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- La diète cétogène : solution miracle ou déséquilibre métabolique ?
Article de bromatologie Description : La diète cétogène est une alimentation très pauvre en glucides (généralement < 50 gr/jour, soit 5 à 10 % de l’apport calorique total), riche en lipides et modérée en protéines. On parle parfois d’alimentation « dissociée » dans le sens où les glucides sont fortement restreints au profit des graisses. Exemple de repas type : Légumes (crus et cuits) + source de protéines + lipides (huile d’olive, avocat, oléagineux…). Si cette approche peut avoir des indications thérapeutiques précises (épilepsie pharmaco-résistante, certaines pathologies neurologiques, tumeurs, cancer), sa généralisation à long terme dans une logique de perte de poids interroge, notamment du point de vue de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle et de la santé du microbiote. Nutrition cellulaire : que se passe-t-il vraiment ? L’insuline est une hormone anabolisante majeure produite par le pancréas. Elle agit comme une « clé » permettant au glucose, aux acides aminés et à certains micronutriments d’entrer dans la cellule. Dans un régime cétogène strict : La sécrétion d’insuline est fortement réduite. L’organisme bascule vers la cétogenèse (production de corps cétoniques à partir des lipides). Le foie active la néoglucogenèse, produisant du glucose à partir d’acides aminés et de glycérol. À court terme, cela peut favoriser la perte de poids (notamment via la perte hydrique et glycogénique). À moyen et long terme, une restriction prolongée peut : Réduire la flexibilité métabolique (résistance à l'insuline) Augmenter le stress oxydatif Favoriser une fonte musculaire si l’apport protéique est mal ajusté Déséquilibrer la balance acido-basique Réduire le cortisol jusqu’au déficit (induit par le stress du régime) En nutrition fonctionnelle, nous recherchons un équilibre glycémique stable, et non une suppression chronique d’un macronutriment. Impact digestif et microbiote : le point clé oublié Les régimes hyperlipidiques peuvent : Accentuer l’inflammation intestinale (notamment dans les MICI) Altérer la barrière intestinale Réduire la diversité du microbiote Diminuer les bactéries bénéfiques (Bifidobacterium) Augmenter la perméabilité intestinale (élévation possible de la zonuline) Une alimentation occidentale riche en graisses transformées et pauvre en fibres favorise également la production de lipopolysaccharides (LPS), pro-inflammatoires. À l’inverse, les glucides complexes non raffinés et les fibres nourrissent les bactéries bénéfiques qui produisent des acides gras à chaîne courte, protecteurs de la muqueuse intestinale. Pourquoi un manque de fibres ralentit la détoxification de notre corps ? Fibres et détoxification : le rôle clé. Le butyrate : molécule clé de l’axe intestin-cerveau-immunité Le butyrate est un acide gras à chaîne courte (4 carbones), produit par le microbiote à partir : de fibres végétales d’amidons résistants (pomme de terre refroidie, banane peu mure…) d’acétate ou de lactate Chaque jour, entre 1 et 10 gr peuvent être fabriqués dans l’intestin. Ce n’est pas un simple métabolite : Il fournit jusqu’à 70 % de l’énergie des cellules du côlon Il module l’inflammation Il renforce la barrière intestinale Il influence l’immunité Il agit sur l’axe intestin-cerveau Il pourrait participer à l’optimisation de la fonction thyroïdienne Comment soutenir naturellement le butyrate ? Dans l’assiette : Fibres végétales variées Amidon résistant Légumineuses (lectines) bien préparées et occasionnelles Prébiotiques ciblés : PHGG (gomme de guar hydrolysée) Amidon résistant Probiotiques stratégiques : Souches productrices directes (ex : Clostridium butyricum) Bifidobactéries favorisant l’alimentation croisée (interaction symbiotique où des microorganismes échangent des nutriments, les déchets métaboliques de l'un servant de nourriture à l'autre) Supplémentation : Tributyrine Butyrate micro-encapsulé Inuline Prudence en cas de primo-infection virale active : certaines données in vitro suggèrent une modulation possible de la réponse antivirale. Le contexte immunitaire individuel reste déterminant. 2. Le balai intestinal : Le foie filtre le sang et neutralise les toxines (pesticides, métaux lourds, résidus hormonaux, etc.). Une fois traitées, il les déverse dans la bile, qui finit dans l'intestin. Avec fibres : elles agissent comme une éponge ou un balai. Elles lient ces toxines et les entraînent vers la sortie (les selles). Sans fibres : les toxines stagnent. L'intestin, dont le job est de réabsorber l'eau et les nutriments, finit par réabsorber ces toxines qui retournent alors dans la circulation sanguine. C'est ce qu'on appelle le cycle entéro-hépatique. Le foie doit alors tout recommencer. 3. Le transit : La détoxification est une course contre la montre. Constipation : un régime pauvre en fibres ralentit le péristaltisme (les mouvements de l'intestin). Plus les déchets séjournent longtemps dans le côlon, plus ils ont de chances de fermenter/putréfier ou de libérer des composés indésirables qui surchargent votre système. Élimination : les fibres insolubles augmentent le volume des selles et accélèrent leur passage, garantissant que les "poubelles" sortent avant que le sac ne craque. Effets secondaires possibles à moyen terme Sur plusieurs semaines à mois : Troubles digestifs (constipation, diarrhée, nausées) Fatigue, irritabilité, céphalées Carences en vitamines B, magnésium, sélénium, zinc Hyperuricémie Déséquilibre électrolytique Dysbiose intestinale Diminution des acides gras à chaîne courte À long terme (6 à 36 mois selon les individus) : Ostéoporose Fonte musculaire Anémie Aménorrhée Baisse immunitaire Troubles thyroïdiens Stéatose hépatique possible Augmentation des transaminases Élévation du LDL-cholestérol Apport protéique : attention aux excès Une consommation très élevée en protéines (≥ 1,8 g/kg/jour), notamment après 55 ans, pourrait être associée à une augmentation du risque cardiovasculaire dans certaines grandes cohortes. Il y a une différence entre un régime cétogène thérapeutique et le régime cétogène "populaire" (souvent trop carné). Un excès chronique de protéines — surtout d'origine animale — est clairement délétère pour la longévité à cause de son impact direct sur mTOR. En effet, si le régime cétogène est basé sur une consommation massive de viandes et de protéines, l'excès d'acides aminés va réactiver mTOR, annulant ainsi une grande partie des bénéfices de la baisse des glucides. Cette réactivation va entraîner un blocage constant de l'autophagie (le nettoyage cellulaire) entraîne une accumulation de déchets, un stress mitochondrial et accélère le vieillissement des tissus. Les apports modérés (1,0 à 1,2 g/kg/jour selon l’activité) semblent plus adaptés en prévention. Excès de viande rouge Les méta-analyses montrent qu’une consommation élevée de viandes rouges, surtout transformées et riche en oméga-6 est associée à un risque accru : de maladies cardiovasculaires de diabète de type 2 de certains cancers Le sel, les nitrites et les graisses saturées jouent un rôle dans cette augmentation du risque. Potassium : attention au déficit La diète cétogène peut favoriser : une perte accrue de potassium par les urines des apports alimentaires réduits Ce qui expose à un risque de déficit électrolytique. Le potassium est essentiel pour : la contraction musculaire la régulation de la pression artérielle la fonction cardiaque Le saviez-vous ? Le cerveau peut utiliser les corps cétoniques comme carburant alternatif… mais il reste partiellement dépendant du glucose. Même en cétose profonde, l’organisme produit du glucose via la néoglucogenèse pour alimenter certaines cellules (globules rouges, médullaire rénale). Autrement dit : le corps ne peut jamais fonctionner totalement sans glucose. Et les produits laitiers dans tout ça ? Les produits laitiers sont souvent très présents dans la diète cétogène (fromages, crème, beurre, skyr, yaourts). Pourtant, en naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, leur consommation régulière et en grande quantité soulève plusieurs réserves : Ils sont mucogènes et acidifiants Ils peuvent entretenir une inflammation de bas grade chez les personnes sensibles. La caséine A1 notamment et les protéines laitières peuvent augmenter la perméabilité intestinale chez certains individus. Le lactose résiduel (même faible) peut perturber la glycémie chez les profils insulinorésistants et provoquer des troubles digestifs. Les produits laitiers concentrés en graisses saturées peuvent contribuer à l’élévation du LDL chez les sujets prédisposés. Ils sont parfois associés à une majoration de l’acné, de troubles ORL chroniques, d'inflammation, de douleurs articulaires ou des déséquilibres hormonaux. En nutrition fonctionnelle, la question n’est pas « autorisé ou interdit », mais : Quel est le terrain ? Quelle est la tolérance digestive et immunitaire ? Un excès de produits laitiers, même « compatibles keto », ne signifie pas qu’ils sont adaptés à l'équilibre métabolique et à la physiologie humaine. En résumé : L’équilibre avant tout À court terme, la diète cétogène peut induire une perte de poids, ainsi que des modifications telles qu'une réduction de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) sérique chez les patients atteints de diabète de type 2. Une perte de poids rapide ne doit jamais se faire au prix d’une appauvrissement nutritionnel de l’organisme. Une diète cétogène mal structurée peut entraîner des apports insuffisants en : certains types de fibres et prébiotiques potassium magnésium vitamines B, notamment B1, B6 et B9 vitamine C sélénium À moyen et long terme, elle peut déséquilibrer le microbiote, la fonction hépatique, la thyroïde et la santé cardiovasculaire chez certains profils. La qualité des graisses, la diversité végétale et l’apport en fibres sont déterminants. La personnalisation (terrain, tempérament, génotype, activité, âge, contexte inflammatoire) est essentielle. C’est pourquoi, en naturopathie et en nutrition fonctionnelle, on rappelle souvent qu’un régime alimentaire doit être évalué non seulement sur ses macronutriments (glucides, lipides, protéines) mais aussi sur sa densité micronutritionnelle. Comme toujours en naturopathie : C'est la suppression des causes qui soigne et l’équilibre qui régénère. Citations : « Si on mange trop de protéines, ce sera au détriment d’autres aliments. On risque alors de déséquilibrer son alimentation et de manquer d’autres nutriments. » - Dr. Jean-Charles Presier « Les études montrent que le régime cétogène fatigue et peut entraîner une perte de masse musculaire. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les régimes dissociés sont des aberrations physiologiques. L’organisme humain est conçu pour métaboliser des aliments associés, et non pour fonctionner sur des séparations artificielles qui perturbent l’équilibre biologique. » - Robert Masson Dans la vie, tout est équilibre… Articles complémentaires : Les protéines Les glucides Les lipides L'alimentation paléo Le microbiote La loi de l'homéostasie Quelques règles alimentaires basiques Le lait de vache, composition et conséquences sur la santé
- L'alopécie
