Blog dédié à l'hygiénisme et à la santé naturelle


"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- Troubles de la mémoire et déclin cognitif
Article naturo-hygiéniste Description : Le déclin cognitif est une préoccupation majeure chez les personnes âgées. Le risque de développer un déclin cognitif après 65 ans est estimé à 30-40 %. Au-delà de 50 ans, toute plainte se rapportant à la mémoire doit être explorée car elle peut être les prémices d’un déclin cognitif banal lié à l’âge ou d’une pathologie neurodégénérative dont la prise en charge précoce est essentielle afin d’éviter la dégénérescence et la perte d’autonomie. 50% des personnes présentant des troubles cognitifs légers développent une démence, le stade le plus grave du déclin, dans les 3 ans. Une approche holistique et naturelle, combinant alimentation équilibrée, mode de vie et supplémentation, est primordiale au maintien de la santé cognitive et de la qualité de vie des personnes âgées. Les personnes qui sont conscientes de leur perte de mémoire ne souffrent généralement pas de démence. Symptômes : Pertes de mémoire Oublis passagers Difficultés de concentration Difficultés d’apprentissage Changements d’humeur Causes : Déficits et carences alimentaires diverses : protéines, acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, fibres, etc. Excès de glucides alimentaires. Mode de vie toxique : tabagisme, alcoolisme, toxicomanie, pollution, alimentation raffinées et ultra-transformée. Médicaments : somnifères, antidépresseurs, anxiolytiques, antiépileptiques, codéine, morphine, statines, etc. Sédentarité. Stress oxydatif. Dysbiose intestinale. Manque d’activités et de stimulations cognitives : lecture, écriture, mots croisés, apprentissage d’une langue étrangère ou d’une discipline, etc. L’insomnie et les troubles du sommeil. Déficit en cholestérol. Déficit en prégnénolone. Déficit en testostérone, de faibles niveaux ont été associés au déclin cognitif. Déficit en neurotransmetteurs. Consommer de l'alcool de manière excessive a surtout un impact négatif sur la mémoire à court terme, mais aussi parfois sur la mémoire à long terme. Si cette consommation excessive n'est pas stoppée, elle conduira à une démence alcoolique. Des troubles de la mémoire à long terme apparaissent et les compétences intellectuelles se dégradent davantage. Troubles neurocognitifs après chirurgie cardiaque dans 30 à 80% des cas. Ces troubles sont transitoires et ne peuvent excéder à une année. La circulation extracorporelle augmente la fréquence de ces troubles jusqu'à six mois, mais non à deux et à cinq ans. Facteurs de risques : Hypertension Hypothyroïdie Diabète Obésité Dépression Isolement social Solutions : La suppression des causes et la correction de l’hygiène de vie. L’adoption d’une alimentation saine, équilibrée, mesurée et nutritive. La supplémentation nutritionnelle en acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, caroténoïdes et fibres est d’une importance cruciale pour la préservation de la santé cognitive. La pratique d’une activité physique régulière améliore la santé physique et cognitive. Le renforcement des contacts sociaux. Phytothérapie : Ail et extrait d’ail. Gingko biloba. Ashwagandha. Champignon crinière de lion : 250 mg par jour pendant 16 semaines. Bacopa monnieri. Gemmothérapie : complexe mémoire. Micro-Immunothérapie : LABO LIFE 2LMEM-SENIOR : soutien immunitaire dans les pathologies liées à la mémoire par le vieillissement. Nutrithérapie : Acides gras oméga-3. Minéraux : zinc, magnésium L-thréonate*, sélénium. Oligo-élément : bore, il joue un rôle dans l’amélioration des fonctions cognitives, les performances cérébrales et la mémoire à court terme chez les personnes âgées. Vitamines : A, B, C, D, E, K. Ces vitamines antioxydantes contribuent à la santé cérébrale et à la synthèse des neurotransmetteurs. La forme active de la vitamine A, l’acide rétinoïque, améliore la plasticité synaptique et la formation de la mémoire. Ses carences sont liées à des troubles cognitifs et neuropsychiatriques. Acides aminés : L-glycine, N-acétylcystéine, L-tyrosine et acétyl-L-carnitine. Créatine : Des études suggèrent qu'elle peut améliorer les fonctions cognitives, la mémoire et réduire la fatigue mentale. Alpha-GPC : précurseur de l'acétylcholine. Il améliore la fonction cérébrale et la communication entre les cellules nerveuses. Polyphénols : curcumine, resvératrol, quercétine, EGCG. Shilajit. Coenzyme Q10 : antioxydant essentiel pour qui soutient la respiration et les structures des mitochondries. Il protège les systèmes : cardiovasculaire, immunitaire, nerveux et musculaire. *Composé breveté à haute biodisponibilité capable d'améliorer la mémoire de travail, la mémoire à court et à long terme et l'apprentissage. Il traverse la barrière hémato-encéphalique. Ces éléments essentiels jouent des rôles variés et cruciaux dans le maintien et l'amélioration des fonctions cognitives. Leur combinaison offre des bienfaits neuroprotecteurs, améliorant la mémoire, l'attention et les fonctions cérébrales globales. Oligothérapie : Manganèse/cobalt. Précurseur hormonal : La prégnénolone (hormone de la mémoire et de la concentration) est une neurohormone. Elle remplit des fonctions hormonales dans l’organisme, comme précurseur de la DHEA, de la testostérone, des œstrogènes, de la progestérone et des corticosurrénales. Comme d’autres hormones, nos niveaux de prégnénolone diminuent avec l’âge. Mais celle-ci affecte également le système nerveux central. Il n’est donc pas surprenant qu’elle soit liée à la cognition, à la mémoire et à l’humeur. Divers : Bleu de méthylène : activation des mitochondries, amélioration de la mémoire. Remarques : Une supplémentation à long terme en acides gras oméga-3 peut réduire le risque de la maladie d’Alzheimer. Un apport alimentaire en acides gras oméga-3, en particulier en DHA, peut réduire le risque de démence ou de déclin cognitif. La supplémentation en vitamine B est associée à un ralentissement du déclin cognitif, en particulier dans les populations ayant bénéficié d'une intervention précoce et d'une intervention de longue durée. Les polyphénols, dont le resvératrol et la curcumine, constituent un groupe diversifié de composés aux puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, jouant un rôle important dans la préservation des fonctions cognitives au cours du vieillissement. Les flavonoïdes, présents dans les baies, le thé vert et le cacao, sont également essentiels à la santé cognitive. Le maintien de taux normaux de vitamine K peut également contribuer à la préservation de la mémoire chez les personnes âgées. De nombreuses études ont exploré le rôle des composantes et des habitudes alimentaires sur le déclin cognitif lié à l'âge, et de plus en plus de preuves montrent que les combinaisons d'aliments et de nutriments peuvent avoir des effets synergétiques allant au-delà de ceux attribuables à chaque aliment ou nutriment pris individuellement. Le saviez-vous ? Notre assiette influence directement la santé de notre cerveau. Une étude marquante de la Mayo Clinic a révélé qu'un régime trop riche en glucides (notamment raffinés et sucrés) pouvait augmenter le risque de troubles cognitifs de 89 %. À l'inverse, une alimentation riche en matières grasses de bonne qualité le réduirait de 44 %. Biologie : Prégnénolone. Profil des acides gras. Statut antioxydant : zinc, cuivre, sélénium, vitamines A, C, E, CoQ10, glutathion réduit, SOD, Anticorps anti-LDL oxydées. Vitamines B9, B12, D, phosphore. Hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est très liée à la mémoire. Des études épidémiologiques ont démontré une association entre le diabète et un risque accru de déclin cognitif chez les personnes âgées. CRP-us. Coenzyme Q10. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse. Fonction surrénalienne. Fonction gonadique. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. Génotypage ApoE4 : associé à un déclin plus précoce et plus rapide de la mémoire et à un risque accru de maladie d'Alzheimer. N.B. La supplémentation alimentaire doit être impérativement individualisée en fonction des résultats biologiques. Citations : « Une récente méta-analyse révèle que les oméga-3 surpassent les médicaments pour contrer le déclin cognitif. » - Dr. Guillaume Fond, psychiatre « Plus l’hémoglobine glycosylée est haute, plus la mémoire se détériore. » - Dr. Georges Mouton « De plus en plus de preuves suggèrent que le maintien d'un niveau sain de graisse corporelle et d'un niveau accru de masse musculaire peut favoriser la santé de votre cerveau et ralentir le taux de vieillissement cognitif. » - Dr. Joseph Mercola Article complémentaire : La maladie d’Alzheimer Sources : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10447496/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34432056/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37050953/ https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10746024/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35659061/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36469335/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31333085/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17132744/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1279796008000247 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0197018620300991?via%3Dihub https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/sympt%C3%B4mes-des-maladies-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/perte-de-m%C3%A9moire
- Pourquoi manger biologique ?
