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la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- La maladie de Lyme
Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement La maladie de Lyme suscite beaucoup d’inquiétudes… et parfois beaucoup de confusion. Entre médiatisation excessive, surdiagnostics possibles et errance thérapeutique, il est essentiel d’adopter une approche lucide, scientifique et holistique. En naturopathie, nous ne cherchons pas uniquement à combattre une bactérie. Nous cherchons à comprendre le terrain, l’immunité, l’inflammation, la toxémie et l’équilibre global de l’organisme (homéostasie). Description : La maladie de Lyme est une infection bactérienne causée principalement par Borrelia burgdorferi, transmise par morsure de tique infectée. Contrairement à certaines affirmations alarmistes, il ne s’agit pas d’une “pandémie cachée”. La prévalence reste relativement limitée, et tous les individus piqués par une tique ne développent pas la maladie. Le facteur déterminant reste souvent la solidité du système immunitaire. Symptômes fréquents : Érythème migrant (rougeur circulaire autour de la piqûre) Fatigue intense Douleurs articulaires type arthrite Troubles neurologiques légers Brouillard mental Symptômes pouvant mimer une fibromyalgie ou une grippe Dans certains cas, des symptômes persistants peuvent apparaître malgré le traitement antibiotique initial. Eryhtème dû à une piqûre de tique Causes de la persistance de la bactérie dans l’organisme : La vision naturopathique : travailler le terrain Une infection chronique révèle souvent : Un système immunitaire affaibli Une inflammation de bas grade Une perméabilité intestinale Une surcharge toxémique (malbouffe, métaux lourds, toxiques, toxines, médicaments, rayonnement électromagnétique, etc.) Des carences micronutritionnelles L’approche fonctionnelle consiste donc à rééquilibrer l’organisme dans son ensemble, en complément d’un suivi médical adapté. Les saviez-vous ? Une cure antibiotique de trois semaines ne suffit qu’à une minorité de patients pour éradiquer complètement l’infection. De plus en plus de données suggèrent que l’antibiothérapie serait surtout efficace lorsqu’elle est initiée précocement, au stade initial de la maladie. Aux stades plus avancés, les résultats apparaissent souvent plus variables et parfois insatisfaisants. Solutions : 1. Renforcer le système immunitaire Micronutrition essentielle Selon les données issues de la littérature scientifique (PubMed) sur l’immunité : Vitamine D : régule l’immunité innée et adaptative Vitamine C : soutien immunitaire (1 à 3 gr/j selon tolérance) Zinc : essentiel à la réponse immunitaire (à ajuster selon bilan) Magnésium : soutien nerveux et anti-inflammatoire Oméga-3 (EPA/DHA) : modulation de l’inflammation N-acétylcystéine : précurseur du glutathion, soutien détox hépatique, action sur le stress oxydatif, anti-biofilms Coenzyme Q10 L-glycine : anti-inflammatoire, soutien hépatique, favorise le sommeil, participe à la synthèse du glutathion et du collagène Un bilan biologique personnalisé est indispensable avant toute supplémentation. Oligothérapie : Cuivre-or-argent : 1 dose le matin, Argent colloïdal 20 ppm : 1 dose l’après-midi. Utilisé dans les infections chroniques, la fatigue, l’inflammation et le renforcement du système immunitaire. 2. Réduire l’inflammation L’inflammation chronique entretient la symptomatologie. Alimentation naturelle, anti-inflammatoire & hypotoxique : modèle paléo protocole Seignalet Suppression des aliments pro-inflammatoires : Glucides en excès et de sucre raffiné notamment Produits industriels et ultra-transformés Anti-nutriments : gluten et lectines Produits laitiers & céréaliers Charcuteries industrielles (additifs, conservateurs) Alcool Excès de café Pesticides Prioriser : Légumes verts en abondance 2 à 3 fruits frais biologiques par jour Bonnes graisses (huile d’olive, lin, noix, ghee, poissons gras, avocats) Protéines de qualité (bio, élevage plein air, viande pâturée) 3. Soutenir le foie et les émonctoires En naturopathie, on considère que l’accumulation de toxiques et de toxines (toxémie) affaibli l’organisme. Stratégies possibles : Jus verts (0,5 à 1 L/jour en cure) Hydratation suffisante avec une eau de qualité (1,5 L minimum) Aubier de tilleul (drainage doux) Plantes hépatiques : chardon-marie, artichaut Soutien intestinal avec fibres douces et probiotiques Chasse aux toxiques Jeûne intermittent 4. Santé intestinale : pilier central + de 70 % de l’immunité dépend de l’intestin. Objectifs : Réparer la perméabilité intestinale Restaurer le microbiote Réduire la dysbiose Outils : Probiotiques ciblés L-glutamine Polyphénols Alimentation riche en fibres végétales Micronutrition Enzymes digestives Psyllium blond + inuline (sauf SIBO ou ballonnements) 5. Phytothérapie et aromathérapie Certaines plantes et huiles essentielles présentent une activité intéressante in vitro contre Borrelia burgdorferi. Elles peuvent être envisagées en complément d’un suivi médical, dans une approche globale du terrain. La cardère sauvage (Dipsacus fullonum) La racine de cardère sauvage est une plante traditionnellement utilisée dans les protocoles naturopathiques liés à la maladie de Lyme chronique. La cardère sauvage fréquente dans nos paysages ruraux Pourquoi la cardère ? En phytothérapie empirique, la racine de cardère est réputée pour : Soutenir la réponse immunitaire Accompagner les douleurs articulaires Favoriser le drainage des toxines Aider à mobiliser les bactéries logées dans les tissus profonds, antibactérienne Combattre l'inflammation Purifier le sang Certains praticiens l’intègrent dans des protocoles de longue durée en teinture mère, souvent associée à des plantes drainantes (aubier de tilleul, chardon-marie). À ce jour : Son usage repose principalement sur la tradition phytothérapeutique et des retours empiriques. En médecine fonctionnelle, on considère qu’elle peut s’intégrer dans une stratégie globale visant à : Soutenir les émonctoires Moduler l’inflammation Accompagner la réponse immunitaire Commencer la cure de teinture mère à doses progressives pendant huit semaines et observer d’éventuelles réactions inflammatoires transitoires (type réaction de Herxheimer). Autres plantes souvent associées à la cardère Dans certains protocoles complémentaires, on retrouve : Renouée du Japon (riche en resvératrol) Griffe du chat Artemisia annua Noyer noir Ces plantes sont utilisées dans une logique de soutien global du terrain, mais ne remplacent pas un traitement médical lorsque celui-ci est indiqué. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis (anti-inflammatoire et adaptogène) Huiles essentielles étudiées in vitro Une étude publiée dans Antibiotics (2018) a mis en évidence une activité in vitro de certaines huiles essentielles sur les formes stationnaires de Borrelia : Origan compact Clou de girofle Cannelier de Ceylan (écorce) Thym Palmarosa Gingembre Ail Myrrhe Tea tree + lavande aspic (post piqûre) Eucalyptus citronné (répulsif) Les études sont in vitro, non cliniques. L’usage interne d’huiles essentielles doit être strictement encadré. La cardère ne doit pas être vue comme “la solution miracle”, mais comme un outil parmi d’autres dans une approche globale : Réduction de l’inflammation Soutien immunitaire Drainage Rééquilibrage intestinal Correction des carences Détoxification Equilibre acido-basique (l’acidose étant propice à la prolifération de borrélies) C’est la synergie du terrain qui fait la différence — pas une plante isolée. Que faire en cas de morsure de tique ? Retirer la tique avec un tire-tique. Désinfecter. Surveiller l’apparition d’un érythème migrant. Consulter un médecin en cas de doute. Certaines approches en aromathérapie proposent l’usage d’huile essentielle de thym à thymol, d’arbre à thé et de lavande aspic diluées localement, mais cela ne remplace pas un avis médical. Approche globale en cas de Lyme chronique Lorsque les antibiotiques ont été prescrits selon les recommandations médicales et que des symptômes persistent, l’approche fonctionnelle peut inclure : Rééquilibrage hormonal si nécessaire (bilan médical) Gestion du stress (cortisol) Travail sur le sommeil Réhabilitation progressive par le mouvement doux Soutien mitochondrial (CoQ10, acétyl-L-carnitine, PQQ selon bilan) Témoignages et hormones Certaines personnes rapportent une amélioration avec une optimisation hormonale (ex : testostérone chez l’homme présentant un déficit confirmé). Toute hormonothérapie doit être strictement médicale et basée sur un bilan biologique précis. Les 9 piliers de la santé intégrale Alimentation naturelle, équilibrée, mesurée, biologique et anti-inflammatoire Respiration Mouvement Sommeil Gestion du stress Élimination optimale Exposition solaire raisonnée Relations sociales positives Sens et équilibre émotionnel Message essentiel Guérir d’une maladie chronique ne consiste pas uniquement à éliminer une bactérie. Il s’agit de : Restaurer le terrain Réduire l’inflammation Corriger les carences Soutenir les émonctoires Rééquilibrer l’immunité Avancer avec patience et discernement La maladie de Lyme existe. Elle doit être diagnostiquée et traitée médicalement lorsque nécessaire. Mais dans sa forme persistante, l’accompagnement global du terrain reste fondamental. Biologie fonctionnelle : Bilan inflammatoire : CRP ultrasensible Vitesse de sédimentation Fibrinogène Fer, ferritine (marqueur indirect d’inflammation) Bilan immunitaire : Numération formule sanguine (NFS) Formule leucocytaire détaillée Immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) Sous-populations lymphocytaires (CD4, CD8 si nécessaire) Vitamine D (25-OH). La vitamine D est centrale dans la modulation immunitaire Fonction mitochondriale & fatigue chronique : Coenzyme Q10 Acide lactique Bilan thyroïdien complet : TSH, T4, T3, rT3 Cortisol salivaire En Lyme chronique, on observe souvent une fatigue surrénalienne fonctionnelle ou un ralentissement thyroïdien périphérique. Micronutrition : Objectif : corriger les carences qui affaiblissent l’immunité. Magnésium érythrocytaire Zinc Sélénium Vitamines : A, E, B12 Folates Homocystéine Oméga-3 index (EPA/DHA) Un déficit en magnésium et oméga-3 est fréquent dans les états inflammatoires chroniques. Bilan hépatique et détoxification Objectif : soutenir les émonctoires. ASAT / ALAT (GOT / GPT) Gamma-GT Phosphatases alcalines Bilirubine Albumine Acide urique Selon le contexte : Test de stress oxydatif (SOD, glutathion réduit/oxydé) Dosage des métaux lourds (sang ou urines sous protocole médical) Bilan rénal Urée Créatinine GFR (Débit de Filtration Glomérulaire) Bilan digestif (fonctionnel) En cas de symptômes persistants : Calprotectine fécale Zonuline & LBP (perméabilité intestinale) Test SIBO (hydrogène/méthane) Le microbiote est central dans la modulation immunitaire. Sérologie Lyme et co-infections À discuter avec le médecin : ELISA + Western Blot Recherche de co-infections (Babesia, Bartonella…) si symptomatologie compatible Attention au surdiagnostic : les résultats doivent être corrélés aux symptômes cliniques. Bilan hormonal (si symptômes associés) Testostérone libre et totale (chez l’homme) DHEA Progestérone / œstradiol (chez la femme) SHBG Les déséquilibres hormonaux peuvent amplifier fatigue, douleurs, mauvaise récupération et brouillard mental. Citations : « Pour venir à bout des borrélies, il est nécessaire de faire des rotations dans les traitements envisagés. […] Quand plus rien ne marche pour soigner les maladies de Lyme, la chélation des métaux lourds se révèle souvent miraculeuse. » - Judith Albertat, LYME – Les solutions naturelles « La maladie de Lyme chronique n’est pas une simple infection persistante. C’est une maladie multifactorielle impliquant infections, inflammation, dysfonction immunitaire, toxines environnementales et déséquilibres hormonaux. Pour guérir, il faut traiter toutes ces dimensions. » - Dr. Richard Horowitz « Certains métaux lourds peuvent être exclusivement toxiques pour l’organisme humain et, sur le long terme, affaiblir les défenses immunitaires, perturber des fonctions biologiques essentielles et contribuer à des dysfonctionnements chroniques. » - Pr. André Picot, CNRS « Désormais, certains médecins affirment que des patients chez lesquels ont été diagnostiqués un Parkinson, une sclérose en plaques ou des pathologies mentales souffrent en fait d’une maladie vectorielle à tique dans sa forme chronique. » - Dr. Dan Kenner