Article capillaire L’alopécie est la perte anormale de cheveux ou de poils. En France, 10 millions de personnes sont concernées. Quatre causes possibles 1. Génétique : L’hérédité, chez un homme : si le grand-père maternel est chauve nous avons 50% de chance ou plutôt de malchance d’être chauve. Si c’est le grand-père paternel, c’est 25%. Si ce sont les 2 grands-pères nous atteignons 75% de probabilité. Si ce sont les grands-pères et le père enfin, 99% de risque. 2. Hormonale : Déséquilibre androgénique : les niveaux de dihydrotestostérone (DHT), un dérivé de la testostérone sont trop élevés. En effet, la testostérone réduit la perte de cheveux alors que la DHT en excès ou en insuffisance l’augmente. Un dysfonctionnement thyroïdien avec manque d'hormone active T3. 3. Carentielle : Les carences nutritionnelles, notamment en acides aminés dont la L-cystéine, en minéraux et oligo-éléments dont le zinc, le magnésium, l’iode, le fer, le potassium, la silice, le soufre, en vitamines dont B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E et en acides gras polyinsaturés dont les oméga-3. La vitamine B12 joue un rôle clé dans le renouvellement cellulaire et l'oxygénation des follicules pileux. Attention, une éventuelle dysbiose du microbiote ou une inflammation intestinale passant inaperçue pourrait être la cause d’une mauvaise absorption des nutriments. 4. Toxique : La toxémie (toxiques, alcool, caféine, tabac, médicaments, IPP, etc.). Le stress. Les céréales à gluten. 5. Inflammatoire : L’inflammation de bas grade peut entraîner la destruction des follicules pileux. Biologie : B12 totale : optimal 700-800 ng/L. B12 active : optimal 140-180 pmol/L. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse, anticorps anti TPO. Iodurie sur 24 heures. Fonction surrénalienne : cortisol urinaire libre sur 24 heures. Fonction rénale : créatinine. Sulfate de prégnénolone et de DHEA-S. Testostérone totale et libre. SHBG. Androstanediol glucuronide (métabolite stable de la DHT). Estrogène, progestérone. PSA. Bilan vitamines et minéraux. Coenzyme Q10. CRP-US. Homocystéine. Albuminémie : consommation et réserves en protéines. Glycémie et insuline à jeun. Solutions : Stimuler la microcirculation du cuir chevelu en le massant vigoureusement tous les jours. Exposer les cheveux au vent, au froid, à la pluie, au soleil (sans excès) pour qu’ils retrouvent leur fonction protectrice. Shampoing ou friction à l’eau froide. Maintenir le cuir chevelu propre. Eviter les couvre-chefs, les toxiques et le stress. Cure de Capillar (Taxifoline) bénéfique pour la microcirculation. Améliorer le terrain en adoptant une alimentation variée, équilibrée, saine, naturelle, biologique et non carencée. Minéraliser l’organisme avec des jus de légumes, du plasma marin de Quinton, du pollen frais, des fruits de mer, de la poudre de chair d’huitres. Obtenir le bon équilibre en acides gras oméga-3-6-7-9 et garder le rapport de un oméga-3 pour trois oméga-6. Appliquer un masque capillaire à l’huile de ricin avec 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, 2 gouttes de lavande vraie et 1 goutte de menthe poivrée 2 à 3 fois par semaine. Masser et laisser poser au moins 2 heures. Phytothérapie : Tisane d’ortie et de prêle. Berbérine (assainissant intestinal). Ashwagandha. Palmier nain. Racine d'ortie : 500-800 mg/J. Aromathérapie : huile essentielle de romarin à verbénone per os (homme & femme). Mélanger 30 gouttes d'HE de romarin à cinéole + 30 gouttes de lavande vraie + 15 gouttes de menthe poivrée, déposer 4 gouttes in situ et masser. Gemmothérapie : bourgeons d’airelle (femme). Le palmier nain et la racine d’ortie bloquent l’enzyme 5-alpha-réductase, ce qui inhibe la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone. Cette action a également un effet bénéfique sur la prostate en diminuant son volume. La racine d'ortie est recommandée pour soulager l'hypertrophie bénigne de la prostate et d'autres problèmes de prostate. Elle est également utilisée pour ses effets cardiovasculaires et comme remède naturel pour traiter ou prévenir la calvitie. À n’utiliser qu’en cas de taux de DHT excessif. Nutrithérapie : Zinc, iode, magnésium, potassium, vitamines : B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E. Acides gras polyinsaturés dont oméga-3. N-acétylcystéine. Oligothérapie : Manganèse/cuivre, soufre, silicium. Photobiomodulation : Exposer le crâne régulièrement à la lumière rouge. Conseils alimentaires : On trouve de la cystéine dans les œufs, le poisson, la viande, les oléagineux. On trouve du zinc dans les fruits de mer et particulièrement dans les huitres, dans la dinde, les œufs, les champignons shitakés, les graines de courge, les germes de blé. On trouve de la vitamine B5 dans les champignons shitakés, les œufs, le foie, l’avocat, les céréales complètes. On trouve de la vitamine B6 dans la dinde, le poulet, le thon, le poulpe, la banane. On trouve de la vitamine B8 dans le foie, la levure de bière, les œufs, les haricots, les lentilles, les champignons, les noix. On trouve de la silice dans les amandes, les légumes racines, l’ortie et la prêle notamment. On trouve des oméga-3 qui équilibrent nos apports en acides gras et qui sont anti-inflammatoires, dans les fruits de mer, les poissons de mer gras (hareng, sardine, maquereau, flétan), les noix de Grenoble et dans certains œufs de poules nourries au graines de lin. On trouve du potassium dans les fruits et les légumes. On trouve du magnésium dans les noix, les légumes verts, les fruits de mer, les sardines, les anchois, les germes de blé, les flocons d’avoine, les bananes. On trouve de l’iode, dans les algues marines, les fruits de mer et les poissons de mer. On trouve du soufre dans les viandes, les poissons, les fruits de mer, les œufs, l’ail, les oignons, les graines de courges, le brocoli, le radis noir, le cresson. Citations : « Le tabac est, dans ce domaine aussi, une bête noire : en perturbant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, il empêche le bon approvisionnement des nutriments jusque dans la fibre capillaire. Dommage. » - Danièle Festy « Quand elle est causée par le blé, l’alopécie peut persister aussi longtemps qu’on continue à en consommer. » - Dr. William Davis « Les hommes qui perdent leurs cheveux ont généralement une carence en testostérone. » – Dr. Thierry Hertoghe Article complémentaire : Les carences nutritionnelles
- Le brouillard mental
Article de naturopathie fonctionnelle Description : Quand l’esprit se voile… Nous avons tous connu un jour cette impression d’avoir « le cerveau en coton », comme enveloppé d’un voile qui ralentit la pensée, trouble la concentration et diminue la clarté mentale. Le brouillard cérébral n’est pas une maladie, mais un signal d’alarme : le corps indique que son équilibre est compromis et qu’il a besoin d’être réajusté. Ce phénomène se manifeste souvent par : une sensation diffuse d’embrumement mental, un esprit pas clair ; des difficultés à se concentrer ; une mémoire moins efficace ; des maux de tête ; un manque d’élan, de motivation ; une impression de fatigue intellectuelle constante. En naturopathie, on considère le brouillard cérébral comme un symptôme multifactoriel, intimement lié à notre hygiène de vie, notre équilibre hormonal, notre statut nutritionnel et notre niveau de stress. Causes : Le cortex préfrontal – véritable « chef d’orchestre » de notre cognition – fonctionne moins efficacement lorsque l’organisme subit des stress, des déficits ou des inflammations. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette baisse de performance. 1. Alimentaire Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres, en aliments mucogènes, en additifs ou pauvre en nutriments entraîne : une baisse du glucose stable disponible pour le cerveau ; une micro-inflammation ; un déséquilibre du microbiote qui influence directement la clarté mentale via l’axe intestin-cerveau. Les intolérances (gluten, lait et lactose, lectines), les additifs comme le glutamate ou certains édulcorants peuvent provoquer des réactions neuro-inflammatoires, sources de brouillard mental. 2. Déshydratation Le cerveau contient environ 75 % d’eau. Un manque d’hydratation suffit à altérer la concentration, la vigilance et la mémoire à court terme. 3. Carences nutritionnelles Certaines carences sont particulièrement impliquées : vitamines du groupe B, dont B12, essentielle à la production de neurotransmetteurs ; vitamine D, modulatrice de l’immunité et de l’humeur ; magnésium, cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques ; une carence en cuivre peut entraîner des troubles cognitifs et affecter le fonctionnement cérébral, ce qui peut se manifester par une sensation de brouillard mental ; oméga-3, et en particulier le DHA, composant majeur des neurones et des synapses. 4. Sommeil insuffisant Le cerveau se nettoie, trie, consolide la mémoire et répare ses cellules durant la phase de sommeil profond. Sans sommeil réparateur, la fonctionnalité cognitive chute. 5. Stress et cortisol Un stress prolongé augmente le cortisol, ce qui : favorise les radicaux libres ; perturbe les neurotransmetteurs ; surcharge les glandes surrénales ; altère la mémoire et la concentration ; déficit en cortisol. 6. Manque d’activité physique Bouger augmente l’oxygénation, stimule la neurogenèse et améliore la circulation cérébrale. 7. Exposition à des toxines environnementales Formaldéhydes, composés organiques volatils, PCB et autres toxiques domestiques peuvent générer une inflammation systémique, impactant la cognition. 8. Causes médicales possibles Certaines situations nécessitent une évaluation professionnelle : troubles de la thyroïde ; hypoglycémie ; maladie de Lyme ; TDAH ; sclérose en plaques ; chimiothérapies ; troubles hormonaux ; dysfonction immunitaire ; Troubles intestinaux : dysbiose, SIBO, MICI, constipation et porosité intestinale ; fibromyalgie ; diabète ; convalescence ; parasitose ; intoxication aux métaux lourds ; dépression… Thyroïde, surrénales et mitochondries : l’axe énergétique du cerveau Pour comprendre le brouillard mental, il est essentiel d’observer l’équilibre thyroïde – surrénales – mitochondries, véritable trépied de notre énergie cellulaire. 1. La thyroïde : le régulateur du métabolisme cérébral Les hormones thyroïdiennes (T3 surtout) : stimulent la production d’énergie dans les mitochondries ; modulent l’humeur et la cognition ; influencent la vitesse de traitement de l’information. Une hypothyroïdie, même subclinique, peut provoquer fatigue, lenteur mentale et troubles de la concentration. 2. Les glandes surrénales : le gestionnaire du stress Les surrénales produisent le cortisol, indispensable pour : maintenir une glycémie stable (carburant du cerveau) ; gérer les situations stressantes ; moduler l’inflammation. Une fatigue surrénalienne (stade de stress chronique) entraîne : brouillard mental ; réveils nocturnes ; irritabilité ; manque d’énergie ; difficultés à se concentrer. 3. Les mitochondries : nos centrales énergétiques Elles produisent l’ATP, source d’énergie des neurones. Stress oxydatif, toxiques, infections, carences, inflammation : tout ce qui perturbe les mitochondries provoque une baisse directe de la clarté mentale. ▶ Quand la thyroïde ralentit → les mitochondries produisent moins d’énergie. ▶ Quand les surrénales s’épuisent → la gestion du glucose se dérègle, la cognition chute. ▶ Résultat : brouillard mental durable et fatigue profonde. Solutions : Voici les approches les plus utilisées en naturopathie fonctionnelle et micronutrition : 1. Optimiser le sommeil instaurer une routine régulière ; limiter les écrans le soir ; favoriser un environnement sombre et frais. 2. Soutenir l’alimentation privilégier une alimentation anti-inflammatoire (crudités, légumes colorés, oméga-3, bonnes graisses, protéines de qualité) ; réduire sucre, alcool, additifs, gluten ; supprimer le grignotage. 3. Nutrithérapie vitamines B, dont B9 (5-MTHF) & B12 (méthylcobalamine) si déficit ; vitamine D ; magnésium bisglycinate ; oméga-3 riches en DHA ; antioxydants : (curcuma, baies) ; coenzyme Q10 ; acétyl L-carnitine ; N-acétylcystéine le midi ; L-glycine le soir ; L-tyrosine le matin à jeun ; iode ; créatine ; Le trio (manque de vitamine B12, manque de vitamine B9 et taux élevé d'homocystéine) est une cause classique, très bien documentée, du brouillard mental. 4. Phytothérapie Ashwagandha ; rhodiola ; ginseng. 5. Hydratation Idéalement de 1,5 à 2 litres d’eau faiblement minéralisée, répartie sur la journée. Plasma marin de Quinton en isotonique. 6. Bouger Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. L’oxygénation améliore immédiatement la clarté mentale. 7. Pratiquer l’hygiène cérébrale exercices cognitifs ; apprentissages nouveaux ; respiration, méditation, cohérence cardiaque. Biologie : Bilan hormonal : surrénales, thyroïde, gonades. Bilan micronutritionnel. Bilan neurotransmetteurs sur urines de 12H. Homocystéine. Vitamines B9 & B12. Statut antioxydant. CRP-US. Coenzyme Q10. Cuivre. Conclusion : Le brouillard mental n’est pas une fatalité : c’est un message du corps. En rééquilibrant l’alimentation, en réduisant l’inflammation, en soutenant le sommeil, la gestion du stress et l’équilibre hormonal, il est tout à fait possible de retrouver clarté, énergie et vivacité d’esprit. Si les symptômes persistent, une évaluation médicale ou fonctionnelle est toujours recommandée. Articles complémentaires : Troubles de la mémoire et déclin cognitif La fatigue surrénalienne L’hypothyroïdie Les causes de la fatigue Les mitochondries
- L'andropause
