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  • La maladie du foie gras, la stéatose hépatique

    Article naturo-hygiéniste Comme nous l'avons déjà vu, le foie est un de nos cinq émonctoires et l'usine des traitements chimiques de notre organisme. Il est impératif d'en prendre le plus grand soin. A défaut, la toxémie augmentera et l’énergie vitale baissera, ce qui engendrera l’apparition de pléthore de symptômes et de maladies. Description : Le foie gras non alcoolique touche plus de 30% des adultes, c’est une épidémie dans les pays développés. C’est encore une maladie de civilisation liée au mode de vie. 10 millions de Français vivent avec un foie gras. Les triglycérides sont augmentés dans le foie qui se surcharge en graisse. Trop de triglycérides dans le sang = trop de sucres dans l’alimentation. Un taux de cholestérol LDL élevé signifie que le foie est saturé en graisses émanant d’un excès de glucides alimentaires. Evolution de la stéatose -> fibrose -> cirrhose. 10.000 à 15.000 décès sont attribués à la cirrhose chaque année en France. La stéatose hépatique non alcoolique est présente chez 48 à 59% de psoriasiques. Symptômes : Généralement asymptomatique. Fatigue, baisse d’énergie vitale possible. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : La malbouffe avec excès d’amidons et de sucres : céréales, pomme de terre, pain, biscuits, riz, maïs, fructose industriel de maïs, sirop d'agave, miel, jus de fruits, sodas, alcool, etc. Les aliments industriels et ultra-transformés. Le surpoids, l’obésité. La sédentarité. Le diabète, la résistance à l’insuline. Les fermentations alcooliques digestives dues aux mauvaises associations alimentaires (amidon/acide). La porosité intestinale. La dysbiose du microbiote. La toxémie. Les toxiques. Les médicaments dont finastéride et dutastéride. L'ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie). Boire un soda par jour est associée à une augmentation de 20% du risque de développer une stéatose hépatique non alcoolique (NASH). Selon une étude de 2018, les altérations de la perméabilité intestinale, du microbiome et de l'endotoxémie associées contribuent au risque de stéatose hépatique non alcoolique et de stéatohépatite non alcoolique. Biologie : Etablir le profil individuel en acides gras. Triglycérides. Transaminases hépatiques : ASAT (SGOT) et ALAT (SGPT). Solutions : Supprimer les causes. Laisser le foie en paix pendant au moins 6 semaines. Equilibrer l’alimentation en respectant quelques règles basiques. Equilibrer l’apport en lipides (oméga-3-6-7-9) et en protéines dont choline et méthionine. Pratiquer une activité physique régulière et adaptée. Supprimer les toxiques. Perdre du poids. Détecter et corriger une éventuelle porosité intestinale. Utiliser du sirop de yacon biologique (15-20% de sucre, 54% de prébiotiques-fibres, index glycémique très bas) pour les préparations nécessitant du sucre. Le paracétamol est la première cause de greffe de foie due aux médicaments. Des aides phytothérapeutiques peuvent être envisagées après la correction du mode de vie et la récupération d’un foie normal. On ne travaille pas sur un organe fatigué en le stimulant. Nutrithérapie : N-acétylcystéine Choline Soufre organique MSM, L-glycine et bétaïne HCL Vitamines : B, C, D3, E Prendre de la quercétine* *Une étude publiée dans le numéro du mois d'août 2019 dans Phytotherapy Research a conclu que la quercétine avait un impact bénéfique sur la stéatose hépatique non alcoolique en améliorant l'inflammation, le stress oxydatif et le métabolisme des lipides. Citations : « Surchargé de graisse, envahi par les cicatrices fibreuses, le foie ne peut plus accomplir les tâches qui sont les siennes. A commencer par le filtrage et l’épuration. » - Pr. Gabriel Perlemuter « Les cirrhoses dites hypertrophiques ou atrophiques sont des scléroses qui signent la phase terminale d’une profonde souffrance hépatique entretenue depuis de longues années causées essentiellement par le tabagisme, par le sucrisme, par l’alcoolisme, par l’amidonisme qui induit un alcoolisme insidieux. Tout cela sur fond d’un mental habituellement négatif, conflictuel, morbido-pathogène dévitalisant. » - Pr. Grégoire Jauvais « Un excès de fruits dans l’alimentation peut abîmer le foie et augmenter les triglycérides. » - Sylvain Duvel, biologiste et nutritionniste « Le foie gras est dû aux céréales et pas aux graisses. » - Dr. Georges Mouton « Les oméga-3 améliorent le métabolisme de l’insuline et engendrent même une baisse rapide des triglycérides sanguins. » - Pr. Loren Cordain « Le fructose est, à bien des égards, très semblable à l’alcool en ce qui concerne les dommages qu’il peut causer à votre organisme… et à votre foie. […] Les facteurs liés au mode de vie, tels que la résistance à l’insuline, une alimentation inadéquate, l’inactivité physique et certains médicaments, favorisent le stockage de graisses et altèrent la fonction hépatique. » - Dr. Joseph Mercola « Les maladies dites de civilisation sont dues en grande partie à l’inadéquation entre notre génome et l’alimentation moderne. » - Dr. Jean Seignalet Articles complémentaires : Symptômes d’un foie fatigué Les émonctoires Le ralentissement digestif et ses conséquences Les céréales et amidons Les aliments mucogènes Le syndrome métabolique L'alimentation paléo

  • Le syndrome des jambes sans repos

    Article naturopathique Description et symptômes : Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est un trouble neurologique fonctionnel encore trop souvent banalisé, alors qu’il peut altérer profondément la qualité de vie et le sommeil. Le SJSR se caractérise par : Un besoin irrépressible de bouger les jambes, souvent accompagné de sensations désagréables (fourmillements, tiraillements, picotements). Des symptômes présents ou aggravés au repos, notamment en position assise ou allongée. Une amélioration nette par le mouvement. Une intensification des troubles en fin de journée, le soir ou la nuit, perturbant l’endormissement et le sommeil profond. Approche naturopathique et fonctionnelle En naturopathie et en nutrithérapie, le SJSR est abordé comme un déséquilibre multifactoriel, impliquant le système nerveux, la micronutrition, la sphère digestive et le métabolisme de la dopamine. Les objectifs sont de : Soutenir la production de dopamine Corriger les carences micronutritionnelles Améliorer la circulation sanguine Réduire l’inflammation de bas grade Apaiser le système nerveux Le rôle clé de la dopamine et du fer Dans près de 15 % des cas, une ferritine basse (< 60 µg/L) est impliquée dans le SJSR. Pourquoi ? Le fer est un cofacteur indispensable à la transformation de la L-tyrosine en dopamine. Sans fer suffisant, la synthèse dopaminergique est altérée, même si l’apport en L-tyrosine est correct. C’est pourquoi les traitements allopathiques symptomatiques (benzodiazépines type Rivotril, antidépresseurs ou agonistes dopaminergiques) sont souvent peu efficaces à long terme, voire délétères, car ils ne corrigent pas la cause. Causes : Déficit en dopamine Carences ou déficits en : Fer Magnésium Cuivre Vitamines B (B6, B9, B12), C et D L-tyrosine Déséquilibre intestinal (dysbiose) Absence de protéines au premier repas de la journée Anti-nutriments : gluten, lectines. Stress chronique et hyperactivité du système nerveux sympathique Inflammation de bas grade chronique Le magnésium bisglycinate, particulièrement bien toléré, est un allié précieux pour réduire les contractions musculaires et l’hyperexcitabilité neuromusculaire. Le saviez-vous ? Le syndrome des jambes sans repos est étroitement lié au rythme circadien de la dopamine : sa production chute naturellement le soir et la nuit, ce qui explique l’aggravation des symptômes à ces moments-là. Fait surprenant, plus de la moitié de la dopamine est fabriquée dans l’intestin, et non dans le cerveau. Une dysbiose, une inflammation intestinale ou une hypothyroïdie peuvent donc suffire à déclencher ou entretenir le SJSR, même en l’absence de carence évidente sur les bilans classiques. Chez certains patients, le gluten et certains anti-nutriments (dont les lectines) peuvent contribuer indirectement au SJSR, surtout via l’axe intestin–inflammation–fer–dopamine. Le fer est indispensable à la tyrosine hydroxylase (enzyme clé de la synthèse de dopamine). Moins de fer biodisponible = dopamine moins efficace = symptômes majorés. Le gluten et les lectines peuvent agir comme facteurs aggravants via : inflammation intestinale malabsorption du fer altération de la synthèse dopaminergique Solutions : Hygiène de vie Éviter les stimulants après 16h (café, thé, nicotine, écrans). Pratiquer une activité physique douce et régulière : marche, vélo, étirements. Intégrer la cohérence cardiaque ou des techniques de respiration relaxante. Corriger l'alimentation Nutrithérapie L-tyrosine : → 500 mg le matin à jeun, → 500 mg le midi et le soir, 30 min avant les repas (précurseur direct de la dopamine) Magnésium chélaté : → 500 mg/jour + complexe de vitamines B Oméga-3 : → Aux repas du midi et du soir (effet anti-inflammatoire et neuroprotecteur) L-théanine : → 200 à 400 mg au coucher (relaxation nerveuse, amélioration du sommeil) Premier repas riche en protéines → Indispensable pour fournir les acides aminés nécessaires à la neurotransmission Fer, cuivre : si déficit avéré. Phytothérapie Mucuna pruriens (source naturelle de L-Dopa) Plantes apaisantes avant le repas du soir, associées à la L-tyrosine : Camomille Hamamélis Tilleul Valériane Une prise en charge digestive personnalisée (alimentation, microbiote, fonction thyroïdienne) est souvent indispensable pour des résultats durables. Biologie fonctionnelle : Bilan neurotransmetteurs (dopamine) Fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4, anticorps anti TPO Fer, ferritine, saturation de la transferrine Magnésium érythrocytaire Cuivre Vitamines B6, B9, B12, C, D CRP-US LBP Protéines totales Conclusion : Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une fatalité. Une approche globale, fonctionnelle et individualisée permet, dans la majorité des cas, de réduire significativement les symptômes, voire de les faire disparaître durablement. Citations : « La dopamine est synthétisée à 60 % dans l’intestin, notre deuxième cerveau. Il est donc essentiel de corriger la dysbiose intestinale, très souvent présente : gluten, lait de vache (lait pour les veaux), avoine (pour les ânes), édulcorants, hypothyroïdie… » - Dr. Stéphane Résimont « Le syndrome des jambes sans repos n’est pas une maladie isolée, mais le signal d’un déséquilibre neuro-métabolique, souvent lié à une carence en fer fonctionnel, à une dysbiose intestinale et à une altération de la synthèse dopaminergique. Corriger le terrain permet bien souvent de faire disparaître les symptômes. » - Dr. James M. Greenblatt, psychiatre, pionnier de la psychiatrie fonctionnelle et de la nutrithérapie « L’état inflammatoire est une cause en soi du syndrome des jambes sans repos. » - Dr. Georges Mouton

