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  • Optimiser son fonctionnement hormonal

    Article d'endocrinologie Selon les travaux du Dr. Devaki Lindsey Berkson, pionnière de l'endocrinologie fonctionnelle, l'équilibre hormonal ne dépend pas uniquement de la quantité d'hormones circulant dans le sang. Leur efficacité repose également sur la qualité des récepteurs cellulaires, capables de recevoir et de transmettre correctement leurs messages. Cette vision, plus globale, place l'environnement, la nutrition, l'inflammation et l’hygiène de vie au cœur de la santé hormonale. Les hormones : le réseau de communication de l'organisme Les hormones ne contrôlent pas seulement la reproduction. Elles orchestrent la communication entre tous les organes et participent au maintien des fonctions cérébrales, cardiovasculaires, immunitaires, digestives, musculaires et osseuses. Elles influencent également le sommeil, l'énergie, l'humeur, la mémoire, le métabolisme et le vieillissement. En médecine intégrative, un bilan hormonal ne se limite donc pas aux concentrations sanguines : il est essentiel d'évaluer également la capacité des cellules à répondre correctement aux signaux hormonaux. Des récepteurs hormonaux en bonne santé Même lorsque les taux hormonaux sont normaux, leur action peut être diminuée si les récepteurs cellulaires deviennent moins sensibles. Plusieurs facteurs peuvent perturber cette signalisation : les perturbateurs endocriniens (plastiques, pesticides, solvants, bisphénols, phtalates…); l'inflammation chronique et le stress oxydatif (excès de radicaux libres) ; les métaux lourds ; le stress chronique et l'excès de cortisol ; certaines carences nutritionnelles. L'objectif est donc de préserver la sensibilité des récepteurs hormonaux tout en limitant les expositions toxiques. Cholestérol, prégnénolone et production hormonale Toutes les hormones stéroïdiennes sont fabriquées à partir du cholestérol. Celui-ci est transformé en prégnénolone, véritable molécule mère à l'origine de la progestérone, de la DHEA, du cortisol, des œstrogènes et de la testostérone. Un taux de cholestérol trop faible (hypocholestérolémie), une alimentation très pauvre en lipides ou certains traitements hypocholestérolémiants peuvent, chez certaines personnes, limiter la disponibilité de ces précurseurs hormonaux. SHBG : une protéine à surveiller La SHBG (Sex Hormone-Binding Globulin) transporte principalement la testostérone et les œstrogènes dans le sang. Lorsqu'elle est trop élevée, elle réduit la fraction libre biologiquement active de ces hormones. Son taux peut être influencé par l'âge, l'état thyroïdien, la santé hépatique, l'insuline, l'alimentation ainsi que certains médicaments. En micronutrition, plusieurs nutriments participent indirectement au maintien d'une SHBG équilibrée, notamment : Le bore (environ 3 mg/jour) ; le zinc (15 à 30 mg/jour) ; le magnésium (300 à 500 mg/jour), en complément d'une bonne sensibilité à l'insuline. Soutenir naturellement l'équilibre hormonal L'approche fonctionnelle privilégie une alimentation riche en nutriments et des apports ciblés lorsque des déficits sont identifiés. Les principaux nutriments impliqués dans le fonctionnement hormonal comprennent : zinc : 15 à 30 mg/jour ; magnésium : 300 à 400 mg/jour ; sélénium : 100 à 200 µg/jour ; vitamine B6 active (P5P) : 10 à 25 mg/jour ; vitamine D : selon les besoins biologiques ; bore : environ 3 mg/jour ; calcium D-glucarate : 500 à 1.000 mg/jour pour soutenir le métabolisme des œstrogènes ; extraits de crucifères riches en glucoraphanine ou sulforaphane pour favoriser les enzymes de détoxification de phase II. Le soutien du foie, de la barrière intestinale et des mitochondries constitue également un élément important de la médecine fonctionnelle, ces organes jouant un rôle majeur dans la synthèse, le métabolisme et l'élimination des hormones. Testostérone et androgènes chez l'homme Chez l'homme, la testostérone est bien plus qu'une hormone sexuelle. Elle contribue au maintien de la masse musculaire, de la densité osseuse, de la force, de la production des globules rouges, de la libido, de la fertilité, des fonctions cognitives et de la vitalité. Cependant, un taux sanguin élevé n'est pas toujours synonyme d'un bon fonctionnement hormonal. Une inflammation chronique, un excès de SHBG, un déficit en sommeil, une résistance à l'insuline ou une mauvaise sensibilité des récepteurs androgéniques peuvent limiter les effets biologiques de la testostérone. L'activité physique régulière, un sommeil réparateur, une alimentation de type paléo riche en protéines de qualité, des apports suffisants en zinc, magnésium, vitamine D et oméga-3, ainsi que la réduction de l'exposition aux perturbateurs endocriniens constituent les fondements d'une bonne santé androgénique. Hormones bio-identiques Le Dr. Berkson défend l'utilisation d'hormones bio-identiques lorsqu'un traitement hormonal est médicalement indiqué. Leur structure étant identique aux hormones naturellement produites par l'organisme, elles sont généralement préférées aux analogues synthétiques dans son approche. La prescription d'un traitement hormonal substitutif doit toutefois rester individualisée et réalisée sous surveillance médicale, avec une réévaluation clinique et biologique régulière. Le saviez-vous ? Le tissu adipeux n'est pas un simple stockage de graisse : il fonctionne comme un véritable organe endocrinien capable de produire de nombreuses molécules inflammatoires et même de transformer une partie de la testostérone en œstrogènes grâce à l'enzyme aromatase. À l'inverse, le muscle agit lui aussi comme un organe endocrinien en libérant des myokines pendant l'exercice physique, lesquelles améliorent la sensibilité à l'insuline, réduisent l'inflammation et favorisent un meilleur équilibre hormonal. C'est l'une des raisons pour lesquelles la musculation est aujourd'hui considérée comme un puissant allié de la santé hormonale et du vieillissement en bonne santé. Citations « Les hormones ne sont pas les seules responsables de leur efficacité ; la sensibilité des récepteurs cellulaires est tout aussi importante. » - Dr. Thierry Hertoghe « La testostérone est bien plus qu'une hormone sexuelle : elle participe au maintien de la force musculaire, de la densité osseuse, de la vitalité, de la cognition et de la qualité de vie. » - Pr. Abraham Morgentaler Articles complémentaires Augmenter la testostérone La ménopause L’andropause L’activité physique La musculation chez l’athlète de 50 ans et plus Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir

  • La N-acétylcystéine

    Article de nutrithérapie Description : Populaire en médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, la N-acétylcystéine (NAC) occupe une place de choix. Il s’agit d’un dérivé acétylé de l’acide aminé cystéine, utilisé tant comme complément alimentaire que dans certains médicaments fluidifiants les sécrétions mucosiques (glaires). La NAC est essentiellement un précurseur du glutathion, l’antioxydant majeur produit par nos cellules et en particulier le foie. En augmentant les réserves de glutathion, la NAC contribue à maintenir l’équilibre redox, c’est-à-dire, l’équilibre entre les radicaux libres et les défenses antioxydantes essentiel à la santé cellulaire. Ces effets thérapeutiques comme antioxydant, anti-inflammatoire, mucolytique, détoxifiant, antimicrobien, en fait un outil très intéressant dans une approche globale de santé et de prévention. Bienfaits prouvés qui justifient son intérêt dans une approche holistique de la santé : Protection antioxydante et cytoprotectrice : en tant que précurseur du glutathion, la NAC aide les cellules à neutraliser les radicaux libres et à limiter le stress oxydatif, principal moteur du vieillissement cellulaire et de nombreuses pathologies. Des études montrent que l’association L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Applications possibles liées au vieillissement et aux dysfonctionnements chroniques : grâce à ses effets antioxydants et anti-inflammatoires, la NAC est explorée dans des contextes variés : affections respiratoires chroniques (rhinite, sinusite, bronchopathies, emphysème, fibrose, etc.), maladies métaboliques, troubles liés à l’âge, voire certaines pathologies neurologiques ou psychiatriques. Action anti-inflammatoire : la NAC peut diminuer l’expression de marqueurs inflammatoires en inhibant des voies de signalisation inflammatoires. Effet mucolytique et respiratoire : utilisée de longue date en cas de mucus épais (bronchites, pathologies pulmonaires chroniques…), la NAC rompt les liaisons disulfure des mucines, ce qui fluidifie le mucus et facilite son évacuation. Détoxification & soutien hépatique : protège et régénère le foie. En cas de surcharge toxique (métaux lourds, toxiques environnementaux) ou de stress métabolique, la NAC, grâce au glutathion, participe à la neutralisation et à l’élimination des substances indésirables. Certaines sources évoquent un effet chélateur potentiel vis-à-vis de métaux lourds. C’est aussi un antidote contre la toxicité du paracétamol (Doliprane, Dafalgan). Résorption des biofilms & effet antimicrobien : on s’intéresse de plus en plus à son rôle dans l’inhibition ou la destruction de biofilms bactériens. Ces matrices protectrices que certaines bactéries forment pour résister aux antibiotiques. Elle peut perturber la structure des biofilms, ce qui améliore l’efficacité des traitements antimicrobiens naturels ou allopathiques. Synthèse du collagène : la NAC participe à la synthèse du collagène en fournissant de la cystéine, qui est un constituant essentiel à la formation de cette protéine. Elle joue donc un rôle dans la cicatrisation, ainsi que dans le maintien de la structure et de l'élasticité de la peau, des cheveux et des ongles, tout en apportant ses bienfaits antioxydants. Elle est utile dans la dermatite atopique. La N-Acétylcystéine peut améliorer la qualité du sperme chez les hommes. Posologie : Pour un usage quotidien « bien-être / antioxydant / détox / entretien général », les doses orales les plus couramment utilisées se situent entre 600 et 1.800 mg 5 fois par semaine pendant le repas du matin ou du midi. Certains protocoles cliniques emploient des doses jusqu’à 2.400 à 3.000 mg/jour (bronchopathies, fibroses, etc.), avec une bonne tolérance globale sur le long terme. Des doses très élevées ont été testées dans certains contextes sans effets indésirables sévères notables. Des études rapportent des doses allant jusqu’à 8.000 mg/jour via voie orale, sans toxicité majeure. Il est recommandé de faire des pauses régulières (ex: 5 jours sur 7) pour laisser les radicaux libres stimuler les gènes. Biologie : Glutathion réduit. Glutathion peroxydase (GPx). Superoxyde dismutase (SOD). Remarques : La tolérance de la NAC est en général très bonne, ce qui en fait un candidat sérieux pour un usage régulier, en dehors de contre-indications particulières à voir avec votre thérapeute. L’efficacité de la NAC varie selon l’indication, ce n’est pas une “potion magique” : elle ne remplace pas une bonne hygiène de vie, une alimentation physiologique, un sommeil de qualité, etc. En résumé : La NAC intervient comme antioxydant, détoxifiant, anti-inflammatoire, antimicrobien, mucolytique, protecteur hépatique et mitochondrial, soutien immunitaire, anti-vieillissant … ce qui en fait un « tout-terrain ». Précautions : Dans certains contextes pathologiques précis (maladies graves, traitements médicamenteux, contre-indications), un suivi médical ou un avis professionnel reste indispensable. Il n’existe pas d’interaction pharmaceutique avec d’autres molécules. Citations : « La NAC est bien plus qu’un simple complément : c’est l’un des outils les plus efficaces pour restaurer le glutathion, renforcer la détoxification et protéger les systèmes respiratoire et mitochondrial. » - Dr. Amin Gasmi « La NAC a le potentiel de prévenir les dommages à l'ADN, le cancer et d'autres maladies associées aux mutations par le biais de l'inhibition de l'invasion et des métastases, d'effets sur les mitochondries et plus encore. » - Dr. Joseph Mercola Articles complémentaires : La L-glycine Cycler les antioxydants

