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  • Les neurotransmetteurs

    Article de santé Description : Indispensables au bien-être et souvent ignorés, les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui permettent aux cellules nerveuses (neurones) de communiquer entre elles, transmettant des signaux électriques et chimiques essentiels à toutes les fonctions du corps comme la cognition, le sommeil, le mouvement, les émotions et le fonctionnement des organes. Un déficit en neurotransmetteurs entraîne un dysfonctionnement psychique et physique de l’individu. À ce jour, plus de 60 neurotransmetteurs ont été identifiés dans notre système nerveux.   Un déficit en sérotonine se caractérise par : Des troubles du sommeil en début et fin de nuit ; Des troubles du comportement alimentaire tels que de la boulimie ou des compulsions glucidiques (chocolat, biscuits, etc.) en fin d’après-midi ou le soir ; Des compulsions pour l’alcool, le tabac, les jeux ; Un stress qui semblera abaissé en prenant un verre d’alcool après la journée de travail ; Des troubles du comportement tels que de l’irritabilité, de l’impulsivité, de l’agressivité, de l’anxiété avec intolérance à la frustration ; Des douleurs musculaires ; Des difficultés à supporter les contraintes. La sérotonine est le neurotransmetteur du bien-être et du bonheur Solutions : Le safran est sérotoninergique. Le 5-HTP (5-hydroxytryptophane) est le précurseur immédiat de la sérotonine. La rhodiole. Nutrithérapie : protéines le matin, oméga-3, vitamines D & B6, magnésium, tryptophane à prendre en milieu d’après-midi. Ne pas prendre de 5-HTP avec du tryptophane. L'association des deux précurseurs de la sérotonine peut entraîner une augmentation excessive de celle-ci dans le cerveau, provoquant des symptômes dangereux. Il est plus sûr de n'utiliser qu'un seul de ces deux principes actifs. Le saviez-vous ? Vos envies irrésistibles de sucre, surtout en fin d’après-midi, ne sont pas un manque de volonté, mais souvent le cri d'alarme d'une sérotonine trop basse. Cette hormone de l’humeur utilise le sucre comme "carburant" pour pénétrer dans le cerveau ; c'est pourquoi vous craquez ! Pour rompre ce cycle sans frustration, le 5-HTP est une solution naturelle phare en naturopathie. En tant que précurseur direct de la sérotonine, il aide à restaurer l'équilibre nerveux et à apaiser les compulsions alimentaires à la source.   Ce déficit en sérotonine peut lui même être combiné à un déficit en dopamine (le 2ème neurotransmetteur) et noradrénaline (le 3ème neurotransmetteur) : Un déficit au niveau de l’axe dopaminergique se caractérise par : Une indifférence ; Une diminution de la libido et du plaisir de la vie en général ; Une diminution de la mémoire et de la concentration ; Une absence de joie de vivre et d’engouement pour les plaisirs quotidiens ; Une absence de projets à court, moyen et long terme ; Une baisse de la motivation et un manque d’entrain ; Une vie quotidienne monotone et routinière, de la conformité ; Un repli sur soi et chez soi ; Des troubles de l’attention (enfants TDAH que l’on nourrit typiquement avec des tartines au choco le matin) ou une difficulté à exprimer une pensée ; Une addiction à diverses drogues telles que : l’alcool, le tabac, etc. La dopamine, la noradrénaline, l’adrénaline et L-dopa sont synthétisées à partir de l’acide aminé L-tyrosine qui doit être idéalement pris avant 10h00. Les cofacteurs sont : vitamines C & D, magnésium, fer, zinc, B9-B12 et cuivre qui permettent la transformation de la tyrosine en dopamine. La noradrénaline est le neurotransmetteur de l'énergie physique et psychique La dopamine est le neurotransmetteurs du plaisir de la vie, de la libido, de la mémoire, de la concentration et de la motivation Solutions : Nutrithérapie : L-tyrosine 500 à 1.500 mg le matin à jeun + corriger dysbiose intestinale. Vitamines C & D, magnésium, fer, zinc, B9-B12, cuivre. Phytothérapie : rhodiole. Augmenter la testostérone qui à son tour augmente la dopamine.   