Blog dédié à l'hygiénisme et à la santé naturelle


"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- En finir avec l'asthme
Article naturo-hygiéniste Un petit article très concis, cette ‘maladie’ (symptôme) est relativement simple à résoudre, en corrigeant, avec un minimum d’effort notre hygiène de vie. L’asthme est une maladie de civilisation. Il était extrêmement rare avant 1850. Les thérapies allopathiques classiques ne guérissent pas l’asthme. Elles ne font que soulager les symptômes. Un eczéma réprimé par de la cortisone peut se transformer en asthme… Chiffres : 300 millions de personnes souffrent d’asthme dans le monde. 250 mille en meurent tous les ans. Symptômes : Les symptômes de l’asthme se situent dans les voies respiratoires aux niveau des bronches et des bronchioles. Il y a inflammation. On ressent une pression dans le thorax. La respiration est difficile, plus courte et plus rapide. L’émonctoire poumons étant déjà saturé, les symptômes sont aggravés par une atmosphère polluée par du parfum, de la fumée, du tabac, des poussières et autres produits toxiques volatils. Mais aussi par le stress et le froid. Causes : Nous avons affaire à une surcharge mixte : Des cristaux : inflammation et spasmes nerveux. Des colles : encombrement muqueux. Un ralentissement digestif. Un recul de la diversité bactérienne du microbiote intestinal. De l'hyperperméabilité intestinale. De l'insuffisance rénale. Du tabac. Des parasites. Solutions : Supprimer les aliments mucogènes, industriels, raffinés, transformés, sucre, charcuteries, pâtisseries, céréales, graisses cuites, fritures, etc. Supprimer les overtoniens Supprimer les toxiques Supprimer les causes de la porosité intestinale et du ralentissement digestif Respecter les bonnes associations alimentaires S'alimenter de manière naturelle, variée, équilibrée, biologique, plus riche en fibres (type paléo). Boire du jus de carottes/épinards - 30cl/20cl. Jus de raifort 15 cl + 1 jus de citron S'alimenter de manière physiologique riche en fibres et en oignons (expectorant, décongestionnant) Pratiquer la cohérence cardiaque Pratiquer le sauna Faire des exercices physiques adaptés Libérer le trio : foie, vésicule et intestins Faire des lavements Purger à l’huile de ricin Appliquer une bouillote chaude sur le foie 2 x 30 minutes par jour Pratiquer le jeûne & les monodiètes accélèreront le processus de rétablissement qui prend généralement quelques mois. Soutient phytothérapeutique : Desmodium adscendens. Ashwagandha. Gemmothérapie : association de bourgeons de cassis, de viorne et de noisetier. Compléments alimentaires : Vitamines C, A, D & E. Oméga-3 : 2 gr. /J. Magnésium organique. Sélénométhionine. Inuline. Quercétine*. Oligothérapie catalytique : manganèse/cuivre. *D’après une étude de 2012, la quercétine (flavonoïde) est efficace contre l'asthme, par rapport aux médicaments et aux inhalateurs de stéroïdes chez les adultes. Soyons responsables de nos actes & de notre santé ! « Quand les asthmatiques, ces vieux pêcheurs endurcis, en dehors de toute responsabilité de réparation à cause de la saturation par l’adrénaline et de la fibrose pulmonaire rapportent les malaises qui suivent un repas composé de viande, pain et pommes de terre, puis de les voir libérés de façon permanente de tous les catarrhes, toux et respirations spasmodiques en observant les combinaisons alimentaires – la conclusion qu’il faut en tirer est claire. » - Albert Mosséri « La médecine actuelle ne s’occupe pas de la santé. Elle n’a d’intérêt que pour les maladies. » - Dr. Catherine Kousmine « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - Dr. André Passebecq « Les personnes de ma connaissance qui ont observés scrupuleusement les principes de la nature n’ont aucune difficulté à se débarrasser de cette douloureuse affection. » - Dr. Norman Walker « La cause profonde réside dans les poisons intestinaux éliminés au niveau des bronches et des poumons et c’est l’irritation des bronches par ces poisons qui déclenche le spasme bronchique. » - Robert Masson « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate Articles complémentaires : Le système de guérison du régime sans mucus Les émonctoires L'alimentation paléo
- L'alimentation paléo
Article de nutrition L’alimentation paléolithique : revenir aux fondamentaux de l’humain Pendant plus de 200.000 ans, bien avant l’apparition de l’agriculture au néolithique (vers –10 000), l’être humain a vécu comme chasseur-cueilleur. Cette longue période représente 99 % de l’histoire de l’humanité : autrement dit, notre organisme s’est façonné dans un contexte alimentaire bien précis… très éloigné de nos habitudes modernes. L’être humain actuel appartient à l’unique espèce Homo sapiens, apparue en Afrique il y a environ 300.000 ans (sites de la vallée du Rift et de Jebel Irhoud au Maroc). Sur le plan anatomo-physiologique, nous restons des anthropoïdes omnivores, proches des grands singes – avec un système digestif adapté à une alimentation naturelle, brute et variée, loin de l’ultra-transformation moderne. L’alimentation paléo n’est pas une mode : c’est la nutrition pour laquelle notre corps est conçu depuis des centaines de milliers d’années. Le paléo : l’alimentation originelle de l’homme Quelques rares peuples perpétuent encore ce mode de vie ancestral : Les Awà d’Amazonie Les Ayoreo d’Amérique du Sud Les Hadza de Tanzanie Les San et les Pygmées d’Afrique centrale Les Bushmen du Kalahari L’étude de ces tribus – encore peu touchées par la modernité – nous révèle une alimentation hypotoxique, très proche du régime décrit par Jean Seignalet. Leur état de santé est édifiant : quasi-absence de maladies dites “de civilisation” : Syndrome métabolique : insulinorésistance, diabète, obésité, hypertension, dyslipidémie, maladies cardiovasculaires ; Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Crohn, rectocolite hémorragique, SIBO, etc.) ; Maladies auto-immunes ; Endométriose ; Maladies dégénératives ; Déformations dentaires ; Cancers. Aucune carie dentaire n’est retrouvée sur les squelettes du paléolithique, jusqu’à l’introduction massive des céréales et du sucre. « L’alimentation paléolithique est la meilleure pour les hormones. » – Dr. Thierry Hertoghe L’alimentation paléolithique était : très variable selon les régions, fortement dépendante du climat, parfois majoritairement animale (zones froides), parfois majoritairement végétale (zones tropicales). Elle comprenait : viande, graisse et abats poissons et coquillages œufs fruits sauvages racines et tubercules noix et un peu de graines miel C'est un régime opportuniste et diversifié, souvent riche en fibres végétales. Les aliments non compatibles avec le paléo Ces produits alimentaires sont récents dans notre histoire et posent un problème d’adaptation biologique : Produits laitiers : beurre, lait, fromage, yaourt… (problèmes digestifs fréquents, production de mucus, inflammations, excès d’IGF-1, caséines complexes). Céréales (surtout celles à gluten) : blé, épeautre, avoine, orge, seigle, maïs, sorgho, millet, kamut, fonio… → Inflammation intestinale, gluten, lectines, amidon rapide, sucres permanents, aliments mucogènes. Légumineuses : haricots, pois, lentilles, soja… → Riches en anti-nutriments (lectines, phytates). Sucre raffiné et produits transformés → Cause majeure d’inflammation, d’insulinorésistance, d’addiction alimentaire et d’obésité. Huiles végétales riches en oméga-6 : tournesol, maïs, soja, arachide… → Déséquilibrent le ratio oméga-6/oméga-3 (pro-inflammatoire). Additifs, pesticides, excès de sel raffiné → Toxiques, irritants, perturbateurs endocriniens. La cause majeure de la mauvaise santé humaine est : l’abandon d’une alimentation saine et équilibrée Les aliments autorisés et conseillés L’alimentation paléo privilégie les aliments bruts, naturels, biologiques : Protéines animales Viande, volaille, poissons sauvages, fruits de mer, œufs, abats. → Apport complet en acides aminés, L-carnitine, créatine, coenzyme Q10, vitamines et minéraux biodisponibles. Glucides naturels Fruits, baies, miel, tubercules, racines, courges, manioc. Lipides sains Graisses animales (moelle, gras), avocats, olives, noix, graines oléagineuses, coco. Huiles extra-vierges pressées à froid : olive, noix, coco, avocat. Légumes, algues, champignons et aromates Riches en fibres, minéraux, antioxydants. Tolérés : Riz basmati blanc biologique (IG bas : 45) Sarrasin (utile pour les sportifs – sans gluten, IG modéré) Fibres 30 gr quotidien (légumes, fruits, racines, champignons, algues, oléagineux). Le gras c'est la vie ! Oméga-3 / Oméga-6 : un équilibre vital Le ratio idéal se situe entre 1/1 et 1/3, alors que l’alimentation moderne monte parfois à 1/20. Ce déséquilibre favorise l’inflammation chronique. Pour améliorer ce ratio : Augmenter : poissons gras, œufs Columbus (Belgique) ou Bleu-Blanc-Cœur (France), noix, graines de chia, lin. Eviter : huiles de maïs, tournesol, soja, arachide, plats industriels. Cuisson douce Le paléo recommande : Vapeur douce Mijoté basse température Cuisson au four < 125 °C Poêle antiadhérente naturelle (inox, fonte, fonte émaillée) Les cuissons agressives (barbecue, friture) génèrent des composés toxiques et oxydants (AGE, acrylamide). Le paléo moderne : réinventer l'assiette ancestrale au XXIe siècle Adopter l'alimentation paléolithique aujourd'hui ne consiste pas à recréer maladroitement le quotidien de nos ancêtres, mais à adapter leur philosophie nutritionnelle à nos enjeux contemporains. Il s'agit d'offrir à notre organisme les nutriments pour lesquels il a été génétiquement conçu, tout en s'inscrivant dans une démarche locale, durable et réaliste. Les 5 piliers du paléo contemporain : 100 % brut, zéro ultra-transformé : éliminer les produits industriels, raffinés et bourrés d'additifs. L'assiette se compose exclusivement d'aliments simples, reconnaissables et préparés à la maison. Priorité aux légumes (contrôle du fructose) : si les fruits font partie de l'équation, les légumes représentent la véritable base végétale. On privilégie les légumes de saison pour leur richesse en fibres et en micronutriments, tout en modérant les fruits très sucrés afin d'éviter les pics d'insuline. Éviction ciblée des céréales et laitages : en réduisant ou supprimant les grains (avec ou sans gluten) et les produits laitiers industriels, on limite les molécules pro-inflammatoires et on préserve la perméabilité intestinale. Ancrage local et de saison : manger paléo aujourd'hui, c'est respecter les cycles naturels. Choisir des produits locaux, biologiques et de saison garantit une densité nutritionnelle maximale et réduit l'impact écologique. Diversité et flexibilité : la monotonie est l'ennemie de la santé intestinale. Varier les sources de protéines, de bons lipides (avocat, olive, oléagineux) et de végétaux permet de nourrir le microbiote et de préserver une excellente tolérance digestive sur le long terme. Conseils : Le paléo moderne n'est pas un dogme rigide, mais un cadre personnalisé. L'objectif est d'écouter ses réactions digestives et son niveau d'énergie pour trouver son propre équilibre au quotidien. L'alimentation doit être individualisée, naturelle, équilibrée et mesurée en fonction de la biologie, du style de vie, de l'âge, du génotype et du profil en acides gras érythrocytaires. Citations : « Manger paléo, c’est révéler à votre corps son plein potentiel. » - Julien Venesson « En éliminant les céréales, les produits laitiers, les sucres raffinés et autres produits transformés, votre alimentation n’en sera pas moins variée, au contraire. Vous découvrirez bien vite l’incroyable richesse d’aliments du régime paléo. » - Loren Cordain « Avec l’alimentation paléo vous allez mincir, gagner en vitalité, normaliser cholestérol, triglycérides, glycémie. Vous ne somnolerez plus après un repas. Vous allez rendre votre corps plus résistant, plus endurant : il vous conduira très loin sur le chemin de la santé optimale. » - Marc-Olivier Schwartz & Thomas Renoult « Au néolithique, époque où les Natoufiens commençaient à récolter l’engrain sauvage (petit-épeautre), le diabète était pratiquement inconnu. Chose certaine, il n’existait pas au paléolithique, durant ces millions d’années qui ont précédé les ambitions agricoles des Natoufiens. Les rapports archéologiques et l’observation des sociétés de chasseurs-cueilleurs modernes indiquent que, avant l’introduction des grains dans leur alimentation, les êtres humains n’en souffraient pas ni ne mouraient de ses complications. En revanche, les études archéologiques nous apprennent que, à la suite de leur introduction, on a assisté à une hausse des infections et de la mortalité infantile, à une baisse de l’espérance de vie et à l’apparition de maladies osseuses comme l’ostéoporose, de même que le diabète. » - Dr. William Davis « Compte tenu du profil nutritionnel du régime paléolithique, des études historiques ont postulé que les chasseurs-cueilleurs avaient une silhouette svelte, une bonne condition physique et étaient exempts de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires. » - Annapoorna & Daulath Singh « Le régime paléo, qui privilégie les aliments complets et non transformés tout en excluant les céréales, les produits laitiers, les légumineuses et les aliments transformés, est reconnu pour son potentiel à réduire l'inflammation et à améliorer les marqueurs métaboliques. » - Sharon F. Daley ; Hima J. Challa ; Kalyan R. Uppaluri « Des études expérimentales confirment les bienfaits du régime paléolithique sur la santé ; ses qualités nutritionnelles peuvent améliorer la condition physique et les performances des athlètes dans plusieurs disciplines sportives. » - Bujko Jacek. & Kowalski Lukasz.M. « Une grande méta-analyse conclut que le régime paléo est le plus efficace pour contrôler 3 marqueurs de la prévention santé : cholestérol, glycémie et inflammation. Ce régime s’inspire de l’alimentation des chasseurs-cueilleurs. » - Thierry Souccar « Les restes d’un squelette nous ont apporté la preuve qu’il y a 12 000 ans, les hommes mesuraient environ 1,82 mètre. Mais aux environs de 8 000 avant J.-C., l’homme moyen a rétréci de 36 centimètres. Une différence spectaculaire en seulement 1 000 ans ! Nos ancêtres sont devenus beaucoup plus petits après la révolution agricole, quand les céréales et les légumineuses sont devenues la base de leur alimentation. » - Dr. Steven R. Gundry « Chez certains malades, la suppression des aliments modernes peut entraîner une amélioration spectaculaire des symptômes. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques Les protéines Les glucides Les lipides Les fibres Les céréales et amidons Les anti-nutriments Les génotypes apoE Pourquoi manger biologique ?
