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  • Notion de TERRAIN

    Article naturo-hygiéniste Fondamentalement la maladie n’a qu’une cause : la dégradation du terrain, c’est la toxémie. On peut comparer le terrain avec le sol, la terre sur laquelle se développent les plantes. Si ce sol n’est plus fertile ou pollué, les plantes se détériorent, dégénèrent et meurent. L’ensemble des liquides organiques, sang, lymphe et sérums cellulaires, jadis appelé « humeurs » constitue le terrain. Notre corps est constitué de 70% de liquide, dans lequel baignent nos cellules et nos microzymas. La composition des ces liquides est primordiale pour la cellule car ils représentent son milieu vital. L’état humoral = le terrain La cellule : apparaît classiquement comme l’unité de base des êtres vivants (voire aussi : Les microzymas). Les organismes sont des associations de cellules, dont chacune mène sa vie propre en coopérant à celles de l’ensemble. Le corps humain adulte est composé de 100.000 milliards de cellules. La lymphe et le sang, sont des courants nourriciers et épurateurs, P-V. Marchesseau disait que la lymphe était à la fois le fleuve nourricier et le tout à l‘égout. Voire fiche : « Le système lymphatique ». Pour maintenir la pureté du milieu intérieur, le corps dispose de différents filtres et émonctoires. Cinq émonctoires principaux : le foie, les reins, les poumons, les intestins, la peau (glandes sébacées et sudoripares) et les muqueuses. Des émonctoires secondaires : l’utérus, les glandes lacrymales. Filtres : le foie, les reins, les ganglions lymphatiques. Lorsque les déchets, toxines et toxiques sont trop nombreux et les émonctoires paresseux ou congestionnés ou déficients, le terrain accumule progressivement des déchets et la situation organique se dégrade, le sang s’épaissit. La toxémie survient lorsque la quantité de toxines accumulées est plus importante que la quantité de toxines éliminées. L’aspect psychologique a également une influence prépondérante sur la qualité des humeurs (nutrition et activation des émonctoires). L’organisme dans son entier subit l’invasion des surcharges. LA NATURE PROFONDE DES MALADIES EST GÉNÉRALE ET UNIQUE : C’EST L’ENCRASSEMENT DU TERRAIN « La TOXÉMIE ». À partir de cette cause unique, peuvent apparaître de multiples symptômes et troubles locaux. La maladie est la conséquence de la transgression des lois naturelles (Voire : Les lois qui régissent notre santé). La cause étant toujours la même (toxémie), les soins seront toujours identiques dans leur essence. Les microbes ne sont que les hôtes d’un terrain surchargé. Ils ne survivent, prolifèrent et occasionnent des dégâts que lorsque le terrain le permet. Le microbe n’est rien, le terrain est tout. La cause première des maladies n’est donc pas le microbe, mais bien le terrain surchargé de déchets qui permet aux microbes de se développer et de s’installer. L’état du terrain est d’une telle importance pour un fonctionnement sain de notre organisme, que constamment celui-ci cherche à le maintenir dans un état de pureté le plus parfait. Les maladies sont le résultat des tentatives de nettoyage opérées par le corps. Le refoulement antinaturel (médication) est une solution de facilité illusoire. Elle ne fait qu’aggraver la situation, tout en donnant l’illusion d’améliorer la santé. À FORCE DE REFOULER LES « PETITES MALADIES » ÉLIMINATRICES, salutaires et régénératrices, celles-ci se transformeront assez vite en maladies chroniques, dégénératives et destructrices. La guérison intervient lorsque les déchets ont été expulsés hors de l’organisme, que les tissus se sont réparés et que l’état humoral est redevenu normal. Soigner, c’est donc expulser et purifier. Le terrain est scientifiquement mesurable grâce à la bioélectronique Vincent (BEV) : En bioélectronique, grâce à la mesure de 3 paramètres : le pH, le rH2 et le rô du sang, de la salive et de l'urine, nous pouvons représenter l'état du terrain sur le graphique BEV. Louis-Claude Vincent a démontré de façon incontournable que, par déplacement du terrain, toute vaccination contre une maladie microbienne prédispose aux maladies à virus et au cancer. Ainsi, la vaccination anti poliomyélite prédisposait à la tuberculose. Citations : « Un microbe ne vit que si le milieu dans lequel il se trouve, lui permet d’exister. » – Dr. Jeanne Rousseau “Il n’est pas envisageable de faire un redressement de terrain, si on ne commence pas à changer l’eau de boisson. Il faut d’abord commencer par l’eau.” - Laurence Gallais, naturopathe, bioélectronicienne. « Quand la maladie éclate, ses manifestations désagréables, douloureuses ou flagrantes accaparent toute l’attention du malade et du thérapeute et font négliger l’état défectueux du terrain qui préexistait à l’éclosion des troubles. Un terrain sain est réfractaire à l’invasion de microbes. Ce n’est que dans un terrain surchargé ou carencé, et très souvent les deux à la fois, que les microbes peuvent survivre et se multiplier, causant ainsi l’infection. Si l’encrassement du terrain augmente, l’infection augmente ; s’il diminue, l’infection diminue. » - Christopher Vasey « Tous les symptômes, aussi variés et exubérants soient-ils, ne sont que l'expression d'un mal unique : l'encrassement du terrain. Seule la correction des causes productrices peuvent les faire disparaître et amener une guérison véritable. La thérapeutique toute entière doit être orientée dans ce sens. Refouler les toxines (médications) est une erreur capitale, car les maladies ne sont en réalité et avant tout que des tentatives du corps pour se libérer des surcharges afin d’assainir le terrain. » - Dr. Paul Carton « Les microbes ne sont pas la cause de la maladie, même en terrain propice, tout ce qui les tue nuit à l’organisme. C’est la toxémie interne qui importe avant tout. Le terrain. » - Albert Mosséri « Le terrain c’est l’ensemble des éléments qui font que nos cellules ont ce dont elles ont besoin pour faire leur travail. » - Pr. Vincenzo Castronovo Articles associés : Un mot sur l’immunité Les émonctoires Un mot sur le jeûne et les monodiètes L’équilibre acido-basique Le plasma marin de Quinton Les neufs points de la santé ou de la maladie Les céréales et amidons Les aliments mucogènes Les aliments acidifiants La toxémie Nos amis les microbes Les microzymas et le polymorphisme microbien La lymphe, les humeurs et le système lymphatique La maladie et la santé sont-elles le fruit du hasard ? La Bioélectronique Vincent

  • L'andropause

    Article de santé masculine Cet article est complémentaire à celui consacré à la testostérone. Après avoir chouchouté les femmes avec l’article sur la ménopause, occupons-nous des hommes quinquagénaires. L’andropause correspond à une baisse progressive de la testostérone biodisponible, souvent associée à : une augmentation de la SHBG une inflammation de bas grade une diminution parallèle de la T3 libre, de la DHEA et de la dopamine Environ 20 % des hommes de 50 ans sont concernés — et cette proportion augmente avec l’âge. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un dysfonctionnement hormonal et métabolique. Dans la majorité des cas, elle est : améliorable souvent réversible et idéalement évitable ou retardée si prise en charge précocement Contrairement à la ménopause, elle est insidieuse, silencieuse, progressive — et fréquemment minimisée. Pourtant, ses effets sont profonds, physiques et émotionnels. 1. Les conséquences physiques : le corps ralentit et se transforme Composition corporelle Augmentation de la graisse viscérale abdominale Diminution de la masse musculaire Perte de force Difficulté à perdre du gras malgré les efforts Gynécomastie (augmentation du volume des seins) Perte de poils et de cheveux Peau sèche La testostérone est un signal anabolique mitochondrial majeur. Elle stimule la synthèse protéique, la sensibilité à l’insuline et la fonction énergétique cellulaire. Testostérone à 8 000 ng/L vs testostérone à 4 000 ng/L Œstradiol à 35 ng/L vs Œstradiol à 45 ng/L SHBG à 25 nmol/L vs SHBG à 50 nmol/L Énergie et vitalité Fatigue persistante Baisse de motivation physique Sensation de vieillissement accéléré Récupération et réparation plus lente Souvent associé à : T3 libre basse Cortisol perturbé Dysfonction mitochondriale Fonction sexuelle (marqueur clinique clé) Baisse de libido Érections moins fréquentes et moins fermes Diminution des érections nocturnes et matinales La disparition des érections matinales est un biomarqueur clinique majeur. Cerveau Brouillard mental Difficulté de concentration Mémoire moins vive Perte de clarté intellectuelle La testostérone soutient : la dopamine l’acétylcholine la neuroplasticité (capacité du cerveau à se remodeler, se réorganiser et créer de nouvelles connexions neuronales) Sommeil Sommeil fragmenté Réveils nocturnes Sommeil non réparateur Cercle vicieux classique : moins de testostérone → moins de sommeil profond → encore moins de testostérone. Conséquences du déficit androgénique sur le physique. Extrait du livre : "Au-delà de cette limite, votre ticket est toujours valable" – Dr. Georges Debled 2. Les conséquences émotionnelles : le feu intérieur diminue C’est souvent la dimension la plus méconnue. Perte d’élan L’homme décrit : moins d’ambition moins d’envie moins d’entrain Ce n’est pas psychologique. C’est biologique. La testostérone stimule la dopamine — l’hormone de la motivation. Humeur plus fragile Irritabilité Tristesse Anxiété Perte de confiance Parfois diagnostiquée à tort comme dépression. Retrait social Moins d’envie de : voir du monde entreprendre séduire créer s’amuser L’élan vital diminue. 3. Les conséquences métaboliques profondes (les plus préoccupantes) Une testostérone basse augmente le risque de : Syndrome métabolique Diabète de type 2 Résistance à l’insuline Inflammation chronique Sarcopénie Ostéoporose Maladies cardiovasculaires Mortalité précoce La testostérone est une hormone de longévité et de protection métabolique. 4. Le cercle vicieux fonctionnel L’andropause est rarement isolée. On observe fréquemment : Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse) Hyperinsulinémie SHBG élevée Cortisol dysrégulé Inflammation intestinale Microbiote altéré Leptine (hormone de la sasiété) élevée Il s’agit souvent d’un effondrement de l’axe : Hypothalamus – Hypophyse – Testicules – Thyroïde – Mitochondries Une approche purement hormonale est parfois insuffisante. Il faut une vision systémique. 5. Les 6 signes cliniques les plus révélateurs Fatigue inexpliquée Perte de libido Graisse abdominale Perte de motivation Affaissement du muscle fessier Diminution des érections matinales Ce dernier est l’un des indicateurs les plus fiables. 6. En médecine fonctionnelle : causes majeures à rechercher Les 10 causes prioritaires : L’âge (facteur contributif, non causal unique) Insulinorésistance Inflammation chronique Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse, très fréquente en pratique) Carences (zinc, vitamine D, magnésium) Stress chronique Dysbiose intestinale Consommation excessive d'alcool Surcharge hépatique Surpoids et obésité 7. Questionnaire d'ADAM (Androgen Deficiency in the Aging Male) - Saint Louis University School of Medicine Outil de dépistage rapide en 10 questions pour évaluer la baisse de testostérone et les symptômes associés. Avez-vous constaté une diminution de votre libido (désir sexuel) ? Sentez-vous un manque d'énergie ? Avez-vous constaté une diminution de la force musculaire et/ou d'endurance à l'effort ? Avez-vous remarqué une diminution de votre taille ? Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ? Vous sentez-vous triste ou grincheux ? Vos érections sont-elles moins fortes ? Avez-vous remarqué une diminution de vos capacités sportives ? Tombez-vous endormi après les repas ? Avez-vous remarqué une diminution récente de votre capacité de travail ? Si vous avez répondu oui à la première question et à au moins 1 autre question OU non à la première mais oui à 3 questions, vous devriez consulter pour vérifier votre taux de testostérone. 8. Biologie fonctionnelle de l’andropause (Bilan recommandé) Axe androgénique Testostérone totale Testostérone libre SHBG DHEA-S Œstradiol LH, FSH Axe thyroïdien TSH T3 libre T4 libre Métabolisme glucidique Glycémie à jeun Insuline à jeun HOMA HbA1c Inflammation CRP-US Cortisol libre 8h Bilan lipidique complet Cholestérol total HDL LDL Triglycérides Micronutrition Vitamines A, B, C, D, E Zinc Magnésium érythrocytaire Sélénium Iode Fer Statut en acides gras (oméga-3 index) 9. Nutrithérapie et soutien naturel (si biologie limite) À corréler impérativement aux analyses : Shilajit : 250 mg, 2 fois / jour Ashwagandha KSM-66 : 500 à 1 200 mg le soir Bore : 3-6 mg / jour Zinc : 15–30 mg / jour Magnésium (citrate ou bisglycinate) Vitamine D3 (selon dosage sanguin) Racine d’ortie DHEA (uniquement sous supervision médicale) Coenzyme Q10 10. Le message fondamental Phrase typique prononcée par les hommes andropausés : « Je ne suis plus moi-même. » Ce n’est ni une fatalité, ni une faiblesse psychologique. C’est un déséquilibre hormonal, mitochondrial et neurobiologique. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un signal d’alarme métabolique. Et dans la majorité des cas, elle est corrigeable lorsque l’on agit sur : l’insuline et la glycémie l’inflammation le stress le microbiote la nutrition et les carences le sommeil l’activité physique adaptée et la fonction thyroïdienne Une approche globale change tout. Le vieillissement hormonal n’est pas une fatalité, c’est un déséquilibre biologique qu’il faut comprendre, mesurer et corriger intelligemment. Le saviez-vous ? La testostérone chute en moyenne de 1 à 2 % par an après 30 ans — mais l’insulinorésistance et le stress chronique peuvent accélérer fortement ce déclin. La graisse viscérale transforme la testostérone en œstradiol via l’aromatase : plus le ventre augmente, plus la testostérone diminue. Dormir moins de 5 heures par nuit peut réduire significativement la testostérone en seulement une semaine. Un taux bas de testostérone est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire indépendante de l’âge. Un taux de testostérone trop bas et un taux d’estradiol trop haut sont favorables à l’hypertrophie de la prostate. Les érections matinales dépendent fortement du sommeil paradoxal : leur disparition est souvent un signal précoce hormonal avant même les anomalies biologiques. L’andropause commence souvent bien avant qu’on ne la mesure. Citations : « Pour que de nouveaux neurones soient créer, il faut que des hormones indispensables à leur survie soient présentes. La DHEA, la testostérone ou l’œstradiol font partie des hormones indispensables à l’apparition de nouveaux neurones. On appelle ces hormones des neurostéroïdes. » - Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle « Le déclin hormonal n’est pas une extinction, mais un changement de lumière : rien ne s’éteint, on met simplement une ampoule hormonale adaptée. » - Dr. Michel Mouly « Ne pas prendre en charge l'andropause et attraper un ventre de femme enceinte est potentiellement mortel. Faites contrôler vos taux hormonaux si vous ne voulez pas vieillir ni mourir avant l’âge ! » - Dr. Dominique Privé « Médicalement, l’andropause est une baisse, liée à l’âge, du taux sérique de testostérone chez les hommes à partir de la cinquantaine. Car la testostérone, véritable clé de la virilité, est l’hormone qui vous fait devenir homme et, si elle est bien dosée, le rester. » - Dr. Thierry Hertoghe « Le manque d’hormones mâles provoque le vieillissement sexuel et accélère le vieillissement général du corps humain. » - Dr. Georges Debled « La production de testostérone est liée à l’âge et commence à baisser chez l’homme dès la trentaine. Elle se retrouve souvent à un niveau critique vers la cinquantaine et lorsque qu’elle entraine certains troubles de santé, on parle d’andropause. » - Dr. Stéphane Résimont « Le déficit en testostérone chez l'homme ne doit pas être considéré comme une simple conséquence inévitable du vieillissement, mais comme une condition médicale identifiable qui altère significativement la qualité de vie, la santé osseuse, métabolique et cardiovasculaire. Un diagnostic précis et une prise en charge adaptée permettent de redonner aux patients vitalité et bien-être. » - Pr. Claude Schulman « En résumé, la plupart des hommes sans un niveau adéquat de testostérone sont des hommes très malheureux. Lorsque nous rétablissons leur taux, cela améliore leur libido, mais aussi leur humeur et leur énergie. C'est le meilleur 'antidépresseur' que l'on connaisse, en plus d'aider à prévenir l'ostéoporose, la démence et les maladies cardiovasculaires. » - Dr. Clifford Gluck, urologue, Harvard N.B. Si des symptômes persistent, n’hésitez pas à consulter un médecin fonctionnel spécialisé en hormonothérapie. Articles complémentaires : Augmenter la testostérone La ménopause Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir Le syndrome métabolique Sources principales : Dr. Stéphane Résimont, Dr. Thierry Hertoghe, Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle, Dr. Georges Debled

