Blog dédié à l'hygiénisme et à la santé naturelle


"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- Les causes de la fatigue
Article naturo-hygiéniste Description : La fatigue c’est l’énervation, la baisse d’énergie vitale, la première des 7 étapes de la maladie selon John H. Tilden. C’est un symptôme émanant d’une ou de plusieurs erreurs d’hygiène de vie. Les causes possibles : La baisse de l’énergie vitale. La dysbiose intestinale. La porosité intestinale. La parasitose. Les mauvaises associations alimentaires et/ou des repas trop complexes à digérer. Les mauvaises éliminations (émonctoires). Le déséquilibre alimentaire. Les carences ou les déficits nutritionnels. Le stress. Le bruit, l’agitation. L’insomnie. L’anémie. L’hyponatrémie. L’hypotension. L'hypothyroïdie. Le manque ou l’excès d’activité physique. Le manque de repos et de calme. La mauvaise hygiène de vie générale. L’abus de stimulants et d’overtoniens. L’exposition aux toxiques. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Le déséquilibre ou la faiblesse du système hormonal (thyroïde, surrénales, testostérone, etc.) La toxémie. La faiblesse hépatique. Le diabète. Le travail en excès ou à pauses ou de nuit. La maladie cœliaque. Le dysfonctionnement mitochondrial. Le syndrome métabolique. Un déficit en neurotransmetteurs. Un taux trop bas de cholestérol. Un taux trop bas de cortisol. Si la fatigue devient chronique, elle peut déboucher sur un burn-out ou une fibromyalgie. Lorsqu’à l’inverse d’un rythme normal, on se sent fatigué dès le réveil et qu’on a un pic d’énergie vers 17h00 ou au moment d’aller se coucher, ceci signe un dérèglement hormonal, les glandes surrénales sont atteintes. Une fatigue permanente signe une carence en estrogène chez la femme et en testostérone chez l’homme. Solutions : La correction des causes. La cohérence cardiaque. Les jus de légumes biologiques. La détoxification. Prendre l’air frais et le soleil. La négativation. Aide phytothérapeutique : Plantes adaptogènes : éleuthérocoque, ashwagandha (soir), astragale, rhodiola, ginseng panax rouge, réglisse, tulsi, romarin. Gemmothérapie : bourgeons de cassis. Les plantes adaptogènes aident le corps dans ses capacités d’adaptation à résister au stress et à la fatigue avec leur action sur les glandes surrénales et le système nerveux. A prendre en cure de trois semaines avec une semaine d’arrêt. Compléments alimentaires : Magnésium organique + complexe B + L-taurine. Zinc chélaté ou poudre de chair d’huîtres (P.O.P.), iode, sélénium (noix du Brésil). Vitamines C et D. Coenzyme Q10. Créatine. Plasma marin de Quinton. Oligothérapie : cuivre/or/argent ou manganèse/cuivre/cobalt en ampoule de solution colloïdale. Manganèse/cobalt pour la fatigue des quinquagénaires et de la ménopause. Biologie fonctionnelle de la fatigue : NFS (Numération Formule Sanguine) : globules rouges, globules blancs, plaquettes. Magnésium érythrocytaire, zinc, sélénium, vitamines : A, D, E, K. Vitamines B9 et B12 active. Fer, ferritine, saturation de la transferrine, manganèse, cuivre. Coenzyme Q10. Glutathion total et réduit. Bilan hormonal complet : - fonction surrénalienne dont cortisol salivaire, prégnénolone et DHEA-S ; - fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, rT3, anticoprs anti-TPO ; - fonction gonadique : testostérone, œstradiol, LH, FSH. Biochimie des glucides : glycémie et insuline à jeun, indice HOMA, HbA1c. Iode urinaire sur 24H. CRP ultra-sensible : marqueur n°1 de l'inflammation de bas grade. Une inflammation chronique subtile "éteint" littéralement la production d'énergie cérébrale et musculaire. Profil des acides gras érythrocytaires. N’hésitez pas à parler de votre état de fatigue à votre médecin traitant pour faire un bilan sanguin. Citations : « Remédier, c’est agir en s’opposant à la cause de la maladie. » – Christopher Vasey « Le repos permet la restauration de l’intégrité de l’organisme, la récupération de l’énergie, l’élimination des toxines. » - Dr. André Passebecq Articles complémentaires : La fatigue surrénalienne. L'hypothyroïdie. Quelques règles alimentaires basiques. Les aliments à hautes et basses fréquences. La prise des repas. L'alimentation paléo.
- La dépression nerveuse
Article naturopathique Une pénible affection psychique à ne pas négliger et à prendre en charge. En Belgique, environ 18% de la population adulte présente des symptômes dépressifs. Causes : Les déficits et les carences nutritionnelles : protéiques, lipidiques, oligo-minérales, minérales (magnésium, zinc, etc.) ou vitaminiques (vit B, D, etc.). Un déséquilibre entre oligo-éléments : zinc/cuivre par exemple. L’épuisement de la force vitale (stress, surmenage chronique, manque de sommeil, insomnie …) Le choc émotionnel : deuil, séparation, licenciement. Les pensées négatives. Le manque de contacts sociaux. Le harcèlement moral chronique et les personnes négatives. Le ralentissement digestif. La dysbiose intestinale. La faiblesse hépatique, les intoxications. L’utilisation de stimulants et d’overtoniens qui sont des dépresseurs, l'alcool notamment. Le déséquilibre du système nerveux autonome. Un déficit en neurotransmetteurs. Un déséquilibre hormonal. Un déséquilibre en acides gras. Une inflammation systémique. L'hypocholestérolémie. L’apport insuffisant de sang et d’oxygène au cerveau. L’aspartame. Une production réduite d'ATP mitochondriale*. *Des rapports médicaux ont démontré que la production d'ATP mitochondrial et l'expression d'enzymes mitochondriales sont diminuées chez les patients souffrant de dépression par rapport aux sujets sains. Le saviez-vous ? : Des recherches récentes (2024-2026) convergent de plus en plus vers l’idée qu’il existe un lien biologique entre inflammation systémique, déséquilibre en acides gras et dépression. La majorité des chercheurs s’accordent sur plusieurs points : Une partie des dépressions est associée à une inflammation systémique chronique. Les acides gras (surtout le ratio ω-6/ω-3) influencent cette inflammation. Les membranes neuronales et les neurotransmetteurs dépendent fortement de ces lipides. La dépression reste multifactorielle comme nous venons de le voir dans les causes. Une méta-analyse récente, a compilé les résultats de 29 essais cliniques randomisés portant sur plus de 2.000 personnes souffrant de dépression. Les chercheurs ont constaté que la musculation pratiquée de façon régulière réduisait significativement les symptômes dépressifs, avec des bénéfices observés chez des adultes de différents âges et niveaux de gravité. Ces effets seraient liés à la fois aux adaptations biologiques induites par l'exercice (meilleure régulation des neurotransmetteurs, diminution de l'inflammation) et au regain de confiance en soi qu'apporte le renforcement musculaire. Les auteurs soulignent toutefois que la musculation ne remplace pas un suivi médical ou psychologique, mais constitue un excellent complément dans la prise en charge de la dépression. Solutions naturelles : Corriger les déficits, les carences et les déséquilibres entre micronutriments. Le sang doit contenir la même quantité de cuivre et de zinc notamment. Etablir le statut en acides gras. Pratiquer une activité physique régulièrement, c’est le contrepoids des nerfs. Oxygénation et circulation du sang. Gérer le stress et se faire masser. Pratiquer la cohérence cardiaque. Pratiquer la planche inclinée pour oxygéner le cerveau et activer ses centres nerveux vitaux.* Assainir les intestins et le foie. Eviter les relations empoisonnantes et négatives. S'exposer au soleil régulièrement. Récupérer un bon sommeil. Pratiquer le sauna. Eliminer les poisons overtoniens (surtout l'alcool) et les toxiques. Vérifier les fonctions thyroïdienne, surrénalienne et gonadique. Augmenter la testostérone. Adopter une alimentation naturelle et équilibrée, consommer suffisamment de protéines avec des aliments riches en L-tryptophane et en L-tyrosine. La L-Tyrosine est précurseur de la dopamine. On la trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons, crustacés et aussi dans les algues, les fruits secs, les légumineuses. Le L-tryptophane est précurseur de la sérotonine et de la mélatonine. On le trouve principalement dans les produits animaux : volailles, viandes, œufs, poissons et aussi dans les algues, les fruits secs, les graines, les légumineuses, la banane. *La planche inclinée à pratiquer régulièrement et progressivement de 5 à 15 minutes/jour. Soutien phytothérapeutique : Le safran, indiqué dans : l’équilibre mental et nerveux, la dépression légère à modérée, l’anxiété, le stress, le sommeil perturbé, la mauvaise humeur, l’irritabilité, la nervosité. Il stimule la production de sérotonine. A prendre de préférence entre 16h00 et 17h00. La rhodiola, une plante adaptogène qui peut être associée au safran. A prendre de préférence le matin. Le millepertuis pour la dépression saisonnière, le stress et le moral bas à l’automne. Pour un effet synergique, il peut être associé à la rhodiola. Attention aux contre-indications et aux interactions médicamenteuses avec cette plante. Le griffonia simplicifolia qui contient du 5-http, le précurseur de la sérotonine. L'ashwagandha. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. En période de stress chronique, d’anxiété ou de dépression, nos besoin en micronutriments sont accrus car l’organisme en consomme davantage. Compléments alimentaires : SAM-e (S-adénosyl méthionine) : production de dopamine et de sérotonine. Pois mascate - mucuna pruriens (L-Dopa => dopamine : hormone de l’action et du plaisir). Inositol (vitamine B7). Nutrithérapie : iode, magnésium organique (orotate), L-taurine, zinc, complexe de vitamines B, vitamine C (neurotransmission), vitamine D, oméga-3 (5g/J pendant 1 mois, puis 2g/J), coenzyme Q10, tryptophane. Probiotiques : Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium bifidum, Streptococcus thermophilus. Oligothérapie : granions de lithium + cuivre/or/argent colloïdal. Le lithium est utilisé en posologie de départ à 1 prise par jour, puis 2. En cas d’anxiété importante, d’attaque de panique, d’angoisse ou encore de dépression, la posologie peut-être augmentée. Plusieurs études ont rapporté une amélioration significative de l’état dépressif majeur avec l’association de magnésium, de probiotiques et de coenzyme Q10. Biologie : Magnésium érythrocytaire ; Fer, ferritine, transferrine, cuivre, zinc ; Vitamines : B6, B9, B12 active, D ; Coenzyme Q10 ; Bilan thyroïdien ; Bilan surrénalien dont cortisol salivaire, DHEA sulfate et 17-OH-stéroïdes sur urines de 24h ; Bilan neurotransmetteurs sur urines acides de 12 heures. Testostérone totale et libre, estrogène, progestérone. Profil individuel en acides gras érythrocytaires. CRP et CRP-US. LBP. Citations : « Toute forme de surmenage prolongé, surtout s’il est accompagné d’un sommeil insuffisant en qualité et en quantité, aboutit fréquemment à la dépression nerveuse. » - Robert Masson « Les médicaments calmants ont le grave défaut de paralyser le diencéphale (immunité nerveuse) et de désorganiser plus à fond la vie végétative. » - Pr. Pierre-Valentin