  • La L-glycine

    Article de nutrithérapie Description : Fan de cette molécule, il fallait que j'y consacre un article. C’est pour moi un allié discret qui veille au bon déroulement des fonctions essentielles : sommeil, récupération, vitalité, équilibre émotionnel, digestion, etc. La L-glycine est un acide aminé essentiel au bon fonctionnement de notre organisme… mais paradoxalement, nos apports alimentaires actuels ne suffisent plus à couvrir nos besoins. Selon des chercheurs de l’Institut de Métabolisme Cellulaire de Ténérife, la déficience moyenne en glycine atteindrait 10 gr par jour pour un adulte de 70 kg. Autrement dit, notre corps ne synthétise pas assez de glycine pour maintenir un métabolisme pleinement sain et fonctionnel. Un regard vers le passé Au Paléolithique, l’humain consommait naturellement de grandes quantités de collagène — présent dans les tissus animaux — ce qui assurait un apport généreux en glycine. Aujourd’hui, notre alimentation moderne, épurée et pauvre en « pièces du boucher riches en collagène », ne permet plus cette couverture naturelle. D’où l’intérêt croissant pour la supplémentation en L-glycine. Pourquoi la glycine est-elle si précieuse en nutrithérapie ? La glycine joue un rôle clé dans un grand nombre de fonctions physiologiques. Elle participe à la croissance, au bien-être, à la réparation tissulaire et possède des propriétés protectrices remarquables en tant que précurseur de l’hormone de croissance. Des études montrent que l’association L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Où trouver naturellement de la glycine ? Le bouillon d’os et l’os à moëlle restent l’une des meilleures sources naturelles : riche en collagène, gélatine, acides aminés et minéraux. La gélatine obtenue lors d’une cuisson lente des os, cartilages et carcasses indique justement la présence de glycine. On en retrouve également en bonne quantité dans la dinde, la peau du poulet et dans les sardines avec peau et arêtes. Remarque : Les végétaux ne permettent pas d’extraire du collagène, et donc pas de glycine structurelle comparable. Une molécule impliquée dans la digestion Les principaux acides biliaires (acide cholique et chénodésoxycholique) peuvent se conjuguer avec la glycine ou la taurine pour former des sels biliaires, essentiels à l’émulsification des graisses. Bienfaits : Voici un aperçu des nombreux effets positifs associés à une consommation suffisante de glycine : Récupération et renforcement musculaire Amélioration de la qualité du sommeil ; aide en cas d’insomnie (baisse de la température corporelle, ce qui envoie un signal fort d'endormissement au cerveau) Amélioration de l’activité mitochondriale et augmentation de la production d’ATP Réduction du stress et soutien émotionnel Baisse de la glycémie Amélioration de l’humeur Soutien du foie Action antioxydante et anti-inflammatoire Effet anti-âge ; soutien de la longévité Meilleur équilibre physique et psychique Support des neurotransmetteurs Lutte contre la sarcopénie Amélioration de la mémoire et de la cognition Santé vasculaire : améliore le dysfonctionnement endothélial Alternative sûre, efficace et économique au collagène Soutien global des tissus conjonctifs (peau, os, cartilage, tendons, ligaments, muscles, yeux, vaisseaux sanguins…) Précurseur du glutathion, de la créatine et du collagène Diminution de l’homocystéine et de la CRP-us (marqueurs d’inflammation de bas grade) Stimulation de l’autophagie Bénéfices dans le diabète, l’obésité, l’hypertension et d’autres maladies cardiovasculaires Soutien contre la stéatose hépatique Effets favorables observés dans certains contextes cancéreux Forte efficacité protectrice et réparatrice dans divers troubles intestinaux dont la porosité intestinale Nutrithérapie : Posologie : 1.000 à 10.000 mg de L-glycine le soir au coucher Synergie recommandée : L-glycine + N-acétylcystéine (NAC) Après un effort sportif : prise dans les 2 heures (idéalement dans les 30 minutes), avec le repas. Citations : « La glycine protège contre les maladies associées à l’âge. Le potentiel de la glycine à atténuer les maladies chroniques et l’invalidité est également important, augmentant ainsi l’espérance de vie partout dans votre corps. Les récepteurs de la glycine existent dans les récepteurs du système nerveux central, par exemple, ce qui signifie que le glycine agit comme un neurotransmetteur. Le glycine possède des effets anticancéreux, réduit l’insuline et atténue la neuro-inflammation. Elle peut également protéger contre la dépression et est essentielle à la synthèse du collagène. » - Dr. Joseph Mercola « Amélioration du sommeil, soutien du foie, renforcement du collagène : ses bénéfices couvrent plusieurs piliers de la santé. Simple, accessible et très bien tolérée, elle mérite une place privilégiée dans toute stratégie de santé naturelle. » - Dr. Amin Gasmi Article complémentaire : Les acides aminés en micronutrition

  • Les acides aminés en micronutrition

    Article de nutrithérapie/micronutrition Après l’article dédié à la super L-glycine et à la N-acétylcystéine, voici quelques autres acides aminés aux propriétés micronutritionnelles et aux effets thérapeutiques remarquables. Les acides aminés ne servent pas uniquement à construire les protéines. En médecine fonctionnelle et en micronutrition, ils sont vus comme de véritables leviers métaboliques, impliqués dans l’équilibre hormonal, nerveux, immunitaire et digestif. Certains deviennent véritablement essentiels en cas de stress, d’inflammation ou de fatigue chronique… Les acides aminés clés : briques du vivant et régulateurs fonctionnels. L-Tyrosine La L-tyrosine occupe une place centrale en médecine fonctionnelle et en micronutrition car elle se situe au carrefour de la santé mentale, de la gestion du stress et du métabolisme énergétique. Rôle : précurseur des catécholamines dopamine, noradrénaline, adrénaline, des hormones thyroïdiennes (T3/T4) et de la mélanine. Bénéfices : motivation, vigilance, adaptation au stress, pigmentation de la peau et des cheveux. Déficit : fatigue mentale, frilosité, baisse de la libido, humeur basse. Sources : aliments protéinés à consommer le matin : œufs, viandes, poissons, tofu, amandes, cajou. Posologie : 500 à 2.000 mg/j. le matin à jeun. Synergie pour une thyroïde faible : L-tyrosine + iode. La supplémentation en L-tyrosine améliore le maintien de la température corporelle en réponse à une exposition aiguë au froid chez une population âgée. L-Arginine Rôle : précurseur du monoxyde d’azote ou oxyde nitrique (NO) et stimulant reconnu de la sécrétion de l’hormone de croissance (GH) via l’inhibition de la somatostatine. Bénéfices : circulation et santé cardiovasculaire, récupération, immunité, soutien de la masse musculaire. Déficit : mauvaise récupération, fragilité immunitaire, troubles érectiles. Sources : graines de courge, cacahuètes, amandes, noix de Grenoble, lentilles, dinde, poulet, porc, bœuf, poissons et fruits de mer. Posologie : 2 à 6 gr/j. (souvent en synergie avec d’autres acides aminés). Note : déconseillé chez les personnes sujettes à l’herpès notamment en cas de crise. À quoi sert le NO ? : Vasodilatation : il détend les vaisseaux sanguins → meilleure circulation ; Oxygénation des tissus : muscles, cerveau, organes ; Performance et récupération : meilleur apport en nutriments et élimination des déchets ; Fonction endothéliale : santé cardiovasculaire ; Signal hormonal indirect : un bon flux sanguin favorise l’action de certaines hormones, dont l’hormone de croissance. Immunité : agent antimicrobien, aide à combattre les agents pathogènes. Mais attention à l’excès de NO : Inflammation des voies respiratoires ; Diminution de la fonction pulmonaire ; Stress oxydatif ; Troubles neurologiques ; Problèmes circulatoires. L-Citrulline La citrulline est transformée dans les reins en L-arginine et augmente sa disponibilité. Rôle : acide aminé impliqué dans le cycle de l’urée, précurseur indirect de l’arginine, optimise la production d’hormone de croissance en améliorant la biodisponibilité du monoxyde d’azote (NO), molécule clé de la vasodilatation. Bénéfices : améliore la circulation sanguine, l’oxygénation des tissus et la performance physique ; favorise la récupération musculaire et soutient la sécrétion physiologique de l’hormone de croissance (GH) via l’augmentation de la disponibilité en arginine. Déficit fonctionnel : fatigue à l’effort, récupération lente, sensation de “manque d’énergie musculaire”. Particularité : mieux tolérée et plus efficace que l’arginine pour augmenter durablement le NO. Sources : pastèque, melon, concombre. Posologie : L-citrulline : 3 à 6 g/j, idéalement avant l’effort ou en fin de journée selon l’objectif. La citrulline malate est considérée comme un complément efficace pour augmenter l'énergie, réduire la fatigue et soutenir la récupération en optimisant la fonction mitochondriale. Aide à recycler l'acide lactique et favorise la détoxification de l'ammoniaque notamment dans un contexte sportif. Posologie : L-citrulline malate (2:1) : 8 g/j. 45 à 90 minutes avant l'effort. L-Théanine Rôle : modulatrice du système nerveux central (ondes alpha). Bénéfices : apaisement, relaxation, concentration, sommeil réparateur. Déficit fonctionnel : stress chronique, anxiété, hyperexcitabilité, ruminations mentales. Source : extrait du thé vert. Posologie : 200 à 400 mg/j. L-Lysine Rôle : structure du collagène, immunité antivirale et cofacteur indirect de la sécrétion de GH, notamment en synergie avec l’arginine. Bénéfices : peau, os, synthèse du collagène, récupération, formation d’anticorps, prévention des herpès récidivants, contribue au métabolisme des glucides. Déficit : fatigue, infections fréquentes, fragilité tissulaire, chute de cheveux, perte d’appétit, difficulté de concentration, retard de croissance chez l’enfant. Sources : viande, œufs, poisson, légumineuses. Posologie : 500 à 3.000 mg/j. L-Ornithine Rôle : cycle de l’urée (élimination de l’ammoniac) et stimulation de l’hormone de croissance, particulièrement pendant le sommeil profond. Bénéfices : récupération musculaire, sommeil, soutien hépatique et immunitaire. Déficit : fatigue post-effort, sommeil non réparateur. Sources : œufs, viandes, poissons, parmesan et gruyère, soja, lentilles, graines de courge. Posologie : 500 à 2.000 mg/j, le soir. L-Glutamine Rôle : carburant des entérocytes, des lymphocytes et des cellules immunitaires, impliquée dans la stimulation physiologique de l’hormone de croissance, surtout en contexte de stress ou de catabolisme. Bénéfices : santé intestinale et oculaire, ulcère, immunité, récupération musculaire, réparation des tissus, améliore les fonctions mentales, synthèse du glutathion. Déficit : troubles digestifs, fonte musculaire, infections répétées. Sources : bœuf cru, poissons, œufs, chou cru. Posologie : 2 à 10 gr/j. Le saviez-vous ? Le bouillon d'os riche en collagène est considéré comme la source d'or pour la réparation intestinale. Il libère non seulement de la glutamine, mais aussi de la glycine et de la proline, créant un cocktail parfait pour régénérer la paroi de l'intestin poreux. Acétyl-L-Carnitine En complémentation, l’acide acétyl-L-carnitine est une version supérieure à la L-carnitine grâce à la forme acétylée qui lui permet de franchir la barrière hémato-encéphalique. Rôle : transport mitochondrial des acides gras + neuroprotection. Bénéfices : énergie cellulaire et cérébrale, nootropique : booster cognitif (mémoire, concentration, apprentissage, neuroprotection), réparation des nerfs endommagés, fertilité masculine, performance sportive et récupération musculaire, brûleur de graisse sous forme d’ATP en synergie avec CoQ10. Déficit : fatigue chronique, brouillard mental. Source de L-carnitine : viandes, poissons. Posologie : 1.000 à 2.000 mg/j. Le matin à jeun ou 20 à 30 minutes avant le sport. L-Taurine Rôle : équilibre électrolytique, bile, modulation du système nerveux. Bénéfices : cœur, stress, sommeil, détox hépatique, immunostimulant, protection cellulaire, prévient la formation de calculs biliaires, réduit l'inflammation, améliore la force. Déficit : palpitations, anxiété, troubles biliaires, épilepsie, hyperactivité. Sources : fruits de mer, poissons, dinde. Posologie : 500 à 3.000 mg/j. L-Tryptophane Rôle : précurseur de la sérotonine (neurotransmetteur du bonheur) et de la mélatonine (hormone du sommeil). Bénéfices : humeur, sommeil, régulation de l’appétit. Déficit : troubles du sommeil, irritabilité, compulsions sucrées, arrêt de croissance. Sources : spiruline, graines de courge et de chia, parmesan, gruyère, dinde, poulet, œufs, soja, cajou, amandes, lentilles, chocolat noir > 70%. Posologie : 500 à 1.500 mg/j, le soir. N-Acétyl-Cystéine (NAC) Très prisé en médecine fonctionnelle, cité à maintes reprises sur ce blog à l’instar de la L-glycine, un article complet lui est dédié. Rôle : précurseur du glutathion, pilier de la détoxification. Bénéfices : foie, poumons, inflammation, stress oxydatif. Déficit : hypersensibilité chimique, fatigue oxydative. Posologie : 300 à 1.800 mg/j. Faire des pauses régulières (ex: 5 jours sur 7) pour laisser les radicaux libres stimuler les gènes. L-Méthionine Rôle : donneur de méthyle (SAMe), détox hépatique, régulation épigénétique. Bénéfices : foie, articulations, phanères, humeur. Déficit : fatigue, troubles hépatiques. Sources : noix du Brésil, graines de sésame et de chanvre, soja, quinoa, parmesan, gruyère, viandes et volailles, poissons, fruits de mer. Posologie : 500 à 2.000 mg/j (prudence si le taux d’homocystéine est élevé). À retenir : En micronutrition fonctionnelle, les acides aminés sont utilisés comme outils de régulation, jamais isolément d’une alimentation adaptée, d’un microbiote fonctionnel et de cofacteurs (B6, B9, B12, magnésium, zinc). Leur usage doit rester individualisé, progressif et contextualisé. La biochimie n’est pas une mode : c’est un langage. Apprendre à l’écouter, c’est déjà commencer à se réparer. Plusieurs acides aminés (arginine, citrulline, glutamine, ornithine, lysine) participent à la sécrétion naturelle de l’hormone de croissance, hormone clé de la réparation tissulaire, de la masse musculaire, de la lipolyse et du vieillissement en santé. Leur efficacité dépend du timing (souvent le soir), des synergies, et de l’état global du terrain (sommeil, micronutriments, intestin). Formule d’acides aminés pour booster l’hormone de croissance en cas de déficit (à prendre le soir au coucher de préférence sur estomac vide ou au moins 2h après le repas) : 3.000 mg de L-arginine, + 1.500 mg de L-lysine, + 1.000 mg de L-ornithine, + 2.000 à 5.000 mg de L-glycine, + 3.000 mg de L-glutamine, + 3.000 mg de L-citrulline. Remarque : Si la formule est prise après un repas riche en glucides, l'insuline annulera l'effet des acides aminés. Formule pour bien dormir : 5.000 mg de L-glycine + 200-400 mg de L-théanine + 1.000-1.500 mg de L-taurine + 300 mg de magnésium Formule d’acides aminés pour la synthèse de collagène : 8 à 10 gr de L-Glycine (brique principale) 3 gr de L-Proline (structure et fermeté) 1 gr de L-Lysine (solidité des fibres) 600 mg de NAC (protection antioxydante) 500-1000 mg de vitamine C (activation de la synthèse) Citation : « Les acides aminés sont les bâtisseurs du corps. Une carence se manifeste par des rides, un relâchement cutané, une peau fine et la sarcopénie (perte de muscle). » – Dr. Thierry Hertoghe

