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"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- La maladie de Lyme
Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement La maladie de Lyme suscite beaucoup d’inquiétudes… et parfois beaucoup de confusion. Entre médiatisation excessive, surdiagnostics possibles et errance thérapeutique, il est essentiel d’adopter une approche lucide, scientifique et holistique. En naturopathie, nous ne cherchons pas uniquement à combattre une bactérie. Nous cherchons à comprendre le terrain, l’immunité, l’inflammation, la toxémie et l’équilibre global de l’organisme (homéostasie). Description : La maladie de Lyme est une infection bactérienne causée principalement par Borrelia burgdorferi, transmise par morsure de tique infectée. Contrairement à certaines affirmations alarmistes, il ne s’agit pas d’une “pandémie cachée”. La prévalence reste relativement limitée, et tous les individus piqués par une tique ne développent pas la maladie. Le facteur déterminant reste souvent la solidité du système immunitaire. Symptômes fréquents : Érythème migrant (rougeur circulaire autour de la piqûre) Fatigue intense Douleurs articulaires type arthrite Troubles neurologiques légers Brouillard mental Symptômes pouvant mimer une fibromyalgie ou une grippe Dans certains cas, des symptômes persistants peuvent apparaître malgré le traitement antibiotique initial. Eryhtème dû à une piqûre de tique Causes de la persistance de la bactérie dans l’organisme : La vision naturopathique : travailler le terrain Une infection chronique révèle souvent : Un système immunitaire affaibli Une inflammation de bas grade Une perméabilité intestinale Une surcharge toxémique (malbouffe, métaux lourds, toxiques, toxines, médicaments, rayonnement électromagnétique, etc.) Des carences micronutritionnelles L’approche fonctionnelle consiste donc à rééquilibrer l’organisme dans son ensemble, en complément d’un suivi médical adapté. Les saviez-vous ? Une cure antibiotique de trois semaines ne suffit qu’à une minorité de patients pour éradiquer complètement l’infection. De plus en plus de données suggèrent que l’antibiothérapie serait surtout efficace lorsqu’elle est initiée précocement, au stade initial de la maladie. Aux stades plus avancés, les résultats apparaissent souvent plus variables et parfois insatisfaisants. Solutions : 1. Renforcer le système immunitaire Micronutrition essentielle Selon les données issues de la littérature scientifique (PubMed) sur l’immunité : Vitamine D : régule l’immunité innée et adaptative Vitamine C : soutien immunitaire (1 à 3 gr/j selon tolérance) Zinc : essentiel à la réponse immunitaire (à ajuster selon bilan) Magnésium : soutien nerveux et anti-inflammatoire Oméga-3 (EPA/DHA) : modulation de l’inflammation N-acétylcystéine : précurseur du glutathion, soutien détox hépatique, action sur le stress oxydatif, anti-biofilms Coenzyme Q10 L-glycine : anti-inflammatoire, soutien hépatique, favorise le sommeil, participe à la synthèse du glutathion et du collagène Un bilan biologique personnalisé est indispensable avant toute supplémentation. Oligothérapie : Cuivre-or-argent : 1 dose le matin, Argent colloïdal 20 ppm : 1 dose l’après-midi. Utilisé dans les infections chroniques, la fatigue, l’inflammation et le renforcement du système immunitaire. 2. Réduire l’inflammation L’inflammation chronique entretient la symptomatologie. Alimentation naturelle, anti-inflammatoire & hypotoxique : modèle paléo protocole Seignalet Suppression des aliments pro-inflammatoires : Glucides en excès et de sucre raffiné notamment Produits industriels et ultra-transformés Anti-nutriments : gluten et lectines Produits laitiers & céréaliers Charcuteries industrielles (additifs, conservateurs) Alcool Excès de café Pesticides Prioriser : Légumes verts en abondance 2 à 3 fruits frais biologiques par jour Bonnes graisses (huile d’olive, lin, noix, ghee, poissons gras, avocats) Protéines de qualité (bio, élevage plein air, viande pâturée) 3. Soutenir le foie et les émonctoires En naturopathie, on considère que l’accumulation de toxiques et de toxines (toxémie) affaibli l’organisme. Stratégies possibles : Jus verts (0,5 à 1 L/jour en cure) Hydratation suffisante avec une eau de qualité (1,5 L minimum) Aubier de tilleul (drainage doux) Plantes hépatiques : chardon-marie, artichaut Soutien intestinal avec fibres douces et probiotiques Chasse aux toxiques Jeûne intermittent 4. Santé intestinale : pilier central + de 70 % de l’immunité dépend de l’intestin. Objectifs : Réparer la perméabilité intestinale Restaurer le microbiote Réduire la dysbiose Outils : Probiotiques ciblés L-glutamine Polyphénols Alimentation riche en fibres végétales Micronutrition Enzymes digestives Psyllium blond + inuline (sauf SIBO ou ballonnements) 5. Phytothérapie et aromathérapie Certaines plantes et huiles essentielles présentent une activité intéressante in vitro contre Borrelia burgdorferi. Elles peuvent être envisagées en complément d’un suivi médical, dans une approche globale du terrain. La cardère sauvage (Dipsacus fullonum) La racine de cardère sauvage est une plante traditionnellement utilisée dans les protocoles naturopathiques liés à la maladie de Lyme chronique. La cardère sauvage fréquente dans nos paysages ruraux Pourquoi la cardère ? En phytothérapie empirique, la racine de cardère est réputée pour : Soutenir la réponse immunitaire Accompagner les douleurs articulaires Favoriser le drainage des toxines Aider à mobiliser les bactéries logées dans les tissus profonds, antibactérienne Combattre l'inflammation Purifier le sang Certains praticiens l’intègrent dans des protocoles de longue durée en teinture mère, souvent associée à des plantes drainantes (aubier de tilleul, chardon-marie). À ce jour : Son usage repose principalement sur la tradition phytothérapeutique et des retours empiriques. En médecine fonctionnelle, on considère qu’elle peut s’intégrer dans une stratégie globale visant à : Soutenir les émonctoires Moduler l’inflammation Accompagner la réponse immunitaire Commencer la cure de teinture mère à doses progressives pendant huit semaines et observer d’éventuelles réactions inflammatoires transitoires (type réaction de Herxheimer). Autres plantes souvent associées à la cardère Dans certains protocoles complémentaires, on retrouve : Renouée du Japon (riche en resvératrol) Griffe du chat Artemisia annua Noyer noir Ces plantes sont utilisées dans une logique de soutien global du terrain, mais ne remplacent pas un traitement médical lorsque celui-ci est indiqué. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis (anti-inflammatoire et adaptogène) Huiles essentielles étudiées in vitro Une étude publiée dans Antibiotics (2018) a mis en évidence une activité in vitro de certaines huiles essentielles sur les formes stationnaires de Borrelia : Origan compact Clou de girofle Cannelier de Ceylan (écorce) Thym Palmarosa Gingembre Ail Myrrhe Tea tree + lavande aspic (post piqûre) Eucalyptus citronné (répulsif) Les études sont in vitro, non cliniques. L’usage interne d’huiles essentielles doit être strictement encadré. La cardère ne doit pas être vue comme “la solution miracle”, mais comme un outil parmi d’autres dans une approche globale : Réduction de l’inflammation Soutien immunitaire Drainage Rééquilibrage intestinal Correction des carences Détoxification Equilibre acido-basique (l’acidose étant propice à la prolifération de borrélies) C’est la synergie du terrain qui fait la différence — pas une plante isolée. Que faire en cas de morsure de tique ? Retirer la tique avec un tire-tique. Désinfecter. Surveiller l’apparition d’un érythème migrant. Consulter un médecin en cas de doute. Certaines approches en aromathérapie proposent l’usage d’huile essentielle de thym à thymol, d’arbre à thé et de lavande aspic diluées localement, mais cela ne remplace pas un avis médical. Approche globale en cas de Lyme chronique Lorsque les antibiotiques ont été prescrits selon les recommandations médicales et que des symptômes persistent, l’approche fonctionnelle peut inclure : Rééquilibrage hormonal si nécessaire (bilan médical) Gestion du stress (cortisol) Travail sur le sommeil Réhabilitation progressive par le mouvement doux Soutien mitochondrial (CoQ10, acétyl-L-carnitine, PQQ selon bilan) Témoignages et hormones Certaines personnes rapportent une amélioration avec une optimisation hormonale (ex : testostérone chez l’homme présentant un déficit confirmé). Toute hormonothérapie doit être strictement médicale et basée sur un bilan biologique précis. Les 9 piliers de la santé intégrale Alimentation naturelle, équilibrée, mesurée, biologique et anti-inflammatoire Respiration Mouvement Sommeil Gestion du stress Élimination optimale Exposition solaire raisonnée Relations sociales positives Sens et équilibre émotionnel Message essentiel Guérir d’une maladie chronique ne consiste pas uniquement à éliminer une bactérie. Il s’agit de : Restaurer le terrain Réduire l’inflammation Corriger les carences Soutenir les émonctoires Rééquilibrer l’immunité Avancer avec patience et discernement La maladie de Lyme existe. Elle doit être diagnostiquée et traitée médicalement lorsque nécessaire. Mais dans sa forme persistante, l’accompagnement global du terrain reste fondamental. Biologie fonctionnelle : Bilan inflammatoire : CRP ultrasensible Vitesse de sédimentation Fibrinogène Fer, ferritine (marqueur indirect d’inflammation) Bilan immunitaire : Numération formule sanguine (NFS) Formule leucocytaire détaillée Immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) Sous-populations lymphocytaires (CD4, CD8 si nécessaire) Vitamine D (25-OH). La vitamine D est centrale dans la modulation immunitaire Fonction mitochondriale & fatigue chronique : Coenzyme Q10 Acide lactique Bilan thyroïdien complet : TSH, T4, T3, rT3 Cortisol salivaire En Lyme chronique, on observe souvent une fatigue surrénalienne fonctionnelle ou un ralentissement thyroïdien périphérique. Micronutrition : Objectif : corriger les carences qui affaiblissent l’immunité. Magnésium érythrocytaire Zinc Sélénium Vitamines : A, E, B12 Folates Homocystéine Oméga-3 index (EPA/DHA) Un déficit en magnésium et oméga-3 est fréquent dans les états inflammatoires chroniques. Bilan hépatique et détoxification Objectif : soutenir les émonctoires. ASAT / ALAT (GOT / GPT) Gamma-GT Phosphatases alcalines Bilirubine Albumine Acide urique Selon le contexte : Test de stress oxydatif (SOD, glutathion réduit/oxydé) Dosage des métaux lourds (sang ou urines sous protocole médical) Bilan rénal Urée Créatinine GFR (Débit de Filtration Glomérulaire) Bilan digestif (fonctionnel) En cas de symptômes persistants : Calprotectine fécale Zonuline & LBP (perméabilité intestinale) Test SIBO (hydrogène/méthane) Le microbiote est central dans la modulation immunitaire. Sérologie Lyme et co-infections À discuter avec le médecin : ELISA + Western Blot Recherche de co-infections (Babesia, Bartonella…) si symptomatologie compatible Attention au surdiagnostic : les résultats doivent être corrélés aux symptômes cliniques. Bilan hormonal (si symptômes associés) Testostérone libre et totale (chez l’homme) DHEA Progestérone / œstradiol (chez la femme) SHBG Les déséquilibres hormonaux peuvent amplifier fatigue, douleurs, mauvaise récupération et brouillard mental. Citations : « Pour venir à bout des borrélies, il est nécessaire de faire des rotations dans les traitements envisagés. […] Quand plus rien ne marche pour soigner les maladies de Lyme, la chélation des métaux lourds se révèle souvent miraculeuse. » - Judith Albertat, LYME – Les solutions naturelles « La maladie de Lyme chronique n’est pas une simple infection persistante. C’est une maladie multifactorielle impliquant infections, inflammation, dysfonction immunitaire, toxines environnementales et déséquilibres hormonaux. Pour guérir, il faut traiter toutes ces dimensions. » - Dr. Richard Horowitz « Certains métaux lourds peuvent être exclusivement toxiques pour l’organisme humain et, sur le long terme, affaiblir les défenses immunitaires, perturber des fonctions biologiques essentielles et contribuer à des dysfonctionnements chroniques. » - Pr. André Picot, CNRS « Désormais, certains médecins affirment que des patients chez lesquels ont été diagnostiqués un Parkinson, une sclérose en plaques ou des pathologies mentales souffrent en fait d’une maladie vectorielle à tique dans sa forme chronique. » - Dr. Dan Kenner