  • Les céréales et amidons

    Article de bromatologie La densité osseuse des hommes au paléolithique était trois fois plus importante qu'aujourd'hui. A cette époque, les sociétés humaines étaient des chasseurs-cueilleurs-pêcheurs. La période où l'homme commence à se sédentariser au néolithique (il y a environ 10.000 ans), il commence à cultiver avec les graines et à faire de l’élevage, c'est le début de l'agriculture. Les premières cultures agricoles du Néolithique ont émergé au Proche-Orient, dans une région appelée le Croissant fertile, vers 10 000 à 9 000 ans avant notre ère. En Europe, l’agriculture s’implante plus tardivement : vers 6 500 av. J.-C. dans les Balkans, vers 5 000 av. J.-C. en Europe centrale. Cela signifie que l’agriculture représente moins de 1 % du temps total de l’évolution humaine. Lorsqu'il a introduit les céréales dans son alimentation, les premiers déséquilibres acido-basiques sont apparus avec une diminution de la densité osseuse, l'émergence des premières caries, ainsi que les premiers troubles inflammatoires et une diminution de la taille. Ceci nous renvoie donc vers le premier aliment non physiologique, c’est à dire les produits céréaliers qui pourtant occupent une place majeure dans les recommandations officielles. Actuellement, nous en consommons de 3 à 5 fois par jour, ce qui est aberrant ! Les produits céréaliers sont l'alimentation privilégiée de certains rongeurs et des oiseaux (jabot et gésier broyeur). Ils ne devraient pas faire partie de l'alimentation humaine, du moins pas en grande quantité. L'homme n'est pas un granivore, il est obligé d'avoir recours à une meule pour transformer les grains, en faire de la farine et ensuite des pâtes ou du pain avec une cuisson à plus de 230 °C ce qui détruit en partie les micronutriments, notamment les vitamines du groupe B. Le pain est un produit alimentaire transformé ! Le grain de blé a subi une transformation mécanique, chimique, thermique et génétique pour être consommé. Le pain est une source majeure de glycation. Souvent composé de céréales pro-inflammatoires, il nuit à nos hormones et agit comme un accélérateur de vieillissement pour l'organisme. A part les graines germées, les céréales sont les produits les moins adaptés à l’espèce humaine, c’est le poison absolu de l’humanité. Elles sont composées de sucres complexes à longues chaînes. C’est la première chose à cibler quand il y a un disfonctionnement dans le corps humain, troubles intestinaux, fermentations, acidification, dysbiose intestinale, congestion globale des systèmes. C’est l’élément numéro 1 à limiter ou à supprimer en priorité dans certains cas. Nous ne sommes pas équipés au niveau enzymatique et digestif pour ces produits. La consommation de céréales et de légumineuses qui sont acidifiantes épuise les réserves minérales et l'organisme fini en acidose générale. Ces aliments finissent par mettre l’intestin en fermentation et puis en inflammation, induisant la porosité intestinale, l’engorgement du foie et finalement l’intoxication de l’organisme. Les hybridations et modifications génétiques amènent des pathologies de dégénérescence ou auto-immunes de plus en plus courantes depuis les 50 dernières années. Les blés anciens étaient composés de 7 paires de chromosomes (petit épeautre, amidonnier), maintenant de 42 paires de chromosomes et ils contiennent 4 fois plus de gluten qu’à l’origine. Ceci engendre un travail digestif plus compliqué et parfois intolérable pour certains individus. Le dentiste Weston A. Price a parcouru le monde entier dans les années trente pour étudier la nutrition et la dégénérescence physique de divers tribus primitives et occidentalisées. Il a pu constater que les indigènes qui consommaient des produits alimentaires importés comme : la farine de blé, le sucre, les conserves, etc. étaient victimes de processus physiques dégénératifs, notamment de la forme du visage, de l'arcade dentaire, de la denture avec l'apparition de caries. Ces anomalies étaient inexistantes chez les indigènes se nourrissant d'aliments locaux. Le saviez-vous ? Il y a environ 12 000 ans, au paléolithique, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs mesuraient en moyenne près de 1,82 mètre. Pourtant, quelques millénaires plus tard, autour de 8 000 avant J.-C., la taille moyenne aurait diminué de façon spectaculaire — jusqu’à 36 centimètres de moins en seulement un millénaire ! Ce changement coïncide avec la révolution agricole, période durant laquelle les céréales et les légumineuses sont devenues la base de l’alimentation humaine. Si ces aliments riches en amidon ont permis de nourrir des populations plus nombreuses et de sédentariser les sociétés, ils ont aussi modifié l’équilibre nutritionnel : moins de diversité alimentaire, moins de protéines animales, et davantage de carences potentielles. Un rappel fascinant que nos choix alimentaires façonnent notre santé… et même notre silhouette, au fil des générations. Le gluten est un anti-nutriment et une substance collante composée de protéines. Le terme dérive du latin classique ‘gluten’ signifiant « colle, glu, gomme ». Le gluten est souvent regroupé avec les lectines et n'est que partiellement digéré par les enzymes intestinales ce qui peut générer des peptides susceptibles d'endommager et altérer la perméabilité intestinale favorisant ainsi la translocation bactérienne, affecter le système immunitaire et provoquer de l'inflammation. Gluten et lectines sont associés à des maladies auto-immunes, une inflammation chronique, des allergies, la maladie cœliaque et la sensibilité au gluten non cœliaque qui se manifestent par des troubles digestifs (ballonnements, douleurs, inconfort abdominal, diarrhée et flatulences). Les symptômes de la sensibilité au gluten non cœliaque sont similaires à ceux d'autres maladies liées au gluten, comme le syndrome de l'intestin irritable et la maladie de Crohn. La véritable lectine du blé n'est pas le gluten lui-même, mais l’agglutinine, présente dans le son de blé. L’agglutinine est une lectine particulièrement puissante qui peut traverser la barrière hémato-encéphalique et provoquer des problèmes neurologiques. La mesure de la force boulangère exprimée en Watts, est un test de viscoélasticité de la pâte à pain avec du blé moderne à l'aide d'un alvéographe. On se rend compte sur cette image de laboratoire de la véritable colle émanant du gluten, telle une bulle de chewing-gum. Le gluten du blé est composé de deux fractions protéiques Actuellement l'espérance de vie en bonne santé diminue. Le cadmium les produits céréaliers (pain, pâtes, biscuits, céréales du petit-déjeuner) sont une source majeure d'exposition au cadmium en France en raison de leur forte consommation. Le cadmium s'accumule dans les sols via les engrais et est absorbé par le blé. Le cadmium est un métal lourd toxique, cancérogène, et s'accumule dans l'organisme, affectant notamment les reins et la santé osseuse. La moitié de la population française dépasse la dose hebdomadaire tolérable de cadmium, soulignant l'importance de diversifier l'alimentation. Les céréales sont des sucres en puissance, des sucres lents donc des sucres permanents. Les enfants sont dans le sucre en permanence avec cet apport anormal de farineux => diabète, affections ORL et pulmonaires (mucus), surcharge hépatique, obésité, etc. Les céréales raffinées doublent la viscosité du sang de 4 à 7,8 sur l’échelle de viscosité et en ralentissent sérieusement la vitesse de circulation de 22 à 53 secondes. Un organisme purifié par la suppression de ces amylacées amènera une clarté d'esprit significative. Les céréales et les légumineuses sont des aliments de subsistance et de famine, mais en aucun cas des aliments de santé pour les humains. Ils sont très acidifiants et trop concentrés en sucre. Le pain et les céréales nécessitent de fortes sécrétions d’insuline pour métaboliser le glucose issu de leur transformation. Le foie et le pancréas sont mis à rude épreuve. Voilà donc les principales causes du diabète et de la stéatose hépatique (foie gras). Par contre, les fruits aqueux ne réclament que peu d’insuline pour être digérés et leur sucre entre lentement dans le sang. Les diabétiques pourront en consommer sans abus à la fin du repas. Les céréales sont des aliments mucogènes & acidifiants, producteurs de mucus, de glaires et d’inflammation. Les céréales en excès sont la cause principale, avec les produits laitiers, des maladies articulaires : polyarthrite, rhumatismes, arthrose, arthrite, de dermatoses, d'obésité, de catarrhes, de fatigue, etc. mais aussi de la porosité intestinale, de la maladie cœliaque, de troubles neurologiques, de glycation, des maladies auto-immunes et dégénératives… Les peptides opioïdes apparentées aux opiacées (exorphines, dérivés de la morphine) émanant des déchets moléculaires protéiques des céréales et traversant la paroi intestinale vont avoir un effet sur le système nerveux qui va rendre accros et dépendantes certaines personnes aux céréales. Ceci explique pourquoi nous avons envie de céréales quand nous y avons été habitués. Lorsque vous commencez à diminuer votre consommation de sucres lents, les bactéries et champignons de votre microbiote intestinal habitués à ce régime vont être affamés. Ils vont donc directement agir sur le cerveau pour réclamer leur nourriture (intestins = 2ème cerveau). Ce phénomène diminue et disparaît avec le temps car le microbiote se modifie en fonction de notre nourriture. De plus, nos cellules baignant dans les toxines issues de la digestion des amidons réclament paradoxalement l’aliment par lequel elles sont intoxiquées (Nous agissons comme de véritables drogués alimentaires, ce que les industriels savent parfaitement). Les graines de céréales devraient plutôt être consommées germées et crues (enzymes, micronutriments) l'acide phytique (inhibiteur d'enzymes) doit être ôté. Pourquoi supprimer les farineux ? Par le Pr. Grégoire Jauvais : "Les farineux : tubercules, céréales et légumineuses contiennent de l’amidon, amidon + eau = colle, utilisée pour tapisser ou coller des affiches. Ce sont des aliments totalement anti-spécifiques. Environ 3 % des sucres lents contenus dans les amidons sont assimilés par l’organisme, mais 97 % des amidons ne sont pas assimilés par le tube digestif humain. Alors, ils fermentent dans le tube digestif en produisant de l’alcool qui tue le foie. Les oies et les canards en savent quelque chose lors du gavage pour la fabrication du foie gras, c'est-à-dire une cirrhose, alors qu’ils sont des gallinacés type ! Imaginez l’homme qui n’est pas un gallinacé mais un anthropoïde ! Les farineux tuent le foie de l’homme. Les amidons altèrent le duo hépato-pancréatique et épaississent le sang. On obtient une hémogliase (épaississement du sang) avec toute cette colle, cela favorise l’hypertension, les AVC, le diabète, les hémorroïdes, la prolifération du candida albicans, l’acide lactique (cancer), les infections, l’asthme, la coqueluche, les catarrhes et la liste des autres pathologies dues aux aliments colloïdaux dans l'article « Les aliments mucogènes ». Les farineux sont riches en phyto-estrogènes (hormones femelles). Leur consommation régulière ou abusive, fait monter le taux des estrogènes et concomitamment cela fait baisser le taux de testostérone (hormone mâle anabolisante). On ne peut pas réparer des tissus sans anabolisme, donc sans hormones mâles. Toute régénération dépend de l’hormone mâle. L’excès d’estrogène favorise les cancers. » Manger bio c’est mangé cru, c’est manger vivant, si c’est cuit ce n’est plus bio. Un aliment oxydé est un aliment oxydant, donc un aliment qui encrasse l’organisme et le dévitalise, car il bouffe les réserves énergétiques en essayant de l’éliminer. Les aliments crus sont des anti-radicalaires. Recommandations : Attention à la maturité des bananes : une banane verte ou peu mûre contient une part importante d’amidon résistant. Comme son nom l’indique, cet amidon résiste aux enzymes de l’estomac et de l'intestin grêle : il n'est pas transformé en glucose et échappe ainsi à l'absorption. En atteignant le côlon intact, il agit comme une fibre prébiotique majeure qui nourrit sélectivement les bonnes bactéries du microbiote intestinal. Cependant, sur le plan de la digestibilité directe, un excès d'amidon cru ou non transformé peut ralentir le transit et s'avérer lourd à digérer chez les personnes aux intestins fragiles. À mesure que la banane mûrit (tachetée de brun : photo), cet amidon est enzymatiquement hydrolysé en sucres simples. Ces glucides facilement assimilables deviennent alors un carburant direct et rapidement disponible pour l'énergie cellulaire et la vitalité des microzymas. Ses fibres douces continuent de nourrir la précieuse flore intestinale sans surcharger le système digestif. L’excès de féculents peut finir par nourrir des bactéries productrices d’endotoxine dans l’intestin, cette endotoxine est un puissant poison mitochondrial. Consommons-en connaisseurs et en pleine conscience. Limitons quotidiennement notre consommation de céréales et d'amidons à maximum deux prises en quantité modérée, ou pas du tout certains jours, mais pas 4 ou 5 fois par jour !!! Privilégions une qualité biologique, semi-complète, tout en respectant les bonnes associations alimentaires. Si nous avons du mal à nous passer de pain et lorsque notre état de santé le permet, nous pouvons occasionnellement manger un peu de pain, mais pas n’importe lequel… 5 critères : Petit épeautre (ancienne céréale, en mono-farine), il contient 4 fois plus de lutéine (antioxydant) que le blé et 3 fois moins de gluten. Semi-complet (limitation des anti-nutriments et des fibres non solubles). Biologique. Au levain, par observations empiriques, de longues fermentations (bactéries lactiques et levures) plus acides améliorent la digestibilité du pain. Il y a un travail de prédigestion opéré par les micro-organismes vivants. Le levain réduit de 97% le taux de phytates contenu dans la farine. Pas de pain multicéréales (indigeste). Les coordonnées bioélectroniques de ce type de pain à l’ancienne sont totalement différentes des pains conventionnels à la levure : Pain blanc levure : rH2 = 29 – pH = 5,7. Pain bio complet levain : rH2 = 12 – pH = 6,5. Alternatives : les légumes racines, les courges et autres aliments de compromis : Pas idéaux car ils contiennent de l'amidon, mais peuvent être consommés sous nos latitudes plus froides pendant l’hiver en quantité raisonnable, avec une cuisson à la vapeur douce. Ils remplacent avantageusement les céréales et ne contiennent pas de gluten. 1. Pomme de terre 2. Patate douce 3. Igname 4. Oca du Pérou 5. Carotte 6. Céleri rave 7. Panais 8. Crosne 9. Salsifis 10. Navet 11. Rutabaga 12. Topinambour 13. Manioc (tapioca) 14. Châtaignes 15. Courges : butternut, potiron, potimarron, courgette, etc. 16. Quinoa à faire tremper avant cuisson 17. Amarante 18. Compote de pomme Banane plantain Sarrasin Betteraves rouges Citations : « Les parents qui persistent à donner aux bébés et aux petits enfants des sucreries, gâteaux et autres féculents, ainsi que des boissons sucrées, ne sont sûrement pas conscients du crime qu’ils commettent contre l’enfant et contre la nature. La recrudescence terrible et consternante du diabète chez les enfants de tous âges devrait assurément leur servir de leçon. La majorité des aliments dont on vante les mérites, en particulier les amidons et les farineux, font merveille pour accélérer le vieillissement et contribuent à raccourcir la vie. Alors, apprenez à distinguer le vrai du faux. » - Dr. Norman Walker “Les amidons concentrés fatiguent le cœur et les voies respiratoires, ils représentent un facteur de vieillissement.” - Pr. Désiré Mérien “Le foie humain est équipé et conçu pour digérer les fruits. Il ne peut pas digérer totalement et complètement tous les sucres lents. Chaque indigestion de sucres lents laisse des mucosités, des viscosités et des glaires qui vont passer dans la lymphe. Chaque fois que nos cellules baignent dans cette ‘colle’ (les résidus visqueux) elles sont ralenties avec ces résidus de tous les sucres lents qu’on a si bien conseillé aux sportifs… Les sucres lents sont morts et n’ont pas d’énergie. L’homme va chercher des stimulants pour contrebalancer les effets de ces ralentissements humoraux et la perte d’énergie de cette digestion fastidieuse.” - Irène Grosjean, Dr. en naturopathie « Les céréales, même complètes, sont les viscosants n° 1 de nos humeurs. La surcharge en farineux (céréales complètes ou non) entraine une augmentation des fermentescences intestinales, point de départ des infections. » - Robert Masson « Les consommateurs mangent, sans s’en douter, un produit inférieur. Et dans tous les pays où le pain est une partie essentielle de l’alimentation, les populations dégénères. » - Dr. Alexis Carrel « Malheureusement, dans de nombreuses cultures, les gens sont habitués à manger du riz et du pain tous les jours, et même deux fois par jour. Il peut être difficile de modifier vos habitudes, mais il est vital pour votre santé que vous le fassiez. » - Dr. Shafiq Qaadri « La maladie la plus répandue dans le monde c’est la carie dentaire et malheureusement nous n’en connaissions pas la cause jusqu’à ce que l’on aille visiter les peuples primitifs pour découvrir comment ils prévenaient les caries. Notre problème est que nous ajoutons trop de farine blanche et de sucre et nous ne consommons pas assez d’aliments riches en vitamines et minéraux. » - Weston Price « De nombreuses maladies résultent de la consommation de blé : maladie cœliaque – une affection intestinale grave liée au gluten -, troubles neurologiques, diabète, cardiopathie, arthrite, éruptions cutanées singulières, délire schizophrénique, etc. » - Dr. William Davis « La plupart des céréales destinées aux enfants sont pires que des bonbons, plus grasses et avec un index glycémique supérieur. » - Sylvain Duval, biologiste et nutritionniste « Une protéine spécifique du gluten est la gliadine, dont la consommation stimule la sécrétion de zonuline par la muqueuse intestinale. Cette protéine humaine découverte par Alessio Fasano en 2000 est responsable de l'ouverture des jonctions serrées entre les entérocytes conduisant à une fuite intestinale ou perméabilité intestinale. » - Dr. Georges Mouton « Les personnes dont le régime alimentaire est surtout basé sur les céréales, les légumineuses et les produits laitiers risquent de souffrir de carences en nutriments. Plus important encore, ces aliments endommagent la paroi intestinale et favorisent la prolifération des bactéries et des levures dans l’intestin grêle. Sachez-le une fois pour toutes : ces aliments n’ont pas leur place dans votre assiette ! » - Dr. Sarah Ballantyne « Aujourd’hui, le blé est vraiment le produit le plus toxique qui soit. » - Marion Kaplan, naturopathe « Les taux de testostérone chez une femme et un homme qui mangent des céréales complètes peuvent chuter de 20 à 40%, un vrai gaspillage. » - Dr. Thierry Hertoghe « Pour réduire la faim dans le monde et augmenter les rendements, les agronomes ont profondément modifié les gènes du blé. Ils ont donné naissance à des variétés monstrueuses, des “Frankenblés”. Conséquence : ces blés modernes sont bien plus riches en gluten que les variétés ancestrales et sont devenus toxiques. […] Plus grave encore, chez les personnes prédisposées génétiquement, le gluten fait office de détonateur de maladies auto-immunes. » - Julien Venesson Articles complémentaires : Les glucides Les aliments mucogènes Les céréales et leur rôle dans l'inflammation L'alimentation paléo Les anti-nutriments Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir

  • L'homocystéine et les vitamines B6, B9, B12

    Article de physiologie Un marqueur silencieux qui influence notre cœur, notre cerveau et notre longévité. Comprendre les causes, les risques et les solutions naturelles d’un taux d’homocystéine élevé. Description : L’homocystéine est un acide aminé soufré produit naturellement lors du métabolisme de la méthionine, un acide aminé apporté principalement par les protéines alimentaires. À première vue, l’homocystéine n’est ni bonne ni mauvaise. Elle constitue simplement une étape intermédiaire d’un cycle biochimique fondamental appelé cycle de méthylation. La méthylation est l’un des processus les plus importants de l’organisme. Elle intervient dans des milliers de réactions chaque seconde : production des neurotransmetteurs ; détoxification hépatique ; régulation hormonale ; réparation de l’ADN ; synthèse de la mélatonine ; expression génétique ; renouvellement cellulaire. Lorsque ce mécanisme fonctionne correctement, l’homocystéine est rapidement recyclée en méthionine ou transformée en cystéine. En revanche, lorsqu'il existe un déficit nutritionnel, une inflammation chronique, un stress oxydatif important ou certaines prédispositions génétiques, l’homocystéine s’accumule dans le sang. On parle alors d’hyperhomocystéinémie, un marqueur de risque désormais largement étudié en médecine fonctionnelle et en prévention cardiovasculaire. Plusieurs travaux scientifiques associent une élévation de l’homocystéine à une augmentation du stress oxydatif, de l’inflammation vasculaire et du risque cardiovasculaire. Symptômes : Une homocystéine élevée ne provoque généralement aucun symptôme spécifique. C’est pourquoi elle est souvent qualifiée de « marqueur silencieux ». Cependant, les troubles suivants peuvent orienter vers un dysfonctionnement de la méthylation : Sur le plan neurologique Brouillard cérébral Difficultés de concentration Troubles de la mémoire Fatigue mentale Irritabilité Anxiété Humeur dépressive Troubles du sommeil Sur le plan cardiovasculaire Hypertension artérielle Mauvaise récupération à l’effort Risque accru d’athérosclérose Fragilité vasculaire Sur le plan hormonal Chez la femme : Syndrome prémenstruel marqué Règles abondantes Endométriose Dominance œstrogénique Sur le plan hépatique Sensibilité accrue à l’alcool Mauvaise tolérance au café Difficultés de détoxification Stéatose hépatique non alcoolique Causes : L’augmentation de l’homocystéine peut être favorisée par plusieurs facteurs : Déficits nutritionnels Les plus fréquents concernent : Vitamine B9 (folates) Vitamine B12 Vitamine B6 Zinc Magnésium Ces nutriments sont indispensables aux enzymes qui recyclent l’homocystéine. Variants génétiques Certaines variations du gène MTHFR diminuent la capacité de l’organisme à activer les folates et à assurer une méthylation optimale. Inflammation digestive Une dysbiose, une hyperperméabilité intestinale ou une inflammation chronique peuvent réduire l’absorption des vitamines du groupe B. Alimentation déséquilibrée Une consommation excessive : de viande rouge, d’abats, de charcuteries, de fromages, augmente l’apport en méthionine et peut favoriser la production d’homocystéine lorsque les capacités de recyclage sont insuffisantes. Autres facteurs Hypothyroïdie Tabagisme Stress chronique Consommation excessive d’alcool Vieillissement Certains médicaments (IPP, metformine, contraceptifs hormonaux) Le saviez-vous ? Le cerveau consomme près de 20 % de l’énergie totale de l’organisme alors qu’il ne représente qu’environ 2 % du poids corporel. Or, la fabrication de nombreux neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline, mélatonine) dépend directement de réactions de méthylation. Une élévation chronique de l’homocystéine a été associée à un risque accru de déclin cognitif et de maladies neurodégénératives dans plusieurs études observationnelles. Autre fait remarquable : la mélatonine, l’hormone qui régule notre sommeil, nécessite également des réactions de méthylation pour être produite efficacement. Un faible taux de testostérone est souvent associé à une homocystéine plus élevée. Plusieurs études observationnelles ont montré que les hommes présentant un déficit androgénique (hypogonadisme) ont tendance à présenter des taux d'homocystéine plus élevés que ceux ayant des taux de testostérone normaux. Une homocystéine élevée peut nuire à la production hormonale. Biologie fonctionnelle : L’homocystéine : un biomarqueur précieux Les laboratoires conventionnels considèrent souvent comme normales des valeurs pouvant aller jusqu’à 15 µmol/L. En médecine fonctionnelle et en micronutrition, l’objectif est différent : rechercher une physiologie optimale. Valeurs généralement recherchées Idéal : 6 à 8 µmol/L Surveillance : 8 à 10 µmol/L Vigilance : > 10 µmol/L Risque accru : > 12 µmol/L Une élévation persistante peut traduire : un déficit en vitamines B ; une inflammation chronique ; un trouble digestif ; un dysfonctionnement hépatique ; une hypothyroïdie ; une altération de la méthylation. Folates érythrocytaires (vitamine B9) Objectif fonctionnel optimal : 500 à 700 µg/L Les folates participent : à la synthèse de l’ADN ; au renouvellement cellulaire ; à la fabrication des globules rouges ; à l’équilibre psychique ; au nettoyage des toxines ; à la synthèse des neurotransmetteurs ; à la méthylation. Un déficit chronique est associé à : une augmentation du risque de troubles cognitifs et de déclin neurologique ; une augmentation de l’homocystéine ; de l'anémie mégaloblastique ; une irritabilité, de l'anxiété et des sautes d'humeur ; du brouillard cérébral ; des troubles digestifs ; une inflammation de la langue (glossite) ; des aphtes fréquents et des ulcérations buccales ; une chute de cheveux précoce ou des cheveux cassants, ternes ; des ongles fragiles qui se dédoublent ; une mauvaise cicatrisation de la peau. Le folate constitue également une source essentielle de groupements méthyle nécessaires aux réactions épigénétiques. Une élévation inhabituelle de la B9 peut parfois orienter vers certaines dysbioses coliques avec prolifération bactérienne. Vitamine B12 Objectif fonctionnel souvent recherché : B12 totale : 700 à 800 ng/L Sportifs de haut niveau : parfois 1 000 à 1 200 ng/L B12 active : 140 à 180 pmol/L La vitamine B12 est indispensable : à la fabrication des globules rouges ; à la protection du système nerveux ; à la production énergétique et au fonctionnement des mitochondries ; à la détoxification ; au recyclage de l’homocystéine ; aux fonctions cognitives ; à la synthèse des neurotransmetteurs. Une insuffisance en vitamine B12 est associée à : une augmentation de l’homocystéine ; un risque accru de troubles neurologiques et cognitifs ; du brouillard cérébral ; de la fatigue chronique ; une baisse de production des neurotransmetteurs ; une baisse de la production d’ATP ; une faiblesse immunitaire. Chez les personnes omnivores, un taux insuffisant de B12 peut parfois refléter une inflammation digestive, une hypochlorhydrie ou une hyperperméabilité intestinale. Vitamine B6 Souvent oubliée, la vitamine B6 joue pourtant un rôle majeur. Sous sa forme active (P5P), elle permet la transformation de l’homocystéine en cystéine via la voie dite de transsulfuration. Objectif fonctionnel optimal du pyridoxal-5-phosphate (PLP) : 60 à 80 nmol/L. Elle participe également : à la synthèse de la sérotonine & de GABA ; à la production de dopamine ; au métabolisme énergétique ; à l’immunité ; à la production des lymphocytes ; à la synthèse des anticorps ; à la régulation de l'inflammation ; à la fabrication de l’hémoglobine. La vitamine B6 agit comme cofacteur de nombreuses enzymes impliquées dans le métabolisme des acides aminés et la conversion de l’homocystéine en cystéine. La vitamine B6 est un acteur majeur de la méthylation, de la détoxification et de l'équilibre nerveux. Une insuffisance peut favoriser l'élévation de l'homocystéine, les troubles cardiovasculaires, la fatigue, l'anxiété, les déséquilibres hormonaux et une diminution des capacités cognitives. Elle agit en synergie avec les vitamines B9 et B12 pour protéger le cerveau, le cœur et le système nerveux. Une insuffisance en vitamine B6 est associée à : Fatigue physique et mentale ; irritabilité ; anxiété ; humeur dépressive ; troubles de la concentration ; brouillard cérébral ; troubles du sommeil ; neuropathies périphériques (fourmillements, engourdissements) ; élévation de l'homocystéine ; augmentation du stress oxydatif ; risque cardiovasculaire accru ; hypertension artérielle ; athérosclérose ; maladies cardiovasculaires ; inflammation vasculaire ; baisse d'énergie ; diminution des performances physiques ; récupération plus lente. Tableau récapitulatif : Marqueur Zone fonctionnelle recherchée Homocystéine 6-8 µmol/L B9 érythrocytaire 500-700 µg/L B12 totale 700-800 ng/L B12 active 140-180 pmol/L B6 (PLP) 50-100 nmol/L Solutions : 1. Optimiser les vitamines B9 et B12 Ce sont les deux piliers du recyclage de l’homocystéine. Les formes les plus biodisponibles sont généralement : Méthylfolate (5-MTHF) pour la B9 Méthylcobalamine pour la B12 Particulièrement chez les personnes présentant un polymorphisme MTHFR. 2. Renforcer les cofacteurs Les réactions de méthylation nécessitent également : Magnésium Zinc Vitamine B6 active (P5P) Sans eux, les réactions enzymatiques perdent en efficacité. 3. Consommer davantage de donneurs de méthyle Choline Sources alimentaires : Jaune d’œuf Foie Abats Poissons La choline participe à la santé : cérébrale ; hépatique ; cardiovasculaire. Bétaïne (TMG) Présente notamment dans : la betterave ; le quinoa ; les épinards. La TMG constitue un puissant donneur de groupements méthyle. 4. Soutenir le microbiote Un microbiote équilibré améliore : l’absorption des vitamines B ; l’intégrité intestinale ; la régulation inflammatoire. 5. Réduire les facteurs aggravants Tabac Alcool excessif Stress chronique Sédentarité Excès de protéines animales 6. Réaliser un bilan fonctionnel complet En pratique, il est souvent pertinent d’évaluer simultanément : Homocystéine B9 B12 totale B12 active (holotranscobalamine) Ferritine Zinc Magnésium Fonction thyroïdienne (TSH, T3, T4, anti-TPO) Marqueurs inflammatoires dont CRP-US Conclusion : L’homocystéine constitue aujourd’hui l’un des biomarqueurs les plus intéressants en prévention fonctionnelle. Lorsqu’elle s’élève, elle révèle souvent un déséquilibre plus profond impliquant la méthylation, les vitamines du groupe B, l’état digestif, l’inflammation ou encore la fonction thyroïdienne. La bonne nouvelle est qu’une prise en charge nutritionnelle adaptée permet généralement d’agir efficacement sur ce terrain : optimisation des vitamines B6, B9, B12, de la thyroïde (T3) et de la testostérone, amélioration de l’alimentation, soutien du microbiote, apport en choline et en bétaïne, correction des carences et réduction de l’inflammation. Plutôt que de considérer uniquement le cholestérol ou la pression artérielle, l’évaluation de l’homocystéine offre une vision plus globale de la santé cardiovasculaire, neurologique et métabolique. Citations : « L’homocystéine est un facteur de risque cardiovasculaire modifiable qui mérite une attention particulière en prévention. » - Dr. Kilmer McCully, pionnier des recherches sur l’homocystéine « Les vitamines B participent à la régulation du métabolisme de l’homocystéine et à la préservation de la santé cérébrale. » - Prof. David Smith, Université d’Oxford « La méthylation est l’un des mécanismes biochimiques les plus fondamentaux de la physiologie humaine. » - Dr Ben Lynch, spécialiste de la génétique nutritionnelle Références scientifiques : Crider KS et al. Folate and DNA methylation: a review of molecular mechanisms and the evidence for folate's role. Advances in Nutrition, 2012. Health Quality Ontario. Vitamin B12 and Cognitive Function: An Evidence-Based Analysis. 2013. Markun S et al. Effects of Vitamin B12 Supplementation on Cognitive Function, Depressive Symptoms, and Fatigue. 2021. Institute of Medicine. Dietary Reference Intakes: Vitamin B6, Folate, Vitamin B12 and Choline.