- La dépression nerveuse
Article naturopathique Une pénible affection psychique à ne pas négliger et à prendre en charge. En Belgique, environ 18% de la population adulte présente des symptômes dépressifs. Causes : Les déficits et les carences nutritionnelles : protéiques, lipidiques, oligo-minérales, minérales (magnésium, zinc, etc.) ou vitaminiques (vit B, D, etc.). Un déséquilibre entre oligo-éléments : zinc/cuivre par exemple. L’épuisement de la force vitale (stress, surmenage chronique, manque de sommeil, insomnie …) Le choc émotionnel : deuil, séparation, licenciement. Les pensées négatives. Le manque de contacts sociaux. Le harcèlement moral chronique et les personnes négatives. Le ralentissement digestif. La dysbiose intestinale. La faiblesse hépatique, les intoxications. L’utilisation de stimulants et d’overtoniens qui sont des dépresseurs, l'alcool notamment. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Un déficit en neurotransmetteurs. Un déséquilibre hormonal. Un déséquilibre en acides gras. Une inflammation systémique. L'hypocholestérolémie. L’apport insuffisant de sang et d’oxygène au cerveau. L’aspartame. Une production réduite d'ATP mitochondriale*. *Des rapports médicaux ont démontré que la production d'ATP mitochondrial et l'expression d'enzymes mitochondriales sont diminuées chez les patients souffrant de dépression par rapport aux sujets sains. Le saviez-vous ? : Des recherches récentes (2024-2026) convergent de plus en plus vers l’idée qu’il existe un lien biologique entre inflammation systémique, déséquilibre en acides gras et dépression. La majorité des chercheurs s’accordent sur plusieurs points : Une partie des dépressions est associée à une inflammation systémique chronique. Les acides gras (surtout le ratio ω-6/ω-3) influencent cette inflammation. Les membranes neuronales et les neurotransmetteurs dépendent fortement de ces lipides. La dépression reste multifactorielle comme nous venons de le voir dans les causes. Une méta-analyse récente, a compilé les résultats de 29 essais cliniques randomisés portant sur plus de 2.000 personnes souffrant de dépression. Les chercheurs ont constaté que la musculation pratiquée de façon régulière réduisait significativement les symptômes dépressifs, avec des bénéfices observés chez des adultes de différents âges et niveaux de gravité. Ces effets seraient liés à la fois aux adaptations biologiques induites par l'exercice (meilleure régulation des neurotransmetteurs, diminution de l'inflammation) et au regain de confiance en soi qu'apporte le renforcement musculaire. Les auteurs soulignent toutefois que la musculation ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais constitue un excellent complément dans la prise en charge de la dépression. Solutions naturelles : Corriger les déficits, les carences et les déséquilibres entre micronutriments. Le sang doit contenir la même quantité de cuivre et de zinc notamment. Etablir le statut en acides gras. Pratiquer une activité physique régulièrement, c’est le contrepoids des nerfs. Oxygénation et circulation du sang. Gérer le stress et se faire masser. Pratiquer la cohérence cardiaque. Pratiquer la planche inclinée pour oxygéner le cerveau et activer ses centres nerveux vitaux.* Assainir les intestins et le foie. Eviter les relations empoisonnantes et négatives. S'exposer au soleil régulièrement. Récupérer un bon sommeil. Pratiquer le sauna. Eliminer les poisons overtoniens (surtout l'alcool) et les toxiques. Vérifier les fonctions thyroïdienne, surrénalienne et gonadique. Augmenter la testostérone. Adopter une alimentation naturelle et équilibrée, consommer suffisamment de protéines avec des aliments riches en L-tryptophane et en L-tyrosine. La L-Tyrosine est précurseur de la dopamine. On la trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons, crustacés et aussi dans les algues, les fruits secs, les légumineuses. Le L-tryptophane est précurseur de la sérotonine et de la mélatonine. On le trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons et aussi dans les algues, les fruits secs, les graines, les légumineuses, la banane. *La planche inclinée à pratiquer régulièrement et progressivement de 5 à 15 minutes/jour. Soutien phytothérapeutique : Le safran, indiqué dans : l’équilibre mental et nerveux, la dépression légère à modérée, l’anxiété, le stress, le sommeil perturbé, la mauvaise humeur, l’irritabilité, la nervosité. Il stimule la production de sérotonine. A prendre de préférence entre 16h00 et 17h00. La rhodiola, une plante adaptogène qui peut être associée au safran. A prendre de préférence le matin. Le millepertuis pour la dépression saisonnière, le stress et le moral bas à l’automne. Pour un effet synergique, il peut être associé à la rhodiola. Attention aux contre-indications et aux interactions médicamenteuses avec cette plante. Le griffonia simplicifolia qui contient du 5-http, le précurseur de la sérotonine. L'ashwagandha. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. En période de stress chronique, d’anxiété ou de dépression, nos besoin en micronutriments sont accrus car l’organisme en consomme davantage. Compléments alimentaires : SAM-e (S-adénosyl méthionine) : production de dopamine et de sérotonine. Pois mascate - mucuna pruriens (L-Dopa => dopamine : hormone de l’action et du plaisir). Inositol (vitamine B7). Nutrithérapie : iode, magnésium organique (orotate), L-taurine, zinc, complexe de vitamines B, vitamine C (neurotransmission), vitamine D, oméga-3 (5g/J pendant 1 mois, puis 2g/J), coenzyme Q10, tryptophane. Probiotiques : Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium bifidum, Streptococcus thermophilus. Oligothérapie : granions de lithium + cuivre/or/argent colloïdal. Le lithium est utilisé en posologie de départ à 1 prise par jour, puis 2. En cas d’anxiété importante, d’attaque de panique, d’angoisse ou encore de dépression, la posologie peut-être augmentée. Plusieurs études ont rapporté une amélioration significative de l’état dépressif majeur avec l’association de magnésium, de probiotiques et de coenzyme Q10. Biologie : Magnésium érythrocytaire ; Fer, ferritine, transferrine, cuivre, zinc ; Vitamines : B6, B9, B12 active, D ; Coenzyme Q10 ; Bilan thyroïdien ; Bilan surrénalien dont cortisol salivaire, DHEA sulfate et 17-OH-stéroïdes sur urines de 24h ; Bilan neurotransmetteurs sur urines acides de 12 heures. Testostérone totale et libre, estrogène, progestérone. Profil individuel en acides gras érythrocytaires. CRP et CRP-US. LBP. Citations : « Toute forme de surmenage prolongé, surtout s’il est accompagné d’un sommeil insuffisant en qualité et en quantité, aboutit fréquemment à la dépression nerveuse. » - Robert Masson « Les médicaments calmants ont le grave défaut de paralyser le diencéphale (immunité nerveuse) et de désorganiser plus à fond la vie végétative. » - Pr. Pierre-Valentin Marchesseau, Pr. Grégoire Jauvais « Les désordre mentaux peuvent provenir d’un dérèglement du système neuropsychique dû à la présence excessive de toxines dans l’organisme et à une nutrition organique déficiente. » - Dr. Norman Walker « 95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales. » - Dr. François Plantey, psychiatre « Dans la dépression par exemple, on sait que de bons taux de ferritine, de magnésium, de zinc, de vitamines B9 et B12 et de vitamine D sont essentiels. » - Bruno Mairet « Les médicaments antidépresseurs sont associés à des effets secondaires significatifs et dangereux, y compris la violence, l’agressivité et le suicide. » - Dr. Joseph Mercola « Grâce aux milliers de patients de ma clinique, j’ai compris que ce sont les troubles digestifs de ces personnes qui causaient leurs affections neurologiques. Et pour traiter ces troubles neurologiques, nous devons commencer par traiter le système digestif de ces personnes. » - Dr. Natacha Campbell, neurologue, nutritionniste « Les oméga-3 sont efficaces dans le traitement de la dépression. […] Tous les facteurs de risques du surpoids et de l’obésité sont les mêmes que ceux de la dépression. Quand on est en surpoids ou en obésité on a plus de risque de faire une dépression et réciproquement. […] Il est démontré que la pollution augmente le risque de dépression. [...] Il n’est plus possible de ne pas envisager les liens entre l’intestin et le cerveau, le rôle de l’alimentation dans la survenue d’un certain nombre de maladies psychiques, la psycho-nutrition va changer le visage de la psychiatrie. » - Dr. Guillaume Fond « La cause la plus fréquente de dépression chez l’homme, c’est la manque de testostérone. Chez la femme, c’est la manque d’hormones féminines. » - Dr. Stéphane Résimont
- La nycturie
