes modes de vie qui provoquent les mêmes altérations de l’état de santé. D’un point de vue scientifique et rationnel, donner des statines c’est absurde ! » - Dr. Michel de Lorgeril La décision de prescrire une statine doit donc être individualisée, en tenant compte du risque cardiovasculaire global, des antécédents, du mode de vie et des préférences du patient. En résumé : Le cholestérol n'est pas un ennemi à combattre, mais une molécule essentielle dont l'équilibre reflète souvent l'état général du métabolisme. Plutôt que de chercher uniquement à faire baisser un chiffre, il est préférable d'agir sur les véritables causes : inflammation chronique, résistance à l'insuline, stress oxydatif, sédentarité, alimentation déséquilibrée et dysfonctionnements métaboliques. Conclusion : Le cholestérol est une molécule essentielle à la vie. Il intervient dans la structure des membranes cellulaires, la synthèse des hormones stéroïdiennes, de la vitamine D, des sels biliaires ainsi que dans le bon fonctionnement du cerveau et du système immunitaire. Le considérer comme un simple ennemi à éliminer est donc une vision réductrice de la physiologie humaine. Les connaissances scientifiques actuelles montrent que le risque cardiovasculaire dépend d'un ensemble de facteurs étroitement liés : résistance à l'insuline, inflammation chronique, stress oxydatif, qualité de l'alimentation, activité physique, sommeil, tabagisme et rarement prédisposition génétique. Le cholestérol n'est qu'un élément parmi d'autres et ne devrait jamais être interprété isolément. Plutôt que de chercher à normaliser un chiffre à tout prix, il est souvent plus pertinent d'identifier les causes sous-jacentes d'un déséquilibre lipidique et d'agir sur le terrain. Une alimentation riche en aliments bruts, une activité physique régulière, une bonne gestion du stress, un sommeil réparateur et un apport suffisant en micronutriments constituent les fondements d'une prévention cardiovasculaire durable. Comme le rappelle le Dr. Michel de Lorgeril, la santé cardiovasculaire ne se résume pas à un taux de cholestérol. C'est avant tout le reflet d'un mode de vie global, où l'équilibre métabolique, la qualité des habitudes quotidiennes et le respect de la physiologie jouent un rôle déterminant. À retenir Le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il n'existe pas de « bon » ou de « mauvais » cholestérol, mais des lipoprotéines qui assurent son transport. Les LDL oxydées sont plus préoccupantes que le LDL seul. La résistance à l'insuline et l'inflammation chronique jouent un rôle majeur dans les maladies cardiovasculaires. L'hygiène de vie reste le levier le plus efficace pour préserver une bonne santé cardiovasculaire. Citations : « L’intoxication alcoolique, tabagique, caféique, théophylinique, théobrominique crée des microlésions des endothéliums vasculaires. Sur ces microlésions s’agglutinent plaquettes, sédiments, minéraux, cholestérol, métabolites ou catabolites divers « bâtisseurs » d’athérome. » - Robert Masson « A partir de 60 ans, le taux optimal de cholestérol tourne autour de 2,80 g/L. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les gens qui vivent dans le respect de leur physiologie ne sont pas malades. » - Dr. John H. Tilden « Une hypercholestérolémie, dans 90-95% des cas, se résout en 2 à 3 semaines en traitant la thyroïde, puisqu’on a un hypométabolisme. » - Dr. Stéphane Résimont « Propagande et marketing, les deux mamelles de la théorie du cholestérol. » - Dr. Jean-Marc Rehby « Le danger du cholestérol pour notre santé est l’un des plus gros mensonges en circulation, mais aussi un des plus tenaces. » - Grabriel Combris, journaliste « Toute perturbation de la ressource en cholestérol induira fatalement une raréfaction des stéroïdes fondamentaux pour déclencher au final des impuissances chez les hommes, des troubles du désir sexuel et des vieillissements accélérés dans les deux sexes. » - Dr. Vincent Reliquet « Le discours sur le cholestérol est l’exemple même du discours dogmatique, réducteur et scientifiquement faux, qui entraîne des recommandations médicales ineptes et des prises de médicaments ou d’alicaments inutiles. » - Pascale Sarni-Manchado et Véronique Cheynier. « Sans cholestérol en tant que précurseur incontournable de toutes les hormones stéroïdes, pas d’hormones sexuelles (œstradiol, progestérone, testostérone) et pas d’hormones surrénaliennes (glucocorticoïdes ou 17-hydroxystéroïdes, 17-cétostéroïdes, minéralocorticoïdes). Sans lui, pas d’acides biliaires et donc pas de sels biliaires pour émulsifier et, par conséquent, pour digérer les graisses. […] Les sujets souffrant d’un déficit en cholestérol, congénital ou non, développent des troubles cognitifs (mémoire et/ou intelligence diminuées). » - Dr. Georges Mouton « La vérité est que le cholestérol est important et le fait d’avoir un faible taux de cholestérol, est beaucoup plus dangereux que d’avoir un taux de cholestérol élevé. » - Dr. Eric Berg « On a beau baisser le cholestérol, on ne règle pas le problème d’athérome. L’insuline est la principale cause aujourd’hui d’athérome, c’est à dire d’inflammation des artères et donc de la création de d’œdème de plaque d’athérome, donc les excès de glucides. » - Dr. Boris Dufournet « L’hyperinsulinisme va augmenter la synthèse d’acides gras et de cholestérol. L’hypercholestérolémie est une conséquence de l’hyperinsulinisme. » - Pr. Vincenzo Casrtronovo « Le cholestérol est une molécule essentielle, une molécule noble, indispensable, vitale pour le fonctionnement de tous nos organes et en particulier du cerveau, des muscles, du cœur, du foie, des os, etc. Le cholestérol ne joue aucun rôle direct dans les maladies artérielles, aucun ! Je vous le dis encore : Arrêtez les statines ! Une sage décision qui sauvera votre santé et probablement votre vie, vous épargnera un diabète, un cancer (généralement du foie), une dégénérescence cérébrale, une panne sexuelle… pour uniquement engraisser les gros labos au détriment de votre vie. » - Pr. Philippe Even « L’utilisation des statines est associée à une incidence accrue de maladies rénales aigües et chroniques. » - Acharya, Tushar & al. American journal of cardiology « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • Prostatisme

    Article naturo-hygiéniste Les troubles de la prostate à partir de la soixantaine sont devenus une banalité dans les pays industrialisés. Une prostatite aiguë (inflammation) non traitée peut laisser la prostate endommagée avec évolution possible vers l’adénome de la prostate : hypertrophie de l’organe qui peut rendre la miction difficile en comprimant l’urètre. La prostate grossit et durcit. Dans certains cas, elle peut entraîner une infection, des calculs vésicaux et un trouble de la fonction rénale. Difficulté d’uriner, mictions fréquentes sont des symptômes, une alarme envoyée par le corps qui signale que quelque chose ne va pas. Il y a beaucoup de chance pour qu’il y ait une atteinte rénale préalable (émonctoire à élimination cristalloïdale) ou une dysbiose du microbiote intestinal qui ont amené le problème prostatique. La prostate est hormonodépendante de l’hormone mâle testostérone, elle en a donc besoin pour fonctionner normalement. Par contre, en vieillissant, la conversion excessive de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT) par l’enzyme 5-alpha-réductase est délétère pour la prostate et la perte de cheveux chez l’homme. Un taux de testostérone trop bas et un taux de d’estradiol trop haut sont favorables à l’hypertrophie de la prostate. Pour un effet protecteur, le taux de testostérone doit être d’au moins 400 ng/dL et le taux d’estradiol < 30 ng/L. Ce sont des affections cristalloïdales (acides, cristaux) : Lorsqu’un trouble est douloureux, chaud ou enflammé, le terrain est acidifié. Il y a 3 options : Allopathique : médicaments et/ou chirurgie avec finalement risque d’ablation. Les médicaments produisent souvent des dommages. Les effets secondaires principaux de la prostatectomie sont l'incontinence urinaire, la dysfonction érectile et l'anéjaculation. Négligence : on vit dans l’inconfort et en marge des lois naturelles, ce qui risque de se terminer par un cancer. Naturelle : on régénère l’ensemble de l’organisme et l’organe défaillant en respectant les lois naturelles du vivant, en passant par les techniques naturopathiques et hygiénistes. La prostatite chronique (hypertrophie incorrectement soignée) se rétablit assez rapidement avec des soins hygiénistes. Les différentes étapes naturelles : A. Suppression des causes. B. Modification de l’hygiène de vie. C. Béquilles de soutient phytothérapeutiques. D. Compléments alimentaires. E. Exercices respiratoires. A. Réduction drastique, voire suppression des aliments acidifiants & inflammatoires : Quels types d’aliments sont acidifiants ? L'excès d'aliments riches en protéines animales et végétales (azote), chair animale non pâturée, produits laitiers, soja, etc. Les produis laitiers sont strictement à bannir ! L’alcool, vin (blanc en particulier), le café, le thé noir (poisons overtoniens). L'excès de glucides : amidons, céréales et légumineuses non germées, non fermentées. Les aliments transformés, raffinés et industriels, le sucre, le chocolat au lait (calories vides, aliments morts, additifs, agents chimiques => carences), les fruits non-mûrs. Le vinaigre d'alcool (pH 2,4) irrite les parois de l’appareil digestif, décalcifie l’organisme et altère le système circulatoire. C’est un produit acide à réaction finale acidifiante. Il doit être évité par les personnes acidifiées. Le vinaigre de cidre biologique non-pasteurisé remplace le vinaigre d’alcool avantageusement (bactéries lactiques, minéraux, pH 3,3). Les huiles végétales industrielles pro-inflammatoires (tournesol, soja, arachide, etc.) N.B. Le stress, Les médicaments et les produits chimiques sont acidifiants. B. Favoriser les aliments anti-inflammatoires, riches en bons acides gras et en micronutriments : Quels sont les aliments alcalinisants ? Les fruits mûrs biologiques. Certaines noix et huiles végétales (courge, chanvre, noix, lin, onagre). Les légumes crus et en jus à l’extracteur. Les avocats. Les graines de courge (1 à 2 c à s - 10 gr/J .) réduisent la conversion de testostérone en DHT. Les graines germées. Les algues. Les petits poissons gras : harengs, sardines, maquereaux, anchois, truite. Ce sont les principaux constituants de l’alimentation physiologique humaine. Solutions : Eliminer la constipation et le ralentissement