Marchesseau, Pr. Grégoire Jauvais « Les désordre mentaux peuvent provenir d’un dérèglement du système neuropsychique dû à la présence excessive de toxines dans l’organisme et à une nutrition organique déficiente. » - Dr. Norman Walker « 95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales. » - Dr. François Plantey, psychiatre « Dans la dépression par exemple, on sait que de bons taux de ferritine, de magnésium, de zinc, de vitamines B9 et B12 et de vitamine D sont essentiels. » - Bruno Mairet « Les médicaments antidépresseurs sont associés à des effets secondaires significatifs et dangereux, y compris la violence, l’agressivité et le suicide. » - Dr. Joseph Mercola « Grâce aux milliers de patients de ma clinique, j’ai compris que ce sont les troubles digestifs de ces personnes qui causaient leurs affections neurologiques. Et pour traiter ces troubles neurologiques, nous devons commencer par traiter le système digestif de ces personnes. » - Dr. Natacha Campbell, neurologue, nutritionniste « Les oméga-3 sont efficaces dans le traitement de la dépression. […] Tous les facteurs de risques du surpoids et de l’obésité sont les mêmes que ceux de la dépression. Quand on est en surpoids ou en obésité on a plus de risque de faire une dépression et réciproquement. […] Il est démontré que la pollution augmente le risque de dépression. [...] Il n’est plus possible de ne pas envisager les liens entre l’intestin et le cerveau, le rôle de l’alimentation dans la survenue d’un certain nombre de maladies psychiques, la psycho-nutrition va changer le visage de la psychiatrie. » - Dr. Guillaume Fond « La cause la plus fréquente de dépression chez l’homme, c’est la manque de testostérone. Chez la femme, c’est la manque d’hormones féminines. » - Dr. Stéphane Résimont
- Le syndrome des jambes sans repos
Article naturopathique Description et symptômes : Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un trouble neurologique fonctionnel encore trop souvent banalisé, alors qu’il peut altérer profondément la qualité de vie et le sommeil. Le SJSR se caractérise par : Un besoin irrépressible de bouger les jambes, souvent accompagné de sensations désagréables (fourmillements, tiraillements, picotements). Des symptômes présents ou aggravés au repos, notamment en position assise ou allongée. Une amélioration nette par le mouvement. Une intensification des troubles en fin de journée, le soir ou la nuit, perturbant l’endormissement et le sommeil profond. Approche naturopathique et fonctionnelle En naturopathie et en nutrithérapie, le SJSR est abordé comme un déséquilibre multifactoriel, impliquant le système nerveux, la micronutrition, la sphère digestive et le métabolisme de la dopamine. Les objectifs sont de : Soutenir la production de dopamine Corriger les carences micronutritionnelles Améliorer la circulation sanguine Réduire l’inflammation de bas grade Apaiser le système nerveux Le rôle clé de la dopamine et du fer Dans près de 15 % des cas, une ferritine basse (< 60 µg/L) est impliquée dans le SJSR. Pourquoi ? Le fer est un cofacteur indispensable à la transformation de la L-tyrosine en dopamine. Sans fer suffisant, la synthèse dopaminergique est altérée, même si l’apport en L-tyrosine est correct. C’est pourquoi les traitements allopathiques symptomatiques (benzodiazépines type Rivotril, antidépresseurs ou agonistes dopaminergiques) sont souvent peu efficaces à long terme, voire délétères, car ils ne corrigent pas la cause. Causes : Déficit en dopamine Carences ou déficits en : Fer Magnésium Cuivre Vitamines B (B6, B9, B12), C et D L-tyrosine Déséquilibre intestinal (dysbiose) Absence de protéines au premier repas de la journée Anti-nutriments : gluten, lectines. Stress chronique et hyperactivité du système nerveux sympathique Inflammation de bas grade chronique Le magnésium bisglycinate, particulièrement bien toléré, est un allié précieux pour réduire les contractions musculaires et l’hyperexcitabilité neuromusculaire. Le saviez-vous ? Le syndrome des jambes sans repos est étroitement lié au rythme circadien de la dopamine : sa production chute naturellement le soir et la nuit, ce qui explique l’aggravation des symptômes à ces moments-là. Fait surprenant, plus de la moitié de la dopamine est fabriquée dans l’intestin, et non dans le cerveau. Une dysbiose, une inflammation intestinale ou une hypothyroïdie peuvent donc suffire à déclencher ou entretenir le SJSR, même en l’absence de carence évidente sur les bilans classiques. Chez certains patients, le gluten et certains anti-nutriments (dont les lectines) peuvent contribuer indirectement au SJSR, surtout via l’axe intestin–inflammation–fer–dopamine. Le fer est indispensable à la tyrosine hydroxylase (enzyme clé de la synthèse de dopamine). Moins de fer biodisponible = dopamine moins efficace = symptômes majorés. Le gluten et les lectines peuvent agir comme facteurs aggravants via : inflammation intestinale malabsorption du fer altération de la synthèse dopaminergique Solutions : Hygiène de vie Éviter les stimulants après 16h (café, thé, nicotine, écrans). Pratiquer une activité physique douce et régulière : marche, vélo, étirements. Intégrer la cohérence cardiaque ou des techniques de respiration relaxante. Corriger l'alimentation Nutrithérapie L-tyrosine : → 500 mg le matin à jeun, → 500 mg le midi et le soir, 30 min avant les repas (précurseur direct de la dopamine) Magnésium chélaté : → 500 mg/jour + complexe de vitamines B Oméga-3 : → Aux repas du midi et du soir (effet anti-inflammatoire et neuroprotecteur) L-théanine : → 200 à 400 mg au coucher (relaxation nerveuse, amélioration du sommeil) Premier repas riche en protéines → Indispensable pour fournir les acides aminés nécessaires à la neurotransmission Fer, cuivre : si déficit avéré. Phytothérapie Mucuna pruriens (source naturelle de L-Dopa) Plantes apaisantes avant le repas du soir, associées à la L-tyrosine : Camomille Hamamélis Tilleul Valériane Une prise en charge digestive personnalisée (alimentation, microbiote, fonction thyroïdienne) est souvent indispensable pour des résultats durables. Biologie fonctionnelle : Bilan neurotransmetteurs (dopamine) Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, anticorps anti TPO Fer, ferritine, saturation de la transferrine Magnésium érythrocytaire Cuivre Vitamines B6, B9, B12, C, D CRP-US LBP Protéines totales Conclusion : Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une fatalité. Une approche globale, fonctionnelle et individualisée permet, dans la majorité des cas, de réduire significativement les symptômes, voire de les faire disparaître durablement. Citations : « La dopamine est synthétisée à 60 % dans l’intestin, notre deuxième cerveau. Il est donc essentiel de corriger la dysbiose intestinale, très souvent présente : gluten, lait de vache (lait pour les veaux), avoine (pour les ânes), édulcorants, hypothyroïdie… » - Dr. Stéphane Résimont « Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une maladie isolée, mais le signal d’un déséquilibre neuro-métabolique, souvent lié à une carence en fer fonctionnel, à une dysbiose intestinale et à une altération de la synthèse dopaminergique. Corriger le terrain permet bien souvent de faire disparaître les symptômes. » - Dr. James M. Greenblatt, psychiatre, pionnier de la psychiatrie fonctionnelle et de la nutrithérapie « L’état inflammatoire est une cause en soi du syndrome des jambes sans repos. » - Dr. Georges Mouton
- Le fer et la ferritine
Article de micronutrition Comprendre l’équilibre essentiel... Description : Le métabolisme du fer est souvent mal compris. On parle beaucoup de carence en fer, mais on évoque beaucoup moins l’excès de fer, pourtant fréquent dans nos sociétés modernes. Or un taux de ferritine trop élevé — qui reflète les réserves de fer dans l’organisme — peut être plus problématique qu’une carence, car le corps dispose de très peu de mécanismes pour éliminer le fer en excès. En naturopathie, en nutrithérapie et en médecine fonctionnelle, l’objectif n’est donc pas d’avoir le plus de fer possible, mais comme toujours : un équilibre optimal. Des concentrations élevées de fer dans l’organisme peuvent favoriser une toxicité cellulaire importante, notamment par l’augmentation du stress oxydatif. Plusieurs études ont observé une association entre une ferritine élevée et un risque accru de : diabète de type 2 maladies cardiovasculaires maladies neurodégénératives cancer colorectal Une fonction pancréatique insuffisante peut également favoriser une surcharge du sang en fer. Rôle du fer dans l’organisme Le fer est un oligo-élément indispensable au fonctionnement de l’organisme. Il intervient dans de nombreuses fonctions biologiques essentielles. Il contribue notamment à : transporter l’oxygène via l’hémoglobine produire de l’énergie cellulaire (ATP). Une carence en fer diminue la respiration mitochondriale, tandis qu'un excès peut détruire les mitochondries en provoquant un stress oxydatif. former les globules rouges soutenir le système immunitaire participer à la synthèse de neurotransmetteurs soutenir le fonctionnement du système nerveux central contribuer à la fonction thyroïdienne Un déséquilibre du métabolisme du fer — carence ou excès — peut donc entraîner de nombreux symptômes. Les signes fréquents d’un manque de fer Une ferritine trop basse peut se manifester par différents symptômes. Parmi les plus fréquents : Chute de cheveux : les follicules capillaires sont très sensibles au manque d’oxygénation. Fatigue persistante : le manque d’hémoglobine diminue l’apport d’oxygène aux cellules. Baisse de motivation ou humeur dépressive : le fer participe à la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur. Syndrome des jambes sans repos : très souvent associé à une ferritine trop basse. Ongles cassants ou striés : peau sèche et terne Immunité affaiblie : infections ou maladies à répétition. Pâleur : signe classique d’anémie ferriprive. Signes d’hypothyroïdie fonctionnelle : Par exemple : frilosité fatigue chronique constipation prise de poids Causes fréquentes d’une carence en fer Plusieurs facteurs peuvent expliquer une carence en fer : règles abondantes grossesse alimentation pauvre en fer biodisponible troubles digestifs malabsorption intestinale inflammation chronique dysbiose intestinale En médecine fonctionnelle, on rappelle aussi que la santé digestive joue un rôle majeur dans l’absorption du fer. La ferritine élevée : un problème souvent sous-estimé La ferritine est une protéine qui stocke le fer dans l’organisme. Elle reflète donc les réserves de fer du corps. Valeurs usuelles (ordre de grandeur) Femmes : 15 à 200 µg/L Hommes : 30 à 300 µg/L Cependant, en micronutrition, les valeurs optimales sont souvent considérées plus basses (voir ci-dessous). Une ferritine trop élevée est le reflet d’une absorption excessive de fer dans l’intestin. Dès que la ferritine atteint 280-300 µg/L, il y a précipitation du fer dans : Le pancréas : pancréatite, Le foie : risque de cirrhose, Le cerveau : risque de Parkinson, Les articulations : douleurs articulaires. Pour