  • Le tremblement essentiel

    Approche naturopathique et fonctionnelle Description : Le tremblement essentiel est une affection neurologique chronique et progressive, caractérisée par des secousses rythmiques, involontaires et persistantes, le plus souvent localisées au niveau des mains. Il apparaît principalement lors du mouvement (tremblement d’action) : écriture, prise des repas, utilisation d’outils, gestes fins du quotidien. Contrairement à d’autres pathologies neurologiques, le tremblement essentiel s’atténue au repos et s’intensifie avec l’effort, le stress ou la fatigue. En France, on estime que plus de 300.000 personnes sont concernées. Il s’agit de la forme la plus fréquente de tremblement, encore trop souvent confondue avec la maladie de Parkinson, alors que les mécanismes sont différents. D’un point de vue naturopathique et fonctionnel, le tremblement essentiel peut être considéré comme l’expression d’un déséquilibre du système nerveux autonome, parfois qualifié de dystonie neuro-végétative. Un tremblement persistant, sans cause clairement identifiée, peut révéler une souffrance nerveuse silencieuse, entretenue par : des carences micronutritionnelles chroniques, une hyperexcitabilité neuronale, un déséquilibre des neurotransmetteurs, une fatigue surrénalienne (stress chronique, déficit en cortisol), une exposition répétée à des toxines neuro-irritantes. Avec l’âge, ces déséquilibres ont tendance à s’accentuer, expliquant l’aggravation progressive des symptômes. Bonne nouvelle : dans de nombreux cas, cette neuropathie est fonctionnelle, modulable et potentiellement évitable, à condition d’en identifier la cause racine suffisamment tôt. Le tremblement essentiel reste pourtant sous-diagnostiqué et minimisé dans sa dimension nutritionnelle. Facteurs aggravants : Le tremblement essentiel est fréquemment majoré par : le stress chronique et l’anxiété, le manque de sommeil, les stimulants (café, thé, excitants), l’alcool, certains médicaments, les carences en vitamines et minéraux. Solutions : 1. Réduire les toxines neuro-excitatrices Éviter autant que possible les poisons overtoniens, connus pour stimuler excessivement le système nerveux : alcool, café et excitants, glutamate monosodique (E621, GMS, sauce Maggi, chips, extrait de levure, arôme, protéines hydrolysées, caséinate de sodium, caséinate de calcium), pesticides, plusieurs études scientifiques suggèrent que l'exposition aux pesticides pourrait être impliquée dans le développement ou l'aggravation du tremblement essentiel, additifs alimentaires et aliments ultra-transformés. 2. Corriger les carences nutritionnelles La micronutrition est un pilier fondamental dans l’accompagnement du tremblement essentiel. Nutriments clés du système nerveux : Vitamines du groupe B, en particulier : B1 (thiamine) : conduction nerveuse, B6 : synthèse des neurotransmetteurs, B12 (méthylcobalamine) : protection et régénération nerveuse → Dose courante : 1.000 µg/jour. Vitamine D, associée à la vitamine K2, pour le soutien neuro-immun et musculaire. Magnésium, idéalement sous forme biodisponible, associé à la L-taurine, pour calmer l’hyperexcitabilité neuronale. L-glycine, acide aminé aux propriétés neuromodulatrices et relaxantes. Des études récentes montrent que la L-théanine peut atténuer l’excitabilité du cortex moteur, ce qui est directement lié à l’amplitude des tremblements. La L-théanine bloque physiquement l'accès au glutamate, empêchant une surexcitation des neurones. Dose : 200 à 400 mg/jour le soir au coucher. Oligothérapie : Manganèse / Cobalt, à jeun, pour le soutien du système neuro-végétatif. 3. Réguler le stress et le système autonome Le travail sur la cohérence cardiaque est un outil simple et puissant pour : apaiser le système nerveux sympathique, améliorer la variabilité cardiaque, réduire l’intensité des tremblements liés au stress. Phytothérapie complémentaire : l’ashwagandha + pois mascate. Biologie : Pour affiner la prise en charge, certains examens peuvent être pertinents : Vitamines D, B9, B12, Magnésium érythrocytaire (plus fiable que le magnésium sérique), Potassium, Homocystéine (marqueur de déficit en vitamines B), Acide méthylmalonique (spécifique de la B12), Bilan des neurotransmetteurs sur urines acides de 12h : GABA, sérotonine, dopamine, adrénaline, etc. Bilan surrénalien, notamment en cas de stress chronique ou de suspicion de déficit en cortisol. En résumé : Le tremblement essentiel n’est pas qu’un simple symptôme mécanique. Il est souvent le signal d’alarme d’un système nerveux fragilisé, carencé ou surmené. Une approche globale, individualisée et préventive permet, dans de nombreux cas, d’en réduire l’intensité, la progression et l’impact sur la qualité de vie. Citations : « Le cerveau dépend fortement des nutriments pour fonctionner correctement ; de simples carences peuvent altérer profondément la fonction neurologique. » - Dr. David Perlmutter « La santé est un état d’équilibre ; lorsque cet équilibre est perturbé, le corps exprime des symptômes. » - Dr. Andrew Weil

  • Infertilité, frigidité, impuissance

    Article naturo Infertilité / stérilité L’infertilité masculine est un problème de santé mondial, touchant 40 à 50% des couples dans le monde. Description : La stérilité est l’incapacité de procréer. C’est un dérèglement homéostasique du système reproducteur. En France, un couple sur quatre est touché par l’infertilité et un couple sur six pour la moyenne européenne. La qualité du sperme a baissé en moyenne de 30 % ces trente dernières années. La quantité de spermatozoïdes a baissé de plus de 50 % ces quarante dernières années en général dans le monde. Causes : Le petit bassin et les gonades sont congestionnés par les colles. C’est une affection principalement colloïdale. Le stress oxydatif est l’un des principaux facteurs contribuant à l’infertilité masculine. Intoxication (perturbateurs endocriniens, pollution, pesticides, alcool*, tabac, etc.) Carences, notamment en protéines. Psychosomatique. Varicocèle chez l'homme (varices des testicules). Age, obésité, anorexie. Maladie cœliaque. *À la suite d’études réalisées à la fois sur l’homme et sur l’animal, il a été démontré de manière concluante que l’abus d’alcool est responsable de l’impuissance, de la perte de libido et de l’atrophie testiculaire. Solutions : Suppression des aliments mucogènes et du gluten dans un premier temps. Suppression des poisons, des toxiques et des perturbateurs endocriniens. Drainage du trio émonctoriels : foie, vésicule, intestins à l’aide de purges et de plantes. Consommation de bons lipides : huile de germe de blé, etc. Alimentation biologique, physiologique, équilibrée et non carencée de type paléo. Diète, monodiète. Activité physique régulière (le sang et la lymphe doivent circuler, les déchets doivent être évacués, la condition physique améliorée). Ne pas porter de sous-vêtements collants qui surchauffent les testicules. Les spermatozoïdes n'aiment pas la chaleur. Bains Salmanov. Vérifier la concentration en iode urinaire : > 110 µg /L. Une carence en iode pourrait nuire à la fertilité. Compléments alimentaires : Vitamine C & E, zinc ou poudre de chair d'huitres. Pois mascate - mucuna pruriens. Sélénium (noix du Brésil). Coenzyme Q10. Taurine : effet protecteur contre les dommages toxiques causés au système reproducteur mâle par des substances exogènes (par exemple, les médicaments thérapeutiques, les polluants environnementaux, les radiations). N-acétylcystéine. Ashwagandha. Il faudra prévoir environ 4 mois de détoxification. Les 9 facteurs de la santé intégrale devront être respectés, ce sont les conditions de la guérison. Nous pouvons toujours nous faire la réflexion suivante : « Si je suis dans une période infertile, probablement que mon organisme n’est pas prêt pour la conception en ce moment. Je vais tout mettre en œuvre pour préparer mon terrain afin que tout se passe pour le mieux, au meilleur moment. Mes cellules connaissent mieux que quiconque ce qu’il faut faire et quand il faut le faire. » Ne contrarions donc pas la Nature, allons dans son sens, elle qui est infaillible, nous éviterons ainsi une éventuelle catastrophe… Frigidité, impuissance Description : La frigidité est une absence de désir et de plaisir sexuel. C’est la perte de la libido. L’impuissance est l’absence ou l’insuffisance d’érection. L’origine peut être physiologique ou psychologique. Causes : Hygiène de vie incorrecte. Toxémie. Enervation. Manque de repos et de sommeil. Stress, surmenage. Syndrome métabolique : hypertension, diabète, obésité. Hypothyroïdie. Perturbations psychologiques, traumatisme sexuel, etc. Lassitude ou non-attirance sexuelle du partenaire ou partenaire maladroit(e). Manque d’activité physique. Hémogliase (épaississement du sang dû aux aliments mucogènes). Alcool*, tabac. Médicaments dont Viagra**, neuroleptiques, antidépresseurs, somnifères, bêtabloquants, anti-hypertenseurs, drogues. Déséquilibre alimentaire et carences (végétalisme, anorexie, famine, régime, etc.) Soja en excès. Maladie cœliaque. Niveau sérique de testostérone trop bas. Niveau de sérotonine trop bas. Dysfonction mitochondriale. *L'impuissance est une conséquence courante de l'alcoolisme aigu, et l'atrophie testiculaire, l'infertilité et la diminution de la libido sont associées à l'alcoolisme dans 70 à 80 % des cas. **Pourquoi mettre le Viagra dans les causes de l’impuissance et de la frigidité ? Pourquoi crée-t-il une dépendance chez les utilisateurs ? Comment fonctionne cette bonne molécule chimique (Sildénafil) créé par le laboratoire Pfizer ? En avalant cette pilule bleue, nos niveaux sanguins d’oxyde nitrique (molécule toxique oxydante aux multiples effets secondaires graves) augmentent dans le sang, ce qui provoque une vasodilatation et nous obtenons l’érection. Cependant, dans le même temps, la testostérone baisse (également sous l’effet de l’oxyde nitrique), alors que pour avoir une bonne libido et une bonne érection, la testostérone doit être au plus haut niveau. La boucle est bouclée, plus on prend de Viagra plus la testostérone baisse et plus on a besoin de Viagra, un modèle commercial au top ! Nous pourrons nous faire aider par quelques béquilles de soutient phytothérapeutiques, mais la suppression des causes est le vrai remède. Solutions : Réduction drastique des aliments mucogènes. Suppression de l’alcool et des autres overtoniens. Repos et drainage du foie. Huile de germe de blé. Repas équilibrés avec suffisamment de protéines et de lipides. Réduction du stress, du surmenage, correction des troubles mentaux. Stimulation visuelle et mentale. Augmentation de l’énergie vitale. Bains dérivatifs. Bains Salmanov. Cohérence cardiaque. Attention aux fruits acides pour les personnes sous-vitales. Pour l'impuissance en particulier : muscler le périnée. Compléments alimentaires : Huitres fraîches (zinc) ou huitres sauvages du Portugal en gélule (P.O.P.) Iode. Bore. Vitamine C, E & A. Shilajit. Les farineux et le soja sont riches en phyto-estrogènes (hormones femelles), leur consommation régulière ou abusive, fait monter le taux des estrogènes, ce qui induit une baisse du taux de testostérone (hormone mâle anabolisante). Phytothérapie : La phytothérapie n’est pas la panacée, c’est une aide. Le Libitonique (mélange de plantes à prendre en tisane ou en teinture mère pour homme ou femme). L'ashwagandha. La racine d’ortie. La grande berce. La damiana. L’echinacea augustifolia. La sarriette (stimulation des surrénales et du tonus sexuel). La cannelle améliore le potentiel sexuel. Les plantes adaptogènes. Gemmothérapie : Homme & femme : chêne, séquoia, bouleau, romarin. Aromathérapie : Homme : bois de Siam, gingembre, thym à feuille de sarriette à saturéoïdes. Femme : ylang-ylang, sauge sclarée. Les thérapies naturelles et les plantes mentionnées sont réputées dans le traitement des cas exposés. Il ne faut pas prendre tout en même temps et n’importe comment. Consultez un thérapeute qui connait leur usage et qui peut vous suivre. Avant tout, supprimez la cause de vos troubles de santé. Citations : « La tension nerveuse est toujours un facteur d’aggravation des troubles fonctionnels et organiques. » - Dr. André Passebecq « Les pensées négatives et dissymétriques entrainent des dysfonctionnements organiques et des blocages, ainsi que la baisse de la force vitale. » - Pr. Grégoire Jauvais « La fertilité des hommes est en réalité en diminution, la qualité du sperme est en diminution depuis des décennies. Ce qu’on pense, c’est que c’est l’environnement qui est délétère. Les métaux lourds et autres qui sont en plus grand nombre dans notre environnement sont délétères et ont cet effet de diminution de la qualité du sperme. Il est possible que la vaccination accélère ce phénomène, mais ce phénomène existe. » - Pr. Christophe de Brouwer « Chez les fumeurs, la mobilité est inférieure, car des particules de toxines présentes dans les cigarettes viennent se fixer sur les spermatozoïdes, les rendant plus lourds et plus lents. » - Dr. Marine Guisset, gynécologue, spécialiste de la fertilité. « L’infertilité est étroitement liée à la qualité des apports alimentaires et micronutritionnels. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les hommes ayant une nourriture biologique ont deux fois plus de spermatozoïdes que les hommes ayant une nourriture industrielle. » - Robert Masson « Il faut voir toutes les hormones comme étant impliquées dans la libido. Elles doivent aussi être prisent en compte pour rétablir un taux physiologique satisfaisant de testostérone et en particulier les hormones de la thyroïde. » - Dr. Georges Mouton, médecine fonctionnelle Articles complémentaires : L’endométriose. Les règles douloureuses. Augmenter la testostérone.

