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  • Le cortisol

    Article de physiologie Le cortisol : ami ou ennemi ? Le cortisol traîne souvent une mauvaise réputation : on l'étiquette comme « l’hormone du stress » dont il faudrait se débarrasser. Pourtant, en naturopathie et médecine fonctionnelle, nous savons qu’il est avant tout l’hormone de l’énergie et de la résilience (capacité d'adaptation de l'organisme face au stress). Sans lui, pas de réveil le matin, pas de gestion de l’inflammation et pas de performance. Alors, votre cortisol est-il votre meilleur allié ou votre pire adversaire ? Plongée au cœur de vos glandes surrénales… Produit par les glandes surrénales et régulé par le système nerveux via l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, le cortisol est indispensable. Son rôle va bien au-delà de la simple réponse au stress : Énergie cellulaire : au niveau mitochondrial, il agit de concert avec l’hormone thyroïdienne T3 pour transformer les aliments en ATP (énergie). Sans ce duo, c’est l’épuisement assuré. Régulation glycémique : il orchestre le métabolisme des sucres, des graisses et des protéines. Une carence peut mener à une hypoglycémie réactionnelle et une incapacité de l'organisme à synthétiser ses propres ressources. Immunité : il est le puissant anti-inflammatoire naturel du corps. Un manque de cortisol laisse la porte ouverte aux allergies et aux pathologies auto-immunes (comme la polyarthrite rhumatoïde). L'adrénopause : Pourquoi le taux chute-t-il ? Le manque de cortisol (ou épuisement surrénalien) n'arrive pas par hasard. Plusieurs facteurs épuisent vos ressources : Le stress chronique : la sollicitation permanente des surrénales finit par les "épuiser". L'hypothyroïdie : les systèmes hormonaux sont liés ; si la thyroïde ralentit, les surrénales peinent à suivre. Carences nutritionnelles : le cortisol est synthétisé à partir du cholestérol. Une alimentation trop pauvre en graisses de qualité ou en protéines animales freine sa production. Déséquilibres intestinaux : une candidose chronique entretient une inflammation qui sature la réponse au stress. Excès de mélatonine : attention à la supplémentation anarchique ! Une dose trop élevée de mélatonine le soir peut écraser le pic de cortisol du matin. Symptômes d’un cortisol trop bas : L'insuffisance surrénalienne fonctionnelle se manifeste par un cortège de symptômes parfois déroutants, touchant l'énergie, le mental et le corps : 1. Fatigue et sommeil La fatigue rythmée : fatigue dès le réveil et "coup de barre" massif vers 15h persistant jusqu'au soir. Coup de pompe : somnolence marquée après le repas du midi. Sommeil haché : réveils nocturnes avec difficulté à se rendormir malgré une fatigue extrême. Paradoxes énergétiques : endormissement possible même après avoir consommé du café ; sensation de faiblesse généralisée. 2. Troubles émotionnels et cognitifs Instabilité émotionnelle : irritabilité, agressivité, colère, nervosité et tendance à être constamment sur la défensive. Impact cognitif : "brouillard mental", confusion, difficultés de concentration et maladresse physique. Hypersensibilité : grande vulnérabilité émotionnelle et très faible résistance au stress ou aux contrariétés. 3. Signes physiques et dermatologiques Marqueurs cutanés : cernes brunes, taches pigmentaires sur le visage et peau hypersensible. Troubles vasculaires : vertiges et étourdissements au passage à la position debout (hypotension), palpitations et fréquence cardiaque plus élevée. Extrémités : mains tremblantes. Faiblesse musculaire : manque de force physique et essoufflement (manque d’air). 4. Douleurs et système inflammatoire Inflammations chroniques : tendinites à répétition, douleurs articulaires diffuses et aggravation des allergies. Douleurs localisées : douleurs persistantes dans le bas du dos, maux de tête et douleurs dans tout le corps (symptômes pseudo-grippaux). 5. Système immunitaire : Dysimmunité, vulnérabilité aux infections. Le cortisol est une hormone essentielle à la régulation du système immunitaire, à la réponse aux inflammations et aux agressions. 6. Troubles digestifs et métaboliques Digestion : épisodes de diarrhée. Élimination : besoin fréquent d’uriner. Le saviez-vous ? Le Burn-out est historiquement associé au travail (surcharge, stress professionnel), mais il peut également être lié à la sphère familiale, émotionnelle ou générale. Quoiqu’il en soit, le Burn-out n’est pas seulement dans la tête, le vrai Burn-out est une réalité biochimique par épuisement surrénalien. Burn-out et prégnénolone : attention aux idées reçues. Le burn-out est l’étape ultime de l’épuisement : un effondrement combiné du cortisol, de la DHEA, de la dopamine et souvent de la prégnénolone (neurohormone), aggravé par un déficit profond en magnésium. Cependant, bien que la prégnénolone soit le précurseur direct des hormones surrénaliennes, sa prise sous forme de complément (exogène) ne garantit pas une remontée du cortisol. Si les études montrent qu'elle est excellente pour le moral, l'anxiété et la clarté mentale (en modulant le GABA et le glutamate), elle n'a pas d'effet fiable pour corriger un déficit en cortisol, même à doses élevées. Pour relancer la production, il faut agir sur la "cascade" hormonale globale et sur la vitalité des surrénales elles-mêmes. La maladie d'Addison est une maladie auto-immune dans 70% des cas, où le système immunitaire attaque et détruit les glandes surrénales, menant à un déficit en cortisol et en aldostérone, essentielles à la régulation de l'organisme, du stress et de la pression artérielle. Cet état provoque fatigue, récupération lente et mauvaise adaptation à l'entraînement sportif. Cortisol « le starter » et mélatonine « le frein » : Le cycle circadien repose sur une balance hormonale calée sur la lumière : le matin, le cortisol atteint son pic pour mobiliser l’énergie, augmenter la température et réveiller l’organisme. En fin de journée, la baisse de luminosité déclenche la sécrétion de mélatonine, qui prépare le corps au repos et facilite l’endormissement. Ce rythme de 24 heures régule ainsi nos phases d’activité et de récupération. Pour un sommeil optimal, il est essentiel d’éviter les écrans le soir afin de ne pas perturber ce signal biologique naturel. Les 3 étapes de l'évolution du cortisol vers l'épuisement décrit par le Dr. Hans Selye : Ce processus se déroule généralement en trois phases physiologiques principales : Phase d'alarme (stress aigu) : - Face à un stress initial, le corps réagit par une mobilisation rapide de ses ressources. - L'axe Hypothalamo-Hypophyso-Surrénalien (HHS) est activé, entraînant une production et une libération immédiates et importantes d'adrénaline et de cortisol par les glandes surrénales. Le taux de cortisol est élevé, préparant l'organisme à la "lutte ou la fuite". Phase de résistance (stress chronique) : - Si le stress persiste et devient chronique, l'organisme tente de s'adapter et de maintenir un état d'équilibre (homéostasie). - La production de cortisol reste persistante et élevée pour faire face à la demande continue. - Cette phase peut durer longtemps, mais des symptômes liés à l'excès de cortisol commencent à apparaître (fatigue constante, troubles du sommeil, prise de poids, hypertension artérielle, affaiblissement du système immunitaire). Phase d'épuisement (burn-out) : - Après une période prolongée de sursollicitation, les glandes surrénales s'épuisent et ne parviennent plus à répondre à la demande de l'organisme. - Il se produit alors une "défaillance de l'axe HHS", entraînant une diminution, voire un déficit, des niveaux de cortisol (hypocortisolisme). - C'est dans cette phase que surviennent les symptômes sévères de l'épuisement : fatigue intense et permanente, incapacité à se mettre en route le matin, tension artérielle basse, étourdissements, douleurs musculaires et une sensibilité extrême au moindre stress. Le burn-out est donc souvent associé à cette phase finale d'hypocortisolisme, marquant l'incapacité totale du corps à maintenir sa réponse au stress. La dualité : anabolisme vs catabolisme Tout est question de dose et d’équilibre. À dose physiologique : le cortisol est anabolique. Il permet la reconstruction tissulaire et travaille en synergie avec la testostérone et l'IGF-1 (hormone de croissance). En excès chronique : il devient catabolique. Il "casse" le muscle, déminéralise les os et favorise la prise de gras abdominale. Effets secondaires de la cortisone administrée à doses supra physiologiques : Réduit et affaibli les défenses immunitaires, ce qui induit un risque important d’infections. Bloque et atrophie les glandes surrénales (batterie du corps). Prise de poids avec œdèmes. Baisse du potassium. Intolérance au glucose pouvant mener au diabète. Augmentation des lipides sanguins. Faiblesse musculaire. Perte de masse osseuse (ostéoporose). Immunodépression. Hypertension. Troubles du sommeil. Complications oculaires. Redoutable pourvoyeuse de maladie mentale (Dr. Roger Dalet). Les corticostéroïdes ont une action antagoniste sur les vitamines A ,B, C et D, ainsi que sur le calcium, le magnésium, le phosphore et le zinc. N.B. JAMAIS de cortisone sans DHEA ! Il faut TOUJOURS prendre de la DHEA si on prend de la cortisone. La DHEA contre l’effet catabolique de l’hydrocortisone et bloque tout effet toxique. Plus la dose de DHEA est élevée plus on est protégé des effets secondaires de la cortisone. Les solutions naturelles pour lutter contre un déficit en cortisol : Pour retrouver une courbe de cortisol optimale (le fameux pic de 8h du matin), voici les leviers fondamentaux : 1. L'hygiène de vie : Lumière matinale : s'exposer au soleil et à la lumière dès le réveil peut booster votre cortisol matinal de 50 %. Alimentation type "Paléo" : priorisez les protéines de qualité, les bonnes graisses et les glucides à index glycémique bas. Évitez les produits raffinés qui créent des montagnes russes insuliniques. 2. La micronutrition & phytothérapie : Soutien surrénalien : vitamine C (0,5 à 2g/jour), magnésium, vitamine D3/K2 et L-Tyrosine (précurseur de la dopamine et des hormones thyroïdiennes). Plantes adaptogènes : la racine de réglisse aide à maintenir le cortisol libre, tandis que le bourgeon de cassis en gemmothérapie agit comme un "cortisol-like" naturel. Prudence avec l'ashwagandha : si elle est excellente pour calmer un cortisol trop haut, elle peut être contre-productive (effet paradoxal) chez une personne déjà en épuisement profond. Solutions naturelles pour réguler un excès de cortisol endogène : Un cortisol chroniquement élevé est souvent le reflet d’un stress prolongé, d’un dérèglement du rythme circadien ou d’une surcharge inflammatoire. L’objectif n’est pas de « bloquer » le cortisol — hormone vitale — mais de restaurer sa sécrétion rythmée et adaptée. 1. Rééquilibrer le rythme circadien Priorité au sommeil Le manque de sommeil est l’un des principaux facteurs d’élévation chronique du cortisol. Coucher régulier (idéalement avant 23h), Chambre sombre, fraîche et silencieuse, Limitation des écrans et de la lumière bleue après 20h. Un sommeil réparateur permet une baisse physiologique du cortisol nocturne et une meilleure sensibilité au stress le lendemain. Lumière diurne, obscurité nocturne Exposition à la lumière naturelle le matin et en journée, Obscurité complète le soir. Ce contraste jour/nuit est essentiel pour éviter un cortisol trop élevé en soirée. 2. Apaiser le système nerveux Techniques anti-stress efficaces Les pratiques suivantes ont démontré leur capacité à réduire le cortisol : Cohérence cardiaque (3×5 minutes/jour), Respiration lente (expiration plus longue que l’inspiration), Méditation, Yoga doux, marche consciente. Ces pratiques agissent directement sur le système nerveux parasympathique, antagoniste du stress. 3. Adapter l’activité physique Bouger sans sur-stimuler Le sport excessif ou trop intense est un puissant stimulant du cortisol. À privilégier : Marche quotidienne, Renforcement musculaire adapté, Cardio doux. À limiter : HIIT fréquent, CrossFit intensif, Entraînements à jeun répétés : l'entraînement sportif à jeun fait augmenter le cortisol, surtout s'il est intense. Le jeûne et l'effort physique sont tous deux des stress pour le corps, ce qui peut libérer plus de cortisol. 4. Stabiliser la glycémie par l’alimentation Une hypoglycémie réactionnelle est un déclencheur majeur de cortisol. Repas réguliers sans grignotage, Apport suffisant en protéines, Glucides complexes (patate douce, riz Basmati, racines), Réduction du sucre, de l’alcool et des excitants. Chocolat noir > 70% : indiqué pour aider à réguler le cortisol grâce à ses flavonoïdes, polyphénols et magnésium, qui favorisent la détente et réduisent le stress oxydatif (pas le soir). Une glycémie stable = moins de signaux de stress pour l’organisme. 5. Micronutrition Magnésium (bisglycinate ou taurate), Vitamine B5 (cofacteur de la synthèse du cortisol), Vitamine B6, Oméga-3 (EPA/DHA), Zinc. Ces nutriments soutiennent la régulation neuroendocrinienne et la réponse au stress. 6. Phytothérapie & adaptogènes Plantes régulatrices du cortisol Ashwagandha : diminue le cortisol élevé et améliore la résilience au stress, Rhodiola rosea : aide à moduler la réponse au stress sans sédation, Passiflore, aubépine, racine de valériane : apaisantes du système nerveux, Mélisse : régulatrice de l’axe stress–digestion. N.B. À éviter en cas de cortisol bas ou d’épuisement profond. 7. Réduire les stimulants et les stress cachés Café en excès, Boissons énergisantes, Surmenage, Stress inflammatoire (alimentation ultra-transformée, sucre, dysbiose). Le cortisol monte autant pour un stress physique, émotionnel que métabolique. Conclusion : Un excès de cortisol endogène n’est pas une fatalité. En agissant simultanément sur le rythme biologique, le système nerveux, la glycémie, l’activité physique et la micronutrition, il est possible de retrouver une sécrétion hormonale plus harmonieuse et durable. Remarque sur l’insuffisance surrénalienne fonctionnelle : La production normale de cortisol chez l'adulte se situe entre 5,7 et 9,9 mg/m² par jour. Cela équivaut à une dose quotidienne d'hydrocortisone (cortisol bio identique) de 10 à 13 mg, en tenant compte de la biodisponibilité et de l'absorption digestive qui est de 90-96%. Il ne faut donc pas dépasser 20 mg /J, au-delà ce sont des doses supra physiologiques qui peuvent désensibiliser les récepteurs. Ces valeurs sont importantes, notamment dans le contexte médical pour déterminer les doses appropriées de traitement de substitution (par exemple, pour les personnes souffrant d'insuffisance surrénalienne). Biologie fonctionnelle : A corréler aux symptômes. Les valeurs optimales en médecine fonctionnelle à 08h00 sont : Cortisol sérique : 15-20 µg/dL. Cortisol libre : 2 µg/dL. Seul le cortisol libre peut interagir avec les récepteurs cellulaires et exercer ses effets biologiques. Cortisol salivaire (rythme circadien) : Matin (20-30 nmol/L) / Midi (7-11 nmol/L) / Soir (6-9 nmol/L). Transcortine CBG : 30 mg/L. Déficient > 40 mg/L. Protéine qui joue un rôle crucial dans la régulation de la biodisponibilité du cortisol. La mesure aide à évaluer la capacité d'adaptation de l'organisme face aux stress chroniques. Souvent en complément du dosage du cortisol libre, offre une image plus complète et précise de l'état hormonal et de la gestion du stress par le corps, Conseil : Si malgré une hygiène de vie corrigée, vous restez "crevé", n'attendez pas le crash. Consultez un praticien en médecine fonctionnelle pour un bilan hormonal complet. Citations : « Le cortisol au réveil le matin n’est pas un détail hormonal : c’est un marqueur clé du rythme circadien et de la résilience physiologique.Qu’il soit trop bas ou trop haut, il altère l’énergie, la cognition, l’immunité et la gestion du stress pour toute la journée. Optimiser ce pic matinal — via le sommeil, l’exposition à la lumière, la gestion du stress et une hygiène de vie stable — est essentiel pour un métabolisme équilibré et une vitalité durable. » - Amin Gasmi « A dose excessive, le cortisol et ses dérivés ont tendance à déprimer l’immunité. En revanche, à doses physiologiques comparables aux doses normalement présentes dans le corps, le cortisol augmente l’immunité. » - Dr. Thierry Hertoghe « Ne pas oublier que certains cortisols bas sont tout simplement liés à une candidose intestinale et vont se normaliser en la prenant en charge… » - Dr. Stéphane Résimont Articles complémentaires : La fatigue surrénalienne Réduire le stress La fatigue chronique L'activité physique