baisser la ferritine : acide R alpha lipoïque 2 x/J., réduire la viande rouge combinée au vin rouge. Signes possibles d’une ferritine élevée Un excès de fer peut se manifester par : fatigue chronique douleurs articulaires troubles digestifs inflammation chronique troubles hormonaux problèmes hépatiques teint grisâtre ou malaise diffus Dans certains cas, cette accumulation de fer peut être liée à l’hémochromatose, une maladie génétique provoquant une surcharge progressive en fer dans les organes. Signes possibles d’une ferritine basse Une ferritine effondrée, à 11 par exemple, amène dans 100% des cas une dysbiose intestinale (attention au gluten). Une ferritine basse peut être à l’origine de : une fatigue persistante, une dépression éventuelle, une susceptibilité aux infections, une baisse de l’immunité, une mauvaise qualité des phanères (ongles cassants, incurvés, perte de cheveux), une perte de mémoire par non synthèse de dopamine et noradrénaline cérébrale, une pâleur, une dépapillation et brûlures de la langue, un syndrome des jambes sans repos, une hypothyroïdie, une candidose, un herpès récurrent. C’est une carence très fréquente en cas de malabsorption intestinale : porosité intestinale. Les conséquences possibles d’un excès de fer Un excès de fer favorise la formation de radicaux libres, ce qui augmente le stress oxydatif et l’inflammation. À long terme, cela peut contribuer au développement de : maladies du foie diabète maladies cardiovasculaires troubles métaboliques Le problème est que l’organisme élimine très difficilement le fer excédentaire. Biologie fonctionnelle du fer En médecine fonctionnelle, l’évaluation du statut en fer repose sur plusieurs marqueurs complémentaires. Les principaux paramètres Fer sérique valeurs usuelles : 60 à 120 µg/dL valeur optimale : +/- 100 µg/dL (oxygénation des muscles) Il reflète le fer circulant dans le sang. Peu fiable seul, il varie beaucoup selon la journée et l'alimentation. Ferritine Réserves de fer de l’organisme. Valeurs optimales : femme : 60 à 70 µg/L homme : 70 à 80 µg/L Le dosage de la ferritine est le marqueur le plus spécifique et le plus fiable pour détecter une carence en fer (réserve épuisée). Saturation de la transferrine valeur optimale : 30 à 45 % déficit possible en dessous de 25 % CRP (protéine C-réactive) Indispensable pour interpréter correctement la ferritine. La ferritine est en effet un marqueur d’inflammation. Lors d’un état inflammatoire : la ferritine peut augmenter le fer sérique peut diminuer Dans ce cas, le bilan du fer devient difficile à interpréter. Alimentation et absorption du fer L’absorption du fer dépend fortement de l’alimentation. Aliments qui augmentent l’absorption du fer vitamine C (agrumes, kiwi, poivron, persil) fermentation alimentaire viande et poisson acides organiques (citron, vinaigre de cidre) Aliments qui diminuent l’absorption du fer Certains composés alimentaires limitent naturellement l’absorption du fer : thé café polyphénols phytates (céréales complètes, légumineuses) tanins micronutriments antagonistes : calcium, cuivre, zinc, manganèse Boire du thé ou du café pendant un repas riche en fer peut donc réduire son assimilation. Solutions naturelles pour réguler le fer Lorsque la ferritine est trop élevée, certaines stratégies nutritionnelles peuvent être utiles. Adapter l’alimentation Limiter les aliments très riches en fer héminique : viande rouge boudin noir abats certains fruits de mer (palourdes, moules, huîtres) Réduire l’absorption du fer Certains aliments peuvent limiter son absorption : thé café polyphénols calcium acide R alpha lipoïque Autres pistes nutritionnelles Certaines substances chélatrices peuvent contribuer à réguler le métabolisme du fer : thé vert curcuma fibres végétales aliments riches en phytates lactoferrine : agissant aussi bien en cas de carence (en favorisant l'absorption) qu'en cas de surcharge (en séquestrant le fer libre) Les erreurs fréquentes avec la supplémentation en fer La supplémentation en fer est fréquente, mais elle est parfois mal utilisée. Se supplémenter sans bilan sanguin Prendre du fer sans connaître son statut réel peut être problématique. Interdiction de se supplémenter en fer avec une ferritine trop haute ! C'est un bilan de type inflammatoire aigu ou chronique. La ferritine est un marqueur inflammatoire. Pour rappel, on peut l’utiliser pour évaluer une inflammation. Interpréter la ferritine seule Une ferritine élevée peut simplement refléter : une inflammation une infection un syndrome métabolique Négliger les causes digestives Une carence en fer est souvent liée à : dysbiose intestinale perméabilité intestinale faible acidité gastrique maladie cœliaque Dans ces cas, corriger la santé digestive est essentiel. Négliger les cofacteurs Le métabolisme du fer dépend aussi de plusieurs nutriments : vitamine A vitamines B vitamine C cuivre Le saviez-vous ? Le fer est un élément paradoxal : il est indispensable à la vie, mais peut devenir toxique en excès. Contrairement à de nombreux nutriments, le corps humain possède très peu de mécanismes pour éliminer le fer. L’évolution a privilégié sa conservation car les carences étaient fréquentes dans l’environnement ancestral. Dans les sociétés modernes, où l’alimentation est souvent riche en produits animaux et en aliments enrichis, la surcharge en fer devient plus fréquente, notamment chez les hommes après l’andropause et chez les femmes après la ménopause. Le fer est essentiel à la production de testostérone. Il soutient les mécanismes biologiques qui permettent aux testicules de fonctionner correctement. Conclusion Les troubles liés au fer peuvent évoluer dans deux directions opposées : Carence en fer fatigue chute de cheveux pâleur immunité affaiblie Excès de fer inflammation fatigue chronique risque métabolique et cardiovasculaire L’approche la plus pertinente consiste donc à : réaliser un bilan sanguin complet analyser les différents marqueurs du métabolisme du fer identifier la cause du déséquilibre adapter l’alimentation et l’hygiène de vie L’objectif n’est pas d’avoir le plus de fer possible, mais un équilibre physiologique optimal. Citations : « Le fer est indispensable à la vie, mais en excès il devient un puissant facteur de stress oxydatif et de vieillissement cellulaire. L’objectif n’est pas d’en avoir beaucoup, mais d’en avoir juste assez. » - Dr. Georges Mouton « Le fer est probablement l’un des nutriments les plus ambivalents : indispensable au transport de l’oxygène, mais aussi capable d’amplifier fortement la production de radicaux libres lorsqu’il est présent en excès. » - Dr. Jean‑Paul Curtay « L’excès de fer dans l’organisme constitue un puissant facteur d’oxydation et peut contribuer au développement de nombreuses maladies dégénératives. » - Dr. Jean Seignalet « Une consommation excessive de viande rouge, riche en fer héminique, favorise les phénomènes d’oxydation dans l’intestin et augmente le risque de cancer colorectal. » - Pr. Henri Joyeux
- La nycturie
Article naturopathique Se réveiller la nuit pour uriner : comprendre et agir naturellement Définition : La nycturie correspond au besoin de se lever une ou plusieurs fois par nuit pour uriner. Souvent banalisée, elle impacte pourtant profondément la qualité de vie : perturbation du sommeil profond fatigue chronique baisse de la vitalité troubles cognitifs diminution de la libido risque accru d’anxiété ou de dépression Avec l’âge, elle devient fréquente et s’accompagne presque toujours de troubles du sommeil — un cercle vicieux difficile à rompre. Causes : La nycturie n’est jamais anodine. Elle reflète un déséquilibre global impliquant la vessie, les reins, le système nerveux et l’équilibre hormonal. 1. Déficit en vasopressine (ADH) C’est une cause majeure, souvent sous-estimée. La vasopressine est une hormone qui réduit la production d’urine la nuit. Avec l’âge ou le stress chronique, sa sécrétion diminue. Conséquence : production d’urine abondante la nuit (polyurie nocturne) remplissage rapide de la vessie réveils répétés 2. Vessie hyperactive La cause la plus fréquente. La vessie se contracte sans être pleine, sous l’effet d’une hyperactivité nerveuse. Résultat : envies urgentes réveils nocturnes fréquents 3. Vieillissement neuro-vésical Avec le temps : les signaux nerveux deviennent moins précis la muqueuse vésicale devient plus sensible La vessie “réagit trop vite” aux stimuli. 4. Inflammation de bas grade Un véritable terrain silencieux en naturopathie. Elle agit comme un bruit de fond qui perturbe : la régulation de l’eau la fonction rénale la sensibilité vésicale 5. Déficits en micronutriments Ils impactent directement : la fonction musculaire le système nerveux la gestion de l’inflammation 6. Troubles prostatiques (chez l’homme) Le prostatisme peut entraîner : une vidange incomplète une augmentation des mictions nocturnes 7. Diminution de la capacité vésicale fonctionnelle La vessie devient moins tolérante au remplissage. Causes possibles : inflammation chronique cystite interstitielle séquelles (radiothérapie, infections) Solutions : En naturopathie, on ne traite pas uniquement la vessie. On agit sur 3 axes fondamentaux : Calmer la vessie Soutenir les reins Réguler le système nerveux Micronutrition : Magnésium (indispensable) relaxe les muscles de la vessie diminue l’hyperactivité nerveuse réduit l’inflammation Une carence favorise clairement la nycturie. Vitamine D soutient le plancher pelvien améliore le contrôle vésical Vitamine B12 essentielle au système nerveux particulièrement utile chez les personnes âgées Zinc & caroténoïdes action antioxydante soutien de la fonction vésicale L-arginine favorise la production d’oxyde nitrique améliore la relaxation de la vessie Polyphénols (quercétine, curcumine) anti-inflammatoires puissants stabilisent les mastocytes (hyperréactivité vésicale) Phytothérapie & solutions naturelles : Graines de courge Un incontournable : améliorent le confort urinaire utiles en cas de troubles prostatiques Associations intéressantes : palmier nain racine d’ortie Voire article : prostatisme Plantes urinaires (en journée uniquement) canneberge (cranberry) hibiscus prêle bruyère À éviter après 16h pour ne pas aggraver la nycturie. Gemmothérapie Bourgeon de figuier agit sur l’axe cerveau–vessie régule le stress et le rythme circadien utile en cas de baisse de vasopressine liée au stress Oligothérapie Manganèse–Cobalt régule le système neurovégétatif diminue l’hyperréactivité vésicale Le saviez-vous ? L’apnée du sommeil est une cause fréquente de nycturie inexpliquée. Elle provoque : une inflammation chronique un stress oxydatif une augmentation du peptide natriurétique auriculaire (PNA) Résultat : augmentation de la production d’urine la nuit. Hygiène de vie essentielle : Hydratation intelligente réduire les apports liquides 2 à 3h avant le coucher Éviter les irritants vésicaux le soir café thé alcool (surtout bière et vin blanc) épices fortes Gestion du stress Le système nerveux joue un rôle clé. La cohérence cardiaque le soir est particulièrement efficace : diminue l’hyperactivité vésicale favorise la sécrétion de vasopressine améliore le sommeil Priorité à l’alimentation Avant toute supplémentation : légumes riches en potassium fruits oléagineux poissons gras Bilan en biologie fonctionnelle Pour une approche personnalisée : ADH (vasopressine) Sodium / potassium urinaires (jour vs nuit) Osmolalité urinaire Insuline à jeun & HOMA Cortisol salivaire (soir), si élevé : - inhibe la vasopressine - perturbe le sommeil - favorise la nycturie CRP ultra-sensible (inflammation) Bilan thyroïdien : un déséquilibre thyroïdien peut perturber la vessie et les reins. Testostérone chez l’homme : une baisse peut perturber l’équilibre urinaire nocturne. Favoriser l’hypertrophie de la prostate. Conclusion : La nycturie est un signal d’alerte global, pas seulement un problème urinaire. Une prise en charge efficace repose sur : La compréhension du terrain, la correction des carences, la régulation hormonale et nerveuse, une hygiène de vie adaptée. Citation : « La nycturie est une condition multifactorielle qui nécessite une approche personnalisée, incluant des modifications du mode de vie pour améliorer la qualité de vie. » - Dr. Geo Espinosa