  • Troubles de la mémoire et déclin cognitif

    Article naturo-hygiéniste Description : Le déclin cognitif est une préoccupation majeure chez les personnes âgées. Le risque de développer un déclin cognitif après 65 ans est estimé à 30-40 %. Au-delà de 50 ans, toute plainte se rapportant à la mémoire doit être explorée car elle peut être les prémices d’un déclin cognitif banal lié à l’âge ou d’une pathologie neurodégénérative dont la prise en charge précoce est essentielle afin d’éviter la dégénérescence et la perte d’autonomie. 50% des personnes présentant des troubles cognitifs légers développent une démence, le stade le plus grave du déclin, dans les 3 ans. Une approche holistique et naturelle, combinant alimentation équilibrée, mode de vie et supplémentation, est primordiale au maintien de la santé cognitive et de la qualité de vie des personnes âgées. Les personnes qui sont conscientes de leur perte de mémoire ne souffrent généralement pas de démence. Symptômes : Pertes de mémoire Oublis passagers Difficultés de concentration Difficultés d’apprentissage Changements d’humeur Causes : Déficits et carences alimentaires diverses : protéines, acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, fibres, etc. Excès de glucides alimentaires. Mode de vie toxique : tabagisme, alcoolisme, toxicomanie, pollution, alimentation raffinées et ultra-transformée. Médicaments : somnifères, antidépresseurs, anxiolytiques, antiépileptiques, codéine, morphine, statines, etc. Sédentarité. Stress oxydatif. Dysbiose intestinale. Manque d’activités et de stimulations cognitives : lecture, écriture, mots croisés, apprentissage d’une langue étrangère ou d’une discipline, etc. L’insomnie et les troubles du sommeil. Déficit en cholestérol. Déficit en prégnénolone. Déficit en testostérone, de faibles niveaux ont été associés au déclin cognitif. Déficit en neurotransmetteurs (acétylcholine, glutamate, dopamine, noradrénaline). Consommer de l'alcool de manière excessive a surtout un impact négatif sur la mémoire à court terme, mais aussi parfois sur la mémoire à long terme. Si cette consommation excessive n'est pas stoppée, elle conduira à une démence alcoolique. Des troubles de la mémoire à long terme apparaissent et les compétences intellectuelles se dégradent davantage. Troubles neurocognitifs après chirurgie cardiaque dans 30 à 80% des cas. Ces troubles sont transitoires et ne peuvent excéder à une année. La circulation extracorporelle augmente la fréquence de ces troubles jusqu'à six mois, mais non à deux et à cinq ans. Facteurs de risques : Hypertension Hypothyroïdie Diabète Obésité Dépression Isolement social Solutions : La suppression des causes et la correction de l’hygiène de vie. L’adoption d’une alimentation saine, équilibrée, mesurée et nutritive. La supplémentation nutritionnelle en acides gras, vitamines, minéraux, antioxydants, polyphénols, caroténoïdes et fibres est d’une importance cruciale pour la préservation de la santé cognitive. La pratique d’une activité physique régulière améliore la santé physique et cognitive. Le renforcement des contacts sociaux. Phytothérapie : Ail et extrait d’ail. Gingko biloba. Ashwagandha. Champignon crinière de lion : 250 mg par jour pendant 16 semaines. Bacopa monnieri. Gemmothérapie : complexe mémoire. Micro-Immunothérapie : LABO LIFE 2LMEM-SENIOR : soutien immunitaire dans les pathologies liées à la mémoire par le vieillissement. Nutrithérapie : Acides gras oméga-3. Minéraux : zinc, magnésium L-thréonate*, sélénium. Oligo-élément : bore, il joue un rôle dans l’amélioration des fonctions cognitives, les performances cérébrales et la mémoire à court terme chez les personnes âgées. Vitamines : A, B, C, D, E, K. Ces vitamines antioxydantes contribuent à la santé cérébrale et à la synthèse des neurotransmetteurs. La forme active de la vitamine A, l’acide rétinoïque, améliore la plasticité synaptique et la formation de la mémoire. Ses carences sont liées à des troubles cognitifs et neuropsychiatriques. Acides aminés : L-glycine, N-acétylcystéine, L-tyrosine et acétyl-L-carnitine. Créatine : Des études suggèrent qu'elle peut améliorer les fonctions cognitives, la mémoire et réduire la fatigue mentale. Alpha-GPC : précurseur de l'acétylcholine. Il améliore la fonction cérébrale et la communication entre les cellules nerveuses. Polyphénols : curcumine, resvératrol, quercétine, EGCG. Shilajit. Coenzyme Q10 : antioxydant essentiel pour qui soutient la respiration et les structures des mitochondries. Il protège les systèmes : cardiovasculaire, immunitaire, nerveux et musculaire. *Composé breveté à haute biodisponibilité capable d'améliorer la mémoire de travail, la mémoire à court et à long terme et l'apprentissage. Il traverse la barrière hémato-encéphalique. Ces éléments essentiels jouent des rôles variés et cruciaux dans le maintien et l'amélioration des fonctions cognitives. Leur combinaison offre des bienfaits neuroprotecteurs, améliorant la mémoire, l'attention et les fonctions cérébrales globales. Oligothérapie : Manganèse/cobalt. Précurseur hormonal : La prégnénolone (hormone de la mémoire et de la concentration) est une neurohormone. Elle remplit des fonctions hormonales dans l’organisme, comme précurseur de la DHEA, de la testostérone, des œstrogènes, de la progestérone et des corticosurrénales. Comme d’autres hormones, nos niveaux de prégnénolone diminuent avec l’âge. Mais celle-ci affecte également le système nerveux central. Il n’est donc pas surprenant qu’elle soit liée à la cognition, à la mémoire et à l’humeur. Divers : Bleu de méthylène : activation des mitochondries, amélioration de la mémoire. Remarques : Une supplémentation à long terme en acides gras oméga-3 peut réduire le risque de la maladie d’Alzheimer. Un apport alimentaire en acides gras oméga-3, en particulier en DHA, peut réduire le risque de démence ou de déclin cognitif. La supplémentation en vitamine B est associée à un ralentissement du déclin cognitif, en particulier dans les populations ayant bénéficié d'une intervention précoce et d'une intervention de longue durée. Les polyphénols, dont le resvératrol et la curcumine, constituent un groupe diversifié de composés aux puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, jouant un rôle important dans la préservation des fonctions cognitives au cours du vieillissement. Les flavonoïdes, présents dans les baies, le thé vert et le cacao, sont également essentiels à la santé cognitive. Le maintien de taux normaux de vitamine K peut également contribuer à la préservation de la mémoire chez les personnes âgées. De nombreuses études ont exploré le rôle des composantes et des habitudes alimentaires sur le déclin cognitif lié à l'âge, et de plus en plus de preuves montrent que les combinaisons d'aliments et de nutriments peuvent avoir des effets synergétiques allant au-delà de ceux attribuables à chaque aliment ou nutriment pris individuellement. Le saviez-vous ? Notre assiette influence directement la santé de notre cerveau. Une étude marquante de la Mayo Clinic a révélé qu'un régime trop riche en glucides (notamment raffinés et sucrés) pouvait augmenter le risque de troubles cognitifs de 89 %. À l'inverse, une alimentation riche en matières grasses de bonne qualité le réduirait de 44 %. Biologie : Prégnénolone. Profil des acides gras. Statut antioxydant : zinc, cuivre, sélénium, vitamines A, C, E, CoQ10, glutathion réduit, SOD, Anticorps anti-LDL oxydées. Vitamines B9, B12, D, phosphore. Hémoglobine glyquée (HbA1c) qui est très liée à la mémoire. Des études épidémiologiques ont démontré une association entre le diabète et un risque accru de déclin cognitif chez les personnes âgées. CRP-us. Coenzyme Q10. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse. Fonction surrénalienne. Fonction gonadique. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. Génotypage ApoE4 : associé à un déclin plus précoce et plus rapide de la mémoire et à un risque accru de maladie d'Alzheimer. N.B. La supplémentation alimentaire doit être impérativement individualisée en fonction des résultats biologiques. Citations : « Une récente méta-analyse révèle que les oméga-3 surpassent les médicaments pour contrer le déclin cognitif. » - Dr. Guillaume Fond, psychiatre « Plus l’hémoglobine glycosylée est haute, plus la mémoire se détériore. » - Dr. Georges Mouton « De plus en plus de preuves suggèrent que le maintien d'un niveau sain de graisse corporelle et d'un niveau accru de masse musculaire peut favoriser la santé de votre cerveau et ralentir le taux de vieillissement cognitif. » - Dr. Joseph Mercola Article complémentaire : La maladie d’Alzheimer Sources : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10447496/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34432056/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37050953/ https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10746024/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35659061/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36469335/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31333085/ https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17132744/ https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1279796008000247 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0197018620300991?via%3Dihub https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/troubles-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/sympt%C3%B4mes-des-maladies-du-cerveau-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re-et-des-nerfs/perte-de-m%C3%A9moire