- La ménopause
Article naturo-hygiéniste Description : Diminution physiologique des niveaux d’hormones sexuelles (estrogènes, progestérone) chez la femme quinquagénaire. L’ovulation s’arrête, l’infertilité s’en suit. La périménopause (ou préménopause) est la période de transition hormonale précédant la ménopause, débutant souvent vers 45 ans et durant 4 à 8 ans. Elle se caractérise par des règles irrégulières, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et des changements d'humeur dus à la baisse des œstrogènes. La ménopause n'est confirmée qu'après 12 mois sans règles. Symptômes : Arrêt des menstruations. Bouffées de chaleur. Sueurs nocturnes. Sommeil perturbé. Fatigue. Sécheresse cutanée et vaginale. Anxiété, dépression, irritabilité. Ces symptômes ne sont pas uniquement liés à la baisse hormonale. Causes : Il y a baisse d’énergie vitale et surcharge toxémique. Malheureusement, les règles ne sont plus là pour éliminer cette surcharge (saignée naturelle) via l’émonctoire utérus. Plus la personne atteinte a des symptômes importants, plus son terrain est saturé de déchets acides. Certaines dames n’ont pas de symptômes à la ménopause pour la simple raison qu’elle ont un terrain relativement sain. Le tabagisme fait entrer les femmes plus précocement dans la ménopause. L’alcool aggrave certains symptômes comme les sueurs nocturnes, les bouffés de chaleur, l’insomnie et la dépression. Un taux d’œstradiol trop bas : Les taux de référence de l’hormone féminine œstradiol pour une femme ménopausée âgée de 50 ans ou plus vont de 20 à 45 pg/ml. Ces valeurs sont trop basses. Cet exemple illustre à quel point utiliser des valeurs de référence adaptées à l’âge pour l’interprétation d’un test hormonal est une erreur. Toute femme qui a un taux entre ces limites est en carence en œstradiol. Des études ont démontré que tout taux d’œstradiol situé de façon permanente en-dessous de 70 à 80 pg/mL est lié à des risques augmentés de maladies liées à l’âge tels que l’ostéoporose, l’insuffisance coronarienne, la dépression, etc. Solutions : Diminuer la charge toxémique. Reposer et drainer les émonctoires. Augmenter l’énergie vitale qui favorisera l’élimination et l’état de bien-être. Faire la chasse aux toxiques, notamment des perturbateurs endocriniens. Consommer régulièrement des jus de légumes. Consommer une eau de haute qualité. Consommer de bons lipides dont des oméga-3 pour le bon fonctionnement hormonal et baisser l'inflammation. Monodiètes. Diminuer drastiquement les aliments acidifiants. Supprimer les produits laitiers et l’alcool. Le lait de vache contient des facteurs de croissance et des polluants qui boostent l'aromatase (transformation des hormones en œstrogènes inflammatoires). Adopter une alimentation plus saine, plus physiologique, plus équilibrée, plus biologique de type paléo par exemple. Pratiquer la cohérence cardiaque. Phytothérapie : Sauge officinale (œstrogen-like) : tonique du système reproducteur féminin, diminue les bouffées de chaleur. Houblon (œstrogen-like) : soulage les symptômes de la ménopause et de la préménopause, notamment les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l'irritabilité et les troubles du sommeil. Riches en phytoœstrogènes. Ortie dioïque : modulateur hormonal. Contient des composés phytoestrogéniques, structurellement ou fonctionnellement similaires à l'hormone œstrogène et à son métabolite actif, et possède des propriétés anxiolytiques. Shatavari : plante ayurvédique vénérée qui réduit les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, l’anxiété, l’insomnie, les troubles digestifs, la sècheresse vaginale et améliore la libido. C'est le ginseng de la femme. Isoflavones de soja : atténuent les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Elles aident à équilibrer la baisse hormonale. Ashwagandha : plante adaptogène ayurvédique efficace pour soulager les symptômes de la ménopause, notamment le stress, l'anxiété et l'insomnie, en aidant à réguler le cortisol. Des études suggèrent qu'elle peut réduire la fatigue, diminuer les bouffées de chaleur et aider à l'équilibre hormonal. Gemmothérapie : le bourgeon de framboisier diminue les désagréments liés à la pré et post ménopause comme les bouffées de chaleur, la rétention d’eau ou encore les troubles nerveux. Ou Fem50+Gem Herbal Gem. Compléments alimentaires : Vitamine C, B et E. Vitamine D3 + K2 : Toujours les associer. La K2 est cruciale pour diriger le calcium vers les os et éviter la calcification des artères. Magnésium contre l’irritabilité, les troubles du sommeil et l’humeur. Indispensable comme cofacteur du récepteur GABA (relaxation) et pour l'activation de la vitamine D. Iode. Bore. Coenzyme Q10 Oméga-3 : minimum 1 gr. par jour pour stabiliser le système immunitaire et réduire l'inflammation systémique. Fer : une ferritine basse (même sans anémie, ex: < 30 µg/L) empêche la synthèse hormonale. Consommer du plasma marin de Quinton. Oligothérapie : zinc/cuivre et manganèse/cobalt ayant une action sur la fatigue, les bouffées de chaleur et l’insomnie, cure de 6 mois. DHEA : précurseur de la cascade hormonale. Biologie : Vérifier la concentration en iode urinaire sur 24 heures : > 110 µg /L. Fonction surrénalienne. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse. Fonction gonadique : œstradiol, progestérone. Insuline et glycémie à jeun. Hémoglobine glyquée : HbA1c. Fer, ferritine. Coenzyme Q10 Magnésium érythrocytaire. Vitamine D. Remarques : Les 9 facteurs de la santé intégrale devront être respectés, ce sont les conditions de la santé, du bien-être et de la longévité. Les troubles rentreront dans l’ordre au bout de quelques mois et de manière durable en fonction de la bonne application de ce protocole naturel. Consultez un praticien de santé naturelle qui vous guidera et individualisera précisément votre protocole. En cas d'anxiété, ne pas prendre de GABA seul si vous manquez de magnésium, car cela peut avoir un effet excitateur inverse. Citation : « Les femmes qui font une ménopause très confortable, avec très peu, voir aucun symptômes sont typiquement des femmes qui ont une très bonne fonction surrénalienne. » - Dr. Georges Mouton « La (pré)ménopause, ce n’est pas seulement un manque d’œstrogènes, mais également un manque de progestérone, DHEA, testostérone, cortisol, T3… » - Dr. Stéphane Résimont « La ménopause n'est pas une date de péremption, c'est une mutation. Ce n'est pas la fin de la féminité, c'est le début d'une liberté nouvelle où le corps demande simplement qu'on s'occupe de lui différemment. » - Dr. Michel Mouly Article complémentaire : Trois ennemis à contrôler
- Les causes de la fatigue
Article naturo-hygiéniste Description : La fatigue c’est l’énervation, la baisse d’énergie vitale, la première des 7 étapes de la maladie selon John H. Tilden. C’est un symptôme émanant d’une ou de plusieurs erreurs d’hygiène de vie. Les causes possibles : La baisse de l’énergie vitale. La dysbiose intestinale. La porosité intestinale. La parasitose. Les mauvaises associations alimentaires et/ou des repas trop complexes à digérer. Les mauvaises éliminations (émonctoires). Le déséquilibre alimentaire. Les carences ou les déficits nutritionnels. Le stress. Le bruit, l’agitation. L’insomnie. L’anémie. L’hyponatrémie. L’hypotension. L'hypothyroïdie. Le manque ou l’excès d’activité physique. Le manque de repos et de calme. La mauvaise hygiène de vie générale. L’abus de stimulants et d’overtoniens. L’exposition aux toxiques. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Le déséquilibre ou la faiblesse du système hormonal (thyroïde, surrénales, testostérone, etc.) La toxémie. La faiblesse hépatique. Le diabète. Le travail en excès ou à pauses ou de nuit. La maladie cœliaque. Le dysfonctionnement mitochondrial. Le syndrome métabolique. Un déficit en neurotransmetteurs. Un taux trop bas de cholestérol. Un taux trop bas de cortisol. Si la fatigue devient chronique, elle peut déboucher sur un burn-out ou une fibromyalgie. Lorsqu’à l’inverse d’un rythme normal, on se sent fatigué dès le réveil et qu’on a un pic d’énergie vers 17h00 ou au moment d’aller se coucher, ceci signe un dérèglement hormonal, les glandes surrénales sont atteintes. Une fatigue permanente signe une carence en estrogène chez la femme et en testostérone chez l’homme. Solutions : La correction des causes. La cohérence cardiaque. Les jus de légumes biologiques. La détoxification. Prendre l’air frais et le soleil. La négativation. Aide phytothérapeutique : Plantes adaptogènes : éleuthérocoque, ashwagandha (soir), astragale, rhodiola, ginseng panax rouge, réglisse, tulsi, romarin. Gemmothérapie : bourgeons de cassis. Les plantes adaptogènes aident le corps dans ses capacités d’adaptation à résister au stress et à la fatigue avec leur action sur les glandes surrénales et le système nerveux. A prendre en cure de trois semaines avec une semaine d’arrêt. Compléments alimentaires : Magnésium organique + complexe B + L-taurine. Zinc chélaté ou poudre de chair d’huîtres (P.O.P.), iode, sélénium (noix du Brésil). Vitamines C et D. Coenzyme Q10. Créatine. Plasma marin de Quinton. Oligothérapie : cuivre/or/argent ou manganèse/cuivre/cobalt en ampoule de solution colloïdale. Manganèse/cobalt pour la fatigue des quinquagénaires et de la ménopause. Biologie fonctionnelle de la fatigue : NFS (Numération Formule Sanguine) : globules rouges, globules blancs, plaquettes. Magnésium érythrocytaire, zinc, sélénium, vitamines : A, D, E, K. Vitamines B9 et B12 active. Fer, ferritine, saturation de la transferrine, manganèse, cuivre. Coenzyme Q10. Glutathion total et réduit. Bilan hormonal complet : - fonction surrénalienne dont cortisol salivaire, prégnénolone et DHEA-S ; - fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, rT3, anticoprs anti-TPO ; - fonction gonadique : testostérone, œstradiol, LH, FSH. Biochimie des glucides : glycémie et insuline à jeun, indice HOMA, HbA1c. Iode urinaire sur 24H. CRP ultra-sensible : marqueur n°1 de l'inflammation de bas grade. Une inflammation chronique subtile "éteint" littéralement la production d'énergie cérébrale et musculaire. Profil des acides gras érythrocytaires. N’hésitez pas à parler de votre état de fatigue à votre médecin traitant pour faire un bilan sanguin. Citations : « Remédier, c’est agir en s’opposant à la cause de la maladie. » – Christopher Vasey « Le repos permet la restauration de l’intégrité de l’organisme, la récupération de l’énergie, l’élimination des toxines. » - Dr. André Passebecq Articles complémentaires : La fatigue surrénalienne. L'hypothyroïdie. Quelques règles alimentaires basiques. Les aliments à hautes et basses fréquences. La prise des repas. L'alimentation paléo.