  • Les maladies cardiovasculaires

    Article naturopathique Description : Les maladies cardiovasculaires font partie des grandes maladies de civilisation. Elles sont étroitement liées à nos modes de vie modernes, très éloignés de ceux de nos ancêtres, pour lesquels le mouvement, la sobriété alimentaire et le respect des rythmes biologiques étaient la norme. Elles regroupent l’ensemble des affections touchant le cœur et les vaisseaux sanguins, parmi lesquelles : la cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde, angine de poitrine), les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, les artériopathies périphériques, les troubles du rythme (arythmies), les valvulopathies, les thromboses veineuses (phlébite, embolie pulmonaire). La plupart de ces pathologies sont liées à un processus central : l’athérosclérose, une atteinte inflammatoire et dégénérative des artères. Aujourd’hui, les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité dans le monde, responsables d’environ 32 % des décès. Si le cœur s’essouffle, c’est souvent parce que notre rythme de vie a radicalement changé par rapport à celui de nos ancêtres. Une vision naturopathique : terrain et toxémie En naturopathie, les troubles cardiovasculaires sont abordés à travers la notion de terrain. Lorsque la circulation devient défectueuse, les vaisseaux se rigidifient, s’épaississent et se sclérosent sous l’effet d’une surcharge toxémique. Les humeurs (sang, lymphe, liquides interstitiels) sont encombrées par des toxines et toxiques insuffisamment éliminés. Le foie et les reins (émonctoires), surmenés, peinent à assurer leurs fonctions de détoxication et d’élimination. Il en résulte une toxémie chronique, favorisant un sang plus visqueux et moins fluide (hémogliase), et une altération progressive de la fonction vasculaire. Le syndrome métabolique : le signal d’alarme Le syndrome métabolique constitue le principal précurseur biologique des maladies cardiovasculaires. Il ne s’agit pas d’une maladie isolée, mais d’un ensemble de déséquilibres qui, combinés, multiplient de manière exponentielle les risques cardio‑vasculaires. Il associe généralement : une résistance à l’insuline, une hyperglycémie chronique, une dyslipidémie, une hypertension artérielle, une adiposité abdominale et viscérale. Causes : Mode de vie Tabagisme Alimentation déséquilibrée Sédentarité Consommation excessive d’alcool Stress chronique et charge émotionnelle Dépression Surpoids, en particulier abdominal et viscéral Déséquilibres alimentaires et métaboliques Excès de glucides, de céréales raffinées et d’amidons Suralimentation et grignotage permanent Apports insuffisants ou déséquilibrés en lipides de qualité Carences et déficits en micronutriments essentiels Toxémie chronique Baisse de la testostérone Il n’existe pas de relation directe entre le taux de cholestérol total et le risque cardiovasculaire. Ce sont avant tout l’inflammation, l’oxydation, la glycation et la qualité des lipoprotéines qui conditionnent le risque. Prévention et solutions naturelles : Hygiène de vie globale Revenir à une alimentation physiologique et anti‑inflammatoire Retrouver le mouvement quotidien Respecter les rythmes veille‑sommeil Apprendre à mieux gérer le stress Alimentation santé Alimentation de type paléo ou ancestrale, mesurée, biologique et peu transformée Apports élevés en fibres, vitamines, minéraux et antioxydants Éviction des aliments ultra‑transformés, des graisses trans, des fritures et des huiles raffinées Réduction des sucres raffinés et de l’excès de glucides Équilibre des lipides : graisses saturées de qualité, oméga‑3, oméga‑6 maîtrisés, oméga‑7 et oméga‑9 Jus de légumes frais, riches en micronutriments et alcalinisants Activité physique et gestion du stress Activité physique régulière, adaptée et plaisante Amélioration de la qualité du sommeil Pratique quotidienne de la cohérence cardiaque et de la respiration consciente 80 % des infarctus et des AVC prématurés pourraient être évités par de simples changements d’hygiène de vie. Biologie fonctionnelle : Une approche individualisée passe par l’analyse de biomarqueurs pertinents : Profil en acides gras : évaluation de l’équilibre lipidique cellulaire Homocystéine : un taux élevé altère la fonction endothéliale et augmente le risque d’AVC et de cardiopathies ischémiques LDL oxydées : marqueur central de l’athérosclérose inflammatoire Hémoglobine glyquée (HbA1c) : reflet de la charge glycémique chronique Magnésium érythrocytaire Sodium, potassium, calcium Fer et ferritine : la carence est fréquente dans l’insuffisance cardiaque, tandis que l’excès favorise l’oxydation et l’athérosclérose Testostérone totale et libre Les cellules du muscle cardiaque possèdent la plus forte concentration de mitochondries de tous les tissus organiques. Santé cardiovasculaire et mitochondries Les mitochondries, véritables centrales énergétiques de nos cellules, jouent un rôle fondamental dans la santé cardiovasculaire. Le cœur est l’un des organes les plus riches en mitochondries, en raison de ses besoins énergétiques constants. Toute altération de leur fonctionnement entraîne une baisse de la production d’ATP, une augmentation du stress oxydatif et une dysfonction endothéliale, favorisant l’inflammation, l’athérosclérose et l’insuffisance cardiaque. La résistance à l’insuline, l’excès de sucres, les carences micronutritionnelles et la toxémie altèrent directement la fonction mitochondriale. À l’inverse, une alimentation anti‑inflammatoire, l’activité physique, la restriction glucidique raisonnée et certains micronutriments clés permettent de soutenir la biogenèse et l’efficacité mitochondriale, contribuant ainsi à une meilleure santé cardiaque. Micronutrition : Une stratégie micronutritionnelle ciblée permet de soutenir le cœur et les vaisseaux : Oméga‑3 (EPA, DHA) Vitamines B (B6, B9, B12), C, D, E et caroténoïdes Magnésium Coenzyme Q10 PQQ pyrroloquinoléine quinone (antioxydant puissant qui soutient la santé cardiovasculaire en protégeant les cellules cardiaques des dommages oxydatifs et en stimulant la fonction mitochondriale). Créatine : améliore la flexibilité artérielle, l’oxygénation des micro‑vaisseaux, réduit la glycémie à jeun et les triglycérides, et optimise le transport de l’ATP Polyphénols : quercétine, resvératrol, curcumine Acides aminés : L‑glycine, N‑acétylcystéine, L‑carnitine, citrulline malate En résumé : Les maladies cardiovasculaires ne sont pas une fatalité. Elles traduisent un déséquilibre profond du terrain, sur lequel il est possible d’agir durablement grâce à une approche globale, individualisée et préventive, au croisement de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle, de la nutrithérapie et de la micronutrition. Citations : « Le déficit en acides gras essentiels est un facteur majeur dans la plupart des pathologies dégénératives, en particulier cardiovasculaires, certains cancers, les maladies auto-immunes et la sclérose en plaques… » - Dr. Jean-Paul Curtay « L’état défectueux du cœur et des artères ne peut pas être isolé d’un contexte organique général. La maladie n’affecte pas un seul organe pris en particulier, laissant absolument intactes les autres parties de l’organisme. La maladie est générale. L’altération d’un organe dans son fonctionnement et sa structure est toujours en relation avec une toxémie qui affecte l’organisme tout entier. » - André Passebecq « La cause profonde de tous les blocages artériels coronariens est une carence en vitamine C dans les artères coronaires. » - Dr. Thomas E. Levy « Un taux de testostérone bas favorise tant l’athérosclérose par vieillissement prématuré des parois des artères que les maladies cardiaques par dépérissement du muscle cardiaque. La testostérone protège le système cardiovasculaire. » - Dr. Thierry Hertoghe Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques L’alimentation paléo Les protéines Les glucides Les lipides Le cholestérol L’activité physique