- Physiologie digestive, la fin des croyances hygiénistes
Article de physio-anthropologie Depuis plus d’un siècle, une idée persiste dans certains courants hygiénistes, végan ou frugivores : parce que nous partageons une grande partie de notre patrimoine génétique avec les grands singes, notre alimentation « idéale » devrait être strictement végétale, crue et comparable à celle des autres anthropoïdes. Pourtant, les observations de terrain — notamment celles de Jane Goodall et d’autres éthologues — montrent une réalité bien différente. Le chimpanzé n’est pas un frugivore strict : c’est un omnivore opportuniste, dont le régime est constitué majoritairement de fruits, complété par des feuilles, graines, écorces, fleurs, mais aussi par une petite proportion de nourriture animale. Il consomme régulièrement des insectes, des œufs, de petits mammifères, parfois des oisillons ou des mollusques. Cet apport animal, bien que modeste, joue un rôle physiologique essentiel dans son équilibre nutritionnel. Chimpanzé mangeant un singe Colobe rouge Selon cette vision hygiéniste, c’est en consommant exclusivement des aliments « parfaits » que nous pourrions éviter les maladies de civilisation. L’argument semble logique… en théorie. Mais qu’en est-il lorsque l’on observe la physiologie humaine, notre historique évolutif et les données issues de la nutrition moderne? Nous ne sommes ni chimpanzés, ni gorilles : une physiologie quelque peu différente Même si nous partageons plus de 98 % de notre ADN avec le chimpanzé, nos capacités digestives divergent profondément. Longueur des intestins : un indice clé L’appareil digestif humain révèle une adaptation très différente : Intestin grêle : Humain : ≈ 600 cm Chimpanzé : ≈ 150 cm Côlon : Humain : ≈ 150 cm Chimpanzé : ≈ 600 cm Autrement dit, nous avons un intestin grêle proportionnellement bien plus développé, spécialisé dans l’absorption rapide des nutriments (acides aminés, acides gras, glucose). À l’inverse, les grands singes possèdent un côlon long et volumineux, véritable chambre de fermentation destinée à extraire l’énergie des fibres végétales brutes. Cet intestin très long est particulièrement efficace pour la fermentation des végétaux crus, la dégradation de fibres dures et l’assimilation lente des fruits entiers. Les hominidés non humains possèdent d’ailleurs une flore microbienne hautement spécialisée, adaptée à ce volume massif de fibres végétales — une flore que l’humain moderne ne possède plus dans les mêmes proportions. Cette différence n'est pas anodine : elle indique clairement que l’humain a évolué vers une alimentation moins riche en fibres dures, plus dense en nutriments, incluant des produits animaux. Le caecum ou cécum est un segment riche en bactéries qui joue un rôle dans la fermentation intestinale, chez l’homme il est très petit comparativement à d’autres mammifères herbivores comme la vache, le cheval, le mouton et le lapin par exemple. Le cécum est 4 fois moins volumineux chez l’homme que chez le chimpanzé. Fig. 2. Par contre, il est très réduit chez le chien (carnivore). Chez l'homme, le côlon ne représente que 20 % du volume total du tube digestif, alors que chez les singes, il est d'environ 50 % (Fig. 2 ; Milton et Demment, 1988 ; Milton, 2003). Fermentation et putréfaction : des processus physiologiques et non pathologiques Chez l’humain, la digestion se termine naturellement dans le côlon. Glucides non digérés → fermentation dans le côlon droit. Protéines résiduelles → putréfaction dans le côlon gauche. Ces phénomènes sont normaux, tant qu’ils restent modérés. Ils ne sont pas le signe d'une « erreur alimentaire », mais le résultat d’un tube digestif conçu pour une alimentation mixte. À l’inverse, les herbivores possèdent : un côlon très long une flore extrêmement spécialisée parfois des poches digestives multiples (rumen, cæcum hypertrophié) ou encore… la capacité à produire de la cellulase, enzyme absente chez l’être humain. Nous ne digérons pas la cellulose : notre microbiote intestinal peut seulement fermenter une partie des fibres les plus tendres. Le cæcum du koala est le plus grand de tous les mammifères par rapport à la taille du corps, et son temps de rétention gastro-intestinal moyen est le plus long connu parmi les mammifères. https://www.researchgate.net/figure/Relative-volumes-of-the-stomach-small-intestine-cecum-and-colon-in-modern-humans-and_fig2_276660672 Une évolution digestive façonnée par le feu et la nutrition dense De nombreuses études en anthropologie montrent que l’humain a vu : son intestin grêle s’allonger, son côlon se raccourcir, son cerveau augmenter de volume, lorsqu’il a commencé à : consommer plus de viande, cuire les aliments, réduire l’apport en fibres structurelles difficiles à dégrader. La cuisson, en particulier, a joué un rôle décisif : elle augmente la densité énergétique des aliments, réduit leur coût digestif et libère plus de nutriments pour le cerveau et les muscles. L’humain moderne n’est donc pas physiologiquement adapté à une alimentation exclusivement crue ou majoritairement fibreuse, notamment dans les régions froides à tempérées. L’humain : un omnivore flexible, pas un frugivore spécialisé Notre système digestif reflète cette flexibilité métabolique : capacité à digérer amidons, fruits et légumes, capacité à assimiler efficacement les protéines et graisses animales, métabolisme stable tant avec une alimentation riche en plantes qu’avec une ration plus carnée (selon contexte, climat, besoins). Il n’existe donc pas une seule « case » alimentaire dans laquelle enfermer l’humain. Nos besoins dépendent : de notre génotype, de notre microbiote, de notre environnement, de nos contraintes physiologiques, de notre mode de vie. Nous ne vivons plus dans la vallée du Rift ; notre biologie reste la même, mais notre contexte a totalement changé. Une alimentation naturelle, simple et variée Depuis des centaines de milliers d’années, l’humain prospère avec une alimentation : à base de plantes (feuilles, racines, tubercules, fruits), de fruits au sens botanique (tomates, courgettes, poivrons, olives, noix…), et de produits animaux, sources d’acides gras essentiels, de vitamines liposolubles et de protéines complètes. Le plus important n’est pas d’adhérer à une idéologie alimentaire, mais de connaître la physiologie réelle du corps humain et d’adopter une alimentation : digeste, adaptée à nos contraintes modernes, cohérente avec nos besoins biologiques individuels. Citation : Voici une citation et un extrait d’un des livres du naturopathe et diététicien Robert Masson "La vérité sur les dérives des régimes alimentaires" reflétant clairement sa position sur la sujet : "Plus que jamais « fleurissent » des méthodes comme le crudivorisme, le végétalisme, le dissocié générant progressivement des malnutritions graves et parfois fatales… Ce livre se veut une mise en garde (légitime, l’auteur étudie la nutrition depuis plus de 50 années) contre la « beauté » des dogmes alimentaires et la « sérénité » des apprentis nutritionnistes, véritables chants de sirènes vers des abîmes d’où l’on peut ressortir amoindri à tout jamais." En résumé, pour Robert Masson, les régimes frugivores et crudivores sont des "méga-nuisances" s'ils sont pratiqués de manière excessive ou dogmatique, car ils mettent en péril l'équilibre nutritionnel et la santé à long terme. Articles complémentaires : L’alimentation paléo Quelques règles alimentaires basiques Les céréales et amidons Les génotypes apoE
- La diète cétogène : solution miracle ou déséquilibre métabolique ?
Article de bromatologie Description : La diète cétogène est une alimentation très pauvre en glucides (généralement < 50 gr/jour, soit 5 à 10 % de l’apport calorique total), riche en lipides et modérée en protéines. On parle parfois d’alimentation « dissociée » dans le sens où les glucides sont fortement restreints au profit des graisses. Exemple de repas type : Légumes (crus et cuits) + source de protéines + lipides (huile d’olive, avocat, oléagineux…). Si cette approche peut avoir des indications thérapeutiques précises (épilepsie pharmaco-résistante, certaines pathologies neurologiques, tumeurs, cancer), sa généralisation à long terme dans une logique de perte de poids interroge, notamment du point de vue de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle et de la santé du microbiote. Nutrition cellulaire : que se passe-t-il vraiment ? L’insuline est une hormone anabolisante majeure produite par le pancréas. Elle agit comme une « clé » permettant au glucose, aux acides aminés et à certains micronutriments d’entrer dans la cellule. Dans un régime cétogène strict : La sécrétion d’insuline est fortement réduite. L’organisme bascule vers la cétogenèse (production de corps cétoniques à partir des lipides). Le foie active la néoglucogenèse, produisant du glucose à partir d’acides aminés et de glycérol. À court terme, cela peut favoriser la perte de poids (notamment via la perte hydrique et glycogénique). À moyen et long terme, une restriction prolongée peut : Réduire la flexibilité métabolique (résistance à l'insuline) Augmenter le stress oxydatif Favoriser une fonte musculaire si l’apport protéique est mal ajusté Déséquilibrer la balance acido-basique Réduire le cortisol jusqu’au déficit (induit par le stress du régime) En nutrition fonctionnelle, nous recherchons un équilibre glycémique stable, et non une suppression chronique d’un macronutriment. Impact digestif et microbiote : le point clé oublié Les régimes hyperlipidiques peuvent : Accentuer l’inflammation intestinale (notamment dans les MICI) Altérer la barrière intestinale Réduire la diversité du microbiote Diminuer les bactéries bénéfiques (Bifidobacterium) Augmenter la perméabilité intestinale (élévation possible de la zonuline) Une alimentation occidentale riche en graisses transformées et pauvre en fibres favorise également la production de lipopolysaccharides (LPS), pro-inflammatoires. À l’inverse, les glucides complexes non raffinés et les fibres nourrissent les bactéries bénéfiques qui produisent des acides gras à chaîne courte, protecteurs de la muqueuse intestinale. Pourquoi un manque de fibres ralentit la détoxification de notre corps ? Fibres et détoxification : le rôle clé. Le butyrate : molécule clé de l’axe intestin-cerveau-immunité Le butyrate est un acide gras à chaîne courte (4 carbones), produit par le microbiote à partir : de fibres végétales d’amidons résistants (pomme de terre refroidie, banane peu mure…) d’acétate ou de lactate Chaque jour, entre 1 et 10 gr peuvent être fabriqués dans l’intestin. Ce n’est pas un simple métabolite : Il fournit jusqu’à 70 % de l’énergie des cellules du côlon Il module l’inflammation Il renforce la barrière intestinale Il influence l’immunité Il agit sur l’axe intestin-cerveau Il pourrait participer à l’optimisation de la fonction thyroïdienne Comment soutenir naturellement le butyrate ? Dans l’assiette : Fibres végétales variées Amidon résistant Légumineuses (lectines) bien préparées et occasionnelles Prébiotiques ciblés : PHGG (gomme de guar hydrolysée) Amidon résistant Probiotiques stratégiques : Souches productrices directes (ex : Clostridium butyricum) Bifidobactéries favorisant l’alimentation croisée (interaction symbiotique où des microorganismes échangent des nutriments, les déchets métaboliques de l'un servant de nourriture à l'autre) Supplémentation : Tributyrine Butyrate micro-encapsulé Inuline Prudence en cas de primo-infection virale active : certaines données in vitro suggèrent une modulation possible de la réponse antivirale. Le contexte immunitaire individuel reste déterminant. 2. Le balai intestinal : Le foie filtre le sang et neutralise les toxines (pesticides, métaux lourds, résidus hormonaux, etc.). Une fois traitées, il les déverse dans la bile, qui finit dans l'intestin. Avec fibres : elles agissent comme une éponge ou un balai. Elles lient ces toxines et les entraînent vers la sortie (les selles). Sans fibres : les toxines stagnent. L'intestin, dont le job est de réabsorber l'eau et les nutriments, finit par réabsorber ces toxines qui retournent alors dans la circulation sanguine. C'est ce qu'on appelle le cycle entéro-hépatique. Le foie doit alors tout recommencer. 3. Le transit : La détoxification est une course contre la montre. Constipation : un régime pauvre en fibres ralentit le péristaltisme (les mouvements de l'intestin). Plus les déchets séjournent longtemps dans le côlon, plus ils ont de chances de fermenter/putréfier ou de libérer des composés indésirables qui surchargent votre système. Élimination : les fibres insolubles augmentent le volume des selles et accélèrent leur passage, garantissant que les "poubelles" sortent avant que le sac ne craque. Effets secondaires possibles à moyen terme Sur plusieurs semaines à mois : Troubles digestifs (constipation, diarrhée, nausées) Fatigue, irritabilité, céphalées Carences en vitamines B, magnésium, sélénium, zinc Hyperuricémie Déséquilibre électrolytique Dysbiose intestinale Diminution des acides gras à chaîne courte À long terme (6 à 36 mois selon les individus) : Ostéoporose Fonte musculaire Anémie Aménorrhée Baisse immunitaire Troubles thyroïdiens Stéatose hépatique possible Augmentation des transaminases Élévation du LDL-cholestérol Apport protéique : attention aux excès Une consommation très élevée en protéines (≥ 1,8 g/kg/jour), notamment après 55 ans, pourrait être associée à une augmentation du risque cardiovasculaire dans certaines grandes cohortes. Il y a une différence entre un régime cétogène thérapeutique et le régime cétogène "populaire" (souvent trop carné). Un excès chronique de protéines — surtout d'origine animale — est clairement délétère pour la longévité à cause de son impact direct sur mTOR. En effet, si le régime cétogène est basé sur une consommation massive de viandes et de protéines, l'excès d'acides aminés va réactiver mTOR, annulant ainsi une grande partie des bénéfices de la baisse des glucides. Cette réactivation va entraîner un blocage constant de l'autophagie (le nettoyage cellulaire) entraîne une accumulation de déchets, un stress mitochondrial et accélère le vieillissement des tissus. Les apports modérés (1,0 à 1,2 g/kg/jour selon l’activité) semblent plus adaptés en prévention. Excès de viande rouge Les méta-analyses montrent qu’une consommation élevée de viandes rouges, surtout transformées et riche en oméga-6 est associée à un risque accru : de maladies cardiovasculaires de diabète de type 2 de certains cancers Le sel, les nitrites et les graisses saturées jouent un rôle dans cette augmentation du risque. Potassium : attention au déficit La diète cétogène peut favoriser : une perte accrue de potassium par les urines des apports alimentaires réduits Ce qui expose à un risque de déficit électrolytique. Le potassium est essentiel pour : la contraction musculaire la régulation de la pression artérielle la fonction cardiaque Le saviez-vous ? Le cerveau peut utiliser les corps cétoniques comme carburant alternatif… mais il reste partiellement dépendant du glucose. Même en cétose profonde, l’organisme produit du glucose via la néoglucogenèse pour alimenter certaines cellules (globules rouges, médullaire rénale). Autrement dit : le corps ne peut jamais fonctionner totalement sans glucose. Et les produits laitiers dans tout ça ? Les produits laitiers sont souvent très présents dans la diète cétogène (fromages, crème, beurre, skyr, yaourts). Pourtant, en naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, leur consommation régulière et en grande quantité soulève plusieurs réserves : Ils sont mucogènes et acidifiants Ils peuvent entretenir une inflammation de bas grade chez les personnes sensibles. La caséine A1 notamment et les protéines laitières peuvent augmenter la perméabilité intestinale chez certains individus. Le lactose résiduel (même faible) peut perturber la glycémie chez les profils insulinorésistants et provoquer des troubles digestifs. Les produits laitiers concentrés en graisses saturées peuvent contribuer à l’élévation du LDL chez les sujets prédisposés. Ils sont parfois associés à une majoration de l’acné, de troubles ORL chroniques, d'inflammation, de douleurs articulaires ou des déséquilibres hormonaux. En nutrition fonctionnelle, la question n’est pas « autorisé ou interdit », mais : Quel est le terrain ? Quelle est la tolérance digestive et immunitaire ? Un excès de produits laitiers, même « compatibles keto », ne signifie pas qu’ils sont adaptés à l'équilibre métabolique et à la physiologie humaine. En résumé : L’équilibre avant tout À court terme, la diète cétogène peut induire une perte de poids, ainsi que des modifications telles qu'une réduction de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) sérique chez les patients atteints de diabète de type 2. Une perte de poids rapide ne doit jamais se faire au prix d’une appauvrissement nutritionnel de l’organisme. Une diète cétogène mal structurée peut entraîner des apports insuffisants en : certains types de fibres et prébiotiques potassium magnésium vitamines B, notamment B1, B6 et B9 vitamine C sélénium À moyen et long terme, elle peut déséquilibrer le microbiote, la fonction hépatique, la thyroïde et la santé cardiovasculaire chez certains profils. La qualité des graisses, la diversité végétale et l’apport en fibres sont déterminants. La personnalisation (terrain, tempérament, génotype, activité, âge, contexte inflammatoire) est essentielle. C’est pourquoi, en naturopathie et en nutrition fonctionnelle, on rappelle souvent qu’un régime alimentaire doit être évalué non seulement sur ses macronutriments (glucides, lipides, protéines) mais aussi sur sa densité micronutritionnelle. Comme toujours en naturopathie : C'est la suppression des causes qui soigne et l’équilibre qui régénère. Citations : « Si on mange trop de protéines, ce sera au détriment d’autres aliments. On risque alors de déséquilibrer son alimentation et de manquer d’autres nutriments. » - Dr. Jean-Charles Presier « Les études montrent que le régime cétogène fatigue et peut entraîner une perte de masse musculaire. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les régimes dissociés sont des aberrations physiologiques. L’organisme humain est conçu pour métaboliser des aliments associés, et non pour fonctionner sur des séparations artificielles qui perturbent l’équilibre biologique. » - Robert Masson Dans la vie, tout est équilibre… Articles complémentaires : Les protéines Les glucides Les lipides Les fibres alimentaires L'alimentation paléo Le microbiote La loi de l'homéostasie Quelques règles alimentaires basiques Le lait de vache, composition et conséquences sur la santé
