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  • Les plantes adaptogènes

    Article phyto-naturopathique Alliées naturelles face au stress, à la fatigue et au déséquilibre hormonal Les plantes dites adaptogènes constituent une famille végétale particulière, dont la caractéristique principale est d’aider l’organisme à s’adapter aux différentes formes de stress, qu’elles soient physiques, émotionnelles, métaboliques ou environnementales. Qu’est-ce qu’une plante adaptogène ? Le terme adaptogène a été introduit dans les années 1940 par le scientifique russe Nicolaï Lazarev, puis approfondi par le Dr. Israel Brekhman. Il désigne des plantes capables de : augmenter la capacité d’adaptation globale de l’organisme ; renforcer la résistance au stress sans provoquer d’excitation excessive ; exercer une action non spécifique, c’est-à-dire bénéfique sur plusieurs systèmes à la fois ; contribuer au retour à l’homéostasie (équilibre interne). En naturopathie et en médecine fonctionnelle, les plantes adaptogènes sont particulièrement utilisées pour soutenir : le système nerveux, l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), l’immunité, l’équilibre hormonal, la vitalité physique et mentale. Elles possèdent souvent une action immuno-régulatrice, neuro-modulatrice et parfois endocrino-modulatrice, ce qui explique leur intérêt dans les états de fatigue chronique, de burn-out, de baisse de libido ou de convalescence. Éleuthérocoque Eleutherococcus senticosus – le ginseng sibérien L’éleuthérocoque est l’un des adaptogènes les plus étudiés en phytothérapie moderne. Propriétés principales : Stimulant doux du système nerveux central Soutien des glandes surrénales Amélioration de la résistance au stress physique et mental Action immunostimulante (augmentation de la production de lymphocytes) Tonique général, vitalisant Effet hypoglycémiant modéré Amélioration de la pression artérielle basse Il est particulièrement recommandé en cas de : fatigue intense, surmenage, hypotension, baisse de l’immunité, fatigue et insuffisance surrénalienne, périodes de stress prolongé. Ashwagandha Withania somnifera – le ginseng indien Plante majeure de la médecine ayurvédique, utilisée depuis plus de 2 000 ans, l’ashwagandha est l’un des adaptogènes les plus complets. Actions reconnues : Réduction du stress et du cortisol excessif Soutien des glandes surrénales Action équilibrante sur la thyroïde Amélioration de la fatigue chronique, de l’anxiété et de l’humeur Effet reconstituant nerveux Soutien de la fonction sexuelle (augmentation de la testostérone) Traditionnellement utilisée comme aphrodisiaque, elle est mentionnée dans les textes anciens indiens, y compris le Kama Sutra. Contre-indication : à éviter en cas d’hypocortisolisme avéré. Un article spécifique lui est consacré sur le blog. Maca Lepidium meyenii/peruvianum Originaire des hauts plateaux andins du Pérou, le maca est une racine adaptogène reconnue pour ses effets énergétiques et hormonaux. Le maca noir présente les meilleurs résultats sur la spermatogenèse, la mémoire et la fatigue, tandis que le maca rouge est la variété qui inverse l'hyperplasie bénigne de la prostate et l'ostéoporose. La maca jaune est énergisante et aphrodisiaque. Bienfaits principaux : Lutte contre la fatigue chronique Amélioration des performances physiques, de la vitalité, de l'humeur et de l'état général de santé Diminution de l'anxiété et du stress Régulation de l’équilibre hormonal féminin Soutien de la fertilité et de la libido Amélioration de la fonction érectile chez l’homme Réduction de la glycémie Baisse la pression artérielle Intérêt nutritionnel : Le maca contient : des tanins, saponines et alcaloïdes (macamides, macaènes), des glucosinolates et isothiocyanates, responsables de ses effets tonifiants, tous les acides aminés essentiels. des minéraux et oligoéléments : calcium, potassium, fer, magnésium, zinc, phosphore, cuivre, manganèse, sélénium. Souvent surnommé à tort Viagra naturel, le maca agit en réalité en profondeur et sur le long terme, contrairement aux médicaments symptomatiques. Il faut toujours consommer la maca d’origine péruvienne. Rhodiole Rhodiola rosea Soutient la production de dopamine et de sérotonine Améliore la résilience mentale Réduit la fatigue psychique Réduit l'inflammation notamment dans les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives, les maladies métaboliques, l'arthrite, le cancer, etc. Stimule le tonus physique et immunitaire Intéressante en cas de dépression légère, surmenage intellectuel et stress émotionnel Baisse du cortisol de 31%. Essai contrôlé randomisé – Olsson & al., 2009 Réglisse Glycyrrhiza glabra Stimule la production et la disponibilité du cortisol Soutient les surrénales fatiguées Utile en cas de fatigue matinale et d’hypotension À éviter en cas d’hypertension ou d’usage prolongé sans suivi. La réglisse est également reconnue pour ses propriétés expectorantes et fluidifiantes sur le mucus bronchique. Le traitement des infections de la gorge, de la tuberculose, des affections respiratoires et hépatiques, ainsi que pour ses propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires et immunostimulantes. Astragale Astragalus membranaceus L'astragale est l'une des plantes médicinales traditionnelles chinoises les plus utilisées. Puissant immunomodulateur et immunostimulant Soutien de la vitalité et de la longévité Stimule la télomérase, enzyme impliquée dans la protection des télomères (extrait standardisé TA-65, issu de la recherche en médecine fonctionnelle) Elle est également employée comme tonique, antioxydant, hépatoprotecteur, diurétique, antidiabétique, anticancéreux et expectorant. Ginseng Panax ginseng Tonique général, renforce l'énergie vitale Soutien des fonctions cognitives Amélioration de la résistance au stress Effet bénéfique sur la libido et la vitalité Tulsi (basilic sacré) Ocimum sanctum Adaptogène doux Apaisant nerveux Soutien immunitaire Protection cérébrale, réduction du stress et amélioration des fonctions mentales Excellent en tisane quotidienne Bourgeon de cassis Ribes nigrum – gemmothérapie Souvent appelé « la cortisone-like naturelle » : Stimule l’axe surrénalien et la production de cortisol Action anti-inflammatoire Soutien de l’énergie globale Très utile en cas de fatigue chronique ou inflammatoire Augmente la résistance au froid Reishi Ganoderma lucidum Souvent appelé champignon de « l’immortalité » : Moins de rumination au moment de se coucher. Une meilleure résistance aux infections saisonnières. Une sensation de stabilité émotionnelle face aux imprévus du quotidien. Le Reishi booste l'immunité en stimulant la production de globules blancs et la module grâce à ses polysaccharides (bêta-glucanes). En conclusion : Les plantes adaptogènes occupent une place centrale en naturopathie moderne et en médecine fonctionnelle. Leur force réside dans leur action globale, respectueuse de la physiologie, visant non pas à forcer l’organisme mais à restaurer sa capacité d’adaptation. Leur utilisation doit toujours être personnalisée, tenant compte du terrain, du niveau de stress, de l’état hormonal et des éventuelles contre-indications. Citations : « Sans être classée dans les plantes aphrodisiaques, la maca a un impact positif sur la libido et la fertilité des hommes comme des femmes. A la ménopause, la maca aide les femmes à surmonter bouffées de chaleur, baisse de désir, fatigue et irritabilité. » - Michel Pierre et Caroline Gayet « Grâce à son action endocrinienne sur l’activité hypophyso-cortico-surrénale, le cassis régularise le syndrome d’adaptation notamment par la relance de l’activité glucocorticoïde. Il stimule le métabolisme général, joue un rôle d’immuno-régulateur, exerce une activité anti-régénératrice et possède un effet synergique sur la thérapeutique principale. Il facilite l’action des remèdes qui lui sont associés. » - Philippe Adrianne « L’éleuthérocoque favorise l’homéostasie de l’organisme lors de toutes sortes de situations défavorables à l’organisme (chaleur, froid, rayons, toxines chimiques, stress physique…) ; sans être toxique, sans influencer sur un organe spécifique. » - Dr. Geert Verhelst