- La dépression nerveuse
Article naturopathique Une pénible affection psychique à ne pas négliger et à prendre en charge. En Belgique, environ 18% de la population adulte présente des symptômes dépressifs. Causes : Les déficits et les carences nutritionnelles : protéiques, lipidiques, oligo-minérales, minérales (magnésium, zinc, etc.) ou vitaminiques (vit B, D, etc.). Un déséquilibre entre oligo-éléments : zinc/cuivre par exemple. L’épuisement de la force vitale (stress, surmenage chronique, manque de sommeil, insomnie …) Le choc émotionnel : deuil, séparation, licenciement. Les pensées négatives. Le manque de contacts sociaux. Le harcèlement moral chronique et les personnes négatives. Le ralentissement digestif. La dysbiose intestinale. La faiblesse hépatique, les intoxications. L’utilisation de stimulants et d’overtoniens qui sont des dépresseurs, l'alcool notamment. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Un déficit en neurotransmetteurs. Un déséquilibre hormonal. Un déséquilibre en acides gras. Une inflammation systémique. L'hypocholestérolémie. L’apport insuffisant de sang et d’oxygène au cerveau. L’aspartame. Une production réduite d'ATP mitochondriale*. *Des rapports médicaux ont démontré que la production d'ATP mitochondrial et l'expression d'enzymes mitochondriales sont diminuées chez les patients souffrant de dépression par rapport aux sujets sains. Le saviez-vous ? : Des recherches récentes (2024-2026) convergent de plus en plus vers l’idée qu’il existe un lien biologique entre inflammation systémique, déséquilibre en acides gras et dépression. La majorité des chercheurs s’accordent sur plusieurs points : Une partie des dépressions est associée à une inflammation systémique chronique. Les acides gras (surtout le ratio ω-6/ω-3) influencent cette inflammation. Les membranes neuronales et les neurotransmetteurs dépendent fortement de ces lipides. La dépression reste multifactorielle comme nous venons de le voir dans les causes. Une méta-analyse récente, a compilé les résultats de 29 essais cliniques randomisés portant sur plus de 2.000 personnes souffrant de dépression. Les chercheurs ont constaté que la musculation pratiquée de façon régulière réduisait significativement les symptômes dépressifs, avec des bénéfices observés chez des adultes de différents âges et niveaux de gravité. Ces effets seraient liés à la fois aux adaptations biologiques induites par l'exercice (meilleure régulation des neurotransmetteurs, diminution de l'inflammation) et au regain de confiance en soi qu'apporte le renforcement musculaire. Les auteurs soulignent toutefois que la musculation ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais constitue un excellent complément dans la prise en charge de la dépression. Solutions naturelles : Corriger les déficits, les carences et les déséquilibres entre micronutriments. Le sang doit contenir la même quantité de cuivre et de zinc notamment. Etablir le statut en acides gras. Pratiquer une activité physique régulièrement, c’est le contrepoids des nerfs. Oxygénation et circulation du sang. Gérer le stress et se faire masser. Pratiquer la cohérence cardiaque. Pratiquer la planche inclinée pour oxygéner le cerveau et activer ses centres nerveux vitaux.* Assainir les intestins et le foie. Eviter les relations empoisonnantes et négatives. S'exposer au soleil régulièrement. Récupérer un bon sommeil. Pratiquer le sauna. Eliminer les poisons overtoniens (surtout l'alcool) et les toxiques. Vérifier les fonctions thyroïdienne, surrénalienne et gonadique. Augmenter la testostérone. Adopter une alimentation naturelle et équilibrée, consommer suffisamment de protéines avec des aliments riches en L-tryptophane et en L-tyrosine. La L-Tyrosine est précurseur de la dopamine. On la trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons, crustacés et aussi dans les algues, les fruits secs, les légumineuses. Le L-tryptophane est précurseur de la sérotonine et de la mélatonine. On le trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons et aussi dans les algues, les fruits secs, les graines, les légumineuses, la banane. *La planche inclinée à pratiquer régulièrement et progressivement de 5 à 15 minutes/jour. Soutien phytothérapeutique : Le safran, indiqué dans : l’équilibre mental et nerveux, la dépression légère à modérée, l’anxiété, le stress, le sommeil perturbé, la mauvaise humeur, l’irritabilité, la nervosité. Il stimule la production de sérotonine. A prendre de préférence entre 16h00 et 17h00. La rhodiola, une plante adaptogène qui peut être associée au safran. A prendre de préférence le matin. Le millepertuis pour la dépression saisonnière, le stress et le moral bas à l’automne. Pour un effet synergique, il peut être associé à la rhodiola. Attention aux contre-indications et aux interactions médicamenteuses avec cette plante. Le griffonia simplicifolia qui contient du 5-http, le précurseur de la sérotonine. L'ashwagandha. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. En période de stress chronique, d’anxiété ou de dépression, nos besoin en micronutriments sont accrus car l’organisme en consomme davantage. Compléments alimentaires : SAM-e (S-adénosyl méthionine) : production de dopamine et de sérotonine. Pois mascate - mucuna pruriens (L-Dopa => dopamine : hormone de l’action et du plaisir). Inositol (vitamine B7). Nutrithérapie : iode, magnésium organique (orotate), L-taurine, zinc, complexe de vitamines B, vitamine C (neurotransmission), vitamine D, oméga-3 (5g/J pendant 1 mois, puis 2g/J), coenzyme Q10, tryptophane. Probiotiques : Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium bifidum, Streptococcus thermophilus. Oligothérapie : granions de lithium + cuivre/or/argent colloïdal. Le lithium est utilisé en posologie de départ à 1 prise par jour, puis 2. En cas d’anxiété importante, d’attaque de panique, d’angoisse ou encore de dépression, la posologie peut-être augmentée. Plusieurs études ont rapporté une amélioration significative de l’état dépressif majeur avec l’association de magnésium, de probiotiques et de coenzyme Q10. Biologie : Magnésium érythrocytaire ; Fer, ferritine, transferrine, cuivre, zinc ; Vitamines : B6, B9, B12 active, D ; Coenzyme Q10 ; Bilan thyroïdien ; Bilan surrénalien dont cortisol salivaire, DHEA sulfate et 17-OH-stéroïdes sur urines de 24h ; Bilan neurotransmetteurs sur urines acides de 12 heures. Testostérone totale et libre, estrogène, progestérone. Profil individuel en acides gras érythrocytaires. CRP et CRP-US. LBP. Citations : « Toute forme de surmenage prolongé, surtout s’il est accompagné d’un sommeil insuffisant en qualité et en quantité, aboutit fréquemment à la dépression nerveuse. » - Robert Masson « Les médicaments calmants ont le grave défaut de paralyser le diencéphale (immunité nerveuse) et de désorganiser plus à fond la vie végétative. » - Pr. Pierre-Valentin Marchesseau, Pr. Grégoire Jauvais « Les désordre mentaux peuvent provenir d’un dérèglement du système neuropsychique dû à la présence excessive de toxines dans l’organisme et à une nutrition organique déficiente. » - Dr. Norman Walker « 95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales. » - Dr. François Plantey, psychiatre « Dans la dépression par exemple, on sait que de bons taux de ferritine, de magnésium, de zinc, de vitamines B9 et B12 et de vitamine D sont essentiels. » - Bruno Mairet « Les médicaments antidépresseurs sont associés à des effets secondaires significatifs et dangereux, y compris la violence, l’agressivité et le suicide. » - Dr. Joseph Mercola « Grâce aux milliers de patients de ma clinique, j’ai compris que ce sont les troubles digestifs de ces personnes qui causaient leurs affections neurologiques. Et pour traiter ces troubles neurologiques, nous devons commencer par traiter le système digestif de ces personnes. » - Dr. Natacha Campbell, neurologue, nutritionniste « Les oméga-3 sont efficaces dans le traitement de la dépression. […] Tous les facteurs de risques du surpoids et de l’obésité sont les mêmes que ceux de la dépression. Quand on est en surpoids ou en obésité on a plus de risque de faire une dépression et réciproquement. […] Il est démontré que la pollution augmente le risque de dépression. [...] Il n’est plus possible de ne pas envisager les liens entre l’intestin et le cerveau, le rôle de l’alimentation dans la survenue d’un certain nombre de maladies psychiques, la psycho-nutrition va changer le visage de la psychiatrie. » - Dr. Guillaume Fond « La cause la plus fréquente de dépression chez l’homme, c’est la manque de testostérone. Chez la femme, c’est la manque d’hormones féminines. » - Dr. Stéphane Résimont
- La nycturie