- Les fibres alimentaires
Article de nutrition Des alliées indispensables… à condition de bien les choisir Longtemps présentées comme la solution universelle pour préserver la santé digestive, les fibres alimentaires font aujourd'hui l'objet de nombreux débats. Certains recommandent d'en consommer toujours davantage, tandis que d'autres les accusent d'entretenir ballonnements, douleurs intestinales ou inflammation. Comme souvent en nutrition, la réalité est plus nuancée. Les données scientifiques montrent que les fibres constituent un pilier d'une bonne santé métabolique et intestinale, mais que leurs effets dépendent avant tout de leur nature, de leur quantité et surtout du terrain digestif de chacun. Pourquoi les fibres sont-elles si importantes ? Les fibres alimentaires ne sont pas digérées par les enzymes humaines. Elles deviennent en revanche une source de nourriture privilégiée pour le microbiote intestinal. En les fermentant, certaines bactéries produisent des acides gras à chaîne courte (AGCC), notamment le butyrate, véritable carburant des cellules du côlon. Le butyrate contribue à : réparer et renforcer la barrière intestinale ; nourrir les colonocytes ; moduler le système immunitaire ; réduire l'inflammation chronique de bas grade ; améliorer la sensibilité à l'insuline ; participer à la prévention des maladies cardiovasculaires. Nous en avons déjà parlé dans l’article sur le microbiote. Les études les plus récentes confirment qu'une alimentation riche en fibres diversifiées favorise un microbiote plus résilient et améliore de nombreux marqueurs métaboliques. Les bénéfices observés concernent également le contrôle du poids, la glycémie, le cholestérol et la tension artérielle. Pourtant, près de 90 % des adultes européens n'atteignent toujours pas les recommandations nutritionnelles d'environ 30 gr de fibres par jour. Le grand malentendu nutritionnel Pendant plusieurs décennies, un message très simple s'est imposé : « plus on mange de fibres, meilleure est la santé ». Cette affirmation mérite d'être nuancée. Chez une personne dont le microbiote est équilibré, une augmentation progressive des fibres est généralement bénéfique. En revanche, chez un individu souffrant d'un syndrome de l'intestin irritable, d'un SIBO, d'une dysbiose ou d'une constipation chronique, une augmentation brutale peut provoquer davantage de gaz, de douleurs abdominales, de ballonnements et un inconfort digestif important. En naturopathie et en médecine intégrative, on considère donc que la question essentielle n'est pas combien de fibres consommer, mais quelles fibres, à quel moment et pour quel terrain digestif. L'objectif n'est pas de manger le plus de fibres possible, mais de trouver la quantité que l'organisme tolère tout en conservant un microbiote diversifié. Ce qui change après 50 ans Avec l'âge, l'écosystème intestinal évolue progressivement. La diversité bactérienne tend à diminuer et certaines espèces productrices de butyrate deviennent moins abondantes. Parallèlement, le renouvellement de la muqueuse intestinale ralentit et la production de mucus protecteur diminue légèrement, rendant la barrière intestinale plus vulnérable. Chez la femme, la baisse des œstrogènes après la ménopause influence également la composition du microbiote et la perméabilité intestinale. Chez l'homme, le vieillissement, la diminution progressive de la testostérone, l’andropause, une moindre activité physique, ainsi que l'augmentation de l'inflammation chronique de bas grade peuvent également modifier l'équilibre intestinal. C'est pourquoi, après 50 ans, la qualité des fibres devient souvent plus importante que leur quantité. Les légumes cuits, les fibres solubles, les pectines et le psyllium sont généralement mieux tolérés que les excès de crudités ou de fibres très abrasives. L'approche de la médecine fonctionnelle En médecine fonctionnelle, les fibres ne sont jamais considérées isolément. Leur efficacité dépend de nombreux facteurs : la diversité du microbiote ; le niveau de stress chronique ; la qualité du sommeil ; l'activité physique ; l'apport en polyphénols ; l'état de la muqueuse intestinale ; une mastication suffisante ; une bonne hydratation. Autrement dit, deux personnes consommant exactement la même quantité de fibres peuvent obtenir des résultats totalement différents. L'individualisation reste donc l'une des clés d'une nutrition réellement efficace. Le saviez-vous ? Les fibres n'agissent pas uniquement sur l'intestin. Grâce aux molécules produites par le microbiote, elles participent également au fonctionnement du cerveau. Les acides gras à chaîne courte influencent la production de neurotransmetteurs, la réponse immunitaire et l'axe intestin-cerveau. Plusieurs études suggèrent qu'une alimentation riche en fibres pourrait contribuer à préserver les fonctions cognitives avec l'âge et réduire le risque de certaines maladies métaboliques et neurodégénératives. Des bénéfices qui dépassent largement le transit Réduire les fibres à leur seul effet laxatif est une vision aujourd'hui réduite et dépassée. Les recherches montrent qu'elles contribuent également à : améliorer la satiété et le contrôle du poids ; diminuer les pics de glycémie après les repas ; favoriser un meilleur équilibre du cholestérol ; soutenir la production naturelle de butyrate ; réduire le passage d'endotoxines bactériennes dans la circulation sanguine (toxémie) ; participer au maintien d'un système immunitaire performant ; favoriser un vieillissement en meilleure santé. Les fibres représentent ainsi l'un des leviers nutritionnels les plus simples et les mieux documentés pour préserver la santé à long terme… à condition qu'elles soient adaptées à chaque individu. Toutes les fibres ne se valent pas Les fibres alimentaires se distinguent principalement par leur capacité à absorber l'eau et à être fermentées par le microbiote. Les fibres solubles (pectines, bêta-glucanes, psyllium, graines de chia et de lin, certains fruits et légumes) forment un gel visqueux dans l'intestin. Elles ralentissent l'absorption des glucides, améliorent la satiété, participent à la régulation du cholestérol et sont généralement les mieux tolérées. Les fibres insolubles (son de blé, enveloppe des céréales (lectines), certaines crudités) augmentent le volume des selles et accélèrent le transit. Chez les personnes présentant une muqueuse intestinale fragile, elles peuvent parfois majorer les douleurs ou les ballonnements lorsqu'elles sont consommées en excès. L'idéal reste d'associer différents types de fibres afin de nourrir une plus grande diversité de bactéries intestinales en privilégiant les fibres solubles aux fibres insolubles. Elles aideront à l’évacuation de la bile toxique par les intestins. Les fibres en cas de troubles digestifs Certaines pathologies digestives nécessitent toutefois une approche plus individualisée. En cas de syndrome de l'intestin irritable (SII) ou de SIBO, les fibres très fermentescibles (inuline, FOS, ail, oignon, certaines légumineuses...) peuvent temporairement accentuer les symptômes. Une réduction transitoire des aliments riches en FODMAP, suivie d'une réintroduction progressive, est souvent préférable à une éviction définitive. De même, lors d'une poussée de MICI ou de diverticulite aiguë, une alimentation pauvre en résidus peut être indiquée pendant quelques jours, avant un retour progressif vers une alimentation variée. À l'inverse, en période de rémission, une consommation adaptée de fibres contribue généralement à restaurer la diversité du microbiote et à préserver la santé intestinale. La constipation : plus de fibres n'est pas toujours la solution En cas de constipation chronique, augmenter brutalement les fibres constitue une erreur fréquente. Sans hydratation suffisante, sans activité physique et avec un côlon peu mobile, les fibres peuvent aggraver la stagnation des selles et accroître les fermentations. Avant d'augmenter les apports, il convient donc de rechercher les véritables causes : hydratation insuffisante, sédentarité, déficit en magnésium, hypothyroïdie, stress chronique, faible production de bile, médicaments ou dysfonctionnement du plancher pelvien. Chez de nombreuses personnes, le psyllium blond constitue alors l'une des meilleures options grâce à son excellente tolérance digestive. Le psyllium blond : la référence Issu des graines de Plantago ovata, le psyllium blond fait partie des fibres les mieux étudiées. Grâce à son fort pouvoir de rétention d'eau (mucillage), il améliore la consistance des selles aussi bien en cas de constipation que de diarrhée. Il contribue également à diminuer les pics glycémiques, à améliorer modestement le profil lipidique et favorise une meilleure satiété. Les études montrent qu'une supplémentation d'environ 10 gr par jour, accompagnée d'une bonne hydratation, offre les meilleurs résultats chez les personnes souffrant de constipation fonctionnelle. Et l'inuline ? L'inuline est une fibre prébiotique naturellement présente dans la chicorée, le topinambour, l'ail, l'oignon ou les asperges. Elle stimule efficacement les bifidobactéries et favorise la production d'acides gras à chaîne courte. Toutefois, son pouvoir fermentescible élevé explique qu'elle soit parfois mal tolérée chez les personnes souffrant d'un intestin sensible. En pratique, mieux vaut débuter par de très faibles quantités avant d'augmenter progressivement selon la tolérance individuelle. Les fibres au Paléolithique Contrairement aux idées reçues, nos ancêtres ne consommaient probablement pas tous les mêmes quantités de fibres. Les estimations varient entre 20 et plus de 100 gr par jour, selon les régions, les saisons et les ressources disponibles. Les chasseurs-cueilleurs vivant dans des environnements riches en végétaux sauvages en consommaient davantage que ceux vivant sous des climats plus arides. Leur alimentation apportait surtout une grande diversité de fibres naturelles, très différente des fibres raffinées ou isolées que l'on retrouve aujourd'hui dans certains produits industriels. De combien de fibres avons-nous réellement besoin ? Les autorités sanitaires recommandent généralement 30 gr de fibres par jour chez l'adulte. Ce chiffre constitue toutefois une moyenne et non une obligation universelle. Une personne jeune, active, consommant beaucoup de végétaux et présentant un microbiote équilibré peut parfaitement tolérer davantage. À l'inverse, une personne souffrant de troubles digestifs devra parfois réduire temporairement ses apports avant de les augmenter progressivement. La meilleure quantité reste donc celle qui permet d'obtenir un transit confortable, une bonne tolérance digestive et une alimentation suffisamment variée. L’excès ralenti l’absorption des nutriments, provoque des irritations et dysbioses de fermentations. Le déficit ralenti et encrasse les intestins, appauvri la flore bactérienne. Les meilleures sources de fibres Toutes les fibres ne se ressemblent pas. L'idéal consiste à varier les sources afin de nourrir un microbiote diversifié et de profiter d'un large éventail de micronutriments. Parmi les meilleures sources naturelles : Artichaut Avocat Framboises Choux et légumes verts Patate douce Noix et amandes Graines de chia et de lin Psyllium blond (en complément si nécessaire) Dans une alimentation de type paléo, ces aliments permettent généralement d'atteindre des apports suffisants sans avoir recours aux céréales complètes. L'amidon résistant : la fibre oubliée On parle beaucoup des fibres classiques, mais beaucoup moins de l'amidon résistant, pourtant très intéressant pour le microbiote. Contrairement aux autres amidons, il échappe à la digestion dans l'intestin grêle et est fermenté dans le côlon, où il favorise la production de butyrate. Il contribue ainsi à nourrir les colonocytes, à renforcer la barrière intestinale et à améliorer la sensibilité à l'insuline. On le retrouve notamment dans : les pommes de terre cuites puis refroidies ; le riz blanc cuit puis refroidi ; les bananes vertes* ; certains tubercules. Sa tolérance digestive est souvent meilleure que celle de certains prébiotiques très fermentescibles comme l'inuline. *Consommer les bananes légèrement mûres (au stade jaune avec des pointes de vert) est souvent considéré comme le compromis idéal pour allier plaisir gustatif et bienfaits pour la santé intestinale. En outre, la banane légèrement mûre possède un index glycémique estimé entre 40 et 50, ce qui est considéré comme bas à modéré. À l'inverse, une banane très mûre et tachetée peut voir son IG grimper au-delà de 60. En pratique, dégustons notre banane légèrement mûre avec une poignée d'amandes, de noix, ou avec une cuillère à soupe de purée d'oléagineux (cacahuète, amande, noisettes) sans sucre ajouté. Ceci permettra de lisser la courge glycémique. Les polyphénols : les meilleurs alliés des fibres Les fibres ne travaillent jamais seules. Elles agissent en synergie avec les polyphénols, des composés naturellement présents dans les fruits rouges, les herbes aromatiques, le cacao, le thé vert, les épices ou encore l'huile d'olive extra vierge. Ces molécules possèdent des propriétés antioxydantes, mais servent également de substrat à certaines bactéries intestinales bénéfiques, comme Akkermansia muciniphila ou Faecalibacterium prausnitzii. Cette synergie contribue à renforcer la barrière intestinale, à limiter l'inflammation chronique et à favoriser un microbiote plus diversifié. En pratique, une alimentation riche en végétaux colorés est souvent plus bénéfique qu'un simple complément de fibres isolées. Objectif Fibres les plus intéressantes Constipation Psyllium blond, kiwi, pruneaux, graines de chia Cholestérol Psyllium, bêta-glucanes, pectines (pommes, agrumes) Glycémie Psyllium, pectines, légumes riches en fibres solubles Microbiote Légumes variés, amidon résistant, inuline (si bien tolérée) Satiété Psyllium, légumes, graines de chia L’approche naturopathique Dans une alimentation de type paléo ou ancestrale, les fibres proviennent principalement des légumes, des fruits entiers consommés avec modération, des baies, des tubercules, des noix, un peu de graines, des champignons et, selon la tolérance individuelle, de quelques légumineuses correctement préparées. L'objectif n'est pas de compter les grammes, mais de privilégier des aliments peu transformés, riches en micronutriments et adaptés à son propre terrain. Comme souvent en nutrition, la diversité et l’équilibre l'emporte sur l'excès. Conclusion Les fibres alimentaires demeurent l'un des piliers d'une alimentation favorable à la santé. Elles nourrissent le microbiote, soutiennent l'intégrité de la barrière intestinale, participent à la régulation du métabolisme et contribuent à prévenir de nombreuses maladies chroniques. Les fibres ne sont ni des ennemies ni une solution miracle. Elles constituent l'un des fondements d'une alimentation favorable à la santé, à condition d'être adaptées au terrain digestif, consommées sous leur forme la plus naturelle et intégrées progressivement. En médecine fonctionnelle comme en naturopathie, la meilleure stratégie n'est pas de suivre une règle universelle, mais d'apprendre à respecter sa physiologie et les besoins de son microbiote. Citation : « Nous ne nourrissons pas seulement notre corps, nous nourrissons également les milliers de milliards de micro-organismes qui vivent en nous. » - Justin Sonnenburg, professeur de microbiologie et d'immunologie à Stanford Articles complémentaires : Le microbiote La constipation L’alimentation paléo Quelques règles alimentaires basiques Sources : Cet article s'appuie sur les données les plus récentes de la littérature scientifique internationale, notamment des revues systématiques, méta-analyses et essais cliniques publiés entre 2020 et 2026 dans des revues de référence telles que The American Journal of Clinical Nutrition, Nutrients, NPJ Biofilms and Microbiomes, Current Hypertension Reports, mSystems et Frontiers in Nutrition. Les informations ont également été croisées avec les publications indexées sur PubMed et les synthèses de preuves de Consensus, afin de proposer une approche rigoureuse, actualisée et fondée sur les meilleures données scientifiques disponibles.