  • TDAH

    Article naturo-hygiéniste Description : TDAH : le trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité est un désordre dans le développement du cerveau. C’est un des troubles neuropsychiatriques les plus fréquents qui touche 2 à 4% des adultes et 5% des enfants en France. Le TDAH est souvent diagnostiqué pendant l'enfance, mais il n'est pas rare qu'il soit posé plus tard. Il entraîne des conséquences scolaires, sociales, professionnelles et familiales compliquées. Il existe une communication bidirectionnelle entre le cerveau et le tube digestif. Le stress et les émotions peuvent affecter la digestion, et inversement, des problèmes digestifs peuvent influencer l'humeur et le comportement. Approche allopathique : amphétamines, psychostimulants : Ritaline, Concerta, Adderall, etc. Effets secondaires : tics, tocs, troubles du sommeil et de la croissance, maux de tête, troubles digestifs, addictions, etc. Symptômes : Inattention, distraction, difficultés d’apprentissage ; Impulsivité ; Hyperactivité, agitation ; Impatience. En naturopathie, la maladie a deux causes principales : la toxémie et les carences. Causes : Excès de glucides et de sucre en particulier ; Alimentation industrielle*, transformée, raffinée ; Toxémie ; Carences nutritionnelles ; Déficits en neurotransmetteurs (noradrénaline, adrénaline, dopamine, sérotonine) ; Dysbiose intestinale ; Antibiothérapie ; Sédentarité, confinement ; Parasitose. *L’assiette : un levier sous-estimé dans la gestion du TDAH ​Au-delà de la dimension neurobiologique du TDAH, la recherche met en lumière l'influence capitale de notre environnement alimentaire. Une étude de référence publiée dans The Lancet (étude INCA) a démontré qu’un protocole d’élimination ciblant principalement les produits ultra-transformés permettait une réduction significative des symptômes chez plus de 50 % des enfants suivis. ​Le constat est clair : la consommation massive d'additifs, de colorants artificiels et de conservateurs — omniprésents dans l'alimentation industrielle — agit comme un perturbateur du système nerveux chez certains profils sensibles, exacerbant l'impulsivité et l'inattention. Cette approche fait écho aux recherches menées en milieu carcéral, où le remplacement d'une alimentation transformée par des apports denses en micronutriments a permis de réduire l'agressivité. Pour le naturopathe, ces données confirment que le retour à une alimentation brute et vivante n'est pas seulement un choix de santé globale, mais un pilier thérapeutique pour apaiser le "feu" du TDAH. Le saviez-vous ? Saviez-vous que la stabilité de la glycémie joue un rôle clé dans la gestion du TDAH ? Lorsque le taux de sucre dans le sang fait le yoyo, il provoque des pics d’énergie suivis de véritables « crashes » qui peuvent accentuer l’inattention, l’hyperactivité et l’irritabilité. À l’inverse, une alimentation à index glycémique bas — riche en protéines, en fibres et en lipides — aide à maintenir une énergie plus constante, favorisant ainsi une meilleure concentration et une régulation émotionnelle plus stable, tout en assainissant les intestins. Solutions : Adopter une alimentation équilibrée, naturelle, saine et biologique ; Stabiliser la glycémie : diminuer les glucides, supprimer le sucre et augmenter les lipides en bon équilibre ; Corriger les carences nutritionnelles ; Manger des protéines et des lipides (pas de sucre) au premier repas de la journée est essentiel. Les protéines apportent les acides aminés nécessaires à la fabrication de la dopamine le matin. Assainir les intestins et équilibrer le microbiote intestinal ; Traiter une éventuelle constipation ; Vérifier les intolérances alimentaires ; Supprimer les toxiques : colorants, additifs, pesticides, fluor, glutamate (chips, aliments industriels, resto chinois, etc.), laitages, gluten, sucre, sodas, crèmes glacées, biscuits, chocolat, friandises, overtoniens ; Eliminer les métaux lourds (cure chlorophyllienne : ail des ours, chlorella, coriandre + vitamine C et jus verts) ; Pratiquer une activité physique régulière : yoga, gymnastique, natation, cyclisme, athlétisme, football, basketball ; Pratiquer la négativité en pleine nature ; Se balader et renouer le contact avec la nature, la lumière naturelle et les éléments : mer, montagne, campagne, forêt, rivière ; Réduire le stress ; Eviter les écrans et les jeux vidéo, principalement 3 heures avant le coucher. Le sucre est un excitant addictif. Phytothérapie : Safran : des études cliniques indiquent des améliorations des symptômes du TDAH ; L-théanine : cet acide aminé issu du thé vert réduit le stress mental et physique, a un effet relaxant, améliore l’attention, baisse les niveaux de glutamate, augmente la sérotonine, la dopamine, le gaba, ainsi que les ondes alpha qui améliorent le sommeil ; Ashwagandha KSM-66 - 300 mg (soir) + bacopa monnieri (matin) : améliore la mémoire et la concentration, neuroprotecteur - 225 mg/j. Nutrithérapie : Aux repas, oméga-3 : 2-3 g/J ; La matin, L-tyrosine : acide aminé précurseur de neurotransmetteurs essentiels au fonctionnement du système nerveux ; Le soir : magnésium chélaté + L-taurine + complexe de vitamines B ; Zinc chélaté. Biologie : IgE ; Eosinophiles ; LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) ; CRP-US ; Vitamines B9, B12 et D ; Zinc, magnésium érythrocytaire, fer, ferritine, transferrine ; Statut individuel en acides gras ; Métabolites Organiques Urinaires ; Bilan thyroïdien complet ; Tests d’intolérance alimentaires aux IgG. Citations : « Aujourd’hui toutes les données le démontrent, il faut bouger, faire du mouvement pour améliorer le comportement du cerveau. Il faut repenser l’éducation de A à Z. » - Pr. Guy Chéron, neurophysiologiste « Plusieurs études ont établi un lien entre le TDAH et les marqueurs d’un stress oxydatif élevé et les dommages causés par les radicaux libres, et de plus en plus d’études attestent que le TDAH est lié à des polluants environnementaux connus pour affecter les mitochondries. » - Lee Know « L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales. » - Dr. François Plantey, psychiatre « L'ingestion de gluten peut induire anxiété, dépression, brouillard mental, et est étudiée dans la schizophrénie, l'autisme et le TDAH, souvent améliorés par un régime sans gluten. » - Dr. Stéphane Résimont