Article naturopathique Se réveiller la nuit pour uriner : comprendre et agir naturellement Définition : La nycturie correspond au besoin de se lever une ou plusieurs fois par nuit pour uriner. Souvent banalisée, elle impacte pourtant profondément la qualité de vie : perturbation du sommeil profond fatigue chronique baisse de la vitalité troubles cognitifs diminution de la libido risque accru d’anxiété ou de dépression Avec l’âge, elle devient fréquente et s’accompagne presque toujours de troubles du sommeil — un cercle vicieux difficile à rompre. Causes : La nycturie n’est jamais anodine. Elle reflète un déséquilibre global impliquant la vessie, les reins, le système nerveux et l’équilibre hormonal. 1. Déficit en vasopressine (ADH) C’est une cause majeure, souvent sous-estimée. La vasopressine est une hormone qui réduit la production d’urine la nuit. Avec l’âge ou le stress chronique, sa sécrétion diminue. Conséquence : production d’urine abondante la nuit (polyurie nocturne) remplissage rapide de la vessie réveils répétés 2. Vessie hyperactive La cause la plus fréquente. La vessie se contracte sans être pleine, sous l’effet d’une hyperactivité nerveuse. Résultat : envies urgentes réveils nocturnes fréquents 3. Vieillissement neuro-vésical Avec le temps : les signaux nerveux deviennent moins précis la muqueuse vésicale devient plus sensible La vessie “réagit trop vite” aux stimuli. 4. Inflammation de bas grade Un véritable terrain silencieux en naturopathie. Elle agit comme un bruit de fond qui perturbe : la régulation de l’eau la fonction rénale la sensibilité vésicale 5. Déficits en micronutriments Ils impactent directement : la fonction musculaire le système nerveux la gestion de l’inflammation 6. Troubles prostatiques (chez l’homme) Le prostatisme peut entraîner : une vidange incomplète une augmentation des mictions nocturnes 7. Diminution de la capacité vésicale fonctionnelle La vessie devient moins tolérante au remplissage. Causes possibles : inflammation chronique cystite interstitielle séquelles (radiothérapie, infections) Solutions : En naturopathie, on ne traite pas uniquement la vessie. On agit sur 3 axes fondamentaux : Calmer la vessie Soutenir les reins Réguler le système nerveux Micronutrition : Magnésium (indispensable) relaxe les muscles de la vessie diminue l’hyperactivité nerveuse réduit l’inflammation Une carence favorise clairement la nycturie. Vitamine D soutient le plancher pelvien améliore le contrôle vésical Vitamine B12 essentielle au système nerveux particulièrement utile chez les personnes âgées Zinc & caroténoïdes action antioxydante soutien de la fonction vésicale L-arginine favorise la production d’oxyde nitrique améliore la relaxation de la vessie Polyphénols (quercétine, curcumine) anti-inflammatoires puissants stabilisent les mastocytes (hyperréactivité vésicale) Phytothérapie & solutions naturelles : Graines de courge Un incontournable : améliorent le confort urinaire utiles en cas de troubles prostatiques Associations intéressantes : palmier nain racine d’ortie Voire article : prostatisme Plantes urinaires (en journée uniquement) canneberge (cranberry) hibiscus prêle bruyère À éviter après 16h pour ne pas aggraver la nycturie. Gemmothérapie Bourgeon de figuier agit sur l’axe cerveau–vessie régule le stress et le rythme circadien utile en cas de baisse de vasopressine liée au stress Oligothérapie Manganèse–Cobalt régule le système neurovégétatif diminue l’hyperréactivité vésicale Le saviez-vous ? L’apnée du sommeil est une cause fréquente de nycturie inexpliquée. Elle provoque : une inflammation chronique un stress oxydatif une augmentation du peptide natriurétique auriculaire (PNA) Résultat : augmentation de la production d’urine la nuit. Hygiène de vie essentielle : Hydratation intelligente réduire les apports liquides 2 à 3h avant le coucher Éviter les irritants vésicaux le soir café thé alcool (surtout bière et vin blanc) épices fortes Gestion du stress Le système nerveux joue un rôle clé. La cohérence cardiaque le soir est particulièrement efficace : diminue l’hyperactivité vésicale favorise la sécrétion de vasopressine améliore le sommeil Priorité à l’alimentation Avant toute supplémentation : légumes riches en potassium fruits oléagineux poissons gras Bilan en biologie fonctionnelle Pour une approche personnalisée : ADH (vasopressine) Sodium / potassium urinaires (jour vs nuit) Osmolalité urinaire Insuline à jeun & HOMA Cortisol salivaire (soir), si élevé : - inhibe la vasopressine - perturbe le sommeil - favorise la nycturie CRP ultra-sensible (inflammation) Bilan thyroïdien : un déséquilibre thyroïdien peut perturber la vessie et les reins. Testostérone chez l’homme : une baisse peut perturber l’équilibre urinaire nocturne. Favoriser l’hypertrophie de la prostate. Conclusion : La nycturie est un signal d’alerte global, pas seulement un problème urinaire. Une prise en charge efficace repose sur : La compréhension du terrain, la correction des carences, la régulation hormonale et nerveuse, une hygiène de vie adaptée. Citation : « La nycturie est une condition multifactorielle qui nécessite une approche personnalisée, incluant des modifications du mode de vie pour améliorer la qualité de vie. » - Dr. Geo Espinosa
- Le brouillard mental
Article de naturopathie fonctionnelle Description : Quand l’esprit se voile… Nous avons tous connu un jour cette impression d’avoir « le cerveau en coton », comme enveloppé d’un voile qui ralentit la pensée, trouble la concentration et diminue la clarté mentale. Le brouillard cérébral n’est pas une maladie, mais un signal d’alarme : le corps indique que son équilibre est compromis et qu’il a besoin d’être réajusté. Ce phénomène se manifeste souvent par : une sensation diffuse d’embrumement mental, un esprit pas clair ; des difficultés à se concentrer ; une mémoire moins efficace ; des maux de tête ; un manque d’élan, de motivation ; une impression de fatigue intellectuelle constante. En naturopathie, on considère le brouillard cérébral comme un symptôme multifactoriel, intimement lié à notre hygiène de vie, notre équilibre hormonal, notre statut nutritionnel et notre niveau de stress. Causes : Le cortex préfrontal – véritable « chef d’orchestre » de notre cognition – fonctionne moins efficacement lorsque l’organisme subit des stress, des déficits ou des inflammations. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette baisse de performance. 1. Alimentaire Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres, en aliments mucogènes, en additifs ou pauvre en nutriments entraîne : une baisse du glucose stable disponible pour le cerveau ; une micro-inflammation ; un déséquilibre du microbiote qui influence directement la clarté mentale via l’axe intestin-cerveau. Les intolérances (gluten, lait et lactose, lectines), les additifs comme le glutamate ou certains édulcorants peuvent provoquer des réactions neuro-inflammatoires, sources de brouillard mental. 2. Déshydratation Le cerveau contient environ 75 % d’eau. Un manque d’hydratation suffit à altérer la concentration, la vigilance et la mémoire à court terme. 3. Carences nutritionnelles Certaines carences sont particulièrement impliquées : vitamines du groupe B, dont B12, essentielle à la production de neurotransmetteurs ; vitamine D, modulatrice de l’immunité et de l’humeur ; magnésium, cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques ; une carence en cuivre peut entraîner des troubles cognitifs et affecter le fonctionnement cérébral, ce qui peut se manifester par une sensation de brouillard mental ; oméga-3, et en particulier le DHA, composant majeur des neurones et des synapses. 4. Sommeil insuffisant Le cerveau se nettoie, trie, consolide la mémoire et répare ses cellules durant la phase de sommeil profond. Sans sommeil réparateur, la fonctionnalité cognitive chute. 5. Stress et cortisol Un stress prolongé augmente le cortisol, ce qui : favorise les radicaux libres ; perturbe les neurotransmetteurs ; surcharge les glandes surrénales ; altère la mémoire et la concentration ; déficit en cortisol. 6. Manque d’activité physique Bouger augmente l’oxygénation, stimule la neurogenèse et améliore la circulation cérébrale. 7. Exposition à des toxines environnementales Formaldéhydes, composés organiques volatils, PCB et autres toxiques domestiques peuvent générer une inflammation systémique, impactant la cognition. 8. Causes médicales possibles Certaines situations nécessitent une évaluation professionnelle : troubles de la thyroïde ; hypoglycémie ; maladie de Lyme ; TDAH ; sclérose en plaques ; chimiothérapies ; troubles hormonaux ; dysfonction immunitaire ; Troubles intestinaux : dysbiose, SIBO, MICI, constipation et porosité intestinale ; fibromyalgie ; diabète ; convalescence ; parasitose ; intoxication aux métaux lourds ; dépression… Thyroïde, surrénales et mitochondries : l’axe énergétique du cerveau Pour comprendre le brouillard mental, il est essentiel d’observer l’équilibre thyroïde – surrénales – mitochondries, véritable trépied de notre énergie cellulaire. 1. La thyroïde : le régulateur du métabolisme cérébral Les hormones thyroïdiennes (T3 surtout) : stimulent la production d’énergie dans les mitochondries ; modulent l’humeur et la cognition ; influencent la vitesse de traitement de l’information. Une hypothyroïdie, même subclinique, peut provoquer fatigue, lenteur mentale et troubles de la concentration. 2. Les glandes surrénales : le gestionnaire du stress Les surrénales produisent le cortisol, indispensable pour : maintenir une glycémie stable (carburant du cerveau) ; gérer les situations stressantes ; moduler l’inflammation. Une fatigue surrénalienne (stade de stress chronique) entraîne : brouillard mental ; réveils nocturnes ; irritabilité ; manque d’énergie ; difficultés à se concentrer. 3. Les mitochondries : nos centrales énergétiques Elles produisent l’ATP, source d’énergie des neurones. Stress oxydatif, toxiques, infections, carences, inflammation : tout ce qui perturbe les mitochondries provoque une baisse directe de la clarté mentale. ▶ Quand la thyroïde ralentit → les mitochondries produisent moins d’énergie. ▶ Quand les surrénales s’épuisent → la gestion du glucose se dérègle, la cognition chute. ▶ Résultat : brouillard mental durable et fatigue profonde. Solutions : Voici les approches les plus utilisées en naturopathie fonctionnelle et micronutrition : 1. Optimiser le sommeil instaurer une routine régulière ; limiter les écrans le soir ; favoriser un environnement sombre et frais. 2. Soutenir l’alimentation privilégier une alimentation anti-inflammatoire (crudités, légumes colorés, oméga-3, bonnes graisses, protéines de qualité) ; réduire sucre, alcool, additifs, gluten ; supprimer le grignotage. 3. Nutrithérapie vitamines B, dont B9 (5-MTHF) & B12 (méthylcobalamine) si déficit ; vitamine D ; magnésium bisglycinate ; oméga-3 riches en DHA ; antioxydants : (curcuma, baies) ; coenzyme Q10 ; acétyl L-carnitine ; N-acétylcystéine le midi ; L-glycine le soir ; L-tyrosine le matin à jeun ; iode ; créatine ; Le trio (manque de vitamine B12, manque de vitamine B9 et taux élevé d'homocystéine) est une cause classique, très bien documentée, du brouillard mental. 4. Phytothérapie Ashwagandha ; rhodiola ; ginseng. 5. Hydratation Idéalement de 1,5 à 2 litres d’eau faiblement minéralisée, répartie sur la journée. Plasma marin de Quinton en isotonique. 6. Bouger Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. L’oxygénation améliore immédiatement la clarté mentale. 7. Pratiquer l’hygiène cérébrale exercices cognitifs ; apprentissages nouveaux ; respiration, méditation, cohérence cardiaque. Biologie : Bilan hormonal : surrénales, thyroïde, gonades. Bilan micronutritionnel. Bilan neurotransmetteurs sur urines de 12H. Homocystéine. Vitamines B9 & B12. Statut antioxydant. CRP-US. Coenzyme Q10. Cuivre. Conclusion : Le brouillard mental n’est pas une fatalité : c’est un message du corps. En rééquilibrant l’alimentation, en réduisant l’inflammation, en soutenant le sommeil, la gestion du stress et l’équilibre hormonal, il est tout à fait possible de retrouver clarté, énergie et vivacité d’esprit. Si les symptômes persistent, une évaluation médicale ou fonctionnelle est toujours recommandée. Articles complémentaires : Troubles de la mémoire et déclin cognitif La fatigue surrénalienne L’hypothyroïdie Les causes de la fatigue Les mitochondries
- Pourquoi manger biologique ?