  • La spasmophilie

    Article naturo-hygiéniste Le spasmophile est celui dont les réactions nerveuses sont à fleur de peau avec crises d’angoisse. Il y a une dystonie neurovégétative avec détresse physique et psychologique. Il est courant qu’il développe des dermatoses sèches. Causes possibles : Les carences nutritionnelles dont la déminéralisation. L’ insomnie . La névrose anxieuse à forme respiratoire. Le stress , l’anxiété. Les poisons overtoniens . Le manque d’ activité physique . Les pensées négatives. Le dérèglement de la fonction thyroïdienne. Le dérèglement du système nerveux autonome (dystonie). La porosité intestinale . L' intolérance au gluten . Le déséquilibre acido-basique . Le saviez-vous ?   Contrairement à une idée reçue, la spasmophilie n'est pas une "maladie" en soi, mais un mode de réaction hypersensible du système neuro-végétatif . On l'appelle parfois le "syndrome de la sentinelle" : votre corps est tellement aux aguets qu'il interprète le moindre stress comme un danger vital, déclenchant une cascade de réactions physiques (les fameux spasmes) pour vous protéger d'une menace... qui n'existe pas toujours ! Solutions  : Correction des causes. Réforme alimentaire équilibrée et hypotoxique. Protéines le matin. Cohérence cardiaque . Activité sportive . Exercices de relaxation avec respiration abdominale profonde, gestion du stress . Compléments alimentaires : Lithothamne (soir). Poudre de chair d’huîtres. Nutrithérapie : Magnésium organique (citrate) + vitamine B6 ou complexe B + L-taurine (matin). Acides gras oméga-3. Vitamine D si pas d’ exposition solaire . Iode . L-tyrosine le matin. Phytothérapie : Gemmothérapie : bourgeons de figuier. Aromathérapie : estragon, basilic exotique, marjolaine des jardins. Oligothérapie :  Magnésium , lithium, phosphore, cobalt ou manganèse/cobalt. Plasma marin de Quinton . Biologie : Bilan des neurotransmetteurs sur urines de 12 heures. Bilan hormonal complet. Calcium, magnésium , potassium, sodium. Vitamines B. Citations : « Le jus d’orange, consommé en croyant bien faire au petit déjeuner, en hiver qui plus est, et chez des sujets nerveux prédisposés est à notre avis un facteur essentiel dans le développement de la spasmophilie depuis 30 ans dans notre société. »  - Daniel Kieffer « La spasmophilie n'est pas une maladie, mais un terrain. C'est la réponse excessive d'un organisme hypersensible à un environnement agressif. »  - Dr. Jean Seignalet

  • La créatine

    Article de nutrithérapie Description : La créatine est un pilier essentiel de l’énergie, de la longévité et du bien-être global. Encore trop associée aux salles de sport et à la musculation, la créatine est pourtant l’un des nutriments les plus puissants et les mieux étudiés pour soutenir l’ énergie , la cognition , la masse musculaire et la santé globale. Elle joue un rôle central dans la vitalité tout au long de la vie : de l’enfance au grand âge… Au cœur du métabolisme cellulaire, la créatine agit comme soutien pour les muscles, le cerveau, l’ immunité , la peau et même la fertilité . C'est un dérivé d'acide aminé naturel, produit par le foie, les reins et le pancréas, et stocké à 95 % dans les muscles . Pourtant, une grande partie de la population – notamment les personnes âgées, les végétariens/végétaliens, les personnes stressées ou en convalescence – présente des réserves insuffisantes. À ce jour, plus de 71.000 études ont été publiées sur la créatine.   Le rôle de la créatine dans l’énergie cellulaire : La créatine contribue directement au recyclage de l’ ATP , la “monnaie énergétique” de nos cellules. Elle agit comme un tampon énergétique pour recharger l’ATP lorsque les besoins augmentent (effort physique, décisions rapides, stress aigu, infections…). Une fois les aliments digérés et assimilés, les nutriments passent dans les mitochondries , véritables centrales énergétiques. C’est là que l’ATP est produit à partir du glucose, des acides gras ou des acides aminés . La créatine permet à l’ATP de se régénérer instantanément, évitant la “panne d’énergie” dans les muscles, le cœur, le cerveau ou les cellules immunitaires. C’est ce qui explique son impact sur : la force et la résistance la cognition et la mémoire la gestion du stress l’ immunité la récupération la réparation cellulaire la santé métabolique   La créatine convient à tous les âges   Les études récentes confirment que la supplémentation en créatine est généralement sûre et potentiellement bénéfique pour : les enfants (notamment en soutien cognitif et musculaire) les adolescents (croissance, sport, apprentissage) les adultes les personnes âgées (prévention de la sarcopénie et soutien cognitif) Dans le cadre d’une approche naturopathique ou fonctionnelle, la créatine est l’un des rares compléments aussi polyvalents.   Pourquoi aurais-je besoin d’une supplémentation de créatine ? Plusieurs facteurs réduisent nos réserves : diminution de la synthèse interne avec l’âge (le corps en produits normalement 1 à 2 gr/J.) alimentation pauvre en viande rouge et poisson végétarisme/végétalisme (aucune créatine dans les végétaux) stress chronique convalescence post-infectieuse fatigue chronique et dysfonction mitochondriale maladies inflammatoires In fine : une baisse d’énergie globale, un ralentissement cognitif , une moindre récupération et un affaiblissement des capacités musculaires.   Les bienfaits multiples : 1. Plus de force, de mobilité et de masse musculaire à tout âge La combinaison créatine + entraînement en résistance est la plus documentée dans la littérature scientifique. Chez les personnes âgées, c’est le duo gagnant pour : augmenter la force maintenir ou développer la masse musculaire améliorer la mobilité et l’équilibre réduire le risque de chutes prévenir la sarcopénie et l’ostéosarcopénie Même sans entraînement, la créatine seule offre des bénéfices musculaires significatifs chez les seniors. Elle est aussi utile pendant les phases de perte de poids, elle aide à préserver la masse musculaire, essentielle à un métabolisme efficace.   2. Gestion de la glycémie et métabolisme La créatine améliore à la fois : la capacité musculaire à stocker le glucose la sensibilité à l’insuline la régulation métabolique globale Elle devient un outil précieux pour : la prévention de la résistance à l’insuline la gestion de l’ obésité les fluctuations glycémiques le maintien d’un métabolisme actif   3. Anti-inflammatoire et immunomodulatrice La créatine possède des propriétés : anti-inflammatoires antioxydantes immunomodulatrices Elles soutiennent : les défenses naturelles la récupération après infection les états post-grippaux ( fatigue , brouillard mental …) la résistance face au stress oxydatif   4. Un support puissant pour le cerveau Le cerveau est l’un des organes les plus consommateurs d’énergie. La créatine aide à stabiliser ses réserves énergétiques, améliorant : la mémoire la concentration les fonctions exécutives la clarté mentale la résistance au stress cognitif la protection contre le déclin lié à l’âge Chez les personnes âgées, 3 à 5 g par jour montrent des effets significatifs sur la cognition .   5. Santé de la peau et longévité cellulaire Grâce à son rôle dans l’énergie mitochondriale et sa capacité antioxydante, la créatine soutient : la fermeté cutanée la réparation cellulaire la réduction de l’ inflammation cutanée la protection contre le vieillissement prématuré Elle est déjà utilisée dans certains soins dermatologiques pour son impact sur la vitalité cellulaire.   6. Santé reproductive Encore peu connu : la créatine joue également un rôle dans : la qualité des ovocytes l’énergie mitochondriale ovarienne la motilité et la qualité des spermatozoïdes la résilience en début de grossesse Un véritable soutien en préconception, notamment lorsque la fatigue ou le stress réduit la production d’ATP.   Posologie : La posologie validée par les études est de 3 à 5 g par jour, ou 0,1 g/kg de masse corporelle. Une phase de charge n’est pas nécessaire. Cette dose qui permet une augmentation progressive et stable des réserves musculaires et cérébrales, une efficacité optimale en quelques semaines avec une excellente tolérance. Quelle forme ? Aucune forme n’a démontré une supériorité sur le monohydrate de créatine . Il reste : le plus étudié le plus sûr le plus efficace le plus stable le plus économique Les formes “modernes” (HCl, Kre-Alkalyn, nitrate…) n’apportent aucun avantage scientifiquement démontré. Comment optimiser la prise de créatine ? la prendre avec un repas (meilleure absorption grâce à l’insuline) ou 15 à 30 minutes avant un entrainement sportif. boire suffisamment d’eau synergie : magnésium , vitamines B & E, cofacteurs mitochondriaux combiner avec un entraînement léger ou modéré, surtout chez les seniors   Conclusion : La créatine est bien plus qu’un complément sportif : c’est l’un des nutriments les plus polyvalents, sûrs et efficaces que l’on puisse intégrer dans une démarche de santé naturelle. Elle soutient : l’énergie mitochondriale la cognition la force et la masse musculaire la mobilité des seniors la gestion de la glycémie la régulation de l’ inflammation la santé de la peau la fertilité le vieillissement en douceur Dans un monde où la fatigue , le stress , la perte musculaire et les troubles métaboliques sont en hausse, la créatine s’impose comme un pilier essentiel de la vitalité et de la longévité fonctionnelle.

  • Sports d'endurance et développement musculaire

    Article sport, culture physique Faisons le point Il est encore très fréquent d’entendre que les sports d’endurance — course à pied, cyclisme, natation, trail, etc. — développent la masse musculaire. Cette croyance est largement répandue, y compris chez certains sportifs. Pourtant, d’un point de vue physiologique, elle est inexacte.   Si les sports d’endurance faisaient réellement prendre du muscle, les marathoniens afficheraient une carrure de culturiste et les cyclistes professionnels pèseraient bien plus lourd. Or, leur morphologie est généralement fine, optimisée pour l’économie énergétique.   On me rétorque souvent : « Oui, mais les nageurs ont une belle carrure » ou « les cyclistes ont de grosses cuisses ».C’est vrai… mais uniquement parce que leur préparation inclut du renforcement musculaire et de la musculation. Ce n’est pas l’endurance en elle-même qui hypertrophie le muscle.   Pourquoi l’endurance ne fait-elle pas grossir les muscles ?   Le développement musculaire repose sur un mécanisme précis : Le couple catabolisme → anabolisme .   Pour qu’un muscle se développe, il doit subir des microdéchirures des fibres musculaires , provoquées par un effort intense et contraignant. Ces microlésions sont ensuite réparées et renforcées durant le repos , grâce à un apport adéquat en protéines , acides aminés essentiels, micronutriments et énergie .   Or, les sports d’endurance sollicitent le muscle à faible intensité mais sur une longue durée . L’effort n’est pas suffisamment violent pour créer ces microdéchirures structurantes. Pire encore, des entraînements prolongés (souvent au-delà d’une heure) induisent une élévation du cortisol , hormone du stress à effet catabolisant , c’est-à-dire destructeur pour le tissu musculaire.   En cas de surcharge chronique ou de surentraînement, on observe également une baisse de la testostérone , hormone clé de l’anabolisme musculaire, chez l’homme comme chez la femme.   Les culturistes naturels le savent bien : au-delà de 45–60 minutes d’entraînement, la balance hormonale devient défavorable à la prise de muscle.   Le rôle fondamental des hormones anabolisantes   La croissance musculaire est fortement dépendante de l’environnement hormonal. Parmi les principales hormones anabolisantes , on retrouve :   Testostérone  : stimule la synthèse protéique et la récupération. Hormone de croissance (GH)  : favorise la régénération tissulaire et la réparation. IGF-1  : relais majeur de l’hormone de croissance. Insuline  : hormone de stockage, essentielle au transport des acides aminés dans la cellule musculaire.   Un entraînement trop long, un déficit calorique ou hormonal, un manque de sommeil ou une inflammation chronique perturbent cet équilibre hormonal et freinent la construction musculaire.   Musculation : détruire pour mieux reconstruire   La musculation repose sur un principe volontairement hormétique  : créer un stress contrôlé pour forcer l’adaptation du corps.   Lors des séances, le muscle est soumis à des charges progressives (poids du corps, haltères, machines), provoquant une destruction partielle des fibres musculaires  (catabolisme). Le sang apporte alors oxygène, acides aminés , minéraux ( magnésium , zinc ), vitamines (B6, D) et antioxydants nécessaires à la réparation.   Pendant la phase de repos, le corps reconstruit ces fibres en les rendant plus épaisses et plus résistantes  : c’est l’anabolisme. Séance après séance, le muscle s’adapte et gagne en volume et en force.   Et l’endurance dans tout ça ?   Les sports d’endurance restent excellents pour la santé globale :   amélioration du système cardiovasculaire ; stimulation du système lymphatique  ; optimisation du métabolisme énergétique ; augmentation de la densité mitochondriale  ; meilleure sensibilité à l’insuline .   Ils sont donc parfaitement complémentaires d’un travail de renforcement musculaire, à condition d’être bien dosés , intégrés intelligemment et soutenus par une alimentation adaptée , anti-inflammatoire et riche en micronutriments de type paléo .   En résumé :   L’endurance entretient le muscle, La musculation le construit, Le repos et la nutrition le transforment.   C’est dans cet équilibre que le corps exprime pleinement son potentiel adaptatif, principe fondamental de l' hygiénisme et de la naturopathie moderne. Article associé : L'activité physique En vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=etKXzi7w8I8

  • Ballonnements, aérophagie et inflammation des organes digestifs

    Article naturo-hygiéniste Soyons attentifs à ce que votre système digestif (estomac, intestin, colon…) essaie de nous dire, les symptômes sont des systèmes d’alarme qu’il faut écouter et non masquer ! Si vous écoutez votre corps lorsqu’il chuchote, vous n’aurez pas à l’entendre crier… Ballonnements = dysbiose intestinale = déséquilibre du microbiote , mauvais choix et mauvaises associations alimentaires , excès de glucides : sucres complexes ( céréales , avec leurs acides oxalique et acétique dangereux), sucres raffinés, excès de fibres ou fruits après repas -> fermentations -> gaz. La flore intestinale est le reflet du mode de vie et de l’environnement, de la nourriture, du stress , du sommeil , des produits chimiques, etc. Fermentations , ballonnements, diarrhées, constipation , lourdeurs, sont les premiers signes du dysfonctionnement intestinal ( dysbiose ) et de l’ auto-intoxication de l’organisme, c’est surtout au niveau de l’ alimentation qu’il faut agir. Des fermentations intestinales peuvent être à l’origine d’une élévation des gamma GT et donc d’une surcharge hépatique même chez des personnes ne consommant pas d’alcool. En effet, l es intestins humains peuvent fermenter de l'éthanol à partir de certains sucres ingérés lors des repas ou de mauvaises compatibilités alimentaires . Par exemple, avec un petit-déjeuner occidental classique : céréales ou pain + jus d'orange ou fruit + produits laitiers + café ou thé . Les acides et les amidons ne sont pas compatibles. La nutrition doit être consciente car elle conditionne une bonne digestion et un bon équilibre intestinal, c’est la principale responsable du fonctionnement normal ou pathologique de notre côlon. Les ballonnements peuvent également être la conséquence de l’ hyperperméabilité intestinale , les toxiques passent dans le milieu intérieur (sang et lymphe ). Des ballonnements qui se produisent dès que quelque chose arrive dans l’estomac signe une hypochlorhydrie . Soyons responsables de nos actes & de notre santé Causes : Mauvaise alimentation ( lait et dérivés, céréales , jus de fruits, muesli, nourriture industrielle), pesticides , surcharge de toxines, déséquilibre du microbiote , stress , faiblesse biliaire de la vésicule, mastication insuffisante, grignotage , mauvaises associations alimentaires , lectines, phytates . L' hypochlorhydrie . Mais aussi la transition alimentaire vers une alimentation plus saine et vivante, les fruits et légumes crus peuvent faire gonfler la plaque mucoïde pour la décoller des intestins. Il faut continuer en douceur, par exemple en ajoutant quelques légumes cuits afin de détacher ces crasses. L’irrigation colonique ou les purges seront bénéfiques dans certains cas, au Chlorumagène ou à l’huile de ricin ou la purge du Dr. Bertholet. La parasitose . L'alcool, le tabac et le café sont des irritants des muqueuses digestives, créant : gastrite , entérite, colite, fermentations et ballonnements. Les médicaments (pilule contraceptive, antibiotiques, IPP , etc.) Remarque : des sensations douloureuses et des ballonnements peuvent être provoqués par un manque de production de sérotonine (hormone du bien-être, du plaisir, de la mémoire , etc.) Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation ou d'intolérances alimentaires. Solutions : Le repos digestif en premier lieu, le solliciter le moins possible, diètes, monodiètes , jus de légumes surtout verts, respect des temps de digestion, le jeûne est idéal. Adapter la diète à son génotype . Eviter le ralentissement digestif et le grignotage . Eviter les végétaux riches en lectines et en phytates . Rétablir progressivement le microbiote grâce aux prébiotiques naturels : fruits et légumes murs et biologiques , jus de légumes, choucroute crue et autres légumes lactofermentés, bananes, panais, topinambours, oignons, ail, asperges, fenouil, curcuma, carottes, miso bio de riz brun et de soja, etc. N.B. 60 gr. de choucroute crue équivaut à 1 boite de gélules de probiotiques. Les purges . Les lavements et l’hydrothérapie du colon. En cas de fragilité intestinale trop importante au début, faites l’impasse sur les crudités et rééduquer les intestins fragilisés avec des jus de légumes uniquement pour un soulagement pendant la reforme alimentaire, Le charbon actif. L'eau argileuse blanche en interne. Bétaïne HCL + pepsine en cas d' hypochlorhydrie . Béquilles de soutien phytothérapeutiques : Plantes et tisanes cholagogues (bile) & carminatives (gaz) : anis vert, menthe poivrée, mélisse, thym, fenouil, angélique. Berbérine pour corriger la dysbiose et assainir les intestins. Chlorophylle magnésienne. Une ampoule de fenouil-menthe poivrée Superdiet avant le repas. Aromathérapie : huiles essentielles d'estragon, de cumin des prés et de menthe poivrée (antispasmodique, anti-fermentaire et carminatif). Gaz & intestins enflammés : Jus de carottes, pommes, épinards, pomme de terre, + 2 bananes mûres à la croque tous les jours pendant 3 semaines. Jus verts et chlorophylle . Fruits doux et mûrs, kakis, mangues, etc. Aloé Vera fraîche. Curcumine . Pas de légumes crus pendant la cure, mais en JUS à l'extracteur (auto-réparation, revitalisation). Jeûne , laisser le système digestif au repos, 1 jour, 2 jours, 3 jours… si possible le temps nécessaire. L'utilisation des associations alimentaires compatibles rend la digestion plus aisée. Elle réduit les risques de fermentation et de putréfaction digestive, économise l'énergie vitale et diminue la toxémie , l'alimentation associée constitue un facteur rénovateur de santé. Biologie : Pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique, il faut réaliser un kit urinaire MOU (Métabolites Organiques Urinaires). Une analyse de sang avec le LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : troubles digestifs (mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales). Citations : “L’hygiène intestinale est de premier ordre, c’est la clé de la santé, de la vitalité et de la vraie naturopathie hygiéniste. Les matières fécales stagnantes intoxiquent l’organisme. Le processus d’auto-guérison, ne peut être effectué qui si on vide la tripe. La purge libère l’homéostasie .” - Pr. Grégoire Jauvais "95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales." - Dr. François Plantey, psychiatre "Les ballonnements, les gaz, les gargouillements dans l’estomac, les malaises, les selles malodorantes, l’haleine fétide et la langue chargée de même que des symptômes plus graves aussi, attestent de la putrescence qui existe dans l’appareil digestif de la grande majorité des gens." - Albert Mosséri "Les 4/5 des maladies sont dues directement ou indirectement aux produits toxiques provenant des fermentations ou putréfactions gastro-intestinales causées par des excès alimentaires, ou plus fréquemment encore par une alimentation irrationnelle." - Dr. Guillaume Guelpa "Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie." - Hippocrate Articles complémentaires : Les compatibilités alimentaires La prise des repas Quelques règles alimentaires de base Manque d'appétit et difficultés digestives liés à l'âge

  • Le massage californien

    Article de santé naturelle, massothérapie Le massage est vieux comme le monde, c’est l’expérience du toucher, primordiale et pourtant si négligée par notre civilisation occidentale. C’est pourtant une clé de notre bien-être tout au long de la vie. La pratique du massage est un moyen extraordinaire de retrouver son corps et de découvrir un autre mode de communication au-delà des mots. Un contact authentique, empathique, le touché d’un individu à un autre est certainement le meilleur moyen de favoriser l’état de détente. Le massage californien recommandé en hygiénisme et en naturopathie, est un massage global, harmonique, neurosensoriel & aromatique aux huiles essentielles à haute teneur en principes actifs, qui vise autant la détente que l'éveil d'une conscience psycho-corporelle. Ce massage utilise de longs mouvements lents et fluides qui englobent tout le corps et qui permettent une profonde relaxation physique et psychique. Huile de massage chaude aux huiles essentielles Partant d'effleurages doux, enveloppants et relaxants, les manœuvres s’enchaînent et s’intensifient pour soulager des tensions plus profondes. Cela peut faire surgir et libérer des émotions cachées, inscrites dans la mémoire corporelle. La personne massée s’abandonne. Les massages relaxants comme le massage californien sont intéressants durant un jeûne pour libérer l’ensemble de nos émotions qui sont parfois bloquées, désirs, sentiments, donc une part de notre psyché qui peut aussi se purifier pendant le jeûne . La massothérapie faite de pétrissage des muscles a pour but de provoquer des drainages et des nutritions à travers ces tissus. Applications thérapeutiques du massage californien : Améliore la circulation sanguine Draine Relaxe Détend les muscles Diminue l’anxiété et le stress Soulage les douleurs chroniques Soulage les douleurs musculaires Accroît l'énergie vitale et l'immunité Stimule la production d'ocytocine Déblocage émotionnel Citations : «Pour favoriser la relaxation et le sommeil, rien n’égale un vrai massage de la tête aux pieds.» - Robert Masson « La main humaine, agissant de concert avec le mental, le cœur et l’esprit, est sans doute l’outil le plus sophistiqué de l’Univers physique connu. Avec son éventail de pressions et sa chaleur unique, elle peut apaiser, harmoniser et prendre soin de l’humain dans toutes ses dimensions. » - David Lauterstein Massage californien à Bruxelles : https://www.facebook.com/Massage-californien-aromatique-361185607842105/

  • L'énergie vient du repos, pas de l'alimentation

    Article naturo-hygiéniste On confond encore trop souvent énergie  et carburant . L’alimentation, c’est le carburant : elle fournit des nutriments, des vitamines, des minéraux et des molécules que le corps pourra transformer, utiliser, stocker… mais elle ne donne pas directement de l’énergie . Et on le ressent clairement : après un repas, surtout s’il est lourd ou complexe, on ne déborde pas d’énergie, bien au contraire. La digestion peut mobiliser 40 à 60 %  de notre énergie vitale , selon la richesse et la complexité de l’assiette. Le corps détourne alors la force disponible vers le système digestif, au détriment des muscles et du cerveau. Pas étonnant que l’on ait envie de s’allonger plutôt que de courir après un bon repas ! C’est aussi pour cela que les athlètes ne mangent pas juste avant une épreuve : leur performance serait directement impactée, car une digestion en cours affaiblit le tonus musculaire et la concentration. Dans la nature, les animaux, en l’absence de menace, se reposent instinctivement après avoir mangé. C’est une loi biologique universelle. Le Dr Édouard Bertholet l’exprimait très justement : « On ne réfléchit pas assez au fait que les aliments, pour donner de l’énergie à l’individu, doivent d’abord passer par une longue série de transformations qui les amène enfin à l’état de corps chimiques spéciaux susceptibles d’être utilisés par les organes pour leur travail propre ; c’est alors seulement que l’on peut parler d’énergie fournie par les aliments, mais pour arriver à ce stade de substances assimilables utiles ils demandent un gros effort de nos organes digestifs ; le premier acte de digestion se solde donc pour nous par une déperdition d’énergie, représentée par la force nerveuse nécessaire pour mettre en action les divers processus digestifs. » Ainsi, croire que l’on va retrouver de l’énergie en mangeant lorsque l’on est épuisé est une erreur fréquente. C’est même l’inverse qui se produit : le repas aggrave la fatigue en dispersant l' énergie vitale  – un phénomène que l’on pourrait appeler dispatching vital .   Le repos : la véritable source d’énergie L’énergie véritable vient du repos, sous toutes ses formes : repos physique repos mental repos sensoriel et surtout… repos digestif C’est la nuit , pendant le sommeil profond, que l’organisme recharge réellement ses batteries. On l’observe facilement : on est bien plus efficient le matin, avant le premier repas, qu’en fin de journée lorsque l’énergie a été largement dirigée vers les digestions successives, la gestion du stress , les sollicitations mentales, etc. En naturopathie, cette énergie profonde est appelée énergie vitale , la force d’auto-guérison du corps. Elle est très visible chez les enfants, beaucoup moins chez les personnes âgées. Sa vitesse de déclin dépend directement : de l’hygiène de vie, de la qualité du sommeil, du niveau de stress , de la surcharge toxique ( toxémie ), et de l’état du système hormonal, nerveux et digestif. Les médecines traditionnelles la connaissent depuis toujours : Prâna  en Ayurveda, Qi  en médecine chinoise. La médecine conventionnelle, elle, peine encore à la nommer, bien qu’elle en observe indirectement les manifestations. D’un point de vue physiologique, la force vitale correspond à : la qualité du système neuro-psycho-endocrinien, la fluidité et la pureté des humeurs , ces liquides internes (sang, lymphe , liquides intracellulaires et extracellulaires) dans lesquels baignent nos cellules. Et c’est précisément pour cette raison que bien souvent le jeûne – ou simplement une réduction du volume et de la fréquence alimentaire – permet de restaurer rapidement l' énergie vitale  : en diminuant la charge digestive, il offre au corps un repos physiologique puissant. La baisse progressive de cette énergie vitale  porte d’ailleurs un nom : l’énervation , la première des 7 étapes de l’évolution de la maladie décrites par le Dr. John Tilden. Alors oui… vive la sieste  ! Lorsqu’elle est faite au bon moment et par besoin réel, elle n’est pas du temps perdu : c’est du temps gagné .   Les stimulants ne donnent pas d’énergie : ils la volent Le café , le chocolat, les boissons énergisantes, les excitants sensoriels… Autant de substances qui donnent une illusion d’énergie . En réalité, la caféine, par exemple, n’apporte aucune énergie : elle ne contient aucun nutriment énergétique. La caféine est perçue par le corps comme un stressant, voire un toxique léger. Résultat : augmentation du rythme cardiaque, vasoconstriction, sécrétion accrue d’adrénaline et de cortisol , activation du système nerveux sympathique (mode “survie”). On ne gagne donc pas d’énergie : on pioche dans son capital vital. Les stimulants excitent, fatiguent, usent le système nerveux et finissent par épuiser . « L’épuisement du corps est proportionnel à la stimulation qu’il subit. »   Un mot sur la production réelle d’énergie : les mitochondries Une fois les aliments digérés, absorbés et transformés en molécules utilisables (notamment le glucose, les acides gras et certains acides aminés), celles-ci entrent dans les mitochondries , les “centrales énergétiques” de nos cellules. C’est là que l’organisme produit son ATP (adénosine triphosphate), la monnaie énergétique de la vie. Mais cette production dépend : Du bon état des mitochondries , d’une bonne oxygénation, d’un système digestif efficace, d’un microbiote en équilibre, d’un métabolisme fonctionnel, et de micronutriments essentiels ( magnésium , vitamines B, CoQ10, carnitine, acide alpha-lipoïque…). Si l’organisme est épuisé, nerveusement et physiologiquement, même la meilleure alimentation ne suffira pas à créer de l’énergie efficacement.   En conclusion : Pour récupérer, guérir, éliminer, se régénérer… la première chose à faire n’est pas de manger, mais de se reposer . Le repos est la matrice de l’énergie. L’alimentation est un carburant. Le système nerveux est le chef d’orchestre. Et les mitochondries sont les artisans silencieux de cette magie. Citations : « Le soleil et le repos du corps et de l’esprit sont nécessaires pour conserver une réserve d’énergie suffisante. Peu de personnes, dans la vie active, se reposent suffisamment. » Dr. John H. Tilden « Manger lorsqu’on est fatigué, c’est imposer une vaine dépense à toutes les énergies vitales, car on peut être certain qu’un repas pris dans ces conditions ne sera pas réparateur. » - Dr. Dewey « Dans certains pays la sieste fait partie des activités quotidiennes normales, mais en France, elle a, à tort, une connotation de paresse. Et pourtant savoir faire la sieste c’est savoir respecter les besoins fondamentaux de l’organisme. Les Crétois dont la santé est montrée en exemple font la sieste quotidiennement et considèrent cet instant comme un « instant sacré ». Certains hommes d’affaires tiennent un rythme infernal parce qu’ils savent faire une sieste même courte pendant la journée. La sieste permet parfois de rattraper du sommeil en retard. » - Robert Masson Articles complémentaires : Les stimulants L'énergie vitale Le café La loi n°18 : du repos, de Shelton ; n°7 : de l’économie spécialisée et n°2 : de Walter Les mitochondries Les causes de la fatigue L'insomnie Les 9 facteurs de la santé intégrale

  • Manque d’appétit et difficultés digestives liés à l’âge

    Physiologie de la nutrition Causes : La production d’enzymes (ou diastases) digestives diminue avec l’âge. La muqueuse gastrique s’atrophie et l’acidité de l’estomac est moins puissante ( hypochlorhydrie ). Le foie et la pancréas peuvent aussi être fatigués, engorgés, congestionnés. Le métabolisme ralentit avec baisse des besoins énergétiques. La sédentarité et le manque d’ activité physique réduit la sensation de faim. La santé mentale (anxiété, dépression ), l’isolement social, le manque de motivation. Les problèmes bucco-dentaires avec difficultés à mâcher correctement. De ces causes découle une digestion plus lente, plus compliquée et l’absorption des nutriments est plus difficile. Apparaissent alors divers symptômes comme de la fatigue , une perte de poids, des ballonnements , des gaz, des éructations, de la constipation , de la diarrhée, de la dysbiose intestinale , des lourdeurs, du reflux , etc. La situation s’aggrave par de mauvaises habitudes nutritionnelles, avec des carences , des aliments cuits enzymatiquement pauvre, de mauvaises associations alimentaires , de l’anxiété, du stress , des médicaments, des maladies, etc. De nos jours, les aliments crus et bruts occupent une place insuffisante dans l’alimentation de la majorité des occidentaux. Pour retrouver un système digestif fonctionnel et une meilleure vitalité , nous tacherons donc de corriger les mauvaises habitudes en adoptant une alimentation plus saine , plus vivante et enzymatiquement riche. En mangeant dans le calme, nous mastiquerons correctement nos aliments pour bien stimuler notre production d’enzymes. De cette manière nous restaurerons les capacités digestives et ouvrirons progressivement l’appétit. Nous limiterons également l’apport de toxiques pour soulager le foie et récupérer ses fonctions efficientes. Sans rentrer dans les détails, les enzymes sont des éléments vitaux, ce sont des protéines qui ont une action chimique et qui interviennent dans la transformation et la digestion des aliments. Elles décomposent les macronutriments en micronutriments assimilables. Ce sont des agents très actifs du métabolisme. Des enzymes sont produites par nos organes digestifs et contenues dans la salive, l’estomac, le pancréas, le foie et l’intestin grêle. D’autres enzymes se trouvent dans la nourriture vivante , mais elles sont sensibles à la chaleur et sont détruites à partir de 45°C… Un déficit enzymatique peut faire le lit de toute une clique de maladies chroniques et dégénératives. Le Dr. Edward Howell (un des premiers chercheurs sur les enzymes) pense qu’à force de manger des aliments trop cuits ou transformés, nos organes s’épuisent à fabriquer plus d’enzymes pour les digérer, en particulier notre pancréas. Plus de 4.000 enzymes sont connues dans notre organisme : - Les enzymes métaboliques indispensables au fonctionnement cellulaire. - Les enzymes digestives produite par nos organes digestifs, tels que : L’amylase, la lipase, la protéase, la pepsine, la trypsine, etc. Grâce à l’action enzymatique, les protéines seront réduites en acides aminés, les glucides en glucose et les lipides en acides gras assimilables. - Les enzymes digestives apportées par les aliments naturels crus et de fermentations microbiennes, tels que : La bromélaïne, la papaïne, la ficine, etc. Solutions : Adopter une alimentation riche en enzymes. Prendre des compléments enzymatiques. Respecter quelques règles alimentaires basiques . Eviter le grignotage et les excès alimentaires qui sont sources d'infections et d'affaiblissement immunitaire. Eviter le miel (sucré et acide) pris avec d’autres aliments, c’est un inhibiteur de digestion. Consommé avec des amidons ou des protéines , il se produira des fermento-putrescences délétères. Eviter d'autres inhibiteurs de digestion qui causent le ralentissement digestif : sodas et limonades, chewing-gum, sirops, friandises, boissons alcoolisées. Eviter les mauvaises associations alimentaires , notamment des aliments acides ( fruits , tomates) avec des féculents . Réduire le stress et l'anxiété qui sont des coupe-faim. Utiliser des épices et des aromates qui facilitent la digestion. Prendre une ampoule de fenouil-menthe poivrée Super Diet avant le repas ou une ampoule de bien être digestif après le repas. Vérifier correctement le fonctionnement de la glande thyroïde et des glandes surrénales . Les potages se prendront seuls, en dehors des repas, car ils diluent les sucs gastriques. Les aliments riches en enzymes : Les fruits et légumes frais, crus et biologiques . Les jus de légumes et de fruits frais . Le gingembre possède des vertus digestives qui favorise la sécrétion de bile et stimule la production d’enzymes digestives. Les légumes lactofermentés et la choucroute crue. Les graines germées. Les olives noires dans la saumure. La sauce tamari biologique non pasteurisée. Le kéfir. Le bouillon de miso. Le vinaigre de cidre biologique . Les yaourts de chèvre et de brebis biologiques non pasteurisés aux ferments lactiques. Les compléments alimentaires à base d’enzymes végétales et animales de sources naturelles à prendre aux repas contenant : Pancréatine Bromélaïne (d’ananas) Papaïne (de papaye) Ficine (de figue) Lipase Rutine Bétaïne HCL + pepsine en cas d' hypochlorhydrie . Phytothérapie : Superdiet Complexe Digestion : Radis Noir - Chardon Marie - Artichaut - Romarin Bio : 1 ampoule par jour. Fenugrec. Oligothérapie : Zinc-Nickel-Cobalt. Nickel-Cobalt (lourdeurs digestives, ballonnements). Plasma marin de Quinton  (pour l’homéostasie stomacale). Nutrithérapie : Iode (métabolisme, sucs gastriques). Zinc *. Vitamine B1. Vitamine D3 nécessaire à la construction de l’os et du muscle. Coenzyme Q10 en soutien des mitochondries . *Le zinc participe à la sécrétion d'enzymes digestives et à la sécrétion acide par les cellules pariétales de l'estomac. Biologie : Bilan surrénalien : taux sanguin de prégnénolone :  > 2 ng/ml ; de DHEA : > 200 µg/dL et de cortisol libre à 08h. Taux urinaires des 17-OH-stéroïdes sur 24H. Kit urinaire MOU (dysbiose intestinale). Citations : « Les enzymes sont des substances qui font que la vie est possible. Elles sont indispensables à chacune des réactions chimiques qui se produisent dans l’organisme. Sans enzymes, il n’y aurait aucune activité. On peut dire qu’elles sont les forces de travail qui construisent votre corps tout comme les ouvriers du bâtiment sont celles qui construisent votre maison. Vous pouvez avoir tous les matériaux de construction possible, pour bâtir une maison, il vous faut aussi des ouvriers qui représentent l’élément de vie essentiel. De la même manière, vous pouvez avoir tous les nutriments, vitamines, protéines , minéraux… indispensables à votre corps mais vous aurez également besoin des enzymes, l’élément de vie, pour maintenir votre organisme vivant et en bonne santé. » – Dr. Edward Howell « Tout surmenage de l’appareil digestif a pour l’humain des conséquences très lourdes. Le ralentissement digestif s’accompagne d’une augmentation de la fermento-putrescence colique et même entérique avec production décuplée de poisons. Ces poisons non détruits par le foie passent dans les humeurs : c’est l’intoxination. » - Robert Masson

  • La tendinite

    Article naturopathique Un petit article pour une affection courante de type cristalloïdale . La tendinite ou tendinopathie est une forme de rhumatisme , c’est l’ inflammation d’un tendon. Le tendon est un tissu conjonctif avec une structure de collagène , d’eau et d’élastine qui relie les os aux muscles. Les hommes sont généralement plus touchés que les femmes.   Causes : Le déséquilibre acido-basique . L’excès d’ aliments acidifiants ( produits laitiers , céréales , charcuteries, abus de protéines , alcool). La déshydratation. L’ alimentation inflammatoire. L’ hyperuricémie . Les médicaments : antibiotiques (fluoroquinolones), statines qui peuvent provoquer la rupture d'un tendon. Les poisons overtoniens , dont le café et l’alcool (déshydratation, inflammation, purines, acide urique ). Les carences ou les déficits nutritionnels. Des mouvements sportifs mal réalisés. La porosité intestinale qui surcharge le foie , les reins et maintient un état inflammatoire. Une dysbiose à dominante fongique. La fatigue . Le manque de testostérone qui a un rôle réparateur et protecteur sur les tissus musculosquelettiques. Un déficit en hormone de croissance peut affecter la structure des tendons et nuire au processus de réparation. Un manque de cortisol peut entraîner des douleurs musculo-articulaires, une fatigue intense et une moins bonne récupération, rendant les tendons plus fragiles et sujets aux blessures. Facteurs aggravants : L’âge. Le surpoids. La sédentarité. Le diabète (l’hyperglycémie joue un rôle dans l’apparition des tendinites). Le stress est un élément acidifiant.   Biologie : CRP et CRP-US. Statut en acides gras et en antioxydants. Fonction rénale. Equilibre hydrominéral : calcium, magnésium érythrocytaire, sodium, potassium, phosphore, vitamine D. Acide urique . L’hémoglobine glyquée (HbA1c). Testostérone totale et libre. Cortisol libre à 08h00. Hormone de croissance : IGF-1 & IGFBP-3. Zinc , cuivre , sélénium. Coenzyme Q10.   Prenons soin de nos articulations en corrigeant nos erreurs existentielles et évitons la tendinite chronique qui pourrait évoluer vers la rupture d’un tendon…   Solutions :   Nutrition : Adopter une alimentation anti-inflammatoire riche en polyphénols , variée, biologique , équilibrée de type paléolithique . Diminuer les aliments acidifiants . Consommer du bouillon d’os aux légumes riche en collagène et en minéraux. Equilibrer les acides gras , en veillant notamment au bon ratio oméga-6/oméga-3 : 2/1 ou 3/1. Consommer assez de fibres. Boire suffisamment et régulièrement une eau de qualité pour rester bien hydraté. Boire des jus de légumes biologiques fraîchement pressés à l’extracteur.   Hygiène de vie : Transpirer : pratiquer le sauna et garder une activité physique adaptée, maintenir l’articulation touchée en mouvement sans exagération. Faire une purge magnésienne. Prendre soin de nos émonctoires  : foie , intestins, reins. Augmenter la testostérone .   Supplémentation : Nutrithérapie  : Oméga-3 : 3 grammes par jour en curatif, 2 grammes en prévention. Vitamines C et D. Magnésium citrate ou bisglycinate + vitamine B6. Zinc organique ou chélaté le soir à distance du cuivre . Sélénométhionine. N-acétylcystéine . L-glycine . Soufre organique MSM. Coenzyme Q10 . Collagène d’origine bovine au moins 10 grammes par jour. Oligothérapie catalytique per os le matin à jeun : Silicium organique + cuivre  : 2 fois par jour. Plasma marin de Quinton en isotonique : 200 à 300 ml par jour. Phytothérapie : Harpagophytum, curcumine sans pipérine si le problème devient chronique. Tisane rénale antiacide « La Royale » : feuille de cassis, orthosiphon, pariétaire, fumeterre, romarin, pensée sauvage, fleur de sureau, verge d’or, queue de cerise, fraisier sauvage. L’aubier de tilleul. Aromathérapie : huiles essentielles en local : 5 g d’eucalyptus citronné + 1 g de gaulthérie + 1 g de menthe poivrée + 1 g d’immortelle. Massage : Masser le tendon en profondeur et en force pendant 2 minutes jusqu’à la limite de l’insupportable pour accélérer le processus de réparation par afflux sanguin. Poser un cataplasme d’argile verte in situ pendant 20 minutes 2 fois par jour. Alterner le chaud et le froid ce qui permet d’activer la circulation et de détendre les muscles. Thérapie à la lumière rouge .   Citations : « Si le rein a perdu de sa mobilité, sa fonction sera réduite et donc l’hydratation du corps et plus particulièrement des tendons sera insuffisante provoquant dès lors tout type de pathologie tendineuse. » - Thierry Blain, kinésithérapeute « Le terrain donne naissance aux troubles. Par conséquent, le traitement des troubles doit passer par le traitement du terrain. Traiter seulement les symptômes sans modifier le terrain , c’est préparer des récidives, des transferts morbides ou des aggravations, mais rarement des guérisons durables. »  - Christopher Vasey, naturopathe « Généralement, il y a un syndrome caractéristique qui joue un rôle majeur dans la genèse des pathologies rhumatismales : c’est le syndrome de déminéralisation , qui résulte surtout d’une insuffisance métabolique des substances acides. La cause réelle, unique et primaire des tous les rhumatismes est l’acidité ! » - Christian Brun, naturopathe   Articles complémentaires : L’inflammation Quelques règles alimentaires basiques Les lipides

  • Une superstar : le candida albicans et la candidose

    Article naturo-hygiéniste “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate Le candida est une levure présente chez tout le monde, vivant en symbiose avec les autres micro-organismes à l’état naturel dans les muqueuses de l’être humain. Il intervient dans la décomposition des matières en excès… S’il y a prolifération de levures ou de champignons, c’est qu’il y a prolifération de déchets à dégrader et /ou dysbiose du microbiote . La prolifération du candida est un symptôme de dysbiose, de stress et d’accumulation de déchets. Le symptôme d’un mode de vie à l’envers avec un système immunitaire épuisé, d’un terrain déséquilibré qui se situe en zone 2 du bioélectronigramme Vincent : milieu acide et oxydé. La candidose, c'est plus de 700.000 cas dans le monde. Les microbes ne sont pas là pour faire du mal, ils sont uniquement là pour remplir leur fonction qui est de dégrader et de recycler. Plus de déchets = plus de microbes . Il ne faut pas se préoccupez des mouches et des asticots sur la poubelle, il faut juste nettoyer la poubelle, après avoir arrêté d'y mettre n'importe quoi. Le problème n'est pas la bactérie, le virus ou le champignon. Le problème est l'intoxication avec les résidus alimentaires, notamment les « colles » qui viennent des aliments mucogènes , ainsi que tout ce qui est ingéré et qui n'a rien à faire dans le corps d'un anthropoïde. Symptômes : Des envies incontrôlées de sucre et d’ amidon , peuvent signer la présence anormale de candida. Des troubles digestifs : gaz, ballonnements , maux d’estomac, constipation , diarrhée, etc. Langue blanche possible. Infections fongiques cutanées chroniques. Taux de cortisol bas. Plutôt que de se focaliser sur la maladie, concentrons-nous sur la pratique de la santé. Le corps et les cellules feront le reste. Causes de la prolifération du candida albicans : Excès de glucides : céréales (pain, pâtes, viennoiseries, etc.) amylacées , sucres raffinés, sodas, alcool. Alimentation industrielle. Produits laitiers . Déséquilibre du microbiote : si la population de bactéries diminue => les champignons prolifèrent et vis-versa. Antibiotiques, aliments contenant des antibiotiques, médicaments, IPP. Pesticides . Hypochlorhydrie stomacale. Déficit en cortisol . Complémentation en fer. Pilule contraceptive, fatigue , stress = atteinte du microbiote. Grignotage et ralentissement digestif entrainant une fermentation excessive. Au début du 20ème siècle, chaque Français consommait 10 kg de sucre par an, 3,5 fois plus de nos jours ! Solutions : Renforcer le système immunitaire (voire aussi : Les 9 paramètres de la santé intégrale ). Prendre soin des intestins, du microbiote et stopper la guerre contre le vivant ( micro-organismes ). Décongestionner la lymphe . Repos suffisant. Négativation (contact avec la terre). Nourrir le corps de manière physiologique, biologique et équilibrée, c'est-à-dire avec des aliments vivants, simples, bruts, prévus pour son système digestif, laissant le moins de déchets possible : I ntégrer de l'huile de noix de coco à l'alimentation qui grâce à l'acide caprylique qu'elle contient permet de lutter contre les affections fongiques. Contre indiquée chez le génotype apoE4 . Respecter les compatibilités alimentaires pour éviter les mauvaises fermentations et la prolifération des levures et de champignons. Eviter la consommation de champignons, de levure et de produits fermentés. Cure de charbon actif avec psyllium blond à distance des repas, des médicaments et des compléments alimentaires. Méthode express : Jeûne à l’eau d’au moins 10 jours, pour permettre à la flore de se rééquilibrer, suivie d’une réforme alimentaire stricte. Durée pour la régulation de la population des levures 6 à 12 mois… Biologie : Kit urinaire MOU. « Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. » Soutient phytothérapeutique : Echinacée, giroflier. Berbérine . Extrait de pépins de pamplemousse. Chlorophylle magnésienne. Allicine. Extrait d'ail vieilli . Aromathérapie : Les monoterpènes, limonènes (pamplemousse, citron, tea tree, clou de girofle, origan, thym à linalol, livèche, etc.). Nutrithérapie : Sélénium : deux noix du Brésil / jour. Vitamine C  : 3 gr. / jour. Iode . N-acétylcystéine (fongistatique et antibiofilm). Oligothérapie : Argent colloïdal. Manganèse/cuivre. Plasma marin de Quinton . Probiotiques : Saccharomyces boulardii  Jus de légumes contre la candidose : Gingembre Curcuma Ail Coriandre Céleri Épinard Concombre Fenouil La chlorophylle est un assainissant naturel de tout le système. Citations : « Les microbes dits ‘pathogènes’, de même que les parasites et autres candida albicans, ne se développent que dans des terrains organiques morbides, intoxiqués, encombrés de déchets et de résidus putrides. » - Pr. Grégoire Jauvais « En prenant des IPP, on détruit le microbiote, on favorise la candidose . Pour moi, la pire des choses c’est de traiter les reflux acides avec des IPP sans réfléchir à la cause. » - Dr. Christian Ledoux « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • La migraine

    Article de naturopathie / hygiénisme La migraine est une maladie neurovasculaire chronique qui touche 10 à 15% de la population avec 3 à 4 fois plus de femmes que d’hommes. Ces crises de douleur intense sont très déprimantes et débilitantes pour l’individu touché. Les personnes atteintes se soignent peu ou mal. Causes : La migraine est une affection cristalloïdale, il y a donc présence de cristaux, ce qui induit la douleur aigüe. La migraine se déclenche lorsque des cristaux d’acide sont en train de fondre. Le corps tente d’expulser l’acide au niveau de la tête. Rappelons que la douleur est une expérience de l’acide. Comme il y a une mauvaise évacuation de ce type de déchets, nous pouvons en conclure qu’il y a une faiblesse au niveau rénal, mais souvent il peut y avoir également une congestion au niveau du foie . Nous ferons attention à obtenir un apport équilibré en acides gras , en électrolytes et en micro-nutriments afin de diminuer l' inflammation chronique . L’ablation des amygdales est délétère, car ils drainent toute la partie cervicale en toxines. En supprimant ces précieux filtres, nous n’aurons plus rien pour drainer les toxines de la partie cervicale. Le système sanguin se chargera plus facilement d’impuretés avec cette congestion de la circulation cérébrale. Les produits laitiers sont à la base de la majorité des migraines (congestion de la sphère ORL par les déchets). 80% des personnes migraineuses qui arrêtent de consommer des produits laitiers voient leurs symptômes disparaître en quelques semaines. Le lactose ET la caséine sont incriminés. Rappelons que les produits laitiers sont à la fois des aliments mucogènes et acidifiants , ils sont pro-inflammatoires. La porosité intestinale peut également être la cause de céphalées et le stress un facteur déclenchant. La dysbiose du microbiote intestinal. Les migraines peuvent aussi être dues à une carence en sérotonine , chouchoutons donc nos intestins. Les migraineux présentent des niveaux plus faibles en magnésium dans le sang et le cerveau. L'American Academy of Neurology a révélé l'efficacité de l'utilisation orale de magnésium dans la prévention de la migraine. L'efficacité du magnésium dans le traitement de la migraine aigüe a été confirmée par différentes études. Méfions-nous des céréales , des personnes intolérantes au gluten peuvent entretenir un état inflammatoire chronique qui pourrait favoriser la migraine. Il sera intéressant de s’imposer quelques semaines d’alimentation sans gluten pour voir le résultat. C’est une piste à ne pas écarter. Le syndrome métabolique . L' hypothyroïdie est souvent liée à des maux de tête et migraines. Une hypothyroïdie bien traitée (T3/T4) peut améliorer, voire arrêter les symptômes. Cause traumatique. Les mitochondries responsables de la production d’énergie cellulaire, sont souvent moins performantes chez les migraineux. Solutions : Suppression totale des produits laitiers pendant au moins 3 mois (lait, beurre, crème, fromage, crème glacée, desserts, etc.) Suppression des aliments inflammatoires : viandes rouge s en excès, charcuteries, overtoniens , fritures, acides gras trans, huiles de maïs, d’arachide et de tournesol, sucre , farines de céréales , etc. Suppression des toxiques , notamment du glutamate monosodique (exhausteur de goût), aspartame, etc. Limitation de la consommation d’ aliments mucogènes qui ralentissent et congestionnent les systèmes organiques. Traitement ostéopathique (myothérapie) qui peut soulager les tensions intracrâniennes, nuque, cheville, coccyx. Consommation suffisante d’ eau de source faiblement minéralisée (résidus secs < 60 mg/L.). Consommation de j us de légumes frais. Purgation magnésienne. Equilibrage des électrolytes (sodium/potassium, calcium/magnésium). Equilibrage des acides gras oméga-3-6-7-9. Réglage de la thyroïde. Respiration profonde, cohérence cardiaque . Activité physique adaptée pour le drainage général. Amélioration du sommeil . Recherche et correction éventuelle d'une dysbiose intestinale. Jeûne intermittent pour permettre la récupération des émonctoires : foie , reins et intestins. L'alimentation paléo  peut potentiellement aider les migraineux. Ce mode d’alimentation physiologique ancestral exclut les aliments potentiellement déclencheurs comme les produits laitiers , les céréales , et les aliments transformés, tout en favorisant ceux qui sont riches en nutriments importants pour prévenir les migraines, tels que les fruits , légumes, viandes maigres, poissons, noix et graines. Le chocolat contient un acide aminé, appelé la tyramine, qui est capable de déclencher des maux de tête chez certains individus. Aides et compléments : Phytothérapie : Tisanes rénales d'abord et hépatiques ensuite. Voici quelques plantes qui peuvent être utilisées dans le cas qui nous intéresse : aubier de tilleul, lavande, ginko biloba, mélisse, reine des prés, saule blanc, desmodium ascendens, pissenlit, etc. Curcumine . Gingembre. Nutrithérapie : Vitamine C retard : 1 gr. par jour. Vitamine D3. Vitamine B2 : 200-400 mg/J. Magnésium + vitamine B6 + taurine, si la migraine est liée au stress . Iode . Oméga-3 à hautes doses . Coenzyme Q10 . Mélatonine (réduit la fréquence des crises). Oligothérapie : Cobalt. Biologie  : LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein) CRP-US Magnésium érythrocytaire Tests d’intolérance alimentaires aux IgG Coenzyme Q10 Glutathion total et réduit Vitamine D et B2 (riboflavine) Fonction thyroïdienne : TSH, T3, rT3, T4 Profil des acides gras En cas de crise : 1. Une goutte d’huile essentielle d’encens "Boswellia Carterii" (ou sacra), placée sur la partie charnue de votre pouce, puis pressée sur le palais, c’est un remède naturel qui peut soulager des migraines instantanément. 2. En massage sur les tempes et le front : 1 goutte d’HE d’estragon, de menthe poivrée et de copal d’Afrique diluées dans 2 ml d’HV, max. 4x/J. 4. Oligothérapie : 1 ampoule de cobalt en suspension colloïdale dès le début de la migraine. 3. La méthode Gardelle : Vessie de glace sur la tête avec linge interposé. Serviette chaude humide avec bouillotte sur le foie. Séance de 60 minutes à renouveler si nécessaire. Le FROID sur la zone de souffrance / le CHAUD sur le foie. Citations : « Dans la vie rien n’arrive sans raison, toute chose existe et se transforme à partir d’une cause. » « Personne ne peut résoudre un problème de santé, en restant dans l’état d’esprit qui a créé le problème. » – Thomas Edison « Les mêmes causes produisent les mêmes effets ; les mêmes troubles de santé reviendront inéluctablement si les mêmes habitudes incorrectes sont reprises. La nature ne fait d’exception pour personne et nous subissons inexorablement les conséquences de nos actes. » - Dr. André Passebecq

  • Fruits locaux & tropicaux

    Par Miguel Barthéléry Beaucoup de discussions récurrentes sur la saisonnalité et la localité des fruits et des légumes… La saisonnalité et la localité sont des vrais faux débats. Tant que votre corps n'a pas comblé ses carences et n'est pas assez nettoyé, manger local et de saison ne suffira pas : votre corps vous DEMANDERA les fruits et les légumes dont il aura le plus besoin pour se nettoyer et régénérer. Considérez les fruits et les légumes comme des "alicaments". De plus, nous sommes à la base des animaux tropicaux, et seuls les fruits tropicaux nous satisfont véritablement. On en mange moins et ils nous satisfont bien plus longtemps (Livre : La cure zen detox p.141 à 143). Idéalement nous vivrions tous nus sous les tropiques à manger des mangues et des papayes… Nous avons l’extrême privilège de vivre à une époque et dans un pays où toutes ces choses nous sont disponibles toute l'année… Ou alors nous migrerions vers le sud en hiver, comme nous l'avons fait durant des millénaires pour ceux qui se sont aventurés plus au Nord. ÉVITONS donc de faire un BRAS D'HONNEUR à la Nature généreuse quand son abondance vient jusqu’à nous, et que nous n'avons plus à nous déplacer jusqu’à elle ! Notez bien : une mangue du Pérou qui nous vient par avion aura une empreinte carbone infiniment moins élevée que la viande venue du pré d'à côté, ou du blé du champs voisin, ou que la tomate de la ferme hydroponique (sic!) de la région (Même si, cette mangue aura du être cueillie avant maturité, les fruits tropicaux ont cette particularité avec certains fruits du "nord" de mûrir même une fois cueillis…) Pour vous en convaincre, regarder le film documentaire : “ COWSPIRACY ”. Pour les grands primates que nous sommes , les fruits arboricoles tropicaux (de véritables pièges à carbone) sont probablement les plus nourrissants pour nous parce qu’extrêmement riches en micro-nutriments dont nous avons besoin. RELATIVISONS, donc et ne faisons pas du mieux l'ennemi du bien. Dans un premier temps, mangeons les fruits et les légumes que nous PRÉFÉRONS et nettoyons nos humeurs . La saisonnalité viendra intuitivement toute seule, c'est promis ! L'alimentation n'est pas affaire du mental mais du corps !

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