digestif. Corriger une éventuelle dysbiose intestinale. Corriger le déficit androgénique et augmenter la testostérone. Appliquer une bouillotte chaude sur la sphère rénale 2 x 30 min. / J. Consommer une eau de boisson de bonne qualité très faiblement minéralisée < 50 mg de résidus secs. Eviter les bouteilles en plastiques. Appliquer des cataplasmes sur la sphère rénale à l’huile de ricin vierge et biologique. Ils sont vivement indiqués, au min. 2h/J, au mieux toute la nuit. Consommer des jus de légumes minéralisants avec du gingembre. Consommer du curcuma frais ou son principe actif : la curcumine. Consommer des huiles vierges extraites à froid biologiques d’olive, de graines de courge, de noix, de coco. Il existe des mélanges d'huiles vierges extraites à froid bien équilibrés en acides gras oméga-3-6-9. Manger une à deux noix du brésil par jour pour le sélénium assimilable. Pratiquer la cure Breuss est de bon aloi. Consommer suffisamment d’acides gras oméga-3 (EPA & DHA) de vitamine D et E. S'exposer au soleil. Faire la chasse aux toxiques : perturbateurs endocriniens, alcool, tabac et pesticides. Eliminer la sédentarité et pratiquer une activité physique régulière. Il est important d’augmenter le repos digestif et physiologique en pratiquant à minima le jeûne intermittent pour permettre l’évacuation de toxines et déchets. Mieux encore, inclure une journée de jeûne ou de diète par semaine (un seul repas le soir). Plus long sera le jeûne, plus vite le rétablissement sera obtenu. A lui seul, le jeûne permet la réduction de l’hypertrophie parfois même en 3 ou 4 jours ! Il devrait durer assez longtemps que pour obtenir une élimination toxémique convenable. Idéalement, nous commencerons alors par une détoxification par paliers. Il est également important de respecter les compatibilités alimentaires. Les mauvaises associations sont sources de fermentation, d’inflammation et d’hyperperméabilité intestinale. C. Phytothérapie complémentaire : Tisanes diurétiques, rénales, confort urinaire : gaillet grateron, pissenlit, ortie, cyprès, épilobe à petites fleurs en teinture mère, etc. Racine d’ortie* (200-320 mg/j.), palmier nain, prunier d’Afrique, berbérine, ginseng Panax. Gemmothérapie : bourgeons de séquoia ou complexe prostate. *La racine d'ortie est recommandée pour soulager l'hypertrophie bénigne de la prostate et d'autres problèmes de prostate. Elle est également utilisée pour ses effets cardiovasculaires et comme remède naturel pour traiter ou prévenir la calvitie. Prostatite (phyto/gemmo/aroma) : Gélules d’huile de pépins de courges et de racine d’orties, posologie qui est indiquée sur la boîte pendant 3 mois. + Traitement simultané aux huiles essentielles avec cette formule « Prostatite » : Mélanger dans un flacon goutte à goutte vide de 10 ml en verre teinté brun, à faire préparer par le pharmacien : HE de patchouli 20 gouttes HE de gaulthérie couchée 30 gouttes HE de lentisque pistachier 10 gouttes HE de cyprès de Provence 20 gouttes HE de géranium Rosat 20 goutes 3 gouttes de ce mélange sur ¼ de morceau de sucre de canne à sucer, 3 x /J pendant 15 jours. + Faire préparer à la pharmacie 30 suppositoires contenant 150 mg du mélange de ces huiles, 2 suppositoires pendant 15 J. Gemmothérapie : bourgeons de séquoia + cassis + frêne. D. Compléments alimentaires : Chlorumagène ou Delbiase. Psyllium blond et pruneaux pour éviter la constipation à proximité de la prostate et drainer les intestins. Polyphénols : curcumine, quercétine, resvératrol. Plasma marin de Quinton en isotonique 30-50 ml/J le matin à jeun. Le pollen frais. Vérifier l’apport en zinc, attention à la carence ou au déficit ! Nutrithérapie : vitamines C, D, E. Iode, zinc, sélénium, oméga-3. Oligothérapie : Granions prostate ou manganèse/cuivre + zinc/cuivre. Silicium organique. E. Exercices respiratoires : Respirations profondes qui permettent au diaphragme d’améliorer la circulation sanguine et de diminuer le stress. La cohérence cardiaque est indiquée. Il n’existe aucun substitut à l’obéissance des lois de la vie saine. On se comporte correctement ou on paye le prix de notre désobéissance. Biologie : Testostérone totale et libre ; LH, FSH ; Estradiol ; PSA ; Vitamines : D & E ; Iode sur urines de 24H ; Zinc, sélénium, magnésium érythrocytaire. Citations : « Rien, n’améliorera, n’adoucira, ne jugulera ces affections, parmi tant d’autres, mieux qu’un jeûne total poursuivi jusqu’à ce que tous les troubles et malaises aient disparus. La prostate infectée est très douloureuse, le patient en est déprimé ; elle doit être soignée en mettant le patient au lit, au jeûne, pendant plusieurs jours, ou jusqu’à ce qu’il se sente bien et capable de retenir l’urine trois heures. » - Dr. John H. Tilden « Nous avons vu des patients uriner librement après trois jours de jeûne, alors qu’ils avaient été précédemment incapables d’uriner sans sonde. » - Dr. Herbert M. Shelton « Les troubles de la prostate sont le résultat soit d’excès alimentaires, soit d’une carence en nutriments vitaux et vivants dans l’alimentation de toute une vie. » - Dr. Norman W. Walker « Supprimer des symptômes, c’est laisser les causes intactes pour produire des troubles supplémentaires. Enlever des effets accumulés sans enlever les causes, c’est garantir qu’avec le temps « les maladies de l’âge moyen » et les « maladies de l’âge mur » ne sont que des évolutions des « maladies de l’enfance » et reposent sur la persistance et l’accumulation des causes qui produisent les maladies de l’enfance. La maladie commence là où la cause commence et persiste là où la cause persiste. » - Albert Mosséri « L’apport thérapeutique régulier d’un oligoélément permet de modifier l’ensemble d’un tableau complexe de façon durable et quelquefois définitif. » - Christian Brun « Les hommes qui commencent à se lever la nuit, je leur dit : Messieurs, prenez de l’iode et 3 mois plus tard vous allez voir, les levées nocturnes seront bien meilleures. » - Dr. Vincent Reliquet « Les taux de testostérone bas sont associés à un risque de cancer de la prostate augmenté. » - Dr. Thierry Hertoghe « On connait les causes de l’hypertrophie de la prostate : manque de testostérone, excès d’œstrogènes, manque de vitamine D et manque de sélénium. Il faut savoir que la cause principale du cancer de la prostate, c’est le manque de testostérone. » - Dr. Stéphane Résimont « Les œstrogènes représentent un contributeur sous-estimé dans le développement et la progression du cancer de la prostate. » - Dr. Christian Boyer Article complémentaire : Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir.

  • Le syndrome du canal carpien

    Article de naturopathie fonctionnelle Et si la véritable cause était inflammatoire, hormonale ou micronutritionnelle ? Description : Le syndrome du canal carpien (SCC) est l'une des neuropathies compressives les plus fréquentes. Il résulte de la compression du nerf médian lors de son passage dans le canal carpien, un étroit tunnel ostéo-fibreux situé au niveau du poignet. La médecine conventionnelle considère généralement cette affection comme un problème mécanique lié aux mouvements répétitifs ou aux contraintes professionnelles. Pourtant, en médecine naturelle et fonctionnelle, cette compression est souvent la conséquence d'un déséquilibre plus profond. Un état inflammatoire chronique, une rétention hydrique, un dysfonctionnement thyroïdien, une résistance à l'insuline, certaines fluctuations hormonales ou encore des carences micronutritionnelles peuvent favoriser le gonflement des tissus entourant le nerf médian et augmenter la pression à l'intérieur du canal carpien. L'objectif n'est donc pas uniquement de traiter la douleur, mais d'identifier et de corriger les causes qui entretiennent cette inflammation tissulaire. Symptômes : Les symptômes apparaissent généralement de façon progressive et s'intensifient souvent durant la nuit ou au réveil. Les manifestations les plus fréquentes sont : fourmillements ou engourdissements (paresthésies) du pouce, de l'index, du majeur et de la moitié de l'annulaire ; sensation de brûlure ou de décharge électrique dans la main ; douleurs irradiant parfois vers l'avant-bras, le coude ou l'épaule ; diminution de la force de préhension ; perte de dextérité avec difficulté à saisir les objets ou tendance à les laisser tomber ; dans les formes évoluées, fonte musculaire du muscle thénar (base du pouce). Causes : Les gestes répétitifs, les vibrations, l'utilisation prolongée d'un clavier ou certains métiers manuels représentent des facteurs favorisants bien connus. Toutefois, ils ne suffisent pas toujours à expliquer l'apparition du syndrome. L'approche fonctionnelle recherche également plusieurs causes systémiques. L'hypothyroïdie L'hypothyroïdie ralentit le métabolisme et favorise l'accumulation de glycosaminoglycanes dans les tissus conjonctifs. Cette infiltration augmente la rétention d'eau locale, provoque un œdème du canal carpien et accentue la compression du nerf médian. Les variations hormonales La grossesse, la périménopause, la ménopause ainsi que certains contraceptifs hormonaux favorisent la rétention hydrique. Ces modifications hormonales peuvent également influencer le métabolisme de plusieurs vitamines du groupe B, notamment la vitamine B6. L'inflammation chronique de bas grade Une alimentation riche en sucres raffinés et en aliments ultra-transformés, une résistance à l'insuline, un excès de masse grasse viscérale ou une dysbiose intestinale entretiennent une inflammation chronique susceptible d'augmenter l'œdème des tissus. Les déficits micronutritionnels Des apports insuffisants en vitamine B6 active, en zinc, en magnésium ou en oméga-3 peuvent altérer le fonctionnement nerveux, augmenter la sensibilité inflammatoire et ralentir les mécanismes de réparation. Le saviez-vous ? Toutes les vitamines B6 ne se valent pas La majorité des compléments alimentaires contiennent de la pyridoxine hydrochloride, une forme inactive de vitamine B6. Cette molécule doit être transformée par le foie en pyridoxal-5-phosphate (P5P), la forme biologiquement active utilisée par les cellules. Chez certaines personnes — notamment en cas de troubles hépatiques, d'inflammation chronique, de déficit en zinc ou de polymorphismes enzymatiques — cette conversion est incomplète. De plus, plusieurs études montrent qu'une supplémentation prolongée en fortes doses de pyridoxine peut provoquer une neuropathie sensitive réversible, alors que ce risque semble nettement plus faible avec le P5P. En