Article de bromatologie En médecine naturelle, ce que l’on ingère fait partie des 9 facteurs de la santé intégrale. Du fait de son importance pour la santé, le mot "biologique" revient dans presque tous les articles de ce blog, car il n'est pas possible de fonctionner de manière optimale si la toxémie est élevée. Le bio c’est le naturel, le vivant, c’est la nourriture originelle depuis toujours, c’est interdire les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ensuite est venu le progrès et l’homme à commencer à s'affaiblir, à dégénérer, à tomber malade et à prendre beaucoup de médicaments. Le bio c’est de la saveur et de l’odeur, c’est moins d’eau, plus de nutriments et d'antioxydants qui permettent une meilleure nutrition et protection cellulaire. Le bio c’est moins de pollution environnementale, c’est meilleur pour la biodiversité et notre santé. Le bio c’est en moyenne 30% plus cher. Le non bio, c’est ingérer des pesticides, des antibiotiques, des médicaments, des additifs, des engrais, des métaux lourds, des perturbateurs endocriniens. C’est détruire le microbiote, les systèmes nerveux et immunitaire avec les conséquences graves qui peuvent en découler à moyen ou à long terme... A notre époque, ce qui est cultivé est certes plus ou moins contaminé par les conditions environnementales : pluies acides, pollution, résidus de pesticides dans l’air, l’eau ou la terre, etc., mais la quantité de pesticides contenue dans les produits de culture biologique est contrôlée strictement et des cahiers de charges sont établis du moins en Belgique. L’Europe vient malheureusement de renouveler l’autorisation pour l’utilisation du glyphosate pendant 10 ans (novembre 2023). Les pesticides : « Pesticides » est le terme générique pour désigner les substances chimiques élaborées pour lutter contre des « nuisibles » tels que : mauvaises herbes (herbicides), champignons (fongicides), insectes (insecticides), parasites (parasiticides), rats (raticides), bactéries (bactéricides), etc. Ce sont des produits de synthèse toxiques générateurs de maladies, de perturbations endocriniennes et de cancers. Ils détruisent le microbiote intestinal et les cellules épithéliales, ce sont des agents mutagènes et carcinogènes qui causent la porosité intestinale. Une étude d'envergure publiée dans Scientific Reports (basée sur la cohorte française NutriNet-Santé) a démontré qu'un adulte consommant une alimentation conventionnelle, ingère en moyenne environ 4 kg d'additifs par an (soit environ 11 grammes par jour) et de nombreuses molécules chimiques (résidus de pesticides, plastifiants). L'effet d'accumulation et le "cocktail" de ces substances interrogent les scientifiques. La consommation quotidienne d’une nourriture ainsi polluée par les pesticides entraîne une toxémie exogène permanente. Le microbiote représente près de 80 % de notre système immunitaire, il contribue à la décomposition des aliments et à notre bien être mental. Le foie aura toujours une surcharge de travail avec ces molécules toxiques à éliminer, et quand le foie va mal, tout va mal. On ne peut pas régler naturellement un problème de santé si on persiste à consommer des aliments de culture conventionnelle, puisque en hygiénisme la priorité est de baisser la charge toxémique et d’augmenter l’énergie vitale. Actuellement, les nouveau-nés sont exposés dès le ventre de leur mère à la pollution environnementale : les analyses scientifiques révèlent la présence de près de 300 substances chimiques et polluants dans le sang de leur cordon ombilical à la naissance (comme l'ont montré des études du CHU de Montpellier dès 2007). De plus, de faibles résidus de ces composés se retrouvent également dans le lait maternel. Ces observations constituent un signal d'alarme sérieux pour la santé environnementale des futures générations… « La recherche indique que l’exposition aux pesticides en général (de même que l’exposition à certains pesticides en particulier) est associée à plusieurs types de cancers comme le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple de même que les cancers de la prostate, du rein et du poumon, entre autres. » - Société Canadienne du Cancer Les fruits et légumes biologiques contiennent jusqu’à 69% plus d’antioxydants et en moyenne 180 fois moins de résidus chimiques que ceux de l’agriculture conventionnelle. Les fruits ordinaires subissent de 40 à 70 traitements chimiques. Un citron cultivé biologiquement, sans engrais de synthèse, contient environ trois fois plus de vitamine C qu’un autre. Selon un rapport français validé en 2015 basé sur un échantillon de 5.806 fruits et légumes biologiques, 86,3% ne contenait aucune trace de pesticide. Les fruits et légumes bio sont donc contaminées à 1,4%, contre 35% pour les légumes et 64% pour les fruits de culture conventionnelle. Soit 25 fois plus pour les légumes et 45 fois plus pour les fruits. Les fruits et légumes de culture bio sont donc plus chargés en éléments nutritionnels et apportent beaucoup moins d’éléments toxiques que la culture conventionnelle. En 2006, l'étude de Seattle (Lu et al.) prouvait l'efficacité du bio en un temps record. En faisant passer des écoliers au 100 % bio pendant 5 jours, les chercheurs ont vu les traces d'insecticides neurotoxiques presque s'effacer de leurs urines. Mais attention au retour de bâton : dès la reprise d'une alimentation classique, les taux de pesticides ont explosé en seulement 24 heures. Les pesticides sont potentiellement aussi nocifs que le tabac pour augmenter les risques de certains cancers (étude de 2024). Citations : « Il ne faut rien enlever à l’aliment, car non seulement les parties soustraites font défaut, mais les parties restantes perdent partiellement ou totalement leur activité biologique. » - Henri-Charles Geffroy « Une autre nuisance insoupçonnée de ces fongicides, insecticides, nématicides, taupicides, etc. se situe au niveau de nos enzymes digestifs : l’expulsion du zinc, du nickel, du cobalt, du vanadium dans le site actif de l’enzyme et son remplacement par le mercure, le cadmium ou autres généreront des enzymes peut actives ou inactives, en particuliers vis-à-vis de la digestion de la caséine et du gluten… » - Robert Masson « Les engrais chimiques déséquilibrent les sols, et entretiennent une « escalade » inexorable : les traitements appauvrissent les sols qu’il faut de plus en plus traiter. Les fruits et légumes, subissant aussi ces agressions chimiques, voient leurs immunités faiblir : il faut donc les traiter aussi chaque année un peu plus. Tout l’équilibre de l’écosystème est alors rompu : les insectes parasites mutent pour s’adapter aux contraintes croissantes, à la manière des indésirables de nos intestins à la suite d’antibiothérapies répétées… » - Daniel Kieffer « Une des raisons des carences en oligoéléments de plus en plus fréquentes chez les hommes et les animaux d’élevage est à chercher dans l’usage d’engrais chimiques qui en sont dépourvus. » - Dr. Catherine Kousmine « Le docteur Curl mesura ensuite dans les urines des enfants les produits de dégradation des pesticides organochlorés (les pesticides les plus courants). Elle trouva que le taux de pesticides dans l’urine des enfants « bio » était nettement en deçà des minima fixés par l’Agence gouvernementale de protection environnementale. Il était aussi 6 à 9 fois moindre que celui des enfants « conventionnels ». Pour ces derniers, la charge toxique dépassait au contraire de 4 fois les limites officielles tolérées… La nourriture bio faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d’intoxication de l’organisme. » - Dr. David Servan-Schreiber « Paul Stiit estimait dans son livre de 1982 que l’Américain moyen consommait chaque année presque 5 kilogrammes d’approximativement 2.000 additifs alimentaires. » - Dawn Lester & David Parker, Qu’est-ce qui nous rend réellement malade ? « Consommer des aliments de qualité, c’est-à-dire biologiques, pour éviter l’apport massif de produits chimiques – herbicides, fongicides… - qui encrassent l’organisme et sollicitent de manière importante le foie et nos mécanismes immunitaires, mais aussi nos filtres bio-émonctoriels. » - Christian Brun « Les pesticides provoquent des déficits immunitaires ainsi que des infections à répétition. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe Article complémentaire : L'alimentation paléo.