Article de santé masculine Cet article est complémentaire à celui consacré à la testostérone. Après avoir chouchouté les femmes avec l’article sur la ménopause, occupons-nous des hommes quinquagénaires. L’andropause correspond à une baisse progressive de la testostérone biodisponible, souvent associée à : une augmentation de la SHBG une inflammation de bas grade une diminution parallèle de la T3 libre, de la DHEA et de la dopamine Environ 20 % des hommes de 50 ans sont concernés — et cette proportion augmente avec l’âge. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un dysfonctionnement hormonal et métabolique. Dans la majorité des cas, elle est : améliorable souvent réversible et idéalement évitable ou retardée si prise en charge précocement Contrairement à la ménopause, elle est insidieuse, silencieuse, progressive — et fréquemment minimisée. Pourtant, ses effets sont profonds, physiques et émotionnels. 1. Les conséquences physiques : le corps ralentit et se transforme Composition corporelle Augmentation de la graisse viscérale abdominale Diminution de la masse musculaire Perte de force Difficulté à perdre du gras malgré les efforts Gynécomastie (augmentation du volume des seins) Perte de poils et de cheveux Peau sèche La testostérone est un signal anabolique mitochondrial majeur. Elle stimule la synthèse protéique, la sensibilité à l’insuline et la fonction énergétique cellulaire. Testostérone à 8 000 ng/L vs testostérone à 4 000 ng/L Œstradiol à 35 ng/L vs Œstradiol à 45 ng/L SHBG à 25 nmol/L vs SHBG à 50 nmol/L Énergie et vitalité Fatigue persistante Baisse de motivation physique Sensation de vieillissement accéléré Récupération et réparation plus lente Souvent associé à : T3 libre basse Cortisol perturbé Dysfonction mitochondriale Fonction sexuelle (marqueur clinique clé) Baisse de libido Érections moins fréquentes et moins fermes Diminution des érections nocturnes et matinales La disparition des érections matinales est un biomarqueur clinique majeur. Cerveau Brouillard mental Difficulté de concentration Mémoire moins vive Perte de clarté intellectuelle La testostérone soutient : la dopamine l’acétylcholine la neuroplasticité (capacité du cerveau à se remodeler, se réorganiser et créer de nouvelles connexions neuronales) Sommeil Sommeil fragmenté Réveils nocturnes Sommeil non réparateur Cercle vicieux classique : moins de testostérone → moins de sommeil profond → encore moins de testostérone. Conséquences du déficit androgénique sur le physique. Extrait du livre : "Au-delà de cette limite, votre ticket est toujours valable" – Dr. Georges Debled 2. Les conséquences émotionnelles : le feu intérieur diminue C’est souvent la dimension la plus méconnue. Perte d’élan L’homme décrit : moins d’ambition moins d’envie moins d’entrain Ce n’est pas psychologique. C’est biologique. La testostérone stimule la dopamine — l’hormone de la motivation. Humeur plus fragile Irritabilité Tristesse Anxiété Perte de confiance Parfois diagnostiquée à tort comme dépression. Retrait social Moins d’envie de : voir du monde entreprendre séduire créer s’amuser L’élan vital diminue. 3. Les conséquences métaboliques profondes (les plus préoccupantes) Une testostérone basse augmente le risque de : Syndrome métabolique Diabète de type 2 Résistance à l’insuline Inflammation chronique Sarcopénie Ostéoporose Maladies cardiovasculaires Mortalité précoce La testostérone est une hormone de longévité et de protection métabolique. 4. Le cercle vicieux fonctionnel L’andropause est rarement isolée. On observe fréquemment : Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse) Hyperinsulinémie SHBG élevée Cortisol dysrégulé Inflammation intestinale Microbiote altéré Leptine (hormone de la sasiété) élevée Il s’agit souvent d’un effondrement de l’axe : Hypothalamus – Hypophyse – Testicules – Thyroïde – Mitochondries Une approche purement hormonale est parfois insuffisante. Il faut une vision systémique. 5. Les 6 signes cliniques les plus révélateurs Fatigue inexpliquée Perte de libido Graisse abdominale Perte de motivation Affaissement du muscle fessier Diminution des érections matinales Ce dernier est l’un des indicateurs les plus fiables. 6. En médecine fonctionnelle : causes majeures à rechercher Les 10 causes prioritaires : L’âge (facteur contributif, non causal unique) Insulinorésistance Inflammation chronique Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse, très fréquente en pratique) Carences (zinc, vitamine D, magnésium) Stress chronique Dysbiose intestinale Consommation excessive d'alcool Surcharge hépatique Surpoids et obésité 7. Questionnaire d'ADAM (Androgen Deficiency in the Aging Male) - Saint Louis University School of Medicine Outil de dépistage rapide en 10 questions pour évaluer la baisse de testostérone et les symptômes associés. Avez-vous constaté une diminution de votre libido (désir sexuel) ? Sentez-vous un manque d'énergie ? Avez-vous constaté une diminution de la force musculaire et/ou d'endurance à l'effort ? Avez-vous remarqué une diminution de votre taille ? Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ? Vous sentez-vous triste ou grincheux ? Vos érections sont-elles moins fortes ? Avez-vous remarqué une diminution de vos capacités sportives ? Tombez-vous endormi après les repas ? Avez-vous remarqué une diminution récente de votre capacité de travail ? Si vous avez répondu oui à la première question et à au moins 1 autre question OU non à la première mais oui à 3 questions, vous devriez consulter pour vérifier votre taux de testostérone. 8. Biologie fonctionnelle de l’andropause (Bilan recommandé) Axe androgénique Testostérone totale Testostérone libre SHBG DHEA-S Œstradiol LH, FSH Axe thyroïdien TSH T3 libre T4 libre Métabolisme glucidique Glycémie à jeun Insuline à jeun HOMA HbA1c Inflammation CRP-US Cortisol libre 8h Bilan lipidique complet Cholestérol total HDL LDL Triglycérides Micronutrition Vitamines A, B, C, D, E Zinc Magnésium érythrocytaire Sélénium Iode Fer Statut en acides gras (oméga-3 index) 9. Nutrithérapie et soutien naturel (si biologie limite) À corréler impérativement aux analyses : Shilajit : 250 mg, 2 fois / jour Ashwagandha KSM-66 : 500 à 1 200 mg le soir Bore : 3-6 mg / jour Zinc : 15–30 mg / jour Magnésium (citrate ou bisglycinate) Vitamine D3 (selon dosage sanguin) Racine d’ortie DHEA (uniquement sous supervision médicale) Coenzyme Q10 10. Le message fondamental Phrase typique prononcée par les hommes andropausés : « Je ne suis plus moi-même. » Ce n’est ni une fatalité, ni une faiblesse psychologique. C’est un déséquilibre hormonal, mitochondrial et neurobiologique. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un signal d’alarme métabolique. Et dans la majorité des cas, elle est corrigeable lorsque l’on agit sur : l’insuline et la glycémie l’inflammation le stress le microbiote la nutrition et les carences le sommeil l’activité physique adaptée et la fonction thyroïdienne Une approche globale change tout. Le vieillissement hormonal n’est pas une fatalité, c’est un déséquilibre biologique qu’il faut comprendre, mesurer et corriger intelligemment. Le saviez-vous ? La testostérone chute en moyenne de 1 à 2 % par an après 30 ans — mais l’insulinorésistance et le stress chronique peuvent accélérer fortement ce déclin. La graisse viscérale transforme la testostérone en œstradiol via l’aromatase : plus le ventre augmente, plus la testostérone diminue. Dormir moins de 5 heures par nuit peut réduire significativement la testostérone en seulement une semaine. Un taux bas de testostérone est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire indépendante de l’âge. Un taux de testostérone trop bas et un taux d’estradiol trop haut sont favorables à l’hypertrophie de la prostate. Les érections matinales dépendent fortement du sommeil paradoxal : leur disparition est souvent un signal précoce hormonal avant même les anomalies biologiques. L’andropause commence souvent bien avant qu’on ne la mesure. Citations : « Pour que de nouveaux neurones soient créer, il faut que des hormones indispensables à leur survie soient présentes. La DHEA, la testostérone ou l’œstradiol font partie des hormones indispensables à l’apparition de nouveaux neurones. On appelle ces hormones des neurostéroïdes. » - Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle « Le déclin hormonal n’est pas une extinction, mais un changement de lumière : rien ne s’éteint, on met simplement une ampoule hormonale adaptée. » - Dr. Michel Mouly « Ne pas prendre en charge l'andropause et attraper un ventre de femme enceinte est potentiellement mortel. Faites contrôler vos taux hormonaux si vous ne voulez pas vieillir ni mourir avant l’âge ! » - Dr. Dominique Privé « Médicalement, l’andropause est une baisse, liée à l’âge, du taux sérique de testostérone chez les hommes à partir de la cinquantaine. Car la testostérone, véritable clé de la virilité, est l’hormone qui vous fait devenir homme et, si elle est bien dosée, le rester. » - Dr. Thierry Hertoghe « Le manque d’hormones mâles provoque le vieillissement sexuel et accélère le vieillissement général du corps humain. » - Dr. Georges Debled « La production de testostérone est liée à l’âge et commence à baisser chez l’homme dès la trentaine. Elle se retrouve souvent à un niveau critique vers la cinquantaine et lorsque qu’elle entraine certains troubles de santé, on parle d’andropause. » - Dr. Stéphane Résimont N.B. Si des symptômes persistent, n’hésitez pas à consulter un médecin fonctionnel spécialisé en hormonothérapie. Articles complémentaires : Augmenter la testostérone La ménopause Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir Le syndrome métabolique Sources principales : Dr. Stéphane Résimont, Dr. Thierry Hertoghe, Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle, Dr. Georges Debled
- La maladie de Lyme
Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement La maladie de Lyme suscite beaucoup d’inquiétudes… et parfois beaucoup de confusion. Entre médiatisation excessive, surdiagnostics possibles et errance thérapeutique, il est essentiel d’adopter une approche lucide, scientifique et holistique. En naturopathie, nous ne cherchons pas uniquement à combattre une bactérie. Nous cherchons à comprendre le terrain, l’immunité, l’inflammation, la toxémie et l’équilibre global de l’organisme (homéostasie). Description : La maladie de Lyme est une infection bactérienne causée principalement par Borrelia burgdorferi, transmise par morsure de tique infectée. Contrairement à certaines affirmations alarmistes, il ne s’agit pas d’une “pandémie cachée”. La prévalence reste relativement limitée, et tous les individus piqués par une tique ne développent pas la maladie. Le facteur déterminant reste souvent la solidité du système immunitaire. Symptômes fréquents : Érythème migrant (rougeur circulaire autour de la piqûre) Fatigue intense Douleurs articulaires type arthrite Troubles neurologiques légers Brouillard mental Symptômes pouvant mimer une fibromyalgie ou une grippe Dans certains cas, des symptômes persistants peuvent apparaître malgré le traitement antibiotique initial. Eryhtème dû à une piqûre de tique Causes de la persistance de la bactérie dans l’organisme : La vision naturopathique : travailler le terrain Une infection chronique révèle souvent : Un système immunitaire affaibli Une inflammation de bas grade Une perméabilité intestinale Une surcharge toxémique (malbouffe, métaux lourds, toxiques, toxines, médicaments, rayonnement électromagnétique, etc.) Des carences micronutritionnelles L’approche fonctionnelle consiste donc à rééquilibrer l’organisme dans son ensemble, en complément d’un suivi médical adapté. Les saviez-vous ? Une cure antibiotique de trois semaines ne suffit qu’à une minorité de patients pour éradiquer complètement l’infection. De plus en plus de données suggèrent que l’antibiothérapie serait surtout efficace lorsqu’elle est initiée précocement, au stade initial de la maladie. Aux stades plus avancés, les résultats apparaissent souvent plus variables et parfois insatisfaisants. Solutions : 1. Renforcer le système immunitaire Micronutrition essentielle Selon les données issues de la littérature scientifique (PubMed) sur l’immunité : Vitamine D : régule l’immunité innée et adaptative Vitamine C : soutien immunitaire (1 à 3 gr/j selon tolérance) Zinc : essentiel à la réponse immunitaire (à ajuster selon bilan) Magnésium : soutien nerveux et anti-inflammatoire Oméga-3 (EPA/DHA) : modulation de l’inflammation N-acétylcystéine : précurseur du glutathion, soutien détox hépatique, action sur le stress oxydatif, anti-biofilms Coenzyme Q10 L-glycine : anti-inflammatoire, soutien hépatique, favorise le sommeil, participe à la synthèse du glutathion et du collagène Un bilan biologique personnalisé est indispensable avant toute supplémentation. Oligothérapie : Cuivre-or-argent : 1 dose le matin, Argent colloïdal 20 ppm : 1 dose l’après-midi. Utilisé dans les infections chroniques, la fatigue, l’inflammation et le renforcement du système immunitaire. 