- Le brouillard mental
Article de naturopathie fonctionnelle Description : Quand l’esprit se voile… Nous avons tous connu un jour cette impression d’avoir « le cerveau en coton », comme enveloppé d’un voile qui ralentit la pensée, trouble la concentration et diminue la clarté mentale. Le brouillard cérébral n’est pas une maladie, mais un signal d’alarme : le corps indique que son équilibre est compromis et qu’il a besoin d’être réajusté. Ce phénomène se manifeste souvent par : une sensation diffuse d’embrumement mental, un esprit pas clair ; des difficultés à se concentrer ; une mémoire moins efficace ; des maux de tête ; un manque d’élan, de motivation ; une impression de fatigue intellectuelle constante. En naturopathie, on considère le brouillard cérébral comme un symptôme multifactoriel, intimement lié à notre hygiène de vie, notre équilibre hormonal, notre statut nutritionnel et notre niveau de stress. Causes : Le cortex préfrontal – véritable « chef d’orchestre » de notre cognition – fonctionne moins efficacement lorsque l’organisme subit des stress, des déficits ou des inflammations. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette baisse de performance. 1. Alimentaire Une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucres, en aliments mucogènes, en additifs ou pauvre en nutriments entraîne : une baisse du glucose stable disponible pour le cerveau ; une micro-inflammation ; un déséquilibre du microbiote qui influence directement la clarté mentale via l’axe intestin-cerveau. Les intolérances (gluten, lait et lactose, lectines), les additifs comme le glutamate ou certains édulcorants peuvent provoquer des réactions neuro-inflammatoires, sources de brouillard mental. 2. Déshydratation Le cerveau contient environ 75 % d’eau. Un manque d’hydratation suffit à altérer la concentration, la vigilance et la mémoire à court terme. 3. Carences nutritionnelles Certaines carences sont particulièrement impliquées : vitamines du groupe B, dont B12, essentielle à la production de neurotransmetteurs ; vitamine D, modulatrice de l’immunité et de l’humeur ; magnésium, cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques ; une carence en cuivre peut entraîner des troubles cognitifs et affecter le fonctionnement cérébral, ce qui peut se manifester par une sensation de brouillard mental ; oméga-3, et en particulier le DHA, composant majeur des neurones et des synapses. 4. Sommeil insuffisant Le cerveau se nettoie, trie, consolide la mémoire et répare ses cellules durant la phase de sommeil profond. Sans sommeil réparateur, la fonctionnalité cognitive chute. 5. Stress et cortisol Un stress prolongé augmente le cortisol, ce qui : favorise les radicaux libres ; perturbe les neurotransmetteurs ; surcharge les glandes surrénales ; altère la mémoire et la concentration ; déficit en cortisol. 6. Manque d’activité physique Bouger augmente l’oxygénation, stimule la neurogenèse et améliore la circulation cérébrale. 7. Exposition à des toxines environnementales Formaldéhydes, composés organiques volatils, PCB et autres toxiques domestiques peuvent générer une inflammation systémique, impactant la cognition. 8. Causes médicales possibles Certaines situations nécessitent une évaluation professionnelle : troubles de la thyroïde ; hypoglycémie ; maladie de Lyme ; TDAH ; sclérose en plaques ; chimiothérapies ; troubles hormonaux ; dysfonction immunitaire ; Troubles intestinaux : dysbiose, SIBO, MICI, constipation et porosité intestinale ; fibromyalgie ; diabète ; convalescence ; parasitose ; intoxication aux métaux lourds ; dépression… Thyroïde, surrénales et mitochondries : l’axe énergétique du cerveau Pour comprendre le brouillard mental, il est essentiel d’observer l’équilibre thyroïde – surrénales – mitochondries, véritable trépied de notre énergie cellulaire. 1. La thyroïde : le régulateur du métabolisme cérébral Les hormones thyroïdiennes (T3 surtout) : stimulent la production d’énergie dans les mitochondries ; modulent l’humeur et la cognition ; influencent la vitesse de traitement de l’information. Une hypothyroïdie, même subclinique, peut provoquer fatigue, lenteur mentale et troubles de la concentration. 2. Les glandes surrénales : le gestionnaire du stress Les surrénales produisent le cortisol, indispensable pour : maintenir une glycémie stable (carburant du cerveau) ; gérer les situations stressantes ; moduler l’inflammation. Une fatigue surrénalienne (stade de stress chronique) entraîne : brouillard mental ; réveils nocturnes ; irritabilité ; manque d’énergie ; difficultés à se concentrer. 3. Les mitochondries : nos centrales énergétiques Elles produisent l’ATP, source d’énergie des neurones. Stress oxydatif, toxiques, infections, carences, inflammation : tout ce qui perturbe les mitochondries provoque une baisse directe de la clarté mentale. ▶ Quand la thyroïde ralentit → les mitochondries produisent moins d’énergie. ▶ Quand les surrénales s’épuisent → la gestion du glucose se dérègle, la cognition chute. ▶ Résultat : brouillard mental durable et fatigue profonde. Solutions : Voici les approches les plus utilisées en naturopathie fonctionnelle et micronutrition : 1. Optimiser le sommeil instaurer une routine régulière ; limiter les écrans le soir ; favoriser un environnement sombre et frais. 2. Soutenir l’alimentation privilégier une alimentation anti-inflammatoire (crudités, légumes colorés, oméga-3, bonnes graisses, protéines de qualité) ; réduire sucre, alcool, additifs, gluten ; supprimer le grignotage. 3. Nutrithérapie vitamines B, dont B9 (5-MTHF) & B12 (méthylcobalamine) si déficit ; vitamine D ; magnésium bisglycinate ; oméga-3 riches en DHA ; antioxydants : (curcuma, baies) ; coenzyme Q10 ; acétyl L-carnitine ; N-acétylcystéine le midi ; L-glycine le soir ; L-tyrosine le matin à jeun ; iode ; créatine ; Le trio (manque de vitamine B12, manque de vitamine B9 et taux élevé d'homocystéine) est une cause classique, très bien documentée, du brouillard mental. 4. Phytothérapie Ashwagandha ; rhodiola ; ginseng. 5. Hydratation Idéalement de 1,5 à 2 litres d’eau faiblement minéralisée, répartie sur la journée. Plasma marin de Quinton en isotonique. 6. Bouger Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. L’oxygénation améliore immédiatement la clarté mentale. 7. Pratiquer l’hygiène cérébrale exercices cognitifs ; apprentissages nouveaux ; respiration, méditation, cohérence cardiaque. Biologie : Bilan hormonal : surrénales, thyroïde, gonades. Bilan micronutritionnel. Bilan neurotransmetteurs sur urines de 12H. Homocystéine. Vitamines B9 & B12. Statut antioxydant. CRP-US. Coenzyme Q10. Cuivre. Conclusion : Le brouillard mental n’est pas une fatalité : c’est un message du corps. En rééquilibrant l’alimentation, en réduisant l’inflammation, en soutenant le sommeil, la gestion du stress et l’équilibre hormonal, il est tout à fait possible de retrouver clarté, énergie et vivacité d’esprit. Si les symptômes persistent, une évaluation médicale ou fonctionnelle est toujours recommandée. Articles complémentaires : Troubles de la mémoire et déclin cognitif La fatigue surrénalienne L’hypothyroïdie Les causes de la fatigue Les mitochondries
- DMLA - Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age
Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement la santé de la macula Description : La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie chronique de l’œil qui touche la macula, zone centrale de la rétine responsable de la vision fine (lecture, reconnaissance des visages, précision des détails). C’est aujourd’hui la première cause de malvoyance après 50 ans dans les pays industrialisés. En France, 25 à 30 % des personnes de plus de 75 ans sont concernées. La DMLA est une pathologie complexe, multifactorielle et évolutive, dans laquelle le mode de vie joue un rôle majeur. Symptômes : Baisse progressive de la vision centrale Vision déformée (lignes droites perçues comme ondulées) Besoin accru de lumière pour lire Tache sombre ou floue au centre du champ visuel La DMLA ne rend pas totalement aveugle, mais elle entraîne une perte de la vision centrale, impactant fortement l’autonomie et la qualité de vie. La santé des yeux commence bien avant les symptômes. Les causes et facteurs favorisants : La DMLA résulte d’un déséquilibre entre stress oxydatif, inflammation chronique et fragilité microvasculaire. Lumière bleue et phototoxicité La lumière bleue est la plus toxique pour la rétine centrale. Privilégier des verres gris ou marron (plutôt que des filtres bleus inadaptés). Le pigment maculaire se régénère dans l’obscurité : dormir dans le noir complet est essentiel. L’exposition nocturne aux écrans (TV, smartphone, tablette) accélère la dégénérescence maculaire. Un dosage sanguin de la lutéine peut être pertinent chez les personnes à risque. Autres facteurs de risque majeurs Vieillissement Exposition aux UV Pollution, ondes électromagnétiques Stress chronique et stress oxydatif Tabac et alcool (overtoniens) Alimentation pauvre en antioxydants et micronutriments Inflammation chronique de bas grade Surpoids, hypertension Syndrome métabolique et insulinorésistance Radicaux libres Amalgames dentaires (charge oxydative) Fragilité microvasculaire Souffrance mitochondriale La DMLA n’est pas seulement une question d’âge, mais aussi de terrain. Ce terrain peut être amélioré. Le saviez-vous ? Le tabac est le facteur de risque modifiable le plus important : fumer multiplie par 3 à 6 le risque de DMLA. Le syndrome métabolique (résistance à l’insuline, dyslipidémie, obésité abdominale) est étroitement lié à la progression de la DMLA. Le déficit en testostérone lié à l’âge n’est pas une cause directe de la DMLA, mais il peut fragiliser le terrain vasculaire, inflammatoire, métabolique et mitochondrial sur lequel la dégénérescence maculaire se développe. Bilans biologiques fonctionnels : Une approche fonctionnelle vise à identifier les déséquilibres