Article naturopathique Se réveiller la nuit pour uriner : comprendre et agir naturellement Définition : La nycturie correspond au besoin de se lever une ou plusieurs fois par nuit pour uriner. Souvent banalisée, elle impacte pourtant profondément la qualité de vie : perturbation du sommeil profond fatigue chronique baisse de la vitalité troubles cognitifs diminution de la libido risque accru d’anxiété ou de dépression Avec l’âge, elle devient fréquente et s’accompagne presque toujours de troubles du sommeil — un cercle vicieux difficile à rompre. Causes : La nycturie n’est jamais anodine. Elle reflète un déséquilibre global impliquant la vessie, les reins, le système nerveux et l’équilibre hormonal. 1. Déficit en vasopressine (ADH) C’est une cause majeure, souvent sous-estimée. La vasopressine est une hormone qui réduit la production d’urine la nuit. Avec l’âge ou le stress chronique, sa sécrétion diminue. Conséquence : production d’urine abondante la nuit (polyurie nocturne) remplissage rapide de la vessie réveils répétés 2. Vessie hyperactive La cause la plus fréquente. La vessie se contracte sans être pleine, sous l’effet d’une hyperactivité nerveuse. Résultat : envies urgentes réveils nocturnes fréquents 3. Vieillissement neuro-vésical Avec le temps : les signaux nerveux deviennent moins précis la muqueuse vésicale devient plus sensible La vessie “réagit trop vite” aux stimuli. 4. Inflammation de bas grade Un véritable terrain silencieux en naturopathie. Elle agit comme un bruit de fond qui perturbe : la régulation de l’eau la fonction rénale la sensibilité vésicale 5. Déficits en micronutriments Ils impactent directement : la fonction musculaire le système nerveux la gestion de l’inflammation 6. Troubles prostatiques (chez l’homme) Le prostatisme peut entraîner : une vidange incomplète une augmentation des mictions nocturnes 7. Diminution de la capacité vésicale fonctionnelle La vessie devient moins tolérante au remplissage. Causes possibles : inflammation chronique cystite interstitielle séquelles (radiothérapie, infections) Solutions : En naturopathie, on ne traite pas uniquement la vessie. On agit sur 3 axes fondamentaux : Calmer la vessie Soutenir les reins Réguler le système nerveux Micronutrition : Magnésium (indispensable) relaxe les muscles de la vessie diminue l’hyperactivité nerveuse réduit l’inflammation Une carence favorise clairement la nycturie. Vitamine D soutient le plancher pelvien améliore le contrôle vésical Vitamine B12 essentielle au système nerveux particulièrement utile chez les personnes âgées Zinc & caroténoïdes action antioxydante soutien de la fonction vésicale L-arginine favorise la production d’oxyde nitrique améliore la relaxation de la vessie Polyphénols (quercétine, curcumine) anti-inflammatoires puissants stabilisent les mastocytes (hyperréactivité vésicale) Phytothérapie & solutions naturelles : Graines de courge Un incontournable : améliorent le confort urinaire utiles en cas de troubles prostatiques Associations intéressantes : palmier nain racine d’ortie Voire article : prostatisme Plantes urinaires (en journée uniquement) canneberge (cranberry) hibiscus prêle bruyère À éviter après 16h pour ne pas aggraver la nycturie. Gemmothérapie Bourgeon de figuier agit sur l’axe cerveau–vessie régule le stress et le rythme circadien utile en cas de baisse de vasopressine liée au stress Oligothérapie Manganèse–Cobalt régule le système neurovégétatif diminue l’hyperréactivité vésicale Le saviez-vous ? L’apnée du sommeil est une cause fréquente de nycturie inexpliquée. Elle provoque : une inflammation chronique un stress oxydatif une augmentation du peptide natriurétique auriculaire (PNA) Résultat : augmentation de la production d’urine la nuit. Hygiène de vie essentielle : Hydratation intelligente réduire les apports liquides 2 à 3h avant le coucher Éviter les irritants vésicaux le soir café thé alcool (surtout bière et vin blanc) épices fortes Gestion du stress Le système nerveux joue un rôle clé. La cohérence cardiaque le soir est particulièrement efficace : diminue l’hyperactivité vésicale favorise la sécrétion de vasopressine améliore le sommeil Priorité à l’alimentation Avant toute supplémentation : légumes riches en potassium fruits oléagineux poissons gras Bilan en biologie fonctionnelle Pour une approche personnalisée : ADH (vasopressine) Sodium / potassium urinaires (jour vs nuit) Osmolalité urinaire Insuline à jeun & HOMA Cortisol salivaire (soir), si élevé : - inhibe la vasopressine - perturbe le sommeil - favorise la nycturie CRP ultra-sensible (inflammation) Bilan thyroïdien : un déséquilibre thyroïdien peut perturber la vessie et les reins. Testostérone chez l’homme : une baisse peut perturber l’équilibre urinaire nocturne. Favoriser l’hypertrophie de la prostate. Conclusion : La nycturie est un signal d’alerte global, pas seulement un problème urinaire. Une prise en charge efficace repose sur : La compréhension du terrain, la correction des carences, la régulation hormonale et nerveuse, une hygiène de vie adaptée. Citation : « La nycturie est une condition multifactorielle qui nécessite une approche personnalisée, incluant des modifications du mode de vie pour améliorer la qualité de vie. » - Dr. Geo Espinosa
- Le brouillard mental
Article de naturopathie fonctionnelle Description : Quand l’esprit se voile… Nous avons tous connu un jour cette impression d’avoir « le cerveau en coton », comme enveloppé d’un voile qui ralentit la pensée, trouble la concentration et diminue la clarté mentale. Le brouillard cérébral n’est pas une maladie, mais un signal d’alarme : le corps indique que son équilibre est compromis et qu’il a besoin d’être réajusté. Ce phénomène se manifeste souvent par : une sensation diffuse d’embrumement mental, un esprit pas clair ; des difficultés à se concentrer ; une mémoire moins efficace ; des maux de tête ; un manque d’élan, de motivation ; une impression de fatigue intellectuelle constante. En naturopathie, on considère le brouillard cérébral comme un symptôme multifactoriel, intimement lié à notre hygiène de vie, notre équilibre hormonal, notre statut nutritionnel et notre niveau de stress. Causes : Le cortex préfrontal – véritable « chef d’orchestre » de notre cognition – fonctionne moins efficacement lorsque l’organisme subit des stress, des déficits ou des inflammations. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette baisse de performance. 1. Alimentaire Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres, en aliments mucogènes, en additifs ou pauvre en nutriments entraîne : une baisse du glucose stable disponible pour le cerveau ; une micro-inflammation ; un déséquilibre du microbiote qui influence directement la clarté mentale via l’axe intestin-cerveau. Les intolérances (gluten, lait et lactose, lectines), les additifs comme le glutamate ou certains édulcorants peuvent provoquer des réactions neuro-inflammatoires, sources de brouillard mental. 2. Déshydratation Le cerveau contient environ 75 % d’eau. Un manque d’hydratation suffit à altérer la concentration, la vigilance et la mémoire à court terme. 3. Carences nutritionnelles Certaines carences sont particulièrement impliquées : vitamines du groupe B, dont B12, essentielle à la production de neurotransmetteurs ; vitamine D, modulatrice de l’immunité et de l’humeur ; magnésium, cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques ; une carence en cuivre peut entraîner des troubles cognitifs et affecter le fonctionnement cérébral, ce qui peut se manifester par une sensation de brouillard mental ; oméga-3, et en particulier le DHA, composant majeur des neurones et des synapses. 4. Sommeil insuffisant Le cerveau se nettoie, trie, consolide la mémoire et répare ses cellules durant la phase de sommeil profond. Sans sommeil réparateur, la fonctionnalité cognitive chute. 5. Stress et cortisol Un stress prolongé augmente le cortisol, ce qui : favorise les radicaux libres ; perturbe les neurotransmetteurs ; surcharge les glandes surrénales ; altère la mémoire et la concentration ; déficit en cortisol. 6. Manque d’activité physique Bouger augmente l’oxygénation, stimule la neurogenèse et améliore la circulation cérébrale. 7. Exposition à des toxines environnementales Formaldéhydes, composés organiques volatils, PCB et autres toxiques domestiques peuvent générer une inflammation systémique, impactant la cognition. 8. Causes médicales possibles Certaines situations nécessitent une évaluation professionnelle : troubles de la thyroïde ; hypoglycémie ; maladie de Lyme ; TDAH ; sclérose en plaques ; chimiothérapies ; troubles hormonaux ; dysfonction immunitaire ; Troubles intestinaux : dysbiose, SIBO, MICI, constipation et porosité intestinale ; fibromyalgie ; diabète ; convalescence ; parasitose ; intoxication aux métaux lourds ; dépression… Thyroïde, surrénales et mitochondries : l’axe énergétique du cerveau Pour comprendre le brouillard mental, il est essentiel d’observer l’équilibre thyroïde – surrénales – mitochondries, véritable trépied de notre énergie cellulaire. 1. La thyroïde : le régulateur du métabolisme cérébral Les hormones thyroïdiennes (T3 surtout) : stimulent la production d’énergie dans les mitochondries ; modulent l’humeur et la cognition ; influencent la vitesse de traitement de l’information. Une hypothyroïdie, même subclinique, peut provoquer fatigue, lenteur mentale et troubles de la concentration. 2. Les glandes surrénales : le gestionnaire du stress Les surrénales produisent le cortisol, indispensable pour : maintenir une glycémie stable (carburant du cerveau) ; gérer les situations stressantes ; moduler l’inflammation. Une fatigue surrénalienne (stade de stress chronique) entraîne : brouillard mental ; réveils nocturnes ; irritabilité ; manque d’énergie ; difficultés à se concentrer. 