2. Réduire l’inflammation L’inflammation chronique entretient la symptomatologie. Alimentation naturelle, anti-inflammatoire & hypotoxique : modèle paléo protocole Seignalet Suppression des aliments pro-inflammatoires : Glucides en excès et de sucre raffiné notamment Produits industriels et ultra-transformés Anti-nutriments : gluten et lectines Produits laitiers & céréaliers Charcuteries industrielles (additifs, conservateurs) Alcool Excès de café Pesticides Prioriser : Légumes verts en abondance 2 à 3 fruits frais biologiques par jour Bonnes graisses (huile d’olive, lin, noix, ghee, poissons gras, avocats) Protéines de qualité (bio, élevage plein air, viande pâturée) 3. Soutenir le foie et les émonctoires En naturopathie, on considère que l’accumulation de toxiques et de toxines (toxémie) affaibli l’organisme. Stratégies possibles : Jus verts (0,5 à 1 L/jour en cure) Hydratation suffisante avec une eau de qualité (1,5 L minimum) Aubier de tilleul (drainage doux) Plantes hépatiques : chardon-marie, artichaut Soutien intestinal avec fibres douces et probiotiques Chasse aux toxiques Jeûne intermittent 4. Santé intestinale : pilier central + de 70 % de l’immunité dépend de l’intestin. Objectifs : Réparer la perméabilité intestinale Restaurer le microbiote Réduire la dysbiose Outils : Probiotiques ciblés L-glutamine Polyphénols Alimentation riche en fibres végétales Micronutrition Enzymes digestives Psyllium blond + inuline (sauf SIBO ou ballonnements) 5. Phytothérapie et aromathérapie Certaines plantes et huiles essentielles présentent une activité intéressante in vitro contre Borrelia burgdorferi. Elles peuvent être envisagées en complément d’un suivi médical, dans une approche globale du terrain. La cardère sauvage (Dipsacus fullonum) La racine de cardère sauvage est une plante traditionnellement utilisée dans les protocoles naturopathiques liés à la maladie de Lyme chronique. La cardère sauvage fréquente dans nos paysages ruraux Pourquoi la cardère ? En phytothérapie empirique, la racine de cardère est réputée pour : Soutenir la réponse immunitaire Accompagner les douleurs articulaires Favoriser le drainage des toxines Aider à mobiliser les bactéries logées dans les tissus profonds, antibactérienne Combattre l'inflammation Purifier le sang Certains praticiens l’intègrent dans des protocoles de longue durée en teinture mère, souvent associée à des plantes drainantes (aubier de tilleul, chardon-marie). À ce jour : Son usage repose principalement sur la tradition phytothérapeutique et des retours empiriques. En médecine fonctionnelle, on considère qu’elle peut s’intégrer dans une stratégie globale visant à : Soutenir les émonctoires Moduler l’inflammation Accompagner la réponse immunitaire Commencer la cure de teinture mère à doses progressives pendant huit semaines et observer d’éventuelles réactions inflammatoires transitoires (type réaction de Herxheimer). Autres plantes souvent associées à la cardère Dans certains protocoles complémentaires, on retrouve : Renouée du Japon (riche en resvératrol) Griffe du chat Artemisia annua Noyer noir Ces plantes sont utilisées dans une logique de soutien global du terrain, mais ne remplacent pas un traitement médical lorsque celui-ci est indiqué. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis (anti-inflammatoire et adaptogène) Huiles essentielles étudiées in vitro Une étude publiée dans Antibiotics (2018) a mis en évidence une activité in vitro de certaines huiles essentielles sur les formes stationnaires de Borrelia : Origan compact Clou de girofle Cannelier de Ceylan (écorce) Thym Palmarosa Gingembre Ail Myrrhe Tea tree + lavande aspic (post piqûre) Eucalyptus citronné (répulsif) Les études sont in vitro, non cliniques. L’usage interne d’huiles essentielles doit être strictement encadré. La cardère ne doit pas être vue comme “la solution miracle”, mais comme un outil parmi d’autres dans une approche globale : Réduction de l’inflammation Soutien immunitaire Drainage Rééquilibrage intestinal Correction des carences Détoxification Equilibre acido-basique (l’acidose étant propice à la prolifération de borrélies) C’est la synergie du terrain qui fait la différence — pas une plante isolée. Que faire en cas de morsure de tique ? Retirer la tique avec un tire-tique. Désinfecter. Surveiller l’apparition d’un érythème migrant. Consulter un médecin en cas de doute. Certaines approches en aromathérapie proposent l’usage d’huile essentielle de thym à thymol, d’arbre à thé et de lavande aspic diluées localement, mais cela ne remplace pas un avis médical. Approche globale en cas de Lyme chronique Lorsque les antibiotiques ont été prescrits selon les recommandations médicales et que des symptômes persistent, l’approche fonctionnelle peut inclure : Rééquilibrage hormonal si nécessaire (bilan médical) Gestion du stress (cortisol) Travail sur le sommeil Réhabilitation progressive par le mouvement doux Soutien mitochondrial (CoQ10, acétyl-L-carnitine, PQQ selon bilan) Témoignages et hormones Certaines personnes rapportent une amélioration avec une optimisation hormonale (ex : testostérone chez l’homme présentant un déficit confirmé). Toute hormonothérapie doit être strictement médicale et basée sur un bilan biologique précis. Les 9 piliers de la santé intégrale Alimentation naturelle, équilibrée, mesurée, biologique et anti-inflammatoire Respiration Mouvement Sommeil Gestion du stress Élimination optimale Exposition solaire raisonnée Relations sociales positives Sens et équilibre émotionnel Message essentiel Guérir d’une maladie chronique ne consiste pas uniquement à éliminer une bactérie. Il s’agit de : Restaurer le terrain Réduire l’inflammation Corriger les carences Soutenir les émonctoires Rééquilibrer l’immunité Avancer avec patience et discernement La maladie de Lyme existe. Elle doit être diagnostiquée et traitée médicalement lorsque nécessaire. Mais dans sa forme persistante, l’accompagnement global du terrain reste fondamental. Biologie fonctionnelle : Bilan inflammatoire : CRP ultrasensible Vitesse de sédimentation Fibrinogène Fer, ferritine (marqueur indirect d’inflammation) Bilan immunitaire : Numération formule sanguine (NFS) Formule leucocytaire détaillée Immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) Sous-populations lymphocytaires (CD4, CD8 si nécessaire) Vitamine D (25-OH). La vitamine D est centrale dans la modulation immunitaire Fonction mitochondriale & fatigue chronique : Coenzyme Q10 Acide lactique Bilan thyroïdien complet : TSH, T4, T3, rT3 Cortisol salivaire En Lyme chronique, on observe souvent une fatigue surrénalienne fonctionnelle ou un ralentissement thyroïdien périphérique. Micronutrition : Objectif : corriger les carences qui affaiblissent l’immunité. Magnésium érythrocytaire Zinc Sélénium Vitamines : A, E, B12 Folates Homocystéine Oméga-3 index (EPA/DHA) Un déficit en magnésium et oméga-3 est fréquent dans les états inflammatoires chroniques. Bilan hépatique et détoxification Objectif : soutenir les émonctoires. ASAT / ALAT (GOT / GPT) Gamma-GT Phosphatases alcalines Bilirubine Albumine Acide urique Selon le contexte : Test de stress oxydatif (SOD, glutathion réduit/oxydé) Dosage des métaux lourds (sang ou urines sous protocole médical) Bilan rénal Urée Créatinine GFR (Débit de Filtration Glomérulaire) Bilan digestif (fonctionnel) En cas de symptômes persistants : Calprotectine fécale Zonuline & LBP (perméabilité intestinale) Test SIBO (hydrogène/méthane) Le microbiote est central dans la modulation immunitaire. Sérologie Lyme et co-infections À discuter avec le médecin : ELISA + Western Blot Recherche de co-infections (Babesia, Bartonella…) si symptomatologie compatible Attention au surdiagnostic : les résultats doivent être corrélés aux symptômes cliniques. Bilan hormonal (si symptômes associés) Testostérone libre et totale (chez l’homme) DHEA Progestérone / œstradiol (chez la femme) SHBG Les déséquilibres hormonaux peuvent amplifier fatigue, douleurs, mauvaise récupération et brouillard mental. Citations : « Pour venir à bout des borrélies, il est nécessaire de faire des rotations dans les traitements envisagés. […] Quand plus rien ne marche pour soigner les maladies de Lyme, la chélation des métaux lourds se révèle souvent miraculeuse. » - Judith Albertat, LYME – Les solutions naturelles « La maladie de Lyme chronique n’est pas une simple infection persistante. C’est une maladie multifactorielle impliquant infections, inflammation, dysfonction immunitaire, toxines environnementales et déséquilibres hormonaux. Pour guérir, il faut traiter toutes ces dimensions. » - Dr. Richard Horowitz « Certains métaux lourds peuvent être exclusivement toxiques pour l’organisme humain et, sur le long terme, affaiblir les défenses immunitaires, perturber des fonctions biologiques essentielles et contribuer à des dysfonctionnements chroniques. » - Pr. André Picot, CNRS « Désormais, certains médecins affirment que des patients chez lesquels ont été diagnostiqués un Parkinson, une sclérose en plaques ou des pathologies mentales souffrent en fait d’une maladie vectorielle à tique dans sa forme chronique. » - Dr. Dan Kenner
- Troubles de la mémoire et déclin cognitif
Article naturo-hygiéniste Description : Le déclin cognitif est une préoccupation majeure chez les personnes âgées. Le risque de développer un déclin cognitif après 65 ans est estimé à 30-40 %. Au-delà de 50 ans, toute plainte se rapportant à la mémoire doit être explorée car elle peut être les prémices d’un déclin cognitif banal lié à l’âge ou d’une pathologie neurodégénérative dont la prise en charge précoce est essentielle afin d’éviter la dégénérescence et la perte d’autonomie. 50% des personnes présentant des troubles cognitifs légers développent une démence, le stade le plus grave du déclin, dans les 3 ans. Une approche holistique et naturelle, combinant alimentation équilibrée, mode de vie et supplémentation, est primordiale au maintien de la santé cognitive et de la qualité de vie des personnes âgées. Les personnes qui sont conscientes de leur perte de mémoire ne souffrent généralement pas de démence. Symptômes : Pertes de mémoire Oublis passagers Difficultés de concentration Difficultés d’apprentissage Changements d’humeur Causes : Déficits et carences alimentaires diverses : protéines, acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, fibres, etc. Excès de glucides alimentaires. Mode de vie toxique : tabagisme, alcoolisme, toxicomanie, pollution, alimentation raffinées et ultra-transformée. Médicaments : somnifères, antidépresseurs, anxiolytiques, antiépileptiques, codéine, morphine, statines, etc. Sédentarité. Stress oxydatif. Dysbiose intestinale. Manque d’activités et de stimulations cognitives : lecture, écriture, mots croisés, apprentissage d’une langue étrangère ou d’une discipline, etc. L’insomnie et les troubles du sommeil. Déficit en cholestérol. Déficit en prégnénolone. Déficit en testostérone, de faibles niveaux ont été associés au déclin cognitif. Déficit en neurotransmetteurs. Consommer de l'alcool de manière excessive a surtout un impact négatif sur la mémoire à court terme, mais aussi parfois sur la mémoire à long terme. Si cette consommation excessive n'est pas stoppée, elle conduira à une démence alcoolique. Des troubles de la mémoire à long terme apparaissent et les compétences intellectuelles se dégradent davantage. Troubles neurocognitifs après chirurgie cardiaque dans 30 à 80% des cas. Ces troubles sont transitoires et ne peuvent excéder à une année. La circulation extracorporelle augmente la fréquence de ces troubles jusqu'à six mois, mais non à deux et à cinq ans. Facteurs de risques : Hypertension Hypothyroïdie Diabète Obésité Dépression Isolement social Solutions : La suppression des causes et la correction de l’hygiène de vie. L’adoption d’une alimentation saine, équilibrée, mesurée et nutritive. La supplémentation nutritionnelle en acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, caroténoïdes et fibres est d’une importance cruciale pour la préservation de la santé cognitive. La pratique d’une activité physique régulière améliore la santé physique et cognitive. Le renforcement des contacts sociaux. Phytothérapie : Ail et extrait d’ail. Gingko biloba. Ashwagandha. Champignon