sous-jacents. Stress oxydatif Vitamines A, C, E Oligo-éléments : zinc (clé du métabolisme rétinien), sélénium Enzymes antioxydantes : Superoxyde dismutase (SOD) Glutathion peroxydase Coenzyme Q10 Lutéine Mélatonine 3 mg le soir au coucher Selon des études récentes, la mélatonine montre un potentiel très prometteur pour prévenir et ralentir la DMLA. Ses puissantes propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires pourraient protéger la rétine du stress oxydatif. Métabolisme et inflammation Indice HOMA HbA1c (hémoglobine glyquée) Bilan lipidique complet (rapport triglycérides/HDL, LDL oxydés) Profil des acides gras érythrocytaires CRP ultrasensible Homocystéine (impact sur la micro-vascularisation oculaire) Testostérone totale et libre (homme) Solutions : Accompagnement naturel et micronutritionnel. Enzymes antioxydantes clés Glutathion peroxydase Cofacteur : sélénium Superoxyde dismutase (SOD) Cofacteurs : cuivre, zinc, manganèse Vitamines antioxydantes Vitamine C Vitamine E (jusqu’à 400 UI/j selon le terrain) Provitamine A (bêta-carotène) : à éviter chez le fumeur Caroténoïdes protecteurs de la macula Lutéine Zéaxanthine Astaxanthine L’astaxanthine est un caroténoïde particulièrement puissant : Anti-inflammatoire, protecteur contre le stress oxydatif et la lumière bleue, elle soutient la santé des cellules rétiniennes et réduit la fatigue visuelle liée à l’âge et aux écrans. Oligothérapie Oligoéléments en solution colloïdale : Granions® (voie digestive) Oligosol® (voie perlinguale, souvent préférée) Fréquemment utilisés : Sélénium Silicium Magnésium Le zinc n’est pas systématique : il peut être contre-indiqué dans certaines formes de DMLA humide (à néovaisseaux). Toujours respecter la posologie du Vidal et l’avis professionnel. Micronutrition et hygiène de vie Rééquilibrage alimentaire physiologique et anti-inflammatoire Oméga-3 (EPA/DHA) Coenzyme Q10 N-acétylcystéine (NAC), précurseur du glutathion Sélénium Gestion du stress Sommeil réparateur et obscurité nocturne Protection solaire oculaire adaptée Conclusion : La DMLA n’est pas une fatalité. Une approche globale, personnalisée et préventive, associant nutrition, micronutrition, hygiène de vie et accompagnement fonctionnel, permet de ralentir l’évolution, de soutenir la macula et de préserver la qualité de vie visuelle. Citations : « Le vieillissement n’est pas une fatalité biologique. En réduisant l’inflammation et le stress oxydatif par l’alimentation, les micronutriments et le mode de vie, nous pouvons préserver des tissus aussi sensibles que la rétine bien plus longtemps qu’on ne l’imaginait. » - Dr. Steven Grundy, cardiologue « Une nutrition ciblée, riche en antioxydants et en caroténoïdes protecteurs, peut jouer un rôle déterminant dans le ralentissement de la dégénérescence maculaire et dans le maintien de la fonction visuelle avec l’âge. » - Dr. Jeffrey Anshel, ophtalmologue Article complémentaire : Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir
- Rétention d’eau et œdèmes
Article naturopathique Comprendre les mécanismes naturels du corps… Description : La rétention d’eau, également appelée œdème, correspond à une accumulation excessive de liquides dans les tissus. Elle peut se manifester par des gonflements des jambes, des chevilles, des mains ou du visage. Dans de nombreux cas, ce phénomène n’est pas simplement un “dérèglement”, mais plutôt une réponse adaptative du corps visant à maintenir l’équilibre interne (homéostasie). Comprendre ces mécanismes permet d’agir de manière plus respectueuse de la physiologie. 1. Le corps retient l’eau pour diluer et éliminer les toxines L’un des rôles essentiels de l’eau dans l’organisme est de diluer les déchets métaboliques et les substances irritantes afin de faciliter leur élimination via les émonctoires : reins, peau, poumons ou intestin. Lorsque la toxémie ou la charge toxique augmente (alimentation industrielle, excès de sodium raffiné, polluants, stress oxydatif…), l’organisme peut retenir davantage de liquide pour diluer ces substances et limiter leur agressivité sur les tissus. Un exemple classique concerne le sel raffiné, très présent dans les produits transformés. Consommé en excès et sans son équilibre naturel en minéraux (comme dans le sel gris marin complet), il peut favoriser la rétention hydrique et l’inflammation cellulaire. En naturopathie fonctionnelle, on considère souvent la rétention d’eau comme un signal métabolique indiquant une surcharge ou un déséquilibre physiologique. Solutions et approches naturelles pour soutenir l’équilibre hydrique Plusieurs stratégies naturopathiques peuvent aider à réguler les liquides corporels : Hydratation de qualité Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en privilégiant des eaux faiblement minéralisées et pauvres en résidus secs, comme : Spa Reine Mont Roucous Rosée de la Reine Eau osmosée Une hydratation adéquate facilite le travail des reins et soutient la détoxification cellulaire. La vitamine C peut également soutenir les tissus conjonctifs et la circulation, tout en participant à la protection antioxydante. Activer la circulation lymphatique Contrairement au sang, la lymphe ne possède pas de pompe comme le cœur. Elle dépend des mouvements du corps. Pour favoriser son drainage : marcher quotidiennement, idéalement au moins 30 minutes tous les jours pratiquer une activité physique adaptée effectuer des exercices comme la planche inversée pratiquer le drainage lymphatique naturel (massage, rebonds, respiration profonde) Une lymphe stagnante peut favoriser gonflements, sensation de jambes lourdes et accumulation de déchets métaboliques. Équilibrer sodium et potassium L’équilibre sodium / potassium est déterminant pour la régulation des fluides cellulaires. Une alimentation moderne est souvent : trop riche en sodium pauvre en potassium Le potassium favorise naturellement la diurèse et l’équilibre cellulaire. Sources alimentaires riches en potassium : bananes avocat légumes verts pommes de terre fruits et légumes frais En micronutrition fonctionnelle, une valeur sanguine optimale de potassium se situe entre 4,3 et 4,8 mmol/L. Monodiète ponctuelle riche en potassium Une monodiète de fruits sur une journée (pastèque, melon, raisin, banane selon la saison) peut aider à : alléger la digestion augmenter l’apport en potassium stimuler l’élimination rénale Cette pratique doit rester occasionnelle et adaptée au tempérament et au terrain de chacun. Soutien rénal avec les plantes Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour soutenir les émonctoires. L’aubier de tilleul du Roussillon (La Gravelline) est particulièrement réputé pour : son effet diurétique doux son action dépurative rénale son soutien du drainage hépatique Il est souvent utilisé lors de cures saisonnières de drainage. Détoxification progressive En naturopathie, la détoxification se fait par paliers afin de respecter les capacités d’élimination de l’organisme. Une mobilisation trop rapide des toxines peut paradoxalement aggraver la rétention d’eau. Vérifier certains équilibres hormonaux En médecine fonctionnelle, la rétention hydrique peut être associée à certains déséquilibres hormonaux : fonction thyroïdienne basse (T3 insuffisante) manque de progestérone chez la femme (fréquent en syndrome prémenstruel) taux bas de testostérone Ces hormones influencent directement : le métabolisme cellulaire la répartition des fluides la régulation électrolytique Micronutrition L-citrulline : est indiquée pour réduire les œdèmes, en particulier lorsqu’ils sont d’origine veineuse ou liés à une mauvaise microcirculation. Elle agit sur la réduction de la perméabilité capillaire, l’amélioration du flux de retour et le soutien lymphatique. Posologie : 3-6 gr / jour. La L-citrulline est très efficace si elle est associée au marron d’Inde ou au fragon qui ont des propriétés vasoconstrictrices sur les veines. 2. L’œdème de contusion : un processus naturel de réparation Lors d’un choc ou d’une blessure, l’apparition d’un œdème est une réponse physiologique normale. Ce processus fait partie de la réaction inflammatoire et sert plusieurs objectifs essentiels : apporter plus de nutriments (vitamines, minéraux) augmenter l’apport d’oxygène dans la zone lésée acheminer des cellules immunitaires éliminer les tissus endommagés ou nécrosés L’augmentation locale de liquide (sérum) agit comme un milieu de transport et de nettoyage biologique. Autrement dit, l’œdème est souvent un mécanisme de réparation plutôt qu’un problème à supprimer immédiatement. Bien sûr, s’il persiste ou devient excessif, il peut nécessiter une prise en charge adaptée. Le saviez-vous ? Le corps humain adulte est composé d’environ 60 % d’eau, et près des deux tiers de cette eau se trouvent à l’intérieur des cellules. Le potassium est d’ailleurs le principal minéral intracellulaire, alors que le sodium se trouve surtout à l’extérieur des cellules. Lorsque cet équilibre est perturbé (excès de sodium, déficit en potassium, inflammation, stress hormonal), l’eau peut quitter les cellules et s’accumuler dans les tissus, favorisant les œdèmes. Des recherches en physiologie et en micronutrition suggèrent également que la qualité de l’hydratation et l’équilibre électrolytique jouent un rôle central dans la santé cardiovasculaire, rénale et métabolique. Citations : « Le sodium favorise la captation d’eau dont les cellules ont besoin. Mais consommé en excès, il augmente la charge hydrique dont l’élimination devient plus difficile. » - Christian Latgé, nutritionniste « L’eau est l’un des premiers éléments de la détoxification de l’organisme. » - Dr. Jean Seignalet « Lorsque les émonctoires fonctionnent mal ou sont débordés, les déchets s’accumulent dans les tissus, provoquant divers troubles dont les œdèmes et la rétention d’eau. » - Christopher Vasey Articles complémentaires : L'eau de boisson Les jus de légumes Les émonctoires
- L’hygiène de vie : la base d’une santé durable