3. Les mitochondries : nos centrales énergétiques Elles produisent l’ATP, source d’énergie des neurones. Stress oxydatif, toxiques, infections, carences, inflammation : tout ce qui perturbe les mitochondries provoque une baisse directe de la clarté mentale. ▶ Quand la thyroïde ralentit → les mitochondries produisent moins d’énergie. ▶ Quand les surrénales s’épuisent → la gestion du glucose se dérègle, la cognition chute. ▶ Résultat : brouillard mental durable et fatigue profonde. Solutions : Voici les approches les plus utilisées en naturopathie fonctionnelle et micronutrition : 1. Optimiser le sommeil instaurer une routine régulière ; limiter les écrans le soir ; favoriser un environnement sombre et frais. 2. Soutenir l’alimentation privilégier une alimentation anti-inflammatoire (crudités, légumes colorés, oméga-3, bonnes graisses, protéines de qualité) ; réduire sucre, alcool, additifs, gluten ; supprimer le grignotage. 3. Nutrithérapie vitamines B, dont B9 (5-MTHF) & B12 (méthylcobalamine) si déficit ; vitamine D ; magnésium bisglycinate ; oméga-3 riches en DHA ; antioxydants : (curcuma, baies) ; coenzyme Q10 ; acétyl L-carnitine ; N-acétylcystéine le midi ; L-glycine le soir ; L-tyrosine le matin à jeun ; iode ; créatine ; Le trio (manque de vitamine B12, manque de vitamine B9 et taux élevé d'homocystéine) est une cause classique, très bien documentée, du brouillard mental. 4. Phytothérapie Ashwagandha ; rhodiola ; ginseng. 5. Hydratation Idéalement de 1,5 à 2 litres d’eau faiblement minéralisée, répartie sur la journée. Plasma marin de Quinton en isotonique. 6. Bouger Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. L’oxygénation améliore immédiatement la clarté mentale. 7. Pratiquer l’hygiène cérébrale exercices cognitifs ; apprentissages nouveaux ; respiration, méditation, cohérence cardiaque. Biologie : Bilan hormonal : surrénales, thyroïde, gonades. Bilan micronutritionnel. Bilan neurotransmetteurs sur urines de 12H. Homocystéine. Vitamines B9 & B12. Statut antioxydant. CRP-US. Coenzyme Q10. Cuivre. Conclusion : Le brouillard mental n’est pas une fatalité : c’est un message du corps. En rééquilibrant l’alimentation, en réduisant l’inflammation, en soutenant le sommeil, la gestion du stress et l’équilibre hormonal, il est tout à fait possible de retrouver clarté, énergie et vivacité d’esprit. Si les symptômes persistent, une évaluation médicale ou fonctionnelle est toujours recommandée. Articles complémentaires : Troubles de la mémoire et déclin cognitif La fatigue surrénalienne L’hypothyroïdie Les causes de la fatigue Les mitochondries
- L'alopécie
Article capillaire L’alopécie est la perte anormale de cheveux ou de poils. En France, 10 millions de personnes sont concernées. Quatre causes possibles 1. Génétique : L’hérédité, chez un homme : si le grand-père maternel est chauve nous avons 50% de chance ou plutôt de malchance d’être chauve. Si c’est le grand-père paternel, c’est 25%. Si ce sont les 2 grands-pères nous atteignons 75% de probabilité. Si ce sont les grands-pères et le père enfin, 99% de risque. 2. Hormonale : Déséquilibre androgénique : les niveaux de dihydrotestostérone (DHT), un dérivé de la testostérone sont trop élevés. En effet, la testostérone réduit la perte de cheveux alors que la DHT en excès ou en insuffisance l’augmente. Un dysfonctionnement thyroïdien avec manque d'hormone active T3. 3. Carentielle : Les carences nutritionnelles, notamment en acides aminés dont la L-cystéine, en minéraux et oligo-éléments dont le zinc, le magnésium, l’iode, le fer, le potassium, la silice, le soufre, en vitamines dont B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E et en acides gras polyinsaturés dont les oméga-3. La vitamine B12 joue un rôle clé dans le renouvellement cellulaire et l'oxygénation des follicules pileux. Attention, une éventuelle dysbiose du microbiote ou une inflammation intestinale passant inaperçue pourrait être la cause d’une mauvaise absorption des nutriments. 4. Toxique : La toxémie (toxiques, alcool, caféine, tabac, médicaments, IPP, etc.). Le stress. Les céréales à gluten. 5. Inflammatoire : L’inflammation de bas grade peut entraîner la destruction des follicules pileux. Biologie : B12 totale : optimal 700-800 ng/L. B12 active : optimal 140-180 pmol/L. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse, anticorps anti TPO. Iodurie sur 24 heures. Fonction surrénalienne : cortisol urinaire libre sur 24 heures. Fonction rénale : créatinine. Sulfate de prégnénolone et de DHEA-S. Testostérone totale et libre. SHBG. Androstanediol glucuronide (métabolite stable de la DHT). Estrogène, progestérone. PSA. Bilan vitamines et minéraux. Coenzyme Q10. CRP-US. Homocystéine. Albuminémie : consommation et réserves en protéines. Glycémie et insuline à jeun. Solutions : Stimuler la microcirculation du cuir chevelu en le massant vigoureusement tous les jours. Exposer les cheveux au vent, au froid, à la pluie, au soleil (sans excès) pour qu’ils retrouvent leur fonction protectrice. Shampoing ou friction à l’eau froide. Maintenir le cuir chevelu propre. Eviter les couvre-chefs, les toxiques et le stress. Cure de Capillar (Taxifoline) bénéfique pour la microcirculation. Améliorer le terrain en adoptant une alimentation variée, équilibrée, saine, naturelle, biologique et non carencée. Minéraliser l’organisme avec des jus de légumes, du plasma marin de Quinton, du pollen frais, des fruits de mer, de la poudre de chair d’huitres. Obtenir le bon équilibre en acides gras oméga-3-6-7-9 et garder le rapport de un oméga-3 pour trois oméga-6. Appliquer un masque capillaire à l’huile de ricin avec 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, 2 gouttes de lavande vraie et 1 goutte de menthe poivrée 2 à 3 fois par semaine. Masser et laisser poser au moins 2 heures. Phytothérapie : Tisane d’ortie et de prêle. Berbérine (assainissant intestinal). Ashwagandha. Palmier nain. Racine d'ortie : 500-800 mg/J. Aromathérapie : huile essentielle de romarin à verbénone per os (homme & femme). Mélanger 30 gouttes d'HE de romarin à cinéole + 30 gouttes de lavande vraie + 15 gouttes de menthe poivrée, déposer 4 gouttes in situ et masser. Gemmothérapie : bourgeons d’airelle (femme). Le palmier nain et la racine d’ortie bloquent l’enzyme 5-alpha-réductase, ce qui inhibe la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone. Cette action a également un effet bénéfique sur la prostate en diminuant son volume. La racine d'ortie est recommandée pour soulager l'hypertrophie bénigne de la prostate et d'autres problèmes de prostate. Elle est également utilisée pour ses effets cardiovasculaires et comme remède naturel pour traiter ou prévenir la calvitie. À n’utiliser qu’en cas de taux de DHT excessif. Nutrithérapie : Zinc, iode, magnésium, potassium, vitamines : B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E. Acides gras polyinsaturés dont oméga-3. N-acétylcystéine. Oligothérapie : Manganèse/cuivre, soufre, silicium. Photobiomodulation : Exposer le crâne régulièrement à la lumière rouge. Conseils alimentaires : On trouve de la cystéine dans les œufs, le poisson, la viande, les oléagineux. On trouve du zinc dans les fruits de mer et particulièrement dans les huitres, dans la dinde, les œufs, les champignons shitakés, les graines de courge, les germes de blé. On trouve de la vitamine B5 dans les champignons shitakés, les œufs, le foie, l’avocat, les céréales complètes. On trouve de la vitamine B6 dans la dinde, le poulet, le thon, le poulpe, la banane. On trouve de la vitamine B8 dans le foie, la levure de bière, les œufs, les haricots, les lentilles, les champignons, les noix. On trouve de la silice dans les amandes, les légumes racines, l’ortie et la prêle notamment. On trouve des oméga-3 qui équilibrent nos apports en acides gras et qui sont anti-inflammatoires, dans les fruits de mer, les poissons de mer gras (hareng, sardine, maquereau, flétan), les noix de Grenoble et dans certains œufs de poules nourries au graines de lin. On trouve du potassium dans les fruits et les légumes. On trouve du magnésium dans les noix, les légumes verts, les fruits de mer, les sardines, les anchois, les germes de blé, les flocons d’avoine, les bananes. On trouve de l’iode, dans les algues marines, les fruits de mer et les poissons de mer. On trouve du soufre dans les viandes, les poissons, les fruits de mer, les œufs, l’ail, les oignons, les graines de courges, le brocoli, le radis noir, le cresson. Citations : « Le tabac est, dans ce domaine aussi, une bête noire : en perturbant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, il empêche le bon approvisionnement des nutriments jusque dans la fibre capillaire. Dommage. » - Danièle Festy « Quand elle est causée par le blé, l’alopécie peut persister aussi longtemps qu’on continue à en consommer. » - Dr. William Davis « Les hommes qui perdent leurs cheveux ont généralement une carence en testostérone. » – Dr. Thierry Hertoghe Article complémentaire : Les carences nutritionnelles
- Pourquoi manger biologique ?