- Les édulcorants artificiels
Article de nutrition Description : Le sucralose, l’acésulfame-K, l’aspartame ou encore la saccharine sont des édulcorants artificiels largement utilisés dans les produits « light » ou « sans sucre ». Présentés comme des alternatives plus saines au sucre, ils sont aujourd’hui omniprésents dans les sodas, yaourts, desserts, céréales, chewing-gums et même certains médicaments. Mais sont-ils réellement une solution bénéfique pour la santé métabolique ? Des molécules ultra-transformées Les édulcorants artificiels sont des substituts synthétiques du sucre, dotés d’un pouvoir sucrant 100 à 600 fois supérieur au saccharose. Leur intérêt industriel est évident : ils apportent très peu, voire aucune calorie, et n’augmentent pas directement la glycémie. Ils ont ainsi été massivement promus auprès des personnes diabétiques, en surpoids ou souhaitant contrôler leur consommation calorique. Pourtant, en naturopathie et en médecine fonctionnelle, une question fondamentale se pose : est-ce compatible avec notre physiologie ? Le goût sucré active des voies métaboliques complexes (sécrétion d’insuline, incrétines, dopamine, régulation de l’appétit). Or, lorsque le cerveau perçoit le sucré sans apport énergétique réel, un décalage biologique peut s’installer. Le paradoxe métabolique Pendant longtemps, les édulcorants ont été considérés comme des alliés contre l’obésité et le diabète. Certaines méta-analyses anciennes concluaient à une absence d’effet significatif sur le poids et la glycémie. Les données plus récentes nuancent fortement cette vision. Des travaux publiés ces dernières années montrent que les édulcorants artificiels peuvent : Modifier l’absorption intestinale du glucose Influencer la sécrétion d’insuline et d’incrétines Altérer la composition du microbiote intestinal Perturber la régulation de la satiété Or, le microbiote joue un rôle central dans l’inflammation de bas grade, la résistance à l’insuline et la régulation pondérale. Une dysbiose induite par une consommation régulière d’édulcorants contribue à une aggravation du contrôle glycémique. En médecine fonctionnelle, on parle d’un stress métabolique silencieux. Risques potentiels mis en évidence par les études Plusieurs études de cohorte d’envergure ont observé des associations entre consommation chronique d’édulcorants artificiels et : Résistance à l’insuline Diabète de type 2 Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) Troubles gastro-intestinaux Dysbiose intestinale Maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires Risque accru de certains cancers Certaines recherches récentes ont notamment associé l’aspartame et l’acésulfame-K à une augmentation du risque de cancer dans des populations à forte consommation. Des auteurs, comme la journaliste d’investigation Sylvie Simon dans son ouvrage «Aspartame, plaisir ou poison ?», ont largement alerté sur des effets neurologiques attribués à l’aspartame : Migraines chroniques Vertiges Troubles du sommeil Troubles de la mémoire Le saviez-vous ? Le goût sucré, même sans calories, stimule les circuits cérébraux de la récompense via la dopamine. Résultat : certaines études suggèrent que les édulcorants pourraient entretenir l’addiction au sucre plutôt que la réduire. Autrement dit, consommer régulièrement des produits « light » pourrait maintenir une forte attirance pour le goût sucré… et compliquer la transition vers une alimentation naturellement moins riche en glucides et en sucre notamment. En résumé : Les édulcorants artificiels ne sont pas des molécules neutres. Selon les études récentes, bien qu’ils n’apportent pas de calories, ils peuvent entrainer : des troubles neurologiques (migraines chroniques, vertiges, insomnies et pertes de mémoire), des maladies métaboliques (cancer, obésité, diabète de type 2, résistance à l’insuline, stéatose hépatique), des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques), des troubles gastro-intestinaux dont la dysbiose du microbiote, des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires. En naturopathie, l’approche consiste à rééduquer progressivement le palais plutôt qu’à remplacer le sucre par des substituts industriels ultra-transformés et donc non-physiologiques. Citations : « Remplacer les sucres libres par des édulcorants non sucrés n’aide pas à contrôler le poids à long terme. Les données suggèrent que leur utilisation prolongée peut être associée à un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité. » - OMS, Recommandation sur les édulcorants non sucrés, 2023 « Les édulcorants artificiels ne sont pas métaboliquement inertes. Ils peuvent modifier le microbiote intestinal et influencer la réponse glycémique, même en l’absence de calories. » - Dr. Eran Elinav, chercheur en immunologie et microbiote Articles complémentaires : Les glucides Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Le syndrome métabolique
- Les génotypes apoE
Article de médecine fonctionnelle et de nutrition Voici des informations qui vont révolutionner la nutrition humaine et éviter pas mal d’errances et d’erreurs dans ce domaine. En naturopathie, pour estimer le profil alimentaire d’une personne, nous avons recours à l’anamnèse, au tempérament naturopathique et à l’analyse sanguine. Maintenant, grâce à la génétique et à la médecine fonctionnelle*, nous avons accès aux génotypes, c’est-à-dire aux profils génétiques et nutritionnels des individus. Ceci complète également la notion de terrain. *La médecine fonctionnelle vise à (r)établir le meilleur équilibre physiologique. « Un test à réaliser une seule fois dans la vie. » Selon ce que l’analyse de sang va révéler, que l’on soit apoE2, apoE3 ou apoE4, on va plus ou moins bien assimiler les lipides, les glucides et dans une moindre mesure les protéines*, ceci va déterminer les habitudes alimentaires et comportementales relativement précises à adopter pour le reste de la vie. *La ration de protéines est d’environ 20% pour les trois génotypes. ApoE est l’acronyme de Apolipoprotéine E. Le génotype apoE2 concerne environ 8% de la population. Il est apparu il y a environ 85.000 ans. Le profil alimentaire est proche du cétogène, encore plus riches en graisses que l’apoE3 que nous allons découvrir un peu plus bas. L’huile de coco biologique est autorisée, tous les lipides sont bons pour eux sauf les « trans » qui ne sont bons pour personne. Ce sont des individus avec généralement beaucoup de problèmes digestifs et intestinaux, particulièrement s’ils consomment assez bien de féculents et en particulier des céréales. Attention donc aux hydrates de carbone à consommer en très petite quantité, car le sucre est catastrophique pour eux. L’alimentation paléo bien dosée et bien mesurée en gras devrait leur convenir assez bien. Leur longévité est importante et ils bénéficient d’une bonne neuroprotection. Chez eux, le cholestérol est généralement bas, un taux de cholestérol élevé est rare chez les apoE2. Quand ils sont sportifs, ils peuvent manger un peu plus de glucides, mais toujours limiter les féculents. Les obèses apoE2 doivent absolument réduire les glucides, les féculents (éliminer les céréales) et augmenter considérablement les lipides. Le frugivorisme, le végétarisme et le végétalisme sont interdits aux E2. Le jeûne intermittent est conseillé. Le génotype apoE3 concerne environ 78% de la population caucasienne. Il est apparu il y a +/- 220.000 ans. Leur alimentation doit être riche en graisses variées et équilibrées mais pauvre en glucides « High fat / low carb ». Les graisses animales vont concerner les produits laitiers, les viandes rouges, les volailles, le gibier, etc., les œufs, les poissons, les fruits de mer, qui sont autant de sources de protéines dont la portion doit être de 20%, ni plus ni moins. Les acides gras saturés et l’huile de coco sont autorisés. Pour ceux qui les tolèrent, les produits laitiers peuvent être consommés en quantité raisonnable. Bienvenue aux noix, graines, olives, avocats, huiles vierges biologiques : d’olive, de lin, de cameline, de noix, d’avocat, d'onagre, de chanvre, de bourrache, etc. L’alimentation méditerranéenne en écartant les céréales leur convient assez bien, ainsi que le jeûne intermittent. Pensons également à l’alimentation ancestral hypotoxique type Seignalet ou paléo. En ce qui concerne les fruits, les apoE3 doivent en manger en petite quantité et privilégier ceux qui sont à index glycémique bas. Le génotype apoE4 concerne environ 14% de la population. C’est le génotype le plus ancien des trois, le plus proche des grands singes. Leur profil alimentaire est un peu plus contraignant. Ils ont un risque accru de contracter la maladie d’Alzheimer et sont plus fragiles au niveau du système cardiovasculaire. Ils ont tendance à accumuler du cholestérol (hypercholestérolémie) qui peut leur être toxique. Ils ne doivent pas consommer d’huiles végétales riches en cholestérol comme les huiles de palme et de coco par exemple. Ils doivent faire attention aux produits laitiers, aux viandes rouges grasses, aux graisses trans et saturées. Leur alimentation se composera de poisson, de fruits de mer, d’œufs, de légumes, de légumineuses, d’huile d’olive, des bonnes graisses végétales de noix, de colza, d’avocats, etc., d’oméga-3 bien dosés, de vitamine D et de mélatonine. Ils auront droit à un peu plus de glucides et un peu moins de lipides que les apoE3. Ils ne doivent pas avoir peur des jaunes d’œufs qui ne font pas augmenter les taux sanguins de cholestérol. Idem pour les fruits de mer qui sont hypocholestérolémiants. Pour se préserver, les apoE4 devront faire de bons choix existentiels tels que : bien équilibrer leur alimentation, faire beaucoup d’exercice physique, avoir des activités cognitives et intellectuelles régulières. Ils supprimeront le tabac et l’alcool. Les génotypes sont à corrélés aux résultats sanguins : cholestérol, hormones, statut en acides gras, marqueurs métaboliques, etc. et aux renseignements cliniques du patient pour établir un profil nutritionnel personnalisé et ciblé. En résumé : Rappelons que la consommation excessive de glucides entraine, entre-autres, de la dysbiose et de la porosité intestinales, la stéatose hépatique, la glycation, une augmentation des triglycérides, de l'acide urique, du diabète, du surpoids, la prolifération du candida albicans, des dermatoses, le cancer, des infections ORL chroniques, des maladies de civilisations, etc. Nous héritons tous de deux copies de gène qui émanent de nos parents, ce sont des variants appelés ‘allèles’, on parle alors de polymorphisme et obtenir : Des apoE2-E3. Des apoE3-E4. Des apoE4-E2. Ceci complique parfois un peu la situation… L’amylase salivaire La capacité à digérer les amidons (céréales) varie de 1 à 12 d'un individu à un autre selon la présence du gène AMY1A. Imposer les céréales comme axe central à quelqu'un qui manque de ce gène peut être destructeur. Standardiser l'alimentation est une erreur biologique. Nos bagages enzymatiques et nos microbiotes dépendent de l'histoire migratoire de nos ancêtres (climats nordiques, steppes, déserts...). Citations : « Ce qui me fascine à ce jour, c’est que nous pouvons déjà prévenir environ un tiers des cas d’Alzheimer en modifiant les facteurs de risque, c’est-à-dire en adaptant l’hygiène de vie, le régime alimentaire et ce que nous appelons les comorbidités (hypertension, diabète, hyperlipidémies). Et ce que vous devriez faire pour réduire ces facteurs de risque va dépendre de votre génotype apoE ! » - Dr. Georges Mouton « Les malades de la maladie d’Alzheimer, lorsqu’on les prend très tôt, on arrive à stopper l’évolution de la maladie pendant des années et dans les cas les meilleurs, on entraine une amélioration pendant des années, ça c’est extraordinaire et très important. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue Source : Docteur Georges Mouton, médecine fonctionnelle.