- Les neurotransmetteurs
Article de santé Description : Indispensables au bien-être et souvent ignorés, les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui permettent aux cellules nerveuses (neurones) de communiquer entre elles, transmettant des signaux électriques et chimiques essentiels à toutes les fonctions du corps comme la cognition, le sommeil, le mouvement, les émotions et le fonctionnement des organes. Un déficit en neurotransmetteurs entraîne un dysfonctionnement psychique et physique de l’individu. À ce jour, plus de 60 neurotransmetteurs ont été identifiés dans notre système nerveux. La sérotonine Un déficit en sérotonine se caractérise par : Des troubles du sommeil en début et fin de nuit induits par un mental hyperactif ; Des troubles du comportement alimentaire tels que de la boulimie ou des compulsions glucidiques (chocolat, biscuits, etc.) en fin d’après-midi ou le soir ; Des compulsions pour l’alcool, le tabac, les jeux ; Un stress qui semblera abaissé en prenant un verre d’alcool après la journée de travail ; Des troubles du comportement tels que de l’irritabilité, de l’impulsivité, de l’agressivité, de l’anxiété avec intolérance à la frustration ; Des douleurs musculaires ; Une baisse de la libido : Des difficultés à supporter les contraintes. La sérotonine est le neurotransmetteur du bien-être et du bonheur Solutions : Le safran est sérotoninergique. Le 5-HTP (5-hydroxytryptophane) est le précurseur immédiat de la sérotonine. La rhodiole. Nutrithérapie : protéines le matin, oméga-3, vitamines D & B3, B6, magnésium, tryptophane à prendre en milieu d’après-midi. Ne pas prendre de 5-HTP avec du tryptophane. L'association des deux précurseurs de la sérotonine peut entraîner une augmentation excessive de celle-ci dans le cerveau, provoquant des symptômes dangereux. Il est plus sûr de n'utiliser qu'un seul de ces deux principes actifs. Le saviez-vous ? Vos envies irrésistibles de sucre, surtout en fin d’après-midi, ne sont pas un manque de volonté, mais souvent le cri d'alarme d'une sérotonine trop basse. Cette hormone de l’humeur utilise le sucre comme "carburant" pour pénétrer dans le cerveau ; c'est pourquoi vous craquez ! Pour rompre ce cycle sans frustration, le 5-HTP est une solution naturelle phare en naturopathie. En tant que précurseur direct de la sérotonine, il aide à restaurer l'équilibre nerveux et à apaiser les compulsions alimentaires à la source. La dopamine Ce déficit en sérotonine peut lui même être combiné à un déficit en dopamine (le 2ème neurotransmetteur) et noradrénaline (le 3ème neurotransmetteur) : Un déficit au niveau de l’axe dopaminergique se caractérise par : Une indifférence ; Une diminution de la libido et du plaisir de la vie en général ; Une diminution de la mémoire et de la concentration ; Une absence de joie de vivre et d’engouement pour les plaisirs quotidiens ; Une absence de projets à court, moyen et long terme ; Une baisse de la motivation et un manque d’entrain ; Une vie quotidienne monotone et routinière, de la conformité ; Un repli sur soi et chez soi ; Des troubles de l’attention (enfants TDAH que l’on nourrit typiquement avec des tartines au choco le matin) ou une difficulté à exprimer une pensée ; Une addiction à diverses drogues telles que : l’alcool, le tabac, etc. La dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline et L-dopa sont synthétisées à partir de l’acide aminé L-tyrosine qui doit être idéalement pris avant 10h00. Les cofacteurs sont : vitamines C & D, magnésium, fer, zinc, B9-B12 et cuivre qui permettent la transformation de la tyrosine en dopamine. La noradrénaline est le neurotransmetteur de l'énergie physique et psychique La dopamine est le neurotransmetteurs du plaisir de la vie, de la libido, de la mémoire, de la concentration et de la motivation Solutions : Nutrithérapie : L-tyrosine 500 à 1.500 mg le matin à jeun + corriger dysbiose intestinale. Vitamines C & D, magnésium, fer, zinc, B9-B12, cuivre. Phytothérapie : rhodiole. Augmenter la testostérone qui à son tour augmente la dopamine. La noradrénaline et les catécholamines Un déficit au niveau de l’axe noradrénergique et catécholaminergique donne lieu à : De la fatigue voire de l’asthénie ; Une indifférence émotionnelle ; Une baisse de capacité à se faire plaisir et à prendre soin de soi ; Une rupture de contact avec autrui ; Une apathie ; Une diminution des contacts sociaux ; Une augmentation du temps passé chez soi et/ou au lit ; Des difficultés à faire face aux changements et aux contraintes de la vie. Pour transformer la tyrosine en dopamine et en noradrénaline, il faut : les vitamines C & D, B9, B12, magnésium, zinc, fer. Solutions : Manger protéiné et gras le matin. Corriger les cofacteurs (vitamines C & D, B9, B12, magnésium, fer, zinc, cuivre) permettant la transformation de la L-tyrosine en dopamine. Eventuellement : L-tyrosine 500 mg (1 à 3 gélules/J le matin à jeun). Optimaliser l’apport en oméga-3. Guérir la dysbiose intestinale. S'exposer à la lumière du jour. Les cofacteurs nécessaires à la synthèse des neuromédiateurs dopamine (plaisir de la vie, libido, etc. / noradrénaline (pêche, énergie, etc.) via la tyrosine et sérotonine (absence de symptômes dépressifs) via le tryptophane sont : B9 (50% de carence dans la population) B12 (80% de carence dans la population) Magnésium (90 à 100% de carence dans la population) Vitamine D (100% de carence si complémentation inférieure à 5.000 UI/jour). Fer, zinc. Les neurones doivent être suffisamment remplis d’omégas-3 au niveau de leur paroi : récepteurs postsynaptiques bloqués par des parois cellulaires trop rigides. Pour synthétiser la sérotonine, dopamine, noradrénaline intra cérébrale (neuromédiateurs), il faut bien entendu les protéines du matin et du midi, mais aussi tous les cofacteurs nécessaires à leur synthèse : B2, B3, B6, B9, B12, C, cuivre, fer, magnésium, zinc. La mélatonine Un déficit en mélatonine se caractérise par : Difficulté d’endormissement ; Réveils précoces (2 à 4 heures du matin) avec difficulté à se rendormir ; Diminution, voire disparition des rêves ; Sommeil superficiel, non récupérateur : manque de stades profonds, tout comme le sommeil induit par des somnifères ; Augmentation du risque de maladies neurodégénératives: Alzheimer, Parkinson. Solutions : Idem sérotonine ; Mélatonine 1 à 3 mg (à avaler 30 min avant le couché) ; Mélatonine sublinguale 0,3 à 1 mg + mélisse (quelques minutes avant le couché); S'exposer à la lumière du jour. L'acétylcholine Un déficit au niveau de l’axe cholinergique peut se caractériser par : Des troubles de la mémoire et de la mémorisation ; Des difficultés d’apprentissage ; Une diminution de la concentration et de l’attention ; Des difficultés à assimiler ou à traiter de nouvelles informations ; Une sensation de « brouillard mental » ; Une diminution des performances cognitives ; Un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer ; Une certaine lenteur dans le traitement de l’information. L’acétylcholine est le neurotransmetteur de l’attention, de l’apprentissage et de la mémoire. L’acétylcholine joue un rôle essentiel dans les fonctions cognitives. Dans l’hippocampe et le cortex cérébral, elle participe notamment à l’attention, à l’encodage de nouvelles informations et aux mécanismes de plasticité synaptique indispensables à l’apprentissage et à la mémorisation. Elle intervient également dans le fonctionnement du système nerveux périphérique, notamment dans la transmission neuromusculaire, ainsi que dans le système nerveux autonome. Les précurseurs L’acétylcholine est synthétisée dans les neurones à partir de la choline et de l’acétyl-CoA, sous l’action de l’enzyme choline acétyltransférase. La choline est donc le principal précurseur nutritionnel de l’acétylcholine. Elle est particulièrement présente dans les œufs, le foie, les abats, les poissons et les viandes. La synthèse et le fonctionnement de l’acétylcholine dépendent également d’un bon statut nutritionnel général, notamment en vitamines du groupe B, magnésium, fer et zinc. Solutions : Nutrithérapie : privilégier les aliments riches en choline : œufs, foie, abats, poissons et viandes ; Citicoline (CDP-choline) ou alpha-GPC peuvent être utilisées comme sources de choline dans certaines stratégies de micronutrition ; Optimiser les apports en oméga-3, indispensables à la structure et à la fluidité des membranes neuronales ; Pratiquer régulièrement une activité physique, favorable à la plasticité cérébrale et aux fonctions cognitives ; Entretenir régulièrement ses capacités cognitives par l’apprentissage, la lecture, la mémorisation et l’acquisition de nouvelles compétences ; Préserver un sommeil de qualité, indispensable à la consolidation de la mémoire. Le saviez-vous ? La choline est un nutriment essentiel au fonctionnement du cerveau et du système nerveux. Elle intervient non seulement dans la synthèse de l’acétylcholine, mais également dans la constitution des membranes cellulaires sous forme de phosphatidylcholine. Un seul œuf apporte environ 150 mg de choline, ce qui en fait l’une des sources alimentaires les plus intéressantes de ce nutriment. Les abats, et notamment le foie, figurent également parmi les aliments les plus riches en choline. Biologie La mesure directe d’un « déficit cérébral en acétylcholine » n’est pas réalisée en pratique clinique courante. Les symptômes cognitifs doivent donc être interprétés dans leur ensemble et peuvent avoir de nombreuses causes : sommeil insuffisant, stress chronique, carences nutritionnelles, dysfonction thyroïdienne, vieillissement, médicaments ou déséquilibre d’autres systèmes de neurotransmission. Le GABA Un déficit en GABA se caractérise par : Un état stressé, pressé, accablé ; Une impossibilité de se détendre ; Des difficultés d'endormissement, l'esprit reste hyperactif dès le coucher ; Des réveils nocturnes (souvent en milieu de nuit) et une mauvaise récupération ; De l’anxiété chronique ; De l'irritabilité, de la nervosité ; De la rumination ; Une sensation de boule dans la gorge ; Des tensions musculaires persistantes : raideurs, nœuds musculaires, spasmes ou bruxisme ; Des difficultés de concentration : impression de s'éparpiller, de passer « du coq à l'âne » et des difficultés à focaliser son attention, besoin de relire un paragraphe pour l’assimiler ; Un besoin d’alcool, de cigarettes, de benzodiazépines : Xanax, Lysanxia, etc. pour se détendre. Le GABA est le neurotransmetteur de la relaxation et du calme C’est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Son rôle est de diminuer l'excitabilité des neurones. Pour faire simple : si le glutamate est l'accélérateur (stress, alerte), le GABA est la pédale de frein. Solutions : Inositol L-théanine le soir au coucher L-glutamine Valériane Passiflore Bacopa monnieri Mélisse Cohérence cardiaque 4/6 : inspiration sur 4 secondes, expiration sur 6 secondes Respiration parasympathique : 4 secondes d’inspiration, 8 secondes d’expiration Repos Activité physique Eviter alcool et stimulants Microbiote : une grande partie du GABA est modulée au niveau du microbiote intestinal ; une dysbiose peut impacter sa production. Progestérone chez la femme et chez l'homme. Le processus de production du GABA nécessite des cofacteurs essentiels comme le magnésium, la vitamine B6 et la L-taurine. L'activité des bactéries intestinales peut aussi influencer la production de GABA. Biologie : Bilan des neurotransmetteurs sur urines de 12 heures. Citations : « On a 30% de neurones dans l’intestin et 90% de la sérotonine vient de l’intestin, 60% de la dopamine vient aussi de l’intestin, 50% du gaba vient de l’intestin, et donc lorsque l’intestin est pourri, le cerveau est « pourri » - Dr. Résimont « La phase d’excitation (libido) est surtout liée à deux neurotransmetteurs : la dopamine et la noradrénaline. Ces deux substances agissent vite et puissamment sur le cerveau pour déclencher le désir, la récompense, l’activité sexuelle… » - Dr. Claude Chauchard « La tyrosine est un acide aminé souvent négligé, pourtant central dans la production de neurotransmetteurs impliqués dans la motivation, la concentration et la gestion du stress. En période de fatigue mentale ou de surcharge cognitive, elle peut faire une différence notable. » - Amin Gasmi « Un déséquilibre de la flore intestinale ainsi qu’une inflammation de la paroi intestinale peuvent être responsables d’une mauvaise production de neurotransmetteurs, ce qui génère fatigue chronique, épuisement ou encore mal-être. » - Dr. Anne Lombard « Finalement, l’activité physique remporte tous les suffrages en termes de neurotransmetteurs : impact direct via la production de dopamine, donc de noradrénaline, et endorphines, et indirect via l’amélioration du fonctionnement intestinale. » - Florence Pinheiro Ortolan Source principale : Dr. Stéphane Résimont, médecine fonctionnelle.