  • La vitamine C

    Article santé / nutrition L’acide ascorbique a été décrit et isolé pour la première fois en 1928 par le biochimiste hongrois Albert Szent-Györgyi, lauréat du prix Nobel en 1937. La vitamine C ou acide L-ascorbique (E300) est une vitamine hydrosoluble qui intervient comme cofacteur dans environ 80 réactions enzymatiques responsables de processus biologiques importants. C’est : Un cofacteur dans la production de neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline et sérotonine). Un catalyseur et une hormone vitalisante pour les microzymas. Un des plus puissants antipoison, un antitoxique et un antioxydant majeur. Un antibiotique à large spectre à hautes doses. Un soutien non négligeable en cas de fatigue. Elle permet une meilleure absorption du fer et une meilleure élimination à long terme dans l'urine des métaux lourds, des pesticides et des polluants. Elle permet la synthèse du collagène et des globules rouges. Elle participe à la synthèse de la L-carnitine. Elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Elle régule la coagulation du sang (évite hémorragie et thrombose). Elle est efficace en cas de tuberculose et de coqueluche. Elle réduit l'inflammation et la douleur. Elle participe à la synthèse des hormones surrénaliennes. Elle prévient la cataracte - 500 mg / jour réduit de 90% le risque de la développer. Elle est nécessaire à la formation de la myéline par les cellules de Schwann. Comme la majorité d'entre nous le sait, la vitamine C est la molécule anti-scorbut, d’où son nom d’acide ascorbique. Les symptômes du scorbut apparaissent lorsque le taux sanguin d’acide ascorbique descend en dessous de 2 mg/L. L’être humain et les autres primates sont incapables de la synthétiser, seule la nourriture assurera son apport. Fragile, elle est détruite à 60 °C et se dégrade à la lumière naturelle. Chez les primates non humains en liberté qui ont une masse équivalente à celle de l’homme, les analyses nutritionnelles font état d'une consommation quotidienne de 2.000 à 8.000 mg par jour. Même avec une alimentation riche en fruits et en végétaux, nous avons du mal à atteindre ces niveaux de vitamine C. Si nous mangions de 4 à 5 kg de végétaux frais et biologiques par jour nous arriverions à peine à obtenir 1.000 mg. Ceci est dû à l’appauvrissement des sols, aux pesticides, à la cueillette précoce et au temps entre la cueillette et la consommation. Les aliments les plus riches en vitamine C pour 100 gr. : Acérola 1.667 mg Goyave 228 mg Cassis 180 mg Poivron 160 mg Persil 130 mg Kiwi 90 mg Litchi 70 mg Fraise 60 mg Choux 55-65 mg Citron 53 mg Le stress oxydatif que nous subissons actuellement devrait être compensé par de bonnes doses d’antioxydants, notamment d’acide ascorbique qui neutralise les radicaux libres en leur apportant des électrons. Par exemple, une seule cigarette sacrifie 25 mg de vit. C, ce qui diminue le taux plasmatique de vitamine C en moyenne de 25 à 50 %. ! Chaque stress double les besoins en vitamine C. Il existe plusieurs situations qui demandent un apport plus élevé : la chirurgie, les traumatismes, l'infarctus, la septicémie et les brûlures provoquent une diminution de la vitamine C dans le sang et, dans les blessures graves, la baisse peut être très prononcée. Les patients atteints de cancer ont souvent des taux plasmatiques de vitamine C plus faibles que les adultes en bonne santé. Pour que la vitamine C ait un impact thérapeutique sur le cancer, elle doit être administrée par voie intraveineuse. L'administration orale de vitamine C à fortes doses pourrait être efficace dans la prévention du cancer. L'acide ascorbique interagit avec des antioxydants à petites molécules, dont le tocophérol (vit. E), le glutathion et la thiorédoxine (enzyme), et peut également stimuler la biosynthèse et l'activation d'enzymes antioxydantes, telles que la superoxyde dismutase, la catalase ou la glutathion peroxydase. Il soutient également l'action d'autres antioxydants exogènes, principalement les polyphénols. Les recommandations officielles conseillent un apport quotidien qui se situe autour de 100 mg, ce qui est tout juste pour éviter le scorbut… En effet, pour toutes les vitamines a été établi l'apport minimum vital, ce n'est pas l'apport optimal. Purpura folliculaire du déficit en vitamine C "Les quantités, recommandées par l’industrie de la maladie, sont ridiculement faibles et sont le garant de leur inefficacité." - Pr. G. H. Crussol Pour toute supplémentation en vitamine C, il faut prendre la forme pure L-Ascorbique dextrogyre seule forme assimilable par l’organisme, c’est la forme 100 % active. Elle peut être associé à des bio flavonoïdes et/ou du sodium qui augmentent son absorption dans la dernière partie de l’intestin grêle au niveau de l’iléon. En effet, Les vitamines hydrosolubles (B1, B2, C et H) sont absorbées par un mécanisme de transport actif secondaire avec le Na+. Evitons certains additifs chimiques (à vérifier dans la liste des ingrédients), les effets toxiques des additifs annulent les bienfais de la vitamine C. Que la vitamine C soit naturelle ou qu'elle soit synthétisée (d'origine naturelle), dans les deux cas la molécule est totalement identique et utile pour l’organisme, sa biodisponibilité est élevée. Les taux plasmatiques augmentent jusqu'à une concentration plateau avec des doses d'environ 200 à 400 mg par jour. Des doses plus élevées n'augmentent les taux plasmatiques que de manière minime. Contrairement aux idées reçues, la vitamine C n'empêche pas de dormir ou de trouver le sommeil, bien au contraire ! 5 grammes au coucher dans un 1/2 verre = un bon dodo ! Ce n’est ni un stimulant ni un excitant. En cas d’insomnie, la prise de 2 ou 3 grammes au moment du coucher ou en cas d'un réveil intempestif pendant la nuit peut suffire à faire dormir. L’affirmation selon laquelle la vitamine C entrainerait l’apparition de calculs rénaux n’est que pure fiction. Elle possède de très bonnes coordonnées bioélectroniques (acides et réduites) : pH : 3 - rH2 : 17. La bioélectronique permet de confirmer l’intérêt considérable de la vitamine C pour éviter les stress, les pathologies et le vieillissement. Elle est acide et très réductrice c’est le type précis de substance agissant à la fois comme correcteur de pH et correcteur de rH2 sanguin. Chimiquement, la vitamine C est un donneur d'électrons et donc un agent réducteur, les électrons de l'ascorbate expliquent tous ses effets physiologiques connus. Les électrons de la vitamine C peuvent donc réduire les oxydants. N.B. Il n’y a pas de surdosage toxique connu avec la vitamine C, même jusqu’à 4 kilos par jour ! Elle est hydrosoluble et n’est donc pas stockée dans l’organisme, l’excédent éventuel est rejeté par les urines. Posologie : Les spécialistes de cette vitamine préconisent un apport quotidien situé entre 1 et 10 grammes par jour chez l'adulte sain. Les doses thérapeutiques, elles, se situent entre 20 et 500 grammes par jour selon l’intensité de la maladie. Avant et après intervention chirurgicale : perfusion de 30 à 50 gr. Il est recommandé de répartir la dose quotidienne sur la journée à la fin des repas. Les besoins varient en fonction de notre stress, de notre exposition aux toxiques, de nos blessures et de notre état de santé. Administration : Voie orale. Voie intramusculaire, préparation spécifique en ampoule stérile de 5 ml/1gr. Voie intraveineuse, préparation spécifique en ampoule stérile de 5 ml/1gr. Voir rectale, protocole et préparation spécifiques pour administration rectale. Indications : Ostéoporose (ostéoblastes + / ostéoclastes -) Fatigue Dépression Cystite Grippe, rhume Mucus, glaires (mucolytique) Pneumonie Infection Septicémie Diabète Rhumatismes Insuffisance rénale Troubles mentaux Anémie Allergie Chirurgie Douleur post-opératoire Douleurs Mal de dos Percée dentaire Constipation Coagulation sanguine Cholestérolémie Insomnie Affections cardiovasculaires, hypertension Goutte Retard scolaire AVC Intoxication, empoisonnement Intoxication aux métaux lourds (cadmium, mercure, plomb, etc.) Troubles hépatiques Vaccination Radiations ionisantes Œdème Plaies, escarres, cicatrisation Saignement des gencives Stérilité Grossesse Stress, chocs, traumatismes Tabagisme, alcoolisme Varices Hémorroïdes Faiblesse immunitaire Voyages pays chauds Maladies aigües, dégénératives et neurodégénératives Sport Zona, rougeole, poliomyélite Morsure venimeuse : 500 mg / kg de masse corporelle. Citations : « Les personnes ayant un taux de vit C bas, présentent 2 x plus de risque de cancer que les personnes ayant un taux de vitamine C élevé. C’est un puissant détoxifiant. J’en prends 10 à 12 gr. tous les jours depuis 25 ans. La vitamine C est un régulateur de l’organisme. » - Dr. Jean-Philippe Labreze (médecin et naturopathe). « Il y a des décennies que nous avons cessé d’utiliser les antiseptiques et les antibiotiques principalement à cause de leur très importante toxicité pour les remplacer par la vitamine C suivant un protocole de nutrition cellulaire localisée. Le nettoyage des plaies avec une solution de « C-Salts », le poudrage des plaies avec la poudre de « C-Salts » micronisée donne des résultats exceptionnels, y compris sur les brûlures. » - Dr. Corson & Dr. Crussol « Parmi les avantages, on peut noter : absence d’apparition de douleur post-opératoire, cicatrisation accélérée, absence de suites opératoires et d’infection. […] La vitamine C n’est dangereuse que pour l’industrie de la maladie dont elle diminue les bénéfices colossaux. » - Dr. Gilbert Henri Crussol « La vitamine C sous forme d'acide L-ascorbique est totalement assimilée quelle que soit la quantité ingérée. Il est FAUX et mensonger de dire que cette absorption est limitée. Elle permet de détoxifier l’organisme, de le réhydrater, de régénérer le foie et les principales fonctions vitales de l’organisme. Elle diminue – voire supprime – certaines douleurs… Elle a une action apaisante et il est donc conseillé d’éviter d’en prendre avant ou pendant que l’on conduit. La vitamine C liposomale est à mon avis une fumisterie qui n'a aucune activité réelle. Les besoins en vitamine C chez un adulte normal se situent entre 8 et 10 g par jour d’Acide L-Ascorbique.» - Dr. Alain Scohy « Après plus de 15 ans de recherche et d’observation personnelle, je peux affirmer catégoriquement qu’une dose élevée de vitamine C est un miracle clinique par rapport à l’ensemble de nos médicaments modernes. » - Dr. Thomas E. Lévy « Le singe et l’homme primitifs habitaient les Tropiques où la nourriture est très riche en vitamine C avec un apport de 12 grammes pour une ration alimentaire de 2.500 Kcal. » - Dr. Catherine Kousmine « Je recommande à chaque personne de prendre chaque jour, au moins 3 ou 4 grammes de vitamine C pour les adultes et des doses, adaptées à leur âge, pour les enfants. » - Linus Pauling, double Prix Nobel « La vitamine C agit de manière non enzymatique comme chélateur de toxiques, antioxydant neutralisateur de radicaux libres, régénérateur de la vitamine E et du glutathion, protecteur de la microcirculation capillaire… » - Dr. Jean-Paul Curtay Article complémentaire : Pourquoi ne pas complémenter en minéraux et oligo-éléments ?

  • La canitie

    Article de physio-biologie Comprendre et ralentir le blanchiment des cheveux Description : La canitie, ou dépigmentation des cheveux et des poils, correspond à une diminution progressive de la production de mélanine par les mélanocytes. Bien qu’elle soit généralement associée au vieillissement naturel, elle peut apparaître précocement sous l’influence de facteurs environnementaux, nutritionnels et physiologiques. En approche de naturopathie et micronutrition, l’objectif est double : Soutenir l’activité des mélanocytes, limiter le stress oxydatif responsable de l’accumulation de peroxyde d’hydrogène dans le follicule pileux, véritable « agent blanchissant » interne. Symptômes : Apparition progressive de cheveux blancs donnant un aspect gris Dépigmentation localisée ou diffuse Modification possible de la texture du cheveu (plus sec, plus fragile) Parfois associée à une chute de cheveux ou une perte de densité Causes : La canitie est multifactorielle : Vieillissement naturel Diminution de la production de mélanine Stress chronique et émotionnel Stress oxydatif accru Tabagisme Carences nutritionnelles (cuivre, vitamines B, fer…) Facteurs génétiques Le saviez-vous ? Il n’existe pas de poils et de cheveux gris, mais uniquement des blancs : ils sont en réalité dépourvus de pigment et reflète la lumière, ce qui leur donne cet aspect argenté. Plus étonnant encore : le follicule pileux produit naturellement du peroxyde d’hydrogène, et avec l’âge, l’organisme perd sa capacité à le neutraliser… ce qui « décolore » le cheveu de l’intérieur. La réversibilité des cheveux gris Les cheveux enregistrent l'histoire biologique et émotionnelle. L'équipe du Dr. Martin Picard de l’Université de Colombia a démontré scientifiquement que la décoloration des cheveux liée au stress psychologique est réversible. Lorsque le niveau de stress baisse de manière significative avant que le follicule ne soit endommagé de façon irréversible, le follicule pileux peut réallouer de l'énergie à la production de mélanine et retrouver sa couleur d'origine. Le stress psychologique est l'élément déclencheur analysé dans ses expériences, il agit sur les cheveux en provoquant une baisse d'énergie et un stress oxydatif au niveau des mitochondries du follicule pileux. Biologie fonctionnelle : La canitie est liée à plusieurs déséquilibres clés : Stress oxydatif : glutathion réduit et oxydé, SOD. Mitochondries : coenzyme Q10. Carences ou déficits : cuivre, zinc, magnésium érythrocytaire, fer, ferritine, sélénium, vitamines B9, B12 & D. Bilan surrénalien (stress chronique). Bilan thyroïdien : TSH, T3, T4. Les troubles thyroïdiens peuvent influencer la pigmentation et la qualité des cheveux. Inflammation de bas grade : CRP-US. Une approche globale consiste donc à restaurer l’équilibre oxydatif, nutritionnel et hormonal. Solutions : 1. Lutter contre le stress oxydatif C’est le levier principal. Catalase : aide à neutraliser le peroxyde d’hydrogène SOD (Superoxyde Dismutase) : protège les cellules contre les radicaux libres Sélénium et zinc : soutiennent les défenses antioxydantes En pratique : privilégier une alimentation riche en antioxydants (fruits rouges, baies, légumes colorés, thé vert). 2. Apporter les précurseurs de la mélanine La pigmentation dépend de nutriments spécifiques : L-tyrosine : acide aminé indispensable à la synthèse de la mélanine Cuivre : cofacteur essentiel de la tyrosinase Une carence en cuivre est fréquemment associée au blanchiment précoce. 3. Soutenir avec les vitamines du groupe B Indispensables à la santé capillaire : Vitamine B10 (PABA) : impliquée dans la pigmentation Vitamine B5 : soutient les surrénales et la résistance au stress Vitamines B9 et B12 : leur déficit est corrélé à la canitie précoce 4. Optimiser le terrain biologique Vérifier la ferritine (réserve en fer) Éviter les déséquilibres zinc/cuivre Soutenir la gestion du stress (respiration, sommeil, plantes adaptogènes) 5. Hygiène de vie globale Réduire le tabac Limiter les toxiques environnementaux Adopter une alimentation anti-inflammatoire type paléo Favoriser une bonne santé digestive (absorption des nutriments) 6. Conseils pratiques La repigmentation concerne surtout les cheveux en phase de repousse Un délai de 3 à 6 mois est généralement nécessaire pour observer des résultats Privilégier des compléments équilibrés selon la biologie individuelle Conclusion : La canitie est un processus naturel, mais son apparition précoce n’est pas une fatalité. En adoptant une approche globale intégrant micronutrition, gestion du stress et hygiène de vie, il est possible de ralentir significativement le blanchiment des cheveux. L’objectif n’est pas seulement esthétique : il s’agit aussi de révéler l’état de votre équilibre intérieur. Citations : « Le vieillissement est en grande partie la conséquence de dommages oxydatifs accumulés au niveau cellulaire. » - Denham Harman, biochimiste « Les carences micronutritionnelles silencieuses sont souvent à l’origine de troubles fonctionnels bien avant l’apparition de maladies. » - Didier Souccar « La santé des cheveux reflète l’état global de l’organisme et notamment l’équilibre nutritionnel. » - Patrick Holford, nutritionniste, nutrithérapeute