  • Les mitochondries

    Article de physiologie Description : Les mitochondries sont des organites de la cellule qui produisent de l’énergie et la respiration cellulaire via l’ATP*. Elles travaillent à près de 50°C. En s’altérant avec le vieillissement et divers polluants, elles produisent de moins en moins d’énergie et de plus en plus de radicaux libres, et donc, elles ne remplissent plus correctement leur fonction au détriment de notre santé générale, mais on peut les optimaliser et renouveler notre potentiel mitochondrial. Le corps humain contient dix millions de milliards de mitochondries, ce qui représente 10% de sa masse. En fonction de leur activité, chaque cellule en contient 300 à 2.000. Elles jouent un rôle fondamental dans la vie et la mort des cellules, divers processus anaboliques et cataboliques, ainsi que dans le contrôle de la glycémie. *L’ATP (adénosine triphosphate) est une molécule énergétique qui fournit l’énergie nécessaire aux réactions chimiques du métabolisme à partir de l’oxygène (comburant) et du glucose (carburant) ayant subi diverses transformations enzymatiques. La cellule et les mitochondries Toutes les hormones stéroïdiennes sont synthétisées dans les mitochondries. La testostérone est fabriquée dans les mitochondries des testicules. Photo d'une mitochondrie au microscope électronique 1 µM de long. Selon une étude parue en octobre 2023 dans Nature Communications, la principale raison du déclin du système immunitaire est le dysfonctionnement des mitochondries, notamment dans les cellules lymphocytaires T. Ce déclin peut être inversé grâce à des traitements ciblant la fonction mitochondriale. Le saviez-vous ? La capacité des mitochondries à passer d’un carburant à un autre (par exemple, brûler du sucre après un repas, puis passer aux graisses pendant la nuit) s’appelle la flexibilité métabolique. Les 3 carburants utilisables pour les mitochondries sont : 1. Le glucose venant des glucides. 2. Les acides gras venant des lipides. 3. Les cétones venant du foie via les graisses. Dans des cas extrêmes (jeûne prolongé), les mitochondries peuvent oxydes les acides aminés provenant des protéines, bien que le corps essaie d’éviter cela pour préserver les muscles. Causes du dysfonctionnement mitochondrial : L’eau, l’air et les aliments pollués. Un terrain intoxiqué (toxémie). Les médicaments : antibiotiques, statines, paracétamol, barbituriques, neuroleptiques, antidépresseurs, anxiolytiques, etc. Les métaux lourds et les nanoparticules. L’alcool, le tabac et les pesticides. Le vieillissement. Une mauvaise oxygénation (sédentarité, apnées du sommeil). Une hypothyroïdie peut ralentir le fonctionnement mitochondrial. Des carences et des déficits nutritionnels. Un excès d’acide gras oméga-6 linoléique. Un excès de glucides (hyperglycémie). Les sucres raffinés et de nombreux amidons sont plus susceptibles de provoquer une dysbiose intestinale conduisant à la production d'endotoxine. Cette endotoxine est l'un des facteurs qui détruisent la fonction mitochondriale, entraînant l'effet Warburg (métabolisme du cancer). Une activité mitochondriale optimale permet de vieillir en bonne santé avec une bonne énergie. Photo de mitochondries (filaments blancs) autour d'un noyau cellulaire (cercle noir). La dysfonction mitochondriale est impliquée dans : Le vieillissement et la longévité Le fonctionnement neuropsychique et musculaire La sarcopénie L’énergie, la fatigue La douleur L’humeur Le métabolisme, la prise de poids La libido, une des fonctions de la mitochondrie est de participer à la synthèse de toutes les hormones stéroïdiennes en commençant par l’oxydation du cholestérol au niveau de la mitochondrie pour obtenir la prégnénolone qui est le précurseur de la DHEA, de la testostérone et des œstrogènes. Les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc.)* La maladie de Charcot Le diabète de type 2. La résistance à l'insuline peut également contribuer au déclin de la fonction mitochondriale. La fibromyalgie Les troubles cardiaques Le cancer L’autisme La myopathie La cécité La surdité L'encéphalopathie La dépression nerveuse Le système immunitaire *Le dysfonctionnement mitochondrial joue un rôle central dans la formation de neuroinflammation et de stress oxydatif, qui sont des facteurs importants contribuant au développement de maladies cérébrales (Etude américaine de juin 2020). Les mitochondries, le système nerveux et les hormones sont des éléments essentiels pour notre énergie vitale. Hygiène de vie : Manger moins et mieux. Eviter le grignotage. Pratiquer le jeûne intermittent. Boire une eau de qualité. Pratiquer une activité physique régulièrement renouvelle et oxygène les mitochondries. Faire la chasse aux toxiques. S’exposer au soleil et à la lumière rouge. Une fonction mitochondriale affaiblie peut conduire à l’épuisement des lymphocytes T. Nutrithérapie et éléments indispensables à la fonction mitochondriale : Le coenzyme Q10 ubiquinone est antioxydant essentiel pour qui soutient la respiration et les structures mitochondriales. Il protège les systèmes : cardiovasculaire, immunitaire, nerveux et musculaire. Les polyphénols : resvératrol, quercétine et astaxanthine sont des antioxydants puissants. Le magnésium, plus d’un tiers du magnésium cellulaire se situe dans les mitochondries, ce qui a un impact direct sur la synthèse d’ATP. Le zinc. Le fer. Le sélénium (noix du Brésil), 30% des Français sont déficitaires. Les vitamines A, B, C, D, E et K2-MK7. Les oméga-3-6 et -9 en bon équilibre, notamment l'acide gras monoinsaturé "oléique" que l'on trouve dans l'huile d'olive, de noisette, d'arachide et de colza. C'est une source d'énergie mitochondriale. L’acétyl L-carnitine joue un rôle important dans la mémoire et les fonctions cérébrales. Il transporte les acides gras à longue chaîne vers les mitochondries, stimule les métabolismes mitochondriaux et la production d’ATP. L’acide R alpha-lipoïque est un antioxydant et un activateur des sirtuines impliquées dans la longévité. Il a des effets positifs sur l’Alzheimer, la mémoire, le vieillissement cérébral et la production d’énergie. La carnosine est un antioxydant et un antiglycant. Le D-ribose contribue à l’augmentation de la production énergétique cellulaire (ATP), ainsi qu’aux performances musculaires et à la récupération après un effort physique. Le glutathion* ou son précurseur la N-acétylcystéine contribuent à protéger les mitochondries de l'état oxydatif et aident l’organisme à produire de l'énergie. Le PQQ (pyrroloquinoline quinone) est un antioxydant puissant qui améliore la fonction mitochondriale, active le système immunitaire et réduit l’inflammation chronique. Il agit en synergie avec le coenzyme Q10. La mélatonine, l’hormone du sommeil. La L-taurine. La L-glycine améliore l’activité mitochondriale et augmente la production d’ATP. La créatine forme un complexe avec l'acide phosphorique, permettant la reconstitution de l'ATP. Le shilajit. La photobiomodulation stimule l’enzyme mitochondriale cytochrome C oxydase. *Le glutathion est un antioxydant endogène puissant qui joue un rôle fondamental dans l’immunité, la détoxification, le fonctionnement du foie et la protection cellulaire. Le glutathion est en concentration plus faible chez les alcooliques. Phytothérapie : Le safran. L'extrait d'ail noir. La curcumine. Le lapacho. N.B. Certains de ces éléments peuvent être associés à une hygiène de vie saine en fonction d’un bilan sanguin. Biologie : Faire doser : l’hormone T3, le cortisol, la prégnénolone*, le magnésium érythrocytaire, le zinc, les vitamines A, B, D & E, le sélénium, la ferritine, le coenzyme Q10. Homocystéine : une homocystéine élevée (> 8) fatigue les mitochondries, et des mitochondries défaillantes empêchent le bon recyclage de l'homocystéine. Etablir un statut en acides gras afin d’optimiser l’apport nutritionnel en lipides. *Un taux sérique bas de prégnénolone peut être un signe de faible activité mitochondriale. Suite à une exposition au soleil, les mitochondries sont baignées de mélatonine qui réduit le stress oxydatif. Citations : « On ne peut pas être en bonne santé si on n’a pas des mitochondries en bonne santé. La mitochondrie est notre source principale d’énergie. » - Pr. Vincenzo Castronovo « Nous avons l’âge de nos mitochondries. » - Dr. Pierre Maldiney « Ce n’est pas inexorable de finalement avec l’âge se sentir fatigué et trop gros. Il y a moyen de combattre cela en optimalisant le fonctionnement de la mitochondrie. » - Dr. Stéphane Résimont « Les mitochondries sont d’autant plus nombreuses dans une cellule que son métabolisme est actif. » - Drs. Adolf Faller, Pierre Sprumont et Michael Schünke « Les mitochondries, parce qu'elles jouent des rôles importants dans le métabolisme énergétique, la production de radicaux libres, l'homéostasie calcique et la régulation de l'apoptose, sont essentielles au fonctionnement et à la survie des cellules musculaires. » - Julie Faitg, Olivier Reynaud, Jean-Philippe Leduc-Gaudet et Gilles Gouspillou « Un siècle après les travaux menés par Warburg et ses équipes, démonstration est à nouveau apportée que le cancer est une maladie de la mitochondrie et non du génome. […] Pour empêcher le cancer de croître, il suffit de relancer l’activité de la mitochondrie quand c’est encore possible. » - Dr. Laurent Schwartz, oncologue. « Le cancer peut avoir de multiples causes. Elles convergent toutes vers la mitochondrie. La mitochondrie est lésée. Le cancer ne peut brûler le sucre et sécrète de l’acide lactique même en présence d’oxygène. » - Dr. Otto Warburg, prix Nobel de médecine « Les pesticides organochlorés altèrent la fonction mitochondriale dans les hépatocytes et aggravent les troubles du métabolisme des acides gras. » - Liu Q. et al. (2017) « L’épuisement mitochondrial entraîne une baisse des défenses immunitaires, des troubles de production hormonale, une mauvaise digestion/assimilation, une détoxication hépatique insuffisante, la faiblesse musculaire, etc. » - Dr. Jean-Luc Morel « Les déficits en CoQ10 apparaissent au cours du vieillissement, et s’accompagnent de risques cardiovasculaires et neurodégénératifs accrus. Chez des patients déficitaires, l’ultrastructure des mitochondries de fibroblastes est altérée, et restaurée après supplémentation. » - Rodriguez-Hernandez et al., 2009 « Les maladies mitochondriales affectent tous les tissus qui ont besoin d’énergie pour fonctionner. » - Laurent Chatre, CNRS « La mitochondrie est la clé de voûte du fonctionnement cellulaire. Elle produit l’énergie dont la cellule a besoin, elle contrôle la mort cellulaire, et l’équilibre rédox. Elle est vulnérable au stress oxydant qu’elle génère, et aux déficits nutritionnels qui altèrent ses structures et diminuent son rendement énergétique. » - Pr. Anne-Marie Roussel « Les mitochondries ont beaucoup de processus bénéfiques au niveau de la réparation à l’intérieur des cellules et au niveau de la protection de développement de cancers, etc. » - Dr. Éric Simard, biologiste « Pour vivre longtemps en bonne santé, il faut protéger nos mitochondries. » - Pr. Vincenzo Castronovo « L’augmentation significative de toutes sortes de maladies chroniques au cours des dernières décennies suggère que la population des pays industrialisés souffre d’un déficit croissant en glutathion ou d’une hypo-fonction mitochondriale, causée d’une part par l’exposition croissante à de plus en plus de toxines et de radiations nocives, et d’autre part par la consommation d’aliments de mauvaise qualité qui contiennent de moins en moins de nutriments vitaux parce qu’ils sont produits selon des méthodes agricoles industrielles et sur des sols épuisés. » - Trosten Engelbrecht, Dr. Claus Köhlein, Dr. Samantha Bailey, Dr. Stefano Scoglio, extrait de Virus Mania « Les états d’esprits positifs sont liés à la capacité de transformation d’énergie des mitochondries du cerveau. » – Caroline Trumpff et Al. « Le problème avec le cancer, ce n’est pas que les cellules ne reçoivent pas suffisamment d’oxygène, mais plutôt que les mitochondries – les usines d’énergie des cellules – ne sont pas en mesure d’utiliser efficacement l’oxygène disponible ». – Dr. Frank Shallengerger « Une cause fondamentale de la plupart des maladies dégénératives est le fait que vos mitochondries ne reçoivent pas de carburant approprié en quantité suffisante. En conséquence, vos mitochondries commencent à se détériorer et à dysfonctionner. » - Dr. Joseph Mercola « La L-carnitine est le transporteur incontournable du carburant (acides gras) dans les mitochondries. Pas de carnitine, pas d'ATP, pas d'énergie. » – Dr. Georges Mouton « A l’heure actuelle, l’amélioration de la fonction mitochondriale et le ralentissement de sa dégradation semblent constituer le plus prometteur et le plus réaliste moyen de s’attaquer aux maladies dégénératives et au vieillissement. » - Lee Know « L’épuisement mitochondrial entraîne une baisse des défenses immunitaires et des troubles de production hormonale, une mauvaise digestion et assimilation, une détoxication hépatique insuffisante, une faiblesse musculaire, etc. » - Dr. Didier Potdevin « Une maladie est un manque d'énergie. Lorsque le corps manque d'énergie pour son bon fonctionnement, il se déséquilibre et tombe malade. C'est donc le manque d'énergie qui nous rend malades. » - Andreas Kalcker Articles complémentaires : La longévité humaine. Les trois ennemis à contrôler pour bien vieillir. Les causes de la fatigue. L’énergie vitale. Cancer : un traitement simple et non toxique. La coenzyme Q10.