- Comment est votre caca ?
Article naturopathique Ce que les selles révèlent sur la digestion Les selles sont un indicateur majeur de la santé digestive, hépatique et intestinale. En naturopathie, l’intestin est considéré comme un émonctoire principal : sa mission est d’éliminer les déchets métaboliques et toxiniques. Lorsque cet émonctoire ne joue pas pleinement son rôle, l’organisme cherche d’autres portes de sortie secondaires : la peau (acné, eczéma), les muqueuses (ORL, gynécologiques), les poumons ou encore les reins. Le rôle clé du foie et de la vésicule biliaire La bile, produite par le foie et stockée dans la vésicule biliaire, joue plusieurs rôles essentiels: elle émulsionne les graisses pour permettre leur digestion, elle lubrifie les parois intestinales, facilitant l’évacuation des selles, elle possède une action antiseptique naturelle sur la flore intestinale. Un manque ou une mauvaise qualité de bile entraîne souvent : constipation, selles pâles ou flottantes, ballonnements, lourdeurs digestives, mauvaise assimilation des lipides et des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Odeur des selles : un indicateur souvent négligé Lorsque la digestion est optimale et le microbiote équilibré, les selles ne dégagent pas d’odeur particulièrement forte ou nauséabonde. Des odeurs très marquées peuvent signaler : des fermentations/putréfactions excessives (déséquilibre du microbiote), une maldigestion des protéines, un déficit enzymatique, une intolérance alimentaire, une stagnation intestinale. Des selles nauséabondes ne sont pas “normales” lorsqu’elles sont répétées. Elles peuvent être un signal fort d’intolérance ou de mauvaise digestion, notamment aux laitages, à la whey protéine et au gluten. Observer ses selles, c’est souvent le premier pas pour identifier un aliment mal toléré. Couleur des selles : quelles significations ? 1. Marron / brun Couleur physiologique normale. Résulte de la transformation de la bilirubine par le microbiote intestinal. 2. Jaunes, pâteuses ou collantes Peut indiquer : une insuffisance hépatique ou biliaire (manque de bile), une mauvaise assimilation des graisses, une cholestase fonctionnelle (bile trop épaisse ou mal excrétée). un transit trop rapide (infection intestinale, stress ou anxiété aiguë, intolérance alimentaire, syndrome de l’intestin irritable). En micronutrition : penser au soutien du foie (choline, bétaïne, L-taurine, N-acétylcystéine). 3. Blanches ou très pâles Signal d’alerte : production de bile insuffisante ou absente, possible atteinte hépatique (hépatite, obstruction biliaire). Avis médical indispensable. 4. Vertes Peuvent être liées à : un apport élevé en chlorophylle (épinards, algues, spiruline), un transit trop rapide, empêchant la transformation normale de la bile. 5. Noires À distinguer selon le contexte : selles goudronneuses : possible saignement digestif haut (ulcère), supplémentation en fer ou charbon actif : coloration bénigne. En cas de doute : consultation médicale. 6. Rouges Peuvent signaler : hémorroïdes ou fissure anale, inflammation du côlon, polypes, maladie de Crohn, ou simplement la consommation de betterave rouge. 7. Présence de mucosités Souvent associée à : une inflammation intestinale, une hyperperméabilité intestinale, un terrain irritatif ou dysbiotique. Axe prioritaire : réparation de la muqueuse intestinale (L-glutamine, zinc, oméga-3). Selles qui flottent : que faut-il comprendre ? Des selles qui flottent sont souvent le signe d’un excès de gaz ou de graisses non digérées. Causes possibles : Excès de lipides alimentaires, surtout de mauvaise qualité. Trop de fibres fermentescibles, générant des gaz. Déficit enzymatique digestif. Un apport en enzymes digestives peut être bénéfique. Pathologies inflammatoires chroniques de l’intestin (ex. Crohn). Le saviez-vous ? Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, affirmait déjà il y a plus de 2 000 ans que « toutes les maladies commencent dans l’intestin ». À son époque, l’observation des selles faisait partie intégrante du diagnostic médical. Aujourd’hui, la médecine fonctionnelle et la recherche sur le microbiote confirment ce que les anciens avaient intuitivement compris : un intestin qui élimine mal perturbe l’ensemble de l’organisme, du système immunitaire à l’équilibre émotionnel. Comme quoi, parfois, regarder ce que l’on évacue permet de mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur… En résumé : Des selles idéales sont : bien formées (type 3–4 de Bristol), faciles à évacuer, de couleur brun homogène, peu odorantes, sans résidus visibles. Elles reflètent : un foie soutenu, une bile fluide et efficace, un microbiote équilibré, une muqueuse intestinale fonctionnelle. Conclusion : Observer ses selles peut sembler anodin, voire bizarre… et pourtant, c’est l’un des gestes d’auto-observation les plus simples et les plus révélateurs en naturopathie. Leur forme, leur couleur, leur odeur ou leur fréquence nous renseignent directement sur l’état du foie, de la digestion, du microbiote intestinal et de la capacité d’élimination du corps. Prendre l’habitude d’y prêter attention, c’est apprendre à écouter les signaux du corps avant l’apparition de symptômes plus marqués, et agir en prévention. En naturopathie, rien n’est anodin : les selles sont un véritable baromètre de la vitalité. Citations : « L’intestin est notre deuxième cerveau : ce qui s’y passe influence tout l’organisme. » - Daniel Kieffer « La consistance, la fréquence et l’aspect des selles sont des indicateurs essentiels de l’état de santé digestive. » - Dr. William Berrebi, gastro-entérologue « Les selles ne sont pas seulement le résidu des aliments que nous avons mangés, mais elles sont aussi le déversoir de tous les déchets du métabolisme que le foie a récoltés dans le sang et rejetés dans l’intestin. » - Christopher Vasey Articles complémentaires : Comment est votre pipi ? Les émonctoires Ne jamais enlever d’organes La constipation Les ballonnements et l’aérophagie
- Le soleil, l’exposition solaire et la vitamine D
Article hygiéniste Le soleil, l'air et l'eau constituent trois piliers fondamentaux de la vie. Grâce à son énergie, il permet la photosynthèse, régule les cycles biologiques et participe au bon fonctionnement de nombreux mécanismes physiologiques essentiels à la santé humaine. Dans les approches de santé naturelle, l'exposition raisonnée à la lumière naturelle est considérée comme l’un des 9 facteurs de santé et d’équilibre. Pourtant, dans nos sociétés modernes, nous passons une grande partie de notre temps à l'intérieur, sous éclairage artificiel, ce qui nous éloigne progressivement de notre environnement naturel. Une relation à réapprendre avec le soleil Le problème n'est pas le soleil lui-même, mais l'excès. Comme pour de nombreux facteurs de santé, la dose fait la différence. Une exposition progressive, régulière et adaptée à son phototype permet de bénéficier des effets positifs de la lumière solaire tout en limitant les risques liés aux coups de soleil. Les brûlures répétées et les expositions excessives sont reconnues comme des facteurs de risque pour certains cancers cutanés. À l'inverse, une exposition modérée participe à de nombreux processus biologiques favorables à la santé. L'observation de la nature nous rappelle que les êtres vivants alternent spontanément périodes d'exposition et périodes d'ombre. Lorsque l'ensoleillement devient trop intense, il est préférable de rechercher l'ombre ou de porter des vêtements protecteurs plutôt que de poursuivre une exposition prolongée. Le soleil a été diabolisé pendant plus de 40 ans sans contestation, ce qui a provoqué une véritable épidémie de carence aux USA et en Europe due au manque d'exposition solaire et de vitamine D. Le soleil : bien plus qu'une simple source de vitamine D La vitamine D est souvent présentée comme le principal bénéfice du soleil. Pourtant, l'action de la lumière solaire va bien au-delà. L'exposition à la lumière naturelle influence notamment : le rythme circadien ; la production de mélatonine ; la synthèse de sérotonine ; la régulation et la sécrétion de cortisol ; la qualité du sommeil ; l'humeur ; les fonctions immunitaires ; le métabolisme énergétique ; la santé cardiovasculaire ; l'équilibre hormonal ; les performances physiques et cognitives. La lumière du matin joue notamment un rôle déterminant dans la synchronisation de notre horloge biologique, contribuant à un sommeil plus réparateur et à une meilleure vitalité durant la journée. Le saviez-vous ? La lumière solaire influence le fonctionnement mitochondrial. Certaines longueurs d’onde, notamment dans le rouge et le proche infrarouge, sont capables d’interagir avec la chaîne respiratoire mitochondriale, en particulier avec la cytochrome c oxydase, et de favoriser la production d’ATP. L’exposition à la lumière naturelle constitue ainsi un stimulus biologique intéressant pour soutenir l’énergie cellulaire et l’équilibre redox, en complément des effets bien établis de la lumière sur les rythmes circadiens et la vitamine D. La vitamine D : une hormone essentielle Contrairement à ce que son nom laisse penser, la vitamine D agit davantage comme une hormone que comme une vitamine classique. Produite dans la peau sous l'action des rayons UVB à partir d'un dérivé du cholestérol, elle intervient dans de nombreux mécanismes physiologiques. Ses fonctions principales incluent : l'absorption intestinale du calcium et du phosphore ; la minéralisation osseuse et le confort articulaire ; la croissance et le développement de l'enfant ; le maintien de la force et de la masse musculaire ; le soutien de l'immunité innée et adaptative ; la modulation de l'inflammation ; la fonction mitochondriale ; le fonctionnement normal de la thyroïde. Les récepteurs à la T3 nécessitent un statut optimal en vitamines A et D pour fonctionner pleinement. l’amélioration de la qualité du sommeil ; la santé neurologique, la prévention de la dépression et de l'anxiété en jouant un rôle clé dans la synthèse des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) et la régulation de l'humeur ; la protection neurodégénérative : elle protège contre le déclin cognitif prématuré ; la réduction des risques de cancer : de nombreuses études associent des taux élevés de vitamine D à une réduction de la survenue de plusieurs cancers (notamment du sein, du côlon et de la prostate) ; la protection cardiovasculaire en réduisant l'inflammation artérielle, elle aide à préserver le système vasculaire ; la prévention du déclin musculaire lié à l'âge (sarcopénie) ; la gestion du poids et résistance à l'insuline : un statut optimal en vitamine D aide à lutter contre le surpoids, le stockage des graisses et diminue le risque de diabète de type 2 ; la prévention des maladies auto-immunes : un taux optimal réduit le risque de déclenchement ou de poussées de pathologies auto-immunes (ex. sclérose en plaques, Hashimoto, polyarthrite rhumatoïde) ; le ralentissement du vieillissement.* Les récepteurs de la vitamine D sont présents dans pratiquement tous les tissus de l'organisme, ce qui explique son implication dans de nombreuses fonctions biologiques. Le Dr. Michael Holick spécialiste de la vitamine D a établi des recommandations mondiales recommandant l'exposition au soleil en tant que source intégrale de vitamine D. Les femmes les plus exposées au soleil, les adolescentes et les jeunes adultes réduisent leur risque de développer un cancer du sein plus tard dans la vie de 50 à 60 %. ( 29 ) *Selon un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, de grande envergure de juillet 2025, 4 ans de supplémentation avec 2000 UI/jour de vitamine D3 ont réduit la réduction graduelle des télomères de 140 pb, suggérant qu'une supplémentation quotidienne en vitamine D3 pourrait jouer un rôle dans la lutte contre l'érosion des télomères ou la sénescence cellulaire. Vitamine D et micronutrition En médecine fonctionnelle et holistique, le statut en vitamine D est considéré comme un marqueur important de santé globale. Un déficit chronique est fréquemment associé à : une diminution des défenses immunitaires ; une fragilité osseuse accrue ; une baisse de la force musculaire ; une fatigue persistante ; une augmentation du risque de chutes chez les personnes âgées ; un vieillissement plus rapide ; certains troubles de l'humeur, notamment durant les périodes hivernales. Cependant, il est important de rappeler qu'une association n'est pas toujours synonyme de causalité. La vitamine D représente une pièce du puzzle parmi de nombreux autres facteurs: alimentation, activité physique, sommeil, gestion du stress et exposition à la lumière naturelle. Faut-il se supplémenter ? Sous nos latitudes européennes situées entre le 45e et le 51e parallèle Nord (France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, etc.), la synthèse cutanée de vitamine D devient très faible de début octobre à fin avril. Une supplémentation individualisée peut alors être pertinente, idéalement après évaluation biologique du taux sanguin de 25-OH-vitamine D dont le taux optimal est de 60-80 ng/mL. En tenant compte de l'âge, du mode de vie, du poids, de la pigmentation cutanée et de l'exposition solaire habituelle. En Belgique (comme dans la plupart des pays occidentaux), 90-95 % de la population se situe en dessous d'un taux de vitamine D de 45 ng/mL. Environ 80 % de la population belge ne parvient pas à atteindre le niveau de 30 ng/mL ! L'objectif n'est pas de remplacer le soleil par un complément, mais de compenser temporairement une production insuffisante lorsque les conditions naturelles ne le permettent pas. Les individus qui ne s'exposent pas régulièrement et entièrement entre mai et septembre ont tout intérêt à se supplémenter. Jamais de D3 sans K2 ! Prendre de la vitamine D3 sans vitamine K2 (MK7), c’est prendre le risque que le calcium circulant dans le sang peut se déposer dans les artères (favorisant l'athérosclérose et les risques cardiovasculaires) et dans les tissus mous et les reins (calculs rénaux). La