  • Les carences nutritionnelles

    Article de santé / nutrition Les carences et déficits nutritionnels représentent un problème sanitaire majeur à l’échelle planétaire. Elles peuvent concerner les macronutriments (lipides, glucides et protéines de qualités, fibres) ou les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, antioxydants et phytonutriments), mais encore les enzymes. Elles seraient responsables de plus de 20 % de la mortalité des enfants avant l’âge de 5 ans, selon l’OMS. Ces carences s’observent principalement dans les pays pauvres (famines, disettes), mais aussi dans les pays riches ayant pour causes principales une abondance de malbouffe et une mauvaise hygiène de vie. L’absence de carences est un des 9 facteurs de la santé intégrale. Notre santé, notre énergie, notre psychisme, notre métabolisme, notre immunité, notre squelette, nos glandes, nos organes, nos muscles et notre équilibre général (homéostasie) peuvent être gravement atteints par un défaut d’apport en nutriments. Selon une étude de juin 2023, les besoins en micronutriments essentiels en cas de maladie grave sont supérieurs à ceux des personnes en bonne santé et doivent être couverts pour soutenir l’immunité. Les célèbres maladies de carences graves : Le scorbut, manque de vitamine C. Le béribéri, manque de vitamine B1. La pellagre, manque de vitamine B3. L’anémie, manque de fer, de vitamine B12. Le goitre, le crétinisme, l'hypothyroïdie, manque d’iode. Le rachitisme, manque de vitamine D. Remarque : Les valeurs de référence des laboratoires d’analyses sont des valeurs statistiques qui représentent 95% des patients. Ce ne sont en rien des valeurs de santé optimales. Pour déterminer ces normes statistiques on prend un échantillon de la population dont 30 à 70% sont… malades, carencés. En médecine fonctionnelle et micronutritionnelle, les critères d'évaluation se basent sur des statuts biologiques optimaux (permettant un fonctionnement cellulaire et enzymatique idéal) plutôt que sur la simple prévention des maladies de carence sévère. Exemples : Vitamine B12 : les valeurs d'intervalle se situent généralement entre 189 et 883 ng/L. Les valeurs optimales : 700-800 ng/L ; 1.000-1.200 ng/L pour le sportif. Vitamine D (25-OH-D3) : les valeurs d'intervalle normales se situent généralement entre entre 30 et 100 ng/mL. Les valeurs optimales : 60-80 ng/mL ou 150-200 nmol/L. < 40 = faiblesse musculaire, perte de masse musculaire, baisse des défenses immunitaires, dépression chronique, mauvaise assimilation cellulaire de T3. Le déficit en vitamine D expose à des anomalies musculaires (myalgies, myopathies) chez tout le monde. Voici le panorama des déficits et carences des Français en médecine fonctionnelle/micronutritionnelle, structuré par catégories de micronutriments : 1. Minéraux et oligo-éléments Magnésium : 75 à 80 % de la population française présente des apports suboptimaux ou déficitaires. Le stress chronique (fuite urinaire du magnésium), l'appauvrissement des sols et le raffinage des aliments accentuent considérablement cette situation. Iode : 70 à 80 % de la population. L'exposition accrue aux halogènes concurrents (brome, chlore, fluor), associée à la baisse de consommation des produits marins sauvages et d'algues, rend la sous-optimisation en iode extrêmement répandue. Zinc : 80 à 90 %. Un statut fonctionnel suboptimal est quasi-généralisé en raison de la présence de phytates dans les céréales/légumineuses, du stress, de la pollution et d'une consommation insuffisante de fruits de mer / viandes de qualité. Sélénium : 70 à 75 %. Les sols européens étant pauvres en sélénium, la majorité de la population n'atteint pas le taux plasmatique optimal (> 120 µg/L) indispensable à une protection antioxydante (glutathion peroxydase) et au soutien de la conversion thyroïdienne T4 en T3. Fer (Ferritine suboptimale) : 30 à 50 % des femmes en âge de procréer (en médecine fonctionnelle, une ferritine idéale pour l'énergie et la thyroïde se situe entre 70 et 100 µg/L, bien au-delà du seuil minimal usuel de 15-20 µg/L). Silicium / Manganèse / Cuivre : 50 à 60 % de déficits fonctionnels liés au manque de végétaux frais, crus ou jus de légumes biologiques. 2. Vitamines liposolubles (A, D, E, K) Vitamine D : 90 à 95 % de la population sous l'angle fonctionnel. Les normes optimales visent une concentration sanguine entre 60 et 80 ng/mL, niveau rarement atteint sans exposition solaire régulière ou apports ciblés. Vitamine K2 (Menaquinone) : 85 à 90 %. Essentielle pour carboxyler l'ostéocalcine et la protéine MGP (orientation du calcium dans la matrice osseuse et non dans les artères), la K2 est largement sous-représentée dans l'alimentation occidentale moderne (pauvre en produits fermentés de type natto, graisses animales d'animaux élevés à l'herbe). Vitamine A (Rétinol actif) : 40 à 50 %. La conversion du bêta-carotène végétal en rétinol actif étant variable et souvent inefficace (hypothyroïdie, dysbiose, génétique), le statut en vraie vitamine A préformée est fréquemment insuffisant. 3. Vitamines hydrosolubles (groupe B et vitamine C) Vitamines du groupe B (B6, B9/folates, B12) : 70 à 80 % pour l'ensemble des vitamines B. Vitamine B6 : ~80 % de sous-optimisation (cofacteur indispensable de la synthèse des neurotransmetteurs et de la gestion du magnésium). Vitamine B9 (folates actifs) : 50 à 60 % (accentué par les mutations du gène MTHFR fréquentes dans la population, nécessitant des folates méthylés). Vitamine B12 : 40 à 50 % de déficits fonctionnels si l'on vise la valeur idéale de biologie fonctionnelle (> 700-800 pg/mL ou avec un acide méthylmalonique bas), très affectée par la baisse de l'acidité gastrique (hypochlorhydrie) et la malabsorption intestinale. Vitamine C : 50 à 60 % en sous-optimisation fonctionnelle (très éloignée du seuil de saturation cellulaire de 2 à 3 gr/jour requis en cas de stress, d'inflammation ou de charge toxique). 4. Acides gras essentiels (macro/micronutrition) Oméga-3 (DHA / EPA) : 90 à 95 %. Le rapport oméga-6 / oméga-3 de la population française est généralement compris entre 10:1 et 20:1, alors que l'équilibre optimal visé en médecine fonctionnelle est de 2:1 à 4:1 (indice Oméga-3 érythrocytaire > 8 %). Symptômes : Les carences peuvent également provoquer des dermatoses, ainsi que d’autres signes, tels que : maigreur, émaciation, alopécie, déformations et fragilisation des ongles, peau flétrie et/ou sèche, pâleur, fatigue, insomnie, frilosité, impuissance, baisse de la libido, aménorrhée, fonte & faiblesse musculaire, ligamentaire et immunitaire, rhumatismes, rendement sportif altéré, problèmes dentaires et gingivaux, dépression, sensibilité au stress, vertiges, maux de tête, crampes, inflammation, troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, infections à répétition, tuberculose, troubles hormonaux, hypothyroïdie, cicatrisation difficile, cécité, vieillissement accéléré, artériosclérose, dysbiose intestinale, baisse d’énergie vitale, etc. La leuconychie, l’apparition de points blancs sur les ongles signe une carence en zinc. La koïlonychie (ongles incurvés) est un des signes de carence en fer. Causes : Alimentation excessive en aliments mucogènes : les viscosités et l'inflammation se déposent sur la paroi des intestins. De ce fait, les micronutriments ne passent plus normalement dans le milieu intérieur. De plus, les aliments mucogènes sont de par leur nature et leurs transformations des aliments peu nutritifs. Alimentation excessive en aliments acidifiants : les acides déminéralisent l'organisme et conséquemment induisent une perte de minéraux. Alimentation excessive en aliments transformés, pauvres en micronutriments, en fibres, en enzymes et en antioxydants naturels. Troubles du comportement alimentaire : anorexie, boulimie, végétalisme, véganisme, macrobiotique, fruitarisme, régimes amaigrissants, surcuisson, alcoolisme, excès de café, de thé, de sodas, de sucre, etc. Troubles psychologiques : dépression, stress chronique, anxiété, etc. Troubles environnementaux : exposition insuffisante au soleil, pollution, toxiques, tabac. Activité physique élevée. Médicaments : antibiotiques, IPP, neuroleptiques, corticoïdes, pilule, laxatifs, etc. qui inhibent les micronutriments. Chirurgie bariatrique (opérations de l’estomac). Maladies inflammatoires chroniques des intestins : SIBO, coéliaque, Crohn, hyperperméabilité… En somme, toutes ces causes reviennent au final à un manque de nutriments (dénutrition) pour le fonctionnement normal des cellules. Il peut y avoir des carences d'apport ou d'assimilation ou d’absorption : A. Apport : nourriture à calories vides, pauvres en micronutriments, dénaturée, industrialisée, raffinée, transformée => Dénutrition. 80% des Français ne reçoivent pas les apports recommandés en zinc, magnésium, iode, vitamine B6 et D, et 90% d’entre eux ne reçoivent pas assez d’acides gras d’oméga-3 et -9. Solutions pour les carences d’apport : Adopter une alimentation saine, variée, équilibrée, naturelle de type paléo. Eliminer les produits inadaptés à notre système digestif. Eviter les céréales avec leur gluten, leurs lectines et leurs phytates (anti-nutriments). Exposer la peau régulièrement et suffisamment au soleil. Consommer : - Du plasma marin de Quinton. - Des jus de légumes. - Des fruits et des légumes frais et biologiques. - Suffisamment de protéines de bonne qualité et de haute valeur biologique. - De bons lipides. - Des aliments à hautes fréquences. - Des produits de la mer : algues, fruits de mer, poissons gras. Si nous décidons de prendre des compléments alimentaires, choisissons les avec leur totum (complets), organiques ou chélatés : poudre d’huitres, pollen, Quinton, algues, etc. Evitons les compléments de synthèse, isolés, inorganiques, non assimilables en particulier pour les minéraux et oligo-éléments. B. Malabsorption : Certaines maladies de carences ne proviennent pas d’un manque d’apport mais d’une incapacité d’absorber au niveau intestinal comme dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) ou lors de la formation de la plaque mucoïde sur les intestins due à une alimentation inadaptée : abus d’alcool, poivre, piment, gluten, manque de lubrification intestinale par déficit en acides gras dont oméga-3 et aux produits chimiques : fluor, pilule contraceptive, agents chélateurs, caféine, sodas (phosphore, sucre), phytates, etc. Exemple : on mange régulièrement de la viande et on se retrouve en déficit de vitamine B12 < 600 ng/mL, c'est qu'il y a mauvaise absorption intestinale. Soyons attentif aux troubles digestifs, ballonnements, flatulences, constipation, diarrhée, etc. qui sont des signes de fermento-putrescences et de disfonctionnement intestinal. Notons aussi que lors de l’absorption, un déficit en un micronutriment peut avoir des répercussions en chaîne sur les autres. (Voire : équilibre synergétique des minéraux). C. Assimilation/restitution : Il ne suffit pas d’absorber un micronutriment, celui-ci doit être transporté et pénétrer la cellule. Lors d’une intoxination et d’une congestion des humeurs, il y a incapacité d’assimiler ou d’utiliser les molécules nutrimentaires au niveau cellulaire par suite d’un encrassement humoro-cellulaire toxinique. C’est la carence morbide. Il y a défaut de restitution lorsque les capillaires sanguins qui amènent les nutriments sont congestionnés par les déchets et toxines et ne peuvent plus amener aux cellules. Les émonctoires : reins, poumons, foie, intestins et peau sont surchargés. Par exemple, un organisme anémique peut être rempli de fer, mais ce fer peut ne pas être utilisé par les cellules s'il y a toxémie. (Autopsies de P-V. Marchesseau). Un déficit enzymatique peut aussi être associé à un défaut d’assimilation. Les enzymes se trouvent dans l’alimentation vivante et sont détruits à partir d’une température de 45° C. Les personnes obèses sont souvent carencées du fait de leur mauvaise alimentation surchargée en calories vides, de la congestion de leurs humeurs et des leurs émonctoires. C’est une carence de surcharge. L’énergie nerveuse est nécessaire à l’élimination des toxines intercellulaires. Une détoxification suivie d’un jeûne qui, par la régénération des cellules intestinales et la décongestion des liquides intercellulaires, va permettre à l’organisme d’éliminer les toxines et accéder à l’assimilation. Il suffira ensuite d’adopter une alimentation saine, variée et équilibrée qui comblera les carences. Un bon sommeil et les facteurs associés à une bonne énergie vitale contribuent à une bonne assimilation. L’exercice physique, les massages, l’hydrothérapie et les bains (Salmanov), les diètes de fruits et de légumes et les jeûnes activent nos humeurs et rénovent le milieu cellulaire. N.B. Les carences entrainent la faim chronique, le grignotage et les excès alimentaires. Biologie : Statut en acides gras Statut antioxydant Equilibre hydrominéral (calcium, magnésium érythrocytaire, sodium, potassium, vitamine D) B9 et B12 Bilan lipidique Iodurie sur 24 heures Une aide précieuse qui analyse tous nos apports nutritionnels quotidiens, le site web : www.cronometer.com Citations : « L’agriculture et l’élevage intensifs, l’industrie alimentaire devraient être modifiés pour éviter de porter atteinte à la santé de l’homme. » – Robert Masson « Les aliments humains, même 100% spécifiques et naturels, les plantes médicinales, les plantes aromatiques et toute autre technique naturopathique ne guérissent rien ni personne. Ce ne sont que des aides, des aides qui aident à se guérir. La guérison vraie, lorsqu’elle se produit, est toujours causée par l’homéostasie de la force vitale libéré des surcharges toxiques et des carences nutritionnelles. » - Pr. Grégoire Jauvais « Il est clair que des apports ou des taux élevés en vitamines C, E et en caroténoïdes sont associés à des risques diminués de pathologies cardiovasculaires, de cancers, de cataracte, de dégénérescence maculaire, de baisse des défenses immunitaires et d’infections, et probablement de baisse des fonctions cognitives et de maladie de Parkinson. […] Pour certains micronutriments qui peuvent présenter des propriétés destructrices, comme le fer, il est possible que les valeurs optimales soient inférieures aux apports quotidiens recommandés. » - Dr. Jean-Paul Curtay « La maladie survient quand l’organisme est surchargé de déchets et de carences. » - Christopher Vasey « Pour moi, l’augmentation très importante du nombre de cas de maladies chroniques pourrait être expliquée par les carences en nutriments essentiels, par des déséquilibres hormonaux et par une exposition de plus en plus importante à des éléments toxiques. » - Dr. David Brownstein « Le plus frappant c’est souvent les carences des végétariens, des végans, même des flexitariens, ce sont des bilans catastrophiques. » - Bruno Mairet « Le manque flagrant de cholestérol nuit en outre au bon fonctionnement de la muqueuse intestinale et donc à sa capacité d’absorption des nutriments, en particulier des vitamines liposolubles (A, D, E & K), du coenzyme Q10 et de l’ensemble des acides gras insaturés ! » - Dr. Georges Mouton « Notre statut micronutritionnel est vraiment très important pour optimiser le fonctionnement de l’organisme. A contrario, quand on appauvri notre apport micronutritionnel, on fait le lit d’un certain nombre de maladies chroniques. » - Dr. Ludovic Rondini « De nombreuses personnes ne consomment pas suffisamment d'acides gras oméga 3, de vitamine A, de vitamine E, d'iode et de matières grasses saturées provenant du beurre et des produits d'origine animale. » - Dr. Joseph Mercola « Une carence en protéines affaibli le système immunitaire. En effet, la production d’anticorps et de cellules immunitaires baisse, entraînant une fragilité accrue aux maladies infectieuses. » - Pr. Jean-Charles Presier « Combler nos déficits et nos carences nutritionnelles, c’est apporter à nos cellules les ressources nécessaires pour le fonctionnement normal de notre corps physique et psychique. » - Malo Naturo Articles complémentaires : L’hyponatrémie Les signes de déminéralisation et l’anémie La vitamine C La chlorophylle Le plasma marin de Quinton Les protéines Les lipides Le café Quelques règles alimentaires basiques Pourquoi ne pas complémenter en minéraux et oligo-éléments ? Les 9 facteurs de la santé intégrale Le silicium organique L'alimentation paléo