crinière de lion : 250 mg par jour pendant 16 semaines. Bacopa monnieri. Gemmothérapie : complexe mémoire. Micro-Immunothérapie : LABO LIFE 2LMEM-SENIOR : soutien immunitaire dans les pathologies liées à la mémoire par le vieillissement. Nutrithérapie : Acides gras oméga-3. Minéraux : zinc, magnésium L-thréonate*, sélénium. Oligo-élément : bore, il joue un rôle dans l’amélioration des fonctions cognitives, les performances cérébrales et la mémoire à court terme chez les personnes âgées. Vitamines : A, B, C, D, E, K. Ces vitamines antioxydantes contribuent à la santé cérébrale et à la synthèse des neurotransmetteurs. La forme active de la vitamine A, l’acide rétinoïque, améliore la plasticité synaptique et la formation de la mémoire. Ses carences sont liées à des troubles cognitifs et neuropsychiatriques. Acides aminés : L-glycine, N-acétylcystéine, L-tyrosine et acétyl-L-carnitine. Créatine : Des études suggèrent qu'elle peut améliorer les fonctions cognitives, la mémoire et réduire la fatigue mentale. Alpha-GPC : précurseur de l'acétylcholine. Il améliore la fonction cérébrale et la communication entre les cellules nerveuses. Polyphénols : curcumine, resvératrol, quercétine, EGCG. Shilajit. Coenzyme Q10 : antioxydant essentiel pour qui soutient la respiration et les structures des mitochondries. Il protège les systèmes : cardiovasculaire, immunitaire, nerveux et musculaire. *Composé breveté à haute biodisponibilité capable d'améliorer la mémoire de travail, la mémoire à court et à long terme et l'apprentissage. Il traverse la barrière hémato-encéphalique. Ces éléments essentiels jouent des rôles variés et cruciaux dans le maintien et l'amélioration des fonctions cognitives. Leur combinaison offre des bienfaits neuroprotecteurs, améliorant la mémoire, l'attention et les fonctions cérébrales globales. Oligothérapie : Manganèse/cobalt. Précurseur hormonal : La prégnénolone (hormone de la mémoire et de la concentration) est une neurohormone. Elle remplit des fonctions hormonales dans l’organisme, comme précurseur de la DHEA, de la testostérone, des œstrogènes, de la progestérone et des corticosurrénales. Comme d’autres hormones, nos niveaux de prégnénolone diminuent avec l’âge. Mais celle-ci affecte également le système nerveux central. Il n’est donc pas surprenant qu’elle soit liée à la cognition, à la mémoire et à l’humeur. Divers : Bleu de méthylène : activation des mitochondries, amélioration de la mémoire. Remarques : Une supplémentation à long terme en acides gras oméga-3 peut réduire le risque de la maladie d’Alzheimer. Un apport alimentaire en acides gras oméga-3, en particulier en DHA, peut réduire le risque de démence ou de déclin cognitif. La supplémentation en vitamine B est associée à un ralentissement du déclin cognitif, en particulier dans les populations ayant bénéficié d'une intervention précoce et d'une intervention de longue durée. Les polyphénols, dont le resvératrol et la curcumine, constituent un groupe diversifié de composés aux puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, jouant un rôle important dans la préservation des fonctions cognitives au cours du vieillissement. Les flavonoïdes, présents dans les baies, le thé vert et le cacao, sont également essentiels à la santé cognitive. Le maintien de taux normaux de vitamine K peut également contribuer à la préservation de la mémoire chez les personnes âgées. De nombreuses études ont exploré le rôle des composantes et des habitudes alimentaires sur le déclin cognitif lié à l'âge, et de plus en plus de preuves montrent que les combinaisons d'aliments et de nutriments peuvent avoir des effets synergétiques allant au-delà de ceux attribuables à chaque aliment ou nutriment pris individuellement. Le saviez-vous ? Notre assiette influence directement la santé de notre cerveau. Une étude marquante de la Mayo Clinic a révélé qu'un régime trop riche en glucides (notamment raffinés et sucrés) pouvait augmenter le risque de troubles cognitifs de 89 %. À l'inverse, une alimentation riche en matières grasses de bonne qualité le réduirait de 44 %. Biologie : Prégnénolone. Profil des acides gras. Statut antioxydant : zinc, cuivre, sélénium, vitamines A, C, E, CoQ10, glutathion réduit, SOD, Anticorps anti-LDL oxydées. Vitamines B9, B12, D, phosphore. Hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est très liée à la mémoire. Des études épidémiologiques ont démontré une association entre le diabète et un risque accru de déclin cognitif chez les personnes âgées. CRP-us. Coenzyme Q10. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse. Fonction surrénalienne. Fonction gonadique. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. Génotypage ApoE4 : associé à un déclin plus précoce et plus rapide de la mémoire et à un risque accru de maladie d'Alzheimer. N.B. La supplémentation alimentaire doit être impérativement individualisée en fonction des résultats biologiques. Citations : « Une récente méta-analyse révèle que les oméga-3 surpassent les médicaments pour contrer le déclin cognitif. » - Dr. Guillaume Fond, psychiatre « Plus l’hémoglobine glycosylée est haute, plus la mémoire se détériore. » - Dr. Georges Mouton « De plus en plus de preuves suggèrent que le maintien d'un niveau sain de graisse corporelle et d'un niveau accru de masse musculaire peut favoriser la santé de votre cerveau et ralentir le taux de vieillissement cognitif. » - Dr. Joseph Mercola Article complémentaire : La maladie d’Alzheimer Sources : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10447496/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34432056/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37050953/ https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10746024/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35659061/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36469335/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31333085/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17132744/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1279796008000247 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0197018620300991?via%3Dihub https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/sympt%C3%B4mes-des-maladies-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/perte-de-m%C3%A9moire
- L'insomnie
Article naturo-hygiéniste Un sommeil perturbé et incomplet fera le lit de toutes sortes de troubles physiques, psychiques, neurologiques, endocriniens et immunitaires par énervation (baisse d’énergie vitale). Il n’est pas possible d’avoir une bonne santé, une bonne vitalité et un niveau de conscience élevé sans un repos suffisant et réparateur. Le sommeil est vital pour l’organisme. C’est la phase anabolique du métabolisme (réparation, reconstruction, élimination, recharge énergétique, etc.). En hygiénisme, la régénération et l’autoguérison ne peut être réalisée que par deux éléments principaux : le repos et l’alimentation physiologique. Les somnifères induiront un sommeil artificiel sans sommeil paradoxal qui ne permettra pas la récupération physique et mentale. Ces drogues chimiques intoxiqueront l’organisme. 1 million de personnes souffrent d’insomnie sévère en Belgique, soit près de 9% de la population. Causes : La cause de l’insomnie est multifactorielle, c’est notamment la tension nerveuse et musculaire provoquée par la toxémie des centres nerveux. Le système nerveux autonome peut être déréglé. Un jeûne peut résoudre ce problème par la désintoxication de ces centres nerveux et la majorité les insomniaques dormiront normalement. Les soucis. La douleur. Un foie fatigué. Le fluor. L’aspartame (perturbation de la conversion sérotonine -> mélatonine). Les écrans (lumière bleue*) avant d’aller au lit (blocage de la production de mélatonine**). Une lumière trop forte le soir dans les espaces de vie. La consommations de stimulants, d’overtoniens, de médicaments. Les rayonnements électromagnétiques dans la chambre (Smartphone, radio-réveil, babyphone, téléphone sans fils, Wi-Fi, etc.). La parasitose intestinale. La dysbiose intestinale. L’hypothyroïdie : l’hormone thyroïdienne T3 (forme active) est absolument essentielle pour obtenir un sommeil de qualité, et plus particulièrement un sommeil profond. Le manque ou l’excès d’exercice physique. Les carences et les excès alimentaires. Un lit mal adapté, mal orienté (de préférence tête au nord). Une chambre trop chaude, trop froide, trop lumineuse, mal insonorisée. Un bain chaud le soir. Pour bien dormir, la température corporelle doit baisser. Une dysfonction surrénalienne. *« La lumière bleue est la lumière la plus toxique pour la rétine centrale. Il ne faut donc jamais porter de lunettes avec des verres bleus, mais plutôt marrons ou gris. C’est dans le noir que le pigment rétinien se reconstitue, donc la nuit il ne faut surtout pas de lumière, il faut dormir dans le noir absolu. Les personnes qui regarde les écrans et la TV la nuit se font des DMLA plus tôt que les autres. » - Dr. Catherine Orsoni Dupont, ophtalmologue **La mélatonine est l'hormone du sommeil. Elle est libérée et augmente à mesure que la luminosité diminue. La synthèse de la mélatonine se réalise dans la glande pinéale à partir du tryptophane. Tryptophane + vitamine B6 => sérotonine => mélatonine. Le maïs et ses produits dérivés, réduisent notre capacité à produire de la sérotonine. La magnésium et la taurine renforcent l’action de la sérotonine. Le manque de sommeil altère la fonction de la barrière hémato-encéphalique prédisposant aux maladies neurodégénératives. Biologie : GABA Mélatonine Glutamate Vitamines B6, B9, B12 Magnésium érythrocytaire, zinc, calcium, fer, ferritine Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4) Solutions : La suppression des causes. La cohérence cardiaque. La méthode 4-7-8. L'exercice physique quotidien. La fatigue musculaire est très importante pour bien dormir. L’activité physique compense la fatigue nerveuse et intellectuelle. Une balade en forêt et l'exposition au soleil. La connexion à la terre 10 minutes avant d’aller au lit (décharge d’électricité statique et reprise d’électron de la terre). Se règle petit à petit pour arriver au bout de 4 à 5 jours au plein potentiel. Un nettoyage du trio : foie, vésicule, intestins est tout indiqué. La gestion du stress et des émotions. Le massage californien. La pratique du sauna. La lecture au lit avec lumière tamisée. Chambre calme, sans source de luminosité, bien aérée avec une température ambiante d’environ 18° C. Observer quelques règles alimentaires basiques. Nourriture suffisamment pourvue en tryptophane (cabillaud, poulpe, volaille, œufs, riz complet, banane, fromage, noix, graines de courge). Repas équilibré et digeste au moins 3 h avant de dormir. Vérifier s’il n’y a pas de parasitose intestinale. Se lever progressivement plus tôt, pour augmenter la fatigue le soir en se couchant assez tard mais à heure fixe. La photobiomodulation. Méthode 4-7-8 Le sommeil a un effet réparateur sur le système immunitaire et le système endocrinien. Béquilles de soutient phytothérapeutiques : Tisanes de : camomille, tilleul, mélisse, lavande, houblon, valériane, etc. (avant le repas du soir). Ashwagandha (adaptogène). Extrait de valériane de 600 à 1.500 mg. Safran en fin d'après-midi. Cannabidiol (CBD). Gemmothérapie : Noctigem (Herbal Gem) ou Gem-Nocte (Alpha Gem). En phytothérapie, nous observerons toujours une fenêtre thérapeutique d'une semaine toutes les trois semaines de traitement. Un sommeil de mauvaise qualité augmente au fil du temps le risque de développer une maladie grave, notamment une maladie neurodégénérative. Compléments alimentaires : Magnésium organique ou chélaté + vitamine B6 ou complexe B. L-taurine de 500 à 2.000 mg. L-glycine 3.000 à 5.000 mg au coucher. L-théanine (stress physique et mental, relaxation, sommeil). Acides gras oméga-3. Vitamine D. Oligothérapie : Granions de lithium. Citations : « C’est un crime de prescrire un narcotique, un hypnotique ou un soporifique – c’est-à-dire un somnifère – à celui qui ne dort pas. » - H. M. Shelton « Pour favoriser la relaxation et le sommeil, rien n’égale un vrai massage de la tête aux pieds.» - Robert Masson « Le manque de sommeil est ce que je considère comme la cause la plus courante de stress et une cause fréquente d’hyperinsulinisme et de résistance à l’insuline. » - Pr. Benjamin Bikman, biologie cellulaire et physiologie Articles complémentaires : Le café Les poisons overtoniens Les stimulants L'activité physique
- Pourquoi manger biologique ?