  • Le cuivre

    Article de nutrithérapie et de micronutrition Description : Le cuivre est un oligoélément essentiel, présent en très faible quantité dans l’organisme mais absolument indispensable à son bon fonctionnement. Sous forme d’ion métallique, il intervient comme cofacteur enzymatique dans de nombreuses réactions biologiques fondamentales. En médecine fonctionnelle, le cuivre est reconnu pour son rôle central dans : la production d’énergie cellulaire (fonction mitochondriale), la protection contre le stress oxydatif, le fonctionnement du système nerveux et immunitaire. Des concentrations adéquates de cuivre dans certaines zones du cerveau ont été associées à un déclin cognitif plus lent et à une réduction des altérations liées à la maladie d’Alzheimer. Il participe notamment à la régulation des enzymes antioxydantes protégeant les neurones et aide les cellules immunitaires cérébrales (microglie) à passer d’un état inflammatoire à un mode réparateur après une lésion. Un oligoélément clé pour le cerveau, l’immunité et l’équilibre global Une carence en cuivre peut se manifester par des troubles cognitifs, une baisse de la concentration et une sensation fréquente de brouillard mental. Une étude de 2004 a montré qu’un déficit en cuivre altère la fonction mitochondriale via la diminution de l’activité de la cytochrome c oxydase. Cette perturbation entraîne une surproduction d’espèces réactives de l’oxygène, favorisant des mécanismes de neurodégénérescence apoptotique. En France, on estime qu’environ 30 % de la population présenterait un statut en cuivre insuffisant. Propriétés du cuivre : Le cuivre possède des actions multiples : Actions biologiques majeures : Antioxydant : activation de la superoxyde dismutase (SOD) Anti-inflammatoire Anti-infectieux (bactéries, staphylocoques, champignons, virus) Soutien immunitaire, cardiovasculaire et endocrinien Rôle structural et fonctionnel : synthèse de l’hémoglobine (transport de l’oxygène), production de collagène et d’élastine (peau, os, articulations), formation de la mélanine (pigmentation), cicatrisation, maintien de la myéline et la synthèse des neurotransmetteurs. Il participe également à l’équilibre des glandes endocrines : thyroïde, surrénales, hypophyse et glandes génitales. Indications traditionnelles en naturopathie : États grippaux, infections ORL : rhumes, otites… Affections inflammatoires et rhumatismales : arthrose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante. Lombalgies, tendinites. En oligothérapie catalytique, le cuivre peut être associé à l’argent (application locale) pour les rougeurs, irritations et infections cutanées. Besoins quotidiens en cuivre : Adultes : 900 µg / jour. Femmes enceintes : 1.000 µg / jour. Femmes allaitantes : 1.300 µg / jour. Apport maximal tolérable (adulte) : 10 mg / jour. Excès, carence et déséquilibres Le cuivre doit être finement régulé. Un déficit comme un excès peuvent être délétères, notamment pour le cerveau, très sensible au stress oxydatif. La carence en cuivre peut entraîner : fatigue chronique, baisse de la production d’ATP, dérèglements hormonaux, mauvaise qualité du collagène et de l’élastine, diminution de la synthèse de l’hémoglobine (anémie fonctionnelle), troubles de la pigmentation (peau, cheveux), douleurs articulaires, ostéopénie, baisse de l’immunité (neutrophiles, lymphocytes), troubles cognitifs, baisse de la sérotonine et de la noradrénaline, accumulation de masse grasse, retard de croissance chez l’enfant. L’excès de cuivre peut favoriser : stress oxydatif chronique, inflammation de bas grade, vieillissement accéléré, neurotoxicité, en particulier en cas de déséquilibre cuivre/zinc. Sources alimentaires naturelles : Comme toujours, une alimentation variée et non raffinée est la meilleure base : Foie de bœuf nourri à l’herbe Fruits de mer Chocolat noir (≥ 70 %) Noix de cajou Ail Champignons shiitake Pollen d’abeille Ces aliments contribuent à un équilibre cuivrique physiologique, en synergie avec les autres micronutriments. Complémentation : quelle forme choisir ? En cas de déficit avéré (biologique ou clinique), la nutrithérapie privilégie le bisglycinate de cuivre (bonne biodisponibilité, tolérance digestive). Posologie : 2 mg / jour pendant 2 mois, puis réévaluation. Compatibilités : magnésium, or, argent, bismuth, soufre, sélénium, silicium. Incompatibilités (à distance d’au moins 2 heures) : zinc, fer, molybdène, lithium, vitamine C. Excipients à éviter dans les compléments : E551 : dioxyde de silicium E466 : carboxyméthylcellulose de sodium E341 : phosphate dicalcique E339 : phosphate disodique Bilan biologique et prévention : Cuivre sérique optimal : ~110 µg/dL. Le zinc doit être égal ou légèrement supérieur au cuivre (rapport zinc/cuivre fondamental). Conseil : Faire doser cuivre, zinc et fer une fois par an, surtout en cas de fatigue chronique, troubles cognitifs, inflammations ou supplémentation prolongée. Articles complémentaires : Le zinc Le silicium Les carences nutritionnelles

  • La Bioélectronique Vincent

    Article de biologie Encore un chapitre de biologie passionnant, édifiant et d’une importance vitale ! C’est Louis-Claude Vincent, ingénieur hydrologue et Professeur à l’école d’anthropologie de Paris, qui fonda la bioélectronique en 1948. Il va y consacrer une grande partie de sa vie et travailler en collaboration avec des chercheurs, des scientifiques et des médecins. La bioélectronique permet de prendre des mesures en milieu aqueux principalement sur le vivant : plantes, animaux, sol, eau, etc. mais aussi en cosmétique et en pharmacie. C'est une science qui a fait ses preuves : elle est utilisée par la NASA pour la surveillance de la santé des astronautes. La bioélectronique remet scientifiquement en cause tout un système… Cette technique d’analyse physico-chimique utilisée par certains scientifiques, chercheurs et naturopathes bioélectroniciens ne fait l’affaire de personne (lobbies), tant sur le plan médical conventionnel, pharmaceutique que physique. C’est dommage car c’est toute une population qui en porte les conséquences. Les préoccupations commerciales ont joué et continuent à jouer et à s'accroître, il n’y a plus que ça qui compte, c’est devenu de la folie. La bioélectronique permet entre autres de mesurer précisément et scientifiquement la qualité du terrain biologique si précieux pour Antoine Béchamp et Claude Bernard à partir du sang veineux, de l’urine et de la salive d’un individu grâce à 3 paramètres : Le pH : charge en protons / mm³, de 0 à 14. Solution < 7 (acide), 7 (neutre), > 7 (alcalin). Le rH2 : charge en électrons (e-), facteur d’oxydo-réduction / g. De 0 à 28 (réduit = riche en électrons et en hydrogène moléculaire), de 28 à 42 (oxydé = pauvre en électrons et riche en oxygène). Le rô : la résistivité électrique en (ohm) Ω.cm, charge en minéraux. Quantifie la difficulté du courant à passer. Le potentiel hydrogène (pH) : Le pH renseigne sur l’acidité ou l’alcalinité du milieu étudié, autrement dit sur sa teneur en protons, c'est-à-dire en ions H+. Un milieu acide est riche en protons contrairement à un milieu basique qui sera riche en ions OH- (hydroxyde) et pauvre en protons. Acide : H+ ; base : OH-. Nous perdons des électrons libres avec l’âge vers une oxydo-alcalose, nous devons tenter d’en récupérer. L’oxydoréduction (rH2) : Le rH2 indique pour un pH donné, les facultés oxydantes ou réductrices de la solution. C’est une grandeur qui caractérise les transferts électroniques. Il est lié au potentiel redox (E) et au pH par la formule de Nernst. L’eau chimiquement pure a un rH2 de 28. Un rH2 bas (en dessous de 21) est riche en électrons ; un rH2 élevé (au-dessus de 28) se caractérise par une teneur en électrons très faible, c’est pénalisant. Une réaction d’oxydo-réduction est une réaction de transfert d’électrons. Oxydation = radicaux libres. Suroxydation = manque ou perte d’électrons. Un radical libre est une molécule chimique oxydante, un déchet toxique entraînant la dégénérescence et des dommages dans l'organisme. Les radicaux libres sont des dévoreurs d’électrons. La perte importante d’électrons entraîne une baisse de la vitalité immunitaire. Le caractère oxydant est quantifiable globalement par la simple mesure du rH2. Sources d’oxydation : la nourriture transformée, les vaccins, les ondes électromagnétiques, le stress, l'excès de fer et de métaux lourds, le fait d’être coupé de la terre (décharge d'électricité statique et captage d’électrons difficiles). La diminution du nombre d’électrons favorise l’oxydation du terrain. Réduction = antioxydant. Gain d'électrons. La nourriture naturelle, brut, vivante est riche en antioxydants. Les molécules qui peuvent donner des électrons sans perdre leur stabilité, sont appelés : antioxydants, comme la vitamine C par exemple. La résistivité (rô / ρ) : Le rô renseigne sur les propriétés conductrices ou isolantes de la solution étudiée, la concentration en électrolytes. Il mesure donc l’aptitude d’une information de nature électromagnétique à circuler dans l’organisme. Plus il est haut, plus l’organisme est propre et apte à fonctionner correctement. Ce facteur est essentiel dans le maintien de la santé. Sa chute déclenche les maladies dites de civilisation. Plus la concentration en minéraux (mg/L) sera faible, plus un liquide sera résistif. La résistivité est le contraire de la conductivité. Plus un liquide sera chargé en minéraux plus le courant passera. L’eau pure est peu conductrice du courant électrique 180.000 Ω.cm contrairement à l’eau de mer 46 Ω.cm = faible résistivité électrique = chargée en minéraux. Il y a surcharge minérale du sang de 0 à 200 Ω.cm et déficience minérale de 200 à 400 Ω.cm. Le sang en bonne santé : 190 à 220 Ω.cm = +/- 210 Ω.cm (milieu bien hydraté). Plus le sang est chargé en minéraux (forte concentration en ions) et donc avec un nombre rô faible, plus le milieu est réceptif aux inductions électromagnétiques. En d’autres termes une minéralisation excessive favorise une perméabilité néfaste aux inductions électromagnétiques naturelles ou artificielles de l’environnement. Plus le sang est déficient en minéraux (faible concentration en ions) et donc avec un nombre rô élevé, plus le milieu est résistant aux inductions électromagnétiques. Autrement dit, la résistivité électrique est d’autant plus élevée que la charge minérale est moindre et d’autant plus faible, que la charge minérale est forte. En résumé : Le pH indique la concentration en protons. Le rH2 indique la concentration en électrons. Le rô indique la concentration en minéraux dissous. Le potentiel redox (E) : A partir de 2 paramètres de base : le pH et le rH2, nous pouvons calculer le potentiel redox (E) pour le sang, l’urine, la salive et d’autres liquides. E : Potentiel électromagnétique, micro-courants électriques (état d’électrisation de l’organisme par échange d'électrons) ou énergie relative (énergie vitale), mesurables en millivolts (mV). Formule pour obtenir E en mV avec l’équation de Nernst, K est proche de 30 en fonction de la température : E = K . (rH2 – 2pH) Le E du sang en bonne santé est de : 210 mV. Le pH est un système ionique. Le rH2 est un système électronique, c’est une charge en électron pour un pH donné. Le rH2 est une fonction discontinue du pH. La charge en électron est d’autant plus intense que le rH2 est plus faible, donc c’est réduit. Par contre, si le rH2 est élevé, ça marque un état d’oxydation. Quant à la résistivité (rô), elle est liée à une charge minérale, elle est d’autant plus faible que la charge minérale est grande et d’autant plus grande que la charge minérale est faible. Dans un organisme, vous avez un échange continuel de nutrition et d’élimination. Si vous avez un colmatage du système d’échange, que se passe-t-il ? Et bien de part et d’autre du système d’échange, les milieux vont évoluer en sens inverse il y en a un qui restera alcalinisé, oxydé, surchargé sur le plan minéral (c’est le système de l’eau circulante : le sang) et l’autre (urine) qui sera un sous-oxygéné, qui sera acidifié et carencé en minéraux. Ces 2 milieux (E : sang et urine) évolueront en sens inverse (ils s’écartent) et n’échangeront plus entre eux, c’est ce qui se passe dans le cas du cancer, ça a été relevé par Louis-Claude Vincent à des stades successifs. Initialement les 2 milieux, eau circulante (sang & lymphe) et eau liée (intégrée aux structures cellulaires) sont très proches l’un de l’autre et puis à mesure que ça se colmate, ça s’écarte de plus en plus jusqu’au stade fatal. Dans les cas aigus, la douleur c’est le désir de l’organisme de rétablir les systèmes. Il ne faut donc pas bloquer ce mécanisme, mais favoriser l’élimination. L’organisme se débarrasse de quelque chose et puis il y a le retour à la normale. Ce sont des potentiels* excessifs qui provoque la douleur. C’est une accumulation de toxines qui provoquent ces divergences. *Potentiel : grandeur caractérisant l’état électrique en un point d’un circuit en volts. La quantification énergétique de Vincent (W) : Un autre paramètre (W) représente l’énergie bioélectrique s’exprimant en microwatts/cm³. On peut calculer W pour la quantification énergétique qui témoigne de la qualité revitalisante d’un aliment. Pour les êtres vivants, il faut que « W » soit la plus basse possible, c’est le niveau d’énergie stockée dans l’organisme. Autrement dit, c'est le bilan énergétique de l'organisme (énergie vitale). L’expression mathématique du quatrième postulat de la bio-électronique est la quantification W de Vincent (exprimée en microwatts, µW). W peut aisément être calculé à partir du rH2, du pH et de ρ à l’aide de la relation : W = E² / ρ Le sang veineux c'est l'énergie circulante La salive c'est l'énergie d'assimilation L'urine c'est l'énergie d'élimination Calcul du bilan énergétique (QE) d’une personne avec la formule suivante : QE en µW/cm³ = (µW sang + µW salive) / µW urine. La santé représente un QE de 0,36 µW ; un QE > 1,9 µW montre une tendance morbide et un QE supérieur à 7,1 µW une nette morbidité. Pour y voir un peu plus clair : Le bioélectronigramme. Les états pathologiques ou pré-pathologiques se traduisent par des déviations des données sanguines, salivaires et urinaires dans l'un ou l'autre de ces quadrants. Quadrant 1 : milieu acide et réducteur (vitalité) C’est le milieu dit de la « vie », de la procréation. Tout ce qui est bon pour la santé s’y trouve. Il est favorable au développement des algues vertes. Les aliments se situant dans cette zone sont bons d’un point de vue vital : fruits, légumes, racines, graines germées, enzymes, fermentations, vitamines, eau de qualité. C’est un milieu régénérateur. Mais, certaines pathologies peuvent s’y trouver, telles que : délirium tremens, folie dépressive, néphrites aiguës, méningites, lèpre, piqûre d’animaux venimeux, coma… Oligoélément régulateur : Manganèse. Quadrant 2 : milieu acide et oxydé (croissance) Ce milieu est favorable au développement des champignons, des mycoses, du candida-albicans, des moisissures, de la poliomyélite, de la pneumonie, de la tuberculose (mycobactérie), de la rougeole, de la scarlatine, de la coqueluche, du psoriasis. On y retrouve les aliments cuits et dévitalisés comme les produits industriels, les fast-foods. Les antibiotiques. Oligoéléments régulateurs : Manganèse/Cuivre. Quadrant 3 : milieu alcalin et oxydé (dégénérescence) Le milieu est favorable au développement du cancer, des virus et de toutes les maladies de civilisations et dégénératives (rhumatismes, artérite, leucémie, infarctus, sclérose en plaque, néphrite chronique, spasmophilie, phlébites, thromboses, ulcères d'estomac, obésité, anémie, asthme, troubles neurodégénératifs, Alzheimer, Parkinson, névrose, épilepsie, insomnie, SIDA, etc.). Vieillissement accéléré. Eau du robinet, pesticides, vaccins, etc. Actuellement, les sociétés occidentales évoluent massivement vers la suroxydation. Oligoéléments régulateurs : Manganèse/Cobalt Quadrant 4 : milieu alcalin et réducteur (destruction) Le milieu est favorable au développement des algues brunes, des microbes pathogènes : peste, choléra, variole, typhoïde, typhus, paludisme, colibacille, coque, diphtérie, syphilis, crétinisme, impuissance sexuelle, cécité… De la décomposition, des eaux souillées. C’est le milieu de la putréfaction. Oligoéléments régulateurs : Cuivre/Or/Argent. Les microbes : suivant les 9 paramètres de la santé ou de la maladie, donc des conditions auxquelles nous sommes soumis, les 3 coordonnées bioélectroniques de nos humeurs, se déplacent sur le bioélectronigramme. Notre état de santé peut donc être reporté sur ce dernier. Il en résulte que le microbe est de formation endogène : il ne vient pas de l’extérieur, il est le résultat de transformations biologiques de cellules normales vivantes dans une solution (sang) n’ayant plus les caractéristiques idéales pour la vie, c’est à dire que les conditions électroniques se sont modifiées. Si l’individu sait se maintenir en bonne santé (sang : pH : 7,3 - rH2 : 22 - rô : 210) il ne peut, en aucun cas fabriquer des microbes, des virus ou des champignons ; il ne craint ni la contagion ni les épidémies. Généralement, on prétend que les maladies à microbes ou à champignons sont contagieuses, ceci est FORMELLEMENT contredit par la bioélectronique. (Voire aussi : Les microzymas & Nos amis les microbes). Les carences, le stress oxydatif *, les pollutions atmosphériques, électromagnétiques, aquatiques, vaccinales et chimiques conduisent aux pandémies virales, aux maladies dégénératives, aux cancers et à la mort. * Il y a stress oxydatif lorsque les radicaux libres sont créés plus vite qu'ils ne sont neutralisés par les antioxydants. Le microbe n’est rien, le terrain est tout ! N.B Les êtres humains ont tendances à évoluer vers les quadrants 3 et 4. Cette tendance est due à la surconsommation d’aliments oxydés, à un milieu intérieur et à des eaux pollués, au stress et à la pollution électromagnétique. Santé Parfaite (SP) du sang : pH = 7,2 (jeûne sportif à l’alimentation parfaite). E = 210-220 millivolts. rH2 = 21-22. Rô = 210 ohms. Comparaisons des différents paramètres bioélectroniques entre santé parfaite et cancer Bioélectronigramme. SP = Santé Parfaite. Les pointillées rouges définissent la limite vitale. Le sang en bonne santé est légèrement alcalin et plutôt réducteur, peu chargé en électrolytes et peu électrisé. Les graves maladies de dégénérescence (cancer, sclérose, thrombose…), elles sont situées sur le bioélectronigramme, dans la zone des maladies alcalines, très oxydées, sur-électrisées. Diagramme de détérioration de la santé et de dégénérescence : Le pH de l’urine va s’acidifier (6,8 -> 5) et le pH du sang va s’alcaliniser (7,2 -> 7,8). Les sens de détérioration pour l'urine et le sang sont opposés. Les mesures bioélectroniques sont réalisées avec un bioélectronimètre et une cellule permettant de garder le sang à l’abri de l’air pour éviter son oxydation. 3 actions pour rétablir le terrain : Suppression des perturbateurs (causes). Alimentation riche en électrons. Drainer pour éliminer les électrolytes en excès. Les électrolytes sont tous les minéraux qui encombrent les tissus (calcium inerte, métaux, traces toxiques…), d’où la consommation d’une eau très peu chargée en minéraux inorganiques. Plus les humains ont un sang chargé en électrolytes, plus ils risquent d’être électrosensibles. La bioélectronique permet aussi de mesurer la vitalité et la qualité des aliments. La consommation régulière d’aliments acides apportera son lot de protons : Citron (acide citrique). Vinaigre de cidre bio non pasteurisé (acide acétique). Produits lactofermentés (acide lactique). Choucroute crue (pas en boite). Bière en quantité modérée. La consommation de légumes racine bio, crus, frais et de saison non ionisés apportera les électrons : Carottes (qui ont poussé dans la terre et non dans le sable). Betteraves. Radis roses et noirs. Céleri rave. Pommes de terre. N.B. Ce sont les éléments que l’on retrouve dans la célèbre cure “BREUSS” de Rudolph Breuss. La cure de raisin (monodiète) élaborée par Johanna Brandt dans le cadre du traitement du cancer et de diverses maladies dégénératives oxydées et alcalines, se trouve justifiée par les mesures bioélectroniques du raisin : pH : 3,6 – rH2 : 18 – ρ : 210. Les propriétés bioélectroniques des plantes alimentaires : Les plantes réductrices sont antioxydantes, relaxantes et revitalisantes. Les plantes acides sont diurétiques, antiseptiques et dépuratives. Les plantes chargées en minéraux sont minéralisantes et équilibrantes. Les plantes peu minéralisées favorisent les éliminations. Les légumes sont tous légèrement acides, très réducteurs, bien minéralisés avec un potentiel redox souvent négatifs. Le pain biologique complet au levain est le moins nocif. Il reste néanmoins un aliment mucogène. Le travail de synthèse de Louis-Claude Vincent confirme les études réalisées sur les habitudes alimentaires des peuples sans cancer, qui se nourrissent principalement de végétaux crus. Une eau parfaite est une eau qui devrait être acide, légèrement réduite et ayant une résistivité la plus importante possible, donc faiblement minéralisée. (Voire fiche : L’eau de boisson). Les aliments alcalins et oxydés sont mauvais pour la santé. La suroxydation du sang (rH2 > 25) entraîne une fragilisation de l’organisme et une faiblesse immunitaire. Que faire pour baisser le niveau de rH2 ? Élimination des causes oxydantes. Techniques de détente : loisirs, danse, massage, etc. Techniques de maîtrise du stress : méditation, respiration, relaxation, yoga, sophrologie, etc. Alimentation vivante, végétale, variée, biologique. Eau de source de qualité bioélectronique. Activité physique (régulation du pH, du rH2 et du rô). Contact avec la nature, prise de terre (recharge en énergie et élimination des risques de sur-électrisation). Assainissement du terrain (monodiètes, jeûne, vitamine C, HE, plantes dépuratives, drainantes, etc. Louis-Claude Vincent, a montré en 1958 de façon incontestable, devant le Congrès de pathologie comparée, que toute vaccination contre une maladie microbienne prédispose aux maladies à virus et au cancer. Paramètres bioélectroniques pour reconnaître des aliments sains : Les mesures doivent être prise sur des aliments naturels, certains aliments industriels ou transformés pourraient avoir des coordonnées bioélectroniques convenables, mais ce n’est pas suffisant pour déterminer s’ils sont sains. Le pH : devrait être acide < 7. Le rH2 : Ils devraient être réducteurs < 28. Le potentiel redox (E) : le plus petit, entre 420 mV et – 400 mV. La bioélectronique confirme avec des mesures scientifiques les bienfaits du mode de vie et de l’alimentation hygiéniste naturelle et régénérante. Notions physico-chimique : La matière est composée de molécules qui se décomposent en atomes, eux-mêmes composés d’un noyau constitué de protons et de neutrons autour duquel gravitent les électrons. Un atome avec son noyau (boules grises et oranges) et ses électrons (boules bleues) Il y a toujours autant de protons que d’électrons. Les protons ont une charge électrique positive + Les électrons ont une charge électrique négative – Les charges sont égales, l’atome est neutre. Par exemple un atome de fer contient 26 protons, 30 neutrons et 26 électrons. Les protons et les électrons s’échangent en permanence des particules qu’on appelle des photons. Ce jeu ininterrompu s’appelle l’interaction électromagnétique et cela permet leur maintient les uns à côté des autres. L’interaction électromagnétique permet aussi de maintenir les atomes ensemble comme pour former une molécule d’eau par exemple. Les photons sont une sorte de ‘ciment’ qui permet de lier toutes ces briques (électrons, protons, neutrons) ensemble. Une molécule d’eau est composée d’un atome d’oxygène et de 2 atomes d’hydrogène : H2O L’atome d’hydrogène est le plus léger et le plus simple du tableau périodique car il est composé : d’1 proton, d’1 électron et de 0 neutron. L’atome d’oxygène est composé de 8 protons, de 8 électrons et de 7 neutrons. « Il n’y a dans la science que du mesurable. » – Galilée « Ce qui est sûr, c’est que la bioélectronique associée à la psychosomatique et à la prise en compte des microzymas au cœur du vivant permet d’accéder à une connaissance sérieuse et cohérente des mécanismes à l’origine des pathologies et des maladies. » – Dr. Alain Scohy « L’eau doit être considérée pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte. Un microbe ne devient pathogène que si le milieu lui permet de le devenir… » - Dr. Jeanne Rousseau, spécialiste de l’eau et de la bioélectronique. « Plus une eau est pure plus elle est dissolvante. » - Laurence Gallais, naturopathe, bioélectronicienne. « Les études bioélectroniques confirment l’importance des végétaux vivants qui constituent la base fondamentale de la nourriture humaine et le danger de la cuisson, qui détériore la qualité de la plupart d’entre eux. Cette nourriture stimule directement les cellules, car elle possède une richesse extraordinaire en vitamines, glucides, minéraux, oligo-éléments, électrons, enzymes et antioxydants. » – Roger Castell, Président ABEV « 75% de nos maladies viennent de la mauvaise qualité de l’eau. Les vaccins sont un massacre de notre civilisation par des erreurs qui ont été accumulées ce dernier siècle, ce sont des éléments de pollution de la somatique des individus, qui modifient leur potentialité. La vie ne peut se faire qu’en présence d’électrons qui ont le plus grand champ magnétique possible, celui qui donne la vie. Nous sommes des êtres dégénérés parce que nous n’avons pas d’électron, parce que nous n’avons pas de champs magnétiques, parce que nous avons été pollués par les vaccinations d’un individu qui s’appelait Pasteur et qu’on honore dans toutes les universités et qui est le plus grand malfaiteur de l’humanité ! Celui qui a répandu sur la planète, les thromboses, les cancers et les dégénérescences, etc. avec ses vaccins. La vie n’est pas dans le chimique, la vie est dans l’œuvre de la Nature, de la Terre notre mère. » – Louis-Claude Vincent « Je constatais qu'il n'existait que quatre combinaisons physico-chimiques possibles dans le règne vivant, soit : l'oxydation, la réduction, l'acidification ou l'alcalinisation. » - Dr. Jacques Ménétrier Sources : La Bioélectronique Vincent de Roger Castell, éditions Dangles. Précis de Bioélectronique selon L.C. Vincent de Raphaël Cannenpasse-Riffard & Jean-Marie Danze, Résurgence. La Bioélectronique Pratique de José Giralt-Gonzalez, aux Editions du Dauphin. L’Association Bio-Electronique Vincent (ABEV) : https://www.votre-sante-naturelle.fr/ Naturo-Passion : https://naturo-passion.com/bioelectronique-medecine-terrain Brigitte Fau, le blog : https://www.bonnes-habitudes.fr/ Pr. André Fougerousse : http://www.andrefougerousse-recherche.fr/ Revue Arts et Métiers n°222. La Bio-électronique au service de la santé de l’homme, par Louis Issaurat. Articles complémentaires : Notion de terrain Les ions négatifs Les ondes électromagnétiques L’eau de boisson Nos amis les microbes Les microzymas et le polymorphisme microbien Epidémies et contagions L'équilibre acido-basique