Article naturo-hygiéniste En naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, on évoque très souvent la nécessité de corriger son hygiène de vie pour assainir et équilibrer le terrain. Mais que signifie réellement cette notion ? Et pourquoi est-elle si fondamentale pour la santé ? Qu’entend-on par « hygiène de vie » ? Une bonne hygiène de vie correspond à l’ensemble des habitudes quotidiennes qui permettent de maintenir et d’optimiser la santé physique, mentale et émotionnelle. Elle ne se limite pas à l’absence de maladie : elle vise à soutenir les fonctions physiologiques, préserver l’énergie vitale et prévenir les déséquilibres biologiques. Dans l’approche naturopathique et fonctionnelle, l’objectif est simple : maintenir un terrain équilibré (en homéostasie), éviter l’accumulation de toxines (toxémie) et soutenir les capacités d’autorégulation de l’organisme. Lorsque ces paramètres sont perturbés — alimentation inadaptée, stress chronique, sédentarité, carences nutritionnelles ou exposition aux toxiques — les fonctions biologiques peuvent progressivement se dérégler. C’est souvent ainsi que s’installent les troubles fonctionnels, puis la maladie. Pourquoi corriger son hygiène de vie ? Parce que nos habitudes quotidiennes influencent directement : le métabolisme l’équilibre hormonal la qualité du microbiote intestinal la gestion de l’inflammation l’immunité la vitalité globale En médecine fonctionnelle comme en naturopathie, corriger les causes profondes des déséquilibres passe donc avant tout par l’optimisation de ces piliers de santé. Les points clés d’une bonne hygiène de vie Bouger régulièrement La sédentarité est aujourd’hui considérée comme un facteur majeur de risque pour de nombreuses maladies chroniques. Une activité physique régulière et adaptée permet notamment : d’améliorer la sensibilité à l’insuline de soutenir la circulation sanguine et lymphatique de réguler le stress d’entretenir la masse musculaire et la mobilité La marche quotidienne, le renforcement musculaire, le yoga ou la natation sont d’excellentes bases. Adopter une alimentation saine et individualisée L’alimentation constitue l’un des piliers majeurs de l’hygiène de vie. Il s’agit de corriger les erreurs alimentaires et les déséquilibres nutritionnels, en privilégiant : des aliments bruts et peu transformés une alimentation riche en micronutriments de type paléo ou Seignalet un apport suffisant en protéines de qualité des bonnes graisses des fibres pour soutenir le microbiote La nutrithérapie et la médecine fonctionnelle insistent également sur l’importance d’individualiser l’alimentation en fonction du terrain, du tempérament naturopathique, du métabolisme, du génotype, et des besoins spécifiques de chacun. Corriger les déficits et les carences Les déséquilibres ne sont pas seulement nutritionnels. Ils peuvent aussi être : nutritionnels (vitamines, minéraux, acides gras) affectifs ou relationnels sociaux sexuels environnementaux Un terrain affaibli est souvent la conséquence d’un cumul de carences, de toxémie ou de stress physiologiques. Utiliser les bilans biologiques de prévention La médecine fonctionnelle met en avant l’intérêt des bilans biologiques approfondis pour identifier les déséquilibres précoces : inflammation de bas grade déficits micronutritionnels perturbations métaboliques troubles hormonaux Corriger ces anomalies en amont permet souvent d’éviter l’apparition de pathologies plus lourdes. Réduire le stress Le stress chronique perturbe profondément l’organisme : dérégulation du cortisol troubles du sommeil inflammation fatigue nerveuse affaiblissement de l’immunité Des pratiques comme la respiration consciente comme la cohérence cardiaque, la méditation, la marche en nature ou la relaxation sont de précieux alliés pour rééquilibrer le système nerveux. S’exposer à la lumière naturelle et à l’air frais La lumière du jour régule notre horloge biologique et participe à la synthèse de la vitamine D. Le contact régulier avec la nature favorise également la détente du système nerveux et améliore l’oxygénation de l’organisme. Retrouver un sommeil réparateur Le sommeil et le repos sont des piliers fondamentaux de la régénération. Pendant la nuit, le corps : répare les tissus régule les hormones consolide la mémoire soutient l’immunité Une hygiène de sommeil de qualité est donc indispensable. Réduire l’exposition aux toxiques L’environnement moderne expose l’organisme à de nombreuses substances potentiellement délétères : alcool et tabac excès de médicaments pesticides additifs alimentaires perturbateurs endocriniens polluants environnementaux champs électromagnétiques Limiter ces expositions permet de soulager les systèmes de détoxication du corps. Alléger la charge mentale Le désordre visuel et organisationnel peut contribuer à augmenter le stress et la fatigue mentale. Ranger son espace de vie ou de travail aide à clarifier l’esprit et améliorer la concentration. Prendre soin de son hygiène bucco-dentaire La santé bucco-dentaire joue un rôle souvent sous-estimé dans la santé globale. Les infections chroniques de la bouche peuvent favoriser l’inflammation systémique et impacter le microbiote. S’accorder du temps pour soi Prendre soin de soi fait pleinement partie de l’hygiène de vie. Quelques exemples : sauna ou hammam thermalisme massages sieste respiration consciente lecture moments de calme Ces pauses participent à la récupération physique et nerveuse. Le saviez-vous ? Le corps humain élimine chaque jour une grande quantité de déchets métaboliques grâce à ses organes d’élimination, appelés en naturopathie les émonctoires : foie, intestins, reins, peau et poumons. Lorsque l’hygiène de vie est insuffisante (alimentation déséquilibrée, manque de sommeil, stress, sédentarité), ces systèmes d’élimination peuvent être débordés. L’organisme accumule alors progressivement des toxines, ce que les hygiénistes appellent la toxémie, un terrain favorable au développement de nombreux troubles fonctionnels. Conclusion : Une bonne hygiène de vie n’est pas une contrainte, mais un choix conscient. En adoptant des habitudes favorables à la santé, nous soutenons l’énergie vitale du corps, renforçons notre capacité d’adaptation et contribuons à prévenir de nombreux déséquilibres. C’est la base même de l’approche naturopathique : prendre soin de son terrain pour préserver durablement sa santé. Citations : « La naturopathie est l’art de rester en bonne santé par le respect des lois naturelles de la vie. » - Pierre-Valentin Marchesseau « La santé ne s’achète pas dans une bouteille de médicament, elle se construit par un mode de vie conforme aux lois de la nature. » - Herbert M. Shelton « La maladie est la conséquence des fautes d’hygiène de vie accumulées. » - Paul Carton « La santé se trouve dans l’assiette bien plus souvent que dans la pharmacie. » - Catherine Kousmine Articles complémentaires : Les 9 facteurs de la santé intégrale L'énergie vitale L'alimentation paléo L'activité physique Notion d'hygiénisme
- La diète cétogène : solution miracle ou déséquilibre métabolique ?
Article de bromatologie Description : La diète cétogène est une alimentation très pauvre en glucides (généralement < 50 gr/jour, soit 5 à 10 % de l’apport calorique total), riche en lipides et modérée en protéines. On parle parfois d’alimentation « dissociée » dans le sens où les glucides sont fortement restreints au profit des graisses. Exemple de repas type : Légumes (crus et cuits) + source de protéines + lipides (huile d’olive, avocat, oléagineux…). Si cette approche peut avoir des indications thérapeutiques précises (épilepsie pharmaco-résistante, certaines pathologies neurologiques, tumeurs, cancer), sa généralisation à long terme dans une logique de perte de poids interroge, notamment du point de vue de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle et de la santé du microbiote. Nutrition cellulaire : que se passe-t-il vraiment ? L’insuline est une hormone anabolisante majeure produite par le pancréas. Elle agit comme une « clé » permettant au glucose, aux acides aminés et à certains micronutriments d’entrer dans la cellule. Dans un régime cétogène strict : La sécrétion d’insuline est fortement réduite. L’organisme bascule vers la cétogenèse (production de corps cétoniques à partir des lipides). Le foie active la néoglucogenèse, produisant du glucose à partir d’acides aminés et de glycérol. À court terme, cela peut favoriser la perte de poids (notamment via la perte hydrique et glycogénique). À moyen et long terme, une restriction prolongée peut : Réduire la flexibilité métabolique (résistance à l'insuline) Augmenter le stress oxydatif Favoriser une fonte musculaire si l’apport protéique est mal ajusté Déséquilibrer la balance acido-basique Réduire le cortisol jusqu’au déficit (induit par le stress du régime) En nutrition fonctionnelle, nous recherchons un équilibre glycémique stable, et non une suppression chronique d’un macronutriment. Impact digestif et microbiote : le point clé oublié Les régimes hyperlipidiques peuvent : Accentuer l’inflammation intestinale (notamment dans les MICI) Altérer la barrière intestinale Réduire la diversité du microbiote Diminuer les bactéries bénéfiques (Bifidobacterium) Augmenter la perméabilité intestinale (élévation possible de la zonuline) Une alimentation occidentale riche en graisses transformées et pauvre en fibres favorise également la production de lipopolysaccharides (LPS), pro-inflammatoires. À l’inverse, les glucides complexes non raffinés et les fibres nourrissent les bactéries bénéfiques qui produisent des acides gras à chaîne courte, protecteurs de la muqueuse intestinale. Pourquoi un manque de fibres ralentit la détoxification de notre corps ? Fibres et détoxification : le rôle clé. Le butyrate : molécule clé de l’axe intestin-cerveau-immunité Le butyrate est un acide gras à chaîne courte (4 carbones), produit par le microbiote à partir : de fibres végétales d’amidons résistants (pomme de terre refroidie, banane peu mure…) d’acétate ou de lactate Chaque jour, entre 1 et 10 gr peuvent être fabriqués dans l’intestin. Ce n’est pas un simple métabolite : Il fournit jusqu’à 70 % de l’énergie des cellules du côlon Il module l’inflammation Il renforce la barrière intestinale Il influence l’immunité Il agit sur l’axe intestin-cerveau Il pourrait participer à l’optimisation de la fonction thyroïdienne Comment soutenir naturellement le butyrate ? Dans l’assiette : Fibres végétales variées Amidon résistant Légumineuses (lectines) bien préparées et occasionnelles Prébiotiques ciblés : PHGG (gomme de guar hydrolysée) Amidon résistant Probiotiques stratégiques : Souches productrices directes (ex : Clostridium butyricum) Bifidobactéries favorisant l’alimentation croisée (interaction symbiotique où des microorganismes échangent des nutriments, les déchets métaboliques de l'un servant de nourriture à l'autre) Supplémentation : Tributyrine Butyrate micro-encapsulé Inuline Prudence en cas de primo-infection virale active : certaines données in vitro suggèrent une modulation possible de la réponse antivirale. Le contexte immunitaire individuel reste déterminant. 2. Le balai intestinal : Le foie filtre le sang et neutralise les toxines (pesticides, métaux lourds, résidus hormonaux, etc.). Une fois traitées, il les déverse dans la bile, qui finit dans l'intestin. Avec fibres : elles agissent comme une éponge ou un balai. Elles lient ces toxines et les entraînent vers la sortie (les selles). Sans fibres : les toxines stagnent. L'intestin, dont le job est de réabsorber l'eau et les nutriments, finit par réabsorber ces toxines qui retournent alors dans la circulation sanguine. C'est ce qu'on appelle le cycle entéro-hépatique. Le foie doit alors tout recommencer. 