K2 est un guide qui permet au calcium de se fixer dans les os. Le magnésium est essentiel à l’action de la vitamine D Le magnésium est un cofacteur indispensable pour que la vitamine D agisse dans l’organisme. Sans lui, les enzymes du foie et des reins ne peuvent pas convertir la vitamine D en sa forme active (calcitriol), la rendant inefficace. De plus, la vitamine D augmente l’absorption intestinale du magnésium de 30 à 40%. Ne pas consommer assez de magnésium peut aggraver une fatigue musculaire, provoquer des crampes ou entraîner un risque de calcification des artères par mauvaise gestion du calcium. Comment profiter du soleil intelligemment ? Quelques principes simples permettent de bénéficier des effets positifs du soleil : s'exposer régulièrement plutôt qu'occasionnellement ; privilégier les expositions progressives ; éviter les coups de soleil ; exposer une surface corporelle suffisante lorsque cela est possible ; rechercher l'ombre lorsque la peau commence à rosir ; maintenir une alimentation riche en antioxydants (fruits, légumes, herbes aromatiques, oméga-3) qui participe à la protection naturelle de la peau. Une alimentation riche en micronutriments, caroténoïdes et polyphénols semble également améliorer la capacité naturelle de la peau à faire face au stress oxydatif induit par l'exposition solaire. Le saviez-vous ? La lumière du soleil influence indirectement la production de mélatonine, l'hormone du sommeil. Paradoxalement, pour mieux dormir la nuit, il faut d'abord s'exposer à la lumière naturelle le matin. Les récepteurs de la vitamine D sont présents dans plus de 30 tissus différents de l'organisme, notamment dans le cerveau, les muscles, le système immunitaire et les os. Une simple promenade quotidienne en extérieur apporte souvent davantage de bénéfices qu'une supplémentation isolée, car elle combine lumière naturelle, mouvement, oxygénation, réduction du stress et synchronisation du rythme circadien. Les chercheurs estiment qu'une grande partie de la population européenne présente un statut insuffisant en vitamine D durant l'hiver, particulièrement dans les régions situées au nord du 37e parallèle. Sans crème solaire, le corps exposé intégralement produit en moyenne 10.000 UI (250 µg) de vitamine D en 10 minutes d’exposition. Pour fabriquer de la vitamine D, il faut que le soleil atteigne un angle d'au moins 45° au-dessus de l'horizon. Si le soleil est plus bas que cet angle, la synthèse de la vitamine D devient quasiment impossible, peu importe le temps que l’on passe dehors. En été, même si le ciel est couvert, on peut tout à fait bronzer. Les nuages laissent passer une grande partie des rayons UV. Consultons plutôt l'index UV sur l'application météo de notre smartphone. Dès que l'index dépasse 3, nous bronzons, qu'il y ait des nuages ou non. Le bronzage : le mécanisme naturel de protection de la peau Le bronzage est un mécanisme de défense naturel de l'organisme face aux rayonnements ultraviolets (UV). Sous l'action des rayons UVB, les mélanocytes produisent davantage de mélanine, le pigment responsable de la coloration de la peau. Cette mélanine agit comme un filtre biologique capable d'absorber une partie des UV et de limiter les dommages cellulaires lors des expositions suivantes. Le bronzage ne constitue cependant pas une protection absolue et ne dispense jamais d'une exposition progressive et raisonnable. L'intensité des rayons ultraviolets est indiquée par l'indice UV, gradué de 1 à 11+, qui varie selon la saison, l'heure de la journée, l'altitude, la latitude et la couverture nuageuse. Plus l'indice UV est élevé, plus le risque de coup de soleil est rapide. En revanche, les UVB sont également indispensables à la synthèse de la vitamine D. L'objectif n'est donc pas d'éviter le soleil, mais d'apprendre à s'y exposer intelligemment : profiter de ses bienfaits sans atteindre le seuil de brûlure cutanée. Idéalement, on s’expose avec un indice UV modéré situé entre 3 et 5. Plus l’indice sera élevé, plus l’exposition sera courte. En dessous de 3, la peau ne produit presque pas de mélanine, le bronzage est alors compliqué. Astuce ! La règle de l'ombre pour la vitamine D Voulez-vous savoir si votre exposition permet de synthétiser de la vitamine D ? Regardez votre ombre au sol ! Si elle est plus courte que votre taille, cela signifie que le soleil est assez haut pour que les précieux rayons UVB traversent l’atmosphère et activent votre production de vitamine D. À l'inverse, si votre ombre est plus longue que vous (en début ou fin de journée), les UVB sont filtrés : vous ne fabriquez plus de vitamine D, même si le soleil brille. Mélanine, le bouclier double tranchant C'est lorsque votre ombre est la plus courte que le soleil stimule le plus intensément la mélanine, ce pigment protecteur qui colore la peau pour protéger vos cellules. Mais attention : ce magnifique bouclier naturel filtre aussi les UVB ! Plus votre peau est mate ou déjà bronzée, plus elle aura besoin d'un temps d'exposition légèrement prolongé (toujours aux heures où l'ombre est courte) pour fabriquer la même quantité de vitamine D qu'une peau claire. Une exposition courte mais régulière aux heures solaires reste la clé ! Les crèmes solaires : attention ! Ingrédients contenus dans un flacon de crème solaire Rappelons-nous le point numéro 2 de la santé intégrale : ‘Ce qu’on applique sur la peau’. La peau étant une membrane perméable, tout ce qu’on y applique, passe dans le sang, vous devez donc logiquement être capable de manger ou boire la mixture que vous appliquez sur votre précieux organe. Si les protections solaires peuvent être utiles occasionnellement lors d'expositions prolongées ou intenses afin de prévenir les coups de soleil, certaines crèmes solaires conventionnelles contiennent des filtres UV chimiques tels que l'oxybenzone (benzophénone-3), l'octinoxate, l'octocrylène ou l'homosalate, à activité de perturbation endocrinienne potentielle. Des travaux ont notamment mis en évidence des interactions possibles avec les systèmes hormonaux thyroïdien, œstrogénique et androgénique. Au-delà de la question des perturbateurs endocriniens, les crèmes solaires peuvent également contenir des conservateurs, parfums synthétiques, solvants pétrochimiques ou autres additifs susceptibles de provoquer des réactions cutanées chez les personnes sensibles et intoxiquer la sang. Comme nous l’avons vu plus haut, il est préférable de privilégier les stratégies naturelles de photoprotection : exposition progressive, recherche de l'ombre aux heures les plus chaudes, port de vêtements couvrants et alimentation riche en antioxydants protecteurs. Par ailleurs, l'application d'une protection solaire à indice élevé réduit fortement la pénétration des rayons UVB, indispensables à la synthèse cutanée de la vitamine D. Par exemple, un écran solaire de protection 15 correctement appliqué permet de produire seulement 2% de vitamine D. Pensez à ceci avant de tartiner vos enfants avec ces produits chimiquo-toxiques ! Conclusion : Le soleil n'est ni un ennemi ni un remède miracle dont il faut abuser. Il constitue un facteur naturel de santé dont l'être humain a besoin depuis toujours. Une exposition raisonnable, progressive et adaptée à chacun favorise la synthèse de vitamine D, soutient l'équilibre hormonal, le sommeil, l'immunité et l'énergie vitale. Comme souvent en santé, c'est l'équilibre qui fait la différence. Citations : "Ce qui nourrit la vie, c’est ce petit courant électrique alimenté par le soleil." - Albert Szent-Györgyi, Prix Nobel de Médecine “Les vêtements de la civilisation ont empêché l’homme d’obtenir son quota d’air frais et de soleil qui lui apportent la puissance vitale et sont si nécessaires à sa santé et son bonheur. Les rayons du soleil sur la peau nue donnent l’électricité, l’énergie et la vitalité à la batterie de stockage humaine, restaurant sa vigueur, sa force et sa virilité.” - Pr. Arnold EHRET “La lumière solaire a une fonction nutritive. Elle est source de vie dont nous avons tous besoin.” - Roger Le Madec “Le soleil exerce une grande influence sur la vie sur terre (climat, température, hydrographie…) et sur la santé de tous les êtres vivants.” - Pr. Louis-Claude Vincent "Chaque fois que vous aurez su prendre quelques gorgées de cette source inépuisable qu’est le soleil, vous sentirez de grandes améliorations se produire en vous.” - Omraam Mikhaël Aïvanhov, philosophe et pédagogue "La cure de soleil est une cure de désintoxication, d’épuration humorale et de revitalisation." - Pr. Grégoire Jauvais "Le soleil agit sur l’organisme humain comme un agent vitalisant, mais aussi comme un agent draineur (exactement comme tous les autres agents naturels : eau, exercice, manipulation, diététique biologique, plante, etc.)." – Pr. P-V. Marchesseau "La lumière est une source importante d’énergie extérieure dont le soleil est la principale source ; sachez profiter de ses rayons pour emmagasiner cette énergie. Le bain de soleil est un moyen de rééquilibrer vos énergies vitales ; n’hésitez pas à pratiquer le naturisme. Votre peau est un récepteur d’énergie et les vêtements une barrière à cette énergie. La lumière solaire a une action microbicide, cicatrisante, analgésique et stimulante. " - Jean-Pierre Krasensky "Le manque de soleil sur la face, les mains et si possible sur le corps entier retarde la croissance mais aussi ralentit le métabolisme du cholestérol." - Dr. André Passebecq "En s’exposant au soleil, on augmente naturellement le taux de plusieurs hormones, dont les hormones thyroïdiennes." - Dr. Stéphane Résimont et Alain Andreu "La supplémentation en vitamine D réduit le risque de maladies respiratoires aiguës, telles que par ex. bronchite aiguë et pneumonie, jusqu'à 70%" - Martineau et al., 2017. "Un autre avantage de la vitamine D, elle agit efficacement contre les cancers de la prostate, du sein et du côlon. Des études de population ont confirmé que les individus qui ont passé le plus de temps sous le soleil présentent le taux de cancers le plus bas." - Pr. Loren Cordain "On s’est aperçu que les personnes qui revenaient au soleil après avoir eu un mélanome avaient un meilleur pronostic vital que ceux qui n’y revenaient pas. Je pense que c’est en partie lié à la vitamine D, parce que cette vitamine est encore une fois un préventif du cancer, on en a les preuves également. Les bains de soleil, c'est la vie !" - Dr. Paul Dupont, dermatologue, nutritionniste. "Le soleil renforce notre système immunitaire, nos os, nos muscles et notre vitalité. Notre peau transforme le rayonnement UVB du soleil et nous fabrique notre vitamine D." - Dr. Stéphane Résimont Il n’existe aucun substitut à l’obéissance des lois de la vie saine. On se comporte correctement ou on paye le prix de notre désobéissance. Le soleil c’est un allié disponible gratuitement, c’est la régénération, c’est la santé, c’est la VIE ! => Un beau complément à cet article par Yves Rasir (Néosanté) : ICI. Articles complémentaires : L'hygiène de vie Les 9 facteurs de la santé intégrale
- L’hypothyroïdie
Article naturo-hygiéniste Voilà un sujet à la ‘mode’ et relativement important. Beaucoup de personnes sont touchées et la plupart d’entre-elles ne la savent même pas. Il est très important de surveiller la glande thyroïde car les hormones d'un axe (hypothalamo-hypophyso-thyroïdien) peuvent avoir des répercussions sur un autre axe (gonadique et/ou surrénalien) ; elles sont toutes liées et fonctionnent en association. Il est d'autant plus crucial de surveiller la thyroïde si l’on a agi directement sur elle en administrant des hormones thyroïdiennes. Description : L'hormone thyroïdienne T4 est transformée dans le foie en T3 (l’hormone active de la thyroïde), l’iode est essentiel à cette conversion. Pour l’assimilation cellulaire de la T3, la vitamine D et le cortisol sont nécessaires, il est donc capital de vérifier également la fonction surrénalienne. L’hypothyroïdie est le ralentissement du fonctionnement de la glande thyroïde. Elle n’arrive plus à produire suffisamment d’hormones anaboliques thyroïdiennes T3 et T4. La glande thyroïde est le chef d’orchestre du métabolisme. Symptômes de l’hypothyroïdie : Fatigue Frilosité Température sublinguale inférieur à 36 °C le matin au réveil et inférieure à 36,8 °C à 18h00 Frigidité, impuissance Anxiété, dépression Tension trop basse Mauvaise circulation Pouls faible Œdèmes, rétention d'eau Poches sous les yeux le matin Digestion fastidieuse, hypochlorhydrie, reflux gastrique Hypercholestérolémie Péristaltisme ralenti : constipation, SIBO Difficulté de concentration, brouillard mental Insomnie : la T3 (forme thyroïdienne active) est absolument essentielle pour obtenir un sommeil de qualité, et plus particulièrement un sommeil profond. Migraine Ongles cassants ou dédoublés Syndrome du canal carpien Peau sèche, crevasses aux talons Chute de cheveux diffuse Dépilation du tiers externe des sourcils Prise de poids L’organisme tourne au ralenti Raideurs musculo-articulaires au lever Troubles auditifs : perte d’audition, vertiges, acouphènes dans 2/3 de cas N.B. A partir de 7 symptômes parmi cette liste, la probabilité d'un dysfonctionnement thyroïdien est élevée, même si les analyses de sang sont dans la partie basse de la "norme". D’abord prendre en considération les symptômes et ensuite les chiffres. Patient avant et après traitement thyroïdien Le saviez-vous ? En hiver, notre thyroïde peut être davantage sollicitée. Les températures basses demandent à l’organisme de produire plus de chaleur, ce qui stimule le métabolisme et peut augmenter le travail de la glande thyroïde. Par ailleurs, le manque de lumière solaire pendant cette saison peut influencer certains mécanismes hormonaux et le rythme biologique, ce qui peut accentuer la sensation de fatigue, de baisse d’énergie ou de moral souvent rapportée par les personnes souffrant d’hypothyroïdie. C’est pourquoi, durant l’hiver, il peut être particulièrement bénéfique de soutenir son organisme avec une alimentation riche en nutriments essentiels, une