Article de bromatologie En médecine naturelle, ce que l’on ingère fait partie des 9 facteurs de la santé intégrale. Du fait de son importance pour la santé, le mot "biologique" revient dans presque tous les articles de ce blog, car il n'est pas possible de fonctionner de manière optimale si la toxémie est élevée. Le bio c’est le naturel, le vivant, c’est la nourriture originelle depuis toujours, c’est interdire les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ensuite est venu le progrès et l’homme à commencer à s'affaiblir, à dégénérer, à tomber malade et à prendre beaucoup de médicaments. Le bio c’est de la saveur et de l’odeur, c’est moins d’eau, plus de nutriments et d'antioxydants qui permettent une meilleure nutrition et protection cellulaire. Le bio c’est moins de pollution environnementale, c’est meilleur pour la biodiversité et notre santé. Le bio c’est en moyenne 30% plus cher. Le non bio, c’est ingérer des pesticides, des antibiotiques, des médicaments, des additifs, des engrais, des métaux lourds, des perturbateurs endocriniens. C’est détruire le microbiote, les systèmes nerveux et immunitaire avec les conséquences graves qui peuvent en découler à moyen ou à long terme... A notre époque, ce qui est cultivé est certes plus ou moins contaminé par les conditions environnementales : pluies acides, pollution, résidus de pesticides dans l’air, l’eau ou la terre, etc., mais la quantité de pesticides contenue dans les produits de culture biologique est contrôlée strictement et des cahiers de charges sont établis du moins en Belgique. L’Europe vient malheureusement de renouveler l’autorisation pour l’utilisation du glyphosate pendant 10 ans (novembre 2023). Les pesticides : « Pesticides » est le terme générique pour désigner les substances chimiques élaborées pour lutter contre des « nuisibles » tels que : mauvaises herbes (herbicides), champignons (fongicides), insectes (insecticides), parasites (parasiticides), rats (raticides), bactéries (bactéricides), etc. Ce sont des produits de synthèse toxiques générateurs de maladies, de perturbations endocriniennes et de cancers. Ils détruisent le microbiote intestinal et les cellules épithéliales, ce sont des agents mutagènes et carcinogènes qui causent la porosité intestinale. Une étude d'envergure publiée dans Scientific Reports (basée sur la cohorte française NutriNet-Santé) a démontré qu'un adulte consommant une alimentation conventionnelle, ingère en moyenne environ 4 kg d'additifs par an (soit environ 11 grammes par jour) et de nombreuses molécules chimiques (résidus de pesticides, plastifiants). L'effet d'accumulation et le "cocktail" de ces substances interrogent les scientifiques. La consommation quotidienne d’une nourriture ainsi polluée par les pesticides entraîne une toxémie exogène permanente. Le microbiote représente près de 80 % de notre système immunitaire, il contribue à la décomposition des aliments et à notre bien être mental. Le foie aura toujours une surcharge de travail avec ces molécules toxiques à éliminer, et quand le foie va mal, tout va mal. On ne peut pas régler naturellement un problème de santé si on persiste à consommer des aliments de culture conventionnelle, puisque en hygiénisme la priorité est de baisser la charge toxémique et d’augmenter l’énergie vitale. Actuellement, les nouveau-nés sont exposés dès le ventre de leur mère à la pollution environnementale : les analyses scientifiques révèlent la présence de près de 300 substances chimiques et polluants dans le sang de leur cordon ombilical à la naissance (comme l'ont montré des études du CHU de Montpellier dès 2007). De plus, de faibles résidus de ces composés se retrouvent également dans le lait maternel. Ces observations constituent un signal d'alarme sérieux pour la santé environnementale des futures générations… « La recherche indique que l’exposition aux pesticides en général (de même que l’exposition à certains pesticides en particulier) est associée à plusieurs types de cancers comme le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple de même que les cancers de la prostate, du rein et du poumon, entre autres. » - Société Canadienne du Cancer Les fruits et légumes biologiques contiennent jusqu’à 69% plus d’antioxydants et en moyenne 180 fois moins de résidus chimiques que ceux de l’agriculture conventionnelle. Les fruits ordinaires subissent de 40 à 70 traitements chimiques. Un citron cultivé biologiquement, sans engrais de synthèse, contient environ trois fois plus de vitamine C qu’un autre. Selon un rapport français validé en 2015 basé sur un échantillon de 5.806 fruits et légumes biologiques, 86,3% ne contenait aucune trace de pesticide. Les fruits et légumes bio sont donc contaminées à 1,4%, contre 35% pour les légumes et 64% pour les fruits de culture conventionnelle. Soit 25 fois plus pour les légumes et 45 fois plus pour les fruits. Les fruits et légumes de culture bio sont donc plus chargés en éléments nutritionnels et apportent beaucoup moins d’éléments toxiques que la culture conventionnelle. En 2006, l'étude de Seattle (Lu et al.) prouvait l'efficacité du bio en un temps record. En faisant passer des écoliers au 100 % bio pendant 5 jours, les chercheurs ont vu les traces d'insecticides neurotoxiques presque s'effacer de leurs urines. Mais attention au retour de bâton : dès la reprise d'une alimentation classique, les taux de pesticides ont explosé en seulement 24 heures. Les pesticides sont potentiellement aussi nocifs que le tabac pour augmenter les risques de certains cancers (étude de 2024). Citations : « Il ne faut rien enlever à l’aliment, car non seulement les parties soustraites font défaut, mais les parties restantes perdent partiellement ou totalement leur activité biologique. » - Henri-Charles Geffroy « Une autre nuisance insoupçonnée de ces fongicides, insecticides, nématicides, taupicides, etc. se situe au niveau de nos enzymes digestifs : l’expulsion du zinc, du nickel, du cobalt, du vanadium dans le site actif de l’enzyme et son remplacement par le mercure, le cadmium ou autres généreront des enzymes peut actives ou inactives, en particuliers vis-à-vis de la digestion de la caséine et du gluten… » - Robert Masson « Les engrais chimiques déséquilibrent les sols, et entretiennent une « escalade » inexorable : les traitements appauvrissent les sols qu’il faut de plus en plus traiter. Les fruits et légumes, subissant aussi ces agressions chimiques, voient leurs immunités faiblir : il faut donc les traiter aussi chaque année un peu plus. Tout l’équilibre de l’écosystème est alors rompu : les insectes parasites mutent pour s’adapter aux contraintes croissantes, à la manière des indésirables de nos intestins à la suite d’antibiothérapies répétées… » - Daniel Kieffer « Une des raisons des carences en oligoéléments de plus en plus fréquentes chez les hommes et les animaux d’élevage est à chercher dans l’usage d’engrais chimiques qui en sont dépourvus. » - Dr. Catherine Kousmine « Le docteur Curl mesura ensuite dans les urines des enfants les produits de dégradation des pesticides organochlorés (les pesticides les plus courants). Elle trouva que le taux de pesticides dans l’urine des enfants « bio » était nettement en deçà des minima fixés par l’Agence gouvernementale de protection environnementale. Il était aussi 6 à 9 fois moindre que celui des enfants « conventionnels ». Pour ces derniers, la charge toxique dépassait au contraire de 4 fois les limites officielles tolérées… La nourriture bio faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d’intoxication de l’organisme. » - Dr. David Servan-Schreiber « Paul Stiit estimait dans son livre de 1982 que l’Américain moyen consommait chaque année presque 5 kilogrammes d’approximativement 2.000 additifs alimentaires. » - Dawn Lester & David Parker, Qu’est-ce qui nous rend réellement malade ? « Consommer des aliments de qualité, c’est-à-dire biologiques, pour éviter l’apport massif de produits chimiques – herbicides, fongicides… - qui encrassent l’organisme et sollicitent de manière importante le foie et nos mécanismes immunitaires, mais aussi nos filtres bio-émonctoriels. » - Christian Brun « Les pesticides provoquent des déficits immunitaires ainsi que des infections à répétition. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe Article complémentaire : L'alimentation paléo.
- L’hypothyroïdie
Article naturo-hygiéniste Voilà un sujet à la ‘mode’ et relativement important. Beaucoup de personnes sont touchées et la plupart d’entre-elles ne la savent même pas. Il est très important de surveiller la glande thyroïde car les hormones d'un axe (hypothalamo-hypophyso-thyroïdien) peuvent avoir des répercussions sur un autre axe (gonadique et/ou surrénalien) ; elles sont toutes liées et fonctionnent en association. Il est d'autant plus crucial de surveiller la thyroïde si l’on a agi directement sur elle en administrant des hormones thyroïdiennes. Description : L'hormone thyroïdienne T4 est transformée dans le foie en T3 (l’hormone active de la thyroïde), l’iode est essentiel à cette conversion. Pour l’assimilation cellulaire de la T3, la vitamine D et le cortisol sont nécessaires, il est donc capital de vérifier également la fonction surrénalienne. L’hypothyroïdie est le ralentissement du fonctionnement de la glande thyroïde. Elle n’arrive plus à produire suffisamment d’hormones anaboliques thyroïdiennes T3 et T4. La glande thyroïde est le chef d’orchestre du métabolisme. Symptômes de l’hypothyroïdie : Fatigue Frilosité Température sublinguale inférieur à 36 °C le matin au réveil et inférieure à 36,8 °C à 18h00 Frigidité, impuissance Anxiété, dépression Tension trop basse Mauvaise circulation Pouls faible Œdèmes, rétention d'eau Poches sous les yeux le matin Digestion fastidieuse, hypochlorhydrie, reflux gastrique Hypercholestérolémie Péristaltisme ralenti : constipation, SIBO Difficulté de concentration, brouillard mental Insomnie : la T3 (forme thyroïdienne active) est absolument essentielle pour obtenir un sommeil de qualité, et plus particulièrement un sommeil profond. Migraine Ongles cassants ou dédoublés Syndrome du canal carpien Peau sèche, crevasses aux talons Chute de cheveux diffuse Dépilation du tiers externe des sourcils Prise de poids L’organisme tourne au ralenti Raideurs musculo-articulaires au lever Troubles auditifs : perte d’audition, vertiges, acouphènes dans 2/3 de cas N.B. A partir de 7 symptômes parmi cette liste, la probabilité d'un dysfonctionnement thyroïdien est élevée, même si les analyses de sang sont dans la partie basse de la "norme". D’abord prendre en considération les symptômes et ensuite les chiffres. Patient avant et après traitement thyroïdien Le saviez-vous ? En hiver, notre thyroïde peut être davantage sollicitée. Les températures basses demandent à l’organisme de produire plus de chaleur, ce qui stimule le métabolisme et peut augmenter le travail de la glande thyroïde. Par ailleurs, le manque de lumière solaire pendant cette saison peut influencer certains mécanismes hormonaux et le rythme biologique, ce qui peut accentuer la sensation de fatigue, de baisse d’énergie ou de moral souvent rapportée par les personnes souffrant d’hypothyroïdie. C’est pourquoi, durant l’hiver, il peut être particulièrement bénéfique de soutenir son organisme avec une alimentation riche en nutriments essentiels, une exposition régulière à la lumière naturelle dès que possible et une bonne hygiène de vie. Comment savoir si la T4 se converti mal en T3 ? Simplement, le taux de T4 est normal (ex. 15 pmol/L) et la T3 est basse (ex. 4.5 pmol/L). Les éléments indispensables à la conversion (T4 ➔ T3) sont le sélénium, le zinc, le fer et indirectement la DHEA en réduisant le stress et l'inflammation. Les fonctions thyroïdiennes et surrénaliennes sont étroitement liées. Les facteurs qui peuvent induire l’hypothyroïdie : L’âge Le stress L’obésité L’insuffisance rénale et hépatique Une fatigue surrénalienne Le diabète Le jeûne Le régime hyper-protéiné ou hypo-protéiné. Un apport adéquat en protéines soutient les fonctions hépatiques nécessaires à la conversion de l'hormone T4 (inactive) en T3 (active). Les excès d’overtoniens Les médicaments (bétabloquants, l’amiodarone, le lithium, les antidépresseurs, etc.) qui