Un déficit au niveau de l’axe noradrénergique et catécholaminergique donne lieu à : De la fatigue voire de l’asthénie ; Une indifférence émotionnelle ; Une baisse de capacité à se faire plaisir et à prendre soin de soi ; Une rupture de contact avec autrui ; Une apathie ; Une diminution des contacts sociaux ; Une augmentation du temps passé chez soi et/ou au lit ; Des difficultés à faire face aux changements et aux contraintes de la vie. Pour transformer la tyrosine en dopamine et en noradrénaline, il faut : les vitamines C & D, B9, B12, magnésium, zinc, fer. Solutions : Manger protéiné et gras le matin. Corriger les cofacteurs (vitamines C & D, B9, B12, magnésium, fer, zinc, cuivre) permettant la transformation de la L-tyrosine en dopamine. Eventuellement : L-tyrosine 500 mg (1 à 3 gélules/J le matin à jeun). Optimaliser l’apport en oméga-3. Guérir la dysbiose intestinale.   Les cofacteurs nécessaires à la synthèse des neuromédiateurs dopamine (plaisir de la vie, libido, etc. / noradrénaline (pêche, énergie, etc.) via la tyrosine et sérotonine (absence de symptômes dépressifs) via le tryptophane sont : B9 (50% de carence dans la population) B12 (80% de carence dans la population) Magnésium (90 à 100% de carence dans la population) Vitamine D (100% de carence si complémentation inférieure à 5.000 UI/jour). Fer, zinc. Les neurones doivent être suffisamment remplis d’omégas-3 au niveau de leur paroi : récepteurs postsynaptiques bloqués par des parois cellulaires trop rigides. Pour synthétiser la sérotonine, dopamine, noradrénaline intra cérébrale (neuromédiateurs), il faut bien entendu les protéines du matin et du midi, mais aussi tous les cofacteurs nécessaires à leur synthèse : B2, B3, B6, B9, B12, C, cuivre, fer, magnésium, zinc.   Un déficit en mélatonine se caractérise par : Difficulté d’endormissement ; Réveils précoces (2 à 4 heures du matin) avec difficulté à se rendormir ; Diminution, voire disparition des rêves ; Sommeil superficiel, non récupérateur : manque de stades profonds, tout comme le sommeil induit par des somnifères ; Augmentation du risque de maladies neurodégénératives: Alzheimer, Parkinson. Solutions : Idem sérotonine ; Mélatonine 1 à 3 mg (à avaler 30 min avant le couché) ; Mélatonine sublinguale 0,3 à 1 mg + mélisse (quelques minutes avant le couché).   Un déficit en GABA se caractérise par : Un état stressé, pressé, accablé ; Une impossibilité de se détendre ; De l’anxiété, de la nervosité ; Une sensation de boule dans la gorge ; Des difficultés de concentration ; Un besoin de relire un paragraphe pour l’assimiler ; Un besoin d’alcool, de cigarettes, de benzodiazépines : Xanax, Lysanxia, etc. pour se détendre.   Le GABA est le neurotransmetteur de la relaxation et du calme C’est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central. Son rôle est de diminuer l'excitabilité des neurones. Pour faire simple : si le glutamate est l'accélérateur (stress, alerte), le GABA est la pédale de frein. Solutions : Inositol L-théanine le soir au coucher L-glutamine Valériane Passiflore Bacopa monnieri Mélisse Cohérence cardiaque Respiration parasympathique : 4 secondes d’inspiration, 8 secondes d’expiration. Repos Activité physique Progestérone chez la femme Le processus de production du GABA nécessite des cofacteurs essentiels comme le magnésium, la vitamine B6 et la L-taurine. L'activité des bactéries intestinales peut aussi influencer la production de GABA. Biologie : Bilan des neurotransmetteurs sur urines de 12 heures. Citations : « On a 30% de neurones dans l’intestin et 90% de la sérotonine vient de l’intestin, 60% de la dopamine vient aussi de l’intestin, 50% du gaba vient de l’intestin, et donc lorsque l’intestin est pourri, le cerveau est « pourri » - Dr. Résimont « La phase d’excitation (libido) est surtout liée à deux neurotransmetteurs : la dopamine et la noradrénaline. Ces deux substances agissent vite et puissamment sur le cerveau pour déclencher le désir, la récompense, l’activité sexuelle… » - Dr. Claude Chauchard « La tyrosine est un acide aminé souvent négligé, pourtant central dans la production de neurotransmetteurs impliqués dans la motivation, la concentration et la gestion du stress. En période de fatigue mentale ou de surcharge cognitive, elle peut faire une différence notable. » - Amin Gasmi Source principale : Dr. Stéphane Résimont, médecine fonctionnelle.