exposition régulière à la lumière naturelle dès que possible et une bonne hygiène de vie. Comment savoir si la T4 se converti mal en T3 ? Simplement, le taux de T4 est normal (ex. 15 pmol/L) et la T3 est basse (ex. 4.5 pmol/L). Les éléments indispensables à la conversion (T4 ➔ T3) sont le sélénium, le zinc, le fer et indirectement la DHEA en réduisant le stress et l'inflammation. Les fonctions thyroïdiennes et surrénaliennes sont étroitement liées. Les facteurs qui peuvent induire l’hypothyroïdie : L’âge Le stress L’obésité L’insuffisance rénale et hépatique Une fatigue surrénalienne Le diabète Le jeûne Le régime hyper-protéiné ou hypo-protéiné. Un apport adéquat en protéines soutient les fonctions hépatiques nécessaires à la conversion de l'hormone T4 (inactive) en T3 (active). Les excès d’overtoniens Les médicaments (bétabloquants, l’amiodarone, le lithium, les antidépresseurs, etc.) qui bloquent la conversion de T4 en T3. La pilule et les hormones pour la ménopause. Les toxiques : métaux lourds (plomb, arsenic, cadmium, mercure), halogènes (brome, fluor), pesticides et autres perturbateurs endocriniens. Les carences en vitamines et minéraux, notamment en iode. La moindre carence peut être responsable d’une hypothyroïdie. La carence en vitamine E peut entraîner une non absorption d’iode. L’inflammation des intestins. Le manque de sommeil. Un faible taux de testostérone. Le dysfonctionnement de l’hypophyse qui ne secrète pas assez de TSH* (hypothyroïdie secondaire). Un taux de cortisol trop bas ou trop élevé. Un faible taux de cortisol peut entraîner une faible activité thyroïdienne et inversement un cortisol trop haut bloque la conversion normale de la T4 en T3. *La TSH est l’hormone hypophysaire régulatrice de la sécrétion des hormones thyroïdiennes. La valeur de la TSH augmente lorsqu’elle essaie de réguler la baisse des hormones T3 et T4. La TSH peut aussi augmenter lorsque l’on supplémente en iode, mais c’est sans importance si la T3 et la T4 sont dans les bonnes valeurs. Axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien 80% des individus avec une fatigue surrénalienne ont des symptômes d’hypothyroïdie Biologie : Faire un bilan sanguin basique : TSH, T4, T3, rT3, anticorps anti-TPO, ferritine, vitamines A, D, B12 active, zinc, sélénium, magnésium érythrocytaire. Faire une analyse d'urine de 24 heures pour le cortisol et l'iode (concentration optimale: 150-200 µg/L). Vérifier la fonction surrénalienne chez la femme : prégnénolone, DHEA, testostérone, 17 OH stéroïdes sur urines de 24h. Remarques : Le seul dosage de la TSH et de la T4 n’est pas suffisant pour déterminer si nous sommes en hypothyroïdie. La valeur santé de la TSH doit se situer entre 0.5 – 2.0 mUI/L. La valeur santé de la T3 doit se situer entre de 5,0 - 5,5 pmol/L ou 3,5 ng/L. La valeur santé de la T4 doit se situer entre 15 – 18 pmol/L. 90% des individus transforment mal la T4 en T3 ! Les solutions : Gérer le stress : mise à la terre, cohérence cardiaque, plantes adaptogènes, etc. Augmenter l’activité physique, fitness, musculation (augmentation du cortisol). Combler les carences en macronutriments (protéines, glucides, lipides) et micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides aminés, etc.). Soigner les intestins et le microbiote en supprimant le gluten, le sucre, les pesticides et les produits laitiers pour moins d’inflammation et pour une meilleur absorption. Adopter une alimentation complète, équilibrée, physiologique et biologique : fruits, légumes, protéines (œufs, fruits de mer, poissons, viandes), algues. Eviter les céréales (pain, pâtes, biscuits, viennoiseries, etc.) et les légumineuses, surtout le soja. Détoxifier le foie. Traiter la porosité intestinale le cas échéant. Consommer du plasma marin de Quinton. Consommer des jus de légumes riches en micronutriments organiques assimilables. Eviter le fluor et le brome qui sont toxiques et chélateurs de l’iode. Pratiquer le jeûne intermittent. Les protéines (œufs, viande, poisson) contiennent de la L-tyrosine. Cet acide aminé est le composant de base que la thyroïde utilise pour fabriquer les hormones T4 et T3. Aides naturelles au fonctionnement normal de la thyroïde et à la synthèse des hormones thyroïdiennes : Nutrithérapie : Vitamines A, B, C, D, E, fer, zinc, sélénométhionine (conversion T4/T3), magnésium, iode, oméga-3, L-tyrosine (le matin à jeun). L’acide aminé L-tyrosine est un composant essentiel à la production des hormones thyroïdiennes T3 & T4. C'est également le précurseur des neurotransmetteurs : dopamine, adrénaline et noradrénaline. Oligothérapie : Molybdène, manganèse. Phytothérapie : Guggul : synthèse de T3, conversion de T4 en T3 et assimilation de l’iode. Ashwagandha : adaptogène qui améliore la conversion de T4 en T3, améliore la TSH, à prendre le soir. Bacopa : synthèse de T4. Feuilles d’ortie dioïque : minéralisante et nutritive, contribue au bon fonctionnement de la thyroïde et des surrénales. Aromathérapie : Myrte verte : stimule la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis. Citations : « Quand vous améliorez la thyroïde vous aidez les surrénales parce qu’elles travaillent en synergie, quand vous améliorez la thyroïde vous améliorez la testostérone, quand vous améliorez les surrénales vous améliorez la testostérone. » - Dr. Georges Mouton « Lorsque je corrige une situation d’hypothyroïdie, je constate dans 95% des cas une carence en iode. » - Dr. Benoit Claeys « Vérifiez bien que l’on vous dose votre ferritine, parce que c’est la réserve de fer dans votre organisme, si vous êtes en carence, forcément, vous allez déclencher une hypothyroïdie, ce marqueur est très important. » - Danièle Festy « De nombreux xénobiotiques possèdent une action antithyroïdienne reconnue: les dioxines, les biphényles polychlorés (PCBs), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAHs), les pesticides organochlorés (dont le tristement célèbre dichloro-diphényl-trichloroé-thane ou DDT), les dibenzofuranes chlorés (appelés plus simplement furanes), les retardateurs de flamme bromés (BFRs), l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), le perfluorooctane sulfonate (PFOS) et les phtalates. » - Dr. Georges Mouton « Dans certaines hypothyroïdies très nettes, graves, anciennes, l’hormone thyroïdiennes s’avère indispensable dans la thérapeutique. » - Robert Masson « L’intestin et le microbiote jouent un rôle capital dans la régularisation des hormones thyroïdiennes : métabolisation, absorption et stockage. » - Dr. Stéphane Résimont et Alain Andreu « L’épidémie de thyroïdite est liée à la supplémentation d’iodure de potassium dans le sel. Le sel iodé est un pourvoyeur de thyroïdite. » - Dr. Paul Dupont « La correction hormonale commence toujours par la thyroïde. C’est l’hormone chef d’orchestre, sans laquelle aucune symphonie hormonale ne peut fonctionner. » - Dr. Dominique Privé « Les produits laitiers vont ralentir la conversion de T4 en T3 en surchargeant le foie. » - Dr. Thierry Hertoghe
- La créatine
Article de nutrithérapie Description : La créatine est un pilier essentiel de l’énergie, de la longévité et du bien-être global. Encore trop associée aux salles de sport et à la musculation, la créatine est pourtant l’un des nutriments les plus puissants et les mieux étudiés pour soutenir l’énergie, la cognition, la masse musculaire et la santé globale. Elle joue un rôle central dans la vitalité tout au long de la vie : de l’enfance au grand âge… Au cœur du métabolisme cellulaire, la créatine agit comme soutien pour les muscles, le cerveau, l’immunité, la peau et même la fertilité. C'est un dérivé d'acide aminé naturel, produit par le foie, les reins et le pancréas, et stocké à 95 % dans les muscles. Pourtant, une grande partie de la population – notamment les personnes âgées, les végétariens/végétaliens, les personnes stressées ou en convalescence – présente des réserves insuffisantes. À ce jour, plus de 71.000 études ont été publiées sur la créatine. Le rôle de la créatine dans l’énergie cellulaire : La créatine contribue directement au recyclage de l’ATP, la “monnaie énergétique” de nos cellules. Elle agit comme un tampon énergétique pour recharger l’ATP lorsque les besoins augmentent (effort physique, décisions rapides, stress aigu, infections…). Une fois les aliments digérés et assimilés, les nutriments passent dans les mitochondries, véritables centrales énergétiques. C’est là que l’ATP est produit à partir du glucose, des acides gras ou des acides aminés. La créatine permet à l’ATP de se régénérer instantanément, évitant la “panne d’énergie” dans les muscles, le cœur, le cerveau ou les cellules immunitaires. C’est ce qui explique son impact sur : la force et la résistance la cognition et la mémoire la gestion du stress l’immunité la récupération la réparation cellulaire la santé métabolique La créatine convient à tous les âges Les études récentes confirment que la supplémentation en créatine est généralement sûre et potentiellement bénéfique pour : les enfants (notamment en soutien cognitif et musculaire) les adolescents (croissance, sport, apprentissage) les adultes les personnes âgées (prévention de la sarcopénie et soutien cognitif) Dans le cadre d’une approche naturopathique ou fonctionnelle, la créatine est l’un des rares compléments aussi polyvalents. Pourquoi aurais-je besoin d’une supplémentation de créatine ? Plusieurs facteurs réduisent nos réserves : diminution de la synthèse interne avec l’âge (le corps en produits normalement 1 à 2 gr/J.) alimentation pauvre en viande rouge et poisson végétarisme/végétalisme (aucune créatine dans les végétaux) stress chronique convalescence post-infectieuse fatigue chronique et dysfonction mitochondriale maladies inflammatoires In fine : une baisse d’énergie globale, un ralentissement cognitif, une moindre récupération et un affaiblissement des capacités musculaires. Les bienfaits multiples : 1. Plus de force, de mobilité et de masse musculaire à tout âge La combinaison créatine + entraînement en résistance est la plus documentée dans la littérature scientifique. Chez les personnes âgées, c’est le duo gagnant pour : augmenter la force maintenir ou développer la masse musculaire améliorer la mobilité et l’équilibre réduire le risque de chutes prévenir la sarcopénie et l’ostéosarcopénie Même sans entraînement, la créatine seule offre des bénéfices musculaires significatifs chez les seniors. Elle est aussi utile pendant les phases de perte de poids, elle aide à préserver la masse musculaire, essentielle à un métabolisme efficace. 2. Gestion de la glycémie et métabolisme La créatine améliore à la fois : la capacité musculaire à stocker le glucose la sensibilité à l’insuline la régulation métabolique globale Elle devient un outil précieux pour : la prévention de la résistance à l’insuline la gestion de l’obésité les fluctuations glycémiques le maintien d’un métabolisme actif 3. Anti-inflammatoire et immunomodulatrice La créatine possède des propriétés : anti-inflammatoires antioxydantes immunomodulatrices Elles soutiennent : les défenses naturelles la récupération après infection les états post-grippaux (fatigue, brouillard mental…) la résistance face au stress oxydatif La créatine aide à recharger l'énergie des cellules clés de notre immunité, renforçant ainsi la capacité naturelle du corps à combattre les tumeurs. 4. Un support puissant pour le cerveau Le cerveau est l’un des organes les plus consommateurs d’énergie. La créatine aide à stabiliser ses réserves énergétiques, améliorant : la mémoire la concentration les fonctions exécutives la clarté mentale la résistance au stress cognitif la protection contre le déclin lié à l’âge Chez les personnes âgées, 3 à 5 g par jour montrent des effets significatifs sur la cognition. 5. Santé de la peau et longévité cellulaire Grâce à son rôle dans l’énergie mitochondriale et sa capacité antioxydante, la créatine soutient : la fermeté cutanée la réparation cellulaire la réduction de l’inflammation cutanée la protection contre le vieillissement prématuré Elle est déjà utilisée dans certains soins dermatologiques pour son impact sur la vitalité cellulaire. 6. Santé reproductive Encore peu connu : la créatine joue également un rôle dans : la qualité des ovocytes l’énergie mitochondriale ovarienne la motilité et la qualité des spermatozoïdes la résilience en début de grossesse Un véritable soutien en préconception, notamment lorsque la fatigue ou le stress réduit la production d’ATP. Posologie : La posologie validée par les études est de 3 à 5 g par jour, ou 0,1 g/kg de masse corporelle. Une phase de charge n’est pas nécessaire. Cette dose qui permet une augmentation progressive et stable des réserves musculaires et cérébrales, une efficacité optimale en quelques semaines avec une excellente tolérance. Quelle forme ? Aucune forme n’a démontré une supériorité sur le monohydrate de créatine. Il reste : le plus étudié le plus sûr le plus efficace le plus stable le plus économique Les formes “modernes” (HCl, Kre-Alkalyn, nitrate…) n’apportent aucun avantage scientifiquement démontré. Comment optimiser la prise de créatine ? la prendre avec un repas (meilleure absorption grâce à l’insuline) ou 15 à 30 minutes avant un entrainement sportif. boire suffisamment d’eau synergie : magnésium, vitamines B & E, cofacteurs mitochondriaux combiner avec un entraînement léger ou modéré, surtout chez les seniors Conclusion : La créatine est bien plus qu’un complément sportif : c’est l’un des nutriments les plus polyvalents, sûrs et efficaces que l’on puisse intégrer dans une démarche de santé naturelle. Elle soutient : l’énergie mitochondriale la cognition la force et la masse musculaire la mobilité des seniors la gestion de la glycémie la régulation de l’inflammation la santé de la peau la fertilité le vieillissement en douceur Dans un monde où la fatigue, le stress, la perte musculaire et les troubles métaboliques sont en hausse, la créatine s’impose comme un pilier essentiel de la vitalité et de la longévité fonctionnelle.