bloquent la conversion de T4 en T3. La pilule et les hormones pour la ménopause. Les toxiques : métaux lourds (plomb, arsenic, cadmium, mercure), halogènes (brome, fluor), pesticides et autres perturbateurs endocriniens. Les carences en vitamines et minéraux, notamment en iode. La moindre carence peut être responsable d’une hypothyroïdie. La carence en vitamine E peut entraîner une non absorption d’iode. L’inflammation des intestins. Le manque de sommeil. Un faible taux de testostérone. Le dysfonctionnement de l’hypophyse qui ne secrète pas assez de TSH* (hypothyroïdie secondaire). Un taux de cortisol trop bas ou trop élevé. Un faible taux de cortisol peut entraîner une faible activité thyroïdienne et inversement un cortisol trop haut bloque la conversion normale de la T4 en T3. *La TSH est l’hormone hypophysaire régulatrice de la sécrétion des hormones thyroïdiennes. La valeur de la TSH augmente lorsqu’elle essaie de réguler la baisse des hormones T3 et T4. La TSH peut aussi augmenter lorsque l’on supplémente en iode, mais c’est sans importance si la T3 et la T4 sont dans les bonnes valeurs. Axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien 80% des individus avec une fatigue surrénalienne ont des symptômes d’hypothyroïdie Biologie : Faire un bilan sanguin basique : TSH, T4, T3, rT3, anticorps anti-TPO, ferritine, vitamines A, D, B12, zinc, sélénium, magnésium érythrocytaire. Faire une analyse d'urine de 24 heures pour le cortisol et l'iode (concentration optimale: 150-200 µg/L). Vérifier la fonction surrénalienne chez la femme : prégnénolone, DHEA, testostérone, 17 OH stéroïdes sur urines de 24h. Remarques : Le seul dosage de la TSH et de la T4 n’est pas suffisant pour déterminer si nous sommes en hypothyroïdie. La valeur santé de la TSH doit se situer entre 0.5 – 2.0 mUI/L. La valeur santé de la T3 doit se situer entre de 5,0 - 5,5 pmol/L ou 3,5 ng/L. La valeur santé de la T4 doit se situer entre 15 – 18 pmol/L. 90% des individus transforment mal la T4 en T3 ! Les solutions : Gérer le stress : mise à la terre, cohérence cardiaque, plantes adaptogènes, etc. Augmenter l’activité physique, fitness, musculation (augmentation du cortisol). Combler les carences en macronutriments (protéines, glucides, lipides) et micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, etc.). Soigner les intestins et le microbiote en supprimant le gluten, le sucre, les pesticides et les produits laitiers pour moins d’inflammation et pour une meilleur absorption. Adopter une alimentation complète, équilibrée, physiologique et biologique : fruits, légumes, protéines (œufs, fruits de mer, poissons, viandes), algues. Eviter les céréales (pain, pâtes, biscuits, viennoiseries, etc.) et les légumineuses, surtout le soja. Détoxifier le foie. Traiter la porosité intestinale le cas échéant. Consommer du plasma marin de Quinton. Consommer des jus de légumes riches en micronutriments organiques assimilables. Eviter le fluor et le brome qui sont toxiques et chélateurs de l’iode. Pratiquer le jeûne intermittent. Les protéines (œufs, viande, poisson) contiennent de la L-tyrosine. Cet acide aminé est le composant de base que la thyroïde utilise pour fabriquer les hormones T4 et T3. Aides naturelles au fonctionnement normal de la thyroïde et à la synthèse des hormones thyroïdiennes : Nutrithérapie : Vitamines A, B, C, D, E, fer, zinc, sélénométhionine (conversion T4/T3), magnésium, iode, oméga-3, L-tyrosine (le matin à jeun). L’acide aminé L-tyrosine est un composant essentiel à la production des hormones thyroïdiennes T3 & T4. C'est également le précurseur des neurotransmetteurs : dopamine, adrénaline et noradrénaline. Oligothérapie : Molybdène, manganèse. Phytothérapie : Guggul : synthèse de T3, conversion de T4 en T3 et assimilation de l’iode. Ashwagandha : adaptogène qui améliore la conversion de T4 en T3, améliore la TSH, à prendre le soir. Bacopa : synthèse de T4. Feuilles d’ortie dioïque : minéralisante et nutritive, contribue au bon fonctionnement de la thyroïde et des surrénales. Aromathérapie : Myrte verte : stimule la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis. Citations : « Quand vous améliorez la thyroïde vous aidez les surrénales parce qu’elles travaillent en synergie, quand vous améliorez la thyroïde vous améliorez la testostérone, quand vous améliorez les surrénales vous améliorez la testostérone. » - Dr. Georges Mouton « Lorsque je corrige une situation d’hypothyroïdie, je constate dans 95% des cas une carence en iode. » - Dr. Benoit Claeys « Vérifiez bien que l’on vous dose votre ferritine, parce que c’est la réserve de fer dans votre organisme, si vous êtes en carence, forcément, vous allez déclencher une hypothyroïdie, ce marqueur est très important. » - Danièle Festy « De nombreux xénobiotiques possèdent une action antithyroïdienne reconnue: les dioxines, les biphényles polychlorés (PCBs), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAHs), les pesticides organochlorés (dont le tristement célèbre dichloro-diphényl-trichloroé-thane ou DDT), les dibenzofuranes chlorés (appelés plus simplement furanes), les retardateurs de flamme bromés (BFRs), l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), le perfluorooctane sulfonate (PFOS) et les phtalates. » - Dr. Georges Mouton « Dans certaines hypothyroïdies très nettes, graves, anciennes, l’hormone thyroïdiennes s’avère indispensable dans la thérapeutique. » - Robert Masson « L’intestin et le microbiote jouent un rôle capital dans la régularisation des hormones thyroïdiennes : métabolisation, absorption et stockage. » - Dr. Stéphane Résimont et Alain Andreu « L’épidémie de thyroïdite est liée à la supplémentation d’iodure de potassium dans le sel. Le sel iodé est un pourvoyeur de thyroïdite. » - Dr. Paul Dupont « La correction hormonale commence toujours par la thyroïde. C’est l’hormone chef d’orchestre, sans laquelle aucune symphonie hormonale ne peut fonctionner. » - Dr. Dominique Privé « Les produits laitiers vont ralentir la conversion de T4 en T3 en surchargeant le foie. » - Dr. Thierry Hertoghe
- Les édulcorants artificiels
Article de nutrition Description : Le sucralose, l’acésulfame-K, l’aspartame ou encore la saccharine sont des édulcorants artificiels largement utilisés dans les produits « light » ou « sans sucre ». Présentés comme des alternatives plus saines au sucre, ils sont aujourd’hui omniprésents dans les sodas, yaourts, desserts, céréales, chewing-gums et même certains médicaments. Mais sont-ils réellement une solution bénéfique pour la santé métabolique ? Des molécules ultra-transformées Les édulcorants artificiels sont des substituts synthétiques du sucre, dotés d’un pouvoir sucrant 100 à 600 fois supérieur au saccharose. Leur intérêt industriel est évident : ils apportent très peu, voire aucune calorie, et n’augmentent pas directement la glycémie. Ils ont ainsi été massivement promus auprès des personnes diabétiques, en surpoids ou souhaitant contrôler leur consommation calorique. Pourtant, en naturopathie et en médecine fonctionnelle, une question fondamentale se pose : est-ce compatible avec notre physiologie ? Le goût sucré active des voies métaboliques complexes (sécrétion d’insuline, incrétines, dopamine, régulation de l’appétit). Or, lorsque le cerveau perçoit le sucré sans apport énergétique réel, un décalage biologique peut s’installer. Le paradoxe métabolique Pendant longtemps, les édulcorants ont été considérés comme des alliés contre l’obésité et le diabète. Certaines méta-analyses anciennes concluaient à une absence d’effet significatif sur le poids et la glycémie. Les données plus récentes nuancent fortement cette vision. Des travaux publiés ces dernières années montrent que les édulcorants artificiels peuvent : Modifier l’absorption intestinale du glucose Influencer la sécrétion d’insuline et d’incrétines Altérer la composition du microbiote intestinal Perturber la régulation de la satiété Or, le microbiote joue un rôle central dans l’inflammation de bas grade, la résistance à l’insuline et la régulation pondérale. Une dysbiose induite par une consommation régulière d’édulcorants contribue à une aggravation du contrôle glycémique. En médecine fonctionnelle, on parle d’un stress métabolique silencieux. Risques potentiels mis en évidence par les études Plusieurs études de cohorte d’envergure ont observé des associations entre consommation chronique d’édulcorants artificiels et : Résistance à l’insuline Diabète de type 2 Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) Troubles gastro-intestinaux Dysbiose intestinale Maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires Risque accru de certains cancers Certaines recherches récentes ont notamment associé l’aspartame et l’acésulfame-K à une augmentation du risque de cancer dans des populations à forte consommation. Des auteurs, comme la journaliste d’investigation Sylvie Simon dans son ouvrage «Aspartame, plaisir ou poison ?», ont largement alerté sur des effets neurologiques attribués à l’aspartame : Migraines chroniques Vertiges Troubles du sommeil Troubles de la mémoire Le saviez-vous ? Le goût sucré, même sans calories, stimule les circuits cérébraux de la récompense via la dopamine. Résultat : certaines études suggèrent que les édulcorants pourraient entretenir l’addiction au sucre plutôt que la réduire. Autrement dit, consommer régulièrement des produits « light » pourrait maintenir une forte attirance pour le goût sucré… et compliquer la transition vers une alimentation naturellement moins riche en glucides et en sucre notamment. En résumé : Les édulcorants artificiels ne sont pas des molécules neutres. Selon les études récentes, bien qu’ils n’apportent pas de calories, ils peuvent entrainer : des troubles neurologiques (migraines chroniques, vertiges, insomnies et pertes de mémoire), des maladies métaboliques (cancer, obésité, diabète de type 2, résistance à l’insuline, stéatose hépatique), des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques), des troubles gastro-intestinaux dont la dysbiose du microbiote, des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires. En naturopathie, l’approche consiste à rééduquer progressivement le palais plutôt qu’à remplacer le sucre par des substituts industriels ultra-transformés et donc non-physiologiques. Citations : « Remplacer les sucres libres par des édulcorants non sucrés n’aide pas à contrôler le poids à long terme. Les données suggèrent que leur utilisation prolongée peut être associée à un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité. » - OMS, Recommandation sur les édulcorants non sucrés, 2023 « Les édulcorants artificiels ne sont pas métaboliquement inertes. Ils peuvent modifier le microbiote intestinal et influencer la réponse glycémique, même en l’absence de calories. » - Dr. Eran Elinav, chercheur en immunologie et microbiote Articles complémentaires : Les glucides Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Le syndrome métabolique
- Les lithiases rénales