  • Le café

    Article naturo-hygiéniste Le café : stimulant, faux ami ou allié santé ? Lecture naturopathique et éclairage scientifique récent Longtemps mentionné dans les ouvrages de santé naturelle comme une substance délétère, le café continue de diviser. Stimulant puissant du système nerveux, il procure une sensation rapide de tonus… souvent confondue avec un véritable apport d’énergie. Or, en naturopathie, cette distinction est fondamentale. Une stimulation, pas une énergie Le café agit principalement par une décharge d’adrénaline et de cortisol, mobilisant les glandes surrénales et le système nerveux sympathique. Cette réaction de stress augmente transitoirement la vigilance, la fréquence cardiaque et la pression artérielle. Il s’agit d’un emprunt énergétique, non d’une création d’énergie. À long terme, cette stimulation répétée peut conduire à : une fatigue surrénalienne fonctionnelle, une hyperexcitabilité nerveuse, une baisse de la capacité d’adaptation au stress. En langage naturopathique, le café est qualifié d’overtonien : toute stimulation excessive entraîne, par effet de rétroaction, un épuisement proportionnel. Effets digestifs : un frein à l’assimilation Consommé après un repas, le café peut : ouvrir prématurément le pylore, laisser passer dans l’intestin grêle des aliments insuffisamment digérés, perturber les sécrétions gastriques et enzymatiques. Résultat : fermentation, ballonnements, inflammation digestive chronique et moins bonne assimilation des nutriments, un point clé en médecine fonctionnelle. Le café et le thé peuvent également irriter les muqueuses gastriques et intestinales, en particulier chez les terrains sensibles (stress, hyperacidité, dysbiose). Café, purines et terrain acide La teneur en purines du café reste modérée (≈ 5 mg/100 g), bien inférieure à celle de certains aliments carnés. Cependant, rappelons que le produit final du métabolisme des purines est l’acide urique, dont l’excès favorise : les douleurs inflammatoires, les maladies dites cristalloïdales, l’acidification du terrain. En naturopathie, l’acidose chronique est associée à une déminéralisation progressive (calcium, magnésium), notamment lorsque l’alimentation et l’hygiène de vie ne compensent pas. La caféine : impacts neuro-hormonaux Une tasse de café filtre (250 ml) contient en moyenne 150 à 175 mg de caféine. Effets connus : blocage de l’adénosine (messager du sommeil), allongement du temps d’endormissement, diminution de la qualité du sommeil profond, réduction de la libération nocturne de testostérone et d’hormone de croissance. Sur le plan hormonal, la caféine stimule : l’insuline, le cortisol, au détriment des hormones favorisant la régénération et la minceur (thyroïdiennes, GH). Chez certaines personnes, cela peut contribuer à une prise de poids, à une résistance à l’insuline et à un dérèglement métabolique. Dépendance, neurotransmetteurs et sevrage Comme d’autres substances psychoactives, la caféine augmente la libération de dopamine dans les circuits du plaisir, favorisant la dépendance. L’arrêt brutal entraîne fréquemment : fatigue intense, maux de tête, irritabilité, baisse marquée de la vigilance, généralement 24 à 48 h après l’arrêt, avec un sevrage de plusieurs jours. Micronutrition : pertes et interférences La caféine peut : diminuer l’absorption du fer, du zinc et du calcium, augmenter les pertes urinaires de magnésium, altérer certaines vitamines du groupe B, notamment : B1 (système nerveux, digestion), B5 (surrénales, stress, cortisol). Un point essentiel chez les personnes déjà carencées ou très stressées. Torréfaction : molécules de Maillard et HAP La torréfaction du café génère : des molécules de Maillard (produits de glycation avancée), des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dont le benzopyrène. Ces composés sont reconnus pour leur potentiel pro-inflammatoire et cancérogène, surtout en cas de consommation excessive et régulière. Ce que disent les études médicales récentes Les données scientifiques récentes nuancent toutefois le discours. Les grandes études observationnelles montrent qu’une consommation modérée (1 à 3 tasses/jour) de café : est associée à une diminution du risque cardiovasculaire, réduit le risque de diabète de type 2 (hors caféine isolée), est corrélée à une baisse de la mortalité globale, possède des effets antioxydants (polyphénols, acide chlorogénique), réduction du déclin cognitif et de démence, protège partiellement le foie (stéatose, fibrose). Ces bénéfices semblent liés : à la qualité du café, au mode de préparation, au terrain individuel, et davantage aux composés non caféinés qu’à la caféine elle-même (polyphénols, antioxydants). Une étude a trouvé que des buveurs « modérés » de café ont montré un ralentissement du déclin des performances cognitives sur près de 9 ans, comparé à des non-consommateurs. A contrario, une consommation excessive (+ de 5 tasses/jour) peut être associée à : un risque accru de démence dans certaines études, une réduction du volume cérébral chez certains participants. Le saviez-vous ? La café influence les mitochondries. Il augmente le nombre de mitochondries (biogénèse). Il élimine les mitochondries endommagées (mitophagie). Il réduit les dommages liés à l’oxydation et il améliore la capacite à transformer les nutriments en ATP. En naturopathie : une question de terrain Comme le rappelait le naturopathe hygiéniste André Passebecq : « Le café est un chélateur : il retient dans ses pinces les nutriments nécessaires à notre bonne santé et empêche leur passage à travers la barrière intestinale. » En approche globale, le café n’est ni totalement “poison”, ni totalement “sain”. Il devient problématique : chez les personnes stressées, carencées, fatiguées, en cas de troubles digestifs, hormonaux ou du sommeil, lorsqu’il remplace une vraie hygiène de vie, lorsqu’il est consommé en excès. Conclusion : Le café peut avoir des effets bénéfiques chez certains individus, consommé avec modération, de bonne qualité, et sur un terrain équilibré. Il reste toutefois un stimulant non physiologique, potentiellement dévitalisant à long terme lorsqu’il est consommé quotidiennement pour “tenir”. La vraie énergie vitale ne se stimule pas : elle se construit par le sommeil, l’alimentation physiologique, la gestion du stress et la qualité des mitochondries. À lire également : La loi n°17 de l’excitation – les lois naturelles qui régissent notre santé. Le café consommé en excès Citations : « L’intoxication alcoolique, tabagique, caféique, théophylinique, théobrominique crée des microlésions des endothéliums vasculaires. Sur ces microlésions s’agglutinent plaquettes, sédiments, minéraux, cholestérol, métabolites ou catabolites divers « bâtisseurs » d’athérome. » - Robert Masson « Lors de la prise d’un excitant, ce qui est ressenti comme apport de force est en réalité une réaction de défense de l’organisme. » - Christopher Vasey « Le café est un psychotrope qui a été tellement banalisé, tellement généralisé, qu’il n’est même pas considéré comme un psychotrope. » - Marielsa Salsilli, journaliste Articles complémentaires : Les stimulants Les poisons overtoniens

  • Le syndrome de l’œil sec

    Article naturopathique Description : Le syndrome de l’œil sec est une affection fréquente, souvent banalisée, mais pourtant très inconfortable. Il survient lorsque la qualité ou la quantité des larmes n’est plus suffisante pour assurer une bonne hydratation et protection de l’œil. Symptômes : Sensation de brûlure ou de sable dans les yeux Rougeurs, picotements. Fatigue oculaire Vision parfois floue ou fluctuante Les causes principales : Le syndrome de l’œil sec est rarement isolé. Il reflète souvent un déséquilibre plus global de l’organisme. Déséquilibres internes : Terrain inflammatoire chronique Acidose métabolique Déminéralisation Carences en micronutriments essentiels : Vitamine A (santé des muqueuses) Acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-7) Déséquilibres hormonaux : Baisse de la testostérone Hypothyroïdie Variations hormonales (grossesse, ménopause, andropause, contraception…) Facteurs environnementaux : Surexposition aux écrans (baisse du clignement des paupières) Air sec : climatisation, chauffage excessif Pollution et fumée de tabac Pathologies associées : Maladies auto-immunes (syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…) Médicaments pouvant aggraver la sécheresse oculaire : Antihistaminiques Antidépresseurs Certains traitements de l’acné sévère Médicaments antihypertenseurs Le saviez-vous ? Avoir les yeux qui pleurent peut paradoxalement être un signe de sécheresse oculaire. Lorsque l’œil est mal protégé, il déclenche une réponse d’urgence en produisant des larmes trop aqueuses, pauvres en lipides et en nutriments. Ces larmes ne restent pas suffisamment longtemps à la surface de l’œil pour l’hydrater efficacement. Solutions : En naturopathie, l’objectif n’est pas seulement de soulager localement, mais de traiter la cause profonde. Hydratation et terrain Boire une eau de source faiblement minéralisée, de qualité Cure de plasma marin de Quinton (isotonique) Utilisation possible de plasma de Quinton isotonique en spray local Axe intestinal : clé majeure La santé oculaire est étroitement liée à celle de l’intestin. Réparer la perméabilité intestinale Corriger une dysbiose Réduire l’inflammation de bas grade Alimentation Limiter les aliments acidifiants et pro-inflammatoires Favoriser une alimentation riche en antioxydants, bons lipides et micronutriments Soutenir le foie et les émonctoires Micronutrition spécifique de l’œil sec Une supplémentation ciblée peut être précieuse : Vitamine A : essentielle à l’intégrité des muqueuses Vitamines C, D et E : antioxydantes et immunomodulantes Oméga-3 (EPA/DHA) : action anti-inflammatoire Huile d’argousier ou de macadamia (riche en oméga-7) : hydratation des muqueuses Coenzyme Q10 : soutien mitochondrial et protection cellulaire Acides aminés : L-glutamine, L-glycine, N-acétylcystéine, L-taurine Sans matériaux de construction protéiques, les tissus (muqueuses, glandes lacrymales, film lacrymal) se régénèrent mal. Une alimentation pauvre en protéines de qualité, une digestion affaiblie ou un stress chronique peuvent conduire à des carences fonctionnelles en acides aminés. Toute supplémentation doit être personnalisée. Biologie fonctionnelle : Bilan utile pour une approche individualisée : Tests d’intolérances alimentaires (IgG) Statut en acides gras Bilan hormonal : testostérone, œstradiol Bilan thyroïdien complet CRP-US Conclusion : Le syndrome de l’œil sec est souvent le reflet d’un déséquilibre interne plus profond. Une approche globale, douce et personnalisée permet d’agir durablement sur la cause, et non uniquement sur les symptômes. Citations : « Les muqueuses sont le miroir de l’état inflammatoire et nutritionnel de l’organisme. Une sécheresse persistante n’est jamais un phénomène isolé, mais l’expression d’un terrain à rééquilibrer. » Dr. Thierry Hertoghe « La santé oculaire dépend autant de l’équilibre digestif et hormonal que de l’environnement visuel. Restaurer les fondations internes est la clé d’une hydratation durable des yeux. » - Dr. Jeffrey Bland, fondateur de la médecine fonctionnelle