nutrithérapie, la forme P5P est donc généralement privilégiée lorsque l'objectif est le soutien du système nerveux. Biologie fonctionnelle : Un bilan biologique complet permet souvent d'identifier des déséquilibres passés inaperçus. Il peut être pertinent de contrôler : Fonction thyroïdienne TSH T4 libre T3 libre anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline si une thyroïdite auto-immune est suspectée Une TSH « normale » n'exclut pas toujours un dysfonctionnement thyroïdien débutant. Statut micronutritionnel Zinc plasmatique ou érythrocytaire ; magnésium érythrocytaire ; vitamine B12 active ; folates ; vitamine D ; ferritine. Terrain métabolique Il est également intéressant d'évaluer : glycémie à jeun ; insulinémie ; indice HOMA ; CRP ultrasensible (CRP-us) comme marqueur d'inflammation chronique. Solutions : Corriger les déficits micronutritionnels Vitamine B6 active (P5P) Le pyridoxal-5-phosphate (P5P) constitue la forme la plus intéressante. La supplémentation (temporaire) est généralement comprise entre 50 et 150 mg par jour, répartie en deux ou trois prises, selon l'intensité des symptômes et sous l'avis d'un professionnel de santé. Il est préférable d'éviter les fortes doses prolongées de pyridoxine, dont la neurotoxicité est aujourd'hui bien documentée. Zinc Le zinc est indispensable au fonctionnement de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme de la vitamine B6. Une supplémentation de 15 à 22 mg de zinc bisglycinate par jour est souvent utilisée pendant quelques semaines, avant réévaluation. Magnésium Le magnésium participe à la transmission nerveuse, diminue l'hyperexcitabilité neuromusculaire et favorise la récupération. Les formes bisglycinate ou malate sont généralement les mieux tolérées. Restaurer l'équilibre hormonal En présence d'une hypothyroïdie, il est essentiel d'en identifier la cause. Selon les besoins, le soutien pourra associer : Iode ; sélénium ; L-tyrosine ; correction d'éventuelles carences en fer, zinc ou vitamine D ; optimisation d'un traitement thyroïdien lorsque celui-ci est déjà prescrit. Réduire l'inflammation L'alimentation constitue l'un des leviers les plus puissants. Une alimentation de type méditerranéenne (sans gluten) ou paléo, riche en aliments peu transformés, en légumes colorés, en poissons gras, en fruits rouges, en huile d'olive vierge extra et pauvre en sucres raffinés contribue à diminuer l'inflammation systémique. L'apport quotidien en EPA/DHA ainsi qu'un extrait de curcumine hautement biodisponible peuvent également participer à la réduction de l'inflammation, en complément d'une alimentation adaptée. Soulager localement En complément du traitement de fond : Porter une attelle nocturne semi-rigide afin de maintenir le poignet en position neutre ; réaliser des exercices de glissement du nerf médian et des tendons fléchisseurs ; limiter temporairement les gestes répétitifs ; appliquer localement une huile végétale associée à quelques gouttes d'huile essentielle d'immortelle, de gaulthérie couchée et d'eucalyptus citronné, en respectant les précautions d'emploi. Conclusion : Le syndrome du canal carpien ne doit pas être considéré uniquement comme une affection mécanique du poignet. Il constitue souvent le reflet d'un terrain inflammatoire, hormonal ou micronutritionnel déséquilibré. Une approche globale visant à identifier les causes profondes — dysfonctionnement thyroïdien, inflammation chronique, résistance à l'insuline ou déficits nutritionnels — permet, dans de nombreux cas, d'améliorer significativement les symptômes et parfois d'éviter une intervention chirurgicale. En naturopathie fonctionnelle, l'objectif n'est pas seulement de soulager la compression du nerf médian, mais de restaurer un terrain favorable à la réparation des tissus et au bon fonctionnement du système nerveux.

  • L'inflammation

    Article naturo-hygiéniste A. L’inflammation aigue A l'instar de la diarrhée, du vomissement, de la fièvre, de l'inappétence, des éruptions cutanées, des émissions catarrhales, de la transpiration, de la cicatrisation, etc., l’inflammation aigue est un processus régulateur homéostasique induit par la force vitale pour diminuer le niveau de toxémie ou effectuer une réparation, afin de préserver la santé et l’intégrité de l’organisme. Si on bloque un de ces processus vitaux, la lésion, la toxine, le toxique ou le microbe pathogène ne pourra être circonscrit et éliminé. C’est une erreur de considérer ces manifestations comme des signes négatifs à supprimer. L’inflammation n’est pas un problème, c’est une solution ! L’inflammation est une réaction du système immunitaire face à un composé acide, une infection ou à une lésion tissulaire. L’acidose est l’une des plus grandes causes d’inflammation. L’inflammation (auto guérisseuse) est donc un signal, un mécanisme réparateur naturel normal et physiologique, qui vise à fournir aux tissus lésés ou altérés, un maximum de sang vitalisant et de lymphe épurative. C'est toujours une réaction de guérison, une réaction adaptative de l'organisme, qu'il ne faut pas entraver. Les anti-inflammatoires s'opposent systématiquement aux processus de guérison dans le corps. De plus ils vont créer des dégâts à d'autres endroits. L'inflammation est une fièvre locale. Réaction inflammatoire Les 4 signes cardinaux de l’inflammation : Rougeur. Chaleur. Gonflement. Douleur. Les grandes étapes de la réaction inflammatoire aiguë : Prenons l’exemple d’une blessure faite avec une épine de rosier… Étape 1 : Lésion cutanée permettant le passage de la barrière naturelle. Les agents pathogènes (bactéries) traversent l’épiderme puis atteignent le derme. Étape 2 : Contamination conduisant à la pénétration des micro-organismes qui vont débuter leur multiplication cellulaire. C’est le début de l’infection. Étape 3 : Dilatation locale des capillaires sanguins et diffusion du plasma sanguin dans les tissus avoisinants. Ce qui conduit au gonflement de la plaie et à sa rougeur (érythème et œdème). Les terminaisons nerveuses présentes sont stimulées et envoient un signal de douleur au cerveau. Étape 4 : Diapédèse. Les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins vont traverser leur paroi et venir au contact des micro-organismes. On les appelle alors macrophages tissulaires. Étape 5 : Phagocytose. Les macrophages sont activés et fixent à leur surface les micro-organismes grâce à des récepteurs et les internalisent. Ils vont ensuite les digérer. L’auto-réparation, l’auto-guérison sont des caractéristiques inhérentes au vivant. Laissons opérer l'HOMÉOSTASIE par l’immobilisation de la zone atteinte et laissons faire le bon déroulement de la réparation. Le processus inflammatoire naturel vers la guérison s’appelle « fibroplasie inflammatoire ». L’inflammation est contrebalancée par le cortisol (glandes surrénales fonctionnelles), le cholestérol et les bons acides gras, les micronutriments et les antioxydants. La suppression des aliments inflammatoires, acides et acidifiants, le jeûne et le repos sont de mises. Ensuite fruits doux, jus de légumes, plasma de Quinton (minéraux), bonnes graisses et légumes crus pour la reconstruction et l'alcalinisation globale, il faut diminuer la charge acide. B. L’inflammation chronique A l’instar des crises curatives aigues, l’inflammation aigue réparatrice a une durée limitée dans le temps. Par contre, l’inflammation chronique est caractérisée par sa longue durée dans le temps, de plusieurs mois à plusieurs années. C’est l’étape 4 des étapes de la maladie selon J. H. Tilden. Elle fera le lit des maladies dégénératives et de civilisation, basculant ensuite vers l’ulcération avec destruction des tissus et perte de fonction. Toutes ces étapes peuvent finalement aboutir au cancer qui est aussi une maladie inflammatoire. L’inflammation chronique accélère le vieillissement, elle est oxydante. Une température constante de 37-37,5 °C est un signe d’inflammation chronique, ainsi que des douleurs diffuses, musculaires, tendineuses ou/et articulaires. Quelques maladies chroniques inflammatoires : La maladie de Crohn La fibromyalgie Les rhumatismes et l’arthrose L’artériosclérose La sclérose en plaques L’asthme Le cancer Des études majeures, notamment relayée dans la revue Nature, indiquent que les maladies liées à l'inflammation chronique (maladies cardiaques, AVC, cancers, diabète) représentent plus de 50 % de la mortalité mondiale. Le système immunitaire et l’organisme tentent en vain de réparer les zones atteintes car les moyens lui manque, à cause : D’une baisse de l’énergie vitale. D’une toxémie non résorbée. D’un manque de repos et de troubles du sommeil. De carences nutritionnelles. De mauvaises association alimentaires. D’une alimentation déséquilibrée et trop acidifiante (aliments transformés et raffinés, sucre, alcool, etc.) D’un manque et d'un déséquilibre dans les apports lipidiques (oméga-3-6-7-9). Des poisons overtoniens. Des produits laitiers. Des céréales (pain, pâtes…) Des toxiques. D’une baisse hormonale, notamment des glandes surrénales et de la testostérone. De la porosité intestinale. D’une dysbiose intestinale. De médicaments. D’un stress chronique. D’un surpoids ou de l’obésité. De sentiments négatifs. D’un excès de fer sanguin. D'un excès de sucre sanguin (hyperglycémie). D’un syndrome métabolique / résistance à l’insuline. Le saviez-vous ? L’inflammation favorise : Carence en magnésium intracellulaire : l'inflammation chronique crée un état de stress métabolique qui "pousse" le magnésium hors des cellules (la magnésium est anti-inflammatoire). Dysfonction mitochondriale : les mitochondries sont les centrales énergétiques de vos cellules, mais elles sont très sensibles à l'environnement inflammatoire. Perturbation du sommeil profond : l'inflammation agit directement sur la structure de votre nuit via le système nerveux central. Barrière intestinale : l'inflammation chronique endommage souvent la paroi intestinale (hyperperméabilité). Biologie : Biochimie des glucides. Statut antioxydant. Statut en fer : 1. Fer sérique. 2. Ferritine. 