3. Le transit : La détoxification est une course contre la montre. Constipation : un régime pauvre en fibres ralentit le péristaltisme (les mouvements de l'intestin). Plus les déchets séjournent longtemps dans le côlon, plus ils ont de chances de fermenter/putréfier ou de libérer des composés indésirables qui surchargent votre système. Élimination : les fibres insolubles augmentent le volume des selles et accélèrent leur passage, garantissant que les "poubelles" sortent avant que le sac ne craque. Effets secondaires possibles à moyen terme Sur plusieurs semaines à mois : Troubles digestifs (constipation, diarrhée, nausées) Fatigue, irritabilité, céphalées Carences en vitamines B, magnésium, sélénium, zinc Hyperuricémie Déséquilibre électrolytique Dysbiose intestinale Diminution des acides gras à chaîne courte À long terme (6 à 36 mois selon les individus) : Ostéoporose Fonte musculaire Anémie Aménorrhée Baisse immunitaire Troubles thyroïdiens Stéatose hépatique possible Augmentation des transaminases Élévation du LDL-cholestérol Apport protéique : attention aux excès Une consommation très élevée en protéines (≥ 1,8 g/kg/jour), notamment après 55 ans, pourrait être associée à une augmentation du risque cardiovasculaire dans certaines grandes cohortes. Il y a une différence entre un régime cétogène thérapeutique et le régime cétogène "populaire" (souvent trop carné). Un excès chronique de protéines — surtout d'origine animale — est clairement délétère pour la longévité à cause de son impact direct sur mTOR. En effet, si le régime cétogène est basé sur une consommation massive de viandes et de protéines, l'excès d'acides aminés va réactiver mTOR, annulant ainsi une grande partie des bénéfices de la baisse des glucides. Cette réactivation va entraîner un blocage constant de l'autophagie (le nettoyage cellulaire) entraîne une accumulation de déchets, un stress mitochondrial et accélère le vieillissement des tissus. Les apports modérés (1,0 à 1,2 g/kg/jour selon l’activité) semblent plus adaptés en prévention. Excès de viande rouge Les méta-analyses montrent qu’une consommation élevée de viandes rouges, surtout transformées et riche en oméga-6 est associée à un risque accru : de maladies cardiovasculaires de diabète de type 2 de certains cancers Le sel, les nitrites et les graisses saturées jouent un rôle dans cette augmentation du risque. Potassium : attention au déficit La diète cétogène peut favoriser : une perte accrue de potassium par les urines des apports alimentaires réduits Ce qui expose à un risque de déficit électrolytique. Le potassium est essentiel pour : la contraction musculaire la régulation de la pression artérielle la fonction cardiaque Le saviez-vous ? Le cerveau peut utiliser les corps cétoniques comme carburant alternatif… mais il reste partiellement dépendant du glucose. Même en cétose profonde, l’organisme produit du glucose via la néoglucogenèse pour alimenter certaines cellules (globules rouges, médullaire rénale). Autrement dit : le corps ne peut jamais fonctionner totalement sans glucose. Et les produits laitiers dans tout ça ? Les produits laitiers sont souvent très présents dans la diète cétogène (fromages, crème, beurre, skyr, yaourts). Pourtant, en naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, leur consommation régulière et en grande quantité soulève plusieurs réserves : Ils sont mucogènes et acidifiants Ils peuvent entretenir une inflammation de bas grade chez les personnes sensibles. La caséine A1 notamment et les protéines laitières peuvent augmenter la perméabilité intestinale chez certains individus. Le lactose résiduel (même faible) peut perturber la glycémie chez les profils insulinorésistants et provoquer des troubles digestifs. Les produits laitiers concentrés en graisses saturées peuvent contribuer à l’élévation du LDL chez les sujets prédisposés. Ils sont parfois associés à une majoration de l’acné, de troubles ORL chroniques, d'inflammation, de douleurs articulaires ou des déséquilibres hormonaux. En nutrition fonctionnelle, la question n’est pas « autorisé ou interdit », mais : Quel est le terrain ? Quelle est la tolérance digestive et immunitaire ? Un excès de produits laitiers, même « compatibles keto », ne signifie pas qu’ils sont adaptés à l'équilibre métabolique et à la physiologie humaine. En résumé : L’équilibre avant tout À court terme, la diète cétogène peut induire une perte de poids, ainsi que des modifications telles qu'une réduction de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) sérique chez les patients atteints de diabète de type 2. Une perte de poids rapide ne doit jamais se faire au prix d’une appauvrissement nutritionnel de l’organisme. Une diète cétogène mal structurée peut entraîner des apports insuffisants en : certains types de fibres et prébiotiques potassium magnésium vitamines B, notamment B1, B6 et B9 vitamine C sélénium À moyen et long terme, elle peut déséquilibrer le microbiote, la fonction hépatique, la thyroïde et la santé cardiovasculaire chez certains profils. La qualité des graisses, la diversité végétale et l’apport en fibres sont déterminants. La personnalisation (terrain, tempérament, génotype, activité, âge, contexte inflammatoire) est essentielle. C’est pourquoi, en naturopathie et en nutrition fonctionnelle, on rappelle souvent qu’un régime alimentaire doit être évalué non seulement sur ses macronutriments (glucides, lipides, protéines) mais aussi sur sa densité micronutritionnelle. Comme toujours en naturopathie : C'est la suppression des causes qui soigne et l’équilibre qui régénère. Citations : « Si on mange trop de protéines, ce sera au détriment d’autres aliments. On risque alors de déséquilibrer son alimentation et de manquer d’autres nutriments. » - Dr. Jean-Charles Presier « Les études montrent que le régime cétogène fatigue et peut entraîner une perte de masse musculaire. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les régimes dissociés sont des aberrations physiologiques. L’organisme humain est conçu pour métaboliser des aliments associés, et non pour fonctionner sur des séparations artificielles qui perturbent l’équilibre biologique. » - Robert Masson Dans la vie, tout est équilibre… Articles complémentaires : Les protéines Les glucides Les lipides L'alimentation paléo Le microbiote La loi de l'homéostasie Quelques règles alimentaires basiques Le lait de vache, composition et conséquences sur la santé
- L'alopécie
Article capillaire L’alopécie est la perte anormale de cheveux ou de poils. En France, 10 millions de personnes sont concernées. Quatre causes possibles 1. Génétique : L’hérédité, chez un homme : si le grand-père maternel est chauve nous avons 50% de chance ou plutôt de malchance d’être chauve. Si c’est le grand-père paternel, c’est 25%. Si ce sont les 2 grands-pères nous atteignons 75% de probabilité. Si ce sont les grands-pères et le père enfin, 99% de risque. 2. Hormonale : Déséquilibre androgénique : les niveaux de dihydrotestostérone (DHT), un dérivé de la testostérone sont trop élevés. En effet, la testostérone réduit la perte de cheveux alors que la DHT en excès ou en insuffisance l’augmente. Un dysfonctionnement thyroïdien avec manque d'hormone active T3. 3. Carentielle : Les carences nutritionnelles, notamment en acides aminés dont la L-cystéine, en minéraux et oligo-éléments dont le zinc, le magnésium, l’iode, le fer, le potassium, la silice, le soufre, en vitamines dont B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E et en acides gras polyinsaturés dont les oméga-3. La vitamine B12 joue un rôle clé dans le renouvellement cellulaire et l'oxygénation des follicules pileux. Attention, une éventuelle dysbiose du microbiote ou une inflammation intestinale passant inaperçue pourrait être la cause d’une mauvaise absorption des nutriments. 4. Toxique : La toxémie (toxiques, alcool, caféine, tabac, médicaments, IPP, etc.). Le stress. Les céréales à gluten. 5. Inflammatoire : L’inflammation de bas grade peut entraîner la destruction des follicules pileux. Biologie : B12 totale : optimal 700-800 ng/L. B12 active : optimal 140-180 pmol/L. Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, T3 reverse, anticorps anti TPO. Iodurie sur 24 heures. Fonction surrénalienne : cortisol urinaire libre sur 24 heures. Fonction rénale : créatinine. Sulfate de prégnénolone et de DHEA-S. Testostérone totale et libre. SHBG. Androstanediol glucuronide (métabolite stable de la DHT). Estrogène, progestérone. PSA. Bilan vitamines et minéraux. Coenzyme Q10. CRP-US. Homocystéine. Albuminémie : consommation et réserves en protéines. Glycémie et insuline à jeun. Solutions : Stimuler la microcirculation du cuir chevelu en le massant vigoureusement tous les jours. Exposer les cheveux au vent, au froid, à la pluie, au soleil (sans excès) pour qu’ils retrouvent leur fonction protectrice. Shampoing ou friction à l’eau froide. Maintenir le cuir chevelu propre. Eviter les couvre-chefs, les toxiques et le stress. Cure de Capillar (Taxifoline) bénéfique pour la microcirculation. Améliorer le terrain en adoptant une alimentation variée, équilibrée, saine, naturelle, biologique et non carencée. Minéraliser l’organisme avec des jus de légumes, du plasma marin de Quinton, du pollen frais, des fruits de mer, de la poudre de chair d’huitres. Obtenir le bon équilibre en acides gras oméga-3-6-7-9 et garder le rapport de un oméga-3 pour trois oméga-6. Appliquer un masque capillaire à l’huile de ricin avec 2 gouttes d’huile essentielle de romarin à cinéole, 2 gouttes de lavande vraie et 1 goutte de menthe poivrée 2 à 3 fois par semaine. Masser et laisser poser au moins 2 heures. Phytothérapie : Tisane d’ortie et de prêle. Berbérine (assainissant intestinal). Ashwagandha. Palmier nain. Racine d'ortie : 500-800 mg/J. Aromathérapie : huile essentielle de romarin à verbénone per os (homme & femme). Mélanger 30 gouttes d'HE de romarin à cinéole + 30 gouttes de lavande vraie + 15 gouttes de menthe poivrée, déposer 4 gouttes in situ et masser. Gemmothérapie : bourgeons d’airelle (femme). Le palmier nain et la racine d’ortie bloquent l’enzyme 5-alpha-réductase, ce qui inhibe la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone. Cette action a également un effet bénéfique sur la prostate en diminuant son volume. La racine d'ortie est recommandée pour soulager l'hypertrophie bénigne de la prostate et d'autres problèmes de prostate. Elle est également utilisée pour ses effets cardiovasculaires et comme remède naturel pour traiter ou prévenir la calvitie. À n’utiliser qu’en cas de taux de DHT excessif. Nutrithérapie : Zinc, iode, magnésium, potassium, vitamines : B2, B5, B6, B8, B12, C, D, E. Acides gras polyinsaturés dont oméga-3. N-acétylcystéine. Oligothérapie : Manganèse/cuivre, soufre, silicium. Photobiomodulation : Exposer le crâne régulièrement à la lumière rouge. Conseils alimentaires : On trouve de la cystéine dans les œufs, le poisson, la viande, les oléagineux. On trouve du zinc dans les fruits de mer et particulièrement dans les huitres, dans la dinde, les œufs, les champignons shitakés, les graines de courge, les germes de blé. On trouve de la vitamine B5 dans les champignons shitakés, les œufs, le foie, l’avocat, les céréales complètes. On trouve de la vitamine B6 dans la dinde, le poulet, le thon, le poulpe, la banane. On trouve de la vitamine B8 dans le foie, la levure de bière, les œufs, les haricots, les lentilles, les champignons, les noix. On trouve de la silice dans les amandes, les légumes racines, l’ortie et la prêle notamment. On trouve des oméga-3 qui équilibrent nos apports en acides gras et qui sont anti-inflammatoires, dans les fruits de mer, les poissons de mer gras (hareng, sardine, maquereau, flétan), les noix de Grenoble et dans certains œufs de poules nourries au graines de lin. On trouve du potassium dans les fruits et les légumes. On trouve du magnésium dans les noix, les légumes verts, les fruits de mer, les sardines, les anchois, les germes de blé, les flocons d’avoine, les bananes. On trouve de l’iode, dans les algues marines, les fruits de mer et les poissons de mer. On trouve du soufre dans les viandes, les poissons, les fruits de mer, les œufs, l’ail, les oignons, les graines de courges, le brocoli, le radis noir, le cresson. Citations : « Le tabac est, dans ce domaine aussi, une bête noire : en perturbant la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, il empêche le bon approvisionnement des nutriments jusque dans la fibre capillaire. Dommage. » - Danièle Festy « Quand elle est causée par le blé, l’alopécie peut persister aussi longtemps qu’on continue à en consommer. » - Dr. William Davis « Les hommes qui perdent leurs cheveux ont généralement une carence en testostérone. » – Dr. Thierry Hertoghe Article complémentaire : Les carences nutritionnelles