  • L’hypochlorhydrie

    Article naturo-hygiéniste Description : On n’y pense pas systématiquement, mais compte tenu des nombreux rôles de l’acide gastrique, il n’est pas surprenant que l’hypochlorhydrie ait un effet négatif sur le fonctionnement du tractus gastro-intestinal, aboutissant à divers troubles digestifs. Le pH de l’acide gastrique principalement contrôlé par l’hormone gastrine et produit par les cellules pariétales de l’estomac est compris entre 1 et 3. En cas d’hypochlorhydrie, le pH gastrique à jeun est supérieur à 4. Le suc gastrique secrété à hauteur d’un litre par repas est composé d’eau, de mucus, d’acide chlorhydrique, de sels et d’enzymes digestives (pepsine, lipase, etc.). L’activité des glandes gastriques dépend du système nerveux autonome parasympathique et de plusieurs hormones. Le rôle de l’acide gastrique (acide chlorhydrique) est essentiel dans le processus digestif. Il permet de décomposer la nourriture et de stériliser le bol alimentaire. Un taux suffisant d‘acide chlorhydrique active une enzyme protéase : la pepsine, qui permet de décomposer les protéines en acides aminés. La production d’acide chlorhydrique diminue avec l’âge. Après 60 ans, la fréquence de ces troubles augmente et concerne 5 % des adultes. Symptômes et conséquences : Les conséquences de ce manque d’acidité sont profondes et peuvent s’étendre au-delà du tube digestif lui-même. Une satiété précoce et une sensation de plénitude après repas (dyspepsie) Une digestion lente et difficile De la somnolence postprandiale Une mauvaise haleine Des éructations fréquentes Des ballonnements, des gaz Le reflux gastrique De la diarrhée ou de la constipation Des fermento-putrescences La dysbiose du microbiote intestinal : modification de la flore microbienne par les éléments non digérés Une porosité intestinale Le SIBO & syndrome de l'intestin irritable Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Des infections digestives dont la prolifération d’Helicobacter pylori et du candida albicans. De l'allergie L’anémie et la déminéralisation Des carences ou des déficits nutritionnels notamment en B12, fer, calcium et zinc Des troubles immunitaires Des réactions cutanées : acné, rougeurs Selon l’Association Française de Médecine Esthétique et anti-âge, 40 % des sujets acnéiques souffriraient d'une hypochlorhydrie. Test d’acidité chlorhydrique au bicarbonate : Le matin à jeun, boire un petit verre d’eau tempérée de 15 cl avec ½ cuillère à café (2,5 gr.) de bicarbonate de soude alimentaire en prenant garde de ne pas avaler d’air et démarrer le chronomètre. Si un renvoi bien marqué se produit endéans les 2 minutes, c’est que l’acidité stomacale est suffisante. Si le gaz remonte dans les 2 à 3 minutes, une hypochlorhydrie est probable. Si l’éructation arrive au-delà de 3 minutes, une hypochlorhydrie est certaine. Si le gaz ne remonte pas après 5 minutes, il peut s'agir d'une achlorhydrie (absence d'acide chlorhydrique dans le suc gastrique). Le bicarbonate est une base qui va rapidement réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus l’estomac est acide, plus l’éructation sera puissante et rapide. Il est préférable de réaliser le test sur trois ou quatre jours et de ne pas être sous traitement d’antiacides. Ce test n’est pas fiable à 100%, mais il est populaire et couramment utilisé. Il est à corréler aux symptômes décrits ci-dessus. Causes : Hypothyroïdie, faiblesse thyroïdienne Epuisement Stress chronique Déminéralisation Vieillissement Fatigue surrénalienne : les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Médicaments tels que les IPP (inhibiteurs de pompe à protons), les antiacides, les antihistaminiques Bicarbonate de soude : il neutralise l’acidité de l’estomac et l’action de l’enzyme pepsine cruciale pour la digestion des protéines Infection à Helicobacter pylori Manque de protéines animales aux repas Gastrite atrophique auto-immune Des mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. Exemples de la cause, de la cause, de la cause, de la cause… : Hypochlorhydrie -> indigestion -> fermento-putrescences -> dysbiose du microbiote -> inflammation intestinale -> porosité intestinale -> mauvaise absorption, toxines -> toxémie -> trouble immunitaire -> infection. Une digestion optimale est un gage de longévité en bonne santé Solutions : Boire du plasma marin de Quinton le matin à jeun. Boire un petit verre d’eau tiède avec 1 c à s de vinaigre de cidre biologique non pasteurisé et une pincée de sel de mer naturel avant les repas pour stimuler la production d’acide gastrique (sauf en cas d'intolérance à l'histamine). Boire peu en mangeant pour éviter la dilution des sucs digestifs. Eviter les eaux riches en résidus secs, carbonatées et très minéralisées (Saint-Yorre, Vichy, Badoit, etc.), notamment pendant et après les repas. Ses eaux neutralisent l’acide gastrique et inhibent la digestion. Utiliser 4 à 5 grammes par jour de sel gris de mer naturel pour cuisiner. Consommer des protéines animales aux repas. Eviter les aliments ultra-transformés. Bien mastiquer et manger dans le calme (le stress inhibe la production d’acide gastrique). Manger en pleine conscience, 30% de la sécrétion gastrique est produite par la vue, l’odorat, le goût et la sensation en bouche. Eviter les inhibiteurs de digestions : sirops, friandises, sucre, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins, alcool, café. Eviter les repas trop copieux et trop complexes. Soigner la thyroïde. Réduire le stress. Pratiquer la cohérence cardiaque pour équilibrer le système nerveux autonome. Nutrithérapie : HCL bétaïne + pepsine : supplément qui fournit de l'acide chlorhydrique et de la pepsine (enzyme qui digère les protéines). A prendre en début de repas. Enzymes digestives. Vitamines : A, B1 & B6. Iode (mucus de l’estomac). Magnésium chélaté. Remarques : Ne pas utiliser Bétaïne HCL en cas d’ulcère, gastrite active ou prise d'anti-inflammatoires. Une absence de réaction exothermique suite à l’ingestion de bétaïne HCL permet de confirmer le diagnostic. Phytothérapie : Plantes amères avant repas, elles stimulent l’activité de la paroi de l’estomac et la sécrétion des sucs gastriques : gentiane racine, artichaut, pissenlit, angélique, guimauve, chardon Marie, romarin, marjolaine. Ces plantes sont également cholagogues et cholérétiques. Gemmothérapie : bourgeon de figuier entre les repas. Oligothérapie : Manganèse + soufre + zinc/nickel/cobalt. Biologie : Bilan thyroïdien Vitamines : A, D, E, K, B6, B9 et B12 active. Minéraux : chlore, sodium, potassium, calcium et calcium ionisé, magnésium érythrocytaire, zinc, cuivre, sélénium. LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-us. Gastrine > 500 pg/mL. Iode sur urines de 24 heures. Métabolites Organiques Urinaires. Helicobacter Pylori IgG. Citations : « La faiblesse des glandes digestives favorise l’acidification du terrain. Les substances alimentaires mal transformées lors des processus digestifs ont tendance à fermenter ou à putréfier. Il en résulte une masse de substances toxiques et acides (scatol, indol, phénols, ptomaïne, etc.), produites et absorbées en même temps que les substances nutritives utiles. Ceci a lieu d’autant plus facilement que les muqueuses intestinales ont été rendues poreuses par ces substances toxiques. » - Christopher Vasey « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « Lorsque la digestion se ralentit, il y a production de gaz par fermentation et putréfaction partielle des aliments. » - Robert Masson « La tradition hygiéniste et hippocratique considère qu’environ 80% des désordres et des maladies proviennent d’un dysfonctionnement du système digestif. » - Dominick Léaud-Zachoval Articles complémentaires : Manque d’appétit et difficultés digestives lié à l’âge Le ralentissement digestif et ses conséquences Les fruits acides chez les personnes sous-vitale

  • Acidité gastrique, reflux acides, gastrite

    Article naturo-hygiéniste “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate Causes du reflux : L'hypochlorhydrie : Si des remontées acides se produisent (RGO), c'est que qu'il y a production de gaz dans l’estomac. S'il y a production de gaz c'est qu'il y a des microbes de l'intestin qui passent dans l'estomac au niveau du pylore. Ces gaz sont causés par la fermentation et le fonctionnement de ces bactéries. Les gaz remontent et provoque le reflux gastrique. Acidité gastrique = plus assez d'acide chlorhydrique dans l'estomac ! L’acide gastrique est produit par les cellules pariétales de la muqueuse stomacale. Le pH de cet acide chlorhydrique devrait normalement se situer entre 1,5 et 3. Chez les personnes en situation de faible acidité gastrique, le pH varie habituellement de 3 à 5. Cette hypochlorhydrie entraîne une pullulation microbienne dans l’estomac qui devrait être quasiment stérile. C’est la première barrière contre les microbes et autres parasites (infections). Une hypothyroïdie peut également induire une hypochlorhydrie et une gastroparésie. L'intolérance alimentaire : Une intolérance alimentaire peut provoquer un reflux gastrique dans les deux heures après l’ingestion d’un repas. La dysbiose : Une dysbiose du microbiote intestinal peut causer le reflux via l'excès de gaz (SIBO/hypochlorhydrie) augmentant la pression abdominale, tandis que les médicaments anti-reflux (IPP) peuvent induire la dysbiose, et l'inflammation intestinale liée à la dysbiose peut affecter le nerf vague, aggravant le reflux. La carence enzymatique : Une carence enzymatique entraîne une mauvaise digestion et une mauvaise absorption des nutriments pouvant créer une série de symptômes gastro-intestinaux, notamment : Brûlures d’estomac et reflux acide, Constipation, Ballonnements, gaz, Eructations, Crampes et douleurs abdominales. L'excès de glucides, d'alcool ou de café N.B. La formation excessive de gaz est accentuée par un ralentissement digestif (fermentation/putréfaction) notamment chez les personnes au faible pouvoir digestif. La gastroparésie par manque de T3 Le manque d'hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), surtout la T3, ralentit tout le système digestif, y compris la motilité de l'estomac, pouvant causer une gastroparésie (vidange gastrique lente) et d'autres troubles comme la constipation, le SIBO, le reflux, ou des mal-digestion, car la T3 régule les contractions musculaires, la production d'acide et d'enzymes digestives. Une mauvaise conversion de la T4 en T3 peut aussi être en cause, même avec une TSH normale. Le reflux gastrique et la hernie hiatale sont étroitement liés Grave erreur, la solution chimique : On prend des médicaments (IPP : inhibiteurs de pompe à protons) qui vont diminuer encore l'acidité, il y aura dès lors un développement encore plus important des bactéries et finalement on ne sait plus vivre sans médicaments. Nous n'arriverons plus à digérer puisque la fonction de l'acide chlorhydrique de l'estomac sera neutralisée. La personne ira de plus en plus mal. C'est un modèle commercial au top ! C'est le système médical allopathique classique. On utilise des palliatifs, on ne cherche pas la cause et on ne corrige pas le terrain. De plus, ces poudres alcalines et autres médications neutralisant l’acidité des sécrétions gastriques, ralentissent les transformations. Il s’ensuit deux inconvénients principaux : ou bien les aliments stationnent dans l’estomac jusqu’au renouvellement du suc gastrique ; ou bien ils s’acheminent vers l’intestin grêle dans cet état de semi-digestion, éminemment favorable aux fermentations génératrices de gaz et autres produits nocifs, ainsi qu’à une faible absorption des micronutriments mal digérés. Le défaut d'acidité est dû à l'épuisement, au stress et la déminéralisation. Impact respiratoire : Lorsqu’on est déficient en acide gastrique, ‘l’indigestion’ des aliments mucogènes est encore plus importante qu’en temps normal. Les résidus de colle qui proviennent de la consommation de ces aliments mal digérés peuvent sortir sous forme de mucus part les glandes muqueuses que nous avons dans la gorge et à différents endroits de la sphère ORL et des poumons. D’autres atteintes peuvent être responsables d’une hypochlorhydrie, comme une infestation de l’estomac par la bactérie Helicobacter Pylori, une gastrite atrophique ou un cancer de l’estomac… Le stress peut aussi être une des causes de l’hypochlorhydrie, quand il y a stress, il y a inhibition des sécrétions digestives. Il sera donc judicieux d’équilibrer le système nerveux autonome avec des exercices respiratoires spécifiques et éventuellement des plantes adaptatives. Effets secondaires des IPP (liste non exhaustive) : Indigestion Dysbiose de la flore intestinale Infections digestives : entériques, respiratoires et urinaires Lésions rénales pouvant mener à une insuffisance rénale chronique Déficit nutritionnel Ballonnements, gaz Diarrhée Constipation Nausée Maux d’estomac Maux de tête Eruptions cutanées Reflux acides à l’arrêt du traitement Troubles du sommeil Troubles cardiaques Manque d’énergie Perte de cheveux Muguet Problèmes rénaux Solutions : Jus de légumes à l'extracteur (régénération, apport d'enzymes et de minéraux organiques). Notamment 15 cl. de jus de pommes de terre avant les repas. Légumes lactofermentés qui stimulent la production d’acide chlorhydrique sans agresser la muqueuse digestive. Plasma de Quinton en isotonique, progressivement de 20 à 190 ml / jour (action contre l’hypochlorhydrie, l’acidité et l’Helicobacter Pylori). Augmenter petit à petit l’apport de fruits doux, mûrs, vivants et biologiques juste après les repas. Repos digestif et des muqueuses irritées qui permettra la restauration : jeûne, jeûne intermittent, monodiète. Bien mastiquer les aliments et manger dans le calme. Rééducation progressive du système digestif à digérer les aliments crus, naturels, non transformés, non dénaturés, non raffinés. En commençant par les jus de légumes. Apporter suffisamment de protéines de bonne qualité deux fois par jour, elles participent aussi à l’élaboration de l’acide chlorhydrique. Réduction drastique des produits laitiers, de l'alcool et des sodas, du café qui sont inflammatoires, irritants, fermentaires et déminéralisants. Diminution des céréales et des sucres lents, les consommer en bonne association alimentaire et de bonne qualité. Ne JAMAIS associer de fruits, de tomates, de sauce tomate, de yaourts ou de vitamine C avec des féculents (tubercules, légumineuses, pain, pâtes, riz et autres céréales). La combinaison acide/amidon est incompatible pour les estomacs fragiles. Gestion du stress par la cohérence cardiaque et l’utilisation de plantes adaptatives. La cannelle, l'extrait de pépins de pamplemousse, la bétaïne HCL, l’huile essentielle d’origan compact ou de clou de girofle, l’huile de coco (acide laurique), l'extrait de brocoli (sulforaphane), les graines de cumin noir broyées (nigelle) et la NAC (antibiofilm) sont indiqués en cas de prolifération d’Helicobacter Pylori. Suppression des overtoniens perturbateurs du système nerveux qui nuisent à l’efficacité de l’hiatus. Le café et l'alcool sont des irritants des muqueuses gastriques et intestinales, évitons les aux repas, à l'instar des sodas, des pousse-cafés et des aliments frits. En cas de crise, évitons le lait pour soulager l’acidité (temporairement) car la caséine (protéine) augmente l’acidité gastrique et il est pro-inflammatoire. Correction de la dysbiose intestinale : assainissement, désinfection. Nutrithérapie : Iode, Zinc*, Lithothamne, Bétaïne HCL + pepsine, Quercétine. Coenzyme Q10 (soutien mitochondrial) *Le zinc participe à la sécrétion d'enzymes digestives et à la sécrétion acide par les cellules pariétales de l'estomac. Biologie : Test d'intolérances alimentaires IGG. Kit urinaire MOU (dysbiose). Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4, rT3, anticorps anti-TPO). Gastrite : Symptômes : Douleurs dans l'abdomen. Sensations de brûlures Nausées. On ne saurait mieux résumer ce symptôme et ses causes alimentaires que le Dr. Norman Walker : "Inflammation de la muqueuse de l’estomac due à une formation excessive de gaz par combinaisons alimentaires inappropriées. Tous les produits à base de farine, de sucre et de céréales auront tendance à provoquer des gastrites, et l’alcool (dissous le mucus protecteur de la muqueuse gastrique) sera plus rapide encore que les autres. Les condiments épicés, piments forts, moutarde, vinaigre, tabac, etc. en sont aussi responsables. Les aliments crus, râpés ou réduits aussi fins que possible, sont sans conteste plus salutaires que les aliments cuits." Si la gastrite n'est pas résolue, l'évolution aboutira à l'ulcère. Des causes non-alimentaires peuvent également être à l’origine d’une gastrite : médicaments, tabac, infection par Helicobacter Pylori, stress et insomnie chroniques. Solutions : Repos digestif. Diète au potage et au jus de légumes. Plasma marin de Quinton en isotonique. Argile blanche ultra-ventilée 20 minutes avant les 3 repas, bien mélanger ½ c à c dans un verre d’eau tiède ou dans une tisane (camomille, réglisse). Charbon actif. Réglage alimentaire. Fenugrec. Gemmothérapie : bourgeons de figuier. Oligothérapie : Bismuth (3 jours max.) + manganèse cobalt ou manganèse/cuivre + nickel/cobalt. Jus de légumes indiqués contre la gastrite : Carottes 30 cl./épinards 20 cl. Epinards 50 cl. Carottes 30 cl./betteraves 10 cl./concombre 10 cl. Pomme de terre : 15 cl. Chou blanc : 15 cl. Hernie hiatale : La hernie hiatale correspond au passage permanent ou intermittent d'une partie de l'estomac dans l'orifice œsophagien (hiatus) du diaphragme. Résultat d’un manque de tonicité des membranes environnantes. Hernie hiatale Causes : Affaiblissement des tissus par DÉMINÉRALISATION et principalement par manque de calcium, la fatigue et le stress aggravent le problème. L’obésité, le surpoids, la sédentarité ou l'excès alimentaire de végétaux (végétalisme) sont des facteurs de risque qui peuvent y être associés. Le reflux gastrique et la hernie sont étroitement liés du fait de la déminéralisation. Les hernies correspondent à un affaiblissement des tissus conjonctifs qui ne font plus la séparation entre les organes du corps. Solutions : les mêmes que pour le reflux gastrique. Citations : « Les aliments protéiques animaux activent la sécrétion d’acide chlorhydrique de l’estomac. Dès l’instant où il y a manque de ces aliments, l’hypochlorhydrie s’installe. » - Robert Masson « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - André Passebecq « L’ignorance est la mère de tous les maux. » - Rabelais « Un estomac insuffisamment acide n’est pas seulement source de gêne digestive. C’est aussi un facteur de mauvaise absorption du calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, ainsi que des vitamines B3, B6, B9, B12 et D. » - Danièle Festy « La prise d’antiacides, les IPP, ont des conséquences catastrophiques pour notre microbiote qui va être perturbé. » - Pr. Vincenzo Castronovo « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose. Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « Contrairement aux idées reçues, le reflux est rarement causé par un excès d'acide : il est généralement le résultat d'un manque d'acide gastrique, d'une mauvaise digestion et de mitochondries affaiblies qui ralentissent la production d'acide et la décomposition des aliments. » - Dr. Joseph Mercola « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • L'ostéoporose