3. Saturation de la transferrine. La ferritine est un marqueur inflammatoire, En cas d’inflammation, la ferritine flambe et le fer s’effondre. Magnésium érythrocytaire. Profil individuel en acides gras. Bilan surrénales complet dont cortisol libre à 08h. CRP et CRP-US (inflammation de bas grade). L’inflammation chronique de bas grade (CRP-US) signifie que le corps est entrain de lutter contre ce qu’il perçoit comme une attaque. La résistance à l’insuline est un des principaux facteurs de l’inflammation chronique. C. L’inflammation de bas grade L’inflammation de bas grade, aussi appelée inflammation chronique de faible intensité, est une activation silencieuse et prolongée du système immunitaire. Contrairement à l’inflammation aiguë, elle ne s’accompagne ni de fièvre ni de douleur franche, mais elle installe un terrain inflammatoire permanent qui épuise progressivement l’organisme. Elle se manifeste par des signaux diffus et souvent banalisés : fatigue chronique, brouillard mental, vieillissement prématuré, altérations cellulaires, prise de poids abdominale, troubles métaboliques ou encore inconfort digestif. Un marqueur clé : la CRP ultrasensible (CRP-us) La CRP ultrasensible est un marqueur biologique de référence pour détecter une inflammation chronique invisible, sans signes cliniques évidents. Taux fonctionnel optimal : idéalement < 0,3 mg/L acceptable < 0,5 mg/L > 3 mg/L : inflammation chronique significative, associée à : +77 % de risque d’infarctus +39 % de risque d’AVC +52 % de risque d’événements cardiovasculaires Lorsque les lipopolysaccharides bactériens (LBP ou endotoxines) issus d’un intestin perméable passent dans la circulation sanguine, ils stimulent l’immunité innée et entraînent une augmentation de la CRP-us. LBP ↑ = CRP-us ↑ Intestin, microbiote et inflammation Chez l’adulte — et plus encore chez la personne âgée — l’inflammation de bas grade est fréquemment associée à : une hyperperméabilité intestinale, un déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose). Cette situation peut favoriser fatigue, mal-être, douleurs diffuses, dérèglements métaboliques et constitue un terrain propice au développement de nombreuses pathologies chroniques. Pourquoi l’inflammation de bas grade est problématique À bas bruit, elle : perturbe le métabolisme énergétique et hormonal, altère les tissus sur le long terme, prépare le terrain aux maladies chroniques (cardio-métaboliques, auto-immunes, neurodégénératives…). Trois grands leviers physiopathologiques 1. Barrière intestinale fragilisée 2. Déséquilibre en acides gras essentiels (excès d’oméga-6, déficit en oméga-3) 3. Hyperstimulation insulinique liée aux excès de sucres et d’aliments ultra-transformés Approche naturopathique et fonctionnelle : agir sur le terrain L’inflammation de bas grade n’est pas une fatalité. C’est un déséquilibre progressif, souvent réversible lorsque l’on agit précocement. Solutions générales : Correction des causes. Analyse du statut individuel en acides gras et du génotype apoE. Diètes, monodiètes, jeûne, alimentation physiologique de type paléo. Assainissement des intestins : lavement, psyllium blond, probiotiques, prébiotiques, berbérine. Jus de légumes, jus de grenade frais, baies, légumes verts et chlorophylle, végétaux colorés (tanins hydrolysables, flavonoïdes, polyphénols). Plasma marin de Quinton. Lait d’Or. Eau de source faiblement minéralisée. Respect des 9 facteurs de la santé intégrale. S'exposer à la lumière rouge. À éliminer ou réduire fortement sucres raffinés graisses trans huiles végétales raffinées et hydrogénées aliments ultra-transformés Hygiène de vie anti-inflammatoire activité physique régulière et adaptée sommeil réparateur, profond et suffisant réduction de la graisse viscérale et abdominale gestion du stress (respiration, cohérence cardiaque, temps de récupération) négativation. Nutrithérapie : Antioxydants (vitamines : A, C, D, E. N-acétylcystéine, etc.). L-glycine : anti-inflammatoire et antioxydante. Acides gras oméga-3. Magnésium citrate. Coenzyme Q10. Bore. Polyphénols : quercétine, curcumine. Béquilles de soutien phytothérapeutiques pour accompagner la correction des causes : L’harpagophytum, la reine des prés, les feuilles d’ortie dioïques, le gingembre et le curcuma. Le thé vert matcha biologique et ses polyphénols. Gemmothérapie : bourgeons de cassis et d’aulne glutineux. En résumé : En naturopathie, on traite le terrain avant la maladie. Réduire l’inflammation de bas grade, c’est restaurer l’équilibre intestinal, métabolique et immunitaire pour préserver la vitalité, prévenir les maladies chroniques et favoriser un vieillissement en santé. Agir préventivement, en douceur, mais en profondeur. Citations : « Tout ce qui interfère avec les processus naturels perturbe le bien être. » - Dr. Norman Walker. « En étouffant les spectaculaires flambées inflammatoires de la maladie aiguë, nous avons ouvert la boite de Pandore des maladies chroniques qui mettent en échec et mat la médecine moderne confrontée à l’effondrement de notre pulsion vitale et de notre immunité. Nous assistons à une véritable floraison de maladies dégénératives et auto-immunes, qu’ils s’agissent des cancers ou des affections détruisant peu à peu nos systèmes régulateurs, nerveux, endocrinien et immunitaire. » - Dr. Éric Ancelet « L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz « Il faut éviter les addictions au sucre et aux produits pro-inflammatoires comme par exemple la farine blanche ou le lait. » - Dr. Ilyes Baghli « L’inflammation chronique joue un rôle dans toutes les principales causes de mortalité et de morbidité dans le monde. » - Bruno Mairet « La mitochondrie joue un rôle fondamental dans l’inflammation. » - Pr. Vincenzo Castronovo « Toutes les maladies dégénératives ont une composante inflammatoire. » - Dr. Georges Mouton « Le déséquilibre des acides gras est l’une des causes principales des maladies inflammatoires, y compris les maladies cardiaques, le diabète et le cancer. » - Dr. Joseph Mercola « Aujourd’hui, l’existence d’un lien étiologique entre les maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes et la porosité intestinale est officiellement reconnu. » - Jérôme Manetta Articles complémentaires : Trois ennemis à contrôler Le syndrome métabolique

  • La cohérence cardiaque

    Article bien-être Le concept de la cohérence cardiaque est issu des recherches médicales en neurosciences et en neuro-cardiologie. C’est le Dr. David Servan-Schreiber qui a été le premier à en informer le public français depuis 2003. La cohérence cardiaque est une technique respiratoire simple à réaliser qui permet d’optimiser le rythme de notre cœur. Elle a des effets thérapeutiques exceptionnels. Elle équilibre le système nerveux sympathique et parasympathique. De ce fait, le spectre d’applications est très étendu notamment sur le stress et les émotions, etc. Le mental se reconnecte au corps (équilibre psychosomatique). Liaisons cœur, cerveau et système nerveux autonome La cohérence cardiaque est une pratique personnelle de la gestion du stress et des émotions qui entraîne de nombreux bienfaits sur la santé physique, mentale et émotionnelle. Elle permet de maximiser et même de perdre du poids sans rien changer à l’hygiène de vie (baisse du niveau de cortisol). Elle augmente aussi les capacités d’adaptation du corps (hormèse). Il y a un effet physiologique sur 4 heures. Il est donc conseillé de pratiquer cet exercice 3 x 5’ / jour idéalement. Le matin au réveil, vers midi avant le repas et l’après-midi. En position assise confortable, le dos droit, les 2 pieds à plat sur le sol. On inspire profondément par le nez et on expire complètement par la bouche sans marquer de pause. On se détend, on relâche les épaules, la mâchoire et on se concentre sur la respiration. On peut aussi augmenter la durée de l’exercice, 6, 7, 8 ou 10 minutes… Pour les personnes ayant de l’insomnie, une 4ème séance le soir sera très bénéfique. 3 x / J à 4 h d’intervalle : 6 respirations complètes (6 cycles) par minutes pendant 5 min. L’important est d’égaliser l’inspiration 5 secondes et l’expiration 5 secondes. Respirer en cohérence cardiaque procure immédiatement un effet apaisant, un sentiment de calme, de sérénité, de bien-être. Une respiration profonde assure détente et régénération. La cohérence cardiaque est un outil merveilleux, simple, gratuit, naturel et efficace ! Les applications thérapeutiques sont diverses et variées et de nombreuses spécialités de la médecine, de la psychologie et de la psychiatrie les intègrent actuellement en consultation : Prévention des maladies cardiovasculaires. Post-traumatique. Troubles du comportement alimentaire et obésité. Affections psychosomatiques. Psoriasis. Troubles de l’attention. Équilibre du système nerveux autonome (spectre d’action très large, voire : système nerveux autonome). Diminution du stress, de l’anxiété, de la dépression, gestion des émotions. Gestion de la douleur. Augmente le tonus vagal. Insomnie, difficultés d’endormissement. Équilibre la tension artérielle. Faiblesse surrénalienne. Équilibre hormonal, baisse du cortisol, augmentation de la DHEA, de la sérotonine, de l’ocytocine et de la dopamine. Augmentation de l’énergie vitale. Citations : " La respiration est la fonction vitale la plus importante et la plus négligée. La plupart des adultes sédentaires sont tous les jours au bord de l'asphyxie ! ” - P-V. Marchesseau « Les apports gazeux se réalisent correctement si l’air respiré est suffisamment pur (air non confiné, non pollué, exempt de fumée de tabac) et s’il pénètre en suffisance dans les profondeurs tissulaires pour participer aux phénomènes d’oxydation cellulaire. Une bonne oxygénation est un facteur de santé que l’on sous-estime beaucoup. Il a pourtant une action capitale pour maintenir un bon fonctionnement cérébral, pour l’équilibre nerveux, pour lutter contre la fatigue organique et pour stimuler la circulation sanguine et les échanges cellulaires. Ceci ne sera pas le cas si le mode de vie est trop sédentarisé et l’activité physique trop réduite pour procurer un essoufflement et une ventilation pulmonaire suffisante. » - Christopher Vasey, naturopathe, selon les enseignements du Dr. Paul Carton « Différentes études ont établi que ce sont les émotions négatives, la colère, l’anxiété, la tristesse, et même les soucis banals, qui font le plus chuter la variabilité cardiaque et sèment le chaos dans notre physiologie. » - Dr. David Servan-Schreiber « Inspirer c’est absorber la force vitale cosmique qui va régénérer notre propre système neurovégétatif et hormonal. » - Pr. Grégoire Jauvais « La première clé de contrôle émotionnel est assurément la respiration lente et basse, freinée par un léger frottement de l’air passant dans la gorge. » - Daniel Kieffer Il existe des applications gratuites pour smartphone. https://www.youtube.com/watch?v=b3hV0aSC998

  • La maladie d'Alzheimer