- La maladie du foie gras, la stéatose hépatique
Article naturo-hygiéniste Comme nous l'avons déjà vu, le foie est un de nos cinq émonctoires et l'usine des traitements chimiques de notre organisme. Il est impératif d'en prendre le plus grand soin. A défaut, la toxémie augmentera et l’énergie vitale baissera, ce qui engendrera l’apparition de pléthore de symptômes et de maladies. Description : Le foie gras non alcoolique touche plus de 30% des adultes, c’est une épidémie dans les pays développés. C’est encore une maladie de civilisation liée au mode de vie. 10 millions de Français vivent avec un foie gras. Les triglycérides sont augmentés dans le foie qui se surcharge en graisse. Trop de triglycérides dans le sang = trop de sucres dans l’alimentation. Un taux de cholestérol LDL élevé signifie que le foie est saturé en graisses émanant d’un excès de glucides alimentaires. Evolution de la stéatose -> fibrose -> cirrhose. 10.000 à 15.000 décès sont attribués à la cirrhose chaque année en France. La stéatose hépatique non alcoolique est présente chez 48 à 59% de psoriasiques. Symptômes : Généralement asymptomatique. Fatigue, baisse d’énergie vitale possible. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : La malbouffe avec excès d’amidons et de sucres : céréales, pomme de terre, pain, biscuits, riz, maïs, fructose industriel de maïs, sirop d'agave, miel, jus de fruits, sodas, alcool, etc. Les aliments industriels et ultra-transformés. Le surpoids, l’obésité. La sédentarité. Le diabète, la résistance à l’insuline. Les fermentations alcooliques digestives dues aux mauvaises associations alimentaires (amidon/acide). La porosité intestinale. La dysbiose du microbiote. La toxémie. Les toxiques. Les médicaments dont finastéride et dutastéride. L'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie). Boire un soda par jour est associée à une augmentation de 20% du risque de développer une stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Selon une étude de 2018, les altérations de la perméabilité intestinale, du microbiome et de l'endotoxémie associées contribuent au risque de stéatose hépatique non alcoolique et de stéatohépatite non alcoolique. Biologie : Etablir le profil individuel en acides gras. Triglycérides. Transaminases hépatiques : ASAT (SGOT) et ALAT (SGPT). Solutions : Supprimer les causes. Laisser le foie en paix pendant au moins 6 semaines. Equilibrer l’alimentation en respectant quelques règles basiques. Equilibrer l’apport en lipides (oméga-3-6-7-9) et en protéines dont choline et méthionine. Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. Supprimer les toxiques. Perdre du poids. Détecter et corriger une éventuelle porosité intestinale. Utiliser du sirop de yacon biologique (15-20% de sucre, 54% de prébiotiques-fibres, index glycémique très bas) pour les préparations nécessitant du sucre. Le paracétamol est la première cause de greffe de foie due aux médicaments. Des aides phytothérapeutiques peuvent être envisagées après la correction du mode de vie et la récupération d’un foie normal. On ne travaille pas sur un organe fatigué en le stimulant. Nutrithérapie : N-acétylcystéine Choline Soufre organique MSM, L-glycine et bétaïne HCL Vitamines : B, C, D3, E Prendre de la quercétine* *Une étude publiée dans le numéro du mois d'août 2019 dans Phytotherapy Research a conclu que la quercétine avait un impact bénéfique sur la stéatose hépatique non alcoolique en améliorant l'inflammation, le stress oxydatif et le métabolisme des lipides. Citations : « Surchargé de graisse, envahi par les cicatrices fibreuses, le foie ne peut plus accomplir les tâches qui sont les siennes. A commencer par le filtrage et l’épuration. » - Pr. Gabriel Perlemuter « Les cirrhoses dites hypertrophiques ou atrophiques sont des scléroses qui signent la phase terminale d’une profonde souffrance hépatique entretenue depuis de longues années causées essentiellement par le tabagisme, par le sucrisme, par l’alcoolisme, par l’amidonisme qui induit un alcoolisme insidieux. Tout cela sur fond d’un mental habituellement négatif, conflictuel, morbido-pathogène dévitalisant. » - Pr. Grégoire Jauvais « Un excès de fruits dans l’alimentation peut abîmer le foie et augmenter les triglycérides. » - Sylvain Duvel, biologiste et nutritionniste « Le foie gras est dû aux céréales et pas aux graisses. » - Dr. Georges Mouton « Les oméga-3 améliorent le métabolisme de l’insuline et engendrent même une baisse rapide des triglycérides sanguins. » - Pr. Loren Cordain « Le fructose est, à bien des égards, très semblable à l’alcool en ce qui concerne les dommages qu’il peut causer à votre organisme… et à votre foie. […] Les facteurs liés au mode de vie, tels que la résistance à l’insuline, une alimentation inadéquate, l’inactivité physique et certains médicaments, favorisent le stockage de graisses et altèrent la fonction hépatique. » - Dr. Joseph Mercola « Les maladies dites de civilisation sont dues en grande partie à l’inadéquation entre notre génome et l’alimentation moderne. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Symptômes d’un foie fatigué Les émonctoires Le ralentissement digestif et ses conséquences Les céréales et amidons Les aliments mucogènes Le syndrome métabolique L'alimentation paléo
- La L-glycine
Article de nutrithérapie Description : Fan de cette molécule, il fallait que j'y consacre un article. C’est pour moi un allié discret qui veille au bon déroulement des fonctions essentielles : sommeil, récupération, vitalité, équilibre émotionnel, digestion, etc. La L-glycine est un acide aminé essentiel au bon fonctionnement de notre organisme… mais paradoxalement, nos apports alimentaires actuels ne suffisent plus à couvrir nos besoins. Selon des chercheurs de l’Institut de Métabolisme Cellulaire de Ténérife, la déficience moyenne en glycine atteindrait 10 gr par jour pour un adulte de 70 kg. Autrement dit, notre corps ne synthétise pas assez de glycine pour maintenir un métabolisme pleinement sain et fonctionnel. Un regard vers le passé Au Paléolithique, l’humain consommait naturellement de grandes quantités de collagène — présent dans les tissus animaux — ce qui assurait un apport généreux en glycine. Aujourd’hui, notre alimentation moderne, épurée et pauvre en « pièces du boucher riches en collagène », ne permet plus cette couverture naturelle. D’où l’intérêt croissant pour la supplémentation en L-glycine. Pourquoi la glycine est-elle si précieuse en nutrithérapie ? La glycine joue un rôle clé dans un grand nombre de fonctions physiologiques. Elle participe à la croissance, au bien-être, à la réparation tissulaire et possède des propriétés protectrices remarquables en tant que précurseur de l’hormone de croissance. Des études montrent que l’association L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Où trouver naturellement de la glycine ? Le bouillon d’os et l’os à moëlle restent l’une des meilleures sources naturelles : riche en collagène, gélatine, acides aminés et minéraux. La gélatine obtenue lors d’une cuisson lente des os, cartilages et carcasses indique justement la présence de glycine. On en retrouve également en bonne quantité dans la dinde, la peau du poulet et dans les sardines avec peau et arêtes. Remarque : Les végétaux ne permettent pas d’extraire du collagène, et donc pas de glycine structurelle comparable. Une molécule impliquée dans la digestion Les principaux acides biliaires (acide cholique et chénodésoxycholique) peuvent se conjuguer avec la glycine ou la taurine pour former des sels biliaires, essentiels à l’émulsification des graisses. Bienfaits : Voici un aperçu des nombreux effets positifs associés à une consommation suffisante de glycine : Récupération et renforcement musculaire Amélioration de la qualité du sommeil ; aide en cas d’insomnie (baisse de la température corporelle, ce qui envoie un signal fort d'endormissement au cerveau) Amélioration de l’activité mitochondriale et augmentation de la production d’ATP Réduction du stress et soutien émotionnel Baisse de la glycémie Amélioration de l’humeur Soutien du foie Action antioxydante et anti-inflammatoire Effet anti-âge ; soutien de la longévité Meilleur équilibre physique et psychique Support des neurotransmetteurs Lutte contre la sarcopénie Amélioration de la mémoire et de la cognition Santé vasculaire : améliore le dysfonctionnement endothélial Alternative sûre, efficace et économique au collagène Soutien global des tissus conjonctifs (peau, os, cartilage, tendons, ligaments, muscles, yeux, vaisseaux sanguins…) Précurseur du glutathion, de la créatine et du collagène Diminution de l’homocystéine et de la CRP-us (marqueurs d’inflammation de bas grade) Stimulation de l’autophagie Bénéfices dans le diabète, l’obésité, l’hypertension et d’autres maladies cardiovasculaires Soutien contre la stéatose hépatique Effets favorables observés dans certains contextes cancéreux Forte efficacité protectrice et réparatrice dans divers troubles intestinaux dont la porosité intestinale Nutrithérapie : Posologie : 1.000 à 10.000 mg de L-glycine le soir au coucher Synergie recommandée : L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) Après un effort sportif : prise dans les 2 heures (idéalement dans les 30 minutes), avec le repas. Citations : « La glycine protège contre les maladies associées à l’âge. Le potentiel de la glycine à atténuer les maladies chroniques et l’invalidité est également important, augmentant ainsi l’espérance de vie partout dans votre corps. Les récepteurs de la glycine existent dans les récepteurs du système nerveux central, par exemple, ce qui signifie que le glycine agit comme un neurotransmetteur. Le glycine possède des effets anticancéreux, réduit l’insuline et atténue la neuro-inflammation. Elle peut également protéger contre la dépression et est essentielle à la synthèse du collagène. » - Dr. Joseph Mercola « Amélioration du sommeil, soutien du foie, renforcement du collagène : ses bénéfices couvrent plusieurs piliers de la santé. Simple, accessible et très bien tolérée, elle mérite une place privilégiée dans toute stratégie de santé naturelle. » - Dr. Amin Gasmi Article complémentaire : Les acides aminés en micronutrition
- Le syndrome de l’œil sec