  • La longévité humaine

    Article de biologie Longévité : peut-on réellement vivre jusqu'à 120 ans ? L'être humain est-il biologiquement programmé pour vivre 120 ans ? La question passionne les scientifiques depuis des décennies. Si la génétique influence notre espérance de vie, elle n'explique qu'environ 20 à 30 % de notre longévité. Les 70 à 80 % restants dépendent principalement de notre hygiène de vie : alimentation, activité physique, sommeil, gestion du stress, environnement et exposition aux toxiques. Certains biologistes ont proposé que la durée de vie maximale d'une espèce corresponde approximativement à cinq fois l'âge de la maturité osseuse. Chez l'Homme, dont l'ossification s'achève vers 20 à 25 ans, cette théorie suggérerait une longévité potentielle comprise entre 100 et 125 ans. Bien qu'elle ne fasse pas l'unanimité dans la communauté scientifique, cette hypothèse rejoint les estimations actuelles situant la limite biologique humaine autour de 115 à 125 ans. Manger moins, mais mieux L'une des observations les plus constantes en biologie du vieillissement est que l'excès alimentaire accélère le vieillissement. Chez de nombreuses espèces animales, la restriction calorique sans dénutrition augmente la durée de vie et retarde l'apparition de nombreuses maladies chroniques. Chez l'Homme, il ne s'agit pas de manger le moins possible, mais d'éviter la suralimentation chronique. Les excès caloriques favorisent l'inflammation de bas grade, le stress oxydatif, la résistance à l'insuline, la glycation des protéines et le dysfonctionnement mitochondrial, autant de mécanismes impliqués dans le vieillissement. En naturopathie, la frugalité constitue depuis longtemps l'un des piliers d'une bonne hygiène de vie. Comme l'écrivait le biologiste et hygiéniste Désiré Mérien, « un excès de nourriture use prématurément les capacités d'élimination de l'organisme ». L'excès de protéines est également un sujet de débat. Les données actuelles montrent qu'un apport très élevé, surtout lorsqu'il provient d'aliments ultra-transformés, peut stimuler de façon excessive les voies métaboliques impliquées dans la croissance cellulaire, notamment mTOR, au détriment des mécanismes de réparation. À l'inverse, un apport protéique adapté, privilégiant des aliments peu transformés et de qualité, reste indispensable au maintien de la masse musculaire, particulièrement après 50 ans. Une alimentation ancestrale protectrice L'alimentation moderne, riche en sucres raffinés, farines blanches, huiles végétales raffinées et produits ultra-transformés, favorise un état inflammatoire chronique susceptible d'accélérer le vieillissement. À l'inverse, les populations présentant une excellente longévité partagent plusieurs caractéristiques alimentaires : une alimentation composée majoritairement d'aliments bruts ; une consommation abondante de végétaux riches en polyphénols ; très peu de produits industriels ; des apports modérés en sucres ajoutés et en sel ; une consommation raisonnable de produits animaux, généralement de bonne qualité ; des périodes régulières de frugalité ou de jeûne. Les célèbres Zones Bleues illustrent parfaitement ce modèle. Qu'il s'agisse d'Okinawa, d'Ikaria, de la Sardaigne ou de Nicoya, leurs habitants ne sont pas végétaliens, mais consomment les aliments d'origine animale avec modération, tout en privilégiant une alimentation traditionnelle, peu transformée et une activité physique quotidienne. Le jeûne : un puissant activateur de réparation cellulaire Le jeûne intermittent et les périodes de restriction calorique déclenchent plusieurs mécanismes biologiques favorables à la longévité. Parmi eux figurent : l'autophagie, véritable système de recyclage cellulaire ; une amélioration de la sensibilité à l'insuline ; une diminution de l'inflammation chronique ; une stimulation de la biogenèse mitochondriale ; l'activation des sirtuines, une famille de protéines impliquées dans la réparation de l'ADN, la régulation du métabolisme énergétique et la résistance au stress cellulaire. Chez de nombreux modèles animaux, l'activation des sirtuines est associée à une augmentation de la durée de vie. Chez l'Homme, elles apparaissent aujourd'hui comme l'un des acteurs majeurs du vieillissement en bonne santé, même si leur rôle exact reste encore étudié. Le saviez-vous ? Contrairement aux idées reçues, ce n'est pas uniquement notre âge chronologique qui détermine notre vieillissement, mais surtout notre âge biologique. Deux personnes de 60 ans peuvent ainsi présenter un écart biologique de plus de quinze années selon leur alimentation, leur niveau d'activité physique, leur sommeil, leur stress ou encore leur santé mitochondriale. Aujourd'hui, plusieurs tests mesurant les marqueurs épigénétiques permettent même d'estimer cet âge biologique avec une précision croissante, ouvrant la voie à une médecine davantage orientée vers la prévention et la longévité. Les mitochondries : le véritable moteur de la longévité Le vieillissement ne résulte pas d'une cause unique, mais d'une accumulation progressive de dysfonctionnements biologiques. Parmi eux, le déclin des mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules, occupe une place centrale. Avec l'âge, elles produisent moins d'énergie (ATP), davantage de radicaux libres et deviennent moins efficaces pour réparer les dommages cellulaires. La médecine fonctionnelle considère aujourd'hui que préserver la santé mitochondriale est l'un des leviers les plus prometteurs pour ralentir le vieillissement. Une alimentation peu inflammatoire, une activité physique régulière, un sommeil réparateur, une bonne gestion du stress et l'exposition quotidienne à la lumière naturelle contribuent à maintenir leur fonctionnement optimal. Les télomères : l'horloge biologique de nos cellules Les télomères sont des structures protectrices situées à l'extrémité de nos chromosomes. À chaque division cellulaire, ils raccourcissent progressivement. Lorsqu'ils deviennent trop courts, la cellule entre en sénescence ou disparaît. Le raccourcissement des télomères est accéléré par le tabagisme, la sédentarité, le stress chronique, l'obésité, l'inflammation et les excès de sucres raffinés. À l'inverse, plusieurs travaux montrent qu'une alimentation riche en végétaux, une activité physique régulière, un sommeil de qualité et une bonne gestion du stress sont associés à des télomères plus longs. Des méta-analyses récentes suggèrent également qu'un apport suffisant en oméga-3 pourrait contribuer à ralentir leur raccourcissement, probablement grâce à ses effets anti-inflammatoires et à la diminution du stress oxydatif. Nutrithérapie : soutenir les mécanismes du vieillissement Aucune molécule ne permet d'arrêter le vieillissement, mais plusieurs nutriments disposent aujourd'hui d'un niveau de preuve intéressant pour soutenir les mécanismes cellulaires impliqués dans la longévité. Les plus documentés sont notamment : Oméga-3 (EPA/DHA) : réduction de l'inflammation chronique, soutien cardiovasculaire et cérébral. Magnésium : indispensable à plus de 300 réactions enzymatiques, notamment la production d'énergie. Vitamines B9, B12 et D : soutien de la méthylation, de l'immunité et de l'intégrité cellulaire. Coenzyme Q10 : acteur essentiel de la chaîne respiratoire mitochondriale. N-acétyl-cystéine (NAC) : précurseur du glutathion, principal antioxydant intracellulaire. Acide R-alpha-lipoïque : participe au recyclage des antioxydants et au métabolisme énergétique. L-glycine : impliquée dans la synthèse du collagène, du glutathion et dans la qualité du sommeil. L-taurine : des études récentes suggèrent qu'elle pourrait améliorer la fonction mitochondriale, réduire certains marqueurs du vieillissement et favoriser un vieillissement en meilleure santé. Ces résultats restent toutefois à confirmer chez l'Homme. En pratique, ces compléments ne remplacent jamais une alimentation de qualité ni une bonne hygiène de vie, mais peuvent constituer un soutien pertinent lorsqu'ils sont intégrés dans une approche personnalisée. La connexion à la Terre : une piste encore exploratoire Marcher pieds nus sur l'herbe, le sable ou la terre humide — une pratique appelée earthing ou grounding — suscite un intérêt croissant. Quelques études pilotes rapportent une diminution de certains marqueurs inflammatoires, une amélioration du sommeil et une réduction du stress. En revanche, les preuves scientifiques demeurent limitées et ne permettent pas encore d'affirmer que cette pratique ralentit directement le vieillissement. Néanmoins, passer davantage de temps dans la nature, s'exposer au soleil et à la lumière naturelle et pratiquer une activité physique en extérieur restent des habitudes largement bénéfiques pour la santé. Les principaux accélérateurs du vieillissement Les recherches convergent aujourd'hui vers plusieurs facteurs majeurs : le tabagisme ; la consommation excessive d'alcool ; la sédentarité ; le manque de sommeil ; le stress chronique ; l'obésité viscérale ; les excès de sucres et d'aliments ultra-transformés ; les perturbateurs endocriniens et certains polluants environnementaux ; l'isolement social, désormais reconnu comme un facteur indépendant de mortalité. À l'inverse, les personnes les plus longévives partagent généralement des habitudes simples : elles bougent quotidiennement, entretiennent une vie sociale riche, dorment suffisamment, mangent avec modération, passent du temps dans la nature et conservent un véritable objectif de vie. Profil biologique de vieillissement : La médecine fonctionnelle et anti-âge peut établir un profil biologique de vieillissement en combinant plusieurs biomarqueurs. C'est ce qui se rapproche le plus d'un « bilan de longévité ». (En caractères gras soulignés, les plus importants). 1. Glycation (très important) La glycation est l'un des principaux moteurs du vieillissement. HbA1c Glycémie à jeun Insuline à jeun HOMA-IR 2. Inflammation chronique Une inflammation silencieuse accélère pratiquement toutes les maladies liées à l'âge. CRP ultrasensible (CRP-us) Ferritine LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein) : reflète l'endotoxémie métabolique et la perméabilité intestinale, deux facteurs impliqués dans l'inflammaging. 3. Stress oxydatif C'est probablement le domaine le plus négligé. Glutathion réduit (GSH) Glutathion Peroxydase (GPx) Superoxyde Dismutase (SOD) Anticorps anti-LDL oxydés 4. Fonction mitochondriale Les mitochondries déterminent en grande partie notre âge biologique. Coenzyme Q10 5. État nutritionnel Une carence accélère le vieillissement. Vitamine D (25-OH) Magnésium intra-érythrocytaire Zinc Cuivre Sélénium Vitamine B12 active Folates (B9) Homocystéine (< 8 µmol/L) 6. Fonction hormonale Les hormones influencent fortement la vitesse de vieillissement. Selon le sexe : DHEAS IGF-1 Testostérone libre et totale SHBG Estradiol Cortisol salivaire DHEA/Cortisol Chez l'homme après 40 ans, un déficit androgénique accélère notamment la sarcopénie et la fragilité. 7. Fonction hépatique Le foie est un organe majeur de détoxication. À mesurer : ALAT ASAT Gamma GT PAL Bilirubine La GGT est particulièrement intéressante : même dans la norme, une valeur élevée est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de mortalité. 8. Fonction rénale Créatinine Cystatine C DFG Urée La cystatine C est aujourd'hui considérée comme un meilleur marqueur du vieillissement rénal que la créatinine. 9. Lipides Ils renseignent davantage sur le risque cardiométabolique que sur le vieillissement lui-même. À doser : ApoB ApoA1 Rapport ApoB/ApoA1 Triglycérides HDL LDL Le cholestérol total est peu informatif pris isolément. Conclusion La longévité ne repose ni sur un aliment miracle ni sur un complément alimentaire unique. Elle résulte d'une accumulation quotidienne de petits choix favorables à la santé. Les données scientifiques les plus récentes rejoignent finalement plusieurs principes défendus depuis longtemps par l'hygiénisme et la naturopathie : une alimentation naturelle, une certaine frugalité, une activité physique régulière, un sommeil de qualité, une bonne gestion du stress, des relations sociales solides et le respect des rythmes biologiques constituent les fondations d'un vieillissement réussi. Ce sont les mêmes facteurs que ceux de la santé intégrale. L'objectif n'est donc pas seulement d'ajouter des années à la vie, mais surtout d'ajouter de la vie aux années. Si atteindre 120 ans reste exceptionnel, chacun peut augmenter ses chances de vieillir en meilleure santé en prenant soin de ses cellules… dès aujourd'hui. Citations Genèse 6:3, Dieu dit : « Mon esprit n’agira pas envers l’homme indéfiniment, puisqu’il est également chair. Aussi ses jours s’élèveront-ils à cent vingt ans. » « La vie n’est pas courte, c’est nous qui l’abrégeons. » - Sénèque « La restriction calorique permet de modifier l’espérance de vie dans tout le règne animal. Diminuer son apport calorique de 30% sans créer de carence – c’est cela qui est important – allonge la vie de 30 à 40%. » - Pr. Jean Mariani, neurobiologiste « Quant à l’espérance de vie dont on nous rebat les oreilles, les nombreux « beaux vieillards » actuels sont des gens qui, en général, se soignait peu dans leur jeunesse, n’était pas traités par la chimie, mangeait sainement, et ont laissé les maladies d’enfance forger leur système immunitaire sans vaccins. » - Sylvie Simon, écrivaine & journaliste scientifique « Une femme qui fume et prend des contraceptifs court un risque important de mourir d’une crise cardiaque vers 50 ans. » - Dr. Catherine Kousmine « Douze rapports sexuels par mois augmentent de 10 ans l’espérance de vie en bonne santé. » - Dr. Frédéric Saldmann « Tout le secret de l’art de prolonger la vie, c’est de ne pas l’abréger. » - Dr. E. deb Feuchtersleben « Le mondain nourrit son corps, mais le sage nourrit son âme. Celui qui se plait dans la satisfaction de ses appétits travaille à sa propre destruction ; mais celui qui marche dans le chemin trouvera à la fois le salut de son âme et la prolongation de sa vie. » - Bouddha « Les personnes qui gardent un taux d’hormones sexuelles élevé vivent plus longtemps et en bonne santé, c’est un fait. » - Dr. Makoto Suzuki, expert en longévité à Okinawa « L’augmentation des calories a des effets négatifs sur la longévité et la fréquence des certaines pathologies dégénératives, comme les cancers. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Dans une étude de suivi utilisant un essai contrôlé aléatoire pour évaluer les effets de la supplémentation sur la longueur du télomère et le stress oxydatif, les chercheurs ont découvert que la longueur du télomère augmentait lorsque le rapport oméga-6 / oméga-3 était réduit. Ils suggèrent que, même sur une courte période, le rapport a un impact sur le vieillissement cellulaire et peut influencer les symptômes de l'asthme, le risque de maladie de Parkinson, plusieurs symptômes de la sclérose en plaques et la dépression. » - Dr. Joseph Mercola « L’espérance de vie est déterminée à 93% par notre style de vie, seulement à 7% par les gênes. Une personne normale avec une bonne hygiène peut s’attendre à une augmentation de l’espérance de vie en bonne santé de 12 à 14 ans. » - Pr. Éric Verdin Articles complémentaires : L'énergie vitale Les 9 facteurs de la santé intégrale Le jeûne et les monodiètes Augmenter la testostérone Les mitochondries Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir L'hygiène de vie La voie mTOR