    Article de Naturopathie • Médecine fonctionnelle • Nutrithérapie • Micronutrition Description La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui se manifeste principalement par une altération de la mémoire et d’autres fonctions cognitives : attention, langage, orientation, raisonnement, jugement ou capacité à réaliser certaines tâches quotidiennes. Elle constitue la cause la plus fréquente de démence et touche environ 4,5% de la population au-delà de 65 ans. Mais considérer Alzheimer uniquement comme une maladie de la mémoire est réducteur. Le cerveau est un organe extrêmement dépendant de son environnement métabolique. Son fonctionnement repose sur une bonne circulation sanguine, une production énergétique mitochondriale efficace, une disponibilité suffisante en nutriments, une régulation correcte du glucose et de l’insuline, un équilibre hormonal, un sommeil réparateur, une bonne communication intestin–cerveau et une maîtrise de l’inflammation. C’est cette vision multifactorielle qui a conduit le neurologue et chercheur américain Dr. Dale Bredesen à proposer une nouvelle manière d’aborder le déclin cognitif. Selon son modèle, Alzheimer ne correspond pas nécessairement à une maladie unique ayant une cause unique. Différents déséquilibres biologiques peuvent converger vers un même résultat : la perte progressive de la capacité du cerveau à maintenir ses fonctions. Son approche identifie 50 causes avec six grands sous-types ou catégories fonctionnelles, qui peuvent se combiner chez une même personne : Type 1 : inflammatoire Type 1.5 : glycotoxique Type 2 : atrophique ou carentiel Type 3 : toxique Type 4 : vasculaire Type 5 : traumatique L’intérêt de cette approche est de chercher non seulement « quelle maladie ? », mais également : « Quels sont les facteurs biologiques qui fragilisent le cerveau de cette personne ? » Le modèle Bredesen constitue une approche fonctionnelle qui a rapporté des améliorations cognitives chez certains patients. Symptômes : Les premiers signes ne se limitent pas à la perte de mémoire. Manifestations cognitives oublis répétés d’informations récentes ; difficulté à retrouver certains mots ; baisse de concentration ; difficultés d’apprentissage ; perte de repères ; difficultés à organiser ou planifier ; diminution du raisonnement ; difficultés à effectuer certaines tâches auparavant familières. Manifestations comportementales irritabilité ; apathie ; anxiété ; perte de motivation ; modification de la personnalité ; retrait social. Autres signes possibles troubles du sommeil ; diminution progressive de l’autonomie ; difficultés visuo-spatiales ; troubles de l’équilibre ou de la marche à un stade plus avancé. Avant que la démence soit constituée, il peut exister une période beaucoup plus longue de vulnérabilité cérébrale et de déclin cognitif subtil. C’est précisément cette période qui rend la prévention particulièrement intéressante. Causes : les 6 sous-types de Bredesen L’un des apports les plus intéressants du modèle de Dale Bredesen est de considérer que plusieurs mécanismes peuvent contribuer simultanément au déclin cognitif. Une personne peut par exemple présenter à la fois une inflammation chronique, une insulinorésistance, un déficit hormonal et un risque vasculaire. Les six sous-types ne doivent donc pas être considérés comme six maladies totalement séparées, mais comme des profils fonctionnels pouvant se chevaucher. Type 1 – Alzheimer inflammatoire Le type 1 correspond au profil inflammatoire. L’idée centrale est qu’un système immunitaire constamment stimulé peut maintenir une inflammation chronique susceptible d’affecter le cerveau. Plusieurs facteurs peuvent participer à cette inflammation : infections chroniques ou persistantes ; dysbiose intestinale ; hyperperméabilité intestinale ; mauvaise santé bucco-dentaire ; alimentation ultra-transformée ; excès de glucides et de sucres notamment ; excès de tissu adipeux viscéral ; stress chronique ; pollution ; manque de sommeil. Le microbiote intestinal joue ici un rôle particulièrement intéressant. L’intestin et le cerveau communiquent par l’intermédiaire du nerf vague, du système immunitaire, des métabolites microbiens et de différents neurotransmetteurs. Une dysbiose n’est donc pas seulement un problème digestif : elle peut participer à un environnement inflammatoire susceptible d’influencer le cerveau. Le rôle de la microglie La microglie constitue le système immunitaire du cerveau. Lorsqu'elle est activée de manière chronique, elle peut participer à une neuro-inflammation excessive. L’objectif n’est donc pas de supprimer l’inflammation — indispensable à la vie — mais d’éviter qu'une réponse physiologique devienne chronique et disproportionnée. Pistes fonctionnelles Dans ce profil, on cherchera notamment à explorer : CRP ultrasensible (inflammation de bas grade) ; infections éventuelles selon le contexte ; santé bucco-dentaire ; microbiote et fonction intestinale ; alimentation pro-inflammatoire ; surcharge pondérale viscérale ; qualité du sommeil. Type 1.5 – Alzheimer glycotoxique Le type 1.5 est particulièrement intéressant parce qu’il fait le lien entre inflammation et dysfonctionnement métabolique. Il correspond à un profil associant les caractéristiques des types 1 et 2. Le point de départ est généralement une mauvaise régulation du glucose et de l’insuline. Une glycémie élevée et surtout une hyperinsulinémie chronique favorisent : la glycation des protéines ; l’inflammation ; le stress oxydatif ; l’insulinorésistance ; la perturbation de la signalisation insulinique cérébrale. Le glucose peut se fixer de manière non enzymatique sur différentes protéines et former des produits de glycation avancée, ou AGEs. Cette glycation altère progressivement la structure et la fonction de nombreuses protéines. Le cerveau peut-il devenir insulinorésistant ? C’est l’une des pistes importantes de la recherche actuelle. L’insuline ne sert pas uniquement à contrôler la glycémie. Dans le cerveau, elle intervient également dans la signalisation neuronale, la plasticité synaptique et le métabolisme énergétique. La diminution de cette signalisation a conduit certains chercheurs à parler d’« Alzheimer de type 3 » ou de « diabète cérébral ». Pistes fonctionnelles glycémie à jeun ; insulinémie à jeun ; HbA1c ; HOMA-IR ; triglycérides ; tour de taille ; composition corporelle ; éventuellement fructosamine selon le contexte : ensemble des protéines du sang (principalement l'albumine) sur lesquelles du glucose s'est fixé. L’objectif est de détecter les perturbations métaboliques avant l’apparition d’un diabète déclaré. Type 2 – Alzheimer atrophique ou carentiel Le type 2 correspond à une insuffisance de soutien trophique du cerveau. Le terme « trophique » désigne ici les facteurs nécessaires au maintien, à la croissance, à la réparation et au bon fonctionnement des cellules nerveuses. Selon le modèle de Bredesen, plusieurs éléments peuvent être impliqués : hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes et progestérone) ; vitamine D ; hormones thyroïdiennes ; insuline ; facteurs neurotrophiques ; nutriments essentiels. Avec l’âge, certaines hormones diminuent naturellement (ménopause, andropause). Chez la femme, la baisse des œstrogènes autour de la ménopause constitue un changement biologique majeur. Chez l’homme, la diminution progressive de la testostérone et d’autres hormones peut également modifier l’environnement métabolique et neurologique. Cela ne signifie évidemment pas qu’un déficit hormonal provoque à lui seul Alzheimer. Il s’agit plutôt de considérer l’environnement hormonal comme l’un des nombreux éléments susceptibles de participer à la vulnérabilité cérébrale. Les carences micronutritionnelles Le cerveau est particulièrement sensible aux déficits nutritionnels. Une attention particulière peut être portée à : vitamine B12 ; folates ; vitamine B6 ; vitamine D ; magnésium ; zinc ; sélénium ; fer lorsqu’il est déficitaire ; acides gras oméga-3 ; choline ; protéines et acides aminés essentiels. L’homocystéine mérite également une attention particulière lorsqu’elle est élevée, car elle peut refléter un déséquilibre du métabolisme des vitamines B et être associée à un risque vasculaire accru. Pistes fonctionnelles Selon le contexte : vitamine B12 ; folates ; homocystéine ; vitamine D ; magnésium ; zinc ; bilan thyroïdien ; hormones sexuelles ; DHEA-S ; statut en acides gras. Type 3 – Alzheimer toxique Le type 3 correspond, dans le modèle de Bredesen, à un profil associé à différentes expositions toxiques. Bredesen distingue notamment les toxiques inorganiques, organiques et certaines biotoxines. Parmi les expositions environnementales susceptibles d’être étudiées selon le contexte : pollution atmosphérique ; solvants ; pesticides ; certains métaux ; composés organiques volatils ; mycotoxines liées à certaines contaminations fongiques. La présence d’un métal ou d’un composé chimique dans l’organisme ne signifie pas automatiquement qu’il est responsable des troubles cognitifs. La question pertinente est plutôt : Quelle exposition, à quelle dose, pendant combien de temps et avec quelle capacité d’élimination ? Détoxification : prudence et progressivité Le foie, les reins, l’intestin, les poumons et la peau constituent les principales voies physiologiques d’élimination (émonctoires). Avant toute « détoxification » intensive, il convient donc de : identifier l’exposition ; réduire ou supprimer la source lorsque cela est possible ; soutenir les voies physiologiques d’élimination ; éviter les protocoles agressifs susceptibles d’épuiser l’organisme. Type 4 – Alzheimer vasculaire Le cerveau est extrêmement dépendant d’un bon afflux sanguin. Le type 4 met l’accent sur la composante vasculaire du déclin cognitif. Les principaux facteurs de risque comprennent notamment : hypertension artérielle ; insulinorésistance ; diabète ; dyslipidémie ; LDL élevé ; tabagisme ; obésité, syndrome métabolique ; sédentarité ; inflammation chronique ; troubles de la microcirculation. Une mauvaise santé vasculaire peut réduire progressivement la capacité du cerveau à recevoir suffisamment d’oxygène et de nutriments. Homocystéine et santé vasculaire L’homocystéine peut également trouver sa place ici. Une élévation persistante doit conduire à rechercher notamment un déficit ou un déséquilibre en vitamines B et à considérer le contexte cardiovasculaire global. Le cerveau et le cœur fonctionnent ensemble Ce qui est bon pour les artères est généralement bon pour le cerveau. La prévention cardiovasculaire constitue