Article de bromatologie En médecine naturelle, ce que l’on ingère fait partie des 9 facteurs de la santé intégrale. Du fait de son importance pour la santé, le mot "biologique" revient dans presque tous les articles de ce blog, car il n'est pas possible de fonctionner de manière optimale si la toxémie est élevée. Le bio c’est le naturel, le vivant, c’est la nourriture originelle depuis toujours, c’est interdire les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ensuite est venu le progrès et l’homme à commencer à s'affaiblir, à dégénérer, à tomber malade et à prendre beaucoup de médicaments. Le bio c’est de la saveur et de l’odeur, c’est moins d’eau, plus de nutriments et d'antioxydants qui permettent une meilleure nutrition et protection cellulaire. Le bio c’est moins de pollution environnementale, c’est meilleur pour la biodiversité et notre santé. Le bio c’est en moyenne 30% plus cher. Le non bio, c’est ingérer des pesticides, des antibiotiques, des médicaments, des additifs, des engrais, des métaux lourds, des perturbateurs endocriniens. C’est détruire le microbiote, les systèmes nerveux et immunitaire avec les conséquences graves qui peuvent en découler à moyen ou à long terme... A notre époque, ce qui est cultivé est certes plus ou moins contaminé par les conditions environnementales : pluies acides, pollution, résidus de pesticides dans l’air, l’eau ou la terre, etc., mais la quantité de pesticides contenue dans les produits de culture biologique est contrôlée strictement et des cahiers de charges sont établis du moins en Belgique. L’Europe vient malheureusement de renouveler l’autorisation pour l’utilisation du glyphosate pendant 10 ans (novembre 2023). Les pesticides : « Pesticides » est le terme générique pour désigner les substances chimiques élaborées pour lutter contre des « nuisibles » tels que : mauvaises herbes (herbicides), champignons (fongicides), insectes (insecticides), parasites (parasiticides), rats (raticides), bactéries (bactéricides), etc. Ce sont des produits de synthèse toxiques générateurs de maladies, de perturbations endocriniennes et de cancers. Ils détruisent le microbiote intestinal et les cellules épithéliales, ce sont des agents mutagènes et carcinogènes qui causent la porosité intestinale. Une étude d'envergure publiée dans Scientific Reports (basée sur la cohorte française NutriNet-Santé) a démontré qu'un adulte consommant une alimentation conventionnelle, ingère en moyenne environ 4 kg d'additifs par an (soit environ 11 grammes par jour) et de nombreuses molécules chimiques (résidus de pesticides, plastifiants). L'effet d'accumulation et le "cocktail" de ces substances interrogent les scientifiques. La consommation quotidienne d’une nourriture ainsi polluée par les pesticides entraîne une toxémie exogène permanente. Le microbiote représente près de 80 % de notre système immunitaire, il contribue à la décomposition des aliments et à notre bien être mental. Le foie aura toujours une surcharge de travail avec ces molécules toxiques à éliminer, et quand le foie va mal, tout va mal. On ne peut pas régler naturellement un problème de santé si on persiste à consommer des aliments de culture conventionnelle, puisque en hygiénisme la priorité est de baisser la charge toxémique et d’augmenter l’énergie vitale. Actuellement, les nouveau-nés sont exposés dès le ventre de leur mère à la pollution environnementale : les analyses scientifiques révèlent la présence de près de 300 substances chimiques et polluants dans le sang de leur cordon ombilical à la naissance (comme l'ont montré des études du CHU de Montpellier dès 2007). De plus, de faibles résidus de ces composés se retrouvent également dans le lait maternel. Ces observations constituent un signal d'alarme sérieux pour la santé environnementale des futures générations… « La recherche indique que l’exposition aux pesticides en général (de même que l’exposition à certains pesticides en particulier) est associée à plusieurs types de cancers comme le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple de même que les cancers de la prostate, du rein et du poumon, entre autres. » - Société Canadienne du Cancer Les fruits et légumes biologiques contiennent jusqu’à 69% plus d’antioxydants et en moyenne 180 fois moins de résidus chimiques que ceux de l’agriculture conventionnelle. Les fruits ordinaires subissent de 40 à 70 traitements chimiques. Un citron cultivé biologiquement, sans engrais de synthèse, contient environ trois fois plus de vitamine C qu’un autre. Selon un rapport français validé en 2015 basé sur un échantillon de 5.806 fruits et légumes biologiques, 86,3% ne contenait aucune trace de pesticide. Les fruits et légumes bio sont donc contaminées à 1,4%, contre 35% pour les légumes et 64% pour les fruits de culture conventionnelle. Soit 25 fois plus pour les légumes et 45 fois plus pour les fruits. Les fruits et légumes de culture bio sont donc plus chargés en éléments nutritionnels et apportent beaucoup moins d’éléments toxiques que la culture conventionnelle. En 2006, l'étude de Seattle (Lu et al.) prouvait l'efficacité du bio en un temps record. En faisant passer des écoliers au 100 % bio pendant 5 jours, les chercheurs ont vu les traces d'insecticides neurotoxiques presque s'effacer de leurs urines. Mais attention au retour de bâton : dès la reprise d'une alimentation classique, les taux de pesticides ont explosé en seulement 24 heures. Les pesticides sont potentiellement aussi nocifs que le tabac pour augmenter les risques de certains cancers (étude de 2024). Citations : « Il ne faut rien enlever à l’aliment, car non seulement les parties soustraites font défaut, mais les parties restantes perdent partiellement ou totalement leur activité biologique. » - Henri-Charles Geffroy « Une autre nuisance insoupçonnée de ces fongicides, insecticides, nématicides, taupicides, etc. se situe au niveau de nos enzymes digestifs : l’expulsion du zinc, du nickel, du cobalt, du vanadium dans le site actif de l’enzyme et son remplacement par le mercure, le cadmium ou autres généreront des enzymes peut actives ou inactives, en particuliers vis-à-vis de la digestion de la caséine et du gluten… » - Robert Masson « Les engrais chimiques déséquilibrent les sols, et entretiennent une « escalade » inexorable : les traitements appauvrissent les sols qu’il faut de plus en plus traiter. Les fruits et légumes, subissant aussi ces agressions chimiques, voient leurs immunités faiblir : il faut donc les traiter aussi chaque année un peu plus. Tout l’équilibre de l’écosystème est alors rompu : les insectes parasites mutent pour s’adapter aux contraintes croissantes, à la manière des indésirables de nos intestins à la suite d’antibiothérapies répétées… » - Daniel Kieffer « Une des raisons des carences en oligoéléments de plus en plus fréquentes chez les hommes et les animaux d’élevage est à chercher dans l’usage d’engrais chimiques qui en sont dépourvus. » - Dr. Catherine Kousmine « Le docteur Curl mesura ensuite dans les urines des enfants les produits de dégradation des pesticides organochlorés (les pesticides les plus courants). Elle trouva que le taux de pesticides dans l’urine des enfants « bio » était nettement en deçà des minima fixés par l’Agence gouvernementale de protection environnementale. Il était aussi 6 à 9 fois moindre que celui des enfants « conventionnels ». Pour ces derniers, la charge toxique dépassait au contraire de 4 fois les limites officielles tolérées… La nourriture bio faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d’intoxication de l’organisme. » - Dr. David Servan-Schreiber « Paul Stiit estimait dans son livre de 1982 que l’Américain moyen consommait chaque année presque 5 kilogrammes d’approximativement 2.000 additifs alimentaires. » - Dawn Lester & David Parker, Qu’est-ce qui nous rend réellement malade ? « Consommer des aliments de qualité, c’est-à-dire biologiques, pour éviter l’apport massif de produits chimiques – herbicides, fongicides… - qui encrassent l’organisme et sollicitent de manière importante le foie et nos mécanismes immunitaires, mais aussi nos filtres bio-émonctoriels. » - Christian Brun « Les pesticides provoquent des déficits immunitaires ainsi que des infections à répétition. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe Article complémentaire : L'alimentation paléo.
- Les édulcorants artificiels
Article de nutrition Description : Le sucralose, l’acésulfame-K, l’aspartame ou encore la saccharine sont des édulcorants artificiels largement utilisés dans les produits « light » ou « sans sucre ». Présentés comme des alternatives plus saines au sucre, ils sont aujourd’hui omniprésents dans les sodas, yaourts, desserts, céréales, chewing-gums et même certains médicaments. Mais sont-ils réellement une solution bénéfique pour la santé métabolique ? Des molécules ultra-transformées Les édulcorants artificiels sont des substituts synthétiques du sucre, dotés d’un pouvoir sucrant 100 à 600 fois supérieur au saccharose. Leur intérêt industriel est évident : ils apportent très peu, voire aucune calorie, et n’augmentent pas directement la glycémie. Ils ont ainsi été massivement promus auprès des personnes diabétiques, en surpoids ou souhaitant contrôler leur consommation calorique. Pourtant, en naturopathie et en médecine fonctionnelle, une question fondamentale se pose : est-ce compatible avec notre physiologie ? Le goût sucré active des voies métaboliques complexes (sécrétion d’insuline, incrétines, dopamine, régulation de l’appétit). Or, lorsque le cerveau perçoit le sucré sans apport énergétique réel, un décalage biologique peut s’installer. Le paradoxe métabolique Pendant longtemps, les édulcorants ont été considérés comme des alliés contre l’obésité et le diabète. Certaines méta-analyses anciennes concluaient à une absence d’effet significatif sur le poids et la glycémie. Les données plus récentes nuancent fortement cette vision. Des travaux publiés ces dernières années montrent que les édulcorants artificiels peuvent : Modifier l’absorption intestinale du glucose Influencer la sécrétion d’insuline et