  • La maladie de Parkinson

    Article naturo-hygiéniste Description : La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative multifactorielle détruisant les neurones du cerveau avec un déficit en dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur appelé aussi « hormone du plaisir et de l'action ». Le précurseur de la dopamine est l’acide aminé L-Tyrosine. 6 millions de personnes dans le monde sont atteintes. Comme pour les autres maladies neurodégénératives, il est assez clair que l’environnement et les habitudes de vie ont un impact sur les risques de la développer. La maladie de Parkinson se situe dans le quadrant 3 du bioélectronigramme Vincent, c’est le milieu alcalin et oxydé, celui de la dégénérescence. L’énergie vitale est basse, la toxémie est haute, en conséquence la santé périclite. Les signaux d’alarme précurseurs et les crises aigues de détoxification ont été refoulés par les techniques chimiques allopathiques. Les déchets n’ont pas pu être évacués et ont été refoulés dans les profondeurs humorales entraînant une intoxination élevée. Ce milieu pauvre en protons et en électrons est favorable au développement de toutes les maladies de civilisations et dégénératives. Nous veilleront donc à corriger le terrain en l’orientant vers le quadrant 1. Symptômes : Troubles du système nerveux affectant les mouvements et entrainant de la rigidité musculaire, ainsi que des tremblements. Causes : L'inflammation chronique, l'oxydation et la glycation. L’alcool, le tabac, les overtoniens (neurotoxiques). Les éléments suroxydants : médicaments, vaccins, pesticides, conservateurs, produits chimiques, eau du robinet, etc. Les rayonnements électromagnétiques et la sur-électrisation : Téléphone sans fil, smartphone, ordinateur, tablette, Wi-Fi, radio-réveil sur secteur. Le manque d’activité physique. Les carences alimentaires (vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc. mais attention à l'excès de fer). Une carence en vitamine B12 peut provoquer un syndrome parkinsonien aigu. Les mauvaises associations alimentaires provoquant la surcharge du trio : foie, vésicule, intestins. Le stress. La porosité intestinale. La ralentissement de la respiration et de l’activité mitochondriales. Les troubles digestifs dont la constipation chronique. Les compléments alimentaires non-organiques, non-adaptés, la surcharge minérale inorganique qui augmente la conductibilité électrique pro-oxydante. Des liens ont été établis entre la présence invasive d’Helicobacter pylori et la maladie de Parkinson. Une perturbation du microbiote à un impact sur nos émotions et peut être liée à des pathologies neurologiques ou psychiatriques : anxiété, dépression, mal-être, autisme, Parkinson, etc. De plus en plus de recherches ont mis en lumière la connexion entre la maladie et les activités du tractus digestif, dont le microbiote intestinal. Des études récentes suggèrent que les troubles digestifs précoces, notamment la constipation chronique, pourraient être des signes avant-coureurs de cette maladie neurodégénérative. "L’intestin des patients parkinsoniens serait plus poreux que celui des personnes indemnes de la maladie et cette porosité permettrait le passage des substances potentiellement toxiques, participant ainsi à la diffusion et à l’aggravation de la maladie." - Fédération pour la recherche sur le cerveau Pour régénérer et détoxifier l’organisme, nous devons épurer le foie et les intestins. De nombreuses preuves scientifiques et suggèrent que les mitochondries sont une cible prometteuse pour la neuroprotection. Remarque : Les médecines traditionnelles de santé naturelle ne sont pas des médecines douces. L’individu malade n’est plus un patient, mais un acteur, un acteur de sa santé. Il n’est plus question ici de laisser faire les choses et de laisser agir les autres. Il faut prendre sa santé en main ou subir les affres de la déchéance. Il n'y a pas de maladies qui soient incurables ! Solutions : Réglage alimentaire rigoureux de type paléo ou Seignalet en respectant les règles basiques et le génotype apoE. Suppression impérative des overtoniens. Contrôler l’inflammation, l’oxydation et la glycation. Etablir le statut en acides gras. Consommer des aliments riches en L-Tyrosine : bananes, avocats, graines de citrouille, protéines animales (fruits de mer, poissons, volailles), œufs, légumineuses (sans excès), champignons shiitaké, algues, noix. Consommer des bons lipides en bonne quantité. Consommer des fruits, des légumes et du vinaigre de cidre biologiques qui sont acides et réducteurs (quadrant 1). Consommer de l’eau de source faiblement minéralisée. Détoxifier : jeûnes réguliers, monodiètes, drainages émonctoriels. Faire la chasse aux toxiques et aux métaux lourds (fluor, aluminium, mercure, plomb, etc.) Pratiquer une activité physique adaptée. Pratiquer la cohérence cardiaque. Nettoyer la lymphe et régénérer les glandes surrénales (système nerveux), alcaliniser au maximum, passer progressivement à une alimentation plus vivante, antioxydante, fruits et légumes biologiques dans un premier temps, puis 100% fruits quelques jours. Vérifier les carences notamment en vitamines du complexe B, dont la thiamine (B1), son manque peut provoquer tremblements et perte de mémoire. Respecter les 9 facteurs de la santé intégrale, ce sont les conditions de la guérison. Négativer : connexion à la terre le plus souvent possible (décharge électrostatique - ions positifs - et recharge en électrons). S'exposer à la lumière rouge. D’après des recherches suédoises comparant 2 groupes de 197.685 personnes, un mode de vie physiquement actif est associé à un risque réduit de près de 30% de développer la maladie de Parkinson. Source : Journal of Parkinson’s Disease, 13/01/2020. Compléments alimentaires : Huile de coco biologique : 3 à 6 c à s /J. Sauf génotype apoE4. Complexe de vitamines B + B1. Vitamine C : 3 à 4 gr/J. Vitamine D si pas d’exposition au soleil : 3.000 UI/J (taux sanguin 50-60 µg/L). Vitamine E : 200 UI/J. Iode. N-acétylcystéine : 600 mg/J. L-théanine (neuroprotecteur, anti-inflammatoire, antioxydant, anxiolytique). Coenzyme Q10. Pyrroloquinoline quinone (PQQ). Sélénium (2 noix du Brésil par jour). Silicium organique (antidote de l'aluminium). Synergie chlorophyllienne : ail des ours, coriandre, chlorella (élimination des métaux lourds). Algue Klamath (stimule la production de cellules souches). Alkylglycérols (huile de foie de requin). Astaxanthine et polyphénols (antioxydant). Plasma marin de Quinton. Zéolite par cure. Un taux de mélatonine bas est un signal d’alarme pour les maladies neurodégénératives. Phytothérapie : Pois mascate - Mucuna pruriens riche en L-Dopa précurseur de la dopamine qui a la capacité de passer la barrière hémato-encéphalique. Lapacho. Curcumine (antioxydante et anti-inflammatoire). Ashwagandha. Gemmothérapie : bourgeons de cassis. Citations : « Le cerveau intestinal n’est que le prolongement du cerveau crânien. L’altération du cerveau intestinal entraine conséquemment une altération du cerveau crânien, d’où les maladies neurodégénérative comme Parkinson et l’Alzheimer par exemple… » - Pr. Grégoire Jauvais « Avec toutes les paralysies, on se trouve devant une des forme les plus graves d’intoxication, puisque celle-ci a atteint les centres nerveux. » - Raymond Dextreit « L’ignorance n’a plus d’excuse à notre époque, mais elle est pratique pour une majorité, parce qu’elle dispense de la responsabilité. » – Michel Dogna « La prévalence croissante des maladies dégénératives neuronales (SEP, SLA, Parkinson, Alzheimer) ne peut s’expliquer sans une responsabilité importante des facteurs environnementaux. Ce sont des facteurs toxiques comme certains métaux lourds, aluminium et mercure, ingérés et absorbés par voie digestive et/ou d’origine topique transdermique (cosmétique et vaccinale !) qui fragilisent (ou agressent !) les fonctions cellulaires à très fort métabolisme oxydant. » - Dr. Michel Massol « La santé c’est une responsabilité individuelle. » - Dr. Christian Tal Schaller « Ce n’est pas le médecin qui vient à bout de la maladie, mais le malade lui-même. » - Dr. Georg Groddeck « La maladie, la déformation et la dégénérescence sont les amandes que l’homme paye pour s’être éloigné des normes de la nature dans tout son mode de vie. » - Albert Mosséri « La santé n’est pas un dû… Elle s’entretient tous les jours et est du domaine de la responsabilité de chacun par les choix qu’il opère dans sa vie de tous les jours. » - Laurence Gallais, psychologue, naturopathe, bioélectronicienne. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - Dr. André Passebecq « Personne ne peut résoudre un problème de santé, en restant dans l’état d’esprit qui a créé le problème. » – Thomas Edison. « L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz « Le magnésium et l’aluminium ont été étudié dans la maladie de Parkinson et un lien de hautes concentrations d’aluminium et de bas niveaux de magnésium dans le cortex et la substance noire semble apparaître dans la pathogénie de la maladie. » - Philippe Chappuis et Alain Favier « Tous les facteurs comme les sucres rapides, le gluten, les produits laitiers, qui altèrent la flore, favorisent également la neurodégénérescence. » - Dr. Stéphane Résimont et Alain Andreu « La maladie de Parkinson démarre au niveau de l’intestin jusqu’à 30 ans avant les premiers symptômes neurologiques sous forme de constipation chronique. » - Dr. Georges Mouton « Alzheimer, Parkinson, Lou Gehrig, toutes ces maladies sont caractérisées par un fort taux de peroxydation lipidique* qui commence à détruire la structure du cerveau, ses connexions, ses cellules, ses mitochondries, son ADN. » - Dr. Russell Blaylock, neurochirurgien. *La peroxydation lipidique est la conséquence du stress oxydatif. Pour le Dr. Russell Blaylock, la genèse des maladies neurologiques est due à un stress oxydatif très important. Lorsque les radicaux libres sont en surnombre, on parle de stress oxydatif. Les antioxydants luttent contre le stress oxydatif en neutralisant les radicaux libres. Le glutathion empêche la peroxydation des lipides.

  • La coenzyme Q10

    Article de nutrithérapie Coenzyme Q10 : l’indispensable alliée de l’énergie cellulaire Mentionnée à de nombreuses reprises dans le paragraphe « nutrithérapie » de ce blog, il était temps de lui dédier un article complet. La Coenzyme Q10 (CoQ10) est une molécule que j’affectionne particulièrement et que j’utilise quotidiennement, tant ses effets sont vastes et scientifiquement documentés. La CoQ10 est une substance liposoluble, proche d’une vitamine, synthétisée naturellement par toutes nos cellules. Elle joue un rôle fondamental dans la production d’énergie mitochondriale et dépend du cholestérol pour être fabriquée. Aujourd’hui, elle est devenue un complément phare en médecine fonctionnelle, en micronutrition et dans les approches anti-âge : plus de 18.000 études ont exploré ses bénéfices. Compte tenu de son rôle central dans le métabolisme cellulaire, il n’est pas surprenant qu’une baisse de CoQ10 soit associée à de nombreuses pathologies. Son taux diminue naturellement avec l’âge, mais aussi sous l’effet du stress chronique, du tabagisme, de l’alcool, des efforts physiques intenses, de certaines maladies et des statines (médicaments anticholestérol). Une carence peut entraîner une baisse d’énergie, une intolérance à l’effort et une vulnérabilité accrue des tissus nerveux. La CoQ10, associée à la vitamine E, contribue également à protéger les membranes cellulaires contre le stress oxydatif et la peroxydation des lipides. « Un puissant antioxydant et anti-inflammatoire qui active les mitochondries et l’énergie. » Bienfaits de la CoQ10 (Ubiquinone) : 1. Production d’énergie Rôle essentiel dans la synthèse d’ATP via les mitochondries (les « centrales énergétiques » de nos cellules). La réduction du nombre de mitochondries et leur moindre efficacité avec l’âge est l’une des principales causes du vieillissement — la CoQ10 aide à maintenir leur fonctionnement. 2. Impact des statines Les statines inhibent la synthèse de CoQ10 : cela explique la fatigue, les crampes, les myalgies, les tendinites, la baisse de libido et certains troubles digestifs observés chez de nombreux utilisateurs. 3. Antioxydant majeur Neutralise les radicaux libres, ralentit les processus de vieillissement cellulaire. Protège les membranes lipidiques, notamment en synergie avec la vitamine E. 4. Anti-inflammatoire Réduit les marqueurs inflammatoires, avec un effet dose-dépendant. 5. Effets cardiovasculaires Effet anti-hypertenseur à forte dose. Améliore la contraction cardiaque (effet tonicardiaque). Protège les vaisseaux et le cœur, utile dans l’insuffisance cardiaque fonctionnelle. 6. Système nerveux et cérébral Intérêt dans les maladies neurodégénératives (Parkinson, déclin cognitif, migraine…). Soutien à la neurotransmission et à la production d’énergie neuronale. 7. Performance physique Améliore l’endurance, la récupération et la capacité musculaire. Réduit le stress oxydatif lié à l’effort. 8. Métabolisme et glycémie Améliore la sensibilité à l’insuline dans le diabète de type 2. Influence positive sur le profil lipidique. 9. Fertilité Soutient la qualité ovocytaire et la mobilité des spermatozoïdes (effet reconnu en nutrithérapie). 10. Brûleur de graisses L’association CoQ10 + acétyl-L-carnitine (1.500 à 2.000 mg) améliore efficacement l’oxydation des graisses tout en augmentant l’énergie disponible. Indications principales : La CoQ10 est utilisée dans : Vieillissement général et santé de la peau (rides, élasticité) Fatigue chronique et baisse d’énergie Sport : performance & récupération Troubles cardiaques Syndromes métaboliques : diabète, obésité, hypertension, hyperlipidémie, cancer Maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer) Inflammation chronique Migraine DMLA, vieillissement oculaire Fibromyalgie Sarcopénie (fonte musculaire liée à l’âge) Fertilité Soutien des mitochondries (ralentissement du déclin) Accompagnement complémentaire dans certains cancers (jamais en substitution d’un traitement médical) Précurseurs : Pour fabriquer naturellement la CoQ10, l’organisme a besoin de : Phénylalanine L-tyrosine Magnésium Sélénium Vitamines B1, B6, B9 et E Une alimentation insuffisante en ces nutriments ou un stress chronique peut réduire la synthèse endogène. Biologie (bilan micronutritionnel) : Coenzyme Q10 (sanguine) : cible fonctionnelle optimale : 1.500 à 2.500 µg/L Magnésium érythrocytaire Sélénium Vitamines B9, B12, E Ces analyses font parties des bilans utilisés en médecine fonctionnelle & anti-âge. Forme et dosage : Forme recommandée : Ubiquinone (Myoqinon) forme la mieux documentée, stable et efficace. Posologie : 100 à 200 mg/jour, 6 jours/semaine À prendre avec un repas contenant du gras (améliore fortement l’absorption) Doses renforcées : Selon une étude de 2023, 300 à 400 mg/jour inhibent davantage les marqueurs inflammatoires. Synergie : Vitamine E (antioxydant complémentaire) Idéalement combiné avec 200 µg de sélénium Remarques importantes : Aucune preuve solide ne montre que la forme ubiquinol (plus coûteuse) soit supérieure à l’ubiquinone bien formulée dans une base lipidique (ex. huile de soja). La vitamine C prise en même temps diminue l’absorption de la CoQ10. La présence d’huile augmente significativement la biodisponibilité. Éléments complémentaires utiles en médecine fonctionnelle pour un soutien mitochondrial global : Cette supplémentation est souvent associée à : acétyl- L-carnitine acide R α-lipoïque (ALA) magnésium PQQ oméga-3 Remarques : Stress oxydatif : Un excès de radicaux libres, dû au stress chronique, au manque de sommeil ou à un régime pauvre en nutriments, augmente les besoins en CoQ10. Microbiote : Une dysbiose du microbiote intestinal réduit aussi la production endogène de CoQ10 (via perturbation des vitamines B et du métabolisme énergétique). Terrain métabolique : Les personnes insulinorésistantes, obèses ou sous statines ont des besoins plus élevés. Citations : « A moins de 900 µg/L de coQ10, on perd de la masse musculaire et de la masse cardiaque. » - Dr. Stéphane Résimont « La capacité du foie à synthétiser la coenzyme Q10 diminue avec l’âge. » - Roseline Gagnon « Certains effets secondaires des statines, comme les myalgies, pourraient s’expliquer par la chute de la coQ10 qui joue un rôle important dans la production d’énergie mitochondriale. » - Brigitte Karleskind « Des études ont montré que de faibles taux de coenzyme Q10, laquelle a un grand nombre de propriétés antioxydantes en commun avec la vitamine E, peuvent contribuer directement au vieillissement, alors que des taux plus élevés ralentissent ce processus. » - Dr. Earl Mindell Article complémentaire : Les mitochondries