- L'hypocholestérolémie
Article de santé naturelle Description : On parle d'hypocholestérolémie lorsque le taux de cholestérol total est inférieur à 1,55 g/L (155 mg/dL). Plus rarement, des valeurs inférieures à 1,20 g/L (120 mg/dL) doivent conduire à rechercher une cause sous-jacente, notamment lorsqu'elles s'accompagnent de symptômes. Souvent perçu comme un ennemi, le cholestérol est pourtant une molécule indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il participe à la structure des membranes cellulaires, à la synthèse des hormones stéroïdiennes, de la vitamine D, des sels biliaires ainsi qu'au fonctionnement du cerveau. Lorsque son taux devient insuffisant, de nombreuses fonctions physiologiques peuvent être perturbées. L'hypocholestérolémie constitue alors davantage un marqueur d'un déséquilibre métabolique ou d'une maladie sous-jacente qu'une pathologie en elle-même. Symptômes : Un cholestérol trop bas est parfois asymptomatique, mais lorsqu'il persiste, il peut s'accompagner de manifestations variées : Fatigue chronique et baisse de vitalité ; diminution de la libido ; baisse des performances physiques et de la récupération ; troubles de l'humeur (anxiété, irritabilité, dépression) ; troubles de la mémoire ou de la concentration ; fragilité immunitaire et infections répétées ; troubles digestifs liés à une diminution de la production des sels biliaires ; déséquilibres hormonaux (cortisol, DHEA, testostérone, œstrogènes) ; peau sèche et altération des membranes cellulaires. Chez certaines personnes, l'hypocholestérolémie est simplement le reflet d'une autre maladie qui mérite d'être identifiée. Causes : Plusieurs mécanismes peuvent expliquer un taux de cholestérol anormalement bas. Les plus fréquents sont : Une alimentation trop pauvre en lipides de qualité ; une malabsorption digestive (maladie cœliaque, MICI, insuffisance pancréatique…) ; une hyperthyroïdie ; une maladie hépatique chronique ; une inflammation chronique ou une infection prolongée ; certains cancers ; une dénutrition ou une perte de poids importante ; une prédisposition génétique ; certains médicaments hypolipémiants (statines, ézétimibe, inhibiteurs de PCSK9). En naturopathie et en médecine intégrative, il est essentiel de rechercher la cause plutôt que de considérer le faible taux de cholestérol comme un problème isolé. Le saviez-vous ? Le cerveau dépend du cholestérol Près de 25 % du cholestérol de l'organisme est concentré dans le cerveau, où il participe à la formation de la myéline et au bon fonctionnement des neurones. Des concentrations très basses ont été associées, dans certaines études, à un risque accru de troubles de l'humeur, de dépression ou d'AVC hémorragique. Toutefois, ces associations ne démontrent pas à elles seules un lien de cause à effet. Un taux très bas peut être un signal d'alerte Chez les personnes âgées, une hypocholestérolémie est souvent davantage le reflet d'une fragilité, d'une dénutrition ou d'une maladie chronique que d'un état de bonne santé. Le cholestérol participe à l'immunité Le cholestérol intervient dans la structure des membranes des cellules immunitaires et dans plusieurs mécanismes de défense. Un déficit important peut s'accompagner d'une réponse immunitaire moins efficace, en particulier chez les personnes fragiles. Biologie fonctionnelle : En cas d'hypocholestérolémie persistante, un bilan biologique permet d'en rechercher l'origine. Les examens les plus utiles sont : bilan lipidique complet ; fonction hépatique (ALAT, ASAT, Gamma-GT) ; bilan thyroïdien (TSH, T3 libre, T4 libre) ; CRP-us (inflammation chronique) ; LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. ferritine, vitamine B12 active et folates ; statut en vitamine D ; profil en acides gras (Omega-3 Index ou bilan des acides gras membranaires). Selon le contexte, un bilan digestif ou des examens complémentaires pourront être nécessaires afin d'écarter une malabsorption intestinale ou une pathologie chronique. Solutions : La prise en charge dépend avant tout de la cause identifiée. Dans de nombreux cas, quelques mesures simples permettent de restaurer progressivement un équilibre lipidique physiologique. Augmenter les apports en bonnes graisses Privilégiez des aliments naturellement riches en lipides de qualité : jaunes d'œufs ; poissons gras (sardines, maquereaux, hareng, saumon) ; fruits de mer ; viande issue d'animaux élevés au pâturage ; avocat ; olives et huile d'olive vierge extra ; beurre ou ghee de qualité ; noix et oléagineux en quantité raisonnable. L'objectif n'est pas de consommer davantage de graisses transformées, mais de privilégier des aliments peu transformés, riches en micronutriments. Soutenir la digestion Une mauvaise digestion des graisses peut limiter l'absorption du cholestérol et des vitamines liposolubles. En cas de suspicion de malabsorption, il est pertinent d'évaluer la santé digestive et hépatobiliaire avant d'envisager une supplémentation. Corriger les déséquilibres métaboliques Une hyperthyroïdie, une inflammation chronique, une maladie hépatique ou une dénutrition doivent être prises en charge afin de normaliser durablement le taux de cholestérol. Les oméga-3 Les oméga-3 (EPA et DHA) n'augmentent généralement pas le cholestérol total, mais ils améliorent la qualité des membranes cellulaires, réduisent l'inflammation et participent à l'équilibre du profil lipidique. Une alimentation variée reste la meilleure façon d'assurer un apport suffisant. Conclusion : Si un excès de cholestérol peut parfois justifier une évaluation médicale, un taux trop bas ne doit pas non plus être banalisé. Le cholestérol est une molécule essentielle au bon fonctionnement du cerveau, du système hormonal, des membranes cellulaires et de l'immunité. L'hypocholestérolémie est le plus souvent le symptôme d'un déséquilibre sous-jacent plutôt qu'une maladie en elle-même. Une approche globale, fondée sur une alimentation riche en aliments bruts, une bonne santé digestive, un statut nutritionnel optimal et la recherche des causes métaboliques, permet généralement d'en comprendre l'origine et d'adopter une prise en charge adaptée. Citations : « Le cholestérol est une molécule essentielle, indispensable au fonctionnement de tous nos organes, en particulier du cerveau, des muscles et du cœur. » - Dr. Michel de Lorgeril « Vouloir faire baisser le cholestérol à tout prix est une aberration médicale. Le cholestérol est la brique de base de nos hormones (cortisol, DHEA, testostérone, œstrogènes) et la structure de nos membranes cellulaires. Un cholestérol trop bas augmente le risque de dépression, de déclin cognitif, de fatigue chronique et de baisse d'immunité. » - Dr. Stéphane Résimont « Une hypocholestérolémie est bien plus dangereuse qu’une hypercholestérolémie. Le cholestérol est la molécule mère de toutes nos hormones stéroïdiennes et le constituant majeur de nos membranes cellulaires et de notre cerveau. En faire baisser artificiellement le taux en dessous du seuil physiologique, c'est priver l'organisme de ses briques fondamentales. » - Dr. Georges Mouton « Le cholestérol est indispensable à la vie et le premier constituant de nos membranes cellulaires et de nos neurones. Vouloir faire baisser aveuglément le cholestérol en dessous de seuils physiologiques par peur des maladies cardiovasculaires, c'est priver le cerveau de sa structure fondamentale et nuire à la synthèse de nos hormones stéroïdiennes, exposant au risque d'épuisement, de dépressions et de troubles cognitifs. » - Dr. Boris Dufournet
- L'alopécie
Article capillaire L’alopécie est la perte anormale de cheveux ou de poils. En France, 10 millions de personnes sont concernées. Cinq causes possibles 1. Génétique : L’hérédité, chez un homme : si le grand-père maternel est chauve nous avons 50% de chance ou plutôt de malchance d’être chauve. Si c’est le grand-père paternel, c’est 25%. Si ce sont les 2 grands-pères nous atteignons 75% de probabilité. Si ce sont les grands-pères et le père enfin, 99% de risque. 2. Hormonale : Déséquilibre androgénique : les niveaux de dihydrotestostérone (DHT), un dérivé de la testostérone sont trop élevés. En effet, la testostérone réduit la perte de cheveux alors que la DHT en excès ou en insuffisance l’augmente. Un dysfonctionnement thyroïdien avec manque d'hormone active T3. 3. Carentielle : Les carences nutritionnelles, notamment en acides aminés dont la L-cystéine, en minéraux et oligo-éléments dont le zinc, le magnésium, l’iode, le fer, le potassium, la silice, le soufre, en vitamines dont B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E et en acides gras polyinsaturés dont les oméga-3. La vitamine B12 joue un rôle clé dans le renouvellement cellulaire et l'oxygénation des follicules pileux. Attention, une éventuelle dysbiose du microbiote ou une inflammation intestinale passant inaperçue pourrait être la cause d’une mauvaise absorption des nutriments. 4. Toxique : La toxémie (toxiques, alcool, caféine, tabac, médicaments, IPP, etc.). Le stress. Les céréales à gluten. 5. Inflammatoire : L’inflammation de bas grade peut entraîner la destruction des follicules pileux. Biologie : B12 totale : optimal 700-800 ng/L. B12 active : optimal 140-180 pmol/L. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse, anticorps anti TPO. Iodurie sur 24 heures. Fonction surrénalienne : cortisol urinaire libre sur 24 heures. Fonction rénale : créatinine. Sulfate de prégnénolone et de DHEA-S. Testostérone totale et libre. SHBG. Androstanediol glucuronide (métabolite stable de la DHT). Estrogène, progestérone. PSA. Bilan vitamines et minéraux. Coenzyme Q10. CRP-US. Homocystéine. Albuminémie : consommation et réserves en protéines. Glycémie et insuline à jeun. Solutions : Stimuler la microcirculation du cuir chevelu en le massant vigoureusement tous les jours. Exposer les cheveux au vent, au froid, à la pluie, au soleil (sans excès) pour qu’ils retrouvent leur fonction protectrice. Shampoing ou friction à l’eau froide. Maintenir le cuir chevelu propre. Eviter les couvre-chefs, les toxiques et le stress. Cure de Capillar (Taxifoline) bénéfique pour la microcirculation. Améliorer le terrain en adoptant une alimentation variée, équilibrée, saine, naturelle, biologique et non carencée. Minéraliser l’organisme avec des jus de légumes, du plasma marin de Quinton, du pollen frais, des fruits de mer, de la poudre de chair d’huitres. Obtenir le bon équilibre en acides gras oméga-3-6-7-9 et garder le rapport de un oméga-3 pour trois oméga-6. Appliquer un masque capillaire à l’huile de ricin avec 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, 2 gouttes de lavande vraie et 1 goutte de menthe poivrée 2 à 3 fois par semaine. Masser et laisser poser au moins 2 heures. Phytothérapie : Tisane d’ortie et de prêle. Berbérine (assainissant intestinal). Ashwagandha. Palmier nain. Racine d'ortie : 500-800 mg/J. Aromathérapie : huile essentielle de romarin à verbénone per os (homme & femme). Mélanger 30 gouttes d'HE de romarin à cinéole + 30 gouttes de lavande vraie + 15 gouttes de menthe poivrée, déposer 4 gouttes in situ et masser. Gemmothérapie : bourgeons d’airelle (femme). Le palmier nain et la racine d’ortie bloquent l’enzyme 5-alpha-réductase, ce qui inhibe la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone. Cette action a également un effet bénéfique sur la prostate en diminuant son volume. La racine d'ortie est recommandée pour soulager l'hypertrophie bénigne de la prostate et d'autres problèmes de prostate. Elle est également utilisée pour ses effets cardiovasculaires et comme remède naturel pour traiter ou prévenir la calvitie. À n’utiliser qu’en cas de taux de DHT excessif. Nutrithérapie : Zinc, iode, magnésium, potassium, vitamines : B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E. Acides gras polyinsaturés dont oméga-3. N-acétylcystéine. Oligothérapie : Manganèse/cuivre, soufre, silicium. Photobiomodulation : Exposer le crâne régulièrement à la lumière rouge. Conseils alimentaires : On trouve de la cystéine dans les œufs, le poisson, la viande, les oléagineux. On trouve du zinc dans les fruits de mer et particulièrement dans les huitres, dans la dinde, les œufs, les champignons shitakés, les graines de courge, les germes de blé. On trouve de la vitamine B5 dans les champignons shitakés, les œufs, le foie, l’avocat, les céréales complètes. On trouve de la vitamine B6 dans la dinde, le poulet, le thon, le poulpe, la banane. On trouve de la vitamine B8 dans le foie, la levure de bière, les œufs, les haricots, les lentilles, les champignons, les noix. On trouve de la silice dans les amandes, les légumes racines, l’ortie et la prêle notamment. On trouve des oméga-3 qui équilibrent nos apports en acides gras et qui sont anti-inflammatoires, dans les fruits de mer, les poissons de mer gras (hareng, sardine, maquereau, flétan), les noix de Grenoble et dans certains œufs de poules nourries au graines de lin. On trouve du potassium dans les fruits et les légumes. On trouve du magnésium dans les noix, les légumes verts, les fruits de mer, les sardines, les anchois, les germes de blé, les flocons d’avoine, les bananes. On trouve de l’iode, dans les algues marines, les fruits de mer et les poissons de mer. On trouve du soufre dans les viandes, les poissons, les fruits de mer, les œufs, l’ail, les oignons, les graines de courges, le brocoli, le radis noir, le cresson. Citations : « Le tabac est, dans ce domaine aussi, une bête noire : en perturbant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, il empêche le bon approvisionnement des nutriments jusque dans la fibre capillaire. Dommage. » - Danièle Festy « Quand elle est causée par le blé, l’alopécie peut persister aussi longtemps qu’on continue à en consommer. » - Dr. William Davis « Les hommes qui perdent leurs cheveux ont généralement une carence en testostérone. » – Dr. Thierry Hertoghe Article complémentaire : Les carences nutritionnelles