- L'andropause
Article de santé masculine Cet article est complémentaire à celui consacré à la testostérone. Après avoir chouchouté les femmes avec l’article sur la ménopause, occupons-nous des hommes quinquagénaires. L’andropause correspond à une baisse progressive de la testostérone biodisponible, souvent associée à : une augmentation de la SHBG une inflammation de bas grade une diminution parallèle de la T3 libre, de la DHEA et de la dopamine Environ 20 % des hommes de 50 ans sont concernés — et cette proportion augmente avec l’âge. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un dysfonctionnement hormonal et métabolique. Dans la majorité des cas, elle est : améliorable souvent réversible et idéalement évitable ou retardée si prise en charge précocement Contrairement à la ménopause, elle est insidieuse, silencieuse, progressive — et fréquemment minimisée. Pourtant, ses effets sont profonds, physiques et émotionnels. 1. Les conséquences physiques : le corps ralentit et se transforme Composition corporelle Augmentation de la graisse viscérale abdominale Diminution de la masse musculaire Perte de force Difficulté à perdre du gras malgré les efforts Gynécomastie (augmentation du volume des seins) Perte de poils et de cheveux Peau sèche La testostérone est un signal anabolique mitochondrial majeur. Elle stimule la synthèse protéique, la sensibilité à l’insuline et la fonction énergétique cellulaire. Testostérone à 8 000 ng/L vs testostérone à 4 000 ng/L Œstradiol à 35 ng/L vs Œstradiol à 45 ng/L SHBG à 25 nmol/L vs SHBG à 50 nmol/L Énergie et vitalité Fatigue persistante Baisse de motivation physique Sensation de vieillissement accéléré Récupération et réparation plus lente Souvent associé à : T3 libre basse Cortisol perturbé Dysfonction mitochondriale Fonction sexuelle (marqueur clinique clé) Baisse de libido Érections moins fréquentes et moins fermes Diminution des érections nocturnes et matinales La disparition des érections matinales est un biomarqueur clinique majeur. Cerveau Brouillard mental Difficulté de concentration Mémoire moins vive Perte de clarté intellectuelle La testostérone soutient : la dopamine l’acétylcholine la neuroplasticité (capacité du cerveau à se remodeler, se réorganiser et créer de nouvelles connexions neuronales) Sommeil Sommeil fragmenté Réveils nocturnes Sommeil non réparateur Cercle vicieux classique : moins de testostérone → moins de sommeil profond → encore moins de testostérone. Conséquences du déficit androgénique sur le physique. Extrait du livre : "Au-delà de cette limite, votre ticket est toujours valable" – Dr. Georges Debled 2. Les conséquences émotionnelles : le feu intérieur diminue C’est souvent la dimension la plus méconnue. Perte d’élan L’homme décrit : moins d’ambition moins d’envie moins d’entrain Ce n’est pas psychologique. C’est biologique. La testostérone stimule la dopamine — l’hormone de la motivation. Humeur plus fragile Irritabilité Tristesse Anxiété Perte de confiance Parfois diagnostiquée à tort comme dépression. Retrait social Moins d’envie de : voir du monde entreprendre séduire créer s’amuser L’élan vital diminue. 3. Les conséquences métaboliques profondes (les plus préoccupantes) Une testostérone basse augmente le risque de : Syndrome métabolique Diabète de type 2 Résistance à l’insuline Inflammation chronique Sarcopénie Ostéoporose Maladies cardiovasculaires Mortalité précoce La testostérone est une hormone de longévité et de protection métabolique. 4. Le cercle vicieux fonctionnel L’andropause est rarement isolée. On observe fréquemment : Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse) Hyperinsulinémie SHBG élevée Cortisol dysrégulé Inflammation intestinale Microbiote altéré Leptine (hormone de la sasiété) élevée Il s’agit souvent d’un effondrement de l’axe : Hypothalamus – Hypophyse – Testicules – Thyroïde – Mitochondries Une approche purement hormonale est parfois insuffisante. Il faut une vision systémique. 5. Les 6 signes cliniques les plus révélateurs Fatigue inexpliquée Perte de libido Graisse abdominale Perte de motivation Affaissement du muscle fessier Diminution des érections matinales Ce dernier est l’un des indicateurs les plus fiables. 6. En médecine fonctionnelle : causes majeures à rechercher Les 10 causes prioritaires : L’âge (facteur contributif, non causal unique) Insulinorésistance Inflammation chronique Hypothyroïdie fonctionnelle (T3 basse, très fréquente en pratique) Carences (zinc, vitamine D, magnésium) Stress chronique Dysbiose intestinale Consommation excessive d'alcool Surcharge hépatique Surpoids et obésité 7. Questionnaire d'ADAM (Androgen Deficiency in the Aging Male) - Saint Louis University School of Medicine Outil de dépistage rapide en 10 questions pour évaluer la baisse de testostérone et les symptômes associés. Avez-vous constaté une diminution de votre libido (désir sexuel) ? Sentez-vous un manque d'énergie ? Avez-vous constaté une diminution de la force musculaire et/ou d'endurance à l'effort ? Avez-vous remarqué une diminution de votre taille ? Avez-vous noté une diminution de votre joie de vivre ? Vous sentez-vous triste ou grincheux ? Vos érections sont-elles moins fortes ? Avez-vous remarqué une diminution de vos capacités sportives ? Tombez-vous endormi après les repas ? Avez-vous remarqué une diminution récente de votre capacité de travail ? Si vous avez répondu oui à la première question et à au moins 1 autre question OU non à la première mais oui à 3 questions, vous devriez consulter pour vérifier votre taux de testostérone. 8. Biologie fonctionnelle de l’andropause (Bilan recommandé) Axe androgénique Testostérone totale Testostérone libre SHBG DHEA-S Œstradiol LH, FSH Axe thyroïdien TSH T3 libre T4 libre Métabolisme glucidique Glycémie à jeun Insuline à jeun HOMA HbA1c Inflammation CRP-US Cortisol libre 8h Bilan lipidique complet Cholestérol total HDL LDL Triglycérides Micronutrition Vitamines A, B, C, D, E Zinc Magnésium érythrocytaire Sélénium Iode Fer Statut en acides gras (oméga-3 index) 9. Nutrithérapie et soutien naturel (si biologie limite) À corréler impérativement aux analyses : Shilajit : 250 mg, 2 fois / jour Ashwagandha KSM-66 : 500 à 1 200 mg le soir Bore : 3-6 mg / jour Zinc : 15–30 mg / jour Magnésium (citrate ou bisglycinate) Vitamine D3 (selon dosage sanguin) Racine d’ortie DHEA (uniquement sous supervision médicale) Coenzyme Q10 10. Le message fondamental Phrase typique prononcée par les hommes andropausés : « Je ne suis plus moi-même. » Ce n’est ni une fatalité, ni une faiblesse psychologique. C’est un déséquilibre hormonal, mitochondrial et neurobiologique. L’andropause n’est pas le vieillissement. C’est un signal d’alarme métabolique. Et dans la majorité des cas, elle est corrigeable lorsque l’on agit sur : l’insuline et la glycémie l’inflammation le stress le microbiote la nutrition et les carences le sommeil l’activité physique adaptée et la fonction thyroïdienne Une approche globale change tout. Le vieillissement hormonal n’est pas une fatalité, c’est un déséquilibre biologique qu’il faut comprendre, mesurer et corriger intelligemment. Le saviez-vous ? La testostérone chute en moyenne de 1 à 2 % par an après 30 ans — mais l’insulinorésistance et le stress chronique peuvent accélérer fortement ce déclin. La graisse viscérale transforme la testostérone en œstradiol via l’aromatase : plus le ventre augmente, plus la testostérone diminue. Dormir moins de 5 heures par nuit peut réduire significativement la testostérone en seulement une semaine. Un taux bas de testostérone est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire indépendante de l’âge. Un taux de testostérone trop bas et un taux d’estradiol trop haut sont favorables à l’hypertrophie de la prostate. Les érections matinales dépendent fortement du sommeil paradoxal : leur disparition est souvent un signal précoce hormonal avant même les anomalies biologiques. L’andropause commence souvent bien avant qu’on ne la mesure. Citations : « Pour que de nouveaux neurones soient créer, il faut que des hormones indispensables à leur survie soient présentes. La DHEA, la testostérone ou l’œstradiol font partie des hormones indispensables à l’apparition de nouveaux neurones. On appelle ces hormones des neurostéroïdes. » - Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle « Le déclin hormonal n’est pas une extinction, mais un changement de lumière : rien ne s’éteint, on met simplement une ampoule hormonale adaptée. » - Dr. Michel Mouly « Ne pas prendre en charge l'andropause et attraper un ventre de femme enceinte est potentiellement mortel. Faites contrôler vos taux hormonaux si vous ne voulez pas vieillir ni mourir avant l’âge ! » - Dr. Dominique Privé « Médicalement, l’andropause est une baisse, liée à l’âge, du taux sérique de testostérone chez les hommes à partir de la cinquantaine. Car la testostérone, véritable clé de la virilité, est l’hormone qui vous fait devenir homme et, si elle est bien dosée, le rester. » - Dr. Thierry Hertoghe « Le manque d’hormones mâles provoque le vieillissement sexuel et accélère le vieillissement général du corps humain. » - Dr. Georges Debled « La production de testostérone est liée à l’âge et commence à baisser chez l’homme dès la trentaine. Elle se retrouve souvent à un niveau critique vers la cinquantaine et lorsque qu’elle entraine certains troubles de santé, on parle d’andropause. » - Dr. Stéphane Résimont N.B. Si des symptômes persistent, n’hésitez pas à consulter un médecin fonctionnel spécialisé en hormonothérapie. Articles complémentaires : Augmenter la testostérone La ménopause Trois ennemis à contrôler pour bien vieillir Le syndrome métabolique Sources principales : Dr. Stéphane Résimont, Dr. Thierry Hertoghe, Dr. Claude Chauchard, Dr. Claude Dalle, Dr. Georges Debled