  • La ménopause

    Article naturo-hygiéniste Description : Diminution physiologique des niveaux d’hormones sexuelles (estrogènes, progestérone) chez la femme quinquagénaire. L’ovulation s’arrête, l’infertilité s’en suit. La périménopause (ou préménopause) est la période de transition hormonale précédant la ménopause, débutant souvent vers 45 ans et durant 4 à 8 ans. Elle se caractérise par des règles irrégulières, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et des changements d'humeur dus à la baisse des œstrogènes. La ménopause n'est confirmée qu'après 12 mois sans règles. L’œstradiol : L’17-bêta-œstradiol est la forme d'œstrogène la plus active et la plus puissante chez la femme, son taux fonctionnel optimal chez la femme est de 80-90 ng/L. C’est l’équivalent de la testostérone chez l’homme. Produit principalement par les ovaires sous le contrôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire, l’œstradiol agit comme un véritable chef d’orchestre métabolique grâce à ses récepteurs spécifiques répartis dans tout l’organisme. Sur le plan de la physiologie, il régule le cycle menstruel en stimulant la croissance de l’endomètre et favorise la maturation des follicules ovariens. Mais son rôle dépasse largement la sphère de la reproduction : il préserve le capital osseux en freinant la résorption de la trame osseuse par les ostéoclastes, protège le système cardiovasculaire en maintenant l’élasticité des vaisseaux vasculaires et un profil lipidique équilibré, et maintient l'hydratation et la trophicité de la peau ainsi que des muqueuses urogénitales. Au niveau du système nerveux central, l’œstradiol module la synthèse de neurotransmetteurs clés comme la sérotonine et la dopamine, influençant directement la régulation de la température corporelle, la qualité du sommeil, la mémoire et l'humeur. Sa chute progressive lors de la ménopause déséquilibre l'ensemble de ces fonctions biologiques. Les saviez-vous ? La chute brutale de l'œstradiol à la ménopause chez la femme trouve son pendant masculin dans l'andropause (ou déficit androgénique lié à l'âge), bien que la baisse de testostérone chez l'homme soit beaucoup plus progressive. La progestérone : Sécrétée principalement par le corps jaune après l'ovulation (puis par les glandes surrénales), la progestérone est l’hormone de la gestation, de la sérénité et de la protection tissulaire. Elle prépare l’endomètre à la nidation et exerce une action sédative et neuroprotectrice majeure grâce à ses métabolites (comme l'allopregnanolone), qui sont parmi les plus puissants stimulants naturels des récepteurs à GABA (acide gamma-aminobutyrique) dans le cerveau. En favorisant la transmission gabaergique, la progestérone calme le système nerveux, régule l’humeur, favorise un sommeil réparateur et limite le stress. Elle s’oppose également aux effets pro-inflammatoires et pro-prolifératifs des œstrogènes non compensés en protégeant les tissus mammaires et utérins. Le déclin de la progestérone et la chute du GABA : Lors de la périménopause et de la ménopause, la progestérone est souvent la première hormone à s'effondrer en raison des cycles anovulatoires. Sur le plan biologique, un taux optimal de progestérone devrait se maintenir idéalement au-dessus de 10 à 12 ng/mL en préménopause (en phase lutéale), et rester au-dessus de 4 à 5 ng/mL à la ménopause pour garantir un soutien neuro-hormonal. Lorsque ces taux chutent prématurément, le manque de stimulation gabaergique engendre un tableau clinique caractéristique de déficit en GABA : anxiété inexpliquée, irritabilité, sautes d'humeur, hyperémotivité, difficultés d'endormissement et réveils nocturnes. Ce déficit progestatif favorise également un état de hyperœstrogénie relative, source de rétention d'eau, de gonflements abdominal et mammaire, et de tensions corporelles. Symptômes : Arrêt des menstruations. Bouffées de chaleur. Sueurs nocturnes. Sommeil perturbé. Fatigue. Sécheresse cutanée et vaginale. Anxiété, dépression, irritabilité. Ces symptômes ne sont pas uniquement liés à la baisse hormonale. Causes : Il y a baisse d’énergie vitale et surcharge toxémique. Malheureusement, les règles ne sont plus là pour éliminer cette surcharge (saignée naturelle) via l’émonctoire utérus. Plus la personne atteinte a des symptômes importants, plus son terrain est saturé de déchets acides. Certaines dames n’ont pas de symptômes à la ménopause pour la simple raison qu’elle ont un terrain relativement sain. Le tabagisme fait entrer les femmes plus précocement dans la ménopause. L’alcool aggrave certains symptômes comme les sueurs nocturnes, les bouffés de chaleur, l’insomnie et la dépression. Un taux d’œstradiol trop bas : Les taux de référence de l’hormone féminine œstradiol pour une femme ménopausée âgée de 50 ans ou plus vont de 20 à 45 pg/ml. Ces valeurs sont trop basses. Cet exemple illustre à quel point utiliser des valeurs de référence adaptées à l’âge pour l’interprétation d’un test hormonal est une erreur. Toute femme qui a un taux entre ces limites est en carence en œstradiol. Des études ont démontré que tout taux d’œstradiol situé de façon permanente en-dessous de 70 à 80 pg/mL est lié à des risques augmentés de maladies liées à l’âge tels que l’ostéoporose, l’insuffisance coronarienne, la dépression, etc. Solutions : Diminuer la charge toxémique. Reposer et drainer les émonctoires. Augmenter l’énergie vitale qui favorisera l’élimination et l’état de bien-être. Faire la chasse aux toxiques, notamment des perturbateurs endocriniens. Consommer régulièrement des jus de légumes. Consommer une eau de haute qualité. Consommer de bons lipides dont des oméga-3 pour le bon fonctionnement hormonal et baisser l'inflammation. Monodiètes. Diminuer drastiquement les aliments acidifiants. Supprimer les produits laitiers et l’alcool. Le lait de vache contient des facteurs de croissance et des polluants qui boostent l'aromatase (transformation des hormones en œstrogènes inflammatoires). Adopter une alimentation plus saine, plus physiologique, plus équilibrée, plus biologique de type paléo par exemple. Pratiquer la cohérence cardiaque. Phytothérapie : Sauge officinale (œstrogen-like) : tonique du système reproducteur féminin, diminue les bouffées de chaleur. Houblon (œstrogen-like) : soulage les symptômes de la ménopause et de la préménopause, notamment les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l'irritabilité et les troubles du sommeil. Riches en phytoœstrogènes. Ortie dioïque : modulateur hormonal. Contient des composés phytoestrogéniques, structurellement ou fonctionnellement similaires à l'hormone œstrogène et à son métabolite actif, et possède des propriétés anxiolytiques. Shatavari : plante ayurvédique vénérée qui réduit les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l’anxiété, l’insomnie, les troubles digestifs, la sècheresse vaginale et améliore la libido. C'est le ginseng de la femme. Isoflavones de soja : atténuent les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Elles aident à équilibrer la baisse hormonale. Ashwagandha : plante adaptogène ayurvédique efficace pour soulager les symptômes de la ménopause, notamment le stress, l'anxiété et l'insomnie, en aidant à réguler le cortisol. Des études suggèrent qu'elle peut réduire la fatigue, diminuer les bouffées de chaleur et aider à l'équilibre hormonal. Gemmothérapie : le bourgeon de framboisier diminue les désagréments liés à la pré et post ménopause comme les bouffées de chaleur, la rétention d’eau ou encore les troubles nerveux. Ou Fem50+Gem Herbal Gem. Compléments alimentaires : Vitamine C, B et E. Vitamine D3 + K2 : Toujours les associer. La K2 est cruciale pour diriger le calcium vers les os et éviter la calcification des artères. Magnésium contre l’irritabilité, les troubles du sommeil et l’humeur. Indispensable comme cofacteur du récepteur GABA (relaxation) et pour l'activation de la vitamine D. Iode. Bore. Coenzyme Q10 Oméga-3 : minimum 1 gr. par jour pour stabiliser le système immunitaire et réduire l'inflammation systémique. Fer : une ferritine basse (même sans anémie, ex: < 30 µg/L) empêche la synthèse hormonale. Consommer du plasma marin de Quinton. Oligothérapie : zinc/cuivre et manganèse/cobalt ayant une action sur la fatigue, les bouffées de chaleur et l’insomnie, cure de 6 mois. DHEA : précurseur de la cascade hormonale. Biologie : Vérifier la concentration en iode urinaire sur 24 heures : > 110 µg /L. Fonction surrénalienne. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse. Fonction gonadique : œstradiol, progestérone. Insuline et glycémie à jeun. Hémoglobine glyquée : HbA1c. Fer, ferritine. Coenzyme Q10 Magnésium érythrocytaire. Vitamine D, B9, B12 active. Remarques : Les 9 facteurs de la santé intégrale devront être respectés, ce sont les conditions de la santé, du bien-être et de la longévité. Les troubles rentreront dans l’ordre au bout de quelques mois et de manière durable en fonction de la bonne application de ce protocole naturel. Consultez un praticien de santé naturelle qui vous guidera et individualisera précisément votre protocole. En cas d'anxiété, ne pas prendre de GABA seul si vous manquez de magnésium, car cela peut avoir un effet excitateur inverse. Citation : « Les femmes qui font une ménopause très confortable, avec très peu, voir aucun symptômes sont typiquement des femmes qui ont une très bonne fonction surrénalienne. » - Dr. Georges Mouton « La (pré)ménopause, ce n’est pas seulement un manque d’œstrogènes, mais également un manque de progestérone, DHEA, testostérone, cortisol, T3… » - Dr. Stéphane Résimont « La ménopause n'est pas une date de péremption, c'est une mutation. Ce n'est pas la fin de la féminité, c'est le début d'une liberté nouvelle où le corps demande simplement qu'on s'occupe de lui différemment. » - Dr. Michel Mouly Article complémentaire : Trois ennemis à contrôler

  • L'insomnie et les troubles du sommeil

    Article naturo-hygiéniste Un sommeil perturbé et incomplet fera le lit de toutes sortes de troubles physiques, psychiques, neurologiques, endocriniens et immunitaires par énervation (baisse d’énergie vitale). Il n’est pas possible d’avoir une bonne santé, une bonne vitalité et un niveau de conscience élevé sans un repos suffisant et réparateur. Le sommeil est vital pour l’organisme. C’est la phase anabolique du métabolisme (réparation, reconstruction, élimination, recharge énergétique, etc.). En hygiénisme, la régénération et l’autoguérison ne peut être réalisée que par deux éléments principaux : le repos et l’alimentation physiologique. Les somnifères induiront un sommeil artificiel sans sommeil paradoxal qui ne permettra pas la récupération physique et mentale. Ces drogues chimiques intoxiqueront l’organisme. 1 million de personnes souffrent d’insomnie sévère en Belgique, soit près de 9% de la population. Causes : La cause de l'insomnie est souvent multifactorielle. D'un point de vue naturopathique, la tension nerveuse et musculaire peut s'expliquer par une surcharge de toxines (toxémie) ou de déchets métaboliques au niveau de l'organisme, venant perturber le système nerveux autonome. Une cure de détoxification ou un jeûne peut ainsi favoriser le retour à l'équilibre du système nerveux et accompagner un sommeil de meilleure qualité. Les soucis. La douleur. Un foie fatigué. Le fluor. L’aspartame (perturbation de la conversion sérotonine -> mélatonine). Les écrans (lumière bleue*) avant d’aller au lit (blocage de la production de mélatonine**). Une lumière trop forte le soir dans les espaces de vie. La consommations de stimulants, d’overtoniens, de médicaments. Les rayonnements électromagnétiques dans la chambre (Smartphone, radio-réveil, babyphone, téléphone sans fils, Wi-Fi, etc.). La parasitose intestinale. La dysbiose intestinale. L’hypothyroïdie : l’hormone thyroïdienne T3 (forme active) est absolument essentielle pour obtenir un sommeil de qualité, et plus particulièrement un sommeil profond. Un déséquilibre hormonal (TSH, T3, T4, progestérone, testostérone, œstradiol US, IGF-1, androstanédiol glucuronide, prolactine, cortisol, prégnénolone, DHEA-S, insuline et glycémie à jeun) Un déséquilibre des neurotransmetteurs. Une dysfonction surrénalienne. Le manque ou l’excès d’exercice physique. Les carences et les excès alimentaires. Un lit mal adapté, mal orienté (de préférence tête au nord). Une chambre trop chaude, trop froide, trop lumineuse, mal insonorisée. Un bain chaud le soir. Pour bien dormir, la température corporelle doit baisser. *« La lumière bleue est la lumière la plus toxique pour la rétine centrale. Il ne faut donc jamais porter de lunettes avec des verres bleus, mais plutôt marrons ou gris. C’est dans le noir que le pigment rétinien se reconstitue, donc la nuit il ne faut surtout pas de lumière, il faut dormir dans le noir absolu. Les personnes qui regarde les écrans et la TV la nuit se font des DMLA plus tôt que les autres. » - Dr. Catherine Orsoni Dupont, ophtalmologue **La mélatonine est l'hormone du sommeil. Elle est libérée et augmente à mesure que la luminosité diminue. La synthèse de la mélatonine se réalise dans la glande pinéale à partir du tryptophane. Tryptophane + vitamine B6 => sérotonine => mélatonine. Le maïs et ses produits dérivés, réduisent notre capacité à produire de la sérotonine. La magnésium et la taurine renforcent l’action de la sérotonine. Le manque de sommeil altère la fonction de la barrière hémato-encéphalique prédisposant aux maladies neurodégénératives. Biologie : Insuline et glycémie à jeun GABA Mélatonine Progestérone Prégnénolone Œstradiol Prolactine IGF-1 Androstanédiol gluc. Testostérone Glutamate Vitamines B6, B9, B12 Magnésium érythrocytaire, zinc, calcium, fer, ferritine Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4) Bilan surrénalien complet Profil des neurotransmetteurs urinaires : GABA (inhibiteur/relaxant), Sérotonine (précurseur de la mélatonine), Dopamine et Noradrénaline/Adrénaline (excitateurs). Solutions : La suppression des causes. La cohérence cardiaque. La méthode 4-7-8. L'exercice physique quotidien. La fatigue musculaire est très importante pour bien dormir. L’activité physique compense la fatigue nerveuse et intellectuelle. Une balade en forêt et l'exposition au soleil. La connexion à la terre 10 minutes avant d’aller au lit (décharge d’électricité statique et reprise d’électron de la terre). Se règle petit à petit pour arriver au bout de 4 à 5 jours au plein potentiel. Un nettoyage du trio : foie, vésicule, intestins est tout indiqué. La gestion du stress et des émotions. Le massage californien. La pratique du sauna. La lecture au lit avec lumière tamisée. Le port de lunettes anti-lumière bleue le soir. Chambre calme, sans source de luminosité, bien aérée avec une température ambiante d’environ 18° C. Observer quelques règles alimentaires basiques. Nourriture suffisamment pourvue en tryptophane (cabillaud, poulpe, volaille, œufs, riz complet, banane, fromage, noix, graines de courge). Repas équilibré et digeste au moins 3 h avant de dormir. Vérifier s’il n’y a pas de parasitose intestinale. Se lever progressivement plus tôt, pour augmenter la fatigue le soir en se couchant assez tard mais à heure fixe. La photobiomodulation. Méthode 4-7-8 Le sommeil a un effet réparateur sur le système immunitaire et le système endocrinien. Béquilles de soutient phytothérapeutiques : Tisanes de : camomille, tilleul, mélisse, lavande, houblon (femme), valériane, etc. (avant le repas du soir). Ashwagandha (adaptogène). Extrait de valériane de 600 à 1.500 mg. Safran en fin d'après-midi. Cannabidiol (CBD). Gemmothérapie : Noctigem (Herbal Gem) ou Gem-Nocte (Alpha Gem). En phytothérapie, nous observerons toujours une fenêtre thérapeutique d'une semaine toutes les trois semaines de traitement. Un sommeil de mauvaise qualité augmente au fil du temps le risque de développer une maladie grave, notamment une maladie neurodégénérative. Compléments alimentaires : Magnésium taurate ou Magnésium bisglycinate + L-taurine de 500 à 2.000 mg. Vitamines complexe B. L-glycine 3.000 à 5.000 mg au coucher. L-théanine (stress physique et mental, relaxation, sommeil). Acides gras oméga-3. Vitamine D. Oligothérapie : Granions de lithium. Citations : « C’est un crime de prescrire un narcotique, un hypnotique ou un soporifique – c’est-à-dire un somnifère – à celui qui ne dort pas. » - H. M. Shelton « Pour favoriser la relaxation et le sommeil, rien n’égale un vrai massage de la tête aux pieds.» - Robert Masson « Le manque de sommeil est ce que je considère comme la cause la plus courante de stress et une cause fréquente d’hyperinsulinisme et de résistance à l’insuline. » - Pr. Benjamin Bikman, biologie cellulaire et physiologie Articles complémentaires : Le café Les poisons overtoniens Les stimulants L'activité physique Le travail de nuit

  • Ne jamais enlever d’organes : appendice, amygdales, vésicule, etc.