Article de bromatologie En médecine naturelle, ce que l’on ingère fait partie des 9 facteurs de la santé intégrale. Du fait de son importance pour la santé, le mot "biologique" revient dans presque tous les articles de ce blog, car il n'est pas possible de fonctionner de manière optimale si la toxémie est élevée. Le bio c’est le naturel, le vivant, c’est la nourriture originelle depuis toujours, c’est interdire les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ensuite est venu le progrès et l’homme à commencer à s'affaiblir, à dégénérer, à tomber malade et à prendre beaucoup de médicaments. Le bio c’est de la saveur et de l’odeur, c’est moins d’eau, plus de nutriments et d'antioxydants qui permettent une meilleure nutrition et protection cellulaire. Le bio c’est moins de pollution environnementale, c’est meilleur pour la biodiversité et notre santé. Le bio c’est en moyenne 30% plus cher. Le non bio, c’est ingérer des pesticides, des antibiotiques, des médicaments, des additifs, des engrais, des métaux lourds, des perturbateurs endocriniens. C’est détruire le microbiote, les systèmes nerveux et immunitaire avec les conséquences graves qui peuvent en découler à moyen ou à long terme... A notre époque, ce qui est cultivé est certes plus ou moins contaminé par les conditions environnementales : pluies acides, pollution, résidus de pesticides dans l’air, l’eau ou la terre, etc., mais la quantité de pesticides contenue dans les produits de culture biologique est contrôlée strictement et des cahiers de charges sont établis du moins en Belgique. L’Europe vient malheureusement de renouveler l’autorisation pour l’utilisation du glyphosate pendant 10 ans (novembre 2023). Les pesticides : « Pesticides » est le terme générique pour désigner les substances chimiques élaborées pour lutter contre des « nuisibles » tels que : mauvaises herbes (herbicides), champignons (fongicides), insectes (insecticides), parasites (parasiticides), rats (raticides), bactéries (bactéricides), etc. Ce sont des produits de synthèse toxiques générateurs de maladies, de perturbations endocriniennes et de cancers. Ils détruisent le microbiote intestinal et les cellules épithéliales, ce sont des agents mutagènes et carcinogènes qui causent la porosité intestinale. Une étude d'envergure publiée dans Scientific Reports (basée sur la cohorte française NutriNet-Santé) a démontré qu'un adulte consommant une alimentation conventionnelle, ingère en moyenne environ 4 kg d'additifs par an (soit environ 11 grammes par jour) et de nombreuses molécules chimiques (résidus de pesticides, plastifiants). L'effet d'accumulation et le "cocktail" de ces substances interrogent les scientifiques. La consommation quotidienne d’une nourriture ainsi polluée par les pesticides entraîne une toxémie exogène permanente. Le microbiote représente près de 80 % de notre système immunitaire, il contribue à la décomposition des aliments et à notre bien être mental. Le foie aura toujours une surcharge de travail avec ces molécules toxiques à éliminer, et quand le foie va mal, tout va mal. On ne peut pas régler naturellement un problème de santé si on persiste à consommer des aliments de culture conventionnelle, puisque en hygiénisme la priorité est de baisser la charge toxémique et d’augmenter l’énergie vitale. Actuellement, les nouveau-nés sont exposés dès le ventre de leur mère à la pollution environnementale : les analyses scientifiques révèlent la présence de près de 300 substances chimiques et polluants dans le sang de leur cordon ombilical à la naissance (comme l'ont montré des études du CHU de Montpellier dès 2007). De plus, de faibles résidus de ces composés se retrouvent également dans le lait maternel. Ces observations constituent un signal d'alarme sérieux pour la santé environnementale des futures générations… « La recherche indique que l’exposition aux pesticides en général (de même que l’exposition à certains pesticides en particulier) est associée à plusieurs types de cancers comme le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple de même que les cancers de la prostate, du rein et du poumon, entre autres. » - Société Canadienne du Cancer Les fruits et légumes biologiques contiennent jusqu’à 69% plus d’antioxydants et en moyenne 180 fois moins de résidus chimiques que ceux de l’agriculture conventionnelle. Les fruits ordinaires subissent de 40 à 70 traitements chimiques. Un citron cultivé biologiquement, sans engrais de synthèse, contient environ trois fois plus de vitamine C qu’un autre. Selon un rapport français validé en 2015 basé sur un échantillon de 5.806 fruits et légumes biologiques, 86,3% ne contenait aucune trace de pesticide. Les fruits et légumes bio sont donc contaminées à 1,4%, contre 35% pour les légumes et 64% pour les fruits de culture conventionnelle. Soit 25 fois plus pour les légumes et 45 fois plus pour les fruits. Les fruits et légumes de culture bio sont donc plus chargés en éléments nutritionnels et apportent beaucoup moins d’éléments toxiques que la culture conventionnelle. En 2006, l'étude de Seattle (Lu et al.) prouvait l'efficacité du bio en un temps record. En faisant passer des écoliers au 100 % bio pendant 5 jours, les chercheurs ont vu les traces d'insecticides neurotoxiques presque s'effacer de leurs urines. Mais attention au retour de bâton : dès la reprise d'une alimentation classique, les taux de pesticides ont explosé en seulement 24 heures. Les pesticides sont potentiellement aussi nocifs que le tabac pour augmenter les risques de certains cancers (étude de 2024). Citations : « Il ne faut rien enlever à l’aliment, car non seulement les parties soustraites font défaut, mais les parties restantes perdent partiellement ou totalement leur activité biologique. » - Henri-Charles Geffroy « Une autre nuisance insoupçonnée de ces fongicides, insecticides, nématicides, taupicides, etc. se situe au niveau de nos enzymes digestifs : l’expulsion du zinc, du nickel, du cobalt, du vanadium dans le site actif de l’enzyme et son remplacement par le mercure, le cadmium ou autres généreront des enzymes peut actives ou inactives, en particuliers vis-à-vis de la digestion de la caséine et du gluten… » - Robert Masson « Les engrais chimiques déséquilibrent les sols, et entretiennent une « escalade » inexorable : les traitements appauvrissent les sols qu’il faut de plus en plus traiter. Les fruits et légumes, subissant aussi ces agressions chimiques, voient leurs immunités faiblir : il faut donc les traiter aussi chaque année un peu plus. Tout l’équilibre de l’écosystème est alors rompu : les insectes parasites mutent pour s’adapter aux contraintes croissantes, à la manière des indésirables de nos intestins à la suite d’antibiothérapies répétées… » - Daniel Kieffer « Une des raisons des carences en oligoéléments de plus en plus fréquentes chez les hommes et les animaux d’élevage est à chercher dans l’usage d’engrais chimiques qui en sont dépourvus. » - Dr. Catherine Kousmine « Le docteur Curl mesura ensuite dans les urines des enfants les produits de dégradation des pesticides organochlorés (les pesticides les plus courants). Elle trouva que le taux de pesticides dans l’urine des enfants « bio » était nettement en deçà des minima fixés par l’Agence gouvernementale de protection environnementale. Il était aussi 6 à 9 fois moindre que celui des enfants « conventionnels ». Pour ces derniers, la charge toxique dépassait au contraire de 4 fois les limites officielles tolérées… La nourriture bio faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d’intoxication de l’organisme. » - Dr. David Servan-Schreiber « Paul Stiit estimait dans son livre de 1982 que l’Américain moyen consommait chaque année presque 5 kilogrammes d’approximativement 2.000 additifs alimentaires. » - Dawn Lester & David Parker, Qu’est-ce qui nous rend réellement malade ? « Consommer des aliments de qualité, c’est-à-dire biologiques, pour éviter l’apport massif de produits chimiques – herbicides, fongicides… - qui encrassent l’organisme et sollicitent de manière importante le foie et nos mécanismes immunitaires, mais aussi nos filtres bio-émonctoriels. » - Christian Brun « Les pesticides provoquent des déficits immunitaires ainsi que des infections à répétition. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe Article complémentaire : L'alimentation paléo.
- Les édulcorants artificiels
Article de nutrition Description : Le sucralose, l’acésulfame-K, l’aspartame ou encore la saccharine sont des édulcorants artificiels largement utilisés dans les produits « light » ou « sans sucre ». Présentés comme des alternatives plus saines au sucre, ils sont aujourd’hui omniprésents dans les sodas, yaourts, desserts, céréales, chewing-gums et même certains médicaments. Mais sont-ils réellement une solution bénéfique pour la santé métabolique ? Des molécules ultra-transformées Les édulcorants artificiels sont des substituts synthétiques du sucre, dotés d’un pouvoir sucrant 100 à 600 fois supérieur au saccharose. Leur intérêt industriel est évident : ils apportent très peu, voire aucune calorie, et n’augmentent pas directement la glycémie. Ils ont ainsi été massivement promus auprès des personnes diabétiques, en surpoids ou souhaitant contrôler leur consommation calorique. Pourtant, en naturopathie et en médecine fonctionnelle, une question fondamentale se pose : est-ce compatible avec notre physiologie ? Le goût sucré active des voies métaboliques complexes (sécrétion d’insuline, incrétines, dopamine, régulation de l’appétit). Or, lorsque le cerveau perçoit le sucré sans apport énergétique réel, un décalage biologique peut s’installer. Le paradoxe métabolique Pendant longtemps, les édulcorants ont été considérés comme des alliés contre l’obésité et le diabète. Certaines méta-analyses anciennes concluaient à une absence d’effet significatif sur le poids et la glycémie. Les données plus récentes nuancent fortement cette vision. Des travaux publiés ces dernières années montrent que les édulcorants artificiels peuvent : Modifier l’absorption intestinale du glucose Influencer la sécrétion d’insuline et