Article naturo-hygiéniste Description : Les lithiases rénales ou calculs rénaux sont un agrégat de cristaux et de minéraux qui s’accumulent dans les reins, qui pour rappel, sont un de nos cinq émonctoires (filtres). Ces sédiments peuvent être de tailles variables de quelques millimètres à quelques centimètres. La composition des calculs est principalement de l’oxalate de calcium, mais ils peuvent être composés d’acide urique ou de phosphate de calcium. Souvent asymptomatiques, ils provoquent parfois des irritations ou des douleurs aiguës avec nausées lors de leur passage dans les voies urinaires. Les urines peuvent alors contenir du sang. Complication : la colique néphrétique est une douleur extrême qui survient lorsqu’un calcul est bloqué dans l’uretère, c’est une urgence médicale. On peut la soulager en s’asseyant dans un bain très chaud. Facteurs de risques : diabète et obésité. En France, c’est une affection courante qui touche environ une personne sur dix. Symptômes : Sang dans les urines. Inconfort urinaire. Urines fréquentes. Douleurs vives et intenses d’un côté du dos et dans le bas ventre. Nausées et vomissements. Les personnes qui ont des pierres aux reins ont un taux trop élevé d’acidité dans le corps avec un pH urinaire bas (< 6) et une carence en sodium organique. Causes : L’excès d’aliments acidifiants, mucogènes, transformés et industriels. L’excès de protéines > 1 gr/kg/jour chez les individus prédisposés et sédentaires : viandes, charcuteries, abats, produits laitiers, légumineuses. L’excès de sel. L’excès de glucides : céréales, sucre raffiné, fructose, etc. L’excès de poisons overtoniens. L’excès de vitamine D : < 10.000 UI/jour. Une fatigue pancréatique avec déficit en lipase. Le manque de fruits et de légumes biologiques qui sont diurétiques. La consommation de fruits acides chez les personnes sous-vitales. L’eau chargée en résidus secs > 50 mg/litre et l’eau du robinet. La déshydratation. Les médicaments. L’hyperuricémie : l’excès d’acide urique. Les compléments alimentaires de minéraux et d’oligoéléments isolés non assimilables, non organiques, non chélatés, comme le carbonate de calcium par exemple. Les aliments riches en oxalate : épinard, oseille, rhubarbe, patate douce et asperge. La porosité intestinale : migration de déchets dans la circulation sanguine. Le syndrome métabolique. Veillons à excréter 1,5 à 2,5 litres d’urine par 24 heures. Biologie : Vérifier la fonction rénale : créatinine, acide urique, urée, sodium, potassium. Albumine sur urines de 24 heures. Solutions pour éliminer les petits calculs et prévenir leur formation : Hygiène de vie en préventif : Pratiquer le jeûne intermittent en s’alimentant de manière équilibrée et physiologique avec des aliments vivants comme les fruits et les légumes qui contiennent du potassium et des minéraux organiques. Réduire l’apport en protéines et ne pas dépasser 1 gr/kg/jour chez le sédentaire. Réduire la consommation de sel < 7 grammes par jour. Utiliser du sel de Guérande brut. Consommer des agrumes riches en citrates (orange, citron, pamplemousse). Pratiquer le sauna qui permet l’élimination d’une partie des déchets cristalloïdaux par l’émonctoire cutané et ses glandes sudoripares. Se reposer, car sans énergie vitale il n’y a pas d’élimination correcte. Pratiquer une activité physique régulièrement stimule tous les émonctoires, permet d’éliminer par la transpiration, d’entretenir le métabolisme, de mieux dormir, de gérer le stress et de faire circuler la lymphe. Boire et s’hydrater suffisamment et régulièrement avec une eau de source faible en résidus secs < 50 mg/litre. L’eau ne doit pas être considérée pour ce qu’elle apporte, mais pour ce qu’elle emporte. Boire du plasma marin de Quinton en isotonique : 200 ml à jeun quotidiennement. Vérifier l’apport de magnésium organique qui prévient la formation de calculs. En curatif : Appliquer des cataplasmes à l’huile de ricin sur les reins + bouillotte chaude 2 x 30-45 minutes par jour. Au mieux un cataplasme toute la nuit. Boire un verre de 30 centilitres par jour de jus frais de carotte, céleri, ortie, persil et citron pendant 3 semaines entre 2 repas. Jeûner plusieurs jours à l’eau distillée avec 4 gouttes de citron. Phytothérapie : Aubier de tilleul + ortie ; artichaut et chardon Marie ; pissenlit ; gaillet gratteron ; reine des prés ; piloselle ; orthosiphon ; bruyère, solidago, pariétaire, feuilles de cassis, stigmate de maïs (diurétique oxalique) ; tisanes et formules diurétiques/urinaires. Aromathérapie : huile essentielle de genévrier. Gemmothérapie : bourgeons de bouleau, d'airelle et de genévrier. Oligothérapie : lithiase oxalique : Lithium + Manganèse/Cuivre + Manganèse/Cobalt. Eliminateurs d’acides uriques et oxaliques : Cuivre/Nickel/Cobalt. Nutrithérapie : citrate de magnésium, pour la lithiase urique : citrate de potassium à diluer (4-10 gr) dans 1,5 litre d’eau à boire sur la journée, hydroxycitrate de calcium (extrait du mangoustan, garcinia cambogia), vitamines A, B6 et K2. Remarque : toutes les pantes énumérées ci-dessus ne doivent pas être utilisées en même temps et n’importe comment. Pensons de temps en temps à faire une cure pour entretenir la fonction rénale avant l’apparition d’éventuels de symptômes. Citations : « L’insuffisance hépatique se répercute sur les reins et peut entraîner une mauvaise diurèse et même, une insuffisance rénale. » - Pr. Grégoire Jauvais « L’excès de viande dans notre alimentation occidentale et une consommation élevée de sel contribuent à accroître le risque de lithiase urinaire. » - Dr. François Jouret, néphrologue « Prendre des tisanes, c’est bien, mais réformer l’alimentation est peut-être mieux encore. » - Raymond Dextreit « Les reins sont des organes étroitement reliés à l’élément liquide et, par-là, aux déchets solubles dans les liquides comme le sont les cristaux. […] Lorsque le débit d’urine à travers les voies urinaires est trop faible cela est préjudiciable pour l’élimination des cristaux. Les urines deviennent trop épaisses. » - Christopher Vasey « Quelle que soit leur volume, les calculs peuvent être dissous au cours d’un jeûne suivi d’une cure d’oranges. » - Herbert M. Shelton « Dans l’état de santé, les reins purifient le sang de l’urée, des sels et des toxines seulement. La présence dans l’urine de substances telles que le sucre, l’albumine, ou des éléments minéraux en surabondance indique l’existence d’une condition organique anormale. » - André Passebecq Articles complémentaires : Les émonctoires Comment est votre pipi ?
- Les génotypes apoE
Article de médecine fonctionnelle et de nutrition Voici des informations qui vont révolutionner la nutrition humaine et éviter pas mal d’errances et d’erreurs dans ce domaine. En naturopathie, pour estimer le profil alimentaire d’une personne, nous avons recours à l’anamnèse, au tempérament naturopathique et à l’analyse sanguine. Maintenant, grâce à la génétique et à la médecine fonctionnelle*, nous avons accès aux génotypes, c’est-à-dire aux profils génétiques et nutritionnels des individus. Ceci complète également la notion de terrain. *La médecine fonctionnelle vise à (r)établir le meilleur équilibre physiologique. « Un test à réaliser une seule fois dans la vie. » Selon ce que l’analyse de sang va révéler, que l’on soit apoE2, apoE3 ou apoE4, on va plus ou moins bien assimiler les lipides, les glucides et dans une moindre mesure les protéines*, ceci va déterminer les habitudes alimentaires et comportementales relativement précises à adopter pour le reste de la vie. *La ration de protéines est d’environ 20% pour les trois génotypes. ApoE est l’acronyme de Apolipoprotéine E. Le génotype apoE2 concerne environ 8% de la population. Il est apparu il y a environ 85.000 ans. Le profil alimentaire est proche du cétogène, encore plus riches en graisses que l’apoE3 que nous allons découvrir un peu plus bas. L’huile de coco biologique est autorisée, tous les lipides sont bons pour eux sauf les « trans » qui ne sont bons pour personne. Ce sont des individus avec généralement beaucoup de problèmes digestifs et intestinaux, particulièrement s’ils consomment assez bien de féculents et en particulier des céréales. Attention donc aux hydrates de carbone à consommer en très petite quantité, car le sucre est catastrophique pour eux. L’alimentation paléo bien dosée et bien mesurée en gras devrait leur convenir assez bien. Leur longévité est importante et ils bénéficient d’une bonne neuroprotection. Chez eux, le cholestérol est généralement bas, un taux de cholestérol élevé est rare chez les apoE2. Quand ils sont sportifs, ils peuvent manger un peu plus de glucides, mais toujours limiter les féculents. Les obèses apoE2 doivent absolument réduire les glucides, les féculents (éliminer les céréales) et augmenter considérablement les lipides. Le frugivorisme, le végétarisme et le végétalisme sont interdits aux E2. Le jeûne intermittent est conseillé. Le génotype apoE3 concerne environ 78% de la population caucasienne. Il est apparu il y a +/- 220.000 ans. Leur alimentation doit être riche en graisses variées et équilibrées mais pauvre en glucides « High fat / low carb ». Les graisses animales vont concerner les produits laitiers, les viandes rouges, les volailles, le gibier, etc., les œufs, les poissons, les fruits de mer, qui sont autant de sources de protéines dont la portion doit être de 20%, ni plus ni moins. Les acides gras saturés et l’huile de coco sont autorisés. Pour ceux qui les tolèrent, les produits laitiers peuvent être consommés en quantité raisonnable. Bienvenue aux noix, graines, olives, avocats, huiles vierges biologiques : d’olive, de lin, de cameline, de noix, d’avocat, d'onagre, de chanvre, de bourrache, etc. L’alimentation méditerranéenne en écartant les céréales leur convient assez bien, ainsi que le jeûne intermittent. Pensons également à l’alimentation ancestral hypotoxique type Seignalet ou paléo. En ce qui concerne les fruits, les apoE3 doivent en manger en petite quantité et privilégier ceux qui sont à index glycémique bas. Le génotype apoE4 concerne environ 14% de la population. C’est le génotype le plus ancien des trois, le plus proche des grands singes. Leur profil alimentaire est un peu plus contraignant. Ils ont un risque accru de contracter la maladie d’Alzheimer et sont plus fragiles au niveau du système cardiovasculaire. Ils ont tendance à accumuler du cholestérol (hypercholestérolémie) qui peut leur être toxique. Ils ne doivent pas consommer d’huiles végétales riches en cholestérol comme les huiles de palme et de coco par exemple. Ils doivent faire attention aux produits laitiers, aux viandes rouges grasses, aux graisses trans et saturées. Leur alimentation se composera de poisson, de fruits de mer, d’œufs, de légumes, de légumineuses, d’huile d’olive, des bonnes graisses végétales de noix, de colza, d’avocats, etc., d’oméga-3 bien dosés, de vitamine D et de mélatonine. Ils auront droit à un peu plus de glucides et un peu moins de lipides que les apoE3. Ils ne doivent pas avoir peur des jaunes d’œufs qui ne font pas augmenter les taux sanguins de cholestérol. Idem pour les fruits de mer qui sont hypocholestérolémiants. Pour se préserver, les apoE4 devront faire de bons choix existentiels tels que : bien équilibrer leur alimentation, faire beaucoup d’exercice physique, avoir des activités cognitives et intellectuelles régulières. Ils supprimeront le tabac et l’alcool. Les génotypes sont à corrélés aux résultats sanguins : cholestérol, hormones, statut en acides gras, marqueurs métaboliques, etc. et aux renseignements cliniques du patient pour établir un profil nutritionnel personnalisé et ciblé. En résumé : Rappelons que la consommation excessive de glucides entraine, entre-autres, de la dysbiose et de la porosité intestinales, la stéatose hépatique, la glycation, une augmentation des triglycérides, de l'acide urique, du diabète, du surpoids, la prolifération du candida albicans, des dermatoses, le cancer, des infections ORL chroniques, des maladies de civilisations, etc. Nous héritons tous de deux copies de gène qui émanent de nos parents, ce sont des variants appelés ‘allèles’, on parle alors de polymorphisme et obtenir : Des apoE2-E3. Des apoE3-E4. Des apoE4-E2. Ceci complique parfois un peu la situation… L’amylase salivaire La capacité à digérer les amidons (céréales) varie de 1 à 12 d'un individu à un autre selon la présence du gène AMY1A. Imposer les céréales comme axe central à quelqu'un qui manque de ce gène peut être destructeur. Standardiser l'alimentation est une erreur biologique. Nos bagages enzymatiques et nos microbiotes dépendent de l'histoire migratoire de nos ancêtres (climats nordiques, steppes, déserts...). Citations : « Ce qui me fascine à ce jour, c’est que nous pouvons déjà prévenir environ un tiers des cas d’Alzheimer en modifiant les facteurs de risque, c’est-à-dire en adaptant l’hygiène de vie, le régime alimentaire et ce que nous appelons les comorbidités (hypertension, diabète, hyperlipidémies). Et ce que vous devriez faire pour réduire ces facteurs de risque va dépendre de votre génotype apoE ! » - Dr. Georges Mouton « Les malades de la maladie d’Alzheimer, lorsqu’on les prend très tôt, on arrive à stopper l’évolution de la maladie pendant des années et dans les cas les meilleurs, on entraine une amélioration pendant des années, ça c’est extraordinaire et très important. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue Source : Docteur Georges Mouton, médecine fonctionnelle.