    Article de santé naturelle Dans le corps humain, tous les tissus sont liés les uns aux autres, intégrés dans un ensemble, harmonisés, équilibrés par une régulation humorale, sanguine et neuroendocrinienne. Le corps est donc un assemblage de parties et d’organes en relation réciproque, en interdépendance, chaque organe ou partie est fait de tissus, et ces tissus sont composés de cellules. (Voire : Les lois qui régissent notre santé - n° 4 & n° 8). Si l'homme mange une nourriture adaptée à son système digestif de primate, ses organes ne tomberont jamais malades et ne poseront jamais de problèmes, car ses cellules seront baignées dans des humeurs propres et nourricières. Tous les organes sont importants au bon fonctionnement du corps, on n’ôte pas d’organes, on les régénère à partir de la cellule, qui est la plus petite masse vivante organisée, c’est l’unité du premier ordre du corps humain. Lorsqu'un symptôme signale une anomalie dans le système, il ne faut pas masquer ce signal d'alarme par la prise de médicaments chimiques allopathiques, mais plutôt chercher la cause du problème à la racine, en agissant de la sorte, on corrige le terrain et l'anomalie se résout définitivement et naturellement. L'appendice Cette excroissance d'une dizaine de centimètres située au bout du colon a un rôle bien réel. Elle sert de refuge aux « bonnes bactéries » qui tapissent les parois de notre intestin. Lors de fortes diarrhées, ou de prise d'antibiotiques, ces micro-organismes sont protégés à l'intérieur de cet abri naturel à partir duquel ils peuvent recoloniser l'intestin. Chez l'homme et les autres primates, la communication entre l'intestin et l'appendice n'est pas directe. Elle se fait par un renflement qui forme une sorte de barrière. Cela a un rôle immunitaire. L’appendice iléo-cæcal ou vermiculaire crée également des anticorps et est surtout constitué de ganglions lymphatiques. L’appendice produit et secrète aussi un puissant liquide germicide qui se libère automatiquement dans le cæcum lorsque des déchets provenant de l’intestin grêle peuvent s’avérer néfastes pour l’individu. C’est seulement si la bile n’est pas émise régulièrement ou en quantité suffisante que la région appendiculaire s’enflamme et s’infecte. Il faut donc être attentif à un dérèglement hépatique. Solutions : Adopter une alimentation pour laquelle le système digestif humain est prévu avec suffisamment de fibres, les fibres sont en outre des prébiotiques. Le jeûne doit être appliqué. Il existe des moyens naturels efficaces pour se débarrasser d'une appendicite. Environ 19% des cas d’appendicite peuvent terminer en péritonite, dans la majorité des cas provoquée par l’auscultation maladroite du médecin… En cas de péritonite, l’intervention chirurgicale d’urgence s’impose sans équivoque ! Les amygdales Et les végétations, sont des glandes qui font partie du système lymphatique. Elles ont la capacité de fabriquer des globules blancs. Ceux-ci sont la principale source de défense du corps, les amygdales agissent comme organes d’élimination, leur rôle est vital. En formant ces globules blancs et en produisant des anticorps, les amygdales contribuent à la défense de l’organisme contre les microbes. Comme elles sont situées à l’arrière gorge, elles offrent une barrière qui protège les voies aériennes inférieures de toute invasion. Ce sont les filtres du système lymphatique, elles aident à combattre les infections en piégeant les bactéries et les virus, c’est là que les cellules immunitaires vont détruire les cellules endommagées. Les ganglions lymphatiques sont de vraies usines immunitaires : avec des lymphocytes, des neutrophiles, des macrophages, des phagocytes et des anticorps. Des amygdales enflammées sont le reflet d’une surcharge des déchets, la conséquence et non la cause de l’état toxémique du corps. Les extirper sans modifier les causes des troubles de santé revient à faire disparaître un symptôme, une sonnette d’alarme, pour éteindre un incendie. La solution est facile et rentable, mais elle détruit en partie les possibilités de désintoxication de l’individu. L’amygdalite et les végétations adénoïdes vont donc de pair avec un encrassement humoral et cellulaire (toxémie). Les symptômes locaux sont l’expression d’un trouble général. Des chercheurs signalent que l’ablation des amygdales favorise le développement de la poliomyélite. (Dr. Michel Georget – Vaccination Les Vérités Indésirables) En ôtant ces filtrent précieux, l’état humoral et l’état toxémique s’aggraveront tôt ou tard, en débouchant sur des troubles plus importants et plus graves… « Une enquête menée sur des milliers d’ouvriers, à qui l’on avait enlevé les amygdales dans leur jeunesse, a clairement démontré que les troubles consécutifs à une amygdalectomie renvoient tous à une perte de dynamisme physique, sexuel et mental. Trente années d’études en Italie ont démontré que, tôt ou tard, l’ablation des amygdales réduit la vigueur et la vitalité des individus qui l’ont subie. » – Dr. Norman Walker. “Des chercheurs se sont intéressés aux conséquences à long terme de l’ablation des amygdales, organes impliqués dans les défenses immunitaires. Les résultats de leurs travaux sont alarmants : l’exérèse des végétations est associée à un risque d’affections respiratoires multiplié par presque 3, comparé au taux observé dans la population n’ayant pas subi ce type d’intervention. Asthme, grippe, pneumonie et bronchopathie chronique obstructive (BPCO) sont concernés. L’amygdalectomie, quant à elle, est reliée à un risque multiplié par un facteur voisin de 2 pour ce qui est des pathologies respiratoires citées et de la conjonctivite. Quant au risque d’otite moyenne, il est multiplié par 4 à 5 !” - S. G. Byars, S. C. Stearns et J. J. Boomsma, dans Jama Otolaryngology Head and Neck Surgery, juin 2018. “Ne mettez jamais votre système immunitaire en péril, ne faites jamais enlever de ganglions lymphatiques ! Les conséquences peuvent être dévastatrices. Ne traitez pas, régénérez !” - Dr. Robert Morse Solutions : Supprimer les causes de la toxémie, Corriger l’alimentation et supprimer les aliments mucogènes ‘colles’ (surtout lait de vache & céréales) et acidifiants (cristaux) qui congestionnent et enflamment les amygdales via une lymphe surchargée de déchets (Voire articles : Les aliments mucogènes et acidifiants). Irriguer le colon aidera à éliminer la putréfaction de l’organisme qui se manifeste dans les amygdales malades. Jeûner quelques jours apportera un grand bénéfice pour permettre à la lymphe et aux ganglions de se désengorger. Vérifier la fonction thyroïdienne. La vésicule biliaire Cet organe est une petite poche située sous le foie. La vésicule biliaire a un rôle de stockage de la bile et participe à la digestion. La bile émulsionne les lipides, ce qui favorise leur transformation par l’action des sucs pancréatique et intestinal. La bile joue donc un rôle indispensable dans la digestion des graisses. Elle permet également d’éliminer certains déchets, principalement la bilirubine, l’excès de cholestérol et les produits de dégradation des médicaments de l’organisme. Elle aide le foie à se débarrasser de ses toxines. Elle a un rôle complémentaire à celui du foie. La bile permet aussi la lubrification et la désinfection du bol intestinal, l’alcalinisation du bol duodénal et la fabrication de la vitamine K. Son ablation (cholécystectomie) rend les digestions plus délicates et perturbées, conduit à l’appauvrissement du sang et fragilise l’organisme qui se défend moins bien. Remarque : Il y a des troubles accrus de la vésicule biliaire chez les femmes qui prennent la pilule contraceptive. Une douleur du côté de la nuque et de l’épaule droite signe en général un problème de la vésicule. Une vésicule biliaire chargée de lithiases est un signal indiquant qu’il est temps de réformer l’hygiène de vie. Causes de la formation de calculs biliaires : Surcharge et congestion hépatique, stéatose hépatique. Syndrome métabolique. Alimentation déséquilibrée avec excès d’aliments mucogènes (pain, pâtes, sucre, céréales, produits laitiers, mauvaises graisses, aliments raffinés et transformés, etc.). Toxiques : médicaments, alcool, sucre, graisses trans. Carences en acides aminés : L-glycine, N-acétylcystéine et L-taurine. Mauvaise hydratation. Vidange vésiculaire faible (manque de lipides de bonne qualité). Manque d’activité physique. Hypothyroïdie (ralentissement de la vidange biliaire). Dysbiose et porosité intestinales (surcharge du foie). Le stress perturbe la digestion et peut provoquer une contraction anormale de la vésicule rendant l'écoulement de la bile moins efficace. Solutions : Le comportement causal devra être abandonné sous peine de récidives. Limiter les aliments mucogènes et acidifiants et adopter une alimentation pour laquelle le système digestif humain est prévu, avec suffisamment de fibres et de graisses. Reposer le système digestif par du jeûne, du jeûne intermittent, des diètes de bouillons de légumes ou de raisin. Prendre des repas moins complexes, plus légers et plus digestes. Eviter le ralentissement digestif, la suralimentation et la constipation. Augmenter la production de bile. L’excès d’insuline ou d’œstrogènes peuvent être la cause d’insuffisance biliaire, ainsi que le manque de lipides alimentaires dont les graisses saturées. Supprimer les overtoniens dont l'alcool notamment, les sucres raffinés (sodas, confitures, bonbons, etc.), les graisses cuites et les margarines, la viande rouge en excès, les produits laitiers et les charcuteries. Ne jamais associer de fruits, de jus de fruits ou des aliments acides avec des amidons au même repas. Prendre du jus de radis, radis noir, navet et raifort 10 à 50 ml/J. pendant 3 semaines. Prendre chaque matin à jeun pendant un mois : une cuillère à soupe d’huile d’olive avec 2 gouttes d’huile essentielle de citron zest et 1 goutte de romarin à verbénone. Acides gras oméga-3. Tester la cure A. Moritz, mais elle ne fonctionne pas toujours. Phytothérapie : Plantes cholagogues, cholérétiques et anti-lithiasiques biliaires : aubier de tilleul en première intention, boldo, radis noir, artichaut, chardon Marie, chélidoine, romarin, pissenlit, orthosiphon, curcuma, gentiane si calculs < 5 mm. Des tisanes de gaillet gratteron 3 à 4 fois par jour sont indiquées, aidant à dissoudre les calculs tout en ayant une bonne influence sur le système lymphatique. Gemmothérapie : érable champêtre + frêne + romarin. Aromathérapie : HE de genévrier 2 g – 3 x/J. en cure de 10 jours. Oligothérapie : soufre. Nutrithérapie : iode qui augmente la T3 et l'évacuation de la bile. Sels biliaires. L-taurine, L-glycine, N-acétylcystéine, vitamines B6, B9, B12, C, K2, magnésium, choline. Il existe des moyens naturels qui ont fait leurs preuves pour se débarrasser des calculs à la vésicule sans douleurs et sans chirurgie. Si la vésicule est enlevée et que les causes ne sont pas éliminées, des calculs pourront se créer dans le foie. Biologie : Vérifier la fonction thyroïdienne, le taux d’œstrogène, d’insuline et de cholestérol. « La nature n’a pas conçu la vésicule biliaire chez l’être humain pour qu’elle soit retirée. La vésicule biliaire est indispensable au bon fonctionnement du foie. Votre corps vous appartient et si, par ignorance de son fonctionnement, vous acceptez de vous soumettre au bistouri d’un chirurgien, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même. » - Dr. Norman Walker « L’hypothyroïdie constitue une cause très fréquente de calculs biliaires et il faut y voir un lien évident avec l’hypercholestérolémie concomitante. » - Dr. Georges Mouton Témoignages : « Je me suis faite opérer de la vésicule biliaire en octobre 2020 et depuis j'enchaîne les soucis hormonaux et digestifs. J'ai perdu beaucoup de poids, je suis constamment fatiguée et angoissée, j'ai des selles molles voire liquides avec une couleur jaune marron, j'ai des indigestions et des éructations intempestives qui me bloquent la respiration, j'ai donc du mal à m'alimenter car rien ne passe ni liquide ni solide. J'ai des douleurs au niveau des omoplates surtout côté gauche et une lourdeur à l'estomac. J'ai aussi de l'air bloqué dans l'œsophage et des remontées acides parfois. Je suis perdue… » - O. Y. « Opérée en urgence en 2005, depuis ma vie et ma santé complètement KO. Ma mère, ma tante ainsi que ma grand-Mère idem. Intestin perméable et irritable, prise de poids dû au dérèglement général. Bref, si j’avais pu éviter je me serais bien abstenue. » - S.M. La prostate Voire : Prostatisme Par le Dr. André Passebecq, naturopathe hygiéniste (Extrait du livre : Initiation à la santé intégrale) : "Existe-t-il, dans le corps, des organes inutiles ? « Dans l’organisme, disait Kant, tout est réciproquement moyen et fin » ; c’est en cela que consiste sa finalité sans laquelle il ne pourrait réaliser son but par excellence, c’est-à-dire sa vie même. C’est la loi du corps vivant que chaque partie, ayant besoin de toutes les autres, se mette à leur service pour le plus grand bien du tout ; l’utilité réciproque n’est qu’un aspect particulier de l’unité fonctionnelle de l’être animé, source de la compensation interne. Les organes prétendus inutiles Au XIXe siècle, on comptait encore, dans le corps humain, huit organes prétendus inutiles : la thyroïde, les capsules surrénales, l’hypophyse, l’épiphyse, le thymus, la rate, les amygdales et l’appendice. Or, les trois premières glandes sont reconnues aujourd’hui chez les vertébrés comme des organes endocriniens d’une importance essentielle. La science a mis longtemps aussi à découvrir l’utilité des organes lymphoïdes, terrain de formation des petits globules blancs du sang. Telles sont la nature et la fonction de la rate, où se détruisent également les globules rouges. Aux formations lymphoïdes appartiennent également le thymus, les amygdales et peut-être aussi faut-il y ranger l’appendice, à cause des follicules lymphoïdes inclus dans sa paroi. Tous ces organes sont importants ; certains sont vitaux. Ce n’est pas sans danger que l’on peut en priver l’individu. Aristote disait que la nature ne fait rien en vain ; chez les êtres vivants, tous les organes fonctionnent au bénéfice de la vie, et là réside la définition même de toute fonction comme mécanisme dont l’action aboutit à une fin utile pour l’organisme tout entier.” Anecdote : Aux USA, environ 200.000 femmes subissent une ablation de l'utérus chaque année, souvent pour prévenir le cancer du col de l'utérus. En Allemagne, 99,983 % des femmes ne développent pas ledit cancer… (Source : Virus Mania, éditions Résurgence). La santé ne peut être rétablie que si les causes disparaissent. La médecine conformiste ne compte généralement que sur des procédés destructifs et suppressifs, l’ignorance des véritables causes et du processus de la ‘maladie’ perpétue de telles erreurs. Ceux qui préfèrent utiliser des médicaments chimiques et/ou user du bistouri, ne doivent rien changer à leur hygiène de vie. Voire loi n° 4 de symbiose interne : Aucun organe n’est inutile pour une symbiose optimale ; on ne saurait en retrancher un seul sans nuire au parfait fonctionnement de l’ensemble. Citations : « La peur et les théories erronées détournent les hommes de la nature et de la physiologie, et leur font faire beaucoup de choses absurdes et nocives. Les indications de la nature sont le guide véritable dans la recherche de la santé. Des théories éphémères, nommées à tort science, causent souvent beaucoup de tort. » - Dr. Herbert M. Shelton « Une opération chirurgicale est plus spectaculaire que d’enseigner aux gens comment vivre pour éviter les maladies chroniques et la chirurgie. » Dr. John H. Tilden « Dans notre organisme, chaque organe joue un rôle précis en association avec les autres. Leur interdépendance et les subtils équilibres qui sont réalisés entre eux font que rien ne peut être rajouté ou retranché à la « machine organique » pour qu’elle fonctionne mieux. La localisation et le volume de chaque organe sont strictement déterminés par rapport aux autres, et leur fonctionnement individuel est accordé afin qu’en tant que tout, ils puissent fonctionner harmonieusement. » - Christopher Vasey « Jusqu’à ce que l’homme puisse reproduire un brin d’herbe, la Nature peut rire de ses prétendues connaissances scientifiques. » - Thomas Edison « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • La diverticulite