d’incrétines Altérer la composition du microbiote intestinal Perturber la régulation de la satiété Or, le microbiote joue un rôle central dans l’inflammation de bas grade, la résistance à l’insuline et la régulation pondérale. Une dysbiose induite par une consommation régulière d’édulcorants contribue à une aggravation du contrôle glycémique. En médecine fonctionnelle, on parle d’un stress métabolique silencieux. Risques potentiels mis en évidence par les études Plusieurs études de cohorte d’envergure ont observé des associations entre consommation chronique d’édulcorants artificiels et : Résistance à l’insuline Diabète de type 2 Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) Troubles gastro-intestinaux Dysbiose intestinale Maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires Risque accru de certains cancers Certaines recherches récentes ont notamment associé l’aspartame et l’acésulfame-K à une augmentation du risque de cancer dans des populations à forte consommation. Des auteurs, comme la journaliste d’investigation Sylvie Simon dans son ouvrage «Aspartame, plaisir ou poison ?», ont largement alerté sur des effets neurologiques attribués à l’aspartame : Migraines chroniques Vertiges Troubles du sommeil Troubles de la mémoire Le saviez-vous ? Le goût sucré, même sans calories, stimule les circuits cérébraux de la récompense via la dopamine. Résultat : certaines études suggèrent que les édulcorants pourraient entretenir l’addiction au sucre plutôt que la réduire. Autrement dit, consommer régulièrement des produits « light » pourrait maintenir une forte attirance pour le goût sucré… et compliquer la transition vers une alimentation naturellement moins riche en glucides et en sucre notamment. En résumé : Les édulcorants artificiels ne sont pas des molécules neutres. Selon les études récentes, bien qu’ils n’apportent pas de calories, ils peuvent entrainer : des troubles neurologiques (migraines chroniques, vertiges, insomnies et pertes de mémoire), des maladies métaboliques (cancer, obésité, diabète de type 2, résistance à l’insuline, stéatose hépatique), des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques), des troubles gastro-intestinaux dont la dysbiose du microbiote, des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires. En naturopathie, l’approche consiste à rééduquer progressivement le palais plutôt qu’à remplacer le sucre par des substituts industriels ultra-transformés et donc non-physiologiques. Citations : « Remplacer les sucres libres par des édulcorants non sucrés n’aide pas à contrôler le poids à long terme. Les données suggèrent que leur utilisation prolongée peut être associée à un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité. » - OMS, Recommandation sur les édulcorants non sucrés, 2023 « Les édulcorants artificiels ne sont pas métaboliquement inertes. Ils peuvent modifier le microbiote intestinal et influencer la réponse glycémique, même en l’absence de calories. » - Dr. Eran Elinav, chercheur en immunologie et microbiote Articles complémentaires : Les glucides Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Le syndrome métabolique
- Les génotypes apoE
Article de médecine fonctionnelle et de nutrition Voici des informations qui vont révolutionner la nutrition humaine et éviter pas mal d’errances et d’erreurs dans ce domaine. En naturopathie, pour estimer le profil alimentaire d’une personne, nous avons recours à l’anamnèse, au tempérament naturopathique et à l’analyse sanguine. Maintenant, grâce à la génétique et à la médecine fonctionnelle*, nous avons accès aux génotypes, c’est-à-dire aux profils génétiques et nutritionnels des individus. Ceci complète également la notion de terrain. *La médecine fonctionnelle vise à (r)établir le meilleur équilibre physiologique. « Un test à réaliser une seule fois dans la vie. » Selon ce que l’analyse de sang va révéler, que l’on soit apoE2, apoE3 ou apoE4, on va plus ou moins bien assimiler les lipides, les glucides et dans une moindre mesure les protéines*, ceci va déterminer les habitudes alimentaires et comportementales relativement précises à adopter pour le reste de la vie. *La ration de protéines est d’environ 20% pour les trois génotypes. ApoE est l’acronyme de Apolipoprotéine E. Le génotype apoE2 concerne environ 8% de la population. Il est apparu il y a environ 85.000 ans. Le profil alimentaire est proche du cétogène, encore plus riches en graisses que l’apoE3 que nous allons découvrir un peu plus bas. L’huile de coco biologique est autorisée, tous les lipides sont bons pour eux sauf les « trans » qui ne sont bons pour personne. Ce sont des individus avec généralement beaucoup de problèmes digestifs et intestinaux, particulièrement s’ils consomment assez bien de féculents et en particulier des céréales. Attention donc aux hydrates de carbone à consommer en très petite quantité, car le sucre est catastrophique pour eux. L’alimentation paléo bien dosée et bien mesurée en gras devrait leur convenir assez bien. Leur longévité est importante et ils bénéficient d’une bonne neuroprotection. Chez eux, le cholestérol est généralement bas, un taux de cholestérol élevé est rare chez les apoE2. Quand ils sont sportifs, ils peuvent manger un peu plus de glucides, mais toujours limiter les féculents. Les obèses apoE2 doivent absolument réduire les glucides, les féculents (éliminer les céréales) et augmenter considérablement les lipides. Le frugivorisme, le végétarisme et le végétalisme sont interdits aux E2. Le jeûne intermittent est conseillé. Le génotype apoE3 concerne environ 78% de la population caucasienne. Il est apparu il y a +/- 220.000 ans. Leur alimentation doit être riche en graisses variées et équilibrées mais pauvre en glucides « High fat / low carb ». Les graisses animales vont concerner les produits laitiers, les viandes rouges, les volailles, le gibier, etc., les œufs, les poissons, les fruits de mer, qui sont autant de sources de protéines dont la portion doit être de 20%, ni plus ni moins. Les acides gras saturés et l’huile de coco sont autorisés. Pour ceux qui les tolèrent, les produits laitiers peuvent être consommés en quantité raisonnable. Bienvenue aux noix, graines, olives, avocats, huiles vierges biologiques : d’olive, de lin, de cameline, de noix, d’avocat, d'onagre, de chanvre, de bourrache, etc. L’alimentation méditerranéenne en écartant les céréales leur convient assez bien, ainsi que le jeûne intermittent. Pensons également à l’alimentation ancestral hypotoxique type Seignalet ou paléo. En ce qui concerne les fruits, les apoE3 doivent en manger en petite quantité et privilégier ceux qui sont à index glycémique bas. Le génotype apoE4 concerne environ 14% de la population. C’est le génotype le plus ancien des trois, le plus proche des grands singes. Leur profil alimentaire est un peu plus contraignant. Ils ont un risque accru de contracter la maladie d’Alzheimer et sont plus fragiles au niveau du système cardiovasculaire. Ils ont tendance à accumuler du cholestérol (hypercholestérolémie) qui peut leur être toxique. Ils ne doivent pas consommer d’huiles végétales riches en cholestérol comme les huiles de palme et de coco par exemple. Ils doivent faire attention aux produits laitiers, aux viandes rouges grasses, aux graisses trans et saturées. Leur alimentation se composera de poisson, de fruits de mer, d’œufs, de légumes, de légumineuses, d’huile d’olive, des bonnes graisses végétales de noix, de colza, d’avocats, etc., d’oméga-3 bien dosés, de vitamine D et de mélatonine. Ils auront droit à un peu plus de glucides et un peu moins de lipides que les apoE3. Ils ne doivent pas avoir peur des jaunes d’œufs qui ne font pas augmenter les taux sanguins de cholestérol. Idem pour les fruits de mer qui sont hypocholestérolémiants. Pour se préserver, les apoE4 devront faire de bons choix existentiels tels que : bien équilibrer leur alimentation, faire beaucoup d’exercice physique, avoir des activités cognitives et intellectuelles régulières. Ils supprimeront le tabac et l’alcool. Les génotypes sont à corrélés aux résultats sanguins : cholestérol, hormones, statut en acides gras, marqueurs métaboliques, etc. et aux renseignements cliniques du patient pour établir un profil nutritionnel personnalisé et ciblé. En résumé : Rappelons que la consommation excessive de glucides entraine, entre-autres, de la dysbiose et de la porosité intestinales, la stéatose hépatique, la glycation, une augmentation des triglycérides, de l'acide urique, du diabète, du surpoids, la prolifération du candida albicans, des dermatoses, le cancer, des infections ORL chroniques, des maladies de civilisations, etc. Nous héritons tous de deux copies de gène qui émanent de nos parents, ce sont des variants appelés ‘allèles’, on parle alors de polymorphisme et obtenir : Des apoE2-E3. Des apoE3-E4. Des apoE4-E2. Ceci complique parfois un peu la situation… L’amylase salivaire La capacité à digérer les amidons (céréales) varie de 1 à 12 d'un individu à un autre selon la présence du gène AMY1A. Imposer les céréales comme axe central à quelqu'un qui manque de ce gène peut être destructeur. Standardiser l'alimentation est une erreur biologique. Nos bagages enzymatiques et nos microbiotes dépendent de l'histoire migratoire de nos ancêtres (climats nordiques, steppes, déserts...). Citations : « Ce qui me fascine à ce jour, c’est que nous pouvons déjà prévenir environ un tiers des cas d’Alzheimer en modifiant les facteurs de risque, c’est-à-dire en adaptant l’hygiène de vie, le régime alimentaire et ce que nous appelons les comorbidités (hypertension, diabète, hyperlipidémies). Et ce que vous devriez faire pour réduire ces facteurs de risque va dépendre de votre génotype apoE ! » - Dr. Georges Mouton « Les malades de la maladie d’Alzheimer, lorsqu’on les prend très tôt, on arrive à stopper l’évolution de la maladie pendant des années et dans les cas les meilleurs, on entraine une amélioration pendant des années, ça c’est extraordinaire et très important. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue Source : Docteur Georges Mouton, médecine fonctionnelle.