donc une composante majeure de la prévention du déclin cognitif. Les données de la Commission Lancet 2024 renforcent cette vision : hypertension, diabète, obésité, inactivité physique et LDL élevé figurent parmi les facteurs modifiables associés au risque de démence. Type 5 – Alzheimer traumatique Le type 5 est associé aux traumatismes crâniens. Une commotion cérébrale isolée n’entraîne évidemment pas systématiquement une maladie neurodégénérative. En revanche, les traumatismes répétés, notamment lorsqu'ils sont rapprochés ou mal récupérés, peuvent favoriser à long terme des phénomènes inflammatoires, métaboliques et neurodégénératifs. Il est donc important de rechercher : accidents anciens ; chutes ; traumatismes sportifs ; commotions cérébrales ; sports de contact ; traumatismes répétés. La prévention des traumatismes cérébraux constitue aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique. Une même personne peut présenter plusieurs types C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du modèle. Une personne peut par exemple présenter : Type 1 + Type 1.5 + Type 4 → inflammation + insulinorésistance + risque vasculaire. Une autre : Type 2 + Type 1.5 → déficit trophique/hormonal + dysfonctionnement métabolique. Une troisième : Type 3 + Type 5 → exposition toxique + antécédents traumatiques. Il devient alors beaucoup plus intéressant de chercher les combinaisons de facteurs plutôt que de vouloir attribuer le déclin cognitif à une cause unique. Le saviez-vous ? Le cerveau peut être fragilisé des années avant les premiers symptômes La maladie d’Alzheimer possède une longue phase préclinique. Certaines modifications biologiques peuvent apparaître des années avant que les troubles cognitifs deviennent évidents. Cela explique pourquoi la prévention ne devrait pas commencer lorsque la mémoire est déjà fortement altérée. La graisse viscérale n’est pas qu’une question esthétique La graisse viscérale produit des médiateurs inflammatoires et est fortement associée aux perturbations métaboliques. Réduire l’excès de graisse abdominale permet donc d'agir simultanément sur plusieurs facteurs de risque : inflammation, insulinorésistance, santé cardiovasculaire et métabolisme. Le muscle protège indirectement le cerveau Le muscle est un véritable organe endocrinien. L’activité musculaire améliore la sensibilité à l’insuline, la santé métabolique et cardiovasculaire et stimule la production de certaines molécules impliquées dans la communication muscle–cerveau. Préserver sa masse musculaire avec l’âge est donc également une stratégie de longévité cérébrale. L’exercice est l’un des outils les plus puissants de prévention L’activité physique régulière agit sur plusieurs des facteurs du modèle Bredesen simultanément : Métabolisme + circulation + inflammation + mitochondries + sommeil + humeur + plasticité cérébrale. C’est précisément ce qui en fait une intervention particulièrement intéressante. Biologie fonctionnelle : L’intérêt d’une approche fonctionnelle est de rechercher les facteurs modifiables avant qu’ils ne deviennent pathologiques au sens conventionnel. Le bilan doit cependant être individualisé et ne doit pas devenir une accumulation systématique d’analyses. Métabolisme glucidique glycémie à jeun ; insulinémie à jeun ; HbA1c ; HOMA-IR ; triglycérides ; éventuellement fructosamine. Inflammation CRP ultrasensible ; ferritine ; fibrinogène selon le contexte ; recherche d’une cause inflammatoire ou infectieuse lorsque cela est pertinent. Statut antioxydant ou évaluation du stress oxydant Glutathion Réduit (forme active) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Glutathion Peroxydase (GPx) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Le sélénium est le carburant du GPx. Superoxyde Dismutase (SOD) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Le zinc est un composant vital de la SOD. Santé cardiovasculaire pression artérielle ; bilan lipidique ; LDL-C ; HDL-C ; triglycérides ; ApoB ; Lp(a) selon le risque individuel ; homocystéine. Micronutrition Selon le terrain : vitamine B12 ; folates ; vitamine B6 ; vitamine D ; magnésium ; zinc ; cuivre ; sélénium ; fer, ferritine ; statut en acides gras oméga-3. Thyroïde et hormones Selon l’âge, le sexe et les symptômes : TSH ; T4 libre ; T3 libre ; anticorps thyroïdiens ; hormones sexuelles ; DHEA-S ; cortisol lorsque pertinent. Facteurs toxiques Une recherche ciblée peut être envisagée lorsqu’il existe une exposition documentée ou une suspicion clinique cohérente. Il faut privilégier l’identification de l’exposition plutôt que des tests de dépistage non ciblés. Génétique L’APOE peut être recherché dans certaines démarches de prévention personnalisée. Mais il faut retenir une règle essentielle : Un facteur génétique de susceptibilité n’est pas une condamnation. Les facteurs modifiables continuent d’avoir une importance, y compris chez les personnes présentant un risque génétique accru. Solutions : 1. Agir sur le métabolisme Réduire la charge glycémique alimentaire constitue l’un des premiers leviers. À privilégier, le modèle paléo : aliments peu transformés ; légumes ; protéines de qualité ; poissons, fruits de mer ; œufs ; noix ; huile d’olive vierge extra ; fibres ; aliments riches en polyphénols. À éviter : sucres raffinés ; boissons sucrées ; produits ultra-transformés ; excès d’alcool ; grignotage. L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer tous les glucides, mais d’obtenir une glycémie et une insulinémie plus stables. 2. Soutenir les mitochondries Le cerveau a des besoins énergétiques considérables. Une alimentation suffisamment riche en nutriments, associée à l’activité physique, au sommeil et à une bonne santé métabolique, constitue la base. Selon les besoins individuels, certains nutriments peuvent être intéressants : magnésium ; vitamines B ; coenzyme Q10 ; acétyl-L-carnitine ; acide alpha-lipoïque ; oméga-3 ; N-acétylcystéine. Mais une supplémentation massive n’est pas nécessairement synonyme d’efficacité. Corriger une carence est généralement plus pertinent que multiplier les compléments. 3. Préserver les hormones et les facteurs trophiques Le type 2 rappelle l’importance de l’environnement hormonal et nutritionnel du cerveau. La priorité consiste à rechercher les déficits : vitamine D ; B12 ; folates ; magnésium ; zinc ; oméga-3 ; hormones thyroïdiennes ; hormones sexuelles dont testostérone. Une éventuelle correction hormonale doit rester médicalement encadrée et individualisée. 4. Préserver la santé vasculaire Il faut surveiller : tension artérielle ; glycémie ; poids et graisse viscérale ; lipides ; activité physique ; tabagisme ; sommeil. L’exercice cardiovasculaire et la musculation sont particulièrement intéressants. La marche quotidienne est également une excellente base. 5. Prendre soin de l’intestin L’axe intestin–cerveau mérite une attention particulière. La première intervention reste alimentaire : diversité végétale ; fibres ; prébiotiques naturels ; polyphénols ; aliments fermentés lorsqu’ils sont bien tolérés. En cas de troubles digestifs importants, il peut être pertinent de rechercher une dysbiose ou une autre cause sous-jacente avant de multiplier les probiotiques et compléments. 6. Réduire les expositions toxiques La stratégie la plus efficace est d’abord de réduire l’exposition aux toxiques. Cela peut concerner selon le contexte : tabac, alcool ; pollution ; solvants ; pesticides ; moisissures ; certains métaux lourds ; produits chimiques professionnels. La détoxification ne devrait jamais être conçue comme un protocole brutal. Le foie et les reins ont besoin de suffisamment : de protéines ; d’acides aminés ; de vitamines B ; de minéraux ; d’antioxydants ; d’hydratation. 7. Préserver le sommeil Le sommeil est une véritable fonction biologique de réparation. Une bonne hygiène du sommeil comprend notamment : exposition à la lumière naturelle le matin ; activité physique durant la journée ; horaires réguliers ; diminution de la lumière artificielle le soir ; environnement nocturne sombre et calme ; limitation de l’alcool ; recherche d’une éventuelle apnée du sommeil. Le sommeil profond participe notamment aux mécanismes de clairance métabolique cérébrale. 8. Stimuler le cerveau Le cerveau a besoin d’être utilisé. Lire, apprendre, mémoriser, jouer d’un instrument, apprendre une langue, résoudre des problèmes, avoir des interactions sociales et découvrir de nouvelles activités sont autant de moyens de maintenir la stimulation cognitive. La meilleure stratégie est probablement de combiner : activité physique + activité intellectuelle + relations sociales. 9. Gérer le stress Le stress chronique peut perturber : le sommeil ; l’immunité ; le métabolisme ; les hormones ; l’humeur ; la récupération. Respiration, cohérence cardiaque, méditation, contact avec la nature, activité physique et relations sociales peuvent contribuer à améliorer la résilience de l’organisme. 10. Le jeûne et l’autophagie Le jeûne et le jeûne intermittent font l’objet de recherches importantes concernant : l’autophagie ; la sensibilité à l’insuline ; le métabolisme énergétique ; certains mécanismes du vieillissement. Mais il ne faut pas présenter le jeûne comme un traitement démontré de la maladie d’Alzheimer. Chez une personne âgée, fragile ou présentant une perte musculaire, une restriction alimentaire excessive pourrait au contraire être contre-productive. Le terrain individuel doit toujours primer sur le protocole. 