  • Le syndrome des jambes sans repos

    Article naturopathique Description et symptômes : Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un trouble neurologique fonctionnel encore trop souvent banalisé, alors qu’il peut altérer profondément la qualité de vie et le sommeil. Le SJSR se caractérise par : Un besoin irrépressible de bouger les jambes, souvent accompagné de sensations désagréables (fourmillements, tiraillements, picotements). Des symptômes présents ou aggravés au repos, notamment en position assise ou allongée. Une amélioration nette par le mouvement. Une intensification des troubles en fin de journée, le soir ou la nuit, perturbant l’endormissement et le sommeil profond. Approche naturopathique et fonctionnelle En naturopathie et en nutrithérapie, le SJSR est abordé comme un déséquilibre multifactoriel, impliquant le système nerveux, la micronutrition, la sphère digestive et le métabolisme de la dopamine. Les objectifs sont de : Soutenir la production de dopamine Corriger les carences micronutritionnelles Améliorer la circulation sanguine Réduire l’inflammation de bas grade Apaiser le système nerveux Le rôle clé de la dopamine et du fer Dans près de 15 % des cas, une ferritine basse (< 60 µg/L) est impliquée dans le SJSR. Pourquoi ? Le fer est un cofacteur indispensable à la transformation de la L-tyrosine en dopamine. Sans fer suffisant, la synthèse dopaminergique est altérée, même si l’apport en L-tyrosine est correct. C’est pourquoi les traitements allopathiques symptomatiques (benzodiazépines type Rivotril, antidépresseurs ou agonistes dopaminergiques) sont souvent peu efficaces à long terme, voire délétères, car ils ne corrigent pas la cause. Causes : Déficit en dopamine Carences ou déficits en : Fer Magnésium Cuivre Vitamines B (B6, B9, B12), C et D L-tyrosine Déséquilibre intestinal (dysbiose) Absence de protéines au premier repas de la journée Anti-nutriments : gluten, lectines. Stress chronique et hyperactivité du système nerveux sympathique Inflammation de bas grade chronique Le magnésium bisglycinate, particulièrement bien toléré, est un allié précieux pour réduire les contractions musculaires et l’hyperexcitabilité neuromusculaire. Le saviez-vous ? Le syndrome des jambes sans repos est étroitement lié au rythme circadien de la dopamine : sa production chute naturellement le soir et la nuit, ce qui explique l’aggravation des symptômes à ces moments-là. Fait surprenant, plus de la moitié de la dopamine est fabriquée dans l’intestin, et non dans le cerveau. Une dysbiose, une inflammation intestinale ou une hypothyroïdie peuvent donc suffire à déclencher ou entretenir le SJSR, même en l’absence de carence évidente sur les bilans classiques. Chez certains patients, le gluten et certains anti-nutriments (dont les lectines) peuvent contribuer indirectement au SJSR, surtout via l’axe intestin–inflammation–fer–dopamine. Le fer est indispensable à la tyrosine hydroxylase (enzyme clé de la synthèse de dopamine). Moins de fer biodisponible = dopamine moins efficace = symptômes majorés. Le gluten et les lectines peuvent agir comme facteurs aggravants via : inflammation intestinale malabsorption du fer altération de la synthèse dopaminergique Solutions : Hygiène de vie Éviter les stimulants après 16h (café, thé, nicotine, écrans). Pratiquer une activité physique douce et régulière : marche, vélo, étirements. Intégrer la cohérence cardiaque ou des techniques de respiration relaxante. Corriger l'alimentation Nutrithérapie L-tyrosine : → 500 mg le matin à jeun, → 500 mg le midi et le soir, 30 min avant les repas (précurseur direct de la dopamine) Magnésium chélaté : → 500 mg/jour + complexe de vitamines B Oméga-3 : → Aux repas du midi et du soir (effet anti-inflammatoire et neuroprotecteur) L-théanine : → 200 à 400 mg au coucher (relaxation nerveuse, amélioration du sommeil) Premier repas riche en protéines → Indispensable pour fournir les acides aminés nécessaires à la neurotransmission Fer, cuivre : si déficit avéré. Phytothérapie Mucuna pruriens (source naturelle de L-Dopa) Plantes apaisantes avant le repas du soir, associées à la L-tyrosine : Camomille Hamamélis Tilleul Valériane Une prise en charge digestive personnalisée (alimentation, microbiote, fonction thyroïdienne) est souvent indispensable pour des résultats durables. Biologie fonctionnelle : Bilan neurotransmetteurs (dopamine) Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, anticorps anti TPO Fer, ferritine, saturation de la transferrine Magnésium érythrocytaire Cuivre Vitamines B6, B9, B12, C, D CRP-US LBP Protéines totales Conclusion : Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une fatalité. Une approche globale, fonctionnelle et individualisée permet, dans la majorité des cas, de réduire significativement les symptômes, voire de les faire disparaître durablement. Citations : « La dopamine est synthétisée à 60 % dans l’intestin, notre deuxième cerveau. Il est donc essentiel de corriger la dysbiose intestinale, très souvent présente : gluten, lait de vache (lait pour les veaux), avoine (pour les ânes), édulcorants, hypothyroïdie… » - Dr. Stéphane Résimont « Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une maladie isolée, mais le signal d’un déséquilibre neuro-métabolique, souvent lié à une carence en fer fonctionnel, à une dysbiose intestinale et à une altération de la synthèse dopaminergique. Corriger le terrain permet bien souvent de faire disparaître les symptômes. » - Dr. James M. Greenblatt, psychiatre, pionnier de la psychiatrie fonctionnelle et de la nutrithérapie « L’état inflammatoire est une cause en soi du syndrome des jambes sans repos. » - Dr. Georges Mouton

  • L’hygiène de vie : la base d’une santé durable

    Article naturo-hygiéniste En naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, on évoque très souvent la nécessité de corriger son hygiène de vie pour assainir et équilibrer le terrain. Mais que signifie réellement cette notion ? Et pourquoi est-elle si fondamentale pour la santé ? Qu’entend-on par « hygiène de vie » ? Une bonne hygiène de vie correspond à l’ensemble des habitudes quotidiennes qui permettent de maintenir et d’optimiser la santé physique, mentale et émotionnelle. Elle ne se limite pas à l’absence de maladie : elle vise à soutenir les fonctions physiologiques, préserver l’énergie vitale et prévenir les déséquilibres biologiques. Dans l’approche naturopathique et fonctionnelle, l’objectif est simple : maintenir un terrain équilibré (en homéostasie), éviter l’accumulation de toxines (toxémie) et soutenir les capacités d’autorégulation de l’organisme. Lorsque ces paramètres sont perturbés — alimentation inadaptée, stress chronique, sédentarité, carences nutritionnelles ou exposition aux toxiques — les fonctions biologiques peuvent progressivement se dérégler. C’est souvent ainsi que s’installent les troubles fonctionnels, puis la maladie. Pourquoi corriger son hygiène de vie ? Parce que nos habitudes quotidiennes influencent directement : le métabolisme l’équilibre hormonal la qualité du microbiote intestinal la gestion de l’inflammation l’immunité la vitalité globale le vieillissement En médecine fonctionnelle comme en naturopathie, corriger les causes profondes des déséquilibres passe donc avant tout par l’optimisation de ces piliers de santé. L'hygiène de vie joue un rôle déterminant et constitue le levier le plus puissant pour ralentir ou accélérer notre vieillissement biologique. Les points clés d’une bonne hygiène de vie Bouger régulièrement La sédentarité est aujourd’hui considérée comme un facteur majeur de risque pour de nombreuses maladies chroniques. Une activité physique régulière et adaptée permet notamment : d’améliorer la sensibilité à l’insuline de soutenir la circulation sanguine et lymphatique de réguler le stress d’entretenir la masse musculaire et la mobilité La marche quotidienne, le renforcement musculaire, le yoga ou la natation sont d’excellentes bases. Adopter une alimentation saine et individualisée L’alimentation constitue l’un des piliers majeurs de l’hygiène de vie. Il s’agit de corriger les erreurs alimentaires et les déséquilibres nutritionnels, en privilégiant : des aliments bruts et peu transformés une alimentation riche en micronutriments de type paléo ou Seignalet un apport suffisant en protéines de qualité des bonnes graisses des fibres pour soutenir le microbiote La nutrithérapie et la médecine fonctionnelle insistent également sur l’importance d’individualiser l’alimentation en fonction du terrain, du tempérament naturopathique, du métabolisme, du génotype, et des besoins spécifiques de chacun. Corriger les déficits et les carences Les déséquilibres ne sont pas seulement nutritionnels. Ils peuvent aussi être : nutritionnels (vitamines, minéraux, acides gras) affectifs ou relationnels sociaux sexuels environnementaux Un terrain affaibli est souvent la conséquence d’un cumul de carences, de toxémie ou de stress physiologiques. Utiliser les bilans biologiques de prévention La médecine fonctionnelle met en avant l’intérêt des bilans biologiques approfondis pour identifier les déséquilibres précoces : inflammation de bas grade déficits micronutritionnels perturbations métaboliques troubles hormonaux Corriger ces anomalies en amont permet souvent d’éviter l’apparition de pathologies plus lourdes. Réduire le stress Le stress chronique perturbe profondément l’organisme : dérégulation du cortisol troubles du sommeil inflammation fatigue nerveuse affaiblissement de l’immunité Des pratiques comme la respiration consciente comme la cohérence cardiaque, la méditation, la marche en nature ou la relaxation sont de précieux alliés pour rééquilibrer le système nerveux. S’exposer à la lumière naturelle et à l’air frais La lumière du jour régule notre horloge biologique et participe à la synthèse de la vitamine D. Le contact régulier avec la nature favorise également la détente du système nerveux et améliore l’oxygénation de l’organisme. Retrouver un sommeil réparateur Le sommeil et le repos sont des piliers fondamentaux de la régénération. Pendant la nuit, le corps : répare les tissus régule les hormones consolide la mémoire soutient l’immunité Une hygiène de sommeil de qualité est donc indispensable. Réduire l’exposition aux toxiques L’environnement moderne expose l’organisme à de nombreuses substances potentiellement délétères : alcool et tabac excès de médicaments pesticides additifs alimentaires perturbateurs endocriniens polluants environnementaux champs électromagnétiques Limiter ces expositions permet de soulager les systèmes de détoxication du corps. Alléger la charge mentale Le désordre visuel et organisationnel peut contribuer à augmenter le stress et la fatigue mentale. Ranger son espace de vie ou de travail aide à clarifier l’esprit et améliorer la concentration. Prendre soin de son hygiène bucco-dentaire La santé bucco-dentaire joue un rôle souvent sous-estimé dans la santé globale. Les infections chroniques de la bouche peuvent favoriser l’inflammation systémique et impacter le microbiote. S’accorder du temps pour soi Prendre soin de soi fait pleinement partie de l’hygiène de vie. Quelques exemples : sauna ou hammam thermalisme massages sieste respiration consciente lecture moments de calme Ces pauses participent à la récupération physique et nerveuse. Le saviez-vous ? Le corps humain élimine chaque jour une grande quantité de déchets métaboliques grâce à ses organes d’élimination, appelés en naturopathie les émonctoires : foie, intestins, reins, peau et poumons. Lorsque l’hygiène de vie est insuffisante (alimentation déséquilibrée, manque de sommeil, stress, sédentarité), ces systèmes d’élimination peuvent être débordés. L’organisme accumule alors progressivement des toxines, ce que les hygiénistes appellent la toxémie, un terrain favorable au développement de nombreux troubles fonctionnels. Conclusion : Une bonne hygiène de vie n’est pas une contrainte, mais un choix conscient. En adoptant des habitudes favorables à la santé, nous soutenons l’énergie vitale du corps, renforçons notre capacité d’adaptation et contribuons à prévenir de nombreux déséquilibres. C’est la base même de l’approche naturopathique : prendre soin de son terrain pour préserver durablement sa santé. Citations : « La naturopathie est l’art de rester en bonne santé par le respect des lois naturelles de la vie. » - Pierre-Valentin Marchesseau « La santé ne s’achète pas dans une bouteille de médicament, elle se construit par un mode de vie conforme aux lois de la nature. » - Herbert M. Shelton « La maladie est la conséquence des fautes d’hygiène de vie accumulées. » - Paul Carton « La santé se trouve dans l’assiette bien plus souvent que dans la pharmacie. » - Catherine Kousmine Articles complémentaires : Les 9 facteurs de la santé intégrale L'énergie vitale L'alimentation paléo L'activité physique Notion d'hygiénisme

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