    Article naturo-hygiéniste Description : En naturopathie et en médecine fonctionnelle, la diverticulite n’est jamais considérée comme une inflammation isolée ou accidentelle. Elle représente l’aboutissement d’un déséquilibre global du système digestif, intimement lié à l’alimentation moderne, au mode de vie et au terrain individuel. La diverticulose (présence de diverticules) est une anomalie quasi exclusivement observée dans les pays industrialisés. Elle est fortement corrélée à une alimentation pauvre en fibres naturelles, raffinée et dévitalisée. Ce type d’alimentation entraîne une déshydratation des selles, un ralentissement du transit et une stagnation du bol fécal dans le côlon, en particulier au niveau du côlon gauche. Sous l’effet de pressions répétées, de petites hernies de la muqueuse intestinale se forment à travers la paroi musculaire : ce sont les diverticules. « Des travaux épidémiologiques ont attiré l’attention sur les risques d’une alimentation dépourvue de fibres. Le ralentissement important du transit intestinal qu’elle entraîne favorise l’apparition de diverticules dans le côlon. » - Dr. Arlette Mossé Les fermentations et putréfactions coliques excessives jouent un rôle central dans ce processus, en fragilisant la muqueuse intestinale et en entretenant un terrain inflammatoire chronique. Diverticule colique : hernie de la muqueuse colique. Photo d'un diverticule Diverticulite : quand l’inflammation s’installe La diverticulite correspond à l’inflammation (et parfois l’infection) de ces diverticules. Elle survient généralement à la suite d’une impaction fécale, souvent associée à une constipation chronique sévère. Selon le Dr. Robert Morse, la diverticulite est directement liée à l’alimentation occidentale standard, pauvre en fibres vivantes et riche en aliments transformés : « La diverticulite est la suite d’une impaction fécale. » - Dr. Robert Morse Sur le plan naturopathique, la diverticulite est un signal d’alarme puissant, souvent très douloureux, indiquant qu’un changement profond d’hygiène de vie est devenu indispensable (voir Les 9 facteurs de la santé intégrale). Les fermento-putrescences coliques sont des éléments clés dans l’apparition des diverticules. Diverticulose et diverticulite Approche nutritionnelle pendant et après la crise Pendant la crise aiguë Contrairement aux idées reçues, les fibres sont contre-indiquées pendant la crise : elles deviennent mécaniquement irritantes pour une muqueuse enflammée. Objectifs : Mettre le système digestif au repos Réduire l’inflammation Soutenir l’élimination sans agresser Le jeûne thérapeutique, lorsqu’il est bien encadré, est particulièrement indiqué. Les jus de légumes frais (sans fibres) sont également recommandés : riches en minéraux alcalinisants, antioxydants et composés anti-inflammatoires. Après la crise Les fibres doivent être réintroduites très progressivement, en privilégiant les fibres solubles, jusqu’à atteindre idéalement 30 à 40 g par jour. Objectif à long terme : Restaurer un transit fluide Nourrir le microbiote Prévenir les récidives Causes de la diverticulose et de la diverticulite Causes alimentaires : Alimentation industrielle, ultra-transformée, raffinée Aliments inflammatoires et mucogènes Gluten, excès de glucides, huiles végétales raffinées Épices irritantes (poivre, piments, moutarde) Additifs alimentaires, pesticides Aliments riches en anti-nutriments À noter : À l’inverse d’un manque de fibres, un excès de crudités et de fibres mal adaptées, comme dans certains régimes végétariens ou végétaliens non personnalisés, peut également favoriser la diverticulose par dilatation excessive du tube digestif et fermentations cellulosiques importantes. Causes médicamenteuses : Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) Antibiotiques Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) Causes hygiéno-émotionnelles et fonctionnelles : Tabac, alcool Stress chronique → Via l’axe intestin–cerveau, le stress modifie la motricité intestinale, réduit la vascularisation de la muqueuse et fragilise les tissus coliques. Constipation chronique (facteur mécanique majeur) Porosité intestinale (hyperperméabilité) Dysbiose intestinale → Baisse de production de butyrate, acide gras essentiel à la santé du côlon Ralentissement digestif Grignotage permanent Hypochlorhydrie (manque d’acide chlorhydrique) Manque d'activité physique (sédentarité) Carences nutritionnelles fréquentes : Magnésium Vitamines A et D Fibres Butyrate Zinc Solutions : Identifier et supprimer les causes Assainir le côlon en douceur Adopter une alimentation de type paléo : naturelle biologique digeste anti-inflammatoire Intégrer des jus de légumes frais Cure de zéolite (environ 3 mois) pour capter toxines et déchets Phytothérapie : Camomille matricaire : apaisante, anti-inflammatoire, cicatrisante Menthe poivrée : antispasmodique, digestive Psyllium blond (hors crise) : fibre soluble régulatrice du transit Inuline (hors crise) : prébiotique doux Berbérine : régulatrice du microbiote et anti-inflammatoire Aromathérapie Oléocaps Pranarōm n°2 – Santé intestinale Nutrithérapie & micronutrition : Vitamines A, C, E (muqueuses, immunité, antioxydants) Zinc (réparation tissulaire) Magnésium (motricité intestinale, stress) Oméga 3-6-7-9 (équilibre inflammatoire) Soutien du microbiote (probiotiques ciblés selon le terrain) Biologie : Test d’intolérances alimentaires. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. CRP-US : inflammation de bas grade liée aux intestins. Métabolites Organiques Urinaires pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique. Citations : « Les maladies cardiovasculaires, le diabète, les rhumatismes, les allergies, les scléroses et dégénérescences de toutes sortes sont directement corrélés aux habitudes alimentaires modernes, inspirées par une diététique quantitative matérialiste qui n’a pas encore intégré le concept des aliments vivants. » - Dr. Christian Tal Schaller « Personne ne peut résoudre un problème de santé, en restant dans l’état d’esprit qui a créé le problème. » – Thomas Edison « Ce que l'homme ne veut pas apprendre par la sagesse, il l'apprendra par la souffrance » - Melkisédech « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate Article complémentaire : La constipation Quelques règles alimentaires basiques L'alimentation paléo

  • La porosité intestinale

    Article santé Le rôle des intestins Les intestins sont un des cinq émonctoires. L’intestin grêle transforme et assimile les substances ingérées. Le colon est chargé d’éliminer les déchets. Il est notoirement reconnu que 70 à 80% de notre système immunitaire se trouve dans les intestins et plus précisément dans la sous-muqueuse intestinale. Il en résulte que tout dysfonctionnement (dysbiose), ou inflammation au niveau des intestins porte atteinte négativement à notre immunité et à notre santé. La barrière intestinale qui sépare l’extérieur et l’intérieur du corps est perméable et très fine - une seule couche de cellules - c’est à dire : 30 millièmes de millimètres (0,03 mm). Les cellules épithéliales (entérocytes) qui la composent laissent normalement passer les micronutriments par les jonctions serrées, acides aminés, acides gras et sucres simples au niveau du grêle dans la circulation générale pour nourrir nos cellules et organes. En cas d’inflammation, d’irritation, ou de destruction de certains entérocytes, l’augmentation anormale de cette membrane perméable peut augmenter et laisser passer des molécules plus grosses qui n’ont rien à faire dans le milieu intérieur, comme des protéines, des microbes, des toxiques, des déchets… Mais également une mauvaise absorption intestinale des nutriments engendrant dénutrition et carences alimentaires. Cette situation pathologique va provoquer une toxémie et des maladies tous azimuts, dont : des allergies, des inflammations, de la migraine, des maladies auto-immunes, dégénératives, articulaires des troubles mentaux divers. N.B. La stagnation des déchets dans les intestins (constipation) est un risque important d’auto-intoxication. Il existe une relation quasi permanente entre des intestins enflammés qui deviennent poreux et un foie saturé. Il n’y a pas de maladie auto-immune sans hyperperméabilité intestinale. Symptômes : Diarrhées chronique ou constipation, ballonnements, intolérances alimentaires, maux de tête, allergies ; asthme, dérèglement immunitaire, infections ORL chroniques, fatigue chronique & fibromyalgie, fatigue hépatique, sclérose en plaques, autisme, arthrite, rhumatismes, dépression, anxiété, brouillard cérébral, troubles de l'attention, maladies auto-immunes : Crohn, maladie cœliaque, lupus, polyarthrite rhumatoïde, thyroïdite d’Hashimoto, dermatites : psoriasis, eczéma, cystites, carences en vitamines et minéraux, hypocholestérolémie, etc. Diagnostic : Le diagnostic médical s’établi en mesurant le taux sanguin de zonuline et de bactéries gram négatif (LBP) qui est un dosage biologique associé à la zonuline. La zonuline est une molécule produite par les cellules intestinales et dont le rôle est de réguler les jonctions serrées intestinales. La mesure du taux de LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein) est un bon marqueur de la charge bactérienne gram négatif mais également de la perméabilité et de la fonction barrière intestinale. Un taux élevé de LBP reflète une dysbiose avec prolifération de bactéries gram négatifs mais également un passage excessif d’antigène bactérien, de toxines par défaut de la fonction barrière. Le taux d'inflammation systémique de bas grade peut également être analysé (CRP-US). Biologie : LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. CRP-US : inflammation de bas grade. Bilan thyroïdien, surrénalien dont cortisol et testostérone. Vitamines A, E, D, B9 et B12. Statut individuel en acides gras afin de lubrifier, dehttps://maloxxx8.wixsite.com/malonaturo/post/le-cortisol désenflammer, de réparer la muqueuse et d’augmenter l’absorption intestinale. Kit urinaire MOU (Métabolites Organiques Urinaires) pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : Les pesticides Les médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, corticoïdes, IPP, etc.) L'association d'aspirine et de vitamine C. Les produits chimiques Le bisphénol A L'alcool qui favorise l'ouverture des jonctions serrées Les produits laitiers Le poivre, les piments et la pipérine Les céréales et le gluten qui déclenche la libération de zonuline et entraine l’ouverture des jonctions serrées entre les entérocytes Les légumineuses et les oléagineux (lectines, phytates) Les aliments industriels et transformés (sucres : fructose, glucose, saccharose et édulcorants, plats préparés, alimentation moderne, alimentation morte, sel chimique, additifs, etc.) Un manque de lipides en bon équilibre en quantité suffisante, un excès d'oméga-6, de graisses saturées ou trans et un déficit en acides gras polyinsaturés oméga-3 Un déficit en cortisol**, en testostérone, en hormones thyroïdiennes Un manque de butyrate (acide gras à chaîne courte) Le tabac, le fluor La dysbiose du microbiote intestinal* La candidose Les fermento-putrescences intestinales Le grignotage et les excès alimentaires (hyper-sollicitation intestinale) Le stress (par production d’interféron gamma - Seignalet) La constipation Une bile toxique : une bile de mauvaise qualité ou déséquilibrée provenant d'un foie surchargé peut provoquer ou aggraver la porosité intestinale. L'activité physique extrême, le surentrainement L’hypocholestérolémie. *Un déséquilibre qualitatif et quantitatif dans la composition du microbiote intestinal, ou dysbiose, contribue au dysfonctionnement de la barrière intestinale et au syndrome de fuite intestinale. **Un déficit en cortisol et en testostérone peut avoir un impact sur la réparation des intestins poreux et enflammés. Le cortisol, hormone glucocorticoïde, joue un rôle important dans la régulation de l'inflammation et la réponse immunitaire. Un déficit en cortisol peut perturber ces processus, pouvant aggraver l'inflammation et ralentir la réparation tissulaire. La testostérone, quant à elle, possède des propriétés anaboliques et anti-inflammatoires qui peuvent également influencer la réparation des tissus, y compris l'intestin. Un déficit en ces hormones peut donc compromettre la capacité de l'organisme à réparer les parois intestinales endommagées et à réduire l'inflammation, contribuant potentiellement à la persistance du problème des "intestins poreux". Solutions : Supprimer les causes. Adopter une alimentation physiologique équilibrée, biologique, mesurée, riche en micronutriments, en fibres et en bonnes graisses. Penser au régime méditerranéen, Seignalet ou paléo. Le ghee (beurre clarifié) est une pure merveille pour sceller et nourrir les cellules de la paroi intestinale grâce à sa richesse en acide butyrique, le carburant préféré des colonocytes. Jeûner. Consommer les jus de légumes, les légumes lactofermentés. Limiter l'apport de fructose, de glucose et de saccharose. Plusieurs études ont montré qu’ils étaient impliqués dans l’augmentation de la perméabilité intestinale. Apporter de la L-glutamine naturelle par l'alimentation : poissons, œufs, viandes, persil, épinards, noix, produits de la mer, miso, bouillon d'os aux légumes. Vérifier les bonnes combinaisons alimentaires. Zéolite. Nutrithérapie : soufre organique (MSM), L-glycine, N-acétylcystéine, zinc, vitamines A, C, E et D, collagène, coenzyme Q10, oméga-3, butyrate de sodium. Phytothérapie : berbérine, extrait d'ail noir, gingembre. Polyphénols : quercétine et curcumine. La quercétine améliore la fonction de la barrière intestinale et module la composition du microbiote intestinal. Fibres, prébiotiques : graines de chia, psyllium blond, inuline (sauf SIBO). **Il est important de souligner que les bactéries émanant des probiotiques ne s'implantent pas dans l'intestin, mais aide momentanément à corriger une éventuelle dysbiose. Des germes extérieurs ne peuvent coloniser un être organisé. Il est donc inutile de tenter de corriger une dysbiose par la consommation de yaourts ou de kéfir par exemple. La vitamine A joue un rôle important dans l'immunité innée intestinale et le maintien de la barrière intestinale (Biesalski, 2016 ; Sirisinha, 2015 ) Citations : “Lorsque la structure de la muqueuse intestinale est anormale, sa porosité trop grande, des micro-organismes et des substances indésirables passent dans le sang, le pouvoir détoxiquant du foie et des ganglions lymphatiques est débordé.” - Dr. Catherine Kousmine "Enfermé dans sa funeste ignorance, l’animal humain va d’erreurs en erreurs, détériorant son appareil digestif, pourrissant ses entrailles et ruinant sa santé." – Pr. Grégoire Jauvais “Si le corps ne gagne pas le combat des digestions, les aliments stagnent et encombrent le conduit digestif, fermentent ou putréfient, produisant ainsi des substances toxiques (acide pyruvique, scatol, indol, phénol, ptomaïnes) qui irriteront les muqueuses digestives, y créeront des microlésions et pénétreront finalement dans le courant sanguin.” - Christopher Vasey "Les maux qui résulteront de cette auto-intoxication, à point de départ intestinal, sont innombrables et la cause véritable de nombreuses maladies dont souffre l’humanité." - Dr. Paul Carton "95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales." - Dr. François Plantey, psychiatre "La surconsommation de céréales et de légumineuses qui sont acidifiantes épuise les réserves minérales et fini en acidose générale. Ces aliments finissent par mettre l’intestin en fermentation et puis en inflammation, induisant la porosité intestinale, l’engorgement du foie et l’intoxication de l’organisme." - Laurence Gallais, naturopathe, bioélectronicienne "Lors d’un effort intense, le sang se concentre vers le cerveau et les muscles. Quant au système digestif, il est délaissé et dès lors très mal oxygéné, ce qui altère la paroi intestinale des athlètes et fait chuter leur immunité." - Dr. Jean-Pierre Castiaux, médecin du sport, UCL "La gliadine du gluten augmente la perméabilité intestinale chez tout le monde." - Dr. Georges Mouton "Comme l’on déjà affirmé Hippocrate, Catherine Kousmine et Jean Seignalet l’intestin est la clé de voûte de la santé et toute perturbation de cet organe serait à l’origine de la presque totalité des maladies." - Dr. Monique Béjat "La perméabilité intestinale est due à des facteurs liés à l’alimentation et au mode de vie. En agissant sur ces facteurs, on peut donc régler le problème de porosité de la paroi intestinale et au-delà faire régresser la maladie auto-immune." - Dr. Sarah Ballantyne "La première cause du leaky gut, c’est l’hypothyroïdie (manque de T3), la seconde cause, ce sont : le gluten, l’avoine, les produits laitiers et les faux sucres." - Dr. Stéphane Résimont "De nombreuses maladies chroniques résultent du passage de macromolécules alimentaires à travers une muqueuse intestinale devenue trop perméable." - Dr. Jean Seignalet "Toute maladie commence dans les intestins." - Hippocrate

