L'hormèse

Fiche physiologie


Un mot sur l’hormèse... c’est le principe que « c'est la dose qui fait le poison ». Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort !


A la base, désigne une réponse de stimulation des défenses biologiques, généralement favorable, à des expositions de faibles doses de toxines ou d'autres agents générateurs de stress. À cause de ce mécanisme, un agent polluant ou toxique peut avoir un effet opposé suivant que la dose reçue est faible ou forte. Un tel agent est dit hormétique.


Effet paradoxal d'une faible dose d'un agent toxique sur les êtres vivants. Les faibles doses du toxique on en premier un effet positif, puis l'augmentation de la dose engendre l'effet toxique attendu. Dans l’histoire, le roi Mithridate absorbait chaque jour du poison pour se protéger de l’empoisonnement…


Les molécules qui induisent l'hormèse semblent omniprésentes dans le monde végétal.


Un organisme vivant soumis à un stress intense mais ponctuel, suivi d’un temps de repos suffisant, s’améliore.

En pratique au niveau de l’individu, c’est repousser petit à petit les limites et les capacités du corps pour augmenter sa robustesse, dans le domaine physique, psychologique, immunitaire et organique. En bref, c’est l’augmentation des capacités d’adaptation de l’individu.


Certaines techniques hormétiques sont pratiquées afin d’augmenter les facultés adaptatives de notre organisme et donc sa résistance. Comme des stress contrôlés intenses et courts par l’exercice physique intense, musculation, yoga, etc. ; soumettre le corps au chaud (sauna, bains chauds), puis au froid (bains froids) ; ou le priver de nourriture sur une courte période (jeûne) ; ou la pratique de certaines techniques respiratoires, vont renforcer ses facultés et lui permettre de rétablir l’homéostasie beaucoup plus efficacement et beaucoup plus rapidement. La réponse essentielle à ces techniques est la multiplication des mitochondries qui sont les centrales énergétiques des cellules. Combinés au repos, ces exercices hormétiques permettent à bon nombre d’individus de sortir de l’épuisement.


L’exposition au froid, le jeûne intermittent et l’exercice physique intensif, permettent de convertir les graisses blanches inertes en graisses brunes, productrices d’énergie et de chaleur tout en consommant de la masse grasse.


Ceci donc sous contrôle, progressivement et bien dosé, il n’est pas question d’utiliser ces techniques de manière prolongée, l’excès fera plus de mal que de bien, ce qui pourrait mener à l’énervation qui est la première étape des 7 étapes de la maladie (perte d’énergie vitale).


La sédentarité et le confort de la vie moderne diminuent nos capacités d’adaptation et nous fragilisent. L’inconfort nous renforce.


Il va de soi que ces techniques ne s’appliquent pas à des personnes très affaiblies ou en soins palliatifs. Tout est question de bon sens et d’équilibre.