d’incrétines Altérer la composition du microbiote intestinal Perturber la régulation de la satiété Or, le microbiote joue un rôle central dans l’inflammation de bas grade, la résistance à l’insuline et la régulation pondérale. Une dysbiose induite par une consommation régulière d’édulcorants contribue à une aggravation du contrôle glycémique. En médecine fonctionnelle, on parle d’un stress métabolique silencieux. Risques potentiels mis en évidence par les études Plusieurs études de cohorte d’envergure ont observé des associations entre consommation chronique d’édulcorants artificiels et : Résistance à l’insuline Diabète de type 2 Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) Troubles gastro-intestinaux Dysbiose intestinale Maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires Risque accru de certains cancers Certaines recherches récentes ont notamment associé l’aspartame et l’acésulfame-K à une augmentation du risque de cancer dans des populations à forte consommation. Des auteurs, comme la journaliste d’investigation Sylvie Simon dans son ouvrage «Aspartame, plaisir ou poison ?», ont largement alerté sur des effets neurologiques attribués à l’aspartame : Migraines chroniques Vertiges Troubles du sommeil Troubles de la mémoire Le saviez-vous ? Le goût sucré, même sans calories, stimule les circuits cérébraux de la récompense via la dopamine. Résultat : certaines études suggèrent que les édulcorants pourraient entretenir l’addiction au sucre plutôt que la réduire. Autrement dit, consommer régulièrement des produits « light » pourrait maintenir une forte attirance pour le goût sucré… et compliquer la transition vers une alimentation naturellement moins riche en glucides et en sucre notamment. En résumé : Les édulcorants artificiels ne sont pas des molécules neutres. Selon les études récentes, bien qu’ils n’apportent pas de calories, ils peuvent entrainer : des troubles neurologiques (migraines chroniques, vertiges, insomnies et pertes de mémoire), des maladies métaboliques (cancer, obésité, diabète de type 2, résistance à l’insuline, stéatose hépatique), des maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques), des troubles gastro-intestinaux dont la dysbiose du microbiote, des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires. En naturopathie, l’approche consiste à rééduquer progressivement le palais plutôt qu’à remplacer le sucre par des substituts industriels ultra-transformés et donc non-physiologiques. Citations : « Remplacer les sucres libres par des édulcorants non sucrés n’aide pas à contrôler le poids à long terme. Les données suggèrent que leur utilisation prolongée peut être associée à un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité. » - OMS, Recommandation sur les édulcorants non sucrés, 2023 « Les édulcorants artificiels ne sont pas métaboliquement inertes. Ils peuvent modifier le microbiote intestinal et influencer la réponse glycémique, même en l’absence de calories. » - Dr. Eran Elinav, chercheur en immunologie et microbiote Articles complémentaires : Les glucides Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Le syndrome métabolique
- Les génotypes apoE
Article de médecine fonctionnelle et de nutrition Voici des informations qui vont révolutionner la nutrition humaine et éviter pas mal d’errances et d’erreurs dans ce domaine. En naturopathie, pour estimer le profil alimentaire d’une personne, nous avons recours à l’anamnèse, au tempérament naturopathique et à l’analyse sanguine. Maintenant, grâce à la génétique et à la médecine fonctionnelle*, nous avons accès aux génotypes, c’est-à-dire aux profils génétiques et nutritionnels des individus. Ceci complète également la notion de terrain. *La médecine fonctionnelle vise à (r)établir le meilleur équilibre physiologique. « Un test à réaliser une seule fois dans la vie. » Selon ce que l’analyse de sang va révéler, que l’on soit apoE2, apoE3 ou apoE4, on va plus ou moins bien assimiler les lipides, les glucides et dans une moindre mesure les protéines*, ceci va déterminer les habitudes alimentaires et comportementales relativement précises à adopter pour le reste de la vie. *La ration de protéines est d’environ 20% pour les trois génotypes. ApoE est l’acronyme de Apolipoprotéine E. Le génotype apoE2 concerne environ 8% de la population. Il est apparu il y a environ 85.000 ans. Le profil alimentaire est proche du cétogène, encore plus riches en graisses que l’apoE3 que nous allons découvrir un peu plus bas. L’huile de coco biologique est autorisée, tous les lipides sont bons pour eux sauf les « trans » qui ne sont bons pour personne. Ce sont des individus avec généralement beaucoup de problèmes digestifs et intestinaux, particulièrement s’ils consomment assez bien de féculents et en particulier des céréales. Attention donc aux hydrates de carbone à consommer en très petite quantité, car le sucre est catastrophique pour eux. L’alimentation paléo bien dosée et bien mesurée en gras devrait leur convenir assez bien. Leur longévité est importante et ils bénéficient d’une bonne neuroprotection. Chez eux, le cholestérol est généralement bas, un taux de cholestérol élevé est rare chez les apoE2. Quand ils sont sportifs, ils peuvent manger un peu plus de glucides, mais toujours limiter les féculents. Les obèses apoE2 doivent absolument réduire les glucides, les féculents (éliminer les céréales) et augmenter considérablement les lipides. Le frugivorisme, le végétarisme et le végétalisme sont interdits aux E2. Le jeûne intermittent est conseillé. Le génotype apoE3 concerne environ 78% de la population caucasienne. Il est apparu il y a +/- 220.000 ans. Leur alimentation doit être riche en graisses variées et équilibrées mais pauvre en glucides « High fat / low carb ». Les graisses animales vont concerner les produits laitiers, les viandes rouges, les volailles, le gibier, etc., les œufs, les poissons, les fruits de mer, qui sont autant de sources de protéines dont la portion doit être de 20%, ni plus ni moins. Les acides gras saturés et l’huile de coco sont autorisés. Pour ceux qui les tolèrent, les produits laitiers peuvent être consommés en quantité raisonnable. Bienvenue aux noix, graines, olives, avocats, huiles vierges biologiques : d’olive, de lin, de cameline, de noix, d’avocat, d'onagre, de chanvre, de bourrache, etc. L’alimentation méditerranéenne en écartant les céréales leur convient assez bien, ainsi que le jeûne intermittent. Pensons également à l’alimentation ancestral hypotoxique type Seignalet ou paléo. En ce qui concerne les fruits, les apoE3 doivent en manger en petite quantité et privilégier ceux qui sont à index glycémique bas. Le génotype apoE4 concerne environ 14% de la population. C’est le génotype le plus ancien des trois, le plus proche des grands singes. Leur profil alimentaire est un peu plus contraignant. Ils ont un risque accru de contracter la maladie d’Alzheimer et sont plus fragiles au niveau du système cardiovasculaire. Ils ont tendance à accumuler du cholestérol (hypercholestérolémie) qui peut leur être toxique. Ils ne doivent pas consommer d’huiles végétales riches en cholestérol comme les huiles de palme et de coco par exemple. Ils doivent faire attention aux produits laitiers, aux viandes rouges grasses, aux graisses trans et saturées. Leur alimentation se composera de poisson, de fruits de mer, d’œufs, de légumes, de légumineuses, d’huile d’olive, des bonnes graisses végétales de noix, de colza, d’avocats, etc., d’oméga-3 bien dosés, de vitamine D et de mélatonine. Ils auront droit à un peu plus de glucides et un peu moins de lipides que les apoE3. Ils ne doivent pas avoir peur des jaunes d’œufs qui ne font pas augmenter les taux sanguins de cholestérol. Idem pour les fruits de mer qui sont hypocholestérolémiants. Pour se préserver, les apoE4 devront faire de bons choix existentiels tels que : bien équilibrer leur alimentation, faire beaucoup d’exercice physique, avoir des activités cognitives et intellectuelles régulières. Ils supprimeront le tabac et l’alcool. Les génotypes sont à corrélés aux résultats sanguins : cholestérol, hormones, statut en acides gras, marqueurs métaboliques, etc. et aux renseignements cliniques du patient pour établir un profil nutritionnel personnalisé et ciblé. En résumé : Rappelons que la consommation excessive de glucides entraine, entre-autres, de la dysbiose et de la porosité intestinales, la stéatose hépatique, la glycation, une augmentation des triglycérides, de l'acide urique, du diabète, du surpoids, la prolifération du candida albicans, des dermatoses, le cancer, des infections ORL chroniques, des maladies de civilisations, etc. Nous héritons tous de deux copies de gène qui émanent de nos parents, ce sont des variants appelés ‘allèles’, on parle alors de polymorphisme et obtenir : Des apoE2-E3. Des apoE3-E4. Des apoE4-E2. Ceci complique parfois un peu la situation… L’amylase salivaire La capacité à digérer les amidons (céréales) varie de 1 à 12 d'un individu à un autre selon la présence du gène AMY1A. Imposer les céréales comme axe central à quelqu'un qui manque de ce gène peut être destructeur. Standardiser l'alimentation est une erreur biologique. Nos bagages enzymatiques et nos microbiotes dépendent de l'histoire migratoire de nos ancêtres (climats nordiques, steppes, déserts...). Citations : « Ce qui me fascine à ce jour, c’est que nous pouvons déjà prévenir environ un tiers des cas d’Alzheimer en modifiant les facteurs de risque, c’est-à-dire en adaptant l’hygiène de vie, le régime alimentaire et ce que nous appelons les comorbidités (hypertension, diabète, hyperlipidémies). Et ce que vous devriez faire pour réduire ces facteurs de risque va dépendre de votre génotype apoE ! » - Dr. Georges Mouton « Les malades de la maladie d’Alzheimer, lorsqu’on les prend très tôt, on arrive à stopper l’évolution de la maladie pendant des années et dans les cas les meilleurs, on entraine une amélioration pendant des années, ça c’est extraordinaire et très important. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue Source : Docteur Georges Mouton, médecine fonctionnelle.