11. Nutrithérapie et micronutrition Selon les besoins biologiques individuels, différents nutriments peuvent trouver leur place : oméga-3 EPA/DHA ; magnésium ; vitamines B ; vitamine D ; zinc ; sélénium ; coenzyme Q10 ; N-acétylcystéine ; acétyl-L-carnitine ; créatine ; acide alpha-lipoïque ; polyphénols ; lithium orotate : 1-5 mg/J. À faible dose, réduit la mortalité toutes causes et prévient l'Alzheimer. La logique reste toujours la même : identifier → mesurer lorsque cela est pertinent → corriger → réévaluer. Les mitochondries : un point de convergence Les mitochondries constituent un point de rencontre entre plusieurs sous-types de Bredesen. Elles sont influencées par : inflammation → insulinorésistance → toxiques → carences → vieillissement → stress oxydatif → sédentarité. Lorsque la production d’ATP diminue, le neurone devient progressivement plus vulnérable. C’est pourquoi les stratégies de longévité cérébrale rejoignent souvent celles de la longévité mitochondriale : activité physique ; sommeil ; alimentation riche en micronutriments ; apport suffisant en protéines ; contrôle de la glycémie ; réduction de l’inflammation ; réduction des expositions toxiques ; maintien de la masse musculaire. Et le bleu de méthylène ? Le bleu de méthylène fait l’objet de recherches pour ses effets potentiels sur la respiration mitochondriale et certaines fonctions cognitives, à faible dose est décrit comme une intervention pharmacologique qui peut augmenter avec succès la respiration mitochondriale et entraîner une amélioration de la mémoire et une neuroprotection. Et les plantes ? Certaines plantes sont étudiées pour leurs effets antioxydants, anti-inflammatoires ou neuroprotecteurs : Ginkgo biloba ; Bacopa monnieri ; curcumine ; romarin ; thé vert ; certaines plantes riches en polyphénols. La phytothérapie doit donc rester un complément d’une stratégie globale, et non son fondement unique. Conclusion : La maladie d’Alzheimer ne devrait plus être considérée uniquement comme une maladie de la mémoire. Elle peut être envisagée comme l’aboutissement possible d’un ensemble de déséquilibres métaboliques, inflammatoires, hormonaux, vasculaires, nutritionnels, toxiques et traumatiques. Les six profils — inflammatoire, glycotoxique, atrophique, toxique, vasculaire et traumatique — permettent de regarder le déclin cognitif sous un angle différent : Quels sont les facteurs qui fragilisent actuellement le cerveau de cette personne ? Cette question ouvre une approche beaucoup plus personnalisée. Une personne peut avoir principalement un terrain inflammatoire. Une autre, une insulinorésistance importante. Une troisième, un déficit trophique et hormonal. Une quatrième, une composante vasculaire majeure. Et beaucoup présenteront probablement plusieurs de ces facteurs simultanément. Cette vision rejoint d'ailleurs les données actuelles sur la prévention de la démence : une part importante du risque est associée à des facteurs modifiables tout au long de la vie, notamment la santé cardiovasculaire et métabolique, l’activité physique, l’obésité, le diabète, les traumatismes crâniens, la pollution, l’alcool, l’isolement social et certains facteurs sensoriels. La prévention ne consiste donc pas à attendre les premiers troubles de mémoire. Elle commence beaucoup plus tôt : Bien nourrir son cerveau, préserver ses muscles, entretenir ses mitochondries, contrôler son métabolisme, protéger ses vaisseaux, prendre soin de son intestin, dormir suffisamment, stimuler son cerveau, gérer son stress et limiter les expositions nocives. La génétique peut influencer notre susceptibilité. Elle ne résume pas notre destin. Le véritable enjeu de la médecine préventive et fonctionnelle est peut-être précisément là : ne pas attendre que le cerveau dysfonctionne pour commencer à en prendre soin. À retenir : La maladie d’Alzheimer n'est probablement pas une histoire de mémoire uniquement. C'est aussi une histoire de métabolisme, d'inflammation, de circulation, d'hormones, de mitochondries, de nutrition et d’hygiène de vie. Citations : « Le seul édulcorant clairement lié à des risques de troubles cognitifs, est l'aspartame (E 951). » - Anne-Laure Denans, Dr. en pharmacie, auteure du Nouveau Guide des additifs. « Les pesticides sont une des causes fondamentales de l’Alzheimer en détruisant les neuromédiateurs. Il y a d’autres causes, notamment les psychotropes, le grignotage et le portable. On sait parfaitement pourquoi l’Alzheimer a été multiplié. D’où l’importance du BIO pour éviter l’Alzheimer et la fatigue chronique ! […] De Nombreuses dysfonctions, baisse de l’intellect, de la mémoire, etc. auront une origine hépatique. » – Robert Masson « Les environnements dépressifs, pessimistes, ou l’élan vital est faible, limitant la curiosité intellectuelle et les interactions humaines ont possiblement des effets délétères. » - Dr. Michel Logak, neurologue à l'hôpital Saint-Joseph à Paris « Le cerveau intestinal n’est que le prolongement du cerveau crânien. L’altération du cerveau intestinal entraine conséquemment une altération du cerveau crânien, d’où les maladies neurodégénérative comme Parkinson et l’Alzheimer par exemple… » - Pr. Grégoire Jauvais « Les intestins représentent aussi le cerveau et quand les intestins sont malades, on a du mal à communiquer avec le cerveau. […] Quand vous prenez 6 mois de benzodiazépines, vous êtes sûr de faire la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Jean-Pierre Willem « L’aluminium étant un médicament toxique mortifère, son administration à l’homme est formellement interdite. » - Pr. Jean-Bernard Fourtillan, toxicologue « Les personnes qui consomment beaucoup de calories, en particulier du sucre, ont une probabilité 6 fois plus importante de contracter la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Russell Blaylock « Il faut entretenir le cerveau d’un point de vue psychique et d’un point de vue cognitif en faisant différents exercices. Surtout des relations sociales, c’est ce qui est important à retenir. Le fait d’avoir des interactions avec des gens stimule le cerveau, c’est sans doute le point clé pour garder une bonne mémoire. » - Yannick Béjot, Pr. De neurologie « L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz « La prévalence croissante des maladies dégénératives neuronales (SEP, SLA, Parkinson, Alzheimer) ne peut s’expliquer sans une responsabilité importante des facteurs environnementaux. Ce sont des facteurs toxiques comme certains métaux lourds, aluminium et mercure, ingérés et absorbés par voie digestive et/ou d’origine topique transdermique (cosmétique et vaccinale !) qui fragilisent (ou agressent !) les fonctions cellulaires à très fort métabolisme oxydant. » - Dr. Michel Massol « Il faut bien se rendre compte que la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, c’est à la fois l’alimentation, la micro alimentation, la complémentation et l’hormonologie. » - Dr. Stéphane Résimont « On sait aujourd’hui que les hommes sont carencés en testostérone et que les femmes sont carencées en estrogènes, depuis un siècle, les taux de testostérone diminuent énormément. Hors, la testostérone est indispensable pour le cerveau chez l’homme. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue « Le sucre est mauvais pour le cerveau, pour le métabolisme, pour la mémoire et il augmente considérablement les risques de déclin cognitif sur le long terme. » - Dr. Dale Bredesen, neurologue « Les curcuminoïdes et la vitamine D agissent en synergie pour stimuler l’élimination des plaques amyloïdes chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Alzheimer est une maladie mitochondriale d’origine multifactorielle. […] On sait que le microbiote joue un rôle important dans l’origine de l’Alzheimer, la première chose à faire est de sanifier son microbiote. » - Pr. Vincenzo Castronovo « L’aluminium est un énorme problème, beaucoup de gens sont intoxiqués à l’aluminium avec des conséquences très dommageables au niveau du système nerveux central. » - Dr. Georges Mouton « Plusieurs études présentent l’implication du fer dans les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer. » - Castellani « Alzheimer n'est pas une simple erreur de la nature, mais le mécanisme de défense ultime d'un cerveau qui s'autodétruit volontairement pour se protéger d'un environnement devenu hostile. Les plaques amyloïdes ne sont donc pas le véritable ennemi, mais plutôt les cicatrices d'un réseau neuronal en détresse qui sacrifie sa propre mémoire pour survivre. » - Bruno Lacroix Articles complémentaires : Troubles de la mémoire et déclin cognitif Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir

  • L'iode

    Article de nutrition Description : L’iode est souvent cité dans les divers articles de ce blog tant son importance est significative vis-à-vis du soutien qu'il apporte au développement et au fonctionnement de l'organisme. Malheureusement, il est méconnu du grand public et les professionnels de santé n’en parlent pas assez et sont mal informés. Environ 70% de la population est carencée en iode. L’iode (I) a été découvert en 1811 par le chimiste français Bernard Courtois. C’est un oligo-élément indispensable au fonctionnement normal du corps humain qui en contient environ 20 mg. Il est excrété par les urines et la sueur. 70 à 80% sont stockés dans la glande thyroïde et son bon fonctionnement en dépend car il permet l’élaboration des hormones thyroïdiennes T3 et T4, mais d’autres organes en contiennent : Les ovaires Les seins La prostate Les glandes salivaires Les tissus conjonctifs Le système digestif et la muqueuse gastrique Le cerveau Le système hormonal, musculaire, cardiovasculaire, immunitaire et nerveux en ont aussi besoin. L'iode intervient également dans le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines. La glande thyroïde est le chef d’orchestre du métabolisme. La carence en iode peut se manifester par : De l’hypothyroïdie Du crétinisme Un goître Une baisse immunitaire De le frilosité Des nodules thyroïdiens De la mastopathie (fibrokystes, nodules, douleurs ou gonflement mammaires) Des kystes ovariens ou sébacés (acné kystique) Des fibromes utérins La maladie de Dupuytren La maladie de Lapeyronie La maladie de Raynaud La maladie d’Hashimoto Une faiblesse musculaire Une prise de poids Des cancers : sein, prostate, testicule Une perte de cheveux, de l’alopécie Une peau sèche Des dermatoses (psoriasis, eczéma, etc.) Un ralentissement du métabolisme et de la digestion Un ralentissement des fonctions cognitives (concentration, mémoire, etc.) Un retard de croissance De la fatigue physique, mentale ou sexuelle De l’infertilité Des règles irrégulières ou douloureuses De la fibromyalgie De la constipation Du prostatisme De l’anxiété, de la dépression, du stress, de l’irritabilité, de la nervosité Des infections ORL à répétition Des œdèmes sous les yeux De l’hypercholestérolémie Des allergies Du diabète de type 2 De l’arythmie cardiaque Du reflux gastrique Une digestion lente Une parasitose Un apport quotidien d’iode est hautement recommandé pour les femmes enceintes, ménopausées et les sportifs. Cristaux d'iode Sources alimentaires principales : Les algues et plantes marines. Le kombu, le varech et le laminaire séchés contiennent de 2.020 à 7.454 µg d’iode/gr. Les poissons de mer de 50 à 245 µg/100 gr. Les fruits de mer de 30 à 130 µg/100 gr. Le foie de morue 500 µg/100 gr. Remarque : la cuisson détruit l’iode contenue dans les aliments. En 1899, le manuel Merck cite l’iode comme la substance la plus utilisée contre les tumeurs. Les