    Article naturo-hygiéniste Description : L’ostéoporose est une maladie de civilisation qui n’est pas spécialement liée au vieillissement. Le squelette se déminéralise, perd de sa densité et se fragilise. Les femmes sont 3 à 4 fois plus touchées que les hommes. Le principal composant inorganique de l’os est le phosphate de calcium (hydroxyapatite), il s’organise autour de fibres de collagène sous forme de cristaux compactés. L’os contient également du phosphore, du magnésium, du potassium et du sodium, plusieurs autres minéraux comme le zinc sont essentiels à la santé osseuse. En bioélectronique, l’ostéoporose se situe dans le quadrant 3 du bioélectronigramme Vincent, c’est le milieu alcalin et oxydé, celui de la dégénérescence. Ce terrain est favorable au développement de toutes les maladies de civilisations et dégénératives. Symptômes : Douleurs lombaires ou cervicales. Déformations osseuses. Fractures. Absence de symptômes. Causes : Alimentation acidifiante, inflammatoire. Carences nutritionnelles notamment en magnésium, en vitamines D3 et K2. Mauvaise absorption intestinale. Mauvaise fixation du calcium*. Sédentarité. Overtoniens (tabac, alcool, café, thé, etc.). Médicaments : Cortisone, L-thyroxine surdosée. Stress. Manque d'exposition solaire. *Le problème de l'ostéoporose n'est pas l'apport de calcium, mais sa fixation dans les os. Le silicium permet de le fixer. Le calcium fonctionne également mieux lorsqu'il est associé au magnésium, à la vitamine D3 et à la vitamine K2. La santé ne peut être rétablie que si les causes disparaissent. Solutions : Supprimer les aliments acidifiants et inflammatoires : céréales à gluten (pain, pâtes, etc.), produits laitiers, sucre, charcuteries, produits transformés. Eviter les poisons overtoniens. Limiter les fruits chez les personnes sous-vitales, rétractées. Réduire le stress. Combler les carences nutritionnelles. Adopter une alimentation équilibrée, naturelle, biologique, suffisamment pourvue en protéines de haute valeur biologique, riche en micronutriments, notamment en magnésium et en silice. Equilibrer les acides gras oméga-3-6-9. Ingérer suffisamment de calcium organique et vitamine K* (150-200 µg/J) : légumes verts (épinards, mâche, brocoli, asperges, etc.), algues, natto à base de graines de soja fermentées, noix, aromates (persil, ciboulette, coriandre, estragon, etc.). Pratiquer une activité physique régulièrement renforce l’ossature, c’est la thérapie la plus efficace pour accélérer la formation osseuse. Consommer une eau de source faible en résidus secs. Manger des fruits de mer dont les huîtres, bulots, bigorneaux et des poissons gras (maquereaux, sardines, harengs, anchois), du bouillon d'os (collagène), des jus de légumes (minéralisation) et des graines germées. S'exposer régulièrement et suffisamment au soleil (vitamine D). Prendre soin des intestins, ce qui permettra une absorption optimale des nutriments. *La vitamine K est une vitamine liposoluble qui contribue au métabolisme des os à mesurer en laboratoire d’analyses avec la vitamine D et le potassium. Compléments alimentaires : Plasma marin de Quinton. Prêle des champs, ortie (minéraux dont silicium). Collagène d'origine bovine. Zéolite. Inuline. Selon une étude de 2023, l’inuline améliore significativement l'absorption du calcium et améliore la santé osseuse chez les femmes ménopausées et les hommes adultes. Une supplémentation en inuline soutenue et suffisante chez l'adulte a un effet positif sur le métabolisme du calcium et la densité minérale osseuse. Nutrithérapie : Iode. Oméga-3. Vitamine C, K2-MK7 et D pour la calcification de l’os si pas d’exposition au soleil. Complexe : magnésium organique (citrate) + vitamine B6 + taurine. Zinc chélaté. Bore : contribue à une croissance et à une minéralisation osseuses saines. Créatine. Gemmothérapie : Bourgeons de cassis. Oligothérapie : Silicium organique sous forme d'acide orthosilicilique ou de monomethylsilanetriol. Granions de phosphore. Eviter les compléments alimentaires de calcium*. *Une étude de 2010 publiée dans le British Medical Journal portant sur 12.000 personnes a révélé que des suppléments de calcium contre l’ostéoporose augmentent de 25 à 30% le risque d’attaque cardiaque et d’infarctus. D’autres études ont rapporté un risque d’athérosclérose augmenté de 22% (Université Johns Hopkins). La supplémentation en calcium augmente également le risque de glaucome de 244%, de calculs rénaux de 20% et de dommages cérébraux. En outre, en bioélectronique, une surcharge en minéraux inorganiques, donc non assimilés, entraine une baisse de la résistivité, une sur électrisation du corps et enfin une sur oxydation accélérant la dégénérescence par perte d’électrons. En d’autres termes, une minéralisation excessive favorise une perméabilité néfaste aux inductions électromagnétiques naturelles ou artificielles de l’environnement. Citations : « Si l’acidose est importante, il y aura recours au calcium situé dans le squelette : ce qui induit l’ostéoporose et les risques de fractures osseuses. » - Pr. Désiré Mérien « Le sédentaire qui ne se dépense pas assez sur le plan physique s’encrasse rapidement, s’arthritise, se toxémise et se prépare à des échéances difficiles. » - Dr. André Passebecq « La maladie, la déformation et la dégénérescence sont les amandes que l’homme paye pour s’être éloigné des normes de la nature dans tout son mode de vie. » - Albert Mosséri « Les corticoïdes diminuent l'absorption du calcium et du phosphore par la muqueuse intestinale. Ils inhibent également la prolifération des ostéoblastes, cellules participant à la construction des cellules osseuses, et réduisent la synthèse protéique. » - Thierry Souccar « L’alcool détruit le tissus osseux, il faut l’éviter totalement. » - Robert Masson « Ainsi, chez les collégiennes qui consomment le plus de boissons gazeuses, le taux de fractures est cinq fois plus élevé que chez les autres, du fait du prélèvement constant de calcium dans leurs os. » - Dr. William Davis « L’ostéoporose touche les pays où l’alimentation est trop riche en laitages, en céréales, en sel, en sucres et en viande mais en même temps trop pauvre en fruits et en légumes. » - France-Hélène Rouvière, naturopathe « La vitamine B6 est l’échafaudage qui permet à l’os de tenir. Sans lui, l’os ne peut se construire correctement ! Or, les carences sont plus généralisées encore que pour le zinc : c’est 90 % de la population qui est en-dessous des apports recommandés ! » - Dr. Stéphane Résimont Articles complémentaires : Les signes de déminéralisation. Quelques règles alimentaires basiques. Le lait de vache. La chlorophylle. Conseil : Prenez rendez-vous chez un praticien de santé naturelle pour établir un protocole précis et individualisé.

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