Article naturopathique Description : Le syndrome de l’œil sec est une affection fréquente, souvent banalisée, mais pourtant très inconfortable. Il survient lorsque la qualité ou la quantité des larmes n’est plus suffisante pour assurer une bonne hydratation et protection de l’œil. Symptômes : Sensation de brûlure ou de sable dans les yeux Rougeurs, picotements. Fatigue oculaire Vision parfois floue ou fluctuante Les causes principales : Le syndrome de l’œil sec est rarement isolé. Il reflète souvent un déséquilibre plus global de l’organisme. Déséquilibres internes : Terrain inflammatoire chronique Acidose métabolique Déminéralisation Carences en micronutriments essentiels : Vitamine A (santé des muqueuses) Acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-7) Déséquilibres hormonaux : Baisse de la testostérone Hypothyroïdie Variations hormonales (grossesse, ménopause, andropause, contraception…) Facteurs environnementaux : Surexposition aux écrans (baisse du clignement des paupières) Air sec : climatisation, chauffage excessif Pollution et fumée de tabac Pathologies associées : Maladies auto-immunes (syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…) Médicaments pouvant aggraver la sécheresse oculaire : Antihistaminiques Antidépresseurs Certains traitements de l’acné sévère Médicaments antihypertenseurs Le saviez-vous ? Avoir les yeux qui pleurent peut paradoxalement être un signe de sécheresse oculaire. Lorsque l’œil est mal protégé, il déclenche une réponse d’urgence en produisant des larmes trop aqueuses, pauvres en lipides et en nutriments. Ces larmes ne restent pas suffisamment longtemps à la surface de l’œil pour l’hydrater efficacement. Solutions : En naturopathie, l’objectif n’est pas seulement de soulager localement, mais de traiter la cause profonde. Hydratation et terrain Boire une eau de source faiblement minéralisée, de qualité Cure de plasma marin de Quinton (isotonique) Utilisation possible de plasma de Quinton isotonique en spray local Axe intestinal : clé majeure La santé oculaire est étroitement liée à celle de l’intestin. Réparer la perméabilité intestinale Corriger une dysbiose Réduire l’inflammation de bas grade Alimentation Limiter les aliments acidifiants et pro-inflammatoires Favoriser une alimentation riche en antioxydants, bons lipides et micronutriments Soutenir le foie et les émonctoires Micronutrition spécifique de l’œil sec Une supplémentation ciblée peut être précieuse : Vitamine A : essentielle à l’intégrité des muqueuses Vitamines C, D et E : antioxydantes et immunomodulantes Oméga-3 (EPA/DHA) : action anti-inflammatoire Huile d’argousier ou de macadamia (riche en oméga-7) : hydratation des muqueuses Coenzyme Q10 : soutien mitochondrial et protection cellulaire Acides aminés : L-glutamine, L-glycine, N-acétylcystéine, L-taurine Sans matériaux de construction protéiques, les tissus (muqueuses, glandes lacrymales, film lacrymal) se régénèrent mal. Une alimentation pauvre en protéines de qualité, une digestion affaiblie ou un stress chronique peuvent conduire à des carences fonctionnelles en acides aminés. Toute supplémentation doit être personnalisée. Biologie fonctionnelle : Bilan utile pour une approche individualisée : Tests d’intolérances alimentaires (IgG) Statut en acides gras Bilan hormonal : testostérone, œstradiol Bilan thyroïdien complet CRP-US Conclusion : Le syndrome de l’œil sec est souvent le reflet d’un déséquilibre interne plus profond. Une approche globale, douce et personnalisée permet d’agir durablement sur la cause, et non uniquement sur les symptômes. Citations : « Les muqueuses sont le miroir de l’état inflammatoire et nutritionnel de l’organisme. Une sécheresse persistante n’est jamais un phénomène isolé, mais l’expression d’un terrain à rééquilibrer. » Dr. Thierry Hertoghe « La santé oculaire dépend autant de l’équilibre digestif et hormonal que de l’environnement visuel. Restaurer les fondations internes est la clé d’une hydratation durable des yeux. » - Dr. Jeffrey Bland, fondateur de la médecine fonctionnelle
- L’hypochlorhydrie
Article naturo-hygiéniste Description : On n’y pense pas systématiquement, mais compte tenu des nombreux rôles de l’acide gastrique, il n’est pas surprenant que l’hypochlorhydrie ait un effet négatif sur le fonctionnement du tractus gastro-intestinal, aboutissant à divers troubles digestifs. Le pH de l’acide gastrique principalement contrôlé par l’hormone gastrine et produit par les cellules pariétales de l’estomac est compris entre 1 et 3. En cas d’hypochlorhydrie, le pH gastrique à jeun est supérieur à 4. Le suc gastrique secrété à hauteur d’un litre par repas est composé d’eau, de mucus, d’acide chlorhydrique, de sels et d’enzymes digestives (pepsine, lipase, etc.). L’activité des glandes gastriques dépend du système nerveux autonome parasympathique et de plusieurs hormones. Le rôle de l’acide gastrique (acide chlorhydrique) est essentiel dans le processus digestif. Il permet de décomposer la nourriture et de stériliser le bol alimentaire. Un taux suffisant d‘acide chlorhydrique active une enzyme protéase : la pepsine, qui permet de décomposer les protéines en acides aminés. La production d’acide chlorhydrique diminue avec l’âge. Après 60 ans, la fréquence de ces troubles augmente et concerne 5 % des adultes. Symptômes et conséquences : Les conséquences de ce manque d’acidité sont profondes et peuvent s’étendre au-delà du tube digestif lui-même. Une satiété précoce et une sensation de plénitude après repas (dyspepsie) Une digestion lente et difficile De la somnolence postprandiale Une mauvaise haleine Des éructations fréquentes Des ballonnements, des gaz Le reflux gastrique De la diarrhée ou de la constipation Des fermento-putrescences La dysbiose du microbiote intestinal : modification de la flore microbienne par les éléments non digérés Une porosité intestinale Le SIBO & syndrome de l'intestin irritable Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Des infections digestives dont la prolifération d’Helicobacter pylori et du candida albicans. De l'allergie L’anémie et la déminéralisation Des carences ou des déficits nutritionnels notamment en B12, fer, calcium et zinc Des troubles immunitaires Des réactions cutanées : acné, rougeurs Selon l’Association Française de Médecine Esthétique et anti-âge, 40 % des sujets acnéiques souffriraient d'une hypochlorhydrie. Test d’acidité chlorhydrique au bicarbonate : Le matin à jeun, boire un petit verre d’eau tempérée de 15 cl avec ½ cuillère à café (2,5 gr.) de bicarbonate de soude alimentaire en prenant garde de ne pas avaler d’air et démarrer le chronomètre. Si un renvoi bien marqué se produit endéans les 2 minutes, c’est que l’acidité stomacale est suffisante. Si le gaz remonte dans les 2 à 3 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au-delà de 3 minutes, une hypochlorhydrie est certaine. Si le gaz ne remonte pas après 5 minutes, il peut s'agir d'une achlorhydrie (absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique). Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus l’estomac est acide, plus l’éructation sera puissante et rapide. Il est préférable de réaliser le test sur trois ou quatre jours et de ne pas être sous traitement d’antiacides. Ce test n’est pas fiable à 100%, mais il est populaire et couramment utilisé. Il est à corréler aux symptômes décrits ci-dessus. Causes : Hypothyroïdie, faiblesse thyroïdienne Epuisement Stress chronique Déminéralisation Vieillissement Fatigue surrénalienne : les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Médicaments tels que les IPP (inhibiteurs de pompe à protons), les antiacides, les antihistaminiques Bicarbonate de soude : il neutralise l’acidité de l’estomac et l’action de l’enzyme pepsine cruciale pour la digestion des protéines Infection à Helicobacter pylori Manque de protéines animales aux repas Gastrite atrophique auto-immune Des mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. Exemples de la cause, de la cause, de la cause, de la cause… : Hypochlorhydrie -> indigestion -> fermento-putrescences -> dysbiose du microbiote -> inflammation intestinale -> porosité intestinale -> mauvaise absorption, toxines -> toxémie -> trouble immunitaire -> infection. Une digestion optimale est un gage de longévité en bonne santé Solutions : Boire du plasma marin de Quinton le matin à jeun. Boire un petit verre d’eau tiède avec 1 c à s de vinaigre de cidre biologique non pasteurisé et une pincée de sel de mer naturel avant les repas pour stimuler la production d’acide gastrique (sauf en cas d'intolérance à l'histamine). Boire peu en mangeant pour éviter la dilution des sucs digestifs. Eviter les eaux riches en résidus secs, carbonatées et très minéralisées (Saint-Yorre, Vichy, Badoit, etc.), notamment pendant et après les repas. Ses eaux neutralisent l’acide gastrique et inhibent la digestion. Utiliser 4 à 5 grammes par jour de sel gris de mer naturel pour cuisiner. Consommer des protéines animales aux repas. Eviter les aliments ultra-transformés. Bien mastiquer et manger dans le calme (le stress inhibe la production d’acide gastrique). Manger en pleine conscience, 30% de la sécrétion gastrique est produite par la vue, l’odorat, le goût et la sensation en bouche. Eviter les inhibiteurs de digestions : sirops, friandises, sucre, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins, alcool, café. Eviter les repas trop copieux et trop complexes. Soigner la thyroïde. Réduire le stress. Pratiquer la cohérence cardiaque pour équilibrer le système nerveux autonome. Nutrithérapie : HCL bétaïne + pepsine : supplément qui fournit de l'acide chlorhydrique et de la pepsine (enzyme qui digère les protéines). A prendre en début de repas. Enzymes digestives. Vitamines : A, B1 & B6. Iode (mucus de l’estomac). Magnésium chélaté. Remarques : Ne pas utiliser Bétaïne HCL en cas d’ulcère, gastrite active ou prise d'anti-inflammatoires. Une absence de réaction exothermique suite à l’ingestion de bétaïne HCL permet de confirmer le diagnostic. Phytothérapie : Plantes amères avant repas, elles stimulent l’activité de la paroi de l’estomac et la sécrétion des sucs gastriques : gentiane racine, artichaut, pissenlit, angélique, guimauve, chardon Marie, romarin, marjolaine. Ces plantes sont également cholagogues et cholérétiques. Gemmothérapie : bourgeon de figuier entre les repas. Oligothérapie : Manganèse + soufre + zinc/nickel/cobalt. Biologie : Bilan thyroïdien Vitamines : A, D, E, K, B6, B9 et B12 active. Minéraux : chlore, sodium, potassium, calcium et calcium ionisé, magnésium érythrocytaire, zinc, cuivre, sélénium. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-us. Gastrine > 500 pg/mL. Iode sur urines de 24 heures. Métabolites Organiques Urinaires. Helicobacter Pylori IgG. Citations : « La faiblesse des glandes digestives favorise l’acidification du terrain. Les substances alimentaires mal transformées lors des processus digestifs ont tendance à fermenter ou à putréfier. Il en résulte une masse de substances toxiques et acides (scatol, indol, phénols, ptomaïne, etc.), produites et absorbées en même temps que les substances nutritives utiles. Ceci a lieu d’autant plus facilement que les muqueuses intestinales ont été rendues poreuses par ces substances toxiques. » - Christopher Vasey « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « Lorsque la digestion se ralentit, il y a production de gaz par fermentation et putréfaction partielle des aliments. » - Robert Masson « La tradition hygiéniste et hippocratique considère qu’environ 80% des désordres et des maladies proviennent d’un dysfonctionnement du système digestif. » - Dominick Léaud-Zachoval Articles complémentaires : Manque d’appétit et difficultés digestives lié à l’âge Le ralentissement digestif et ses conséquences Les fruits acides chez les personnes sous-vitale
- Acidité gastrique, reflux acides, gastrite