  • L'activité physique

    Article santé Tout le monde sait que la sédentarité cause des troubles de santé (glycémie et tension artérielle élevées, etc.), entraîne la débilité et la dégénérescence, tels que : De l’embonpoint. Une capacité cardio-vasculaire moins efficiente. Une métabolisme réduit. Une baisse de la densité osseuse. Une diminution de la quantité d’oxygène dans le sang et les tissus. Une diminution de la capacité respiratoire. Un ralentissement des fonctions émonctorielles. Une perte de vitalité. Une moindre capacité à gérer le stress. Un sommeil de moindre qualité, etc. L’activité physique est fondamentale dans le cadre d’une hygiène de vie saine. C’est un des neufs paramètres essentiels de la santé intégrale. Le sport permet de développer et de maintenir une charpente musculaire indispensable au bon fonctionnement de notre corps et d’obtenir des tissus sains et forts. Grâce à ça nous pouvons nous mouvoir, nous déplacer avec aisance et réaliser plein d’activités. Le mouvement permet à la lymphe de circuler, drainant ainsi nos déchets et toxines vers les émonctoires. La circulation générale est stimulée, secouée. L’exercice intensif engendre la transpiration et permet aux toxines de sortir par les glandes sudoripares. L’effort physique augmente la vitesse et la pression de la circulation sanguine ce qui accroit la filtration rénale. Tous les émonctoires sont stimulés en même temps. L’activité physique modérée et adaptée permet de conserver des articulations souples et fonctionnelles. Elle augmente notre force, notre souplesse, notre endurance, nos capacités d’adaptation (hormèse), notre résistance physique, mentale et immunitaire avec accroissement de l’énergie vitale. L’activité physique équilibre aussi notre système hormonal. La sécrétion de sérotonine et la régulation naturelle de la glycémie sont améliorées. Toutes les fonctions du corps peuvent se « dé-fragiliser » grâce aux efforts sportifs n’outrepassant pas certaines limites biologiques. Les muscles constituent une réserve du système immunitaire lorsque celui-ci est en alerte. Plus on a de muscles, plus on a de capacité de réponse immunitaire. Les muscles constituent une réserve nutritionnelle fondamentale pour les globules blancs. Augmenter sa masse musculaire et diminuer sa masse grasse, c’est tendre vers l’équilibre : le tempérament naturopathique musculaire. “L’activité physique quotidienne non traumatisante est essentielle pour stimuler la production de liquide synovial.” Le surentraînement quant à lui est néfaste. Il induit perte d’énergie vitale, affaiblissement surrénalien, baisse de testostérone, d’estrogènes, de DHEA, d’hormones thyroïdiennes, production d’acide lactique, augmentation du cortisol et du stress, baisse immunitaire, fatigue, blessures, porosité intestinale avec surproduction de toxines, etc. Selon une équipe de chercheurs de l’université de Monash en Australie, courir sur une longue période cause une porosité de la paroi intestinale. La réaction inflammatoire constatée est similaire à une sévère infection sanguine. Chez les dizaines de participants étudiés, les marqueurs sanguins atteignaient des valeurs similaires à celles de patients souffrant de septicémie. Pour être bénéfiques, les contractions musculaires ne doivent pas provoquer de surcharges résiduelles, mais au contraire activer les combustions et les éliminations. Dès que l’effort dépasse le seuil biologique du métabolisme, il devient nocif. L'activité physique excessive sans récupération est délétère pour les mitochondries. Le sport permet d’évacuer le stress et d'augmenter notre sécrétion de dopamine, ainsi que d’augmenter notre capacité respiratoire et cardiaque, de s’oxygéner. Une oxygénation intense permet une meilleure oxydation cellulaire. Rappelons que les déchets sont dégradés par oxydation. Le sport équilibre le corps et l’esprit (homéostasie), il fait prendre conscience à notre intellect de notre enveloppe charnelle (connexions). En pratiquant un sport, nos nuits sont plus sereines et notre sommeil est meilleur. La coordination, l’agilité et la précision des mouvements est améliorée. Les systèmes nerveux et musculaires sont étroitement liés, le mauvais fonctionnement de l’un a une répercussion négative sur l’autre. Selon une étude suédoise sur 197.685 skieurs de fond, les chercheurs ont pu établir qu’un mode de vie physiquement actif est associé à un risque réduit de près de 30% de développer la maladie de Parkinson. (source : Journal of Parkinson’s disease, 13.01.20) Les personnes qui pratiquent régulièrement et à long terme un exercice vigoureux, bénéficient d’une réduction de 30% le risque de développer de l’arthrose du genou. D’après une étude observationnelle effectué sur 1.194 personnes (source : Jama Network, 04.05.20). La culture physique est recommandée en hygiénisme, chaque partie du corps est travaillée, c’est la base de tous les sports. Comme nous venons de le voir, c’est une excellente méthode d’élimination et de revitalisation par l’épuration des tissus musculaires et par l’oxygénation de l’organisme. L’exercice physique diminue donc la toxémie et accroît l’énergie vitale, ce sont les 2 piliers de la santé. Pour bénéficier de ses bienfaits, l’équilibre entre la pratique et le repos doit être parfaitement réglé. La sarcopénie est la diminution progressive de la masse et de la fonction musculaire accélérée à partir de la cinquantaine. C’est un déclin lié à l’âge et au métabolisme. Elle entraine une baisse : de l’énergie vitale, de la mobilité, de la force, de la fonction cognitive et de l’immunité. Elle touche 25 % des 60-70 ans et 30 % des + de 70 ans. La sarcopénie est associée à de multiples effets indésirables tels que : Des comorbidités ; Un handicap physique ; Une mauvaise performance physique ; Une dépression ; Des chutes fréquentes ; Une augmentation des hospitalisations ; Un déclin fonctionnel ; Une augmentation de la mortalité ; Une qualité de vie réduite. Nous pouvons ralentir ce processus grâce à une alimentation optimale, non carencée et à l’activité physique notamment. Malheureusement, en deux siècles, notre activité physique a été divisée par 10 : Source : Jean-François Toussaint Un apport protéique de 1,2 g/kg de poids corporel/jour est considéré comme optimal chez la personne âgée. Supplémentation nutritionnelle indiquée en cas de sarcopénie : Protéines de lactosérum natives issues du lait, pas du fromage. Acides aminés branchés (BCAA : leucine, isoleucine et valine). L-glycine. L-citrulline. Créatine monohydrate. Collagène type I, II et III. Coenzyme Q10 (énergie). Vitamine D et E. Oméga-3. D’après une étude italienne de 2022, l'exercice physique peut avoir plusieurs effets positifs sur le microbiote intestinal. Les plus importants sont les suivants : enrichissement de la diversité du microbiote ; amélioration du rapport Bactéroïdes /Firmicutes, ce qui pourrait potentiellement contribuer à favoriser la perte de poids, la réduction des maladies associées à l'obésité et aux troubles gastro-intestinaux ; stimuler la prolifération d’espèces bactériennes capables de moduler l’immunité des muqueuses et d’améliorer les fonctions de barrière, avec pour conséquence une réduction de l’incidence de l’obésité et des maladies métaboliques ; stimuler les espèces bactériennes capables de produire des substances ayant une action protectrice contre les troubles gastro-intestinaux et le cancer du côlon (comme les AGCC). Biologie - le bilan du sportif : Ferritine : pour déceler une carence et éviter une baisse de performance, un état de fatigue. Magnésium érythrocytaire : pour déceler une carence et éviter une mauvaise récupération, le stress, les crampes. Vitamine D : pour déceler une carence et réduire le risque de blessures. HOMA : pour mettre en évidence une résistance à l’insuline (prédispose au risque de diabète). Protéine C Réactive ultrasensible (CRP-us) : marqueur de l’inflammation pour prévenir le risque de surentraînement. Créatine PhosphoKinase (CPK) : témoin de la récupération, permet de dépister une intolérance à l’effort. Coenzyme Q10 : pour dépister une carence en coenzyme Q10, antioxydant puissant, énergie cellulaire, brûleur de graisse. Superoxyde Dismutase (SOD) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Glutathion Peroxydase (GPX) : évalue le stress oxydatif (agression cellulaire). Zinc : pour déceler une carence et améliorer la récupération. Sélénium : pour déceler une carence et éviter une fatigue à l’effort (notamment lors d’efforts intenses et répétés). Iode : test iodurie sur 24h. Anticorps anti-LDL oxydés : marqueur du stress oxydatif (agression cellulaire), permet de détecter le risque de surentraînement. Lipopolysaccharide Binding Protein (LPB) : marqueur d’hyperperméabilité intestinale. Testostérone totale et libre : hormone mâle anabolisante. Estradiol : hormone œstrogénique. Thyroïde : TSH, T3, T4, T3 reverse. Surrénales : DHEA, prégnénolone, 17 OH stéroïdes sur urines de 24h. Conseil : Si vous vous sentez fatigué ou mal, reposez-vous ! Il est recommandé d’au moins faire 30 minutes d’exercices quotidiens. Des exercices de respiration sont indispensables pour nettoyer nos poumons et des techniques respiratoires sont à adapter en fonction des sports pratiqués. Citations : « Le sédentaire qui ne se dépense pas assez sur le plan physique s’encrasse rapidement, s’arthritise, se toxémise et se prépare à des échéances difficiles. » - Dr. André Passebecq. « Les muscles sont des pompes vascularisantes, des réservoirs d’oxygène et le contre-poids indispensable des nerfs. Leur culture journalière contribue à nous revitaliser. Il n’y a que les morts qui peuvent s’en passer. Une performance athlétique dépend et d’un entrainement régulier, bien conduit, et de la pureté humorale ainsi que du degré d’oxygénation des éléments humoro-cellulaires. » - Pr. Grégoire Jauvais « Les gens qui font de l’exercice régulièrement ont une plus grande variabilité du rythme cardiaque et plus de cohérence que ceux qui sont sédentaires. Cela veut dire que leur système parasympathique, le « frein » physiologique, qui induit des périodes de calme, est plus sain et plus fort. » - Dr. David Servan-Schreiber « En augmentant notre activité physique, en augmentant la quantité de fibres qu’on a dans notre alimentation, fruits, légumes, céréales complètes, on va aider nos hormones à mieux agir. » – Dr. Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue. « Rien que par l’exercice physique, le terrain organique peut être modifié en profondeur. » - Christopher Vasey « Le muscle est le contrepoids du nerf. » - Pierre-Valentin Marchesseau « L’hyperthermie engendrée par les exercices physiques intenses suractive le système réticulo-endothélial capable de détruire dans ces conditions les cellules cancéreuses. » - Robert Masson « Il est crucial d’être progressif dans l’entraînement. Les problèmes d’infection sont liés à de gros efforts mais aussi à des différences élevées de volume de sport. » - Dr. Jean-Pierre Castiaux, médecine du sport « Si le muscle n’est pas suffisamment utilisé ou s’il fonctionne mal, le glucose s’accumule dans le sang, augmentant le risque de diabète de type 2. » - Pr. Jean-Charles Presier « Aucun sport n'a été autant critiqué et attaqué que la Culture Physique, et nous qui sommes du côté de l'hygiène de vie et de la beauté plastique, nous restons toujours ébahis de l'acharnement de nos détracteurs, ou simplement de l'incrédulité du grand public, que les médias se gardent bien d'informer. Pourtant, si tous ces gens savaient combien il est difficile d'accéder à la beauté plastique, combien de sacrifices il faut faire pour y arriver, tant moralement, financièrement que matériellement, qu'ils nous respecteraient et nous admireraient un peu plus. » - Jean TEXIER. Jean Texier journaliste sportif français spécialisé dans la culture physique

  • Les maladies cardiovasculaires

    Article naturopathique Description : Les maladies cardiovasculaires font partie des grandes maladies de civilisation. Elles sont étroitement liées à nos modes de vie modernes, très éloignés de ceux de nos ancêtres, pour lesquels le mouvement, la sobriété alimentaire et le respect des rythmes biologiques étaient la norme. Elles regroupent l’ensemble des affections touchant le cœur et les vaisseaux sanguins, parmi lesquelles : la cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde, angine de poitrine), les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, les artériopathies périphériques, les troubles du rythme (arythmies), les valvulopathies, les thromboses veineuses (phlébite, embolie pulmonaire). La plupart de ces pathologies sont liées à un processus central : l’athérosclérose, une atteinte inflammatoire et dégénérative des artères. Aujourd’hui, les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde, responsables d’environ 32 % des décès. Si le cœur s’essouffle, c’est souvent parce que notre rythme de vie a radicalement changé par rapport à celui de nos ancêtres. Une vision naturopathique : terrain et toxémie En naturopathie, les troubles cardiovasculaires sont abordés à travers la notion de terrain. Lorsque la circulation devient défectueuse, les vaisseaux se rigidifient, s’épaississent et se sclérosent sous l’effet d’une surcharge toxémique. Les humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels) sont encombrées par des toxines et toxiques insuffisamment éliminés. Le foie et les reins (émonctoires), surmenés, peinent à assurer leurs fonctions de détoxication et d’élimination. Il en résulte une toxémie chronique, favorisant un sang plus visqueux et moins fluide (hémogliase), et une altération progressive de la fonction vasculaire. Le syndrome métabolique : le signal d’alarme Le syndrome métabolique constitue le principal précurseur biologique des maladies cardiovasculaires. Il ne s’agit pas d’une maladie isolée, mais d’un ensemble de déséquilibres qui, combinés, multiplient de manière exponentielle les risques cardio‑vasculaires. Il associe généralement : une résistance à l’insuline, une hyperglycémie chronique, une dyslipidémie, une hypertension artérielle, une adiposité abdominale et viscérale. Causes : Mode de vie Tabagisme Alimentation déséquilibrée Sédentarité Consommation excessive d’alcool Stress chronique et charge émotionnelle Dépression Surpoids, en particulier abdominal et viscéral Déséquilibres alimentaires et métaboliques Excès de glucides, de céréales raffinées et d’amidons Suralimentation et grignotage permanent Apports insuffisants ou déséquilibrés en lipides de qualité Carences et déficits en micronutriments essentiels Toxémie chronique Baisse de la testostérone Il n’existe pas de relation directe entre le taux de cholestérol total et le risque cardiovasculaire. Ce sont avant tout l’inflammation, l’oxydation, la glycation et la qualité des lipoprotéines qui conditionnent le risque. Prévention et solutions naturelles : Hygiène de vie globale Revenir à une alimentation physiologique et anti‑inflammatoire Retrouver le mouvement quotidien Respecter les rythmes veille‑sommeil Apprendre à mieux gérer le stress Alimentation santé Alimentation de type paléo ou ancestrale, mesurée, biologique et peu transformée Apports élevés en fibres, vitamines, minéraux et antioxydants Éviction des aliments ultra‑transformés, des graisses trans, des fritures et des huiles raffinées Réduction des sucres raffinés et de l’excès de glucides Équilibre des lipides : graisses saturées de qualité, oméga‑3, oméga‑6 maîtrisés, oméga‑7 et oméga‑9 Jus de légumes frais, riches en micronutriments et alcalinisants Activité physique et gestion du stress Activité physique régulière, adaptée et plaisante Amélioration de la qualité du sommeil Pratique quotidienne de la cohérence cardiaque et de la respiration consciente 80 % des infarctus et des AVC prématurés pourraient être évités par de simples changements d’hygiène de vie. Biologie fonctionnelle : Une approche individualisée passe par l’analyse de biomarqueurs pertinents : Profil en acides gras : évaluation de l’équilibre lipidique cellulaire Homocystéine : un taux élevé altère la fonction endothéliale et augmente le risque d’AVC et de cardiopathies ischémiques LDL oxydées : marqueur central de l’athérosclérose inflammatoire Hémoglobine glyquée (HbA1c) : reflet de la charge glycémique chronique Magnésium érythrocytaire Sodium, potassium, calcium Fer et ferritine : la carence est fréquente dans l’insuffisance cardiaque, tandis que l’excès favorise l’oxydation et l’athérosclérose Testostérone totale et libre Les cellules du muscle cardiaque possèdent la plus forte concentration de mitochondries de tous les tissus organiques. Santé cardiovasculaire et mitochondries Les mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules, jouent un rôle fondamental dans la santé cardiovasculaire. Le cœur est l’un des organes les plus riches en mitochondries, en raison de ses besoins énergétiques constants. Toute altération de leur fonctionnement entraîne une baisse de la production d’ATP, une augmentation du stress oxydatif et une dysfonction endothéliale, favorisant l’inflammation, l’athérosclérose et l’insuffisance cardiaque. La résistance à l’insuline, l’excès de sucres, les carences micronutritionnelles et la toxémie altèrent directement la fonction mitochondriale. À l’inverse, une alimentation anti‑inflammatoire, l’activité physique, la restriction glucidique raisonnée et certains micronutriments clés permettent de soutenir la biogenèse et l’efficacité mitochondriale, contribuant ainsi à une meilleure santé cardiaque. Micronutrition : Une stratégie micronutritionnelle ciblée permet de soutenir le cœur et les vaisseaux : Oméga‑3 (EPA, DHA) Vitamines B (B6, B9, B12), C, D, E et caroténoïdes Magnésium Coenzyme Q10 PQQ pyrroloquinoléine quinone (antioxydant puissant qui soutient la santé cardiovasculaire en protégeant les cellules cardiaques des dommages oxydatifs et en stimulant la fonction mitochondriale). Créatine : améliore la flexibilité artérielle, l’oxygénation des micro‑vaisseaux, réduit la glycémie à jeun et les triglycérides, et optimise le transport de l’ATP Polyphénols : quercétine, resvératrol, curcumine Acides aminés : L‑glycine, N‑acétylcystéine, L‑carnitine, citrulline malate En résumé : Les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité. Elles traduisent un déséquilibre profond du terrain, sur lequel il est possible d’agir durablement grâce à une approche globale, individualisée et préventive, au croisement de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle, de la nutrithérapie et de la micronutrition. Citations : « Le déficit en acides gras essentiels est un facteur majeur dans la plupart des pathologies dégénératives, en particulier cardiovasculaires, certains cancers, les maladies auto-immunes et la sclérose en plaques… » - Dr. Jean-Paul Curtay « L’état défectueux du cœur et des artères ne peut pas être isolé d’un contexte organique général. La maladie n’affecte pas un seul organe pris en particulier, laissant absolument intactes les autres parties de l’organisme. La maladie est générale. L’altération d’un organe dans son fonctionnement et sa structure est toujours en relation avec une toxémie qui affecte l’organisme tout entier. » - André Passebecq « La cause profonde de tous les blocages artériels coronariens est une carence en vitamine C dans les artères coronaires. » - Dr. Thomas E. Levy « Un taux de testostérone bas favorise tant l’athérosclérose par vieillissement prématuré des parois des artères que les maladies cardiaques par dépérissement du muscle cardiaque. La testostérone protège le système cardiovasculaire. » - Dr. Thierry Hertoghe « Les maladies cardiovasculaires sont intimement liées à une faible performance du parc mitochondrial. » - Pr. Vincenzo Castronovo Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Les protéines Les glucides Les lipides Le cholestérol L’activité physique

  • DMLA - Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age

    Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement la santé de la macula Description : La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie chronique de l’œil qui touche la macula, zone centrale de la rétine responsable de la vision fine (lecture, reconnaissance des visages, précision des détails). C’est aujourd’hui la première cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés. En France, 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans sont concernées. La DMLA est une pathologie complexe, multifactorielle et évolutive, dans laquelle le mode de vie joue un rôle majeur. Symptômes : Baisse progressive de la vision centrale Vision déformée (lignes droites perçues comme ondulées) Besoin accru de lumière pour lire Tache sombre ou floue au centre du champ visuel La DMLA ne rend pas totalement aveugle, mais elle entraîne une perte de la vision centrale, impactant fortement l’autonomie et la qualité de vie. La santé des yeux commence bien avant les symptômes. Les causes et facteurs favorisants : La DMLA résulte d’un déséquilibre entre stress oxydatif, inflammation chronique et fragilité microvasculaire. Lumière bleue et phototoxicité La lumière bleue est la plus toxique pour la rétine centrale. Privilégier des verres gris ou marron (plutôt que des filtres bleus inadaptés). Le pigment maculaire se régénère dans l’obscurité : dormir dans le noir complet est essentiel. L’exposition nocturne aux écrans (TV, smartphone, tablette) accélère la dégénérescence maculaire. Un dosage sanguin de la lutéine peut être pertinent chez les personnes à risque. Autres facteurs de risque majeurs Vieillissement Exposition aux UV Pollution, ondes électromagnétiques Stress chronique et stress oxydatif Tabac et alcool (overtoniens) Alimentation pauvre en antioxydants et micronutriments Inflammation chronique de bas grade Surpoids, hypertension Syndrome métabolique et insulinorésistance Radicaux libres Amalgames dentaires (charge oxydative) Fragilité microvasculaire Souffrance mitochondriale La DMLA n’est pas seulement une question d’âge, mais aussi de terrain. Ce terrain peut être amélioré. Le saviez-vous ? Le tabac est le facteur de risque modifiable le plus important : fumer multiplie par 3 à 6 le risque de DMLA. Le syndrome métabolique (résistance à l’insuline, dyslipidémie, obésité abdominale) est étroitement lié à la progression de la DMLA. Le déficit en testostérone lié à l’âge n’est pas une cause directe de la DMLA, mais il peut fragiliser le terrain vasculaire, inflammatoire, métabolique et mitochondrial sur lequel la dégénérescence maculaire se développe. Bilans biologiques fonctionnels : Une approche fonctionnelle vise à identifier les déséquilibres sous-jacents. Stress oxydatif Vitamines A, C, E Oligo-éléments : zinc (clé du métabolisme rétinien), sélénium Enzymes antioxydantes : Superoxyde dismutase (SOD) Glutathion peroxydase Coenzyme Q10 Lutéine Mélatonine 3 mg le soir au coucher Selon des études récentes, la mélatonine montre un potentiel très prometteur pour prévenir et ralentir la DMLA. Ses puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires pourraient protéger la rétine du stress oxydatif. Métabolisme et inflammation Indice HOMA HbA1c (hémoglobine glyquée) Bilan lipidique complet (rapport triglycérides/HDL, LDL oxydés) Profil des acides gras érythrocytaires CRP ultrasensible Homocystéine (impact sur la micro-vascularisation oculaire) Testostérone totale et libre (homme) Solutions : Accompagnement naturel et micronutritionnel. Enzymes antioxydantes clés Glutathion peroxydase Cofacteur : sélénium Superoxyde dismutase (SOD) Cofacteurs : cuivre, zinc, manganèse Vitamines antioxydantes Vitamine C Vitamine E (jusqu’à 400 UI/j selon le terrain) Provitamine A (bêta-carotène) : à éviter chez le fumeur Caroténoïdes protecteurs de la macula Lutéine Zéaxanthine Astaxanthine L’astaxanthine est un caroténoïde particulièrement puissant : Anti-inflammatoire, protecteur contre le stress oxydatif et la lumière bleue, elle soutient la santé des cellules rétiniennes et réduit la fatigue visuelle liée à l’âge et aux écrans. Oligothérapie Oligoéléments en solution colloïdale : Granions® (voie digestive) Oligosol® (voie perlinguale, souvent préférée) Fréquemment utilisés : Sélénium Silicium Magnésium Le zinc n’est pas systématique : il peut être contre-indiqué dans certaines formes de DMLA humide (à néovaisseaux). Toujours respecter la posologie du Vidal et l’avis professionnel. Micronutrition et hygiène de vie Rééquilibrage alimentaire physiologique et anti-inflammatoire Oméga-3 (EPA/DHA) Coenzyme Q10 N-acétylcystéine (NAC), précurseur du glutathion Sélénium Gestion du stress Sommeil réparateur et obscurité nocturne Protection solaire oculaire adaptée Conclusion : La DMLA n’est pas une fatalité. Une approche globale, personnalisée et préventive, associant nutrition, micronutrition, hygiène de vie et accompagnement fonctionnel, permet de ralentir l’évolution, de soutenir la macula et de préserver la qualité de vie visuelle. Citations : « Le vieillissement n’est pas une fatalité biologique. En réduisant l’inflammation et le stress oxydatif par l’alimentation, les micronutriments et le mode de vie, nous pouvons préserver des tissus aussi sensibles que la rétine bien plus longtemps qu’on ne l’imaginait. » - Dr. Steven Grundy, cardiologue « Une nutrition ciblée, riche en antioxydants et en caroténoïdes protecteurs, peut jouer un rôle déterminant dans le ralentissement de la dégénérescence maculaire et dans le maintien de la fonction visuelle avec l’âge. » - Dr. Jeffrey Anshel, ophtalmologue Article complémentaire : Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir

  • Le cholestérol et l'hypercholestérolémie

    Physiologie Description : Le cholestérol est probablement l'une des molécules les plus mal comprises de notre organisme. Souvent présenté comme un ennemi de la santé cardiovasculaire, il est pourtant indispensable à la vie. Sans lui, aucune cellule humaine ne pourrait fonctionner correctement. Contrairement aux idées reçues, le cholestérol n'est pas un poison mais un stérol naturellement produit par l'organisme. Environ 70 à 80 % du cholestérol circulant est synthétisé par le foie, les intestins et d'autres tissus, tandis que les 20 à 30 % restants proviennent de l'alimentation. Sa production est finement régulée afin de répondre aux besoins physiologiques de l'organisme. Le cholestérol participe à de nombreuses fonctions essentielles : Il constitue un élément majeur des membranes cellulaires et assure leur fluidité ; il est indispensable à la fabrication des hormones stéroïdiennes (cortisol, DHEA, aldostérone, œstrogènes, progestérone et testostérone) ; il permet la synthèse de la vitamine D sous l'action des rayons UVB ; il intervient dans la fabrication des sels biliaires nécessaires à la digestion et à l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E et K) ; il représente près d'un quart du cholestérol total de l'organisme au niveau du cerveau, où il participe au fonctionnement des neurones, à la myélinisation et aux connexions synaptiques. Chez le sportif, le cholestérol joue également un rôle majeur dans les phénomènes d'adaptation à l'entraînement. En servant de précurseur à la testostérone et aux autres hormones stéroïdiennes, il contribue indirectement au maintien de la masse musculaire, de la récupération et des performances. Il n'existe pas de « bon » ou de « mauvais » cholestérol Une confusion fréquente consiste à parler de « bon » et de « mauvais » cholestérol. En réalité, il n'existe qu'une seule molécule de cholestérol. Les termes HDL (High Density Lipoproteins) et LDL (Low Density Lipoproteins) désignent non pas des types de cholestérol, mais des lipoprotéines, c'est-à-dire des transporteurs chargés d'acheminer le cholestérol dans l'organisme. Les LDL transportent principalement le cholestérol du foie vers les différents tissus afin de répondre à leurs besoins. Les HDL participent quant à elles au transport inverse en ramenant l'excès de cholestérol vers le foie pour son recyclage ou son élimination par la bile. Le problème n'est donc pas la présence de LDL en elle-même, mais leur oxydation sous l'effet du stress oxydatif et de l'inflammation chronique. Les LDL oxydées sont beaucoup plus impliquées dans les processus d'athérosclérose que le simple taux de LDL circulant. Un marqueur parmi d'autres Pendant plusieurs décennies, le cholestérol total puis le LDL-cholestérol ont été considérés comme les principaux responsables des maladies cardiovasculaires. Cette vision est aujourd'hui largement nuancée. Les travaux de nombreux chercheurs, dont le Dr. Michel de Lorgeril, insistent sur le fait que le risque cardiovasculaire dépend d'un ensemble de facteurs interconnectés : inflammation chronique, résistance à l'insuline, stress oxydatif, hypertension artérielle, tabagisme, sédentarité, alimentation ultra-transformée, qualité des lipoprotéines, fonctionnement métabolique et terrain génétique. Autrement dit, un taux élevé de cholestérol ne constitue pas, à lui seul, un diagnostic de maladie cardiovasculaire. Il doit toujours être interprété dans son contexte clinique et biologique. « Un taux normal de cholestérol pour un adulte en bonne santé varie entre 2 et 3 gr/L environ. » - Dr. Michel de Lorgeril, cardiologue, CNRS Symptômes : Le cholestérol élevé ne provoque généralement aucun symptôme spécifique. C'est pourquoi on parle souvent d'un facteur silencieux. La majorité des personnes présentant une hypercholestérolémie ignorent leur état jusqu'à la réalisation d'un bilan sanguin. Dans certains cas, notamment lorsqu'il existe une hypercholestérolémie familiale ou une anomalie lipidique ancienne, certains signes peuvent toutefois apparaître : xanthélasma (petites plaques jaunâtres au niveau des paupières) ; xanthomes tendineux (dépôts lipidiques au niveau des tendons) ; arc cornéen précoce chez les sujets jeunes ; douleurs thoraciques liées à une maladie coronarienne déjà installée ; artériopathie des membres inférieurs ; accidents cardiovasculaires chez les formes génétiques sévères. Le xanthélasma : un signe à ne pas négliger Le xanthélasma correspond à une petite plaque jaunâtre, souple et indolore, apparaissant généralement sur les paupières. Il s'agit d'un dépôt de lipides dans le derme. Sa présence ne signifie pas systématiquement que le cholestérol est élevé, mais elle justifie la réalisation d'un bilan lipidique complet. Plusieurs études montrent qu'il peut être associé à une augmentation du risque cardiovasculaire, indépendamment du taux de cholestérol sanguin. Les symptômes proviennent surtout des causes sous-jacentes En naturopathie et en médecine fonctionnelle, l'élévation du cholestérol est souvent considérée comme un marqueur d'un déséquilibre métabolique, plutôt qu'une maladie en elle-même. Les symptômes observés sont alors davantage liés à leurs causes : fatigue chronique liée à une hypothyroïdie ; prise de poids abdominale en cas de résistance à l'insuline ; hypertension artérielle ; inflammation chronique de bas grade ; syndrome métabolique ; stéatose hépatique non alcoolique ; diabète de type 2 ; excès de stress chronique. L'objectif n'est donc pas uniquement de faire baisser un chiffre sur une prise de sang, mais d'identifier les mécanismes physiologiques qui ont conduit à cette perturbation afin d'agir sur la cause plutôt que sur la conséquence. Causes : L'hypercholestérolémie n'est pas une maladie en soi, mais le plus souvent la conséquence d'un déséquilibre métabolique sous-jacent. Le cholestérol étant une molécule indispensable à la survie des cellules, sa synthèse est finement régulée en fonction des besoins de l'organisme. En naturopathie et en médecine fonctionnelle, l'objectif n'est donc pas uniquement de réduire un chiffre sur une prise de sang, mais de comprendre pourquoi l'organisme augmente sa production ou modifie son transport du cholestérol. De nombreux facteurs peuvent être impliqués. La résistance à l'insuline : le véritable moteur Aujourd'hui, de nombreux chercheurs considèrent que la résistance à l'insuline constitue l'un des principaux mécanismes responsables des anomalies du bilan lipidique. Lorsque les cellules répondent moins bien à l'insuline, le pancréas compense en en produisant davantage. Cet hyperinsulinisme chronique stimule la fabrication de triglycérides par le foie, favorise l'accumulation de graisse viscérale et modifie profondément le métabolisme des lipoprotéines. On observe alors fréquemment : une augmentation des triglycérides ; une diminution du HDL ; une augmentation des LDL de petite taille et plus facilement oxydables ; une stéatose hépatique. Cette situation est largement favorisée par une alimentation riche en sucres raffinés, boissons sucrées, farines blanches et produits ultra-transformés, bien davantage que par la consommation modérée d'aliments naturellement riches en cholestérol. L'inflammation chronique de bas grade L'inflammation chronique constitue un autre facteur majeur. Lorsqu'un tissu est agressé ou qu'un vaisseau sanguin présente une altération de son endothélium, l'organisme déclenche des mécanismes de réparation extrêmement sophistiqués. Le cholestérol participe à ces processus physiologiques. Son augmentation peut alors être interprétée comme une réponse adaptative destinée à maintenir l'intégrité des membranes cellulaires et à favoriser la réparation des tissus. Le problème survient lorsque cette inflammation devient permanente : alimentation déséquilibrée, excès de glucides et de sucre notamment, excès de masse grasse viscérale, tabagisme, pollution, manque de sommeil, infections chroniques ou stress psychologique entretiennent alors un état inflammatoire continu. Ce n'est donc pas tant le cholestérol qui devient problématique que l'environnement inflammatoire dans lequel il circule. Le stress oxydatif et les LDL oxydées Toutes les particules LDL ne présentent pas le même potentiel athérogène. Sous l'effet des radicaux libres, du tabac, de l'hyperglycémie, de l'inflammation chronique ou de certains polluants, les LDL peuvent subir une oxydation. Ces LDL oxydées sont beaucoup plus susceptibles d'être captées par les macrophages présents dans la paroi des artères, participant progressivement à la constitution de la plaque d'athérome. Pour cette raison, de nombreux spécialistes considèrent aujourd'hui que le stress oxydatif constitue un indicateur plus pertinent du risque cardiovasculaire que le seul taux de LDL. Une alimentation riche en fruits, légumes colorés, polyphénols, vitamines antioxydantes et oméga-3 contribue à limiter ce phénomène. La stéatose hépatique Le foie joue un rôle central dans la synthèse et le recyclage du cholestérol. Lorsqu'il accumule de la graisse — situation fréquente chez les personnes présentant un excès de sucres alimentaires ou une résistance à l'insuline — son fonctionnement devient moins efficace. Cette stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est aujourd'hui extrêmement fréquente dans les pays occidentaux et s'accompagne souvent : d'une augmentation des triglycérides ; d'une baisse du HDL ; d'une augmentation des particules LDL athérogènes. Améliorer la santé hépatique constitue donc une priorité dans la prise en charge globale. Une hypothyroïdie parfois méconnue Les hormones thyroïdiennes interviennent directement dans le métabolisme lipidique. En cas d'hypothyroïdie, même modérée, le foie élimine moins efficacement les lipoprotéines circulantes, ce qui peut entraîner une élévation du cholestérol total et du LDL. Chez toute personne présentant une hypercholestérolémie persistante, il est donc pertinent d'évaluer la fonction thyroïdienne, notamment la TSH, la T4 libre et, surtout, la T3 libre. Le rôle du microbiote intestinal Le microbiote influence également le métabolisme du cholestérol. Certaines bactéries intestinales participent à la transformation des acides biliaires, régulent l'inflammation et produisent des métabolites bénéfiques comme les acides gras à chaîne courte. À l'inverse, une dysbiose intestinale favorise l'hyperperméabilité intestinale, l'endotoxémie métabolique et l'inflammation chronique, autant de mécanismes susceptibles de perturber le métabolisme lipidique. Préserver un microbiote diversifié grâce à une alimentation riche en fibres, légumes, aliments fermentés et polyphénols et en évitant les antibiotiques constitue donc un levier intéressant. Les facteurs génétiques Certaines personnes présentent une hypercholestérolémie familiale, une maladie génétique touchant principalement le récepteur des LDL. Le foie élimine alors beaucoup moins efficacement les particules LDL, ce qui entraîne des taux très élevés dès l'enfance. Cette situation reste relativement rare mais nécessite une prise en charge médicale spécialisée, car le risque cardiovasculaire est nettement augmenté en l'absence de traitement. Il est important de distinguer cette maladie génétique des hypercholestérolémies acquises, beaucoup plus fréquentes et largement influencées par l’hygiène de vie. Le stress chronique Le stress chronique augmente durablement la sécrétion de cortisol et d'adrénaline. À long terme, il favorise : la résistance à l'insuline ; l'inflammation chronique ; l'hypertension artérielle ; le stress oxydatif ; l'accumulation de graisse abdominale. Tous ces mécanismes participent indirectement à la dégradation du profil lipidique. La gestion du stress fait donc partie intégrante de la prévention cardiovasculaire. La sédentarité L'activité physique améliore la sensibilité à l'insuline, augmente le HDL, favorise l'utilisation des triglycérides comme source d'énergie et stimule les défenses antioxydantes. À l'inverse, un mode de vie sédentaire favorise progressivement le syndrome métabolique. La pratique régulière de la marche, de la musculation et d'un entraînement cardiovasculaire adapté constitue l'un des moyens les plus efficaces d'améliorer durablement le profil lipidique. Le cholestérol alimentaire est-il vraiment responsable ? Pendant plusieurs décennies, les aliments riches en cholestérol — notamment les œufs, le beurre, les fruits de mer et les abats — ont été accusés d'augmenter directement le risque cardiovasculaire. Les connaissances actuelles sont beaucoup plus nuancées. Chez la majorité des individus, le foie adapte sa propre synthèse lorsque les apports alimentaires augmentent. Ainsi, le cholestérol contenu dans les aliments influence relativement peu la cholestérolémie. En revanche, une alimentation riche en glucides, en sucres raffinés, en produits ultra-transformés, en excès calorique et pauvre en micronutriments favorise davantage les anomalies lipidiques en perturbant le fonctionnement du foie et la sensibilité à l'insuline. Cette vision rejoint en partie les travaux du cardiologue et chercheur Michel de Lorgeril, qui souligne depuis de nombreuses années l'importance du mode de vie dans son ensemble — alimentation, activité physique, tabagisme, sommeil et inflammation chronique — plutôt que la simple focalisation sur le taux de cholestérol. Transition Avant de chercher à faire baisser son cholestérol, il est donc essentiel de comprendre pourquoi il est élevé. Dans de nombreux cas, le cholestérol apparaît davantage comme le témoin d'un déséquilibre métabolique que comme sa cause première. Une approche globale visant à améliorer le terrain, réduire l'inflammation, restaurer la sensibilité à l'insuline et optimiser les fonctions hépatiques et mitochondriales s'avère généralement plus pertinente qu'une prise en charge centrée uniquement sur le chiffre du bilan lipidique. Le saviez-vous ? Votre cerveau est l'un des organes les plus riches en cholestérol Près de 25 % du cholestérol total de l'organisme se trouve dans le système nerveux. Cette molécule est indispensable à la formation de la gaine de myéline, qui entoure les fibres nerveuses et permet une transmission rapide de l'influx nerveux. Le cholestérol participe également à la formation des synapses, au renouvellement des membranes neuronales ainsi qu'au bon fonctionnement de la mémoire et des capacités cognitives. Contrairement au reste de l'organisme, le cerveau fabrique son propre cholestérol, celui-ci ne franchissant pratiquement pas la barrière hémato-encéphalique. Le cholestérol est indispensable à la fabrication de nombreuses hormones Sans cholestérol, aucune hormone stéroïdienne ne pourrait être produite. Il est le précurseur : du cortisol, impliqué dans la réponse au stress ; de la DHEA, souvent appelée « hormone de la jeunesse » ; de l'aldostérone, qui participe à la régulation de la pression artérielle ; de la testostérone ; des œstrogènes ; de la progestérone. Une diminution excessive du cholestérol peut donc avoir des répercussions sur l'équilibre hormonal, la libido, la fertilité, la récupération musculaire et le niveau d'énergie. Il est également indispensable à la synthèse de la vitamine D Sous l'action des rayons ultraviolets B (UVB), un dérivé du cholestérol présent dans la peau est transformé en vitamine D3. Cette vitamine intervient dans plus de 1.000 mécanismes biologiques, notamment : l'immunité ; la santé osseuse ; la fonction musculaire ; la régulation de l'inflammation ; le métabolisme énergétique. Sans cholestérol, cette synthèse naturelle serait impossible. Le foie produit la majeure partie du cholestérol Contrairement à une idée largement répandue, le cholestérol alimentaire ne représente qu'une partie relativement faible des apports quotidiens. Chez un adulte en bonne santé : 70 à 80 % du cholestérol est synthétisé par l'organisme, principalement par le foie ; 20 à 30 % proviennent de l'alimentation. Lorsque les apports alimentaires augmentent, le foie réduit généralement sa propre production afin de maintenir un équilibre. À l'inverse, lorsque l'alimentation en apporte peu, il augmente sa synthèse. Ce mécanisme d'autorégulation explique pourquoi, chez la majorité des individus, la consommation d'œufs ou d'autres aliments naturellement riches en cholestérol influence peu la cholestérolémie. Les œufs ont longtemps été accusés... à tort Pendant plusieurs décennies, les recommandations nutritionnelles invitaient à limiter fortement la consommation d'œufs. Les études les plus récentes montrent pourtant que, chez la majorité de la population, une consommation régulière d'œufs n'augmente pas le risque cardiovasculaire. Les œufs constituent même l'un des aliments de référence les plus denses et les plus nutritifs : protéines hautement biodisponibles ; choline ; lutéine ; zéaxanthine ; vitamines A, D, E, K2 et B12 ; sélénium ; phospholipides. Ils s'intègrent parfaitement dans une alimentation variée et peu transformée. Le véritable problème est souvent l'oxydation des LDL Toutes les particules LDL ne présentent pas le même risque. Les LDL deviennent potentiellement délétères lorsqu'elles sont oxydées sous l'effet : du tabagisme ; de l'hyperglycémie chronique ; du stress oxydatif ; de l'inflammation chronique ; de la pollution ; d'une alimentation pauvre en antioxydants. Cette observation explique pourquoi deux personnes ayant exactement le même taux de LDL peuvent présenter des risques cardiovasculaires très différents. L'objectif n'est donc pas uniquement de diminuer le LDL, mais surtout de limiter son oxydation. Le cholestérol augmente parfois pour protéger l'organisme Le cholestérol est avant tout une molécule de réparation. Lorsqu'un tissu est lésé, qu'une membrane cellulaire est endommagée ou qu'une inflammation est présente, l'organisme peut augmenter sa production afin de répondre aux besoins de reconstruction. Cette capacité d'adaptation illustre parfaitement la logique de l'homéostasie : le corps ajuste en permanence sa physiologie pour maintenir son équilibre interne. Cette augmentation ne signifie pas nécessairement que le cholestérol est responsable de la maladie ; elle peut aussi refléter une réponse à une agression sous-jacente. Les statines diminuent également la synthèse de la coenzyme Q10 Les statines agissent en inhibant l'enzyme HMG-CoA réductase, étape clé de la synthèse du cholestérol. Cette voie métabolique est également nécessaire à la production de coenzyme Q10 (ubiquinone), un composé essentiel au fonctionnement des mitochondries et à la production d'énergie cellulaire. Chez certaines personnes, cette diminution peut contribuer à l'apparition de : douleurs musculaires ; faiblesse ; fatigue ; baisse des performances physiques. C'est l'une des hypothèses avancées pour expliquer une partie des effets indésirables musculaires observés avec cette classe de médicaments. Chez les personnes âgées, un cholestérol plus élevé n'est pas toujours synonyme de mauvais pronostic Plusieurs études observationnelles ont montré qu'après 70 à 75 ans, une cholestérolémie plus élevée n'est pas systématiquement associée à une mortalité accrue. Dans certaines populations âgées, elle est même corrélée à une meilleure survie. Ces résultats ne signifient pas qu'il faille rechercher un cholestérol élevé, mais ils rappellent que l'interprétation d'un bilan lipidique doit toujours tenir compte : de l'âge ; du contexte clinique ; de l'état inflammatoire ; de la fragilité ; des autres facteurs de risque cardiovasculaire. Ce n'est plus seulement le cholestérol qui intéresse les chercheurs La cardiologie moderne s'intéresse désormais à un ensemble de biomarqueurs permettant une évaluation plus fine du risque cardiovasculaire. Parmi les plus utiles figurent : l'Apolipoprotéine B (ApoB), qui reflète le nombre de particules potentiellement athérogènes ; la Lipoprotéine(a) [Lp(a)], facteur de risque principalement génétique ; les triglycérides ; le rapport triglycérides/HDL, souvent associé à la résistance à l'insuline ; la protéine C réactive ultrasensible (CRP-us), marqueur de l'inflammation ; l'HbA1c et l'insuline à jeun, qui renseignent sur la santé métabolique. En médecine fonctionnelle, ces paramètres apportent souvent davantage d'informations qu'un simple dosage du cholestérol total. Le cholestérol ne résume pas à lui seul le risque cardiovasculaire Comme le rappelle régulièrement le Dr. Michel de Lorgeril, le risque cardiovasculaire dépend avant tout du terrain métabolique. Une alimentation riche en produits ultra-transformés, le manque de fibres, le tabagisme, la sédentarité, le stress chronique, l'hypertension artérielle, le manque de sommeil, la résistance à l'insuline, l'inflammation chronique et le stress oxydatif influencent davantage la santé cardiovasculaire qu'un taux de cholestérol interprété isolément. En pratique, préserver une bonne hygiène de vie reste la stratégie la plus efficace pour réduire durablement le risque cardiovasculaire. Biologie fonctionnelle : Une élévation du cholestérol ne devrait jamais être interprétée isolément. En médecine fonctionnelle, un bilan biologique vise avant tout à comprendre pourquoi le profil lipidique est perturbé et à identifier les mécanismes impliqués : inflammation chronique, stress oxydatif, résistance à l'insuline, dysfonction thyroïdienne ou encore altération de la fonction hépatique. L'objectif n'est donc pas uniquement de mesurer un taux de cholestérol, mais d'obtenir une vision globale du fonctionnement de l'organisme. Le bilan lipidique Le bilan lipidique classique constitue le point de départ. Il comprend généralement : Cholestérol total ; HDL-cholestérol ; LDL-cholestérol (souvent calculé) ; Triglycérides. Ces paramètres restent utiles, mais présentent certaines limites. Par exemple, deux personnes affichant exactement le même LDL peuvent présenter un risque cardiovasculaire très différent selon leur niveau d'inflammation, leur sensibilité à l'insuline ou la taille de leurs particules LDL. Le bilan lipidique doit donc toujours être interprété dans son contexte clinique. L'Apolipoprotéine B (ApoB) L'ApoB est aujourd'hui considérée comme l'un des meilleurs marqueurs du risque cardiovasculaire. Chaque particule LDL, VLDL ou IDL contient une seule molécule d'ApoB. Son dosage reflète donc le nombre réel de particules athérogènes circulantes, indépendamment de leur teneur en cholestérol. Deux personnes peuvent avoir un LDL identique mais un nombre très différent de particules LDL. Celle présentant davantage de particules (ApoB plus élevée) est généralement plus exposée au risque d'athérosclérose. En pratique, l'ApoB apporte souvent une information plus pertinente que le LDL seul. La Lipoprotéine(a) – Lp(a) La Lp(a) est une lipoprotéine dont la concentration dépend essentiellement de la génétique. Contrairement au cholestérol alimentaire ou au mode de vie, son taux varie peu au cours de la vie. Une Lp(a) élevée constitue un facteur de risque indépendant de maladie cardiovasculaire, notamment lorsqu'elle est associée à d'autres facteurs de risque. Chez les personnes ayant des antécédents familiaux d'infarctus précoce, un dosage unique au cours de la vie peut être particulièrement utile. Les triglycérides Les triglycérides constituent un excellent reflet de la santé métabolique. Ils augmentent principalement en cas de : Résistance à l'insuline ; consommation excessive de glucides et de sucres notamment ; alcool ; sédentarité ; stéatose hépatique. À l'inverse, une diminution des triglycérides traduit souvent une amélioration de la sensibilité à l'insuline. Le rapport Triglycérides / HDL constitue d'ailleurs un excellent indicateur indirect du syndrome métabolique. Les LDL oxydées Toutes les LDL ne présentent pas le même potentiel athérogène. Les LDL deviennent problématiques lorsqu'elles subissent une oxydation provoquée par : les radicaux libres ; l'inflammation chronique ; le tabagisme ; l'hyperglycémie ; certains polluants environnementaux. Certaines analyses permettent de mesurer : les anticorps anti-LDL oxydées ; ou directement les LDL oxydées. Ces biomarqueurs restent encore peu prescrits, mais ils apportent des informations intéressantes sur le niveau de stress oxydatif. Les marqueurs de l'inflammation L'inflammation chronique joue un rôle central dans le développement de l'athérosclérose. Plusieurs examens permettent de l'évaluer. CRP ultrasensible (CRP-us) La CRP-us détecte des niveaux très faibles d'inflammation chronique. Une valeur élevée peut traduire : une inflammation chronique ; une maladie parodontale ; une obésité viscérale ; une infection chronique ; une alimentation pro-inflammatoire. Elle constitue aujourd'hui un marqueur largement utilisé en prévention cardiovasculaire. Fibrinogène Le fibrinogène participe à la coagulation sanguine. Une élévation chronique peut témoigner d'un état inflammatoire persistant et s'accompagne d'une augmentation du risque cardiovasculaire. Le bilan glucidique La santé cardiovasculaire est étroitement liée à la qualité du métabolisme du glucose. Un bilan complet devrait comprendre : glycémie à jeun ; hémoglobine glyquée (HbA1c) ; insuline à jeun ; indice HOMA-IR. Une résistance à l'insuline est fréquemment associée : à une augmentation des triglycérides ; à une baisse du HDL ; à des LDL plus petites et plus facilement oxydables ; à une inflammation chronique. Chez de nombreux patients, agir sur la glycémie améliore également le profil lipidique. Le bilan thyroïdien Les hormones thyroïdiennes régulent directement le métabolisme des lipides. Une exploration minimale comprend : TSH ; T4 libre ; T3 libre. En cas de suspicion d'atteinte auto-immune, il peut être utile d'ajouter : anticorps anti-TPO ; anticorps anti-thyroglobuline. Une hypothyroïdie, même modérée, peut expliquer une élévation persistante du cholestérol. Le statut hépatique Le foie étant le principal organe impliqué dans le métabolisme lipidique, son fonctionnement mérite une attention particulière. Les examens couramment utilisés sont : ALAT ; ASAT ; Gamma-GT ; phosphatases alcalines ; bilirubine. Une échographie hépatique peut également rechercher une stéatose. Le statut antioxydant Le stress oxydatif favorise l'oxydation des LDL et accélère le vieillissement vasculaire. En fonction du contexte clinique, il peut être intéressant d'évaluer : glutathion réduit ; glutathion total ; superoxyde dismutase (SOD) ; glutathion peroxydase (GPx) ; coenzyme Q10 ; myéloperoxydase (MPO) ; 8-OHdG (stress oxydatif de l'ADN). Ces analyses restent principalement utilisées dans certains laboratoires spécialisés en médecine fonctionnelle. Le statut micronutritionnel Plusieurs micronutriments interviennent directement dans la protection cardiovasculaire et la prévention de l'oxydation lipidique. Selon le contexte, on peut rechercher : Magnésium érythrocytaire ; Zinc ; Sélénium ; Cuivre ; Vitamine D ; Vitamine B12 active ; Folates ; Vitamine B6 ; Vitamine C ; Vitamine E ; Ferritine. Une carence n'est généralement pas la cause unique d'une hypercholestérolémie, mais elle peut favoriser le stress oxydatif et l'inflammation chronique. Les oméga-3 L'évaluation des acides gras membranaires constitue un excellent indicateur de l'état inflammatoire. Le dosage de l'Omega-3 Index permet d'estimer la proportion d'EPA et de DHA présents dans les membranes cellulaires. Un indice faible est souvent associé à : une inflammation plus importante ; une moins bonne santé cardiovasculaire ; une récupération plus lente. L'amélioration des apports en poissons gras ou en oméga-3 marins contribue généralement à restaurer cet équilibre. Homocystéine L'homocystéine est un acide aminé dont l'élévation traduit souvent : un déficit en vitamines B6, B9 ou B12 ; une méthylation insuffisante ; parfois une prédisposition génétique (MTHFR). Une concentration élevée est associée à un risque cardiovasculaire accru, indépendamment du cholestérol. Ne pas traiter un chiffre, mais comprendre le terrain L'approche fonctionnelle rappelle qu'un bilan biologique doit toujours être interprété dans sa globalité. Une légère élévation du cholestérol chez une personne : Sportive ; non fumeuse ; sans hypertension ; sans diabète ; avec une faible CRP-us ; des triglycérides bas ; un HDL élevé ; une excellente sensibilité à l'insuline, n'a pas la même signification qu'un profil lipidique similaire chez une personne présentant une obésité abdominale, une inflammation chronique et une résistance à l'insuline. Le véritable objectif est donc de comprendre le terrain biologique, afin de corriger les déséquilibres qui favorisent le risque cardiovasculaire plutôt que de se focaliser exclusivement sur le taux de cholestérol. Solutions : 1. Adopter une alimentation anti-inflammatoire Le premier levier consiste à agir sur le terrain métabolique. Une alimentation de type paléo ou méditerranéenne (sans gluten), riche en aliments bruts, légumes, fruits, poissons gras, œufs, huile d'olive vierge extra, noix et aliments fermentés, contribue à réduire l'inflammation chronique, améliorer la sensibilité à l'insuline et limiter l'oxydation des LDL. À l'inverse, les produits ultra-transformés, les sucres raffinés, les boissons sucrées et les excès de glucides favorisent la résistance à l'insuline, la stéatose hépatique et les déséquilibres lipidiques. L'objectif n'est pas de supprimer le cholestérol alimentaire, mais d'améliorer le fonctionnement du métabolisme. 2. Bouger chaque jour L'activité physique demeure l'un des moyens les plus efficaces pour améliorer naturellement le profil lipidique. La marche rapide, le vélo, la natation ou encore la musculation permettent de : Augmenter le HDL ; diminuer les triglycérides ; améliorer la sensibilité à l'insuline ; réduire l'inflammation chronique ; préserver la masse musculaire. Une combinaison de renforcement musculaire et d'activité d'endurance offre les meilleurs résultats. 3. Retrouver une bonne sensibilité à l'insuline Dans la majorité des cas, l'amélioration du profil lipidique passe par une diminution de l'hyperinsulinisme. Pour cela : Eviter le grignotage ; limiter les glucides et les sucres rapides ; privilégier les aliments riches en fibres ; maintenir un poids santé, notamment en réduisant la graisse abdominale ; pratiquer une activité physique régulière. 4. Réduire le stress oxydatif L'oxydation des LDL joue un rôle plus important que leur simple concentration. Pour protéger les lipoprotéines, privilégiez : Une alimentation riche en légumes colorés ; les fruits rouges et les baies ; les épices (curcuma, gingembre) ; le thé vert ; le cacao riche en polyphénols ; les poissons gras riches en oméga-3. Le tabac demeure, quant à lui, l'un des principaux facteurs d'oxydation des LDL. 5. Optimiser les fonctions du foie et de la thyroïde Le foie et la thyroïde sont au cœur du métabolisme du cholestérol. En cas d'hypercholestérolémie persistante, il peut être pertinent de rechercher : une stéatose hépatique ; une hypothyroïdie ; une résistance à l'insuline. Corriger ces déséquilibres améliore souvent le profil lipidique sans intervention spécifique sur le cholestérol lui-même. 6. Les compléments alimentaires Les compléments alimentaires ne remplacent jamais une alimentation équilibrée, mais certains peuvent constituer un soutien intéressant dans une approche globale. Les plus documentés sont : les oméga-3 marins (EPA/DHA) ; les fibres solubles (psyllium, inuline, bêta-glucanes d'avoine) ; la berbérine, notamment en cas de résistance à l'insuline ; la coenzyme Q10, particulièrement chez les personnes traitées par statines ; la curcumine, pour son action anti-inflammatoire ; les polyphénols issus d'une alimentation variée. Toute supplémentation doit être adaptée au contexte clinique, biologique et discutée avec un professionnel de santé. 7. Les statines : une approche individualisée prudente Leur utilisation en prévention primaire chez des personnes à faible risque cardiovasculaire fait encore l'objet de débats au sein de la communauté scientifique. Des chercheurs, comme le Dr. Michel de Lorgeril, soulignent que le bénéfice attendu doit toujours être mis en balance avec les effets indésirables potentiels : douleurs musculaires, fatigue, augmentation du risque de diabète chez certains patients ou diminution de la synthèse de coenzyme Q10. En prenant conscience du fonctionnement de l’organisme, donc de sa physiologie, on comprend rapidement le danger de ces médicaments controversés qui réduisent les taux de cholestérol alors que le corps met tout en œuvre pour sa sauvegarde en produisant du cholestérol. Sans compter sur les nombreux effets secondaires de ces molécules chimiques et leur impact sur le niveau de toxémie : Myalgie (douleurs musculaires, crampes, faiblesse), Myopathie (destruction musculaire), Myosite (inflammation musculaire), Tendinopathies pouvant aller jusqu’à la rupture du tendon, Capsulite rétractile, Arthralgies (douleurs articulaires), Fatigue, Maladies rénales & hépatiques, Diabète, Cataracte, Troubles cognitifs (destruction du cholestérol du cerveau), Troubles sexuels, perte de libido*, etc. Inhibition de la synthèse de la vitamine K2 (protection des artères contre la calcification). C’est aussi la molécule qui génère le plus de bénéfices pour l’industrie pharmaceutique. Les médicaments à base de statines contiennent du fluor. *Les médicaments hypolipémiants tels que les statines inhibent la production de testostérone par les cellules de Leydig. « Les statines sont surtout toxiques pour les muscles (très riches en mitochondries) en empoisonnant les mitochondries. Mais des mitochondries (le poumon de la cellule), il y en a dans toutes les cellules… En donnant des statines, on va augmenter le risque de diabète et amplifier les syndromes dépressifs, tout ça en favorisant aussi les cancers et en ayant aucun effet protecteur sur les maladies cardiovasculaires. Le cholestérol est innocent et ça ne sert à rien de le diminuer avec des médicaments. L’infarctus est dû au mode de vie. Ce sont les mêmes modes de vie qui provoquent les mêmes altérations de l’état de santé. D’un point de vue scientifique et rationnel, donner des statines c’est absurde ! » - Dr. Michel de Lorgeril La décision de prescrire une statine doit donc être individualisée, en tenant compte du risque cardiovasculaire global, des antécédents, du mode de vie et des préférences du patient. En résumé : Le cholestérol n'est pas un ennemi à combattre, mais une molécule essentielle dont l'équilibre reflète souvent l'état général du métabolisme. Plutôt que de chercher uniquement à faire baisser un chiffre, il est préférable d'agir sur les véritables causes : inflammation chronique, résistance à l'insuline, stress oxydatif, sédentarité, alimentation déséquilibrée et dysfonctionnements métaboliques. Conclusion : Le cholestérol est une molécule essentielle à la vie. Il intervient dans la structure des membranes cellulaires, la synthèse des hormones stéroïdiennes, de la vitamine D, des sels biliaires ainsi que dans le bon fonctionnement du cerveau et du système immunitaire. Le considérer comme un simple ennemi à éliminer est donc une vision réductrice de la physiologie humaine. Les connaissances scientifiques actuelles montrent que le risque cardiovasculaire dépend d'un ensemble de facteurs étroitement liés : résistance à l'insuline, inflammation chronique, stress oxydatif, qualité de l'alimentation, activité physique, sommeil, tabagisme et rarement prédisposition génétique. Le cholestérol n'est qu'un élément parmi d'autres et ne devrait jamais être interprété isolément. Plutôt que de chercher à normaliser un chiffre à tout prix, il est souvent plus pertinent d'identifier les causes sous-jacentes d'un déséquilibre lipidique et d'agir sur le terrain. Une alimentation riche en aliments bruts, une activité physique régulière, une bonne gestion du stress, un sommeil réparateur et un apport suffisant en micronutriments constituent les fondements d'une prévention cardiovasculaire durable. Comme le rappelle le Dr. Michel de Lorgeril, la santé cardiovasculaire ne se résume pas à un taux de cholestérol. C'est avant tout le reflet d'un mode de vie global, où l'équilibre métabolique, la qualité des habitudes quotidiennes et le respect de la physiologie jouent un rôle déterminant. À retenir Le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il n'existe pas de « bon » ou de « mauvais » cholestérol, mais des lipoprotéines qui assurent son transport. Les LDL oxydées sont plus préoccupantes que le LDL seul. La résistance à l'insuline et l'inflammation chronique jouent un rôle majeur dans les maladies cardiovasculaires. L'hygiène de vie reste le levier le plus efficace pour préserver une bonne santé cardiovasculaire. Citations : « L’intoxication alcoolique, tabagique, caféique, théophylinique, théobrominique crée des microlésions des endothéliums vasculaires. Sur ces microlésions s’agglutinent plaquettes, sédiments, minéraux, cholestérol, métabolites ou catabolites divers « bâtisseurs » d’athérome. » - Robert Masson « A partir de 60 ans, le taux optimal de cholestérol tourne autour de 2,80 g/L. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les gens qui vivent dans le respect de leur physiologie ne sont pas malades. » - Dr. John H. Tilden « Une hypercholestérolémie, dans 90-95% des cas, se résout en 2 à 3 semaines en traitant la thyroïde, puisqu’on a un hypométabolisme. » - Dr. Stéphane Résimont « Propagande et marketing, les deux mamelles de la théorie du cholestérol. » - Dr. Jean-Marc Rehby « Le danger du cholestérol pour notre santé est l’un des plus gros mensonges en circulation, mais aussi un des plus tenaces. » - Grabriel Combris, journaliste « Toute perturbation de la ressource en cholestérol induira fatalement une raréfaction des stéroïdes fondamentaux pour déclencher au final des impuissances chez les hommes, des troubles du désir sexuel et des vieillissements accélérés dans les deux sexes. » - Dr. Vincent Reliquet « Le discours sur le cholestérol est l’exemple même du discours dogmatique, réducteur et scientifiquement faux, qui entraîne des recommandations médicales ineptes et des prises de médicaments ou d’alicaments inutiles. » - Pascale Sarni-Manchado et Véronique Cheynier. « Sans cholestérol en tant que précurseur incontournable de toutes les hormones stéroïdes, pas d’hormones sexuelles (œstradiol, progestérone, testostérone) et pas d’hormones surrénaliennes (glucocorticoïdes ou 17-hydroxystéroïdes, 17-cétostéroïdes, minéralocorticoïdes). Sans lui, pas d’acides biliaires et donc pas de sels biliaires pour émulsifier et, par conséquent, pour digérer les graisses. […] Les sujets souffrant d’un déficit en cholestérol, congénital ou non, développent des troubles cognitifs (mémoire et/ou intelligence diminuées). » - Dr. Georges Mouton « La vérité est que le cholestérol est important et le fait d’avoir un faible taux de cholestérol, est beaucoup plus dangereux que d’avoir un taux de cholestérol élevé. » - Dr. Eric Berg « On a beau baisser le cholestérol, on ne règle pas le problème d’athérome. L’insuline est la principale cause aujourd’hui d’athérome, c’est à dire d’inflammation des artères et donc de la création de d’œdème de plaque d’athérome, donc les excès de glucides. » - Dr. Boris Dufournet « L’hyperinsulinisme va augmenter la synthèse d’acides gras et de cholestérol. L’hypercholestérolémie est une conséquence de l’hyperinsulinisme. » - Pr. Vincenzo Casrtronovo « Le cholestérol est une molécule essentielle, une molécule noble, indispensable, vitale pour le fonctionnement de tous nos organes et en particulier du cerveau, des muscles, du cœur, du foie, des os, etc. Le cholestérol ne joue aucun rôle direct dans les maladies artérielles, aucun ! Je vous le dis encore : Arrêtez les statines ! Une sage décision qui sauvera votre santé et probablement votre vie, vous épargnera un diabète, un cancer (généralement du foie), une dégénérescence cérébrale, une panne sexuelle… pour uniquement engraisser les gros labos au détriment de votre vie. » - Pr. Philippe Even « L’utilisation des statines est associée à une incidence accrue de maladies rénales aigües et chroniques. » - Acharya, Tushar & al. American journal of cardiology « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • Polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante

    Article naturopathique Comprendre, apaiser et rééquilibrer l’inflammation chronique Description : La spondylarthrite ankylosante (SA) et la polyarthrite rhumatoïde (PR) font partie des maladies auto-immunes inflammatoires chroniques. Elles touchent principalement les articulations, mais leur origine est systémique, digestive, immunitaire, hormonale et métabolique. Ce sont des pathologies dites « cristalloïdales » : chaleur, inflammation, douleur, raideur, perte d’appétit, fatigue profonde. « Il n’existe pas de maladie auto-immune sans hyperperméabilité intestinale. » — Principe fondamental de la médecine fonctionnelle Ce qui se passe réellement dans le corps Dans la PR et la SA, le système immunitaire attaque les tissus articulaires, sous l’effet combiné de : Porosité intestinale (leaky gut) Dysbiose intestinale Surcharge toxique Inflammation chronique Défaillance hormonale surrénalienne L’intestin devient une passoire immunologique : des toxines, fragments bactériens (LPS), protéines alimentaires et métaux lourds passent dans le sang → le système immunitaire s’emballe → il attaque les tissus. Causes : Terrain digestif Dysbiose bactérienne et/ou fongique Hyperperméabilité intestinale Ralentissement digestif Intoxination endogène (toxémie) Alimentation pro-inflammatoire Gluten et céréales modernes Produits laitiers Lectines Excès de sucres et d’aliments acidifiants Cuissons agressives Surcharge toxique Overtoniens : Alcool, tabac, café Médicaments Métaux lourds Vaccins hépatite B Défaillance surrénalienne Il existe un lien documenté entre l’hypocortisolisme et la polyarthrite rhumatoïde. Le cortisol est un anti-inflammatoire naturel. Dans la PR, la production est insuffisante face à l’inflammation chronique, ce qui entretient la maladie. ➡ DHEA basse ➡ Cortisol inadapté ➡ Fatigue, douleurs, dérèglement immunitaire Carences fréquentes : Vitamine D Zinc Magnésium Vitamines B9, B12 Vitamines A & E Oméga-3 Attention à l'excès de fer (pro-oxydant) Biologie : À explorer dans une approche fonctionnelle : LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein) → perméabilité intestinale MOU urinaires → dysbiose bactérienne et fongique CRP ultra-sensible → inflammation de bas grade Vitamines : A, D, E, B9, B12 Zinc & magnésium érythrocytaires Profil en acides gras DHEA-S Solutions : Stratégie nutritionnelle anti-inflammatoire : éteindre le feu et réparer l’intestin. Alimentation Hypotoxique, anti-inflammatoire Type Seignalet, paléo Exclusion stricte : Gluten & lectines Produits laitiers Sucres Aliments ultra-transformés Glucides modérés Lipides de qualité (oméga-3, oméga-7, huile d’olive, de noix, de coco, ghee, graisse de canard, chocolat noir >70%) Réformes naturopathiques majeures Réparation de la muqueuse intestinale Détoxification progressive Jeûne thérapeutique encadré Lavements et drainage des émonctoires Sauna chaleur sèche (2–3×/semaine), photobiomodulation Cataplasmes d’huile de ricin sur les reins Eau faiblement minéralisée Marche pieds nus (earthing) Exposition solaire quotidienne Micronutrition : Nutriment Posologie Vitamine D3 3 000–4 000 UI/j (à doser) Vitamine A, E soutien muqueuses & immunité Vitamine K2-MK7 180 µg/j Zinc chélaté 22,5 mg/j Oméga-3 2 gr/j CoQ10 soutien mitochondrial MSM (soufre) anti-inflammatoire articulaire DHEA si déficit confirmé Huile de nigelle 500 mg × 2/j (effet anti-PR démontré) Micro-immunothérapie : LABO LIFE 2LPR ou 2LINFLAM Oligothérapie : Silicium organique Plasma marin de Quinton (isotonique) – 200 ml à jeun Cu-Or-Ag + Mn-Cu + K + Mg + Cu Phytothérapie anti-inflammatoire : Curcuma Gingembre Harpagophytum Reine des prés Ortie dioïque Cassis Saule Vergerette Autres actifs : Extrait d’ail Polyphénols : curcumine + quercétine Fenugrec (effet antiarthritique démontré) Gemmothérapie : Bourgeons de cassis Bourgeons de frêne Approche ayurvédique Nirgundi (Vitex Negundo) plante très polyvalente qui contribue au maintien d'os solides et à la souplesse des articulations. Shunti (gingembre sec) anti-inflammatoire à associer au guduchi. Guduchi (immunomodulant, adaptogène, antimicrobien, anti-inflammatoire, hépatoprotecteur). Conclusion : La polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante ne sont pas des fatalités génétiques. Ce sont des maladies de terrain : digestif, immunitaire, hormonal, oxydatif et toxique. Quand on répare l’intestin, qu’on apaise l’inflammation et qu’on restaure les surrénales, le système immunitaire se rééquilibre. C’est là que commence la véritable guérison. Citations : « Plus les standards d’hygiène sont élevés dans un pays, plus il y a d’allergies et de maladies auto-immunes. » - Giulia Enders « La polyarthrite rhumatoïde ne se résume pas à une atteinte articulaire : elle reflète souvent un déséquilibre immunitaire systémique alimenté par l’inflammation chronique, la perméabilité intestinale, le stress oxydatif et l’hygiène de vie. En médecine fonctionnelle, nous cherchons à comprendre et à corriger les causes sous-jacentes — alimentation, microbiote, charge toxique, gestion du stress — afin de soutenir la régulation immunitaire. » - Dr. Mark Hyman, médecine fonctionnelle « Les lectines sont les "missiles guidés" que les plantes utilisent pour attaquer leurs prédateurs, y compris nous. Chez les personnes génétiquement susceptibles, ces protéines ouvrent les portes de la paroi intestinale, permettant aux bactéries et aux toxines de passer dans le sang, ce qui déclenche une réponse immunitaire qui peut se transformer en polyarthrite rhumatoïde. » - Dr. Steven R. Gundry « Le lait a selon moi une probable responsabilité dans la polyarthrite rhumatoïde. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : La constipation La porosité intestinale Le microbiote L’inflammation Notion de terrain Les 9 facteurs de la santé intégrale La chasse aux toxiques Trois ennemis à contrôler Le ralentissement digestif et ses conséquences Les polyphénols Le collagène Les glucides Arthrite et rhumatismes Le lait de vache Le jeûne et les monodiètes Le plasma marin de Quinton Les poisons overtoniens L’eau de boisson Quelques règles alimentaires basiques Les aliments acidifiants Les céréales et amidons L’alimentation paléo La toxémie

  • Cycler les antioxydants

    Article de physiologie Une approche prudente et physiologique... Le cyclage des antioxydants s’inscrit dans un principe central en physiologie : l’hormèse. Autrement dit, une exposition modérée au stress oxydatif n’est pas uniquement délétère — elle est nécessaire à l’adaptation cellulaire. Les radicaux libres ne sont pas de simples “toxines”. Ils participent aussi à la signalisation cellulaire, à l’adaptation à l’effort, et à l’activation de voies comme Nrf2, impliquées dans la synthèse des systèmes antioxydants endogènes (glutathion, SOD, catalase). En excès et en continu, certains antioxydants exogènes peuvent atténuer ces signaux adaptatifs. L'équilibre est primordial. 1. Le piège du “toujours plus” d’antioxydants En médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, une nuance est essentielle : réduire le stress oxydatif n’est pas toujours bénéfique s’il est excessif. Adaptation à l’effort physique Après un exercice, le stress oxydatif déclenche des adaptations majeures : biogenèse mitochondriale amélioration de la sensibilité à l’insuline renforcement enzymatique antioxydant endogène Des apports élevés de vitamine C et E autour de l’entraînement ont montré, dans plusieurs études (PubMed), une possible atténuation partielle de ces adaptations. Production endogène Le corps produit ses propres systèmes de défense : glutathion superoxyde dismutase (SOD) catalase Un apport externe élevé et constant peut, par rétrocontrôle, réduire l’expression de ces systèmes internes. 2. Les principales molécules : intérêt et logique de cyclage NAC (N-Acétyl-Cystéine) Précurseur direct du glutathion. Intérêts : soutien du stress oxydatif modulation du statut redox soutien hépatique et immunitaire Points de vigilance : possible interaction avec certains minéraux (zinc, cuivre) via mécanismes de chélation discutés adaptation enzymatique possible en usage prolongé En pratique fonctionnelle : 5 jours / 7 ou cures de 3 semaines par mois. pauses régulières pour maintenir la capacité endogène de synthèse du glutathion Vitamine C Hydrosoluble, non stockée de manière significative. Physiologie : saturation intestinale au-delà de certains dosages (~1 gr./j selon les individus) élimination rapide urinaire Points clés : rôle dans la neutralisation des radicaux libres cofacteur enzymatique (collagène, immunité) Approche optimale : plutôt quotidienne à dose physiologique ajustement selon stress, infection, pollution les pauses ne sont pas indispensables mais peuvent aider à éviter la dépendance aux mégadoses Acide R alpha-lipoïque (ALA) Antioxydant mitochondriale et cofacteur métabolique. Intérêts : recyclage du glutathion et de la vitamine C amélioration de la sensibilité à l’insuline action mitochondriale directe Prudence : effet métabolique puissant → intérêt du cyclage possible modulation de la glycémie Recommandation : cycles 2 à 4 semaines avec pauses régulières Coenzyme Q10 Composant clé de la chaîne respiratoire mitochondriale. Particularités : action structurelle et fonctionnelle montée tissulaire lente (2 à 3 semaines) Logique : plutôt usage continu éviter les interruptions fréquentes qui empêchent la stabilisation tissulaire Vitamine E Antioxydant liposoluble membranaire. Privilégier un complexe de tocophérols (pas uniquement alpha) Rôle : protection des membranes cellulaires limitation de la peroxydation lipidique Point clé : stockage possible dans les tissus adipeux Approche : prudence sur les mégadoses prolongées (≥ 400 UI/jour = ≈ 268 mg) cyclage possible en fonction des apports alimentaires, particulièrement si : dose > 200 mg/j : 3 semaines / 4 ou 5 jours / 7 prise prolongée terrain inflammatoire ou cardiovasculaire Le saviez-vous ? Plusieurs méta-analyses ont soulevé des signaux faibles mais récurrents : augmentation possible du risque de mortalité toutes causes à ≥ 400 UI/j effet pro-oxydant paradoxal dans certains contextes augmentation du risque hémorragique (effet anticoagulant) 3. Quand cycler les antioxydants ? Contexte Stratégie recommandée Sport intensif Éviter les fortes doses autour de l’entraînement Infection aiguë Cure courte (7–10 jours) Prévention quotidienne Doses physiologiques + pauses régulières Stress chronique Ajustement individualisé, micronutrition ciblée 4. Le rôle central du stress oxydatif Le stress oxydatif n’est pas un ennemi absolu. Sans lui : moins d’adaptation musculaire moindre biogenèse mitochondriale signalisation cellulaire réduite C’est un signal biologique d’adaptation, pas uniquement un dommage. 5. Synthèse : faut-il cycler ? Oui, dans une approche fonctionnelle, le cyclage est souvent une stratégie pertinente : il limite l’adaptation négative il soutient les systèmes endogènes (glutathion, Nrf2) il respecte la physiologie du stress adaptatif Le schéma 5 jours / 7 est une option simple et efficace pour certaines molécules comme la NAC et l’ALA. Note importante : En cas de pathologie lourde ou de traitement médical (notamment oncologique), toute supplémentation antioxydante doit être strictement encadrée par un professionnel de santé. Dans certains contextes, les antioxydants peuvent interférer avec les mécanismes thérapeutiques. Conclusion : L’objectif n’est pas de supprimer le stress oxydatif, mais de l’optimiser. En micronutrition moderne, la clé n’est pas l’accumulation, mais l’équilibre dynamique entre stress et adaptation — véritable fondement de la vitalité cellulaire.

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