- Physiologie digestive, la fin des croyances hygiénistes
Article de physio-anthropologie Depuis plus d’un siècle, une idée persiste dans certains courants hygiénistes, végan ou frugivores : parce que nous partageons une grande partie de notre patrimoine génétique avec les grands singes, notre alimentation « idéale » devrait être strictement végétale, crue et comparable à celle des autres anthropoïdes. Pourtant, les observations de terrain — notamment celles de Jane Goodall et d’autres éthologues — montrent une réalité bien différente. Le chimpanzé n’est pas un frugivore strict : c’est un omnivore opportuniste, dont le régime est constitué majoritairement de fruits, complété par des feuilles, graines, écorces, fleurs, mais aussi par une petite proportion de nourriture animale. Il consomme régulièrement des insectes, des œufs, de petits mammifères, parfois des oisillons ou des mollusques. Cet apport animal, bien que modeste, joue un rôle physiologique essentiel dans son équilibre nutritionnel. Chimpanzé mangeant un singe Colobe rouge Selon cette vision hygiéniste, c’est en consommant exclusivement des aliments « parfaits » que nous pourrions éviter les maladies de civilisation. L’argument semble logique… en théorie. Mais qu’en est-il lorsque l’on observe la physiologie humaine, notre historique évolutif et les données issues de la nutrition moderne? Nous ne sommes ni chimpanzés, ni gorilles : une physiologie quelque peu différente Même si nous partageons plus de 98 % de notre ADN avec le chimpanzé, nos capacités digestives divergent profondément. Longueur des intestins : un indice clé L’appareil digestif humain révèle une adaptation très différente : Intestin grêle : Humain : ≈ 600 cm Chimpanzé : ≈ 150 cm Côlon : Humain : ≈ 150 cm Chimpanzé : ≈ 600 cm Autrement dit, nous avons un intestin grêle proportionnellement bien plus développé, spécialisé dans l’absorption rapide des nutriments (acides aminés, acides gras, glucose). À l’inverse, les grands singes possèdent un côlon long et volumineux, véritable chambre de fermentation destinée à extraire l’énergie des fibres végétales brutes. Cet intestin très long est particulièrement efficace pour la fermentation des végétaux crus, la dégradation de fibres dures et l’assimilation lente des fruits entiers. Les hominidés non humains possèdent d’ailleurs une flore microbienne hautement spécialisée, adaptée à ce volume massif de fibres végétales — une flore que l’humain moderne ne possède plus dans les mêmes proportions. Cette différence n'est pas anodine : elle indique clairement que l’humain a évolué vers une alimentation moins riche en fibres dures, plus dense en nutriments, incluant des produits animaux. Le caecum ou cécum est un segment riche en bactéries qui joue un rôle dans la fermentation intestinale, chez l’homme il est très petit comparativement à d’autres mammifères herbivores comme la vache, le cheval, le mouton et le lapin par exemple. Le cécum est 4 fois moins volumineux chez l’homme que chez le chimpanzé. Fig. 2. Par contre, il est très réduit chez le chien (carnivore). Chez l'homme, le côlon ne représente que 20 % du volume total du tube digestif, alors que chez les singes, il est d'environ 50 % (Fig. 2 ; Milton et Demment, 1988 ; Milton, 2003). Fermentation et putréfaction : des processus physiologiques et non pathologiques Chez l’humain, la digestion se termine naturellement dans le côlon. Glucides non digérés → fermentation dans le côlon droit. Protéines résiduelles → putréfaction dans le côlon gauche. Ces phénomènes sont normaux, tant qu’ils restent modérés. Ils ne sont pas le signe d'une « erreur alimentaire », mais le résultat d’un tube digestif conçu pour une alimentation mixte. À l’inverse, les herbivores possèdent : un côlon très long une flore extrêmement spécialisée parfois des poches digestives multiples (rumen, cæcum hypertrophié) ou encore… la capacité à produire de la cellulase, enzyme absente chez l’être humain. Nous ne digérons pas la cellulose : notre microbiote intestinal peut seulement fermenter une partie des fibres les plus tendres. Le cæcum du koala est le plus grand de tous les mammifères par rapport à la taille du corps, et son temps de rétention gastro-intestinal moyen est le plus long connu parmi les mammifères. https://www.researchgate.net/figure/Relative-volumes-of-the-stomach-small-intestine-cecum-and-colon-in-modern-humans-and_fig2_276660672 Une évolution digestive façonnée par le feu et la nutrition dense De nombreuses études en anthropologie montrent que l’humain a vu : son intestin grêle s’allonger, son côlon se raccourcir, son cerveau augmenter de volume, lorsqu’il a commencé à : consommer plus de viande, cuire les aliments, réduire l’apport en fibres structurelles difficiles à dégrader. La cuisson, en particulier, a joué un rôle décisif : elle augmente la densité énergétique des aliments, réduit leur coût digestif et libère plus de nutriments pour le cerveau et les muscles. L’humain moderne n’est donc pas physiologiquement adapté à une alimentation exclusivement crue ou majoritairement fibreuse, notamment dans les régions froides à tempérées. L’humain : un omnivore flexible, pas un frugivore spécialisé Notre système digestif reflète cette flexibilité métabolique : capacité à digérer amidons, fruits et légumes, capacité à assimiler efficacement les protéines et graisses animales, métabolisme stable tant avec une alimentation riche en plantes qu’avec une ration plus carnée (selon contexte, climat, besoins). Il n’existe donc pas une seule « case » alimentaire dans laquelle enfermer l’humain. Nos besoins dépendent : de notre génotype, de notre microbiote, de notre environnement, de nos contraintes physiologiques, de notre mode de vie. Nous ne vivons plus dans la vallée du Rift ; notre biologie reste la même, mais notre contexte a totalement changé. Une alimentation naturelle, simple et variée Depuis des centaines de milliers d’années, l’humain prospère avec une alimentation : à base de plantes (feuilles, racines, tubercules, fruits), de fruits au sens botanique (tomates, courgettes, poivrons, olives, noix…), et de produits animaux, sources d’acides gras essentiels, de vitamines liposolubles et de protéines complètes. Le plus important n’est pas d’adhérer à une idéologie alimentaire, mais de connaître la physiologie réelle du corps humain et d’adopter une alimentation : digeste, adaptée à nos contraintes modernes, cohérente avec nos besoins biologiques individuels. Citation : Voici une citation et un extrait d’un des livres du naturopathe et diététicien Robert Masson "La vérité sur les dérives des régimes alimentaires" reflétant clairement sa position sur la sujet : "Plus que jamais « fleurissent » des méthodes comme le crudivorisme, le végétalisme, le dissocié générant progressivement des malnutritions graves et parfois fatales… Ce livre se veut une mise en garde (légitime, l’auteur étudie la nutrition depuis plus de 50 années) contre la « beauté » des dogmes alimentaires et la « sérénité » des apprentis nutritionnistes, véritables chants de sirènes vers des abîmes d’où l’on peut ressortir amoindri à tout jamais." En résumé, pour Robert Masson, les régimes frugivores et crudivores sont des "méga-nuisances" s'ils sont pratiqués de manière excessive ou dogmatique, car ils mettent en péril l'équilibre nutritionnel et la santé à long terme. Articles complémentaires : L’alimentation paléo Quelques règles alimentaires basiques Les céréales et amidons Les génotypes apoE
- La maladie du foie gras, la stéatose hépatique
Article naturo-hygiéniste Comme nous l'avons déjà vu, le foie est un de nos cinq émonctoires et l'usine des traitements chimiques de notre organisme. Il est impératif d'en prendre le plus grand soin. A défaut, la toxémie augmentera et l’énergie vitale baissera, ce qui engendrera l’apparition de pléthore de symptômes et de maladies. Description : Le foie gras non alcoolique touche plus de 30% des adultes, c’est une épidémie dans les pays développés. C’est encore une maladie de civilisation liée au mode de vie. 10 millions de Français vivent avec un foie gras. Les triglycérides sont augmentés dans le foie qui se surcharge en graisse. Trop de triglycérides dans le sang = trop de sucres dans l’alimentation. Un taux de cholestérol LDL élevé signifie que le foie est saturé en graisses émanant d’un excès de glucides alimentaires. Evolution de la stéatose -> fibrose -> cirrhose. 10.000 à 15.000 décès sont attribués à la cirrhose chaque année en France. La stéatose hépatique non alcoolique est présente chez 48 à 59% de psoriasiques. Symptômes : Généralement asymptomatique. Fatigue, baisse d’énergie vitale possible. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : La malbouffe avec excès d’amidons et de sucres : céréales, pomme de terre, pain, biscuits, riz, maïs, fructose industriel de maïs, sirop d'agave, miel, jus de fruits, sodas, alcool, etc. Les aliments industriels et ultra-transformés. Le surpoids, l’obésité. La sédentarité. Le diabète, la résistance à l’insuline. Les fermentations alcooliques digestives dues aux mauvaises associations alimentaires (amidon/acide). La porosité intestinale. La dysbiose du microbiote. La toxémie. Les toxiques. Les médicaments dont finastéride et dutastéride. L'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie). Boire un soda par jour est associée à une augmentation de 20% du risque de développer une stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Selon une étude de 2018, les altérations de la perméabilité intestinale, du microbiome et de l'endotoxémie associées contribuent au risque de stéatose hépatique non alcoolique et de stéatohépatite non alcoolique. Biologie : Etablir le profil individuel en acides gras. Triglycérides. Transaminases hépatiques : ASAT (SGOT) et ALAT (SGPT). Solutions : Supprimer les causes. Laisser le foie en paix pendant au moins 6 semaines. Equilibrer l’alimentation en respectant quelques règles basiques. Equilibrer l’apport en lipides (oméga-3-6-7-9) et en protéines dont choline et méthionine. Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. Supprimer les toxiques. Perdre du poids. Détecter et corriger une éventuelle porosité intestinale. Utiliser du sirop de yacon biologique (15-20% de sucre, 54% de prébiotiques-fibres, index glycémique très bas) pour les préparations nécessitant du sucre. Le paracétamol est la première cause de greffe de foie due aux médicaments. Des aides phytothérapeutiques peuvent être envisagées après la correction du mode de vie et la récupération d’un foie normal. On ne travaille pas sur un organe fatigué en le stimulant. Nutrithérapie : N-acétylcystéine Choline Soufre organique MSM, L-glycine et bétaïne HCL Vitamines : B, C, D3, E Prendre de la quercétine* *Une étude publiée dans le numéro du mois d'août 2019 dans Phytotherapy Research a conclu que la quercétine avait un impact bénéfique sur la stéatose hépatique non alcoolique en améliorant l'inflammation, le stress oxydatif et le métabolisme des lipides. Citations : « Surchargé de graisse, envahi par les cicatrices fibreuses, le foie ne peut plus accomplir les tâches qui sont les siennes. A commencer par le filtrage et l’épuration. » - Pr. Gabriel Perlemuter « Les cirrhoses dites hypertrophiques ou atrophiques sont des scléroses qui signent la phase terminale d’une profonde souffrance hépatique entretenue depuis de longues années causées essentiellement par le tabagisme, par le sucrisme, par l’alcoolisme, par l’amidonisme qui induit un alcoolisme insidieux. Tout cela sur fond d’un mental habituellement négatif, conflictuel, morbido-pathogène dévitalisant. » - Pr. Grégoire Jauvais « Un excès de fruits dans l’alimentation peut abîmer le foie et augmenter les triglycérides. » - Sylvain Duvel, biologiste et nutritionniste « Le foie gras est dû aux céréales et pas aux graisses. » - Dr. Georges Mouton « Les oméga-3 améliorent le métabolisme de l’insuline et engendrent même une baisse rapide des triglycérides sanguins. » - Pr. Loren Cordain « Le fructose est, à bien des égards, très semblable à l’alcool en ce qui concerne les dommages qu’il peut causer à votre organisme… et à votre foie. […] Les facteurs liés au mode de vie, tels que la résistance à l’insuline, une alimentation inadéquate, l’inactivité physique et certains médicaments, favorisent le stockage de graisses et altèrent la fonction hépatique. » - Dr. Joseph Mercola « Les maladies dites de civilisation sont dues en grande partie à l’inadéquation entre notre génome et l’alimentation moderne. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Symptômes d’un foie fatigué Les émonctoires Le ralentissement digestif et ses conséquences Les céréales et amidons Les aliments mucogènes Le syndrome métabolique L'alimentation paléo