Article naturo-hygiéniste “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate Causes du reflux : L'hypochlorhydrie : Si des remontées acides se produisent (RGO), c'est que qu'il y a production de gaz dans l’estomac. S'il y a production de gaz c'est qu'il y a des microbes de l'intestin qui passent dans l'estomac au niveau du pylore. Ces gaz sont causés par la fermentation et le fonctionnement de ces bactéries. Les gaz remontent et provoque le reflux gastrique. Acidité gastrique = plus assez d'acide chlorhydrique dans l'estomac ! L’acide gastrique est produit par les cellules pariétales de la muqueuse stomacale. Le pH de cet acide chlorhydrique devrait normalement se situer entre 1,5 et 3. Chez les personnes en situation de faible acidité gastrique, le pH varie habituellement de 3 à 5. Cette hypochlorhydrie entraîne une pullulation microbienne dans l’estomac qui devrait être quasiment stérile. C’est la première barrière contre les microbes et autres parasites (infections). Une hypothyroïdie peut également induire une hypochlorhydrie et une gastroparésie. L'intolérance alimentaire : Une intolérance alimentaire peut provoquer un reflux gastrique dans les deux heures après l’ingestion d’un repas. La dysbiose : Une dysbiose du microbiote intestinal peut causer le reflux via l'excès de gaz (SIBO/hypochlorhydrie) augmentant la pression abdominale, tandis que les médicaments anti-reflux (IPP) peuvent induire la dysbiose, et l'inflammation intestinale liée à la dysbiose peut affecter le nerf vague, aggravant le reflux. La carence enzymatique : Une carence enzymatique entraîne une mauvaise digestion et une mauvaise absorption des nutriments pouvant créer une série de symptômes gastro-intestinaux, notamment : Brûlures d’estomac et reflux acide, Constipation, Ballonnements, gaz, Eructations, Crampes et douleurs abdominales. L'excès de glucides, d'alcool ou de café N.B. La formation excessive de gaz est accentuée par un ralentissement digestif (fermentation/putréfaction) notamment chez les personnes au faible pouvoir digestif. La gastroparésie par manque de T3 Le manque d'hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), surtout la T3, ralentit tout le système digestif, y compris la motilité de l'estomac, pouvant causer une gastroparésie (vidange gastrique lente) et d'autres troubles comme la constipation, le SIBO, le reflux, ou des mal-digestion, car la T3 régule les contractions musculaires, la production d'acide et d'enzymes digestives. Une mauvaise conversion de la T4 en T3 peut aussi être en cause, même avec une TSH normale. Le reflux gastrique et la hernie hiatale sont étroitement liés Grave erreur, la solution chimique : On prend des médicaments (IPP : inhibiteurs de pompe à protons) qui vont diminuer encore l'acidité, il y aura dès lors un développement encore plus important des bactéries et finalement on ne sait plus vivre sans médicaments. Nous n'arriverons plus à digérer puisque la fonction de l'acide chlorhydrique de l'estomac sera neutralisée. La personne ira de plus en plus mal. C'est un modèle commercial au top ! C'est le système médical allopathique classique. On utilise des palliatifs, on ne cherche pas la cause et on ne corrige pas le terrain. De plus, ces poudres alcalines et autres médications neutralisant l’acidité des sécrétions gastriques, ralentissent les transformations. Il s’ensuit deux inconvénients principaux : ou bien les aliments stationnent dans l’estomac jusqu’au renouvellement du suc gastrique ; ou bien ils s’acheminent vers l’intestin grêle dans cet état de semi-digestion, éminemment favorable aux fermentations génératrices de gaz et autres produits nocifs, ainsi qu’à une faible absorption des micronutriments mal digérés. Le défaut d'acidité est dû à l'épuisement, au stress et la déminéralisation. Impact respiratoire : Lorsqu’on est déficient en acide gastrique, ‘l’indigestion’ des aliments mucogènes est encore plus importante qu’en temps normal. Les résidus de colle qui proviennent de la consommation de ces aliments mal digérés peuvent sortir sous forme de mucus part les glandes muqueuses que nous avons dans la gorge et à différents endroits de la sphère ORL et des poumons. D’autres atteintes peuvent être responsables d’une hypochlorhydrie, comme une infestation de l’estomac par la bactérie Helicobacter Pylori, une gastrite atrophique ou un cancer de l’estomac… Le stress peut aussi être une des causes de l’hypochlorhydrie, quand il y a stress, il y a inhibition des sécrétions digestives. Il sera donc judicieux d’équilibrer le système nerveux autonome avec des exercices respiratoires spécifiques et éventuellement des plantes adaptatives. Effets secondaires des IPP (liste non exhaustive) : Indigestion Dysbiose de la flore intestinale Infections digestives : entériques, respiratoires et urinaires Lésions rénales pouvant mener à une insuffisance rénale chronique Déficit nutritionnel Ballonnements, gaz Diarrhée Constipation Nausée Maux d’estomac Maux de tête Eruptions cutanées Reflux acides à l’arrêt du traitement Troubles du sommeil Troubles cardiaques Manque d’énergie Perte de cheveux Muguet Problèmes rénaux Solutions : Jus de légumes à l'extracteur (régénération, apport d'enzymes et de minéraux organiques). Notamment 15 cl. de jus de pommes de terre avant les repas. Légumes lactofermentés qui stimulent la production d’acide chlorhydrique sans agresser la muqueuse digestive. Plasma de Quinton en isotonique, progressivement de 20 à 190 ml / jour (action contre l’hypochlorhydrie, l’acidité et l’Helicobacter Pylori). Augmenter petit à petit l’apport de fruits doux, mûrs, vivants et biologiques juste après les repas. Repos digestif et des muqueuses irritées qui permettra la restauration : jeûne, jeûne intermittent, monodiète. Bien mastiquer les aliments et manger dans le calme. Rééducation progressive du système digestif à digérer les aliments crus, naturels, non transformés, non dénaturés, non raffinés. En commençant par les jus de légumes. Apporter suffisamment de protéines de bonne qualité deux fois par jour, elles participent aussi à l’élaboration de l’acide chlorhydrique. Réduction drastique des produits laitiers, de l'alcool et des sodas, du café qui sont inflammatoires, irritants, fermentaires et déminéralisants. Diminution des céréales et des sucres lents, les consommer en bonne association alimentaire et de bonne qualité. Ne JAMAIS associer de fruits, de tomates, de sauce tomate, de yaourts ou de vitamine C avec des féculents (tubercules, légumineuses, pain, pâtes, riz et autres céréales). La combinaison acide/amidon est incompatible pour les estomacs fragiles. Gestion du stress par la cohérence cardiaque et l’utilisation de plantes adaptatives. La cannelle, l'extrait de pépins de pamplemousse, la bétaïne HCL, l’huile essentielle d’origan compact ou de clou de girofle, l’huile de coco (acide laurique), l'extrait de brocoli (sulforaphane), les graines de cumin noir broyées (nigelle) et la NAC (antibiofilm) sont indiqués en cas de prolifération d’Helicobacter Pylori. Suppression des overtoniens perturbateurs du système nerveux qui nuisent à l’efficacité de l’hiatus. Le café et l'alcool sont des irritants des muqueuses gastriques et intestinales, évitons les aux repas, à l'instar des sodas, des pousse-cafés et des aliments frits. En cas de crise, évitons le lait pour soulager l’acidité (temporairement) car la caséine (protéine) augmente l’acidité gastrique et il est pro-inflammatoire. Correction de la dysbiose intestinale : assainissement, désinfection. Nutrithérapie : Iode, Zinc*, Lithothamne, Bétaïne HCL + pepsine, Quercétine. Coenzyme Q10 (soutien mitochondrial) *Le zinc participe à la sécrétion d'enzymes digestives et à la sécrétion acide par les cellules pariétales de l'estomac. Biologie : Test d'intolérances alimentaires IGG. Kit urinaire MOU (dysbiose). Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4, rT3, anticorps anti-TPO). Gastrite : Symptômes : Douleurs dans l'abdomen. Sensations de brûlures Nausées. On ne saurait mieux résumer ce symptôme et ses causes alimentaires que le Dr. Norman Walker : "Inflammation de la muqueuse de l’estomac due à une formation excessive de gaz par combinaisons alimentaires inappropriées. Tous les produits à base de farine, de sucre et de céréales auront tendance à provoquer des gastrites, et l’alcool (dissous le mucus protecteur de la muqueuse gastrique) sera plus rapide encore que les autres. Les condiments épicés, piments forts, moutarde, vinaigre, tabac, etc. en sont aussi responsables. Les aliments crus, râpés ou réduits aussi fins que possible, sont sans conteste plus salutaires que les aliments cuits." Si la gastrite n'est pas résolue, l'évolution aboutira à l'ulcère. Des causes non-alimentaires peuvent également être à l’origine d’une gastrite : médicaments, tabac, infection par Helicobacter Pylori, stress et insomnie chroniques. Solutions : Repos digestif. Diète au potage et au jus de légumes. Plasma marin de Quinton en isotonique. Argile blanche ultra-ventilée 20 minutes avant les 3 repas, bien mélanger ½ c à c dans un verre d’eau tiède ou dans une tisane (camomille, réglisse). Charbon actif. Réglage alimentaire. Fenugrec. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. Oligothérapie : Bismuth (3 jours max.) + manganèse cobalt ou manganèse/cuivre + nickel/cobalt. Jus de légumes indiqués contre la gastrite : Carottes 30 cl./épinards 20 cl. Epinards 50 cl. Carottes 30 cl./betteraves 10 cl./concombre 10 cl. Pomme de terre : 15 cl. Chou blanc : 15 cl. Hernie hiatale : La hernie hiatale correspond au passage permanent ou intermittent d'une partie de l'estomac dans l'orifice œsophagien (hiatus) du diaphragme. Résultat d’un manque de tonicité des membranes environnantes. Hernie hiatale Causes : Affaiblissement des tissus par DÉMINÉRALISATION et principalement par manque de calcium, la fatigue et le stress aggravent le problème. L’obésité, le surpoids, la sédentarité ou l'excès alimentaire de végétaux (végétalisme) sont des facteurs de risque qui peuvent y être associés. Le reflux gastrique et la hernie sont étroitement liés du fait de la déminéralisation. Les hernies correspondent à un affaiblissement des tissus conjonctifs qui ne font plus la séparation entre les organes du corps. Solutions : les mêmes que pour le reflux gastrique. Citations : « Les aliments protéiques animaux activent la sécrétion d’acide chlorhydrique de l’estomac. Dès l’instant où il y a manque de ces aliments, l’hypochlorhydrie s’installe. » - Robert Masson « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - André Passebecq « L’ignorance est la mère de tous les maux. » - Rabelais « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « La prise d’antiacides, les IPP, ont des conséquences catastrophiques pour notre microbiote qui va être perturbé. » - Pr. Vincenzo Castronovo « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose. Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « Contrairement aux idées reçues, le reflux est rarement causé par un excès d'acide : il est généralement le résultat d'un manque d'acide gastrique, d'une mauvaise digestion et de mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. » - Dr. Joseph Mercola « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate











