Blog dédié à l'hygiénisme et à la santé naturelle


"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- La L-glycine
Article de nutrithérapie Description : Fan de cette molécule, il fallait que j'y consacre un article. C’est pour moi un allié discret qui veille au bon déroulement des fonctions essentielles : sommeil, récupération, vitalité, équilibre émotionnel, digestion, etc. La L-glycine est un acide aminé essentiel au bon fonctionnement de notre organisme… mais paradoxalement, nos apports alimentaires actuels ne suffisent plus à couvrir nos besoins. Selon des chercheurs de l’Institut de Métabolisme Cellulaire de Ténérife, la déficience moyenne en glycine atteindrait 10 gr par jour pour un adulte de 70 kg. Autrement dit, notre corps ne synthétise pas assez de glycine pour maintenir un métabolisme pleinement sain et fonctionnel. Un regard vers le passé Au Paléolithique, l’humain consommait naturellement de grandes quantités de collagène — présent dans les tissus animaux — ce qui assurait un apport généreux en glycine. Aujourd’hui, notre alimentation moderne, épurée et pauvre en « pièces du boucher riches en collagène », ne permet plus cette couverture naturelle. D’où l’intérêt croissant pour la supplémentation en L-glycine. Pourquoi la glycine est-elle si précieuse en nutrithérapie ? La glycine joue un rôle clé dans un grand nombre de fonctions physiologiques. Elle participe à la croissance, au bien-être, à la réparation tissulaire et possède des propriétés protectrices remarquables en tant que précurseur de l’hormone de croissance. Des études montrent que l’association L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Où trouver naturellement de la glycine ? Le bouillon d’os et l’os à moëlle restent l’une des meilleures sources naturelles : riche en collagène, gélatine, acides aminés et minéraux. La gélatine obtenue lors d’une cuisson lente des os, cartilages et carcasses indique justement la présence de glycine. On en retrouve également en bonne quantité dans la dinde, la peau du poulet et dans les sardines avec peau et arêtes. Remarque : Les végétaux ne permettent pas d’extraire du collagène, et donc pas de glycine structurelle comparable. Une molécule impliquée dans la digestion Les principaux acides biliaires (acide cholique et chénodésoxycholique) peuvent se conjuguer avec la glycine ou la taurine pour former des sels biliaires, essentiels à l’émulsification des graisses. Bienfaits : Voici un aperçu des nombreux effets positifs associés à une consommation suffisante de glycine : Récupération et renforcement musculaire Amélioration de la qualité du sommeil ; aide en cas d’insomnie (baisse de la température corporelle, ce qui envoie un signal fort d'endormissement au cerveau) Amélioration de l’activité mitochondriale et augmentation de la production d’ATP Réduction du stress et soutien émotionnel Baisse de la glycémie Amélioration de l’humeur Soutien du foie Action antioxydante et anti-inflammatoire Effet anti-âge ; soutien de la longévité Meilleur équilibre physique et psychique Support des neurotransmetteurs Lutte contre la sarcopénie Amélioration de la mémoire et de la cognition Santé vasculaire : améliore le dysfonctionnement endothélial Alternative sûre, efficace et économique au collagène Soutien global des tissus conjonctifs (peau, os, cartilage, tendons, ligaments, muscles, yeux, vaisseaux sanguins…) Précurseur du glutathion, de la créatine et du collagène Diminution de l’homocystéine et de la CRP-us (marqueurs d’inflammation de bas grade) Stimulation de l’autophagie Bénéfices dans le diabète, l’obésité, l’hypertension et d’autres maladies cardiovasculaires Soutien contre la stéatose hépatique Effets favorables observés dans certains contextes cancéreux Forte efficacité protectrice et réparatrice dans divers troubles intestinaux dont la porosité intestinale Nutrithérapie : Posologie : 1.000 à 10.000 mg de L-glycine le soir au coucher Synergie recommandée : L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) Après un effort sportif : prise dans les 2 heures (idéalement dans les 30 minutes), avec le repas. Citations : « La glycine protège contre les maladies associées à l’âge. Le potentiel de la glycine à atténuer les maladies chroniques et l’invalidité est également important, augmentant ainsi l’espérance de vie partout dans votre corps. Les récepteurs de la glycine existent dans les récepteurs du système nerveux central, par exemple, ce qui signifie que le glycine agit comme un neurotransmetteur. Le glycine possède des effets anticancéreux, réduit l’insuline et atténue la neuro-inflammation. Elle peut également protéger contre la dépression et est essentielle à la synthèse du collagène. » - Dr. Joseph Mercola « Amélioration du sommeil, soutien du foie, renforcement du collagène : ses bénéfices couvrent plusieurs piliers de la santé. Simple, accessible et très bien tolérée, elle mérite une place privilégiée dans toute stratégie de santé naturelle. » - Dr. Amin Gasmi Article complémentaire : Les acides aminés en micronutrition
- Le syndrome de l’œil sec
Article naturopathique Description : Le syndrome de l’œil sec est une affection fréquente, souvent banalisée, mais pourtant très inconfortable. Il survient lorsque la qualité ou la quantité des larmes n’est plus suffisante pour assurer une bonne hydratation et protection de l’œil. Symptômes : Sensation de brûlure ou de sable dans les yeux Rougeurs, picotements. Fatigue oculaire Vision parfois floue ou fluctuante Les causes principales : Le syndrome de l’œil sec est rarement isolé. Il reflète souvent un déséquilibre plus global de l’organisme. Déséquilibres internes : Terrain inflammatoire chronique Acidose métabolique Déminéralisation Carences en micronutriments essentiels : Vitamine A (santé des muqueuses) Acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-7) Déséquilibres hormonaux : Baisse de la testostérone Hypothyroïdie Variations hormonales (grossesse, ménopause, andropause, contraception…) Facteurs environnementaux : Surexposition aux écrans (baisse du clignement des paupières) Air sec : climatisation, chauffage excessif Pollution et fumée de tabac Pathologies associées : Maladies auto-immunes (syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…) Médicaments pouvant aggraver la sécheresse oculaire : Antihistaminiques Antidépresseurs Certains traitements de l’acné sévère Médicaments antihypertenseurs Le saviez-vous ? Avoir les yeux qui pleurent peut paradoxalement être un signe de sécheresse oculaire. Lorsque l’œil est mal protégé, il déclenche une réponse d’urgence en produisant des larmes trop aqueuses, pauvres en lipides et en nutriments. Ces larmes ne restent pas suffisamment longtemps à la surface de l’œil pour l’hydrater efficacement. Solutions : En naturopathie, l’objectif n’est pas seulement de soulager localement, mais de traiter la cause profonde. Hydratation et terrain Boire une eau de source faiblement minéralisée, de qualité Cure de plasma marin de Quinton (isotonique) Utilisation possible de plasma de Quinton isotonique en spray local Axe intestinal : clé majeure La santé oculaire est étroitement liée à celle de l’intestin. Réparer la perméabilité intestinale Corriger une dysbiose Réduire l’inflammation de bas grade Alimentation Limiter les aliments acidifiants et pro-inflammatoires Favoriser une alimentation riche en antioxydants, bons lipides et micronutriments Soutenir le foie et les émonctoires Micronutrition spécifique de l’œil sec Une supplémentation ciblée peut être précieuse : Vitamine A : essentielle à l’intégrité des muqueuses Vitamines C, D et E : antioxydantes et immunomodulantes Oméga-3 (EPA/DHA) : action anti-inflammatoire Huile d’argousier ou de macadamia (riche en oméga-7) : hydratation des muqueuses Coenzyme Q10 : soutien mitochondrial et protection cellulaire Acides aminés : L-glutamine, L-glycine, N-acétylcystéine, L-taurine Sans matériaux de construction protéiques, les tissus (muqueuses, glandes lacrymales, film lacrymal) se régénèrent mal. Une alimentation pauvre en protéines de qualité, une digestion affaiblie ou un stress chronique peuvent conduire à des carences fonctionnelles en acides aminés. Toute supplémentation doit être personnalisée. Biologie fonctionnelle : Bilan utile pour une approche individualisée : Tests d’intolérances alimentaires (IgG) Statut en acides gras Bilan hormonal : testostérone, œstradiol Bilan thyroïdien complet CRP-US Conclusion : Le syndrome de l’œil sec est souvent le reflet d’un déséquilibre interne plus profond. Une approche globale, douce et personnalisée permet d’agir durablement sur la cause, et non uniquement sur les symptômes. Citations : « Les muqueuses sont le miroir de l’état inflammatoire et nutritionnel de l’organisme. Une sécheresse persistante n’est jamais un phénomène isolé, mais l’expression d’un terrain à rééquilibrer. » Dr. Thierry Hertoghe « La santé oculaire dépend autant de l’équilibre digestif et hormonal que de l’environnement visuel. Restaurer les fondations internes est la clé d’une hydratation durable des yeux. » - Dr. Jeffrey Bland, fondateur de la médecine fonctionnelle
- L’hypochlorhydrie
Article naturo-hygiéniste Description : On n’y pense pas systématiquement, mais compte tenu des nombreux rôles de l’acide gastrique, il n’est pas surprenant que l’hypochlorhydrie ait un effet négatif sur le fonctionnement du tractus gastro-intestinal, aboutissant à divers troubles digestifs. Le pH de l’acide gastrique principalement contrôlé par l’hormone gastrine et produit par les cellules pariétales de l’estomac est compris entre 1 et 3. En cas d’hypochlorhydrie, le pH gastrique à jeun est supérieur à 4. Le suc gastrique secrété à hauteur d’un litre par repas est composé d’eau, de mucus, d’acide chlorhydrique, de sels et d’enzymes digestives (pepsine, lipase, etc.). L’activité des glandes gastriques dépend du système nerveux autonome parasympathique et de plusieurs hormones. Le rôle de l’acide gastrique (acide chlorhydrique) est essentiel dans le processus digestif. Il permet de décomposer la nourriture et de stériliser le bol alimentaire. Un taux suffisant d‘acide chlorhydrique active une enzyme protéase : la pepsine, qui permet de décomposer les protéines en acides aminés. La production d’acide chlorhydrique diminue avec l’âge. Après 60 ans, la fréquence de ces troubles augmente et concerne 5 % des adultes. Symptômes et conséquences : Les conséquences de ce manque d’acidité sont profondes et peuvent s’étendre au-delà du tube digestif lui-même. Une satiété précoce et une sensation de plénitude après repas (dyspepsie) Une digestion lente et difficile De la somnolence postprandiale Une mauvaise haleine Des éructations fréquentes Des ballonnements, des gaz Le reflux gastrique De la diarrhée ou de la constipation Des fermento-putrescences La dysbiose du microbiote intestinal : modification de la flore microbienne par les éléments non digérés Une porosité intestinale Le SIBO & syndrome de l'intestin irritable Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Des infections digestives dont la prolifération d’Helicobacter pylori et du candida albicans. De l'allergie L’anémie et la déminéralisation Des carences ou des déficits nutritionnels notamment en B12, fer, calcium et zinc Des troubles immunitaires Des réactions cutanées : acné, rougeurs Selon l’Association Française de Médecine Esthétique et anti-âge, 40 % des sujets acnéiques souffriraient d'une hypochlorhydrie. Test d’acidité chlorhydrique au bicarbonate : Le matin à jeun, boire un petit verre d’eau tempérée de 15 cl avec ½ cuillère à café (2,5 gr.) de bicarbonate de soude alimentaire en prenant garde de ne pas avaler d’air et démarrer le chronomètre. Si un renvoi bien marqué se produit endéans les 2 minutes, c’est que l’acidité stomacale est suffisante. Si le gaz remonte dans les 2 à 3 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au-delà de 3 minutes, une hypochlorhydrie est certaine. Si le gaz ne remonte pas après 5 minutes, il peut s'agir d'une achlorhydrie (absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique). Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus l’estomac est acide, plus l’éructation sera puissante et rapide. Il est préférable de réaliser le test sur trois ou quatre jours et de ne pas être sous traitement d’antiacides. Ce test n’est pas fiable à 100%, mais il est populaire et couramment utilisé. Il est à corréler aux symptômes décrits ci-dessus. Causes : Hypothyroïdie, faiblesse thyroïdienne Epuisement Stress chronique Déminéralisation Vieillissement Fatigue surrénalienne : les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Médicaments tels que les IPP (inhibiteurs de pompe à protons), les antiacides, les antihistaminiques Bicarbonate de soude : il neutralise l’acidité de l’estomac et l’action de l’enzyme pepsine cruciale pour la digestion des protéines Infection à Helicobacter pylori Manque de protéines animales aux repas Gastrite atrophique auto-immune Des mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. Exemples de la cause, de la cause, de la cause, de la cause… : Hypochlorhydrie -> indigestion -> fermento-putrescences -> dysbiose du microbiote -> inflammation intestinale -> porosité intestinale -> mauvaise absorption, toxines -> toxémie -> trouble immunitaire -> infection. Une digestion optimale est un gage de longévité en bonne santé Solutions : Boire du plasma marin de Quinton le matin à jeun. Boire un petit verre d’eau tiède avec 1 c à s de vinaigre de cidre biologique non pasteurisé et une pincée de sel de mer naturel avant les repas pour stimuler la production d’acide gastrique (sauf en cas d'intolérance à l'histamine). Boire peu en mangeant pour éviter la dilution des sucs digestifs. Eviter les eaux riches en résidus secs, carbonatées et très minéralisées (Saint-Yorre, Vichy, Badoit, etc.), notamment pendant et après les repas. Ses eaux neutralisent l’acide gastrique et inhibent la digestion. Utiliser 4 à 5 grammes par jour de sel gris de mer naturel pour cuisiner. Consommer des protéines animales aux repas. Eviter les aliments ultra-transformés. Bien mastiquer et manger dans le calme (le stress inhibe la production d’acide gastrique). Manger en pleine conscience, 30% de la sécrétion gastrique est produite par la vue, l’odorat, le goût et la sensation en bouche. Eviter les inhibiteurs de digestions : sirops, friandises, sucre, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins, alcool, café. Eviter les repas trop copieux et trop complexes. Soigner la thyroïde. Réduire le stress. Pratiquer la cohérence cardiaque pour équilibrer le système nerveux autonome. Nutrithérapie : HCL bétaïne + pepsine : supplément qui fournit de l'acide chlorhydrique et de la pepsine (enzyme qui digère les protéines). A prendre en début de repas. Enzymes digestives. Vitamines : A, B1 & B6. Iode (mucus de l’estomac). Magnésium chélaté. Remarques : Ne pas utiliser Bétaïne HCL en cas d’ulcère, gastrite active ou prise d'anti-inflammatoires. Une absence de réaction exothermique suite à l’ingestion de bétaïne HCL permet de confirmer le diagnostic. Phytothérapie : Plantes amères avant repas, elles stimulent l’activité de la paroi de l’estomac et la sécrétion des sucs gastriques : gentiane racine, artichaut, pissenlit, angélique, guimauve, chardon Marie, romarin, marjolaine. Ces plantes sont également cholagogues et cholérétiques. Gemmothérapie : bourgeon de figuier entre les repas. Oligothérapie : Manganèse + soufre + zinc/nickel/cobalt. Biologie : Bilan thyroïdien Vitamines : A, D, E, K, B6, B9 et B12 active. Minéraux : chlore, sodium, potassium, calcium et calcium ionisé, magnésium érythrocytaire, zinc, cuivre, sélénium. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-us. Gastrine > 500 pg/mL. Iode sur urines de 24 heures. Métabolites Organiques Urinaires. Helicobacter Pylori IgG. Citations : « La faiblesse des glandes digestives favorise l’acidification du terrain. Les substances alimentaires mal transformées lors des processus digestifs ont tendance à fermenter ou à putréfier. Il en résulte une masse de substances toxiques et acides (scatol, indol, phénols, ptomaïne, etc.), produites et absorbées en même temps que les substances nutritives utiles. Ceci a lieu d’autant plus facilement que les muqueuses intestinales ont été rendues poreuses par ces substances toxiques. » - Christopher Vasey « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « Lorsque la digestion se ralentit, il y a production de gaz par fermentation et putréfaction partielle des aliments. » - Robert Masson « La tradition hygiéniste et hippocratique considère qu’environ 80% des désordres et des maladies proviennent d’un dysfonctionnement du système digestif. » - Dominick Léaud-Zachoval Articles complémentaires : Manque d’appétit et difficultés digestives lié à l’âge Le ralentissement digestif et ses conséquences Les fruits acides chez les personnes sous-vitale
- Acidité gastrique, reflux acides, gastrite
Article naturo-hygiéniste “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate Causes du reflux : L'hypochlorhydrie : Si des remontées acides se produisent (RGO), c'est que qu'il y a production de gaz dans l’estomac. S'il y a production de gaz c'est qu'il y a des microbes de l'intestin qui passent dans l'estomac au niveau du pylore. Ces gaz sont causés par la fermentation et le fonctionnement de ces bactéries. Les gaz remontent et provoque le reflux gastrique. Acidité gastrique = plus assez d'acide chlorhydrique dans l'estomac ! L’acide gastrique est produit par les cellules pariétales de la muqueuse stomacale. Le pH de cet acide chlorhydrique devrait normalement se situer entre 1,5 et 3. Chez les personnes en situation de faible acidité gastrique, le pH varie habituellement de 3 à 5. Cette hypochlorhydrie entraîne une pullulation microbienne dans l’estomac qui devrait être quasiment stérile. C’est la première barrière contre les microbes et autres parasites (infections). Une hypothyroïdie peut également induire une hypochlorhydrie et une gastroparésie. L'intolérance alimentaire : Une intolérance alimentaire peut provoquer un reflux gastrique dans les deux heures après l’ingestion d’un repas. La dysbiose : Une dysbiose du microbiote intestinal peut causer le reflux via l'excès de gaz (SIBO/hypochlorhydrie) augmentant la pression abdominale, tandis que les médicaments anti-reflux (IPP) peuvent induire la dysbiose, et l'inflammation intestinale liée à la dysbiose peut affecter le nerf vague, aggravant le reflux. La carence enzymatique : Une carence enzymatique entraîne une mauvaise digestion et une mauvaise absorption des nutriments pouvant créer une série de symptômes gastro-intestinaux, notamment : Brûlures d’estomac et reflux acide, Constipation, Ballonnements, gaz, Eructations, Crampes et douleurs abdominales. L'excès de glucides, d'alcool ou de café N.B. La formation excessive de gaz est accentuée par un ralentissement digestif (fermentation/putréfaction) notamment chez les personnes au faible pouvoir digestif. La gastroparésie par manque de T3 Le manque d'hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), surtout la T3, ralentit tout le système digestif, y compris la motilité de l'estomac, pouvant causer une gastroparésie (vidange gastrique lente) et d'autres troubles comme la constipation, le SIBO, le reflux, ou des mal-digestion, car la T3 régule les contractions musculaires, la production d'acide et d'enzymes digestives. Une mauvaise conversion de la T4 en T3 peut aussi être en cause, même avec une TSH normale. Le reflux gastrique et la hernie hiatale sont étroitement liés Grave erreur, la solution chimique : On prend des médicaments (IPP : inhibiteurs de pompe à protons) qui vont diminuer encore l'acidité, il y aura dès lors un développement encore plus important des bactéries et finalement on ne sait plus vivre sans médicaments. Nous n'arriverons plus à digérer puisque la fonction de l'acide chlorhydrique de l'estomac sera neutralisée. La personne ira de plus en plus mal. C'est un modèle commercial au top ! C'est le système médical allopathique classique. On utilise des palliatifs, on ne cherche pas la cause et on ne corrige pas le terrain. De plus, ces poudres alcalines et autres médications neutralisant l’acidité des sécrétions gastriques, ralentissent les transformations. Il s’ensuit deux inconvénients principaux : ou bien les aliments stationnent dans l’estomac jusqu’au renouvellement du suc gastrique ; ou bien ils s’acheminent vers l’intestin grêle dans cet état de semi-digestion, éminemment favorable aux fermentations génératrices de gaz et autres produits nocifs, ainsi qu’à une faible absorption des micronutriments mal digérés. Le défaut d'acidité est dû à l'épuisement, au stress et la déminéralisation. Impact respiratoire : Lorsqu’on est déficient en acide gastrique, ‘l’indigestion’ des aliments mucogènes est encore plus importante qu’en temps normal. Les résidus de colle qui proviennent de la consommation de ces aliments mal digérés peuvent sortir sous forme de mucus part les glandes muqueuses que nous avons dans la gorge et à différents endroits de la sphère ORL et des poumons. D’autres atteintes peuvent être responsables d’une hypochlorhydrie, comme une infestation de l’estomac par la bactérie Helicobacter Pylori, une gastrite atrophique ou un cancer de l’estomac… Le stress peut aussi être une des causes de l’hypochlorhydrie, quand il y a stress, il y a inhibition des sécrétions digestives. Il sera donc judicieux d’équilibrer le système nerveux autonome avec des exercices respiratoires spécifiques et éventuellement des plantes adaptatives. Effets secondaires des IPP (liste non exhaustive) : Indigestion Dysbiose de la flore intestinale Infections digestives : entériques, respiratoires et urinaires Lésions rénales pouvant mener à une insuffisance rénale chronique Déficit nutritionnel Ballonnements, gaz Diarrhée Constipation Nausée Maux d’estomac Maux de tête Eruptions cutanées Reflux acides à l’arrêt du traitement Troubles du sommeil Troubles cardiaques Manque d’énergie Perte de cheveux Muguet Problèmes rénaux Solutions : Jus de légumes à l'extracteur (régénération, apport d'enzymes et de minéraux organiques). Notamment 15 cl. de jus de pommes de terre avant les repas. Légumes lactofermentés qui stimulent la production d’acide chlorhydrique sans agresser la muqueuse digestive. Plasma de Quinton en isotonique, progressivement de 20 à 190 ml / jour (action contre l’hypochlorhydrie, l’acidité et l’Helicobacter Pylori). Augmenter petit à petit l’apport de fruits doux, mûrs, vivants et biologiques juste après les repas. Repos digestif et des muqueuses irritées qui permettra la restauration : jeûne, jeûne intermittent, monodiète. Bien mastiquer les aliments et manger dans le calme. Rééducation progressive du système digestif à digérer les aliments crus, naturels, non transformés, non dénaturés, non raffinés. En commençant par les jus de légumes. Apporter suffisamment de protéines de bonne qualité deux fois par jour, elles participent aussi à l’élaboration de l’acide chlorhydrique. Réduction drastique des produits laitiers, de l'alcool et des sodas, du café qui sont inflammatoires, irritants, fermentaires et déminéralisants. Diminution des céréales et des sucres lents, les consommer en bonne association alimentaire et de bonne qualité. Ne JAMAIS associer de fruits, de tomates, de sauce tomate, de yaourts ou de vitamine C avec des féculents (tubercules, légumineuses, pain, pâtes, riz et autres céréales). La combinaison acide/amidon est incompatible pour les estomacs fragiles. Gestion du stress par la cohérence cardiaque et l’utilisation de plantes adaptatives. La cannelle, l'extrait de pépins de pamplemousse, la bétaïne HCL, l’huile essentielle d’origan compact ou de clou de girofle, l’huile de coco (acide laurique), l'extrait de brocoli (sulforaphane), les graines de cumin noir broyées (nigelle) et la NAC (antibiofilm) sont indiqués en cas de prolifération d’Helicobacter Pylori. Suppression des overtoniens perturbateurs du système nerveux qui nuisent à l’efficacité de l’hiatus. Le café et l'alcool sont des irritants des muqueuses gastriques et intestinales, évitons les aux repas, à l'instar des sodas, des pousse-cafés et des aliments frits. En cas de crise, évitons le lait pour soulager l’acidité (temporairement) car la caséine (protéine) augmente l’acidité gastrique et il est pro-inflammatoire. Correction de la dysbiose intestinale : assainissement, désinfection. Nutrithérapie : Iode, Zinc*, Lithothamne, Bétaïne HCL + pepsine, Quercétine. Coenzyme Q10 (soutien mitochondrial) *Le zinc participe à la sécrétion d'enzymes digestives et à la sécrétion acide par les cellules pariétales de l'estomac. Biologie : Test d'intolérances alimentaires IGG. Kit urinaire MOU (dysbiose). Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4, rT3, anticorps anti-TPO). Gastrite : Symptômes : Douleurs dans l'abdomen. Sensations de brûlures Nausées. On ne saurait mieux résumer ce symptôme et ses causes alimentaires que le Dr. Norman Walker : "Inflammation de la muqueuse de l’estomac due à une formation excessive de gaz par combinaisons alimentaires inappropriées. Tous les produits à base de farine, de sucre et de céréales auront tendance à provoquer des gastrites, et l’alcool (dissous le mucus protecteur de la muqueuse gastrique) sera plus rapide encore que les autres. Les condiments épicés, piments forts, moutarde, vinaigre, tabac, etc. en sont aussi responsables. Les aliments crus, râpés ou réduits aussi fins que possible, sont sans conteste plus salutaires que les aliments cuits." Si la gastrite n'est pas résolue, l'évolution aboutira à l'ulcère. Des causes non-alimentaires peuvent également être à l’origine d’une gastrite : médicaments, tabac, infection par Helicobacter Pylori, stress et insomnie chroniques. Solutions : Repos digestif. Diète au potage et au jus de légumes. Plasma marin de Quinton en isotonique. Argile blanche ultra-ventilée 20 minutes avant les 3 repas, bien mélanger ½ c à c dans un verre d’eau tiède ou dans une tisane (camomille, réglisse). Charbon actif. Réglage alimentaire. Fenugrec. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. Oligothérapie : Bismuth (3 jours max.) + manganèse cobalt ou manganèse/cuivre + nickel/cobalt. Jus de légumes indiqués contre la gastrite : Carottes 30 cl./épinards 20 cl. Epinards 50 cl. Carottes 30 cl./betteraves 10 cl./concombre 10 cl. Pomme de terre : 15 cl. Chou blanc : 15 cl. Hernie hiatale : La hernie hiatale correspond au passage permanent ou intermittent d'une partie de l'estomac dans l'orifice œsophagien (hiatus) du diaphragme. Résultat d’un manque de tonicité des membranes environnantes. Hernie hiatale Causes : Affaiblissement des tissus par DÉMINÉRALISATION et principalement par manque de calcium, la fatigue et le stress aggravent le problème. L’obésité, le surpoids, la sédentarité ou l'excès alimentaire de végétaux (végétalisme) sont des facteurs de risque qui peuvent y être associés. Le reflux gastrique et la hernie sont étroitement liés du fait de la déminéralisation. Les hernies correspondent à un affaiblissement des tissus conjonctifs qui ne font plus la séparation entre les organes du corps. Solutions : les mêmes que pour le reflux gastrique. Citations : « Les aliments protéiques animaux activent la sécrétion d’acide chlorhydrique de l’estomac. Dès l’instant où il y a manque de ces aliments, l’hypochlorhydrie s’installe. » - Robert Masson « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - André Passebecq « L’ignorance est la mère de tous les maux. » - Rabelais « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « La prise d’antiacides, les IPP, ont des conséquences catastrophiques pour notre microbiote qui va être perturbé. » - Pr. Vincenzo Castronovo « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose. Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « Contrairement aux idées reçues, le reflux est rarement causé par un excès d'acide : il est généralement le résultat d'un manque d'acide gastrique, d'une mauvaise digestion et de mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. » - Dr. Joseph Mercola « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate
- Le système nerveux autonome
Article physiologie Le système nerveux autonome (ou végétatif) est composé de nerfs et de neurones en communication. Il permet de réguler nos procesus corporels, nos fonctions vitales. Il gère les fonctions automatiques dont nous n’avons pas à nous occuper. Il permet le maintien de l'homéostasie interne de l'organisme et se compose de 3 parties : Le système nerveux sympathique (SNS). Le système nerveux parasympathique (SNP). Le système nerveux entérique (SNE) (intestins). 1. Le système nerveux sympathique fait partie du système nerveux autonome, il tend à agir en tant qu’accélérateur des organes devant une situation stressante (pédale d’accélération). Il fonctionne avec l'hormone adrénaline et noradrénaline qui sont des 'neurotransmetteurs' produits par les glandes surrénales. Son action prépare l'organisme à l'activité physique ou intellectuelle. Le SNS fait partie de l'énergie Yang (contraction). Les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Devant un stress important, le SNS orchestre la fuite ou la lutte (situations d'urgence). Il dilate les bronches, dilate les pupilles, accélère l'activité cardiaque et respiratoire, augmente la sécrétion de sueur et la tension artérielle. Mais il diminue l'activité digestive. 2. Le système nerveux parasympathique fait partie du système nerveux autonome. Il équilibre normalement le système nerveux sympathique une fois la crise passée, ou en situation non stressante (pédale de frein). Il fonctionne avec l'hormone acétylcholine, ralentissement général des fonctions de l'organisme, afin de conserver l'énergie. Il correspond à une réponse de relaxation (retour au calme et à la récupération). Le SNP fait partie de l'énergie Yin (décontraction). Ce qui a été augmenter, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. L'équilibre du Yin et du Yang. Il n'y a que l'appétit sexuel, la fonction digestive, la formation et l’excrétion d’urine et de salive, qui sont favorisés par le système parasympathique, mais aussi le nerf vague. On fait un malaise ‘vagal’ lorsque le SNP est trop actif et que la tension artérielle est insuffisante pour que le cerveau fonctionne correctement. Le nerf vague permet une communication permanente entre le cerveau et le système nerveux entérique (intestins). 3. Le système nerveux entérique régule le système digestif, les activités motrices et sécrétrices. 500 millions de neurones sont répartis le long du système digestif et communiquent avec le système nerveux central. Le système nerveux entérique (SNE), souvent qualifié de « deuxième cerveau », joue un rôle crucial dans la régulation des fonctions digestives. Des dysfonctionnements du SNE sont associés à diverses maladies telles que la maladie de Parkinson. Des études récentes suggèrent que les troubles digestifs précoces, notamment la constipation chronique, pourraient être des signes avant-coureurs de cette maladie neurodégénérative. Ensemble, ces 3 systèmes gèrent donc l’activité de nombreux organes et de nombreuses glandes. Le système nerveux autonome L'homéostasie est réglée de façon très complexe par le système nerveux autonome (système végétatif) et les glandes endocrines (hormones), ainsi que par de nombreux paramètres. Conséquences d’un déséquilibre du système nerveux autonome (neurotonie) : Malaise vagal Déséquilibre des activités organiques Nervosité Anxiété Dépression Fatigue Maux d’estomac Émotivité Douleur thoracique Agitation Céphalées Sensation de vertige Fourmillements dans les extrémités des membres Tremblements Palpitations Sueurs anormales Bouche sèche Troubles sexuels Tachycardie / bradycardie Syndrome de Raynaud Les maladies qui affectent le système nerveux concernent la suroxydation et la surcharge du sang, favorisant les dégénérescences et le vieillissement prématuré. La suroxydation est apportée principalement par les pollutions et la nourriture industrielle, tandis que les surcharges sont apportées par les minéraux mal assimilables et les pollutions contenues dans l’air respiré, dans l’eau consommée et dans la nourriture absorbée. En bioélectronique, les maladies neurodégénératives se situent dans le quadrant 3 sur le bioélectronigramme (terrain oxydé et alcalin). Actions du système nerveux autonome : Les actions du système nerveux sympathique et parasympathique Techniques et exercices permettant de rééquilibrer le système nerveux autonome : La cohérence cardiaque. L’activité physique régulière. Le repos et un sommeil suffisant. L’hormèse et les exercices respiratoires type ‘Wim Hof’. Une eau pure. La recherche et la suppression des toxiques : fluor, aluminium, overtoniens, vaccins, médicaments, cosmétiques, pollution atmosphérique et électromagnétique, etc. Le plasma marin de Quinton. Une alimentation physiologique riche en micronutriments et en électrolytes. Le jeûne. La gestion du stress et la relaxation. La pratique du sauna. La correction des déséquilibre acido-basiques. Exercice respiratoire pour activer le système nerveux parasympathique : Pour induire le calme, le soir avant le coucher. Cette pratique stimule le nerf vague, ralentit le rythme cardiaque, réduit le stress et prépare le corps au sommeil. Respiration abdominale pendant 5 minutes en position allongée : 1. Inspirer par le nez pendant 4 secondes. Stimule légèrement le système sympathique (action). 2. Expirer par la bouche lèvres pincées pendant 8 secondes. Active le système parasympathique (repos et digestion). Oligothérapie : manganèse/cobalt + phosphore en ampoule de solution colloïdale. Nutrithérapie : magnésium, taurine, vitamines du groupe B, acides gras oméga-3. Phytothérapie : marjolaine, équilibrante du système nerveux autonome et parasympathicotonique. Citations : « Un bon équilibre des deux branches du système nerveux autonome est un des meilleurs antidotes qui soient contre l’anxiété et les attaques de panique. » - Dr. David Servan-Schreiber « Lorsque le système nerveux est normal, c'est-à-dire lorsque l’énergie nerveuse est optimale, l’homme est normal et immunisé contre la maladie. » - Dr. J. H. Tilden « La peau est reliée au système neuro-végétatif. Cela explique pourquoi une variation psycho-émotionnelle modifie son état. » - Christian Brun « Réduire vos glucides peut aider à soutenir le système nerveux parasympathique. » - Dr. Éric Berg Articles complémentaires : Le microbiote L'homéostasie L'énergie vitale
- L’endométriose et le dérèglement du cycle féminin
Article naturopathique Qu’est-ce que l’endométriose ? C’est une maladie de civilisation chronique inflammatoire, où l’endomètre, le tissu qui tapissent normalement l'utérus se développent en dehors de ce dernier. Les symptômes les plus courants sont des douleurs et des règles irrégulières. Les tissus endo-métriques peuvent envahirent tout le petit bassin. L’endométriose touche 1 à 2 femmes sur 10 dans le monde. 50 % de femmes atteintes ont des troubles de fertilité. Causes : L’endométriose est causée par la présence de tissus endo-métriques, c'est-à-dire de muqueuses utérines en dehors de l’utérus, l’effet de sa turgescence est induit par l’inflammation, elle-même induite par les éléments étrangers toxiques stagnants dans cette muqueuse. Ceux-ci déséquilibrent la balance hormonale qui devrait être composée de 50 % d’hormones femelles et 50 % d’hormones mâles. Dans ce cas, il n’y pas assez d’hormones mâles (48%) et il y a trop d’hormones femelles (52%). Voilà le déséquilibre. L’endométriose n’est pas causée comme le croient les médecins allopathes par une surproduction de prostaglandines, de cytokines et de chimiokines, qui ne sont que des facteurs pro-inflammatoires utilisés par l’homéostasie de la force vitale pour induire l’inflammation auto-défensive. L’inflammation est une défense et non une pathologie à combattre. La quantité et la qualité de ces facteurs pro-inflammatoires dépendent du degré et de la nature de la morbidité humoro-cellulaire qui a pour causes : Des perturbations physiologiques par les pensées négatives, le stress, l’alimentation non physiologique (céréales, lait, viande de basse qualité, surcuisson, etc.), la dysbiose et la porosité intestinale, la pollution, les hormones dans la chair animale, les hormones sous forme de médicaments, les perturbateurs endocriniens, l’eau de distribution, les pesticides, les médicaments chimiques, les overtoniens, etc. Tous ces poisons altèrent nos glandes hormonales et la perception des messages hormonaux aux cellules. Les médicaments empoisonnent l’organisme davantage. Cette morbidité est plutôt d’origine cristalloïdale (inflammatoire). La cause profonde est donc l’intoxication de l’endomètre par des poisons stagnants en son sein (toxémie) qui provoquent un excès d’œstrogène et conséquemment une carence en testostérone et progestérone. Le stress induit également une hyper-oestrogénie. Le cycle de la femme est déterminé par les hormones 2 phases d’ovulation : Phase 1 : folliculaire, elle précède l’ovulation, la folliculation est tributaire des œstrogènes (hormones femelles), cette phase dure 14 jours jusqu’à l’ovulation. Elle est caractérisée par une T° corporelle basse. C’est la phase durant laquelle la femme est fertile (risque de grossesse). Phase 2 : lutéale ou ovulatoire : dépend de la testostérone et de la progestérone (hormones mâles). Dure 14 jours jusqu’aux règles suivantes. Elle est caractérisée par une T° corporelle plus élevée qui succède à un pic significatif de l’ovulation. C’est la phase durant laquelle la femme est infertile, elle ne peut pas tomber enceinte (contraception naturelle). Signification en Médecine Nouvelle de Hamer : L’endométriose fait partie de la muqueuse de l’utérus avec le conflit suivant : « J’ai un grand désir d’avoir un enfant, mais intérieurement je sens que le nid n’est pas adéquat : mon mari, ma maison, ma famille ne me garantissent pas la sérénité et la sécurité nécessaires. » : par conséquent, je nidifie hors de l’utérus. Solutions naturelles : Éliminer les causes. Corriger l’attitude mentale, habituellement conflictuelle (gestion du stress, sophrologie, méditation, kinésiologie, cohérence cardiaque, etc.) Corriger le comportement alimentaire anti-biologique et inflammatoire (micronutriments, bons acides gras, etc.) Adopter un mode d’existence hygiéniste. Il faut donc agir sur le terrain psycho-organiques. 2 points essentiels : C’est le sentiment négatif qui induit une dissymétrie fonctionnelle, qui programme à l’envers le subconscient. C’est la dissymétrie fonctionnelle qui induit la dissymétrie structurelle, c'est-à-dire la lésion. C’est la fonction négative qui entraîne la lésion, l’altération des structures organiques. Tout sentiment négatif tend à induire une inversion des polarités bioélectroniques au sein de nos atomes cellulaires et conséquemment une inversion des processus hormonaux avec pour conséquence une production concomitante de poisons d’origine mentale qui empoisonnent nos organes, plus particulièrement notre foie, nos reins et notre cerveau. Les émonctoires à privilégier dans ce trouble sont : le foie, les intestins et les reins. Il faut régénérer le foie, le chef de la physiologie… Tout dysfonctionnement du foie induit un dysfonctionnement hormonal. Foie sain : cholestérol -> prégnénolone -> DHEA -> progestérone / testostérone. Quelque soit la pathologie, occupons-nous du foie. Commençons par la suppression des perturbateurs mentionnés plus haut et un repos hépatique. Monodiète de 2 ou 3 jours précédée d’une purge, ensuite alimentation spécifique vivante, du jeûne intermittent. Pas d’aliments farineux qui présentent de très nombreux inconvénients, ils sont très riches en phyto-œstrogènes qui font chuter le taux des hormones mâles. Ils sont irritants pour la paroi intestinale et inflammatoires. Le microbiote intestinal va se régénérer avec l’alimentation physiologique. N.B. Il est inutile d’appliquer une thérapie locale antisymptomatique sans corriger le terrain. La maladie n’est pas locale, elle se localise, mais elle est générale -> holistique. La pureté de nos humeurs va libérer l’homéostasie de notre force vitale auto-guérisseuse. L’exercice physique et le mouvement sont des points importants non négligeables pour notre hygiène vitale. Le sauna peut participer à l’évacuation des toxines par la peau, le foie aime la chaleur… l’application de bouillottes sur celui-ci sera bénéfique à raison de 30 minutes 1 ou 2 fois par jour. L’huile essentielle de romarin est intéressante (ginseng européen) c’est un régulateur hormonal, nerveux et un nettoyant hépatique. L’ortie et le plasma marin de Quinton sont minéralisants. Nutrithérapie & micronutrition Soutenir l’équilibre hormonal et apaiser l’inflammation La nutrithérapie et la micronutrition occupent une place centrale dans l’accompagnement naturel de l’endométriose. Elles visent à réduire l’inflammation chronique, optimiser le métabolisme des œstrogènes, soutenir le système nerveux et améliorer la qualité de vie au quotidien. Minéraux, vitamines et cofacteurs essentiels Magnésium + vitamine B6 + taurine Ce trio est fondamental pour le système nerveux et musculaire. Le magnésium aide à diminuer les spasmes, les douleurs pelviennes et la fatigue, tandis que la vitamine B6 soutient l’équilibre hormonal et le métabolisme des neurotransmetteurs. La taurine, quant à elle, participe à la détoxification hépatique des œstrogènes et à la régulation du stress. Zinc Indispensable à l’immunité, à la cicatrisation et à la régulation hormonale, le zinc joue également un rôle clé dans la modulation de l’inflammation et le bon fonctionnement des ovaires. Vitamine D La vitamine D est essentielle à la santé osseuse, au bon fonctionnement du système immunitaire et à l’équilibre hormonal. Un statut optimal est souvent associé à une diminution de l’inflammation et à une meilleure gestion des douleurs chez les femmes atteintes d’endométriose. Une carence est fréquente et mérite une attention particulière. Acides gras essentiels Oméga-3 (EPA & DHA) Grâce à leurs puissantes propriétés anti-inflammatoires, les oméga-3 contribuent à réduire les douleurs, à soutenir la santé hormonale et à améliorer la qualité des membranes cellulaires. Ils participent également à la santé de la peau, souvent fragilisée par l’inflammation chronique. Huile de bourrache ou d’onagre Riches en acide gamma-linolénique (GLA), ces huiles soutiennent l’équilibre hormonal et aident à maintenir la souplesse, l’hydratation et la qualité de la peau, fréquemment altérées en contexte inflammatoire. Soutien du métabolisme des œstrogènes Brocoli, I3C (indole-3-carbinol) et DIM (diindolylméthane) Ces composés issus des crucifères favorisent une métabolisation plus saine des œstrogènes, en orientant leur transformation vers des formes moins actives et moins pro-inflammatoires. Ils soutiennent également la fonction hépatique, pilier de l’équilibre hormonal. Chrysine Flavonoïde naturellement présent dans certaines plantes, la chrysine peut inhiber l’aromatase, enzyme impliquée dans la conversion de la testostérone en œstrogènes, contribuant ainsi à limiter l’hyperœstrogénie. Anti-inflammatoires naturels Curcumine Principe actif du curcuma, la curcumine possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes majeures. Elle peut aider à réduire les douleurs, l’inflammation pelvienne et le stress oxydatif, à condition d’être bien formulée (biodisponibilité optimisée). Soutien hormonal Yam sauvage et alchémille Ces plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner l’équilibre hormonal féminin. Le yam est connu pour contenir des précurseurs hormonaux naturels, tandis que l’alchémille exerce un effet régulateur sur les tissus de l’utérus et soutient le cycle menstruel. Chaque complémentation doit être individualisée et intégrée dans une approche globale incluant l’alimentation, l’hygiène de vie, la gestion du stress et le suivi personnalisé. Biologie : LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-US. Vitamines A, D, E, B9 et B12. Zinc, sélénium et magnésium érythrocytaire. Coenzyme Q10. Statut individuel en acides gras. Métabolites Organiques Urinaires. Tests d’intolérance alimentaires aux IgG. Citation : « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate Consulter un naturopathe ou un hygiéniste qui pourra vous guider et vous suivre dans votre démarche de santé.
- Les anti-nutriments
Article de nutrition Description : Les anti-nutriments sont des substances produites par les plantes telles que : le gluten , les lectines, les phytates, les oxalates. Ils réduisent l’absorption des micronutriments dans l’organisme. Pour se protéger des prédateurs, notamment des insectes, mais aussi des bactéries et des champignons, les plantes et leurs graines produisent des toxines qui sont des composés phyto-chimiques agressifs comme l’acide phytique, les oxalates et les lectines. En faible quantité, ces molécules sont tolérées par notre système digestif, mais en quantité plus importante, elles peuvent causer de l’irritation, de l’ inflammation et des dégâts aux intestins, ainsi que réduire l’absorption des micronutriments, provoquant déficits et carences nutritionnels . Prudence donc pour les végétariens et les végétaliens qui, croyant bien faire, se gavent d’anti-nutriments et se retrouvent finalement déminéralisés et carencés avec en prime des troubles digestifs. Profitons-en pour rappeler que l’excès de glucides ( céréales , légumineuses) peut provoquer des fermentations excessives, modifier la flore intestinale , créer une dysbiose et finalement de l’ inflammation . Cette prolifération de bactéries et de levures de fermentation risque de se propager à l’intestin grêle pouvant induire un SIBO par exemple. Soyons attentif à l’inconfort digestif et à la production anormale de gaz ou de ballonnements . La lectine la plus dangereuse est la ricine qui est contenue dans les graines de ricin. C’est un poison 6.000 fois plus toxique que le cyanure. Que sont ces lectines ? Les lectines sont des protéines non digestibles qui se lient aux glucides . On les trouve en grande quantité dans les légumineuses : fèves, haricots, pois, lentilles, pois chiches, cacahuètes, soja, etc., dans les céréales complètes : riz, blé, seigle, épeautre, avoine , etc., ainsi que dans les noix, les baies de goji, le quinoa et les solanacées : aubergines, tomates, poivrons, piments, pommes de terre. Cultivés et produits par l’homme depuis seulement 10.000 ans, ces aliments secs riches en glucides ( céréales et légumineuses) ont, pour rappel, amenés les premiers signes d’acidose et de déminéralisation (caries, rhumatismes ), ainsi que les maladies colloïdales . Ils sont inappropriés au système digestif humain. Les lectines sont également présentes dans certains fruits NON-MURS, d'où l'importance de toujours manger des fruits bien murs. Les lectines, dont le gluten fait partie, favorisent la porosité intestinale via une production anormale de zonuline*. Une preuve de plus que ces aliments ne sont pas faits pour nous (anthropoïdes), mais pour les granivores et certains rongeurs. *La zonuline est une protéine impliquée dans la régulation de la perméabilité épithéliale et endothéliale. Elle est notamment produite au niveau hépatique et à la surface des entérocytes de la muqueuse intestinale en agissant au niveau des jonctions serrées . Les recherches démontrent que les aliments riches en lectines, s’ils ne sont pas préparés correctement ou consommés en excès peuvent entraîner une intoxication alimentaire. Pas de panique ! Toutes les lectines ne sont pas nuisibles à l’organisme, c’est souvent la quantité excessive qui fait la nocivité, car on sait que les lectines ont des activités antibactériennes, antifongiques et insecticides. Nous utilisons d’ailleurs les graines de courges en cure antiparasitaire . Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres. Les troubles digestifs sont à corréler entre autres choses à notre sensibilité aux lectines et aux phytates. Notons que le corps humain peut produire des enzymes pendant la digestion qui dégradent certaines lectines. Retenons la célèbre formule de Paracelse : « c’est la dose qui fait le poison ! » Que sont les phytates ? L’acide phytique est une molécule végétale phosphorée qui se trouve dans l’enveloppe des graines ( céréales , légumineuses, noix, cacao cru). Il est capable de se lier aux minéraux tels que le zinc , le calcium, le magnésium , le fer et le cuivre que nous absorbons, empêchant ainsi leur assimilation. Les pays en développement et les végétariens qui consomment principalement des céréales et des légumineuses sont particulièrement touchés par la carence et/ou l'insuffisance en zinc notamment. Mais l’acide phytique a aussi des avantages car c’est un antioxydant végétal naturel et récemment, des rôles bénéfiques de l'acide phytique en tant qu'agent antidiabétique et antibactérien ont été signalés. L’homme ne possède pas l’enzyme phytase qui permet de le dégrader et, contrairement aux granivores et aux herbivores, il possède un petit caecum qui lui permet de ne digérer que de petites quantités de cellulose et de fibres. Il serait judicieux de s’assurer d’un apport minéral approprié pour minimiser les effets négatifs des phytates sur l'absorption minérale dans les populations vulnérables (pays en voie de développement, végétaliens, végans, etc.). Le caecum ou cécum est un segment riche en bactéries qui joue un rôle dans la fermentation intestinale, chez l’homme il est très petit comparativement à d’autres mammifères herbivores comme la vache et le lapin par exemple. Remarque : Il n’y a plus d’acide phytique dans les huiles végétales. Par contre, les plantes non biologiques en sont plus riches (phosphates). Les saviez-vous ? Consommer des céréales complètes est une erreur, car des produits de défense sont contenus dans le son. Les haricots rouges contiennent une toxine naturelle appelée phytohémagglutinine (lectine du haricot rouge). Chez l’homme adulte, l'intoxication commence dès 4 ou 5 haricots crus. Cette dose entraîne des symptômes violents : nausées sévères, vomissements intenses et diarrhée pouvant entraîner la mort par déshydratation. Que sont les oxalates ? L’acide oxalique est une substance qui peut former des sels insolubles avec des minéraux, notamment le sodium, le potassium, le calcium, le fer et le magnésium , ce qui réduit leur absorption. Un taux trop élevé d’oxalates dans le corps peut aboutir à la formation d’ arthrite et de lithiases rénales ( maladies cristalloïdales ). Les végétaux qui contiennent de grandes quantités d’oxalates sont les épinards, l’oseille, les haricots blancs, la rhubarbe, les grains de blé, l’aubergine, la patate douce, les blettes et le soja. La Nature étant parfaite, les aliments contenant de l’oxalate possèdent un ensemble de composés protecteurs et bénéfiques qui pourraient contrebalancer les éventuels effets négatifs de l’oxalate. Le rôle clé du microbiote intestinal dans le métabolisme des oxalates : Les oxalates ne sont ni des toxines universelles ni des ennemis à éradiquer, mais des métabolites végétaux naturellement présents dans des aliments à haute densité nutritionnelle. Lorsqu’ils deviennent problématiques, ce n’est presque jamais la molécule en elle-même qui est en cause, mais le terrain biologique : acidose tissulaire, carences minérales, perméabilité intestinale et surtout déséquilibre du microbiote . Chez un organisme fonctionnel — pH stable, reins efficaces, bonne minéralisation et microbiote diversifié — les oxalates sont métabolisés et éliminés sans difficulté. Ils agissent alors comme de simples messagers révélant une perte d’adaptation, et non comme la cause première du déséquilibre. Le microbiote intestinal joue un rôle central dans le métabolisme des oxalates, via des bactéries spécialisées, au premier rang desquelles Oxalobacter formigenes . Cette bactérie, véritable « batterie biologique », utilise l’oxalate comme source d’énergie, limite son absorption intestinale et protège l’axe intestin–rein. Or, antibiothérapies répétées, alimentation ultra-transformée et dysbiose chronique entraînent fréquemment sa disparition, augmentant ainsi l’oxalurie et la charge oxalique. Le problème n’est donc pas l’oxalate, mais la perte de l’écosystème capable de le gérer. D’où l’intérêt, en nutrition fonctionnelle, de privilégier la restauration du terrain — reminéralisation, alcalinisation douce, soutien mitochondrial et réensemencement ciblé du microbiote — plutôt qu’une éviction alimentaire systématique, appauvrissante et contre-productive à long terme. Dans la vie comme dans la Nature tout est équilibre ! Biologie : Bilan minéral et antioxydant : zinc , magnésium érythrocytaire, fer, calcium, cuivre . Vitamines B9 et B12. LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein). Solutions : Limiter la consommation des végétaux riches en lectines et en phytates : légumineuses, céréales , noix, graines. Eviter la consommation de noix , de légumineuses, de céréales et de graines lorsqu’on a des déficits nutritionnels, de l’ ostéoporose , des douleurs articulaires, une maladie auto-immune ou que l’on souffre de troubles digestifs et intestinaux ( ballonnements , flatulences, diarrhée, porosité intestinale , MICI , SIBO , ulcères gastroduodénaux, etc.). Consommer un peu de céréales blanchies comme le riz en favorisant le riz Basmati qui possède un faible index glycémique. Oter la peau des pommes de terre et les consommer froide de préférence (amidons résistants). Tremper, germer, fermenter et cuire à haute température les légumineuses pour réduire la quantité de lectines et de phytates. Eplucher et épépiner les poivrons et tomates. Ne jamais consommer de légumineuses peu cuites ou germées et crues, elles sont très toxiques . Consommer des navets, des panais, du céleri rave, des endives, des oignons, de l’ail, des champignons, de la laitue, de la mâche, de la roquette, des noix de macadamia, des châtaignes, des aromates, des avocats, des choux, du fenouil, des algues , des fruits (sans excès), etc. Citations : « Comme l’on déjà affirmé Hippocrate, Catherine Kousmine et Jean Seignalet l’intestin est la clé de voûte de la santé et toute perturbation de cet organe serait à l’origine de la presque totalité des maladies. » - Dr. Monique Béjat « Les céréales, les pseudo-céréales, les légumineuses, les produits laitiers, les fruits à coque, les graines et les solanacées renferment tous des substances qui augmentent la porosité intestinale, soit directement (en endommageant les entérocytes ou en ouvrant les jonctions serrées entre les entérocytes), soit indirectement (en favorisant la prolifération des bactéries et des levures dans l’intestin grêle). Parmi les substances qui sont au banc des accusés, les lectines, les inhibiteurs enzymatiques, les saponines et l’acide phytique. » - Dr. Sarah Ballantyne « Pendant mes 30 ans et quelques années de pratique de la médecine, j’en suis arrivé à la conclusion que nos problèmes de santé sont causés par de très petites chose (comme les lectines). Ceci étant vrai pour les gros problèmes de santé, j’en suis convaincu. » - Dr. Steve R. Grundy « Pour réduire la faim dans le monde et augmenter les rendements, les agronomes ont profondément modifié les gènes du blé. Ils ont donné naissance à des variétés monstrueuses, des “Frankenblés”. Conséquence : ces blés modernes sont bien plus riches en gluten que les variétés ancestrales et sont devenus toxiques. […] Plus grave encore, chez les personnes prédisposées génétiquement, le gluten fait office de détonateur de maladies auto-immunes. » - Julien Venesson Articles complémentaires : Les céréales et amidons Les aliments mucogènes La porosité intestinale
- L'alimentation paléo
Article de nutrition L’alimentation paléolithique : revenir aux fondamentaux de l’humain Pendant plus de 200.000 ans, bien avant l’apparition de l’agriculture au néolithique (vers –10 000), l’être humain a vécu comme chasseur-cueilleur . Cette longue période représente 99 % de l’histoire de l’humanité : autrement dit, notre organisme s’est façonné dans un contexte alimentaire bien précis… très éloigné de nos habitudes modernes. L’être humain actuel appartient à l’unique espèce Homo sapiens , apparue en Afrique il y a environ 300.000 ans (sites de la vallée du Rift et de Jebel Irhoud au Maroc). Sur le plan anatomo-physiologique, nous restons des anthropoïdes omnivores , proches des grands singes – avec un système digestif adapté à une alimentation naturelle, brute et variée , loin de l’ultra-transformation moderne. L’alimentation paléo n’est pas une mode : c’est la nutrition pour laquelle notre corps est conçu depuis des centaines de milliers d’années. Le paléo : l’alimentation originelle de l’homme Quelques rares peuples perpétuent encore ce mode de vie ancestral : Les Awà d’Amazonie Les Ayoreo d’Amérique du Sud Les Hadza de Tanzanie Les San et les Pygmées d’Afrique centrale Les Bushmen du Kalahari L’étude de ces tribus – encore peu touchées par la modernité – nous révèle une alimentation hypotoxique , très proche du régime décrit par Jean Seignalet. Leur état de santé est édifiant : quasi-absence de maladies dites “de civilisation” : Syndrome métabolique : insulinorésistance, diabète , obésité, hypertension , dyslipidémie , maladies cardiovasculaires ; Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ( Crohn , rectocolite hémorragique, SIBO , etc.) ; Maladies auto-immunes ; Endométriose ; Maladies dégénératives ; Déformations dentaires ; Cancers . Aucune carie dentaire n’est retrouvée sur les squelettes du paléolithique, jusqu’à l’introduction massive des céréales et du sucre. « L’alimentation paléolithique est la meilleure pour les hormones. » – Dr. Thierry Hertoghe L’alimentation paléolithique était : très variable selon les régions, fortement dépendante du climat, parfois majoritairement animale (zones froides), parfois majoritairement végétale (zones tropicales). Elle comprenait : viande, graisse et abats poissons et coquillages œufs fruits sauvages racines et tubercules noix et un peu de graines miel C'est un régime opportuniste et diversifié, souvent riche en fibres végétales. Les aliments non compatibles avec le paléo Ces produits alimentaires sont récents dans notre histoire et posent un problème d’adaptation biologique : Produits laitiers : beurre, lait , fromage, yaourt… (problèmes digestifs fréquents, production de mucus, inflammations , excès d’IGF-1, caséines complexes). Céréales (surtout celles à gluten) : blé, épeautre, avoine , orge, seigle, maïs, sorgho, millet, kamut, fonio… → Inflammation intestinale , gluten , lectines , amidon rapide, sucres permanents, aliments mucogènes . Légumineuses : haricots, pois, lentilles, soja… → Riches en anti-nutriments (lectines, phytates). Sucre raffiné et produits transformés → Cause majeure d’ inflammation , d’ insulinorésistance , d’addiction alimentaire et d’ obésité . Huiles végétales riches en oméga-6 : tournesol, maïs, soja, arachide… → Déséquilibrent le ratio oméga-6/oméga-3 (pro-inflammatoire). Additifs, pesticides, excès de sel raffiné → Toxiques , irritants, perturbateurs endocriniens. La cause majeure de la mauvaise santé humaine est : l’abandon d’une alimentation saine et équilibrée Les aliments autorisés et conseillés L’alimentation paléo privilégie les aliments bruts, naturels, biologiques : Protéines animales Viande, volaille, poissons sauvages, fruits de mer, œufs, abats. → Apport complet en acides aminés, carnitine, créatine, coenzyme Q10, vitamines et minéraux biodisponibles. Glucides naturels Fruits , baies, miel, tubercules, racines, courges, manioc. Lipides sains Graisses animales (moelle, gras ), avocats, olives, noix, graines oléagineuses, coco. Huiles extra-vierges pressées à froid : olive, noix, coco, avocat. Légumes, algues , champignons et aromates Riches en fibres, minéraux, antioxydants. Tolérés : Riz basmati blanc biologique (IG bas : 45) Sarrasin (utile pour les sportifs – sans gluten, IG modéré) Fibres 30 gr quotidien (légumes, fruits , racines, champignons, algues , oléagineux ). Le gras c'est la vie ! Oméga-3 / Oméga-6 : un équilibre vital Le ratio idéal se situe entre 1/1 et 1/3 , alors que l’alimentation moderne monte parfois à 1/20 . Ce déséquilibre favorise l’ inflammation chronique . Pour améliorer ce ratio : Augmenter : poissons gras, œufs Columbus (Belgique) ou Bleu-Blanc-Cœur (France), noix, graines de chia, lin. Eviter : huiles de maïs, tournesol, soja, arachide, plats industriels. Cuisson douce Le paléo recommande : Vapeur douce Mijoté basse température Cuisson au four < 125 °C Poêle antiadhérente naturelle (inox, fonte, fonte émaillée) Les cuissons agressives (barbecue, friture) génèrent des composés toxiques et oxydants ( AGE, acrylamide ). Conseils : L'alimentation doit être individualisée, naturelle, équilibrée et mesurée en fonction de la biologie, du style de vie, de l'âge, du génotype et du profil en acides gras érythrocytaires . Citations : « Manger paléo, c’est révéler à votre corps son plein potentiel. » - Julien Venesson « En éliminant les céréales, les produits laitiers, les sucres raffinés et autres produits transformés, votre alimentation n’en sera pas moins variée, au contraire. Vous découvrirez bien vite l’incroyable richesse d’aliments du régime paléo. » - Loren Cordain « Avec l’alimentation paléo vous allez mincir, gagner en vitalité, normaliser cholestérol, triglycérides, glycémie. Vous ne somnolerez plus après un repas. Vous allez rendre cotre corps plus résistant, plus endurant : il vous conduira très loin sur le chemin de la santé optimale. » - Marc-Olivier Schwartz & Thomas Renoult « Au néolithique, époque où les Natoufiens commençaient à récolter l’engrain sauvage (petit-épeautre), le diabète était pratiquement inconnu. Chose certaine, il n’existait pas au paléolithique, durant ces millions d’années qui ont précédé les ambitions agricoles des Natoufiens. Les rapports archéologiques et l’observation des sociétés de chasseurs-cueilleurs modernes indiquent que, avant l’introduction des grains dans leur alimentation, les êtres humains n’en souffraient pas ni ne mouraient de ses complications. En revanche, les études archéologiques nous apprennent que, à la suite de leur introduction, on a assisté à une hausse des infections et de la mortalité infantile, à une baisse de l’espérance de vie et à l’apparition de maladies osseuses comme l’ ostéoporose , de même que le diabète . » - Dr.William Davis « Compte tenu du profil nutritionnel du régime paléolithique, des études historiques ont postulé que les chasseurs-cueilleurs avaient une silhouette svelte, une bonne condition physique et étaient exempts de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires . » - Annapoorna & Daulath Singh « Le régime paléo, qui privilégie les aliments complets et non transformés tout en excluant les céréales , les produits laitiers, les légumineuses et les aliments transformés, est reconnu pour son potentiel à réduire l'inflammation et à améliorer les marqueurs métaboliques. » - Sharon F. Daley ; Hima J. Challa ; Kalyan R. Uppaluri « Des études expérimentales confirment les bienfaits du régime paléolithique sur la santé ; ses qualités nutritionnelles peuvent améliorer la condition physique et les performances des athlètes dans plusieurs disciplines sportives. » - Bujko Jacek. & Kowalski Lukasz.M. « Une grande méta-analyse conclut que le régime paléo est le plus efficace pour contrôler 3 marqueurs de la prévention santé : cholestérol, glycémie et inflammation. Ce régime s’inspire de l’alimentation des chasseurs-cueilleurs. » - Thierry Souccar « Les restes d’un squelette nous ont apporté la preuve qu’il y a 12 000 ans, les hommes mesuraient environ 1,82 mètre. Mais aux environs de 8 000 avant J.-C., l’homme moyen a rétréci de 36 centimètres. Une différence spectaculaire en seulement 1 000 ans ! Nos ancêtres sont devenus beaucoup plus petits après la révolution agricole, quand les céréales et les légumineuses sont devenues la base de leur alimentation. » - Dr. Steven R. Gundry « Chez certains malades, la suppression des aliments modernes peut entraîner une amélioration spectaculaire des symptômes. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques Les protéines Les glucides Les lipides Les céréales et amidons Les anti-nutriments Les génotypes apoE Pourquoi manger biologique ?
- L'avoine, un aliment santé ?
Article de bromatologie Pour compléter les articles sur les céréales et les glucides , faisons un focus sur l’un des produits industriels les plus consommés au petit-déjeuner… et pourtant l’un des plus mal compris : l’avoine. Un rituel bien-pensant… On se lève, on ouvre un bocal en verre, on verse les flocons d’avoine — parfois trempés la veille pour « mieux digérer » et parfois arrosé de lait de vache . On fait ça pour ta santé. Pour la ligne. Pour tenir à l’entraînement. Mais nous sommes nous posés quelques questions ? : ce qu’est réellement l’avoine ? comment elle est produite ? et surtout… ce qu’elle fait à notre corps ? L’avoine, qu’est-ce que c’est vraiment ? L’avoine ( Avena sativa ) est une céréale riche en amidon , historiquement utilisée pour l’alimentation animale (chevaux, ânes). Sa consommation humaine s’est démocratisée au XXᵉ siècle, avec l’essor de l’industrie céréalière. L’avoine moderne qui est consommée aujourd’hui n’a plus rien de brut : chauffée à la vapeur pour stabiliser ses lipides laminée à chaud en flocons oxydée, stockée et conservée plusieurs mois Résultat : un produit semi-industriel, très transformé, à dominante glucidique. Ce que ça nous apporte majoritairement : de l’ amidon rapidement disponible un peu de fibres des protéines végétales incomplètes Mais le vrai problème n’est pas là. L’avénine : le problème silencieux L’avoine contient une protéine appelée avénine. Elle appartient à la même famille que les prolamines du blé ( gluten ), de l’orge et du seigle. D’un point de vue physiologique : l’humain ne dispose pas d’enzymes parfaitement adaptées pour la dégrader. Chez de nombreuses personnes — même non cœliaques — cela peut entraîner : digestion incomplète formation de peptides pro-inflammatoires irritation de la muqueuse intestinale augmentation progressive de la perméabilité intestinale activation immunitaire de bas grade Sur des terrains sensibles ( dysbiose , inflammation chronique , Hashimoto , fatigue surrénalienne , candidose , SIBO …), on observe souvent : ballonnements lourdeurs digestives brouillard mental fringales fatigue inexpliquée Ce n’est pas parce que ce n’est “pas du gluten ” que l’intestin valide. Le saviez-vous ? L’avoine est l’une des rares céréales que l’industrie doit chauffer dès la récolte. Pourquoi ? Parce que ses lipides s’oxydent très rapidement. Sans ce traitement thermique (le kilning), l’avoine rancit en quelques semaines et devient impropre à la consommation. Autrement dit, les flocons d’avoine “nature” n’existent pas vraiment : même les versions bio ou artisanales ont déjà subi une transformation industrielle majeure. Un détail rarement mentionné… mais loin d’être anodin quand on parle d’ alimentation physiologique . Une réponse glycémique loin d’être idéale Malgré son image de « sucre lent », l’avoine — surtout cuite — provoque fréquemment : un pic de glucose un pic d’insuline suivi d’une hypoglycémie réactionnelle Plus elle est chaude et pâteuse, plus la réponse glycémique est rapide. Conséquences métaboliques : fatigue pendant l’effort activation du cortisol stress métabolique stockage facilité performances irrégulières Notre corps n’est pas conçu pour des montagnes russes hormonales et le cerveau non plus. Le saviez-vous ? (sport & performance) Pendant longtemps, l’avoine a été recommandée aux sportifs d’endurance comme carburant « idéal » avant l’effort. Pourtant, en pratique clinique et en préparation physique, on observe souvent l’inverse : baisse d’énergie en cours d’entraînement, jambes lourdes, fringales précoces, voire hypoglycémies réactionnelles après un petit-déjeuner riche en flocons d’avoine. Pourquoi ? Parce qu’un apport glucidique isolé, surtout le matin, stimule fortement l’insuline , bloque la lipolyse et favorise une dépendance rapide au sucre pendant l’effort. À l’inverse, de plus en plus d’athlètes (cross-training, sports d’endurance, sports de combat, musculation) rapportent une meilleure stabilité énergétique, une concentration accrue et une récupération améliorée après avoir remplacé l’avoine par : des protéines complètes des graisses équilibrées et stables une glycémie plus calme dès le réveil Moins de pics. Moins de crashs. Plus de constance. Petit-déjeuner glucidique = cerveau embrumé Un bol d’avoine le matin stimule rapidement la dopamine , puis provoque un effondrement tout aussi rapide. Résultat fréquent : baisse de concentration perte de motivation irritabilité fatigue « bizarre » brouillard mental Ce n’est pas un manque d’énergie. C’est un signal métabolique mal programmé. Et les fibres dans tout ça ? Les bêta-glucanes de l’avoine ne sont pas toujours des alliés. Chez les terrains fragiles, ils peuvent : fermenter excessivement nourrir les déséquilibres bactériens aggraver ballonnements et SIBO ralentir la digestion Chez certaines personnes, l’avoine = se retrouver avec un ventre de femme enceinte de 6 mois… L’avoine : un aliment mucogène En naturopathie, l’avoine est considérée comme un aliment mucogène , c’est-à-dire favorisant la production de mucus dans l’organisme. Sa richesse en amidon , en protéines difficiles à digérer (comme l’avénine) et en fibres fermentescibles peut stimuler une sécrétion excessive de mucus , notamment au niveau digestif et ORL. Chez certains terrains, cela se manifeste par : ballonnements et lourdeurs digestion lente sensation de « voile » intestinal encombrement et infection des muqueuses (sinus, nez, gorge, oreilles) fatigue diffuse En alimentation physiologique , cette production de mucus est interprétée comme un signal d’irritation ou d’adaptation défensive du corps, pas comme un signe de vitalité. C’est l’une des raisons pour lesquelles les approches paléo , fonctionnelles et anti-inflammatoires limitent fortement les céréales , en particulier au petit-déjeuner. Les principaux anti-nutriments de l’avoine 1. Les phytates (acide phytique) – les plus problématiques L’avoine contient des quantités significatives d’acide phytique, surtout dans les flocons complets qui ont la capacité de chélater plusieurs minéraux essentiels. 2. Les lectines (en moindre quantité) 3. Les inhibiteurs enzymatiques Comme beaucoup de graines et céréales, l’avoine contient des inhibiteurs de protéases et d’amylases. Ce que le corps réclame vraiment le matin Pas du sucre ! Pas des céréales ! Il veut : des protéines complètes des graisses stables une glycémie calme un cerveau clair une énergie durable Les vrais alliés hormonaux du matin : œufs entiers sardines viande de qualité bouillon riche en minéraux et en collagène Simple. Efficace. Physiologique. Une logique totalement cohérente avec une alimentation paléo , hypotoxique, anti-inflammatoire, ancestrale et fonctionnelle. Le mythe du “petit déjeuner santé” On pense prendre soin de soi avec notre bol d’avoine. En réalité, cela apporte : un glucide rapide une protéine potentiellement inflammatoire (avénine) un stress métabolique dès le réveil Et on appelle ça « sain ». Alors oui… Laissons l’avoine aux chevaux (et encore, ce n’est pas idéal pour eux non plus), et offrons à notre cerveau et à ses hormones ce qu’ils réclament vraiment : des protéines de qualité et des graisses à haute valeur biologique. Ce que dit la science (et la clinique) Certaines données scientifiques montrent clairement que l’avoine n’est pas neutre pour tous, notamment via l’avénine. Des études ont identifié : des réactions immunitaires spécifiques à l’avénine chez certains patients cœliaques une inflammation intestinale après ingestion d’avoine une variabilité importante selon les individus et les variétés d’avoine Ces réactions ne relèvent pas d’une simple « mauvaise digestion », mais bien d’une sensibilité protéique réelle, parfois silencieuse. En médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, on observe régulièrement que l’éviction de l’avoine améliore : la digestion l’ énergie la clarté mentale l’ inflammation chronique Citations : « Quelle est la définition d’un petit-déjeuner chaud, rassasiant et pratique ? Les flocons d’avoine… Bien sûr, c’est délicieux, facile à préparer, et vous pensez peut-être que c’est bon pour vous — mais malheureusement, c’est tout le contraire. En réalité, les flocons d’avoine font partie des pires aliments que vous puissiez consommer. L’avoine est riche en lectines , qui peuvent altérer la paroi intestinale et entraîner des problèmes de santé à long terme. » - Dr. Steven R. Gundry « L’avoine doit impérativement être exclue d’une alimentation sans gluten. » - Julien Venesson « Votre corps a besoin de flexibilité métabolique pour utiliser à la fois les graisses et le glucose comme carburant. Les conseils diététiques conventionnels échouent car un régime riche en glucides pendant une longue période vous empêche de brûler efficacement les graisses. Pour retrouver la capacité de brûler les graisses comme carburant, vous devez minimiser les glucides nets, augmenter les matières grasses saines et limiter les protéines à des taux adéquats. » - Dr. Joseph Mercola Articles complémentaires : Les glucides Les céréales et amidons L’alimentation paléo Les produits laitiers Les aliments mucogènes Références scientifiques (PubMed) : Lundin KE et al., Gut , 2003 Arentz-Hansen H et al., PLoS Medicine , 2004 Peräaho M et al., Scandinavian Journal of Gastroenterology , 2004 Silano M et al., European Journal of Nutrition , 2014 Holm K et al., Alimentary Pharmacology & Therapeutics , 2006
- Rhume, refroidissement, état grippal : que faire dès les premiers symptômes ?
Article de santé naturelle Une petite fiche pratique pour soulager et raccourcir la durée d’un rhume qui s'étend en moyenne sur 11 jours. Aucun remède et aucun médecin ne peuvent guérir une personne souffrante, c'est le corps qui se guérit tout seul. Mais on peut toujours lui donner un petit coup de pouce et l’accompagner dans l’expulsion des déchets qui l’encombrent. Causes : Le rhume ne s’attrape pas ! ( Néosanté n°147 ). Il est principalement dû à : une baisse des températures (refroidissement), un ensoleillement réduit, un degré d’hygrométrie plus faible, un air plus pollué* l’hiver. *La pollution augmente par temps froid principalement à cause du phénomène d’inversion thermique, où une couche d'air chaud en altitude piège l'air froid et les polluants au niveau du sol. Les besoins accrus en chauffage (bois, fioul, gaz) augmentent les rejets de particules. Nous n’avons d’ailleurs pas de rhume durant l’été, sauf peut-être lorsqu’on utilise exagérément la climatisation avec un air sec et froid combiné à un manque d'aération. En effet, un écart brutal des températures et un air plus sec peuvent entrainer de l’irritation, des lésions et de l’ inflammation dans les muqueuses et tout le système respiratoire. Un mucus fluide et transparent recouvre nos voies respiratoires, il constitue une barrière protectrice et lubrifiante contre les particules étrangères. Si nos muqueuses se dessèchent, elles perdent une partie de leur effet protecteur. Cette réaction d’assèchement est bien visible sur notre peau avec l'apparition de gerçures aux mains, aux pieds et aux lèvres. N'omettons pas non plus l’impact de la pollution environnementale et des nanoparticules irritantes contenues dans l'air que nous respirons dans certaines zones ou dans l'habitat. Quels sont les symptômes dus à la respiration d'un air pollué : Irritation de yeux, Irritation et inflammation des voies respiratoires, Nez bouché ou nez qui coule. Mal de gorge, Maux de tête, Respiration sifflante ou difficulté à respirer, Toux, mucosités, Fatigue inhabituelle. Notons également que si notre duo émonctoriel intestin-foie est en mauvais état, l’organisme va avoir tendance à produire plus de mucosités , notamment au niveau ORL et respiratoire. Tout comme les plantes tropicales, les anthropoïdes d’origine tropicale que nous sommes ne vont pas bien lorsqu’ils sont exposés à des températures trop basses. D’autres cofacteurs peuvent être en cause, tels que : Une baisse d’ énergie vitale . Un déficit en certains micronutriments comme : les vitamines C , D & E, le zinc , le magnésium , le sélénium, etc. Une dysbiose du microbiote , une porosité intestinale ou une inflammation digestive. Une toxémie élevée. Le manque de transpiration et de perspiration. Le saviez-vous ? Comme vu plus haut dans les causes, la grippe est une maladie saisonnière . Sous nos latitudes tempérées, elle apparaît essentiellement en hiver, lorsque les températures baissent. Nous ne faisons pratiquement pas de grippe en été. En France, pays au climat tempéré , plus de 2 022 000 cas ont été recensés entre janvier et avril 2025, soit sur une période de seulement quatre mois. À l’inverse, en Thaïlande, pays au climat chaud , environ 940 000 cas ont été rapportés sur l’ensemble de l’année (janvier à décembre 2025). À densité de population comparable, ces chiffres montrent une dynamique très différente selon le climat. Les températures basses favorisent en effet la présence de la grippe : l’air froid et sec fragilise les muqueuses respiratoires. Dans les grandes métropoles chaudes comme Bangkok (15 à 20 millions d’habitants), d’autres facteurs peuvent néanmoins favoriser les états grippaux : pollution atmosphérique importante, promiscuité urbaine et usage massif de la climatisation, qui crée des environnements artificiellement refroidis et asséchés. On observe donc une corrélation nette entre températures basses et circulation de la grippe, même si d’autres facteurs environnementaux et comportementaux entrent également en jeu. Tout récemment, une étude clinique contrôlée récente menée par le Dr. Donald Milton et publiée dans PLOS Pathogens a surpris la communauté scientifique en montrant qu’aucune transmission de la grippe n’a été observée malgré une cohabitation étroite entre cinq étudiants infectés par le virus Influenza A (H3N2) et onze volontaires sains, isolés ensemble dans un hôtel près de Baltimore en 2023 et 2024. Malgré le partage d’objets et des activités collectives favorisant la promiscuité, les analyses sérologiques ont confirmé l’absence totale de contamination. Ces résultats remettent en question l’idée d’une contagion automatique par simple proximité et soulignent l’importance de facteurs environnementaux et physiologiques — toux, qualité de l’air, immunité préalable — dans la dynamique réelle des épidémies , invitant à repenser nos stratégies de prévention au-delà du simple contact rapproché. Référence de l’étude : Milton, D.K. et al., Controlled human influenza virus transmission study , PLOS Pathogens, 2024. Hygiène de vie : Arrêter impérativement de manger des aliments mucogènes pendant la durée du rhume : pain, pâtes, biscuits, gâteau, riz, légumineuses, lait et autres produits laitiers, ainsi que de l’alcool et du sucre . Se reposer au chaud et au calme. Appliquer une bouillotte chaude sur le foie 2 à 3 x 30 minutes par jour (pas le soir avant d’aller au lit). Nutrithérapie : Prendre 4 grammes d’ascorbate de magnésium en poudre avec un peu d’eau, ce qui soulagera les symptômes. Reprendre 4 gr dès que les symptômes reviennent, soit 1h, 2h ou 5h après la première prise selon le ressenti et ainsi de suite jusqu’à rémission. Prendre de la N-acétylcystéine (NAC) : 600 mg/J le matin ou le midi. Prendre 1 mg de zinc par kg de masse corporelle (75 mg pour 75 kg), gluconate ou picolinate par jour dès le début du rhume et pendant sa durée. Prendre de la vitamine E et de la vitamine D3 : 60 UI/kg. Conseil : à partir de 50 mg de zinc pris pendant plus de 2 semaines consécutives, il est recommandé de prendre du cuivre bisglycinate à 2 mg pour ne pas nuire à l’équilibre zinc/cuivre qui est essentiel. Le cuivre est également anti-infectieux et anti-inflammatoire. Phytothérapie et aromathérapie : Appliquer en onction une synergie d’huiles essentielles sur le torse et/ou le dos : 5 gouttes de camphrier, 3 gouttes de menthe poivrée, 3 gouttes d’eucalyptus radié, 5 gouttes de térébenthine (pin maritime), 5 gouttes de ravintsara. Utiliser en suppositoires* le mélange suivant contre les refroidissements, le rhume, la sinusite, l’état grippal, la bronchite : ravintsara, niaouli, eucalyptus radié, laurier noble, thym à thujanol (1 goutte de chaque par suppositoires de 3 ml) 2 x/J. Boire une tisane de plantes sudorifiques pour augmenter la transpiration qui est une aide au rétablissement (tilleul, fleurs de sureau noir, gingembre, cannelle, camomille, coquelicot, thym) 1 litre par jour. Prendre de la propolis en spray buccal 4 x par jour. C’est un antibiotique naturel aux propriétés : antimicrobiennes, anti-inflammatoires, antifongiques, antiparasitaires, antioxydantes et immunostimulantes. Prendre de l’extrait d’ail noir vieilli aux repas qui seront légers et digestes. Phytothérapie préventive : Echinacée pourpre. Oligothérapie : Faire une cure de cuivre/or/argent 3 x 15 ml /J. Pulvériser le nez avec un mélange de plasma de Quinton hypertonique (1/4 du volume) et de l’argent colloïdal ou du cuivre/or/argent (3/4 du volume). *Préparation maison de suppositoires aux huiles essentielles : Se procurer un moule à suppositoires de 3 grammes par suppositoire. Faire fondre 18 grammes d’huile de coco bio au bain marie à environ 60 C°, pour 6 suppositoires de 3 gr. Incorporer et mélanger les huiles essentielles à l’huile de coco liquéfiée à 5%, soit 5 gouttes d’HE par suppositoire de 3 gr. Verser dans le moule et mettre au frigo 2 heures minimum. Articles complémentaires : Les infections ORL chroniques Un mot sur l'immunité Epidémies et contagion Notion de terrain
- La N-acétylcystéine
Article de nutrithérapie Description : Populaire en médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, la N-acétylcystéine (NAC) occupe une place de choix. Il s’agit d’un dérivé acétylé de l’acide aminé cystéine, utilisé tant comme complément alimentaire que dans certains médicaments fluidifiants les sécrétions mucosiques. La NAC est essentiellement un précurseur du glutathion , l’antioxydant majeur produit par nos cellules et en particulier le foie . En augmentant les réserves de glutathion, la NAC contribue à maintenir l’équilibre redox, c’est-à-dire, l’équilibre entre les radicaux libres et les défenses antioxydantes essentiel à la santé cellulaire. Ces effets thérapeutiques comme antioxydant, anti-inflammatoire, mucolytique, détoxifiant, antimicrobien, en fait un outil très intéressant dans une approche globale de santé et de prévention. Bienfaits prouvés qui justifient son intérêt dans une approche holistique de la santé : Protection antioxydante et cytoprotectrice : En tant que précurseur du glutathion, la NAC aide les cellules à neutraliser les radicaux libres et à limiter le stress oxydatif, principal moteur du vieillissement cellulaire et de nombreuses pathologies. Des études montrent que l’association L - glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Applications possibles liées au vieillissement et aux dysfonctionnements chroniques : Grâce à ses effets antioxydants et anti-inflammatoires, la NAC est explorée dans des contextes variés : affections respiratoires chroniques ( rhinite , sinusite , bronchopathies, emphysème, fibrose, etc.), maladies métaboliques , troubles liés à l’âge, voire certaines pathologies neurologiques ou psychiatriques. Action anti-inflammatoire : La NAC peut diminuer l’expression de marqueurs inflammatoires en inhibant des voies de signalisation inflammatoires. Effet mucolytique et respiratoire : Utilisée de longue date en cas de mucus épais (bronchites, pathologies pulmonaires chroniques…), la NAC rompt les liaisons disulfure des mucines, ce qui fluidifie le mucus et facilite son évacuation. Détoxification & soutien hépatique : Protège et régénère le foie. En cas de surcharge toxique (métaux lourds, toxiques environnementaux) ou de stress métabolique, la NAC, grâce au glutathion, participe à la neutralisation et à l’élimination des substances indésirables. Certaines sources évoquent un effet chélateur potentiel vis-à-vis de métaux lourds . C’est aussi un antidote contre la toxicité du paracétamol (Doliprane, Dafalgan). Résorption des biofilms & effet antimicrobien : on s’intéresse de plus en plus à son rôle dans l’inhibition ou la destruction de biofilms bactériens. Ces matrices protectrices que certaines bactéries forment pour résister aux antibiotiques. Elle peut perturber la structure des biofilms, ce qui améliore l’efficacité des traitements antimicrobiens naturels ou allopathiques. Synthèse du collagène : la NAC participe à la synthèse du collagène en fournissant de la cystéine, qui est un constituant essentiel à la formation de cette protéine. Elle joue donc un rôle dans la cicatrisation, ainsi que dans le maintien de la structure et de l'élasticité de la peau, des cheveux et des ongles, tout en apportant ses bienfaits antioxydants. Elle est utile dans la dermatite atopique. La N-Acétylcystéine peut améliorer la qualité du sperme chez les hommes. Posologie : Pour un usage quotidien « bien-être / antioxydant / détox / entretien général », les doses orales les plus couramment utilisées se situent entre 600 et 1.800 mg 5 fois par semaine pendant le repas du matin ou du midi. Certains protocoles cliniques emploient des doses jusqu’à 2.400 à 3.000 mg/jour (bronchopathies, fibroses, etc.), avec une bonne tolérance globale sur le long terme. Des doses très élevées ont été testées dans certains contextes sans effets indésirables sévères notables. Des études rapportent des doses allant jusqu’à 8.000 mg/jour via voie orale, sans toxicité majeure. Il est recommandé de faire des pauses régulières (ex: 5 jours sur 7) pour laisser les radicaux libres stimuler les gènes. Biologie : Glutathion réduit. Glutathion peroxydase (GPx). Superoxyde dismutase (SOD). Remarques : La tolérance de la NAC est en général très bonne, ce qui en fait un candidat sérieux pour un usage régulier, en dehors de contre-indications particulières à voir avec votre thérapeute. L’efficacité de la NAC varie selon l’indication, ce n’est pas une “potion magique” : elle ne remplace pas une bonne hygiène de vie, une alimentation physiologique , un sommeil de qualité, etc. En résumé : La NAC intervient comme antioxydant, détoxifiant, anti-inflammatoire, antimicrobien, mucolytique, protecteur hépatique et mitochondrial , soutien immunitaire, anti-vieillissant … ce qui en fait un « tout-terrain ». Précautions : Dans certains contextes pathologiques précis (maladies graves, traitements médicamenteux, contre-indications), un suivi médical ou un avis professionnel reste indispensable. Il n’existe pas d’interaction pharmaceutique avec d’autres molécules. Citations : « La NAC est bien plus qu’un simple complément : c’est l’un des outils les plus efficaces pour restaurer le glutathion, renforcer la détoxification et protéger les systèmes respiratoire et mitochondrial. » - Dr. Amin Gasmi « La NAC a le potentiel de prévenir les dommages à l'ADN, le cancer et d'autres maladies associées aux mutations par le biais de l'inhibition de l'invasion et des métastases, d'effets sur les mitochondries et plus encore. » - Dr. Joseph Mercola Article complémentaire : La L-glycine
- Le magnésium
Article de nutrithérapie Au même titre que le zinc , le magnésium fait partie des compléments nutritionnels essentiels que j’utilise biquotidiennement. C’est l’un des minéraux les plus précieux pour soutenir notre organisme, notre énergie et notre équilibre émotionnel. Description : Le magnésium appartient à la grande famille des minéraux essentiels au fonctionnement normal du corps. Il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques , notamment dans les domaines : musculaire immunitaire nerveux mitochondrial (activation de l’ATP, notre énergie cellulaire) La carence est extrêmement fréquente : 75 à 80 % des Belges et des Français seraient en déficit. Il est éliminé par les urines, la transpiration… et surtout le stress , grand consommateur de magnésium. Ce minéral est aussi un cofacteur indispensable à la synthèse de neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine : il influe donc directement sur l’humeur, la gestion du stress et la cognition . Il participe également à la production de nombreuses hormones : testostérone , progestérone, œstrogènes, T3, T4, mélatonine… Besoins quotidiens : Sédentaire : environ 6 mg/kg/jour. → Homme 70 kg : ~420 mg / jour. → Femme 55 kg : ~330 mg / jour. En période de stress : → Jusqu’à 600 mg / jour chez un sédentaire. → Jusqu’à 900 mg / jour chez un sportif. Sportifs : 7 à 8 mg/kg/jour. → Homme 80 kg : 560 à 640 mg / jour. L’hypermagnésémie toxique n’apparaît qu’à des doses supérieures à 2.500 mg/jour . À noter : seulement 30 à 40 % du magnésium alimentaire est réellement absorbé. De nombreux facteurs augmentent nos besoins : sport, transpiration, alcool, café , diurétiques, grossesse, allaitement, alimentation appauvrie, infections, stress … Certaines études montrent également des bénéfices à long terme sur la santé cardiovasculaire, rénale, et même sur l’augmentation de la testostérone totale et libre. La fatigue de l’après-midi associée à des tensions dans le bas du dos est souvent liée à un déficit en magnésium. Biologie : Magnésium érythrocytaire Magnésium urinaire Taux optimaux : Magnésium plasmatique : 80–100 ng/mL. Magnésium érythrocytaire : 5.00–5.80 mg/dL. Antagonistes (facteurs qui diminuent le magnésium) : Diurétiques, laxatifs ; Café , thé, sodas ; Anti-nutriments ; Calcium, phosphore. Agonistes (facteurs qui améliorent son assimilation) : Vitamines du groupe B (notamment B6) ; Vitamine D3 ; Potassium ; L-taurine. La vitamine D aide le magnésium à rester plus longtemps dans la cellule. Précautions : Insuffisance rénale. Réduire le café et l’alcool. Indications principales : Le magnésium peut être pertinent en cas de : stress , anxiété, nervosité ; fatigue physique et nerveuse ; spasmophilie ; tensions et crampes musculaires ; paupières tremblantes (miokymie) ; hypertension , athérosclérose ; insomnie ; inflammation ; faiblesse immunitaire (stimulation des lymphocytes T) ; allergies , asthme ; diabète de type 2 ; troubles de l’humeur ; maladies neurodégénératives, Parkinson , Alzheimer ; extrémités froides ; élimination des métaux lourds ; lithiases rénales . Sources naturelles de magnésium : Fruits de mer : escargots, moules, bigorneaux, huîtres, bulots, palourdes, anchois ; Oléagineux : noix de cajou, amandes ; Graines : courge, chia ; Germes de blé ; Légumes feuilles vertes ; Noix de coco séchée ; Dattes, bananes ; Chocolat noir > 70 %. Compléments alimentaires : Privilégier les gélules plutôt que les comprimés. Éviter les excipients suivants : E551 : dioxyde de silicium E466 : carboxyméthylcellulose de sodium E341 : phosphate dicalcique E339 : phosphate disodique Les effets sur le stress et l’anxiété se ressentent généralement après 8 à 15 jours. Les formes les mieux assimilées au moins assimilées : 1. Le "haut du panier" (excellente assimilation et tolérance) Ces formes sont dites "organiques" ou "chélatées". Elles sont liées à des acides aminés , ce qui permet au magnésium de passer la barrière intestinale très facilement sans causer de troubles. Magnésium Bisglycinate : le champion toutes catégories. Forme chélatée liée à de la L-glycine (un acide aminé relaxant). Il est extrêmement bien absorbé, très bien toléré et sans effet laxatif. Idéal pour le stress et le sommeil . Magnésium Taurate : forme chélatée liée à l’acide aminé L-taurine . Il est particulièrement intéressant pour la sphère cardiovasculaire et la fixation du magnésium dans les cellules nerveuses. Excellente biodisponibilité. À prendre plutôt le soir avec l’effet apaisant et calmant de la taurine qui améliore la qualité du sommeil . 2. Les "très bons élèves" (spécifiques et efficaces) Magnésium Malate : Lié à l'acide malique. C'est la forme préférée pour l'énergie musculaire et la récupération. Il aide à "décrasser" les muscles (utile en cas de fatigue chronique ou de fibromyalgie ). Très bonne absorption, effet laxatif modéré. Glycérophosphate de Magnésium : Une forme liposoluble qui a l'avantage de ne pas être laxative du tout. C'est souvent celle que l'on retrouve dans les compléments pour le stress . 3. Le "bon élève mais à surveiller" (effet osmotique) Citrate de Magnésium : bonne biodisponibilité, mais il a un défaut : il est osmotique. Cela signifie qu'il attire l'eau dans les intestins. À dose modérée, c'est parfait, mais à dose élevée, il peut accélérer le transit (effet laxatif). Très bien pour ceux qui souffrent de constipation légère. C’est une forme organique, alcalinisante idéale pour les douleurs et les courbatures. 4. Les "moins bons élèves" (faible assimilation ou irritants) Magnésium Marin (oxyde/hydroxyde) : Très populaire car "naturel", c'est pourtant l'un des moins bien absorbés (environ 4%). L'essentiel reste dans l'intestin, ce qui provoque souvent des ballonnements ou des diarrhées. C'est un mélange de sels inorganiques peu coûteux de basse qualité. Chlorure de Magnésium (Nigari) : Bien qu'il soit très efficace pour stimuler le système immunitaire en urgence, sa biodisponibilité est moyenne et il est très irritant pour les intestins à long terme. Son goût est également très désagréable. Le chlorure de magnésium est acidifiant et favorise donc l’acidose, utile de ce fait dans les problèmes infectieux, les constipations opiniâtres ou les purges . Tableau récapitulatif Forme Assimilation Tolérance Digestive Meilleure utilisation Bisglycinate ⭐⭐⭐⭐⭐ Excellente Stress, Sommeil, Traitement de fond Taurate ⭐⭐⭐⭐⭐ Excellente Cœur, Système nerveux Malate ⭐⭐⭐⭐ Très bonne Énergie, Muscles Citrate ⭐⭐⭐⭐ Moyenne (Laxatif) Constipation, Sport Marin ⭐ Médiocre À éviter si intestin sensible Chlorure ⭐ Médiocre Constipation, Purge, Infections Le citrate et le bisglycinate peuvent être associés et gagnent à être pris avec : Vitamine B6. Attention, un excès de B6 peut être neurotoxique, toujours utiliser la forme pyridoxal 5'-phosphate ; Complexe de vitamines B ; L-taurine. Posologie conseillée : Pour une meilleure assimilation : Fractionner la prise en 2 fois par jour (ex : 2 × 200 mg). Éviter : thé, café, alcool, antiacides autour de la prise. En général, 300 à 400 mg/jour suffisent en supplémentation. Dose toxique : > 3 000 mg/jour. Pour les difficultés à démarrer le matin : magnésium + L-tyrosine (précurseur des catécholamines). Contre le stress / l'anxiété : magnésium + rhodiole ou autre plante adaptogène . Citations : « Comment l’organisme se procurera-t-il les sels minéraux qui lui manquent en cas d’absence ou d’insuffisance de ces nutriments dans l’alimentation ? Il peut alors les extraire des muscles, des os, des dents, des cartilages, etc. donc aux dépens de ces structures et de leur intégrité. » - Dr. André Passabecq « Les études sur l’apport en macro et micronutriments dans la nutrition paléolithique des anciennes sociétés de chasseurs-cueilleurs ont montré une absorption de magnésium dans leur régime habituel de 600 mg de magnésium par jour. » - Dr. Joseph Mercola « Le stress entraine une fuite urinaire du magnésium ce qui est la première étape du burnout : impossibilité de synthétiser le cortisol (hormone de l’énergie), la DHEA, la dopamine (joie de vivre, libido, mémoire, motivation, concentration, la noradrénaline (énergie). » - Dr. Stéphane Résimont Articles complémentaires : Les carences nutritionnelles .