- Physiologie digestive, la fin des croyances hygiénistes
Article de physio-anthropologie Depuis plus d’un siècle, une idée persiste dans certains courants hygiénistes, végan ou frugivores : parce que nous partageons une grande partie de notre patrimoine génétique avec les grands singes, notre alimentation « idéale » devrait être strictement végétale, crue et comparable à celle des autres anthropoïdes. Pourtant, les observations de terrain — notamment celles de Jane Goodall et d’autres éthologues — montrent une réalité bien différente. Le chimpanzé n’est pas un frugivore strict : c’est un omnivore opportuniste, dont le régime est constitué majoritairement de fruits, complété par des feuilles, graines, écorces, fleurs, mais aussi par une petite proportion de nourriture animale. Il consomme régulièrement des insectes, des œufs, de petits mammifères, parfois des oisillons ou des mollusques. Cet apport animal, bien que modeste, joue un rôle physiologique essentiel dans son équilibre nutritionnel. Chimpanzé mangeant un singe Colobe rouge Selon cette vision hygiéniste, c’est en consommant exclusivement des aliments « parfaits » que nous pourrions éviter les maladies de civilisation. L’argument semble logique… en théorie. Mais qu’en est-il lorsque l’on observe la physiologie humaine, notre historique évolutif et les données issues de la nutrition moderne? Nous ne sommes ni chimpanzés, ni gorilles : une physiologie quelque peu différente Même si nous partageons plus de 98 % de notre ADN avec le chimpanzé, nos capacités digestives divergent profondément. Longueur des intestins : un indice clé L’appareil digestif humain révèle une adaptation très différente : Intestin grêle : Humain : ≈ 600 cm Chimpanzé : ≈ 150 cm Côlon : Humain : ≈ 150 cm Chimpanzé : ≈ 600 cm Autrement dit, nous avons un intestin grêle proportionnellement bien plus développé, spécialisé dans l’absorption rapide des nutriments (acides aminés, acides gras, glucose). À l’inverse, les grands singes possèdent un côlon long et volumineux, véritable chambre de fermentation destinée à extraire l’énergie des fibres végétales brutes. Cet intestin très long est particulièrement efficace pour la fermentation des végétaux crus, la dégradation de fibres dures et l’assimilation lente des fruits entiers. Les hominidés non humains possèdent d’ailleurs une flore microbienne hautement spécialisée, adaptée à ce volume massif de fibres végétales — une flore que l’humain moderne ne possède plus dans les mêmes proportions. Cette différence n'est pas anodine : elle indique clairement que l’humain a évolué vers une alimentation moins riche en fibres dures, plus dense en nutriments, incluant des produits animaux. Le caecum ou cécum est un segment riche en bactéries qui joue un rôle dans la fermentation intestinale, chez l’homme il est très petit comparativement à d’autres mammifères herbivores comme la vache, le cheval, le mouton et le lapin par exemple. Le cécum est 4 fois moins volumineux chez l’homme que chez le chimpanzé. Fig. 2. Par contre, il est très réduit chez le chien (carnivore). Chez l'homme, le côlon ne représente que 20 % du volume total du tube digestif, alors que chez les singes, il est d'environ 50 % (Fig. 2 ; Milton et Demment, 1988 ; Milton, 2003). Fermentation et putréfaction : des processus physiologiques et non pathologiques Chez l’humain, la digestion se termine naturellement dans le côlon. Glucides non digérés → fermentation dans le côlon droit. Protéines résiduelles → putréfaction dans le côlon gauche. Ces phénomènes sont normaux, tant qu’ils restent modérés. Ils ne sont pas le signe d'une « erreur alimentaire », mais le résultat d’un tube digestif conçu pour une alimentation mixte. À l’inverse, les herbivores possèdent : un côlon très long une flore extrêmement spécialisée parfois des poches digestives multiples (rumen, cæcum hypertrophié) ou encore… la capacité à produire de la cellulase, enzyme absente chez l’être humain. Nous ne digérons pas la cellulose : notre microbiote intestinal peut seulement fermenter une partie des fibres les plus tendres. Le cæcum du koala est le plus grand de tous les mammifères par rapport à la taille du corps, et son temps de rétention gastro-intestinal moyen est le plus long connu parmi les mammifères. https://www.researchgate.net/figure/Relative-volumes-of-the-stomach-small-intestine-cecum-and-colon-in-modern-humans-and_fig2_276660672 Une évolution digestive façonnée par le feu et la nutrition dense De nombreuses études en anthropologie montrent que l’humain a vu : son intestin grêle s’allonger, son côlon se raccourcir, son cerveau augmenter de volume, lorsqu’il a commencé à : consommer plus de viande, cuire les aliments, réduire l’apport en fibres structurelles difficiles à dégrader. La cuisson, en particulier, a joué un rôle décisif : elle augmente la densité énergétique des aliments, réduit leur coût digestif et libère plus de nutriments pour le cerveau et les muscles. L’humain moderne n’est donc pas physiologiquement adapté à une alimentation exclusivement crue ou majoritairement fibreuse, notamment dans les régions froides à tempérées. L’humain : un omnivore flexible, pas un frugivore spécialisé Notre système digestif reflète cette flexibilité métabolique : capacité à digérer amidons, fruits et légumes, capacité à assimiler efficacement les protéines et graisses animales, métabolisme stable tant avec une alimentation riche en plantes qu’avec une ration plus carnée (selon contexte, climat, besoins). Il n’existe donc pas une seule « case » alimentaire dans laquelle enfermer l’humain. Nos besoins dépendent : de notre génotype, de notre microbiote, de notre environnement, de nos contraintes physiologiques, de notre mode de vie. Nous ne vivons plus dans la vallée du Rift ; notre biologie reste la même, mais notre contexte a totalement changé. Une alimentation naturelle, simple et variée Depuis des centaines de milliers d’années, l’humain prospère avec une alimentation : à base de plantes (feuilles, racines, tubercules, fruits), de fruits au sens botanique (tomates, courgettes, poivrons, olives, noix…), et de produits animaux, sources d’acides gras essentiels, de vitamines liposolubles et de protéines complètes. Le plus important n’est pas d’adhérer à une idéologie alimentaire, mais de connaître la physiologie réelle du corps humain et d’adopter une alimentation : digeste, adaptée à nos contraintes modernes, cohérente avec nos besoins biologiques individuels. Citation : Voici une citation et un extrait d’un des livres du naturopathe et diététicien Robert Masson "La vérité sur les dérives des régimes alimentaires" reflétant clairement sa position sur la sujet : "Plus que jamais « fleurissent » des méthodes comme le crudivorisme, le végétalisme, le dissocié générant progressivement des malnutritions graves et parfois fatales… Ce livre se veut une mise en garde (légitime, l’auteur étudie la nutrition depuis plus de 50 années) contre la « beauté » des dogmes alimentaires et la « sérénité » des apprentis nutritionnistes, véritables chants de sirènes vers des abîmes d’où l’on peut ressortir amoindri à tout jamais." En résumé, pour Robert Masson, les régimes frugivores et crudivores sont des "méga-nuisances" s'ils sont pratiqués de manière excessive ou dogmatique, car ils mettent en péril l'équilibre nutritionnel et la santé à long terme. Articles complémentaires : L’alimentation paléo Quelques règles alimentaires basiques Les céréales et amidons Les génotypes apoE
- La maladie du foie gras, la stéatose hépatique
Article naturo-hygiéniste Comme nous l'avons déjà vu, le foie est un de nos cinq émonctoires et l'usine des traitements chimiques de notre organisme. Il est impératif d'en prendre le plus grand soin. A défaut, la toxémie augmentera et l’énergie vitale baissera, ce qui engendrera l’apparition de pléthore de symptômes et de maladies. Description : Le foie gras non alcoolique touche plus de 30% des adultes, c’est une épidémie dans les pays développés. C’est encore une maladie de civilisation liée au mode de vie. 10 millions de Français vivent avec un foie gras. Les triglycérides sont augmentés dans le foie qui se surcharge en graisse. Trop de triglycérides dans le sang = trop de sucres dans l’alimentation. Un taux de cholestérol LDL élevé signifie que le foie est saturé en graisses émanant d’un excès de glucides alimentaires. Evolution de la stéatose -> fibrose -> cirrhose. 10.000 à 15.000 décès sont attribués à la cirrhose chaque année en France. La stéatose hépatique non alcoolique est présente chez 48 à 59% de psoriasiques. Symptômes : Généralement asymptomatique. Fatigue, baisse d’énergie vitale possible. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : La malbouffe avec excès d’amidons et de sucres : céréales, pomme de terre, pain, biscuits, riz, maïs, fructose industriel de maïs, sirop d'agave, miel, jus de fruits, sodas, alcool, etc. Les aliments industriels et ultra-transformés. Le surpoids, l’obésité. La sédentarité. Le diabète, la résistance à l’insuline. Les fermentations alcooliques digestives dues aux mauvaises associations alimentaires (amidon/acide). La porosité intestinale. La dysbiose du microbiote. La toxémie. Les toxiques. Les médicaments dont finastéride et dutastéride. L'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie). Boire un soda par jour est associée à une augmentation de 20% du risque de développer une stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Selon une étude de 2018, les altérations de la perméabilité intestinale, du microbiome et de l'endotoxémie associées contribuent au risque de stéatose hépatique non alcoolique et de stéatohépatite non alcoolique. Biologie : Etablir le profil individuel en acides gras. Triglycérides. Transaminases hépatiques : ASAT (SGOT) et ALAT (SGPT). Solutions : Supprimer les causes. Laisser le foie en paix pendant au moins 6 semaines. Equilibrer l’alimentation en respectant quelques règles basiques. Equilibrer l’apport en lipides (oméga-3-6-7-9) et en protéines dont choline et méthionine. Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. Supprimer les toxiques. Perdre du poids. Détecter et corriger une éventuelle porosité intestinale. Utiliser du sirop de yacon biologique (15-20% de sucre, 54% de prébiotiques-fibres, index glycémique très bas) pour les préparations nécessitant du sucre. Le paracétamol est la première cause de greffe de foie due aux médicaments. Des aides phytothérapeutiques peuvent être envisagées après la correction du mode de vie et la récupération d’un foie normal. On ne travaille pas sur un organe fatigué en le stimulant. Nutrithérapie : N-acétylcystéine Choline Soufre organique MSM, L-glycine et bétaïne HCL Vitamines : B, C, D3, E Prendre de la quercétine* *Une étude publiée dans le numéro du mois d'août 2019 dans Phytotherapy Research a conclu que la quercétine avait un impact bénéfique sur la stéatose hépatique non alcoolique en améliorant l'inflammation, le stress oxydatif et le métabolisme des lipides. Citations : « Surchargé de graisse, envahi par les cicatrices fibreuses, le foie ne peut plus accomplir les tâches qui sont les siennes. A commencer par le filtrage et l’épuration. » - Pr. Gabriel Perlemuter « Les cirrhoses dites hypertrophiques ou atrophiques sont des scléroses qui signent la phase terminale d’une profonde souffrance hépatique entretenue depuis de longues années causées essentiellement par le tabagisme, par le sucrisme, par l’alcoolisme, par l’amidonisme qui induit un alcoolisme insidieux. Tout cela sur fond d’un mental habituellement négatif, conflictuel, morbido-pathogène dévitalisant. » - Pr. Grégoire Jauvais « Un excès de fruits dans l’alimentation peut abîmer le foie et augmenter les triglycérides. » - Sylvain Duvel, biologiste et nutritionniste « Le foie gras est dû aux céréales et pas aux graisses. » - Dr. Georges Mouton « Les oméga-3 améliorent le métabolisme de l’insuline et engendrent même une baisse rapide des triglycérides sanguins. » - Pr. Loren Cordain « Le fructose est, à bien des égards, très semblable à l’alcool en ce qui concerne les dommages qu’il peut causer à votre organisme… et à votre foie. […] Les facteurs liés au mode de vie, tels que la résistance à l’insuline, une alimentation inadéquate, l’inactivité physique et certains médicaments, favorisent le stockage de graisses et altèrent la fonction hépatique. » - Dr. Joseph Mercola « Les maladies dites de civilisation sont dues en grande partie à l’inadéquation entre notre génome et l’alimentation moderne. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Symptômes d’un foie fatigué Les émonctoires Le ralentissement digestif et ses conséquences Les céréales et amidons Les aliments mucogènes Le syndrome métabolique L'alimentation paléo
- La L-glycine
Article de nutrithérapie Description : Fan de cette molécule, il fallait que j'y consacre un article. C’est pour moi un allié discret qui veille au bon déroulement des fonctions essentielles : sommeil, récupération, vitalité, équilibre émotionnel, digestion, etc. La L-glycine est un acide aminé essentiel au bon fonctionnement de notre organisme… mais paradoxalement, nos apports alimentaires actuels ne suffisent plus à couvrir nos besoins. Selon des chercheurs de l’Institut de Métabolisme Cellulaire de Ténérife, la déficience moyenne en glycine atteindrait 10 gr par jour pour un adulte de 70 kg. Autrement dit, notre corps ne synthétise pas assez de glycine pour maintenir un métabolisme pleinement sain et fonctionnel. Un regard vers le passé Au Paléolithique, l’humain consommait naturellement de grandes quantités de collagène — présent dans les tissus animaux — ce qui assurait un apport généreux en glycine. Aujourd’hui, notre alimentation moderne, épurée et pauvre en « pièces du boucher riches en collagène », ne permet plus cette couverture naturelle. D’où l’intérêt croissant pour la supplémentation en L-glycine. Pourquoi la glycine est-elle si précieuse en nutrithérapie ? La glycine joue un rôle clé dans un grand nombre de fonctions physiologiques. Elle participe à la croissance, au bien-être, à la réparation tissulaire et possède des propriétés protectrices remarquables en tant que précurseur de l’hormone de croissance. Des études montrent que l’association L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Où trouver naturellement de la glycine ? Le bouillon d’os et l’os à moëlle restent l’une des meilleures sources naturelles : riche en collagène, gélatine, acides aminés et minéraux. La gélatine obtenue lors d’une cuisson lente des os, cartilages et carcasses indique justement la présence de glycine. On en retrouve également en bonne quantité dans la dinde, la peau du poulet et dans les sardines avec peau et arêtes. Remarque : Les végétaux ne permettent pas d’extraire du collagène, et donc pas de glycine structurelle comparable. Une molécule impliquée dans la digestion Les principaux acides biliaires (acide cholique et chénodésoxycholique) peuvent se conjuguer avec la glycine ou la taurine pour former des sels biliaires, essentiels à l’émulsification des graisses. Bienfaits : Voici un aperçu des nombreux effets positifs associés à une consommation suffisante de glycine : Récupération et renforcement musculaire Amélioration de la qualité du sommeil ; aide en cas d’insomnie (baisse de la température corporelle, ce qui envoie un signal fort d'endormissement au cerveau) Amélioration de l’activité mitochondriale et augmentation de la production d’ATP Réduction du stress et soutien émotionnel Baisse de la glycémie Amélioration de l’humeur Soutien du foie Action antioxydante et anti-inflammatoire Effet anti-âge ; soutien de la longévité Meilleur équilibre physique et psychique Support des neurotransmetteurs Lutte contre la sarcopénie Amélioration de la mémoire et de la cognition Santé vasculaire : améliore le dysfonctionnement endothélial Alternative sûre, efficace et économique au collagène Soutien global des tissus conjonctifs (peau, os, cartilage, tendons, ligaments, muscles, yeux, vaisseaux sanguins…) Précurseur du glutathion, de la créatine et du collagène Diminution de l’homocystéine et de la CRP-us (marqueurs d’inflammation de bas grade) Stimulation de l’autophagie Bénéfices dans le diabète, l’obésité, l’hypertension et d’autres maladies cardiovasculaires Soutien contre la stéatose hépatique Effets favorables observés dans certains contextes cancéreux Forte efficacité protectrice et réparatrice dans divers troubles intestinaux dont la porosité intestinale Nutrithérapie : Posologie : 1.000 à 10.000 mg de L-glycine le soir au coucher Synergie recommandée : L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) Après un effort sportif : prise dans les 2 heures (idéalement dans les 30 minutes), avec le repas. Citations : « La glycine protège contre les maladies associées à l’âge. Le potentiel de la glycine à atténuer les maladies chroniques et l’invalidité est également important, augmentant ainsi l’espérance de vie partout dans votre corps. Les récepteurs de la glycine existent dans les récepteurs du système nerveux central, par exemple, ce qui signifie que le glycine agit comme un neurotransmetteur. Le glycine possède des effets anticancéreux, réduit l’insuline et atténue la neuro-inflammation. Elle peut également protéger contre la dépression et est essentielle à la synthèse du collagène. » - Dr. Joseph Mercola « Amélioration du sommeil, soutien du foie, renforcement du collagène : ses bénéfices couvrent plusieurs piliers de la santé. Simple, accessible et très bien tolérée, elle mérite une place privilégiée dans toute stratégie de santé naturelle. » - Dr. Amin Gasmi Article complémentaire : Les acides aminés en micronutrition
- Les maladies cardiovasculaires
Article naturopathique Description : Les maladies cardiovasculaires font partie des grandes maladies de civilisation. Elles sont étroitement liées à nos modes de vie modernes, très éloignés de ceux de nos ancêtres, pour lesquels le mouvement, la sobriété alimentaire et le respect des rythmes biologiques étaient la norme. Elles regroupent l’ensemble des affections touchant le cœur et les vaisseaux sanguins, parmi lesquelles : la cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde, angine de poitrine), les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, les artériopathies périphériques, les troubles du rythme (arythmies), les valvulopathies, les thromboses veineuses (phlébite, embolie pulmonaire). La plupart de ces pathologies sont liées à un processus central : l’athérosclérose, une atteinte inflammatoire et dégénérative des artères. Aujourd’hui, les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde, responsables d’environ 32 % des décès. Si le cœur s’essouffle, c’est souvent parce que notre rythme de vie a radicalement changé par rapport à celui de nos ancêtres. Une vision naturopathique : terrain et toxémie En naturopathie, les troubles cardiovasculaires sont abordés à travers la notion de terrain. Lorsque la circulation devient défectueuse, les vaisseaux se rigidifient, s’épaississent et se sclérosent sous l’effet d’une surcharge toxémique. Les humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels) sont encombrées par des toxines et toxiques insuffisamment éliminés. Le foie et les reins (émonctoires), surmenés, peinent à assurer leurs fonctions de détoxication et d’élimination. Il en résulte une toxémie chronique, favorisant un sang plus visqueux et moins fluide (hémogliase), et une altération progressive de la fonction vasculaire. Le syndrome métabolique : le signal d’alarme Le syndrome métabolique constitue le principal précurseur biologique des maladies cardiovasculaires. Il ne s’agit pas d’une maladie isolée, mais d’un ensemble de déséquilibres qui, combinés, multiplient de manière exponentielle les risques cardio‑vasculaires. Il associe généralement : une résistance à l’insuline, une hyperglycémie chronique, une dyslipidémie, une hypertension artérielle, une adiposité abdominale et viscérale. Causes : Mode de vie Tabagisme Alimentation déséquilibrée Sédentarité Consommation excessive d’alcool Stress chronique et charge émotionnelle Dépression Surpoids, en particulier abdominal et viscéral Déséquilibres alimentaires et métaboliques Excès de glucides, de céréales raffinées et d’amidons Suralimentation et grignotage permanent Apports insuffisants ou déséquilibrés en lipides de qualité Carences et déficits en micronutriments essentiels Toxémie chronique Baisse de la testostérone Il n’existe pas de relation directe entre le taux de cholestérol total et le risque cardiovasculaire. Ce sont avant tout l’inflammation, l’oxydation, la glycation et la qualité des lipoprotéines qui conditionnent le risque. Prévention et solutions naturelles : Hygiène de vie globale Revenir à une alimentation physiologique et anti‑inflammatoire Retrouver le mouvement quotidien Respecter les rythmes veille‑sommeil Apprendre à mieux gérer le stress Alimentation santé Alimentation de type paléo ou ancestrale, mesurée, biologique et peu transformée Apports élevés en fibres, vitamines, minéraux et antioxydants Éviction des aliments ultra‑transformés, des graisses trans, des fritures et des huiles raffinées Réduction des sucres raffinés et de l’excès de glucides Équilibre des lipides : graisses saturées de qualité, oméga‑3, oméga‑6 maîtrisés, oméga‑7 et oméga‑9 Jus de légumes frais, riches en micronutriments et alcalinisants Activité physique et gestion du stress Activité physique régulière, adaptée et plaisante Amélioration de la qualité du sommeil Pratique quotidienne de la cohérence cardiaque et de la respiration consciente 80 % des infarctus et des AVC prématurés pourraient être évités par de simples changements d’hygiène de vie. Biologie fonctionnelle : Une approche individualisée passe par l’analyse de biomarqueurs pertinents : Profil en acides gras : évaluation de l’équilibre lipidique cellulaire Homocystéine : un taux élevé altère la fonction endothéliale et augmente le risque d’AVC et de cardiopathies ischémiques LDL oxydées : marqueur central de l’athérosclérose inflammatoire Hémoglobine glyquée (HbA1c) : reflet de la charge glycémique chronique Magnésium érythrocytaire Sodium, potassium, calcium Fer et ferritine : la carence