besoins quotidiens : Ils varient de 75 µg à 300 µg d'iodure de potassium. Des doses thérapeutiques peuvent aller jusqu’à 50.000 µg avec contrôle médical et test urinaire d’iodurie sur 24 heures. C'est le seul test fiable. Les échantillons d'urine aléatoires, les dosages sanguins ou capillaires sont trop fluctuants. Le dosage urinaire de l'iode doit être supérieur à 110 µg /L. Les valeurs pour un fonctionnement optimal : 150-200 µg/L. Avant toute supplémentation forte, il est impératif de doser les anticorps Anti-TPO et Anti-thyroglobuline. Dans une vie entière nous en consommerons environ 4 grammes, si peu et si puissant ! Nous pouvons trouver des gélules contenant des algues comme du kelp/varech, du fucus vésiculeux ou de l’ascophylle noueux, mais attention, ces formes peuvent contenir des métaux lourds tels que de l'arsenic, du mercure, du plomb, du cadmium en quantité élevée et leur concentration en iode n’est pas toujours précise. L’iode est compatible avec le sélénium, le zinc, le cuivre et le silicium, mais incompatible avec le lithium. Attention : une ingestion excessive d'iode peut perturber la fonction thyroïdienne normale. Ne jamais prendre de doses massives d’iode sans prendre de sélénium. Trop d’iode va oxyder la thyroïde, le sélénium la protège. Dose critique : Des revues récentes dans la population euthyroïdienne adulte avec apport iodé adéquat ont documenté que des apports bien au-delà de la limite d’apport maximal tolérable généralement proposé (de l’ordre de 600 µg/jour) et variant de 1,5 mg/jour à 32 mg/jour sont généralement bien supportés et n’entraînent pas d’altérations hormonales (T4 totale et libre, T3 totale et libre, TSH, Thyroglobuline). - Burgi, 2010 ; Leung & Braverman, 2014 ; Backer & Hollowel, 2000. Ce n’est qu’au-dessus de 30 mg d’iode/jour (30.000 µg) que des dysfonctions hormonales sont décrites chez les sujets initialement euthyroïdiens. Des études utilisant des doses de 3 à 6 mg pour traiter efficacement la maladie fibrokystique du sein pourraient révéler le rôle important de l'iode dans le maintien de l'architecture et de la fonction normales du tissu mammaire. L'iode peut également avoir d'importantes fonctions antioxydantes dans le tissu mammaire et d'autres tissus qui concentrent l'iode via le symporteur de l'iodure de sodium. – Lyne Patrick, 2018 La consommation moyenne d’iode chez les Japonais qui sont friands d'algues est de 1.000 µg par jour. Les micronutriments qui renforcent l’assimilation et l’efficacité de l’iode au quotidien : Le magnésium : 200-400 mg Le sélénium : 200 µg. Le fer. La vitamine C est indispensable pour que notre corps l'utilise correctement. Les vitamines D, B, dont B2, B3 & B12. Le sel de mer naturel (Guérande) : 2,5 gr dans la nourriture, contre les symptômes de détox du brome* et des autres toxiques qui peuvent être relargués dans l’organisme suite à la prise d’iode, ou le plasma marin de Quinton. *Elément toxique contenu dans les objets ignifugés de la vie quotidienne (retardateur de flammes). Le brome est antagoniste à l’iode et inhibe la fonction thyroïdienne. L’iode élimine les métaux lourds dont le brome en particulier. Les ennemis de l’iode : Le chlore Le fluor Le brome Le tabac Avertissement : Si auto-immunité présente : prudence extrême. L'iode peut agir comme un carburant qui fait exploser la maladie. Règle d'or : ne jamais prendre de grosses doses d'iode sans avoir fait une iodurie des 24h et un bilan complet des anticorps thyroïdiens. Citations : « Nous sommes devenus carencés en iode depuis les années 70, parce que le brome, élément anti-iode, a purgé l’iode de notre corps ! » - Lynne Farrow, La Crise de L’iode « Une hypercholestérolémie, dans 90-95% des cas, se résout en 2 à 3 semaines en traitant la thyroïde, puisqu’on a un hypométabolisme. » - Dr. Stéphane Résimont « On ne peut pas provoquer le cancer du sein chez des rats qui ont suffisamment d’iode. » - Dr. David Brownstein « Je réalise chaque année des centaines de dosages d’iode chez mes patients. J’affirme que seulement 10% de ces patients présentent un dosage de leur iode urinaire correct. » - Dr. Benoît Claeys « Dès que l’organisme est privé de l’un des nutriments indispensables, son fonctionnement est perturbé. » - Christopher Vasey « La carence en iode devient particulièrement critique pendant la grossesse en raison des conséquences de dommages neurologiques au cours du développement fœtal ainsi que pendant l'allaitement. » - Lyne Patrick « Les National Institutes of Health expliquent que la carence en iode affecte la production d'hormone thyroïdienne. Sans suffisamment d'iode, les enfants peuvent souffrir d'un mauvais développement de leur cerveau et de leur système nerveux. Même une carence légère peut entraîner de légers problèmes de développement neurologique. » - Dr. Joseph Mercola « L’iode c’est l’oligoélément de l’idéation, de la concentration, du bien-être en général et du métabolisme. » - Dr. Paul Dupont « L’iode est essentiel pour la prévention du cancer de la prostate et du sein. » - Dr. Benoit Claeys Articles complémentaires : La thyroïdite d'Hashimoto Les carences nutritionnelles

  • La cellulite

    Article naturo-hygiéniste Description : La cellulite est une affection cutanée désagréable sur le plan esthétique qui se manifeste par des capitons produisant une surface inégale sur la peau. Apparaissant chez 80 à 90 % des femmes, principalement sur les cuisses, les fesses et les hanches, parfois même les bras. Elle est associée à de graves problèmes psychosociaux* et de qualité de vie. *Un inconfort psychologique a été signalé chez les patients atteints de cellulite. Le mot cellulite veut dire inflammation de la cellule. La cellulite n’est pas un trouble isolé, mais un signe de désordre général, d’inflammation et de toxémie. Les cellules sont malades. Causes : C’est une accumulation de déchets, de toxines et de graisse emprisonnés en périphérie du corps dans les tissus au niveau des liquides organiques de l’hypoderme, c’est l’adipose (atrophie des adipocytes). Afin d’épargner les organes et systèmes, ces toxines sont capturées et diluées dans de l’eau et de la graisse ce qui donne l’aspect de peau d’orange avec des capitons. Le foie est particulièrement atteint, il faudra envisager une épuration générale de l’organisme (émonctoires & humeurs) et du foie en particulier. C’est un signal d’alarme (symptôme) qui indique que le terrain doit être corrigé. La cellulite est la traduction d’un système lymphatique engorgé, d'un excès de glucides et d'un manque de collagène. La toxémie. Le manque d’activité physique. L'excès de glucides. La fatigue hépatique. L'inflammation et la glycation. Le ralentissement digestif. Le grignotage. Un déséquilibre en acides gras alimentaires. Un déséquilibre hormonal. Un manque de collagène. La glycation durcit et casse les fibres de collagène. Le manque de collagène est l'un des facteurs majeurs qui transforment une simple réserve de graisse en "peau d'orange" visible. Quand le collagène diminue, la peau se relâche et s'affine. La graisse, même en petite quantité, commence à pousser contre une surface devenue fragile et irrégulière. Solutions : Corriger l'hygiène de vie sur le plan de l'activité physique et de l'alimentation. Diminuer drastiquement les glucides, les aliments mucogènes (colles), les aliments acidifiants (inflammatoires), raffinés et industriels. Détoxifier, drainer les humeurs et les émonctoires. Soigner les intestins et leur porosité. Réduire l’inflammation et la glycation. Pratiquer quelques purges, jeûne et monodiètes. Apporter suffisamment de lipides bien équilibrés en acides gras oméga-3-6-7-9. Apporter du potassium avec les fruits et les légumes qui sont diurétiques. S'hydrater et boire suffisamment d’eau de bonne qualité. Réaliser un bilan hormonal (progestérone, œstrogène, testostérone, thyroïde). Compléments alimentaires en appui de la correction des causes : Phytothérapie : Aubier de tilleul à action hépatique et rénale, psyllium blond à action intestinale, reine des prés, pissenlit. Oligothérapie : silicium, nickel. Gemmothérapie : complexe anticellulite. Nutrithérapie : oméga-3, iode, coenzyme Q10, vitamine A (rétinol), vitamine C, acide acétyl-L-carnitine, L-arginine, L-glycine, N-acétylcystéine, et collagène. Ce que nous sommes est la résultante de nos choix. Astuce : Consommer 100 gr de foie de morue chaque semaine, car il contient des nutriments qui aident à lutter contre la cellulite : des acides gras saturés, monoinsaturés et poly-insaturés (oméga-3), de la vitamine A, de la vitamine D3 et de l’iode. Consommer régulièrement du bouillon d’os riche en collagène. Citations : « Tous les obèses et toutes les femmes cellulitiques font des régimes hypocaloriques et continuent, malgré leurs efforts de restriction, à être fondamentalement obèses, cellulitiques. Pourquoi ? Parce que les aliments constituant ces types de régime sont anti-spécifique et dénaturés. Ils fournissent bien le nombre restreint de calories, qui est recherché, mais du fait qu'ils sont faux, dévitalisants, dépérissants, ils continuent à les intoxiquer, donc à les remplir de surcharges résiduelles (de résidus ou déchets toxiques) étio-morbido-pathogènes. » - Pr. Grégoire Jauvais « La cellulite est le résultat de l’infiltration de la peau par des toxines endogènes. Elle doit être considérée comme la traduction locale d’un phénomène général d’auto-intoxication. L’accumulation de toxines dans le tissus cellulaire sous-cutané correspond à l’augmentation de la viscosité du milieu et à l’engorgement des vaisseaux lymphatiques qui en assurent l’irrigation. » - Dr. Jacques Janet « Cette accumulation de graisses et de toxines dans les liquides organiques de l’hypoderme est appelée la cellulite. » - Christopher Vasey « Il faut que les femmes cellulitiques comprennent que leur cellulite n’est qu’une accumulation, notamment dans leurs tissus conjonctifs, de poisons constitués, pour résumer et imager, de morve et d’urine concentrées résultant de leurs distorsions mentales et de leur alimentation anti-biologique, généralement riche en farineux (amidons), en sucres industriels et en produits laitiers issus de la vache, ces trois causes essentielles induisant une dévitalisation générale, un ralentissement du transit intestinal, une stagnation des matières en fermentation et en putréfaction toxicogènes. » - Pr. Grégoire JAUVAIS, M. D., Sc. D., Ph. D. « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

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