  • La fissure anale

    Article naturopathique Description : Ulcération de l’anus provoquant des douleurs aigues lors de la selle. La constipation aggrave le phénomène et l’état général. La peur d’aller aux toilettes augmente le risque de constipation et donc empire la situation. La fistule est plus rare que la fissure. Le corps crée une lésion permettant l’évacuation des toxines par la muqueuse anale (émonctoire cutané), lorsque les autres émonctoires sont congestionnés. Causes : Alimentaire. Constipation. Surcharge du trio émonctoriel : foie, vésicule, intestins. Mécanique : passage de selles trop dures et trop grosses, pratiques sexuelles maladroites. Dysbiose du microbiote intestinal. Ralentissement digestif et fermento-putrescences intestinales. Toxiques (drogue, produits toxiques, alcool, café, thé, cacao, cola, etc.). Mauvaise hydratation. MICI. Stress chronique. En naturopathie, on dit que l’anus est l’œil du foie. Solutions : Douchette rectale à l’eau froide après la selle. Traiter la constipation. Réglage alimentaire notamment plus riche en fibres. Psyllium blond 3 fois par jour, les selles seront moins douloureuse et le transit plus régulier. Eviter les aliments inflammatoires : gluten, sucres raffinés, produits laitiers, viandes non pâturées, acides gras trans et déséquilibre en lipides oméga-3/oméga-6. Boire suffisamment d’eau de source de qualité. Argile blanche en cataplasme préparée avec cuivre/or/argent colloïdal, 2-3 fois par jour pendant 10 jours. Réduire le stress. Aide phytothérapeutique en attendant la correction des causes : Aromathérapie : Dans un flacon en verre teinté de 10 ml, mélanger 20 gouttes de ciste ladanifère avec 20 gouttes de lavande vraie et 10 gouttes de géranium rosat d’Egypte à diluer avec 8 ml d’huile végétale de calendula. Appliquer 2 gouttes 2-3 fois par jour. C’est une préparation à visée hémostatique, antalgique, anti-inflammatoire, apaisante, désinfectante et cicatrisante qui peut être administrée en alternance avec l'argile. Plantes cholagogues et cholérétiques : chardon Marie, radis noir, romarin, artichaut, pissenlit, etc. Polyphénols : curcumine + quercétine. Compléments alimentaires : Oligothérapie : manganèse/cuivre (plaies), silicium (cicatrisation). Nutrithérapie : vitamine C et zinc (cicatrisation), magnésium, oméga-3 & 7 contre l'inflammation, la sécheresse des muqueuses et la constipation. Biologie : Fonction hépatique. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. CRP-US : inflammation de bas grade. Statut individuel en acides gras afin de lubrifier, de désenflammer, de réparer la muqueuse et d’augmenter l’absorption intestinale. Kit urinaire MOU (Métabolites Organiques Urinaires) pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique. Magnésium érythrocytaire, zinc, vitamine A et E. Citations : « Lorsque dans la masse fécale, la quantité de toxiques irritants est énorme, ils finissent pas irriter et fissurer la fragile muqueuse, par contact permanent et surtout lors de l’expulsion dans les cas de constipation. En somme, intoxication et intoxination sont les grands responsables. » - Robert Masson « Apprenez quelles sont les vraies causes de la maladie ; alors, supprimez ces causes ; et laissez la nature faire le reste. » - André Passebecq Articles complémentaires : Les hémorroïdes La constipation Le ralentissement digestif Les poisons overtoniens

  • Le microbiote

    Article santé, biologie Longtemps ignoré par la science, il est aujourd’hui au cœur de toutes les recherches. Le microbiote ou flore microbienne constitue l’ensemble des micro-organismes qui vivent sur nous et avec nous. Il représente plus de 70% de notre système immunitaire. C’est le premier rempart contre les infections, les agressions d’agents extérieurs et de toxiques. Environ 130.000 milliards de microbes le composent : bactéries, virus, champignons, levures, protozoaires, etc. Nous sommes donc des Êtres plus microbiens que cellulaires au niveau de notre constitution physiologique et biologique (37.000 milliards de cellules pour un homme moyen, selon une nouvelle compilation de données de 1.500 sources en 2023). En l’absence de perturbations, il vit en symbiose (équilibre) à la surface de la peau et des muqueuses, des intestins, des poumons, de la bouche, de la gorge, du sexe, de l’œsophage, du placenta. La qualité de notre microbiote est essentielle pour une bonne santé Quelques chiffres : Le microbiote intestinal chez l’individu se forme dans les 3 premières années de la vie. Il est composé d’environ 200 souches différentes de micro-organismes, cela représente près de 2 kg de matière. On estime à plus 1.000 espèces différents de souches potentielles. La diversité microbienne est un facteur de bonne santé. La bouche compte 10 milliards de microbes. La peau : 1 million par cm², soit pour une adulte environ 20 milliards. Les poumons : 50.000 bactéries par cm². 1 ml de sécrétion vaginale : de 100 millions à 1 milliard. 3,8 milliards d’années, c’est l’âge des bactéries sur terre. Ce sont les premiers êtres vivants présents sur la planète. Un mètre cube d'air contiendrait entre 1,7 et 40 millions de virus ! Pour les bactéries, la fourchette est plus basse : entre 860.000 et 11 millions. D'après la médecine conventionnelle, entre 17.000 et 400.000 virus pénètreraient dans nos poumons chaque minute en respirant normalement. Les fonctions du microbiote intestinal : Défense immunitaire estimée entre 70 & 80 %. Digestion. Assimilation. Transformation des déchets. Métabolisme. Détoxification (traitement de certains toxiques). Fonctions neuropsychiatriques. Fabrication d'hormones et de vitamines (B & K). Protection, renouvellement et étanchéité de la muqueuse intestinale. Synthèse des protéines. Connecté au cerveau avec 500 millions de neurones, système nerveux entérique (2ème cerveau). 95% de la production de la sérotonine (hormone du bien-être). 50% de la production de la dopamine. Production de mélatonine (hormone du sommeil). Module le pH humoral et abaisse le rH2 vers la réduction. Le microbiote intestinal n’a pas seulement un rôle immunitaire majeur, mais il contribue en grande partie à la digestion des aliments et leur conversion en nutriments et en carburant ainsi qu’à la synthèse de vitamines indispensables. Des microbes essentiels au fonctionnement de l'humain, immunitaire, digestif, cognitif, psychologique… De nombreuses recherches ont montré une interaction bidirectionnelle entre le microbiote intestinal et de nombreux organes du corps humain tels que les intestins, les poumons, le cerveau et la peau. L’avenir de la médecine est étroitement lié à la qualité de notre microbiote. Chez l'adulte en bonne santé, les composantes principales du microbiote restent stables. En revanche, chez les bébés, le microbiote change très rapidement au cours des trois premières années de vie avant de devenir mature, c’est-à-dire identique à celui de l’adulte. La composition de son microbiote varie selon le mode de naissance, par voie basse ou césarienne, puis selon l'environnement post-natal : antibiothérapies, excès d’hygiène, alimentation au sein ou au lait de vache, etc. sont autant de facteurs qui réduisent le contact avec les bactéries et appauvrissent le microbiote de l’enfant. Ceci aura un impact immunologique et cognitif pour toute sa vie et pourra provoquer, par exemple, un risque accru d’asthme ou d'allergies. Notre immunité est essentiellement microbienne La prise d’antibiotiques (anti-vie) détruit cette vie précieuse et protectrice, crée des déséquilibres et donc détruit notre système immunitaire. Par exemple, la destruction de nos bactéries induite par la prise d’antibiotiques va générer une élévation de la population des champignons et levures qui peuvent devenir pathogènes. A l’instar de la prise d’antimycosiques ou d’antifongiques qui vont générer la prolifération de bactéries et créer une dysbiose (déséquilibre). En surnombre, ces bactéries peuvent à leur tour devenir problématiques. L’utilisation excessive d’antibiotique crée de nouvelles souches bactériennes résistantes. Eh oui ! Le vivant s’adaptera toujours et sera toujours plus fort que les tentatives de l’homme à le détruire ou à le contrôler (homéostasie). Il suffit de 5 à 7 jours d’antibiotiques pour détruire jusqu’à 50% de la flore intestinale. Il est donc IMPORTANT de bien réfléchir aux conséquences sur notre immunité avant d’ingérer ces médications. Ce ne sont pas des bonbons sans effets secondaires ! Ils peuvent mener à une déficience immunitaire grave. On pensera à les utiliser en dernier recours, si d’autres solutions plus naturelles n’auront pas fonctionné et si le pronostic vital est engagé. La prise d’antibiotiques peut également engendrer des maladies intestinales liées à la dysbiose de la flore en perturbant sa fonction protectrice. Prenons grand soin de nos bactéries comme de nos cellules Les probiotiques : Il est parfois hasardeux et onéreux de prendre des probiotiques pharmaceutiques qui contiennent 4 ou 5 souches, alors que l’intestin est composé d’au moins 200 souches différentes. Cela pourrait créer un déséquilibre en cas de MICI et aggraver les symptômes. Les souches probiotiques ne peuvent pas s'implanter dans les intestins de l’hôte. Chaque composition du microbiote intestinal est une signature individuelle et unique qui détermine qui nous sommes. Un peu comme une empreinte digitale. Une étude israélienne de 2018 montrent qu’après un traitement antibiotique, le microbiote se rétablit beaucoup plus vite sans probiotiques pharmaceutiques qu’avec : 3 semaines VS 6 mois. En résumé, les probiotiques peuvent être pris pendant un traitement antibiotiques, mais sont à éviter en post traitement. Avis d’experts : « Un rôle extrêmement important de la flore intestinale est celui de barrière à l’égard des autres bactéries de l’environnement – rôle de « chien de garde » si l’on veut […] certains antibiotiques sont de véritables ravageurs de la flore intestinale ; une fois qu’elle a été détruite, la flore se reconstitue d’elle-même, ce n’est pas en mangeant du yaourt que le tube digestif retrouve sa flore optimale […] c’est tout à fait impossible de coloniser le tube digestif avec des microorganismes quels qu’ils soient imposés de l’extérieur ; on n’est pas capable de réparer la flore intestinale. » - Pierre Raibaud, Robert Ducluzeau et Gérard Corthier, chercheurs de l’INRA, spécialistes de la microflore bactérienne du tube digestif. « Les données issues de décennies de recherches sur l’efficacité des probiotiques dans la prévention et le traitement des maladies demeurent contradictoires, controversées et déroutantes. » - Pr. Philippe Marteau, gastroentérologue. « Même chez les personnes au microbiote “tolérant”, les probiotiques consommés ne s’implantent pas dans la flore intestinale. » - Joël Doré, microbiologiste, INRA. Une étude belge de 2020 explique que l'impact des probiotiques, comme celui des bactéries colonisant les aliments, ne réside pas dans leur capacité à se greffer au microbiote, mais plutôt dans le partage de gènes et de métabolites, soutenant ainsi un microbiote affaibli et influençant directement les cellules épithéliales et immunitaires. En résumé : Les probiotiques pourraient donc moduler le microbiote de l’hôte, mais en aucun cas le coloniser ! Néanmoins, des nombreuses études sur les probiotiques présentent des effets positifs sur la santé humaine, mais les effets s’arrêtent peu de temps après l’arrêt du la cure de probiotiques. Les critères pour choisir les bons probiotiques : Souches humaines, Au moins 4 souches, 25 milliards par gélule, Gélules gastro-résistantes. Remarque : Ces constatations sur l’impossible colonisation de l’organisme par les microbes extérieurs corroborent parfaitement avec les théories d’Antoine Béchamp et de Jules Tissot. Comme le fait remarquer Jules Tissot dans son livre « Constitution des organismes animaux et végétaux » volume III : « Il ne faut pas avoir l’esprit stérilisé par les faux dogmes pasteuriens. » Prébiotiques : Les fibres (prébiotiques) constituent la meilleure alternative pour rétablir le microbiote, c’est le carburant pour la fermentation bactérienne. On les trouve principalement dans les fruits, les légumes, le psyllium, les graines de lin, de chia, etc. La fermentation des fibres prébiotiques par certaines bactéries intestinales permet la production d’un acide gras à chaîne courte bénéfique : le butyrate. Il sert de nourriture aux cellules épithéliale du côlon et intervient dans la santé gastro-intestinale. Le butyrate est aussi utilisé comme source d’énergie par la cellule et possède des propriétés anti-inflammatoires pour l’intestin dont il protège la muqueuse. Les acides gras à chaîne courte jouent un rôle crucial dans le contrôle de l'inflammation intestinale et le maintien de la fonction de barrière épithéliale. Un dysfonctionnement à ce niveau peut contribuer au syndrome de l'intestin perméable. Il a également été démontré que le butyrate affecte positivement l'activité mitochondriale. Un prébiotique : l’inuline faisant partie des fructanes, stimule la synthèse de butyrate par les bactéries. Les principales sources de cette fibre alimentaire soluble sont : le topinambour, la chicorée, l’oignon et l’ail. Elle a un effet remarquable sur la régulation du microbiote intestinal en stimulant la croissance de bactéries bénéfiques. Attention ! Ne convient pas à tous les intestins, notamment en cas de SIBO et de régime sans FODMAP. Les autres bienfaits de l’inuline : Régule le métabolisme lipidique, Régule l'immunité intestinale, Favorise la perte de poids, Diminue la glycémie, Inhibe l'expression des facteurs inflammatoires, Réduit le risque de cancer du côlon, Améliore l'absorption des minéraux, Améliore la santé osseuse et l’absorption du calcium, Soulage la constipation et la dépression. Les sucres raffinés et de nombreux amidons sont plus susceptibles de provoquer une dysbiose intestinale conduisant à la production d'endotoxine. Cette endotoxine est l'un des facteurs qui détruisent la fonction mitochondriale, entraînant l'effet Warburg (métabolisme du cancer). Le jeûne est tout indiqué pour rétablir la symbiose de la flore intestinale. Les émotions influencent le ventre, mais le ventre influence aussi nos émotions. Influence du microbiote intestinal sur notre mental : 500 millions de neurones sont répartis le long du système digestif et communiquent avec le système nerveux central. Le système nerveux entérique (intestins) fait partie du système nerveux autonome. Ces neurones qui tapissent notre tube digestif naissent de la même zone embryonnaire que les neurones du système nerveux central. Le nerf vague permet une communication permanente entre le cerveau et le système nerveux entérique. Le microbiote produit des substances actives avec une action sur les cellules intestinales mais aussi une action à distance par la sécrétion de molécules neuro-actives. Il est bien connu que le microbiote intestinal, en synthétisant divers neurotransmetteurs et neuromodulateurs, ainsi qu'en produisant une grande variété de métabolites et en utilisant des voies neuronales, immunitaires, endocriniennes et métaboliques, influence le cerveau et ses fonctions. Une perturbation du microbiote a donc un impact sur nos émotions et peut être liée à des pathologies neurologies ou psychiatriques : anxiété, dépression, mal-être, autisme, psychoses, névroses, hyperactivité, Parkinson, etc. L'axe intestin-cerveau est bidirectionnel, un mal-être mental influence notre fonction digestive et inversement. Tout est lié. Une pathologie psychiatrique est en effet observée chez 60 % à 85 % des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Un choc émotionnel, du stress, de l’anxiété ou de la peur se ressentent directement dans le ventre (« boule au ventre », perte d’appétit, diarrhée, vomissement, ballonnement, etc.). De récentes études ont déjà suggéré que le stress peut entraîner des modifications du microbiote intestinal. Causes de la dysbiose intestinale : Acidité gastrique insuffisante (hypochlorhydrie) Fatigue hépatique et carence en bile Constipation Antibiotiques Alimentation déséquilibrée, industrielle, raffinée, non biologique (pesticides), gluten, produits laitiers Mauvaise mastication Déficit hormonal* : testostérone, hormones thyroïdiennes. Excès ou carences en fibres. Parasitose. *Un déficit en testostérone peut perturber l’équilibre de la flore intestinale, favorisant une dominance de certaines bactéries et une diminution d'autres. L'hypothyroïdie, avec ses effets sur le transit intestinal, l'inflammation et la fonction des bactéries intestinales, peut contribuer à la dysbiose. Test d’hypochlorhydrie au bicarbonate de soude : Boire un petit verre d’eau d’environ 15 cl avec 1 c à c de bicarbonate de soude. Si un renvoi se produit endéans les 2 minutes, c’est que l’acidité stomacale est suffisante. Incidence d’une dysbiose du microbiote : Les cancers Les troubles métaboliques dont le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension, etc. Les maladies inflammatoires chroniques intestinales (Crohn, MICI, SIBO, constipation, diarrhée, ballonnements, etc.) La porosité intestinale* Une fatigue hépatique L'inflammation chronique dont lombalgie, tendinite, fibromyalgie, etc. La sclérose en plaque L’autisme La maladie d’Alzheimer La maladie de Parkinson Les maladies auto-immunes Les maladies cardiovasculaires Les maladies cutanées : psoriasis, dermatite atopique, eczéma, acné, lupus érythémateux disséminé, rosacée, prurit, etc. Les maladies respiratoires Les symptômes neurologiques : migraine, troubles émotionnels, insomnie Les infections récidivantes : sinusite, rhinite, cystite, etc. Les maladies neuropsychiatriques dont la schizophrénie, la dépression, l’anxiété, etc. Les troubles gastro-intestinaux dont des remontées acides, renvois, mauvaise haleine Les troubles immunitaires L’athérosclérose *Un déséquilibre qualitatif et quantitatif dans la composition du microbiote intestinal ou dysbiose contribue au dysfonctionnement de la barrière intestinale et au syndrome de fuite intestinale. Des recherches récentes ont mis en lumière le rôle du microbiote intestinal dans la pathogenèse et la progression de la maladie de Parkinson. 25% des personnes en bonne santé apparente ont un microbiote altéré. Symptômes communs aux dysbioses bactériennes et fongiques classés par pôles organiques : (A prendre en compte si au moins une fois par semaine, depuis 6 mois). Estomac-Rate : Brûlures d’estomac / Herpès (buccal, cutané ou génital) / Hypersensibilité aux remèdes, produits ménagers. Colon-Peau : Peau sèche, rougeurs et prurit, eczéma / Selles ou gaz nauséabonds. Constipation ou diarrhée. Infections ORL fréquentes / Fatigue (physique et psychique) / Sueurs nocturnes. Rein-Surrénales : Chute des cheveux / Acouphènes intermittents / Dépression, baisse de la libido / Pollakiurie, infections urinaires à répétition. Foie-vésicule biliaire : Douleur dans la région du foie / Ongles fragiles. Cœur : Palpitations, épisodes de tachycardie / Maux de tête, insomnie. Symptômes plus particulièrement parasitaires (amibes) : Estomac-Rate : Gingivite, parodontite (mobilité dentaire, poches). Colon-Peau : Diarrhée chronique, selles glaireuses / Constipation chronique, prolapsus rectal / Irritation chronique de la gorge. Foie-vésicule biliaire : Douleurs musculaires. Symptômes plus particulièrement bactériens (Clostridium) : Estomac-Rate : Attirance pour le sucre, prise de poids / Rougeurs, fissures de la commissure des lèvres. Douleurs d’estomac, résistants aux antiacides / Douleurs fugaces des oreilles, des dents ou mâchoire. Colon-Peau : Démangeaison des aisselles, de l’anus / Ecoulement nasal fréquent ou nez bouché. Spasmes intestinaux parfois violents. Rein-Surrénales : Urines d’odeur forte, parfois moussantes ou filaments. Foie-vésicule biliaire : Irritation oculaire : yeux secs, paupières inflammatoires. Humeur changeante, excitation (enfant). Symptômes plus particulièrement fongiques (Candida albicans) : Estomac-Rate : Poids insuffisant. Intolérance à l’alcool / Aggravation ou amélioration suite d’antibiotiques. Brouillard intellectuel, troubles de mémoire, cherche ses mots / Maladresse, gestes imprécis, chute d’objets. Ecchymoses, bleus spontanés / Tremblements musculaires fins (paupières ou autre). Colon-Peau : Fourmillements des extrémités, brûlures sous la peau / Jambes lourdes ou gonflées le soir. Besoin d’inspirer profondément, essoufflement à l’effort. Rein-Surrénales : Instabilité, sensation d’être ivre / Hypersensibilité au bruit. Foie-vésicule biliaire : Douleurs musculaires ou périarticulaires migrantes, tendinites / Crampes nocturnes ou de repos, jambes sans repos. Flou visuel, ombres ou taches lumineuses / Hypersensibilité à la lumière. Cœur : Angoisses injustifiées, humeur fluctuante / Endormissement irrépressible avec sursauts, hypersomnie. Le microbiote joue un rôle crucial dans le maintien de l'homéostasie de l'hôte. Biologie : Pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique, il faut réaliser un kit urinaire MOU (Métabolites Organiques Urinaires). Une analyse de sang avec le LBP (LPS-Binding-protein) : troubles digestifs (mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales). Les éléments nocifs pour la flore intestinale : Le stress, la privation de sommeil, l’alcool, le sucre et les céréales raffinées, le gluten, les édulcorants de synthèse, l’excès de protéines animales, les produits laitiers, le manque de fibres, le régime cétogène, le végétalisme, l’eau du robinet de piètre qualité, les produits alimentaires industriels, les additifs alimentaires, le ralentissement digestif, un déficit enzymatique, l’excès d’hygiène, les désinfectants, les pesticides, les antibiotiques, les médicaments (AINS, IPP, ISRS, metformine, etc.), les antiseptiques, la chirurgie du tractus gastro-intestinal, l’hypochlorhydrie, l'inflammation chronique de l'intestin grêle, les produits toxiques et chimiques, la pasteurisation, portent atteinte et affaiblissent notre système de défense. Les éléments bénéfiques pour la flore intestinale : Une alimentation physiologique variée, naturelle riche en fibres (prébiotiques). Une alimentation vivante biologique (enzymes, probiotiques). Une fonction thyroïdienne et surrénalienne optimale. S'alimenter selon son génotype ApoE. Une bonne mastication. Le jeûne intermittent. Les acides gras monoinsaturés et polyinsaturés dont les oméga-3. La chlorophylle. L'exercice physique. Les polyphénols. Les enzymes. Le bore. Les aliments physiologiques, source de prébiotiques Les sources naturelles de probiotiques : Les olives. Les légumes lactofermentés et la choucroute crue (symbiotiques : probiotiques + prébiotiques). Le fromage non pasteurisé au lait cru biologique de préférence de chèvre ou brebis. Le kéfir de lait. Le miso fermenté biologique. La levure de bière biologique (levure boulardii). La véritable sauce soja tamari fermentée biologique. Le vinaigre de cidre biologique non pasteurisé. Comme nous l'avons vu plus haut, les probiotiques exogènes ne se grefferont pas à nos colonies de bactéries endogènes, néanmoins les aliments riches en bactéries sont généralement bien digestes et riches en micronutriments. L’Etre humain a des intestins longs avec une flore à fermentation et à putréfaction, ceci indique qu’il est constitué aussi bien pour digérer les végétaux que les protéines, au contraire des carnivores qui ont des intestins très courts pour déclencher principalement des phénomènes de putréfaction. Notre microbiote se modifie en fonction des aliments ingérés. Il est donc important de lui fournir les bons éléments. Cures naturelles d’assainissement intestinal : L'eau argileuse La zéolite Le charbon actif Le psyllium L'inuline Les enzymes digestives Phytothérapie : berbérine, curcumine, quercétine, chlorophylle, chardon-Marie, radis noir, romarin, artichaut, pissenlit, boldo, marjolaine, etc. L'extrait d'ail vieilli. Aromathérapie : synergie avec : origan compact, menthe poivrée, citron zeste, cannelle de Chine à diluer dans un flacon avec 50% d’huile végétale : 6 à 8 gouttes 2 fois par jour au milieu des repas ou simplement diluer 1 goutte de chaque HE dans une cuillère à soupe (15 ml) d’huile vierge biologique pressée à froid. Nutrithérapie : N-acétylcystéine (antibiofilm), bore. Oligothérapie : argent colloïdal. Les éléments nocifs pour la flore cutanée : Les gels douches industriels Les antiseptiques et désinfectants L’excès d’hygiène Les cosmétiques Ces éléments portent atteinte à la flore, mais également au film protecteur hydrolipidique et au pH de la peau qui empêchent et régulent le développement anarchique des microbes. Ceci aura pour conséquence la destruction de notre barrière de protection, des irritations, des inflammations et des infections. Le germe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ! Fondamentalement, la maladie n'a qu'une cause : la dégradation du terrain. Les microbes pathogènes ne peuvent se développer que sur un organisme dont le système immunitaire est affaibli par l'excès de toxines dû à des conditions de vie défavorables. Citations : « Un grand nombre de recherches ont démontré que le bon équilibre entre les bonnes et les mauvaises bactéries présentes dans vos intestins est le fondement du bien-être physique, mental et émotionnel. » - Dr. Joseph Mercola « La constipation enflamme les muqueuses entériques et provoque des putréfactions toxiques et destructrices de la flore intestinale bénéfique. La constipation est responsable du cancer du côlon et de la toxémie générale qui mine la santé de l’individu.» - Pr. R. Lautié « On peut dire que les fibres végétales sont aussi indispensables qu’un bon compost ou humus de qualité le sont pour un jardin potager. » - Dr. Christian Tal Schaller « Les microbes qui peuplent l'humus sain et nos systèmes digestifs sont capables de nous faire profiter d'étonnantes transformations, ce qui signe la solidarité qui nous lie aux microbes. » - C. Louis KERVRAN « Les microbes sont à la base de toutes les structures vivantes (il est aujourd’hui reconnu que nous renfermons plus de bactéries que de cellules), et ils ne demandent qu'à vivre en harmonie, pour le bénéfice de tous les écosystèmes, de toute la biosphère. Les charger de tous nos maux, prétendre qu'ils sont programmés pour nous détruire, et chercher à les exterminer sont d'une incommensurable absurdité, qui nous conduit à altérer et à dégrader de façon irréversible les structures intimes de la nature humaine, que nous léguons à notre descendance. Les microbes rencontrés dans les maladies ne sont pas leur cause, mais ils sont produits par le terrain déséquilibré du malade. » - Pr. André Fougerousse « C’est la vie microbienne qui fait tout… c’est elle qu’il faut conserver. Vous devez la conserver comme un trésor car c’est elle qui a la puissance…» - Pr. Louis-Claude Vincent « Nos émotions positives ou négatives influencent notre immunité, inhibent ou favorisent le travail microbien, de la même façon que l’état de nos flores intestinales agit sur nos ‘’états d’âmes’’. » - Dr. Éric Ancelet « La communauté bactérienne se révèle résistante à toute implantation de germes extérieurs. » - Pr. Gérard Corthier « Les probiotiques peuvent être agressifs et mal tolérés, les probiotiques sont des bactéries qui vont tuer d’autres bactéries qui vont faire un nombre d’effets collatéraux. » - Pr. Jacques Schrenzel, bactériologiste « On l’a dit, on le répète, on le redira : des intestins « malades » peuvent être responsables de bronchites à répétition en hiver, d’une peau terne ou ornée de petits boutons, d’une intolérance alimentaire, de mauvaise humeur ou d’une fatigue persistante. » - Danièle Festy, pharmacienne, aromatologue « La présence d’un intestin et d’un microbiote en pleine santé est primordial pour le bon fonctionnement de notre corps, et pour éviter l’apparition de maladies inflammatoires, auto-immunes ou neurodégénératives. » - Dr. Stéphane Résimont, Alain Andreu « Les pathologies chroniques dégénératives sont toutes liées au microbiote. Une dysbiose intestinale, un microbiote altéré va faciliter à peu près toutes les maladies dégénératives et chroniques comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies neurodégénératives naissent dans l’intestin, on a les preuves expérimentales que la maladie de Parkinson commence dans l’intestin. » - Dr. Georges Mouton « Dans tous les travaux sur les liens entre microbiote et maladies ­chroniques, la perte de diversité est une grande constante. Elle compromet les chances de rester en bonne santé et de répondre aux traitements. » - Joël Doré, microbiologiste, INRA « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose. Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « La dysbiose est bien souvent le cœur originel de nombreuses pathologies intestinales, auto-immunes, métaboliques et neurologiques. Dans ce contexte, le lien de causalité s’explique par un accroissement de la perméabilité intestinale associée à un état inflammatoire dont la résonance biologique délétère peut toucher l’ensemble de l’organisme. » - Dr. Jérôme Manetta « 90% des maladies peuvent être reliées à des perturbations du microbiote. […] L’alimentation et sa diversification est un facteur majeur pour entretenir la biodiversité du microbiote. » – Dr. Guillaume Fond « Il faut être attentif aux troubles cutanés : acné, eczéma, psoriasis, ainsi que les saignements gingivaux, cela doit alerter sur le fonctionnement du microbiote. » - Dr. Yoni Assouly « La majorité de la vie sur terre est formée par les microbes à environ 95% (champignons, bactéries, protozoaires et virus). L’intestin est le site planétaire le plus densément peuplé en bactéries. » - Dr. Nadine Cerf-Bensussan, directrice de recherche Inserm, immunité intestinale « Toute maladie commence dans les intestins. » - Hippocrate Articles complémentaires : Un mot sur l’immunité Nos amis les microbes La porosité intestinale Le candida albicans Ballonnements, aérophagie et inflammation des organes digestifs La constipation

  • La prise de repas

    Article nutrition Chrononutrition, jeûne intermittent et physiologie du vivant Au-delà des idées reçues… Pourquoi le petit-déjeuner classique fatigue plus qu’il ne nourrit ? En nutrition, on confond encore trop souvent manger et se nourrir. Or nourrir une cellule n’a rien à voir avec remplir un estomac. Notre physiologie obéit à des rythmes biologiques précis : rythmes hormonaux, enzymatiques, mitochondriaux et digestifs. La chrononutrition et la médecine fonctionnelle nous rappellent une chose simple : le moment où l’on mange est aussi important que ce que l’on mange. Le petit-déjeuner moderne : une aberration biologique Pain, céréales, jus d’orange, confiture, viennoiseries, café sucré… Ce petit-déjeuner occidental est une bombe glycémique. Il provoque : une montée rapide de glucose, une sécrétion massive d’insuline, un effondrement énergétique 2 à 3 heures plus tard (hypoglycémie réactionnelle), une fatigue des mitochondries, une inflammation de bas grade, un dérèglement du cortisol et de la thyroïde. Les cellules sont noyées de sucre mais privées de nutriments. On est repu, mais biologiquement affamé. Ce type de repas inhibe : la lipolyse (brûlage des graisses), l’autophagie, la détoxification hépatique, la production hormonale. Le matin est fait pour éliminer, pas pour digérer Entre 04h00 et midi, le corps est dans sa phase d’élimination : foie, reins, intestins, lymphe, mitochondries. Manger tôt coupe ce processus. Digérer consomme jusqu’à 50 % de notre énergie nerveuse et métabolique. C’est pourquoi beaucoup de gens se sentent mieux en sautant le petit-déjeuner : ce n’est pas un manque, c’est un retour à la physiologie. Boire de l’eau, une tisane douce, ou un bouillon permet d’hydrater, d’éliminer et de soutenir le foie sans casser le jeûne métabolique. Le jeûne intermittent : une loi du vivant Restreindre la fenêtre alimentaire à 6–9 heures par jour (par exemple 12h–19h ou 07h-15h) permet : une baisse de l’insuline, l’activation des sirtuines (enzymes anti-âge), la stimulation de l’hormone de croissance, une meilleure sensibilité à la leptine (hormone qui régule l'appétit et le poids), un nettoyage cellulaire profond (autophagie), un équilibrage de la voie mTOR. On ne mange pas moins. On mange au bon moment. Mais il est impératif de ne pas grignoter entre les repas et de TOUJOURS laisser au moins 4h30 entre 2 prises alimentaires, c’est le temps moyen pour vidanger l’estomac d’un repas complet (protéines, glucides, lipides, fibres). Dans le cas contraire, une reprogrammation digestive et enzymatique complète sera déclenchée et se traduira par une perte d’énergie vitale, putréfaction/fermentation, dysbiose intestinale, fatigue organique et glandulaire avec stockage de graisse (pics répétés d'insuline). Si le goûter est composé de fruits et de noix, la vidange gastrique prendra environ 2h30 à 3h00. Chrononutrition : pourquoi le matin doit être gras et protéiné Si l’on choisit de manger le matin (sportif, travailleur de force, frileux, terrain hypothyroïdien, fatigue surrénalienne), il doit être à l’opposé du petit-déjeuner sucré ! Le matin, le cerveau et la thyroïde ont besoin de : L-tyrosine → précurseur de la dopamine, noradrénaline et hormones thyroïdiennes, acides gras → membranes neuronales, énergie mitochondriale, protéines → neurotransmetteurs, enzymes, hormones. Un petit-déjeuner physiologique, quand il est pris, est donc : œufs, poissons, viande, avocat, huile d’olive, beurre cru, oléagineux, légumes, éventuellement un peu de fruits. Pas de sucre rapide. Pas de céréales. Pas de jus de fruits. Et si l’on ne mange pas le matin ? Pour ceux qui pratiquent le jeûne intermittent ou n’ont pas faim : eau, tisane, café ou thé seul, sans lait, sans sucre, éventuellement L-tyrosine en complément si fatigue mentale, troubles de l'humeur ou hypothyroïdie. Le corps utilise alors les graisses, les cétones et recycle ses déchets. L’ordre des aliments change tout Commencer un repas par : protéines et lipides, fibres et légumes, féculents, dessert en dernier (dans les 15 min) peut réduire de 50 à 75 % le pic glycémique post-prandial. C’est un outil majeur contre : le diabète, la fatigue chronique, l’inflammation, le syndrome métabolique, le stockage des graisses. Le repas du soir : à alléger… ou à supprimer (jeûne intermittent) La nuit est une phase de : réparation, sécrétion d’hormone de croissance, nettoyage cérébral (glymphatique). Un dîner lourd bloque tout cela. Idéalement : dîner ou souper tôt, ou le supprimer, ou le rendre très léger (légumes, lipides + protéines). Moins on mange le soir, mieux on dort, mieux on répare, plus on brûle. L’instinct n’est pas un ennemi Un enfant qui ne mange pas le matin ne se met pas en danger. Il obéit à sa physiologie. Le corps ne cherche pas la destruction, mais l’équilibre (homéostasie). La vraie faim est un signal biologique, pas une horloge sociale… En résumé : Mieux vaut compter les heures que les calories. La santé métabolique repose sur : une fenêtre alimentaire courte (6-10 heures), un matin sans sucre, un apport protéino-lipidique adapté et mesuré, Un arrêt du grignotage, une nuit sans digestion laborieuse. La nature ne se trompe pas. C’est notre modernité qui l’a oubliée. Citations : « Les forces dépensées pour la digestion augmentent avec la quantité d’aliments consommés. La suralimentation conduit inévitablement à une fatigue générale de l’organisme. » - Christopher Vasey « Le petit déjeuner à la française de croissant confiture est une abomination source d’une dégénérescence d’une civilisation ou d’une population. […] Le jeune intermittent est un atout fondamental pour la santé intestinale. » - Dr. Georges Mouton « Le jeune intermittent peut potentiellement prévenir, contrôler et soigner les maladies métaboliques chez les humains. » - Pr. Satchin Panda « La dopamine est produite le matin à partir de son principal précurseur, un acide aminé appelé L-tyrosine, que l’on trouve dans de nombreuses sources de protéines. En apportant de la L-tyrosine dès le petit-déjeuner, vous allez donc favoriser votre production de dopamine, sous réserve que l’insuline ne monte pas trop. Prendre un petit-déjeuner protéiné s’impose donc, mais cela ne suffit pas : si vous consommez du sucre ou tout autre aliment à index glycémique élevé en plus des protéines, la hausse de l’insuline qui va en découler, fera obstacle à la production de dopamine. C’est pourquoi le petit déjeuner idéal doit être protéiné, non sucré et, plus précisément encore à charge glycémique basse ou modérée. » - Florence Pinheiro Ortolan « Que ton aliment soit ta seule médecine ! » - Hippocrate Articles complémentaires : Les glucides Les lipides Les protéines Le grignotage Les céréales et amidons Quelques règles alimentaires basiques L'alimentation paléo Les anti-nutriments Les aliments mucogènes Le syndrome métabolique

  • Le ralentissement digestif et ses conséquences

    Article naturo-hygiéniste Comme nous l'avons déjà vu, nos maladies ne viennent pas souvent de l'extérieur, mais plutôt de l'intérieur, ayant pour causes nos erreurs existentielles aboutissant à la toxémie. Des fermentations et des putréfactions se produisent physiologiquement dans le côlon pour achever le processus digestif. Les glucides fermentent dans le côlon droit et les protéines putréfient dans le côlon gauche. Mais une fermentation et une putréfaction anormales (dysbiose colique) engendrées par des erreurs alimentaires et d’hygiène de vie produisent une quantité de déchets et de poisons dans les intestins. Ceci a pour conséquence une inflammation et une irritation intestinale, ainsi qu’une intoxination de l’organisme (toxémie) débouchant sur de nombreuses pathologies. La cause principale des fermento-putrescences anormales est le ralentissement digestif dû à : De mauvaises associations alimentaires (chez certains individus sensibles), notamment : des aliments acides avec des féculents, fruits après repas, pain avec du miel, de la confiture ou des fruits, yaourt et glucides, etc. Des aliments indigestes : charcuterie, pâtisseries industrielles, pains multi-céréales, crème Budwig, Miam-ô-fruit, muesli. Une alimentation déséquilibrée, une suralimentation, du grignotage ou des repas trop complexes. Un excès d'aliments mucogènes (surcharge glucido-lipidique). Un manque de fibres. Des inhibiteurs de digestions : sirops, friandises, sucre, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins, alcool, café. Une dysbiose : un déséquilibre quantitatif et qualitatif des bactéries intestinales est directement liée aux phénomènes de fermentation, de putréfaction et au ralentissement du transit. De la sédentarité. Du stress, de l’énervement (inhibition des sucs digestifs). Une fatigue hépatique associée à une carence biliaire. De l'hypochlorhydrie. Des médicaments antiacides. Une constipation. Les individus au système digestif fragile éviterons d'associer au même repas, sous peine de fermento-putrescences hautement délétères pour le système digestif et la santé générale des amidons et des acides. Pour eux, rien de ce qui se trouve dans la première colonne ne peut être associé avec ce qui se trouve dans la seconde colonne. Pour eux, les fruits se mangent TOUJOURS en dehors des repas et de préférence pour le goûter vers 17h00 pour les tempéraments rétractés. Pour les individus ayant une tolérance digestive satisfaisante, les fruits seront consommés en guise de dessert. L’ensemble de ces causes crée des fermento-putrescences non physiologiques -> déchets -> prolifération bactérienne anormale (dysbiose du microbiote) -> production de toxiques/poisons -> irritation -> inflammation -> porosité intestinale -> intoxication des humeurs -> intoxication/intoxination du foie -> symptômes (maladies). Quels poisons sont produits par des fermento-putrescences anormales ? : Du scatol Du crésol De l’indol De l’alcool Des phénols Des putrescines Des ptomaïnes Des cadavérines De l’ammoniac Des acides : lactique, pyruvique, butyrique, succinique, etc. N.B. Ces toxines ne posent pas de problèmes tant que le pouvoir détoxiquant du foie n’est pas dépassé et que le côlon n’est pas atteint par l’hyperperméabilité. Une digestion régulière et normale contribue à éviter de nombreuses pathologies. Conséquences : Indigestion (mauvaise digestion). Ballonnements, gaz, aérophagie, aérocolie. Gaz malodorants : putréfaction excessive de protéines dans le colon gauche. Inflammation et irritation intestinale, MICI, SIBO. Diverticulite. Porosité intestinale. Toxémie. Parasitose. Infections diverses. Allergies. Dermatoses (eczéma, acné, psoriasis, etc.) Maladies dégénératives et auto-immunes. Troubles psychiques. Inflammations diverses. Rhumatismes. Baisse d’énergie vitale, fatigue. Dysbiose intestinale. Surcharge émonctorielle. Vieillissement accéléré. Mauvaise haleine. Diarrhée aigue. « Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. » Biologie : Pour détecter un excès de fermento-putrescences, on fera le dosage des métabolites organiques urinaires (MOU). Solutions : Correction des causes. Réglage alimentaire. Mastication correcte. Utilisation régulière d'aromates frais ou surgelés : coriandre, persil, origan, ciboulette, basilic, estragon, thym, menthe, aneth, cressonnette, etc. Jus de légumes verts assainissants riches en chlorophylle. Pruneaux (sous réserve de tolérance). Augmentation des fibres, mais sans excès. Psyllium blond, graines de chia. Hydrothérapie du côlon. L-glutamine. Citations : « La maladie survient quand l’organisme est surchargé de déchets et de carences. » - Christopher Vasey « L'homme est l'animal LE PLUS MALADE au monde, aucun autre que lui n'a autant violé les lois de l'alimentation, aucun autre ne mange aussi mal. […] Les maladies consistent en une masse inconnue, pourrie et fermentée de matières dans le corps humain, vieille de décennies et tout particulièrement située dans les intestins et le côlon. » - Pr. Arnold Ehret « Peut-on espérer guérir une métrite, une salpingite, une prostatite ou une congestion ovarienne, alors que des immondices stationnent si près ? » - Raymond Dextreit « Les toxines produites par les putréfactions intestinales gagnent par la voie sanguine les organes voisins, les souillent et les dégradent. » - Dr. Christian Tal Schaller « Lorsqu’il se produit dans le côlon un excès de fermentation et de putréfaction parce qu’on n’a pas daigné le soulager au mieux de ses matières fécales et résiduelles, les pathogènes prolifèrent, ce qui engendre des troubles. » - Dr. Norman Walker « Le côlon est un système d’égout mais, à la suite de négligences et d’abus, il se transforme en fosse septique. En cas de stagnation, il distille les poisons de la décomposition, de la fermentation et de la putréfaction dans le sang, empoisonnant le cerveau, le système nerveux, le cœur, les poumons et les organes digestifs. En bref, tous les organes du corps sont empoisonnés. » - Bernard Jensen « Les 4/5 des maladies sont dues directement ou indirectement aux produits toxiques provenant des fermentations ou putréfactions gastro-intestinales causées par des excès alimentaires, ou plus fréquemment encore par une alimentation irrationnelle. » - Dr. Guillaume Guelpa « Lors d’une alimentation malsaine, la fermentescence et la putrescence intestinale deviennent trop élevées et mettent en danger la vie par production intense de poisons. Une diarrhée salvatrice intervient pour libérer le tube digestif. » - Robert Masson « Ingérer des quantités superflues d’aliments occasionne une dépense excessive d’énergie de la part des organes de digestion et d’assimilation ; mais aussi la partie des aliments qui n’a pas pu être digérée entre rapidement en fermentation ou en putréfaction et devient une source d’infection. » - André Passebecq « La fermentation et la putréfaction des aliments mal digérés produisent des poisons qui sont souvent absorbés et empoisonnent le corps. » - Albert Mosséri Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques Le microbiote La porosité intestinale Ballonnements, aérophagie et inflammation des organes digestifs L'alimentation paléo

  • L'avoine, un aliment santé ?

    Article de bromatologie Pour compléter les articles sur les céréales et les glucides, faisons un focus sur l’un des produits industriels les plus consommés au petit-déjeuner… et pourtant l’un des plus mal compris : l’avoine. Un rituel bien-pensant… On se lève, on ouvre un bocal en verre, on verse les flocons d’avoine — parfois trempés la veille pour « mieux digérer » et parfois arrosé de lait de vache. On fait ça pour ta santé. Pour la ligne. Pour tenir à l’entraînement. Mais nous sommes nous posés quelques questions ? : ce qu’est réellement l’avoine ? comment elle est produite ? et surtout… ce qu’elle fait à notre corps ? L’avoine, qu’est-ce que c’est vraiment ? L’avoine (Avena sativa) est une céréale riche en amidon, historiquement utilisée pour l’alimentation animale (chevaux, ânes). Sa consommation humaine s’est démocratisée au XXᵉ siècle, avec l’essor de l’industrie céréalière. L’avoine moderne qui est consommée aujourd’hui n’a plus rien de brut : chauffée à la vapeur pour stabiliser ses lipides laminée à chaud en flocons oxydée, stockée et conservée plusieurs mois Résultat : un produit semi-industriel, très transformé, à dominante glucidique. Ce que ça nous apporte majoritairement : de l’amidon rapidement disponible un peu de fibres des protéines végétales incomplètes Mais le vrai problème n’est pas là. L’avénine : le problème silencieux L’avoine contient une protéine appelée avénine. Elle appartient à la même famille que les prolamines du blé (gluten), de l’orge et du seigle. D’un point de vue physiologique : l’humain ne dispose pas d’enzymes parfaitement adaptées pour la dégrader. Chez de nombreuses personnes — même non cœliaques — cela peut entraîner : digestion incomplète formation de peptides pro-inflammatoires irritation de la muqueuse intestinale augmentation progressive de la perméabilité intestinale activation immunitaire de bas grade Sur des terrains sensibles (dysbiose, inflammation chronique, Hashimoto, fatigue surrénalienne, candidose, SIBO…), on observe souvent : ballonnements lourdeurs digestives brouillard mental fringales fatigue inexpliquée Ce n’est pas parce que ce n’est “pas du gluten” que l’intestin valide. Le saviez-vous ? L’avoine est l’une des rares céréales que l’industrie doit chauffer dès la récolte. Pourquoi ? Parce que ses lipides s’oxydent très rapidement. Sans ce traitement thermique (le kilning), l’avoine rancit en quelques semaines et devient impropre à la consommation. Autrement dit, les flocons d’avoine “nature” n’existent pas vraiment : même les versions bio ou artisanales ont déjà subi une transformation industrielle majeure. Un détail rarement mentionné… mais loin d’être anodin quand on parle d’alimentation physiologique. Une réponse glycémique loin d’être idéale Malgré son image de « sucre lent », l’avoine — surtout cuite — provoque fréquemment : un pic de glucose un pic d’insuline suivi d’une hypoglycémie réactionnelle Plus elle est chaude et pâteuse, plus la réponse glycémique est rapide. Conséquences métaboliques : fatigue pendant l’effort activation du cortisol stress métabolique stockage facilité performances irrégulières Notre corps n’est pas conçu pour des montagnes russes hormonales et le cerveau non plus. Le saviez-vous ? (sport & performance) Pendant longtemps, l’avoine a été recommandée aux sportifs d’endurance comme carburant « idéal » avant l’effort. Pourtant, en pratique clinique et en préparation physique, on observe souvent l’inverse : baisse d’énergie en cours d’entraînement, jambes lourdes, fringales précoces, voire hypoglycémies réactionnelles après un petit-déjeuner riche en flocons d’avoine. Pourquoi ? Parce qu’un apport glucidique isolé, surtout le matin, stimule fortement l’insuline, bloque la lipolyse et favorise une dépendance rapide au sucre pendant l’effort. À l’inverse, de plus en plus d’athlètes (cross-training, sports d’endurance, sports de combat, musculation) rapportent une meilleure stabilité énergétique, une concentration accrue et une récupération améliorée après avoir remplacé l’avoine par : des protéines complètes des graisses équilibrées et stables une glycémie plus calme dès le réveil Moins de pics. Moins de crashs. Plus de constance. Petit-déjeuner glucidique = cerveau embrumé Un bol d’avoine le matin stimule rapidement la dopamine, puis provoque un effondrement tout aussi rapide. Résultat fréquent : baisse de concentration perte de motivation irritabilité fatigue « bizarre » brouillard mental Ce n’est pas un manque d’énergie. C’est un signal métabolique mal programmé. Et les fibres dans tout ça ? Les bêta-glucanes de l’avoine ne sont pas toujours des alliés. Chez les terrains fragiles, ils peuvent : fermenter excessivement nourrir les déséquilibres bactériens aggraver ballonnements et SIBO ralentir la digestion Chez certaines personnes, l’avoine = se retrouver avec un ventre de femme enceinte de 6 mois… L’avoine : un aliment mucogène En naturopathie, l’avoine est considérée comme un aliment mucogène, c’est-à-dire favorisant la production de mucus dans l’organisme. Sa richesse en amidon, en protéines difficiles à digérer (comme l’avénine) et en fibres fermentescibles peut stimuler une sécrétion excessive de mucus, notamment au niveau digestif et ORL. Chez certains terrains, cela se manifeste par : ballonnements et lourdeurs digestion lente sensation de « voile » intestinal encombrement et infection des muqueuses (sinus, nez, gorge, oreilles) fatigue diffuse En alimentation physiologique, cette production de mucus est interprétée comme un signal d’irritation ou d’adaptation défensive du corps, pas comme un signe de vitalité. C’est l’une des raisons pour lesquelles les approches paléo, fonctionnelles et anti-inflammatoires limitent fortement les céréales, en particulier au petit-déjeuner. Les principaux anti-nutriments de l’avoine 1. Les phytates (acide phytique) – les plus problématiques L’avoine contient des quantités significatives d’acide phytique, surtout dans les flocons complets qui ont la capacité de chélater plusieurs minéraux essentiels. 2. Les lectines (en moindre quantité) 3. Les inhibiteurs enzymatiques Comme beaucoup de graines et céréales, l’avoine contient des inhibiteurs de protéases et d’amylases. Ce que le corps réclame vraiment le matin Pas du sucre ! Pas des céréales ! Il veut : des protéines complètes des graisses stables une glycémie calme un cerveau clair une énergie durable Les vrais alliés hormonaux du matin : œufs entiers sardines viande de qualité bouillon riche en minéraux et en collagène Simple. Efficace. Physiologique. Une logique totalement cohérente avec une alimentation paléo, hypotoxique, anti-inflammatoire, ancestrale et fonctionnelle. Le mythe du “petit déjeuner santé” On pense prendre soin de soi avec notre bol d’avoine. En réalité, cela apporte : un glucide rapide une protéine potentiellement inflammatoire (avénine) un stress métabolique dès le réveil Et on appelle ça « sain ». Alors oui… Laissons l’avoine aux chevaux (et encore, ce n’est pas idéal pour eux non plus), et offrons à notre cerveau et à ses hormones ce qu’ils réclament vraiment : des protéines de qualité et des graisses à haute valeur biologique. Ce que dit la science (et la clinique) Certaines données scientifiques montrent clairement que l’avoine n’est pas neutre pour tous, notamment via l’avénine. Des études ont identifié : des réactions immunitaires spécifiques à l’avénine chez certains patients cœliaques une inflammation intestinale après ingestion d’avoine une variabilité importante selon les individus et les variétés d’avoine Ces réactions ne relèvent pas d’une simple « mauvaise digestion », mais bien d’une sensibilité protéique réelle, parfois silencieuse. En médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, on observe régulièrement que l’éviction de l’avoine améliore : la digestion l’énergie la clarté mentale l’inflammation chronique Citations : « Quelle est la définition d’un petit-déjeuner chaud, rassasiant et pratique ? Les flocons d’avoine… Bien sûr, c’est délicieux, facile à préparer, et vous pensez peut-être que c’est bon pour vous — mais malheureusement, c’est tout le contraire. En réalité, les flocons d’avoine font partie des pires aliments que vous puissiez consommer. L’avoine est riche en lectines, qui peuvent altérer la paroi intestinale et entraîner des problèmes de santé à long terme. » - Dr. Steven R. Gundry « L’avoine doit impérativement être exclue d’une alimentation sans gluten. » - Julien Venesson « Votre corps a besoin de flexibilité métabolique pour utiliser à la fois les graisses et le glucose comme carburant. Les conseils diététiques conventionnels échouent car un régime riche en glucides pendant une longue période vous empêche de brûler efficacement les graisses. Pour retrouver la capacité de brûler les graisses comme carburant, vous devez minimiser les glucides nets, augmenter les matières grasses saines et limiter les protéines à des taux adéquats. » - Dr. Joseph Mercola Articles complémentaires : Les glucides Les céréales et amidons L’alimentation paléo Les produits laitiers Les aliments mucogènes Références scientifiques (PubMed) : Lundin KE et al., Gut, 2003 Arentz-Hansen H et al., PLoS Medicine, 2004 Peräaho M et al., Scandinavian Journal of Gastroenterology, 2004 Silano M et al., European Journal of Nutrition, 2014 Holm K et al., Alimentary Pharmacology & Therapeutics, 2006

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