est fréquente dans l’insuffisance cardiaque, tandis que l’excès favorise l’oxydation et l’athérosclérose Testostérone totale et libre Les cellules du muscle cardiaque possèdent la plus forte concentration de mitochondries de tous les tissus organiques. Santé cardiovasculaire et mitochondries Les mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules, jouent un rôle fondamental dans la santé cardiovasculaire. Le cœur est l’un des organes les plus riches en mitochondries, en raison de ses besoins énergétiques constants. Toute altération de leur fonctionnement entraîne une baisse de la production d’ATP, une augmentation du stress oxydatif et une dysfonction endothéliale, favorisant l’inflammation, l’athérosclérose et l’insuffisance cardiaque. La résistance à l’insuline, l’excès de sucres, les carences micronutritionnelles et la toxémie altèrent directement la fonction mitochondriale. À l’inverse, une alimentation anti‑inflammatoire, l’activité physique, la restriction glucidique raisonnée et certains micronutriments clés permettent de soutenir la biogenèse et l’efficacité mitochondriale, contribuant ainsi à une meilleure santé cardiaque. Micronutrition : Une stratégie micronutritionnelle ciblée permet de soutenir le cœur et les vaisseaux : Oméga‑3 (EPA, DHA) Vitamines B (B6, B9, B12), C, D, E et caroténoïdes Magnésium Coenzyme Q10 PQQ pyrroloquinoléine quinone (antioxydant puissant qui soutient la santé cardiovasculaire en protégeant les cellules cardiaques des dommages oxydatifs et en stimulant la fonction mitochondriale). Créatine : améliore la flexibilité artérielle, l’oxygénation des micro‑vaisseaux, réduit la glycémie à jeun et les triglycérides, et optimise le transport de l’ATP Polyphénols : quercétine, resvératrol, curcumine Acides aminés : L‑glycine, N‑acétylcystéine, L‑carnitine, citrulline malate En résumé : Les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité. Elles traduisent un déséquilibre profond du terrain, sur lequel il est possible d’agir durablement grâce à une approche globale, individualisée et préventive, au croisement de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle, de la nutrithérapie et de la micronutrition. Citations : « Le déficit en acides gras essentiels est un facteur majeur dans la plupart des pathologies dégénératives, en particulier cardiovasculaires, certains cancers, les maladies auto-immunes et la sclérose en plaques… » - Dr. Jean-Paul Curtay « L’état défectueux du cœur et des artères ne peut pas être isolé d’un contexte organique général. La maladie n’affecte pas un seul organe pris en particulier, laissant absolument intactes les autres parties de l’organisme. La maladie est générale. L’altération d’un organe dans son fonctionnement et sa structure est toujours en relation avec une toxémie qui affecte l’organisme tout entier. » - André Passebecq « La cause profonde de tous les blocages artériels coronariens est une carence en vitamine C dans les artères coronaires. » - Dr. Thomas E. Levy « Un taux de testostérone bas favorise tant l’athérosclérose par vieillissement prématuré des parois des artères que les maladies cardiaques par dépérissement du muscle cardiaque. La testostérone protège le système cardiovasculaire. » - Dr. Thierry Hertoghe Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Les protéines Les glucides Les lipides Le cholestérol L’activité physique
- Le syndrome de l’œil sec
Article naturopathique Description : Le syndrome de l’œil sec est une affection fréquente, souvent banalisée, mais pourtant très inconfortable. Il survient lorsque la qualité ou la quantité des larmes n’est plus suffisante pour assurer une bonne hydratation et protection de l’œil. Symptômes : Sensation de brûlure ou de sable dans les yeux Rougeurs, picotements. Fatigue oculaire Vision parfois floue ou fluctuante Les causes principales : Le syndrome de l’œil sec est rarement isolé. Il reflète souvent un déséquilibre plus global de l’organisme. Déséquilibres internes : Terrain inflammatoire chronique Acidose métabolique Déminéralisation Carences en micronutriments essentiels : Vitamine A (santé des muqueuses) Acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-7) Déséquilibres hormonaux : Baisse de la testostérone Hypothyroïdie Variations hormonales (grossesse, ménopause, andropause, contraception…) Facteurs environnementaux : Surexposition aux écrans (baisse du clignement des paupières) Air sec : climatisation, chauffage excessif Pollution et fumée de tabac Pathologies associées : Maladies auto-immunes (syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…) Médicaments pouvant aggraver la sécheresse oculaire : Antihistaminiques Antidépresseurs Certains traitements de l’acné sévère Médicaments antihypertenseurs Le saviez-vous ? Avoir les yeux qui pleurent peut paradoxalement être un signe de sécheresse oculaire. Lorsque l’œil est mal protégé, il déclenche une réponse d’urgence en produisant des larmes trop aqueuses, pauvres en lipides et en nutriments. Ces larmes ne restent pas suffisamment longtemps à la surface de l’œil pour l’hydrater efficacement. Solutions : En naturopathie, l’objectif n’est pas seulement de soulager localement, mais de traiter la cause profonde. Hydratation et terrain Boire une eau de source faiblement minéralisée, de qualité Cure de plasma marin de Quinton (isotonique) Utilisation possible de plasma de Quinton isotonique en spray local Axe intestinal : clé majeure La santé oculaire est étroitement liée à celle de l’intestin. Réparer la perméabilité intestinale Corriger une dysbiose Réduire l’inflammation de bas grade Alimentation Limiter les aliments acidifiants et pro-inflammatoires Favoriser une alimentation riche en antioxydants, bons lipides et micronutriments Soutenir le foie et les émonctoires Micronutrition spécifique de l’œil sec Une supplémentation ciblée peut être précieuse : Vitamine A : essentielle à l’intégrité des muqueuses Vitamines C, D et E : antioxydantes et immunomodulantes Oméga-3 (EPA/DHA) : action anti-inflammatoire Huile d’argousier ou de macadamia (riche en oméga-7) : hydratation des muqueuses Coenzyme Q10 : soutien mitochondrial et protection cellulaire Acides aminés : L-glutamine, L-glycine, N-acétylcystéine, L-taurine Sans matériaux de construction protéiques, les tissus (muqueuses, glandes lacrymales, film lacrymal) se régénèrent mal. Une alimentation pauvre en protéines de qualité, une digestion affaiblie ou un stress chronique peuvent conduire à des carences fonctionnelles en acides aminés. Toute supplémentation doit être personnalisée. Biologie fonctionnelle : Bilan utile pour une approche individualisée : Tests d’intolérances alimentaires (IgG) Statut en acides gras Bilan hormonal : testostérone, œstradiol Bilan thyroïdien complet CRP-US Conclusion : Le syndrome de l’œil sec est souvent le reflet d’un déséquilibre interne plus profond. Une approche globale, douce et personnalisée permet d’agir durablement sur la cause, et non uniquement sur les symptômes. Citations : « Les muqueuses sont le miroir de l’état inflammatoire et nutritionnel de l’organisme. Une sécheresse persistante n’est jamais un phénomène isolé, mais l’expression d’un terrain à rééquilibrer. » Dr. Thierry Hertoghe « La santé oculaire dépend autant de l’équilibre digestif et hormonal que de l’environnement visuel. Restaurer les fondations internes est la clé d’une hydratation durable des yeux. » - Dr. Jeffrey Bland, fondateur de la médecine fonctionnelle
- L’hypochlorhydrie
Article naturo-hygiéniste Description : On n’y pense pas systématiquement, mais compte tenu des nombreux rôles de l’acide gastrique, il n’est pas surprenant que l’hypochlorhydrie ait un effet négatif sur le fonctionnement du tractus gastro-intestinal, aboutissant à divers troubles digestifs. Le pH de l’acide gastrique principalement contrôlé par l’hormone gastrine et produit par les cellules pariétales de l’estomac est compris entre 1 et 3. En cas d’hypochlorhydrie, le pH gastrique à jeun est supérieur à 4. Le suc gastrique secrété à hauteur d’un litre par repas est composé d’eau, de mucus, d’acide chlorhydrique, de sels et d’enzymes digestives (pepsine, lipase, etc.). L’activité des glandes gastriques dépend du système nerveux autonome parasympathique et de plusieurs hormones. Le rôle de l’acide gastrique (acide chlorhydrique) est essentiel dans le processus digestif. Il permet de décomposer la nourriture et de stériliser le bol alimentaire. Un taux suffisant d‘acide chlorhydrique active une enzyme protéase : la pepsine, qui permet de décomposer les protéines en acides aminés. La production d’acide chlorhydrique diminue avec l’âge. Après 60 ans, la fréquence de ces troubles augmente et concerne 5 % des adultes. Symptômes et conséquences : Les conséquences de ce manque d’acidité sont profondes et peuvent s’étendre au-delà du tube digestif lui-même. Une satiété précoce et une sensation de plénitude après repas (dyspepsie) Une digestion lente et difficile De la somnolence postprandiale Une mauvaise haleine Des éructations fréquentes Des ballonnements, des gaz Le reflux gastrique De la diarrhée ou de la constipation Des fermento-putrescences La dysbiose du microbiote intestinal : modification de la flore microbienne par les éléments non digérés Une porosité intestinale Le SIBO & syndrome de l'intestin irritable Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Des infections digestives dont la prolifération d’Helicobacter pylori et du candida albicans. De l'allergie L’anémie et la déminéralisation Des carences ou des déficits nutritionnels notamment en B12, fer, calcium et zinc Des troubles immunitaires Des réactions cutanées : acné, rougeurs Selon l’Association Française de Médecine Esthétique et anti-âge, 40 % des sujets acnéiques souffriraient d'une hypochlorhydrie. Test d’acidité chlorhydrique au bicarbonate : Le matin à jeun, boire un petit verre d’eau tempérée de 15 cl avec ½ cuillère à café (2,5 gr.) de bicarbonate de soude alimentaire en prenant garde de ne pas avaler d’air et démarrer le chronomètre. Si un renvoi bien marqué se produit endéans les 2 minutes, c’est que l’acidité stomacale est suffisante. Si le gaz remonte dans les 2 à 3 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au-delà de 3 minutes, une hypochlorhydrie est certaine. Si le gaz ne remonte pas après 5 minutes, il peut s'agir d'une achlorhydrie (absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique). Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus l’estomac est acide, plus l’éructation sera puissante et rapide. Il est préférable de réaliser le test sur trois ou quatre jours et de ne pas être sous traitement d’antiacides. Ce test n’est pas fiable à 100%, mais il est populaire et couramment utilisé. Il est à corréler aux symptômes décrits ci-dessus. Causes : Hypothyroïdie, faiblesse thyroïdienne Epuisement Stress chronique Déminéralisation Vieillissement Fatigue surrénalienne : les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Médicaments tels que les IPP (inhibiteurs de pompe à protons), les antiacides, les antihistaminiques Bicarbonate de soude : il neutralise l’acidité de l’estomac et l’action de l’enzyme pepsine cruciale pour la digestion des protéines Infection à Helicobacter pylori Manque de protéines animales aux repas Gastrite atrophique auto-immune Des mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. Exemples de la cause, de la cause, de la cause, de la cause… : Hypochlorhydrie -> indigestion -> fermento-putrescences -> dysbiose du microbiote -> inflammation intestinale -> porosité intestinale -> mauvaise absorption, toxines -> toxémie -> trouble immunitaire -> infection. Une digestion optimale est un gage de longévité en bonne santé Solutions : Boire du plasma marin de Quinton le matin à jeun. Boire un petit verre d’eau tiède avec 1 c à s de vinaigre de cidre biologique non pasteurisé et une pincée de sel de mer naturel avant les repas pour stimuler la production d’acide gastrique (sauf en cas d'intolérance à l'histamine). Boire peu en mangeant pour éviter la dilution des sucs digestifs. Eviter les eaux riches en résidus secs, carbonatées et très minéralisées (Saint-Yorre, Vichy, Badoit, etc.), notamment pendant et après les repas. Ses eaux neutralisent l’acide gastrique et inhibent la digestion. Utiliser 4 à 5 grammes par jour de sel gris de mer naturel pour cuisiner. Consommer des protéines animales aux repas. Eviter les aliments ultra-transformés. Bien mastiquer et manger dans le calme (le stress inhibe la production d’acide gastrique). Manger en pleine conscience, 30% de la sécrétion gastrique est produite par la vue, l’odorat, le goût et la sensation en bouche. Eviter les inhibiteurs de digestions : sirops, friandises, sucre, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins, alcool, café. Eviter les repas trop copieux et trop complexes. Soigner la thyroïde. Réduire le stress. Pratiquer la cohérence cardiaque pour équilibrer le système nerveux autonome. Nutrithérapie : HCL bétaïne + pepsine : supplément qui fournit de l'acide chlorhydrique et de la pepsine (enzyme qui digère les protéines). A prendre en début de repas. Enzymes digestives. Vitamines : A, B1 & B6. Iode (mucus de l’estomac). Magnésium chélaté. Remarques : Ne pas utiliser Bétaïne HCL en cas d’ulcère, gastrite active ou prise d'anti-inflammatoires. Une absence de réaction exothermique suite à l’ingestion de bétaïne HCL permet de confirmer le diagnostic. Phytothérapie : Plantes amères avant repas, elles stimulent l’activité de la paroi de l’estomac et la sécrétion des sucs gastriques : gentiane racine, artichaut, pissenlit, angélique, guimauve, chardon Marie, romarin, marjolaine. Ces plantes sont également cholagogues et cholérétiques. Gemmothérapie : bourgeon de figuier entre les repas. Oligothérapie : Manganèse + soufre + zinc/nickel/cobalt. Biologie : Bilan thyroïdien Vitamines : A, D, E, K, B6, B9 et B12 active. Minéraux : chlore, sodium, potassium, calcium et calcium ionisé, magnésium érythrocytaire, zinc, cuivre, sélénium. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-us. Gastrine > 500 pg/mL. Iode sur urines de 24 heures. Métabolites Organiques Urinaires. Helicobacter Pylori IgG. Citations : « La faiblesse des glandes digestives favorise l’acidification du terrain. Les substances alimentaires mal transformées lors des processus digestifs ont tendance à fermenter ou à putréfier. Il en résulte une masse de substances toxiques et acides (scatol, indol, phénols, ptomaïne, etc.), produites et absorbées en même temps que les substances nutritives utiles. Ceci a lieu d’autant plus facilement que les muqueuses intestinales ont été rendues poreuses par ces substances toxiques. » - Christopher Vasey « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « Lorsque la digestion se ralentit, il y a production de gaz par fermentation et putréfaction partielle des aliments. » - Robert Masson « La tradition hygiéniste et hippocratique considère qu’environ 80% des désordres et des maladies proviennent d’un dysfonctionnement du système digestif. » - Dominick Léaud-Zachoval Articles complémentaires : Manque d’appétit et difficultés digestives lié à l’âge Le ralentissement digestif et ses conséquences Les fruits acides chez les personnes sous-vitale
- Acidité gastrique, reflux acides, gastrite
Article naturo-hygiéniste “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate Causes du reflux : L'hypochlorhydrie : Si des remontées acides se produisent (RGO), c'est que qu'il y a production de gaz dans l’estomac. S'il y a production de gaz c'est qu'il y a des microbes de l'intestin qui passent dans l'estomac au niveau du pylore. Ces gaz sont causés par la fermentation et le fonctionnement de ces bactéries. Les gaz remontent et provoque le reflux gastrique. Acidité gastrique = plus assez d'acide chlorhydrique dans l'estomac ! L’acide gastrique est produit par les cellules pariétales de la muqueuse stomacale. Le pH de cet acide chlorhydrique devrait normalement se situer entre 1,5 et 3. Chez les personnes en situation de faible acidité gastrique, le pH varie habituellement de 3 à 5. Cette hypochlorhydrie entraîne une pullulation microbienne dans l’estomac qui devrait être quasiment stérile. C’est la première barrière contre les microbes et autres parasites (infections). Une hypothyroïdie peut également induire une hypochlorhydrie et une gastroparésie. L'intolérance alimentaire : Une intolérance alimentaire peut provoquer un reflux gastrique dans les deux heures après l’ingestion d’un repas. La dysbiose : Une dysbiose du microbiote intestinal peut causer le reflux via l'excès de gaz (SIBO/hypochlorhydrie) augmentant la pression abdominale, tandis que les médicaments anti-reflux (IPP) peuvent induire la dysbiose, et l'inflammation intestinale liée à la dysbiose peut affecter le nerf vague, aggravant le reflux. La carence enzymatique : Une carence enzymatique entraîne une mauvaise digestion et une mauvaise absorption des nutriments pouvant créer une série de symptômes gastro-intestinaux, notamment : Brûlures d’estomac et reflux acide, Constipation, Ballonnements, gaz, Eructations, Crampes et douleurs abdominales. L'excès de glucides, d'alcool ou de café N.B. La formation excessive de gaz est accentuée par un ralentissement digestif (fermentation/putréfaction) notamment chez les personnes au faible pouvoir digestif. La gastroparésie par manque de T3 Le manque d'hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), surtout la T3, ralentit tout le système digestif, y compris la motilité de l'estomac, pouvant causer une gastroparésie (vidange gastrique lente) et d'autres troubles comme la constipation, le SIBO, le reflux, ou des mal-digestion, car la T3 régule les contractions musculaires, la production d'acide et d'enzymes digestives. Une mauvaise conversion de la T4 en T3 peut aussi être en cause, même avec une TSH normale. Le reflux gastrique et la hernie hiatale sont étroitement liés Grave erreur, la solution chimique : On prend des médicaments (IPP : inhibiteurs de pompe à protons) qui vont diminuer encore l'acidité, il y aura dès lors un développement encore plus important des bactéries et finalement on ne sait plus vivre sans médicaments. Nous n'arriverons plus à digérer puisque la fonction de l'acide chlorhydrique de l'estomac sera neutralisée. La personne ira de plus en plus mal. C'est un modèle commercial au top ! C'est le système médical allopathique classique. On utilise des palliatifs, on ne cherche pas la cause et on ne corrige pas le terrain. De plus, ces poudres alcalines et autres médications neutralisant l’acidité des sécrétions gastriques, ralentissent les transformations. Il s’ensuit deux inconvénients principaux : ou bien les aliments stationnent dans l’estomac jusqu’au renouvellement du suc gastrique ; ou bien ils s’acheminent vers l’intestin grêle dans cet état de semi-digestion, éminemment favorable aux fermentations génératrices de gaz et autres produits nocifs, ainsi qu’à une faible absorption des micronutriments mal digérés. Le défaut d'acidité est dû à l'épuisement, au stress et la déminéralisation. Impact respiratoire : Lorsqu’on est déficient en acide gastrique, ‘l’indigestion’ des aliments mucogènes est encore plus importante qu’en temps normal. Les résidus de colle qui proviennent de la consommation de ces aliments mal digérés peuvent sortir sous forme de mucus part les glandes muqueuses que nous avons dans la gorge et à différents endroits de la sphère ORL et des poumons. D’autres atteintes peuvent être responsables d’une hypochlorhydrie, comme une infestation de l’estomac par la bactérie Helicobacter Pylori, une gastrite atrophique ou un cancer de l’estomac… Le stress peut aussi être une des causes de l’hypochlorhydrie, quand il y a stress, il y a inhibition des sécrétions digestives. Il sera donc judicieux d’équilibrer le système nerveux autonome avec des exercices respiratoires spécifiques et éventuellement des plantes adaptatives. Effets secondaires des IPP (liste non exhaustive) : Indigestion Dysbiose de la flore intestinale Infections digestives : entériques, respiratoires et urinaires Lésions rénales pouvant mener à une insuffisance rénale chronique Déficit nutritionnel Ballonnements, gaz Diarrhée Constipation Nausée Maux d’estomac Maux de tête Eruptions cutanées Reflux acides à l’arrêt du traitement Troubles du sommeil Troubles cardiaques Manque d’énergie Perte de cheveux Muguet Problèmes rénaux Solutions : Jus de légumes à l'extracteur (régénération, apport d'enzymes et de minéraux organiques). Notamment 15 cl. de jus de pommes de terre avant les repas. Légumes lactofermentés qui stimulent la production d’acide chlorhydrique sans agresser la muqueuse digestive. Plasma de Quinton en isotonique, progressivement de 20 à 190 ml / jour (action contre l’hypochlorhydrie, l’acidité et l’Helicobacter Pylori). Augmenter petit à petit l’apport de fruits doux, mûrs, vivants et biologiques juste après les repas. Repos digestif et des muqueuses irritées qui permettra la restauration : jeûne, jeûne intermittent, monodiète. Bien mastiquer les aliments et manger dans le calme. Rééducation progressive du système digestif à digérer les aliments crus, naturels, non transformés, non dénaturés, non raffinés. En commençant par les jus de légumes. Apporter suffisamment de protéines de bonne qualité deux fois par jour, elles participent aussi à l’élaboration de l’acide chlorhydrique. Réduction drastique des produits laitiers, de l'alcool et des sodas, du café qui sont inflammatoires, irritants, fermentaires et déminéralisants. Diminution des céréales et des sucres lents, les consommer en bonne association alimentaire et de bonne qualité. Ne JAMAIS associer de fruits, de tomates, de sauce tomate, de yaourts ou de vitamine C avec des féculents (tubercules, légumineuses, pain, pâtes, riz et autres céréales). La combinaison acide/amidon est incompatible pour les estomacs fragiles. Gestion du stress par la cohérence cardiaque et l’utilisation de plantes adaptatives. La cannelle, l'extrait de pépins de pamplemousse, la bétaïne HCL, l’huile essentielle d’origan compact ou de clou de girofle, l’huile de coco (acide laurique), l'extrait de brocoli (sulforaphane), les graines de cumin noir broyées (nigelle) et la NAC (antibiofilm) sont indiqués en cas de prolifération d’Helicobacter Pylori. Suppression des overtoniens perturbateurs du système nerveux qui nuisent à l’efficacité de l’hiatus. Le café et l'alcool sont des irritants des muqueuses gastriques et intestinales, évitons les aux repas, à l'instar des sodas, des pousse-cafés et des aliments frits. En cas de crise, évitons le lait pour soulager l’acidité (temporairement) car la caséine (protéine) augmente l’acidité gastrique et il est pro-inflammatoire. Correction de la dysbiose intestinale : assainissement, désinfection. Nutrithérapie : Iode, Zinc*, Lithothamne, Bétaïne HCL + pepsine, Quercétine. Coenzyme Q10 (soutien mitochondrial) *Le zinc participe à la sécrétion d'enzymes digestives et à la sécrétion acide par les cellules pariétales de l'estomac. Biologie : Test d'intolérances alimentaires IGG. Kit urinaire MOU (dysbiose). Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4, rT3, anticorps anti-TPO). Gastrite : Symptômes : Douleurs dans l'abdomen. Sensations de brûlures Nausées. On ne saurait mieux résumer ce symptôme et ses causes alimentaires que le Dr. Norman Walker : "Inflammation de la muqueuse de l’estomac due à une formation excessive de gaz par combinaisons alimentaires inappropriées. Tous les produits à base de farine, de sucre et de céréales auront tendance à provoquer des gastrites, et l’alcool (dissous le mucus protecteur de la muqueuse gastrique) sera plus rapide encore que les autres. Les condiments épicés, piments forts, moutarde, vinaigre, tabac, etc. en sont aussi responsables. Les aliments crus, râpés ou réduits aussi fins que possible, sont sans conteste plus salutaires que les aliments cuits." Si la gastrite n'est pas résolue, l'évolution aboutira à l'ulcère. Des causes non-alimentaires peuvent également être à l’origine d’une gastrite : médicaments, tabac, infection par Helicobacter Pylori, stress et insomnie chroniques. Solutions : Repos digestif. Diète au potage et au jus de légumes. Plasma marin de Quinton en isotonique. Argile blanche ultra-ventilée 20 minutes avant les 3 repas, bien mélanger ½ c à c dans un verre d’eau tiède ou dans une tisane (camomille, réglisse). Charbon actif. Réglage alimentaire. Fenugrec. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. Oligothérapie : Bismuth (3 jours max.) + manganèse cobalt ou manganèse/cuivre + nickel/cobalt. Jus de légumes indiqués contre la gastrite : Carottes 30 cl./épinards 20 cl. Epinards 50 cl. Carottes 30 cl./betteraves 10 cl./concombre 10 cl. Pomme de terre : 15 cl. Chou blanc : 15 cl. Hernie hiatale : La hernie hiatale correspond au passage permanent ou intermittent d'une partie de l'estomac dans l'orifice œsophagien (hiatus) du diaphragme. Résultat d’un manque de tonicité des membranes environnantes. Hernie hiatale Causes : Affaiblissement des tissus par DÉMINÉRALISATION et principalement par manque de calcium, la fatigue et le stress aggravent le problème. L’obésité, le surpoids, la sédentarité ou l'excès alimentaire de végétaux (végétalisme) sont des facteurs de risque qui peuvent y être associés. Le reflux gastrique et la hernie sont étroitement liés du fait de la déminéralisation. Les hernies correspondent à un affaiblissement des tissus conjonctifs qui ne font plus la séparation entre les organes du corps. Solutions : les mêmes que pour le reflux gastrique. Citations : « Les aliments protéiques animaux activent la sécrétion d’acide chlorhydrique de l’estomac. Dès l’instant où il y a manque de ces aliments, l’hypochlorhydrie s’installe. » - Robert Masson « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - André Passebecq « L’ignorance est la mère de tous les maux. » - Rabelais « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « La prise d’antiacides, les IPP, ont des conséquences catastrophiques pour notre microbiote qui va être perturbé. » - Pr. Vincenzo Castronovo « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose. Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « Contrairement aux idées reçues, le reflux est rarement causé par un excès d'acide : il est généralement le résultat d'un manque d'acide gastrique, d'une mauvaise digestion et de mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. » - Dr. Joseph Mercola « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate
- L'ostéoporose
Article naturo-hygiéniste Description : L’ostéoporose est une maladie de civilisation qui n’est pas spécialement liée au vieillissement. Le squelette se déminéralise, perd de sa densité et se fragilise. Les femmes sont 3 à 4 fois plus touchées que les hommes. Le principal composant inorganique de l’os est le phosphate de calcium (hydroxyapatite), il s’organise autour de fibres de collagène sous forme de cristaux compactés. L’os contient également du phosphore, du magnésium, du potassium et du sodium, plusieurs autres minéraux comme le zinc sont essentiels à la santé osseuse. En bioélectronique, l’ostéoporose se situe dans le quadrant 3 du bioélectronigramme Vincent, c’est le milieu alcalin et oxydé, celui de la dégénérescence. Ce terrain est favorable au développement de toutes les maladies de civilisations et dégénératives. Symptômes : Douleurs lombaires ou cervicales. Déformations osseuses. Fractures. Absence de symptômes. Causes : Alimentation acidifiante, inflammatoire. Carences nutritionnelles notamment en magnésium, en vitamines D3 et K2. Mauvaise absorption intestinale. Mauvaise fixation du calcium*. Sédentarité. Overtoniens (tabac, alcool, café, thé, etc.). Médicaments : Cortisone, L-thyroxine surdosée. Stress. Manque d'exposition solaire. *Le problème de l'ostéoporose n'est pas l'apport de calcium, mais sa fixation dans les os. Le silicium permet de le fixer. Le calcium fonctionne également mieux lorsqu'il est associé au magnésium, à la vitamine D3 et à la vitamine K2. La santé ne peut être rétablie que si les causes disparaissent. Solutions : Supprimer les aliments acidifiants et inflammatoires : céréales à gluten (pain, pâtes, etc.), produits laitiers, sucre, charcuteries, produits transformés. Eviter les poisons overtoniens. Limiter les fruits chez les personnes sous-vitales, rétractées. Réduire le stress. Combler les carences nutritionnelles. Adopter une alimentation équilibrée, naturelle, biologique, suffisamment pourvue en protéines de haute valeur biologique, riche en micronutriments, notamment en magnésium et en silice. Equilibrer les acides gras oméga-3-6-9. Ingérer suffisamment de calcium organique et vitamine K* (150-200 µg/J) : légumes verts (épinards, mâche, brocoli, asperges, etc.), algues, natto à base de graines de soja fermentées, noix, aromates (persil, ciboulette, coriandre, estragon, etc.). Pratiquer une activité physique régulièrement renforce l’ossature, c’est la thérapie la plus efficace pour accélérer la formation osseuse. Consommer une eau de source faible en résidus secs. Manger des fruits de mer dont les huîtres, bulots, bigorneaux et des poissons gras (maquereaux, sardines, harengs, anchois), du bouillon d'os (collagène), des jus de légumes (minéralisation) et des graines germées. S'exposer régulièrement et suffisamment au soleil (vitamine D). Prendre soin des intestins, ce qui permettra une absorption optimale des nutriments. *La vitamine K est une vitamine liposoluble qui contribue au métabolisme des os à mesurer en laboratoire d’analyses avec la vitamine D et le potassium. Compléments alimentaires : Plasma marin de Quinton. Prêle des champs, ortie (minéraux dont silicium). Collagène d'origine bovine. Zéolite. Inuline. Selon une étude de 2023, l’inuline améliore significativement l'absorption du calcium et améliore la santé osseuse chez les femmes ménopausées et les hommes adultes. Une supplémentation en inuline soutenue et suffisante chez l'adulte a un effet positif sur le métabolisme du calcium et la densité minérale osseuse. Nutrithérapie : Iode. Oméga-3. Vitamine C, K2-MK7 et D pour la calcification de l’os si pas d’exposition au soleil. Complexe : magnésium organique (citrate) + vitamine B6 + taurine. Zinc chélaté. Bore : contribue à une croissance et à une minéralisation osseuses saines. Créatine. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis. Oligothérapie : Silicium organique sous forme d'acide orthosilicilique ou de monomethylsilanetriol. Granions de phosphore. Eviter les compléments alimentaires de calcium*. *Une étude de 2010 publiée dans le British Medical Journal portant sur 12.000 personnes a révélé que des suppléments de calcium contre l’ostéoporose augmentent de 25 à 30% le risque d’attaque cardiaque et d’infarctus. D’autres études ont rapporté un risque d’athérosclérose augmenté de 22% (Université Johns Hopkins). La supplémentation en calcium augmente également le risque de glaucome de 244%, de calculs rénaux de 20% et de dommages cérébraux. En outre, en bioélectronique, une surcharge en minéraux inorganiques, donc non assimilés, entraine une baisse de la résistivité, une sur électrisation du corps et enfin une sur oxydation accélérant la dégénérescence par perte d’électrons. En d’autres termes, une minéralisation excessive favorise une perméabilité néfaste aux inductions électromagnétiques naturelles ou artificielles de l’environnement. Citations : « Si l’acidose est importante, il y aura recours au calcium situé dans le squelette : ce qui induit l’ostéoporose et les risques de fractures osseuses. » - Pr. Désiré Mérien « Le sédentaire qui ne se dépense pas assez sur le plan physique s’encrasse rapidement, s’arthritise, se toxémise et se prépare à des échéances difficiles. » - Dr. André Passebecq « La maladie, la déformation et la dégénérescence sont les amandes que l’homme paye pour s’être éloigné des normes de la nature dans tout son mode de vie. » - Albert Mosséri « Les corticoïdes diminuent l'absorption du calcium et du phosphore par la muqueuse intestinale. Ils inhibent également la prolifération des ostéoblastes, cellules participant à la construction des cellules osseuses, et réduisent la synthèse protéique. » - Thierry Souccar « L’alcool détruit le tissus osseux, il faut l’éviter totalement. » - Robert Masson « Ainsi, chez les collégiennes qui consomment le plus de boissons gazeuses, le taux de fractures est cinq fois plus élevé que chez les autres, du fait du prélèvement constant de calcium dans leurs os. » - Dr. William Davis « L’ostéoporose touche les pays où l’alimentation est trop riche en laitages, en céréales, en sel, en sucres et en viande mais en même temps trop pauvre en fruits et en légumes. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe « La vitamine B6 est l’échafaudage qui permet à l’os de tenir. Sans lui, l’os ne peut se construire correctement ! Or, les carences sont plus généralisées encore que pour le zinc : c’est 90 % de la population qui est en-dessous des apports recommandés ! » - Dr. Stéphane Résimont Articles complémentaires : Les signes de déminéralisation. Quelques règles alimentaires basiques. Le lait de vache. La chlorophylle. Conseil : Prenez rendez-vous chez un praticien de santé naturelle pour établir un protocole précis et individualisé.