  • Le système nerveux autonome

    Article physiologie Le système nerveux autonome (ou végétatif) est composé de nerfs et de neurones en communication. Il permet de réguler nos procesus corporels, nos fonctions vitales. Il gère les fonctions automatiques dont nous n’avons pas à nous occuper. Il permet le maintien de l'homéostasie interne de l'organisme et se compose de 3 parties : Le système nerveux sympathique (SNS). Le système nerveux parasympathique (SNP). Le système nerveux entérique (SNE) (intestins). 1. Le système nerveux sympathique fait partie du système nerveux autonome, il tend à agir en tant qu’accélérateur des organes devant une situation stressante (pédale d’accélération). Il fonctionne avec l'hormone adrénaline et noradrénaline qui sont des 'neurotransmetteurs' produits par les glandes surrénales. Son action prépare l'organisme à l'activité physique ou intellectuelle. Le SNS fait partie de l'énergie Yang (contraction). Les glandes surrénales sont les batteries du système nerveux autonome. Devant un stress important, le SNS orchestre la fuite ou la lutte (situations d'urgence). Il dilate les bronches, dilate les pupilles, accélère l'activité cardiaque et respiratoire, augmente la sécrétion de sueur et la tension artérielle. Mais il diminue l'activité digestive. 2. Le système nerveux parasympathique fait partie du système nerveux autonome. Il équilibre normalement le système nerveux sympathique une fois la crise passée, ou en situation non stressante (pédale de frein). Il fonctionne avec l'hormone acétylcholine, ralentissement général des fonctions de l'organisme, afin de conserver l'énergie. Il correspond à une réponse de relaxation (retour au calme et à la récupération). Le SNP fait partie de l'énergie Yin (décontraction). Ce qui a été augmenter, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. L'équilibre du Yin et du Yang. Il n'y a que l'appétit sexuel, la fonction digestive, la formation et l’excrétion d’urine et de salive, qui sont favorisés par le système parasympathique, mais aussi le nerf vague. On fait un malaise ‘vagal’ lorsque le SNP est trop actif et que la tension artérielle est insuffisante pour que le cerveau fonctionne correctement. Le nerf vague permet une communication permanente entre le cerveau et le système nerveux entérique (intestins). 3. Le système nerveux entérique régule le système digestif, les activités motrices et sécrétrices. 500 millions de neurones sont répartis le long du système digestif et communiquent avec le système nerveux central. Le système nerveux entérique (SNE), souvent qualifié de « deuxième cerveau », joue un rôle crucial dans la régulation des fonctions digestives. Des dysfonctionnements du SNE sont associés à diverses maladies telles que la maladie de Parkinson. Des études récentes suggèrent que les troubles digestifs précoces, notamment la constipation chronique, pourraient être des signes avant-coureurs de cette maladie neurodégénérative. Ensemble, ces 3 systèmes gèrent donc l’activité de nombreux organes et de nombreuses glandes. Le système nerveux autonome L'homéostasie est réglée de façon très complexe par le système nerveux autonome (système végétatif) et les glandes endocrines (hormones), ainsi que par de nombreux paramètres. Conséquences d’un déséquilibre du système nerveux autonome (neurotonie) : Malaise vagal Déséquilibre des activités organiques Nervosité Anxiété Dépression Fatigue Maux d’estomac Émotivité Douleur thoracique Agitation Céphalées Sensation de vertige Fourmillements dans les extrémités des membres Tremblements Palpitations Sueurs anormales Bouche sèche Troubles sexuels Tachycardie / bradycardie Syndrome de Raynaud Les maladies qui affectent le système nerveux concernent la suroxydation et la surcharge du sang, favorisant les dégénérescences et le vieillissement prématuré. La suroxydation est apportée principalement par les pollutions et la nourriture industrielle, tandis que les surcharges sont apportées par les minéraux mal assimilables et les pollutions contenues dans l’air respiré, dans l’eau consommée et dans la nourriture absorbée. En bioélectronique, les maladies neurodégénératives se situent dans le quadrant 3 sur le bioélectronigramme (terrain oxydé et alcalin). Actions du système nerveux autonome : Les actions du système nerveux sympathique et parasympathique Techniques et exercices permettant de rééquilibrer le système nerveux autonome : La cohérence cardiaque. L’activité physique régulière. Le repos et un sommeil suffisant. L’hormèse et les exercices respiratoires type ‘Wim Hof’. Une eau pure. La recherche et la suppression des toxiques : fluor, aluminium, overtoniens, vaccins, médicaments, cosmétiques, pollution atmosphérique et électromagnétique, etc. Le plasma marin de Quinton. Une alimentation physiologique riche en micronutriments et en électrolytes. Le jeûne. La gestion du stress et la relaxation. La pratique du sauna. La correction des déséquilibre acido-basiques. Exercice respiratoire pour activer le système nerveux parasympathique : Pour induire le calme, le soir avant le coucher. Cette pratique stimule le nerf vague, ralentit le rythme cardiaque, réduit le stress et prépare le corps au sommeil. Respiration abdominale pendant 5 minutes en position allongée : 1. Inspirer par le nez pendant 4 secondes. Stimule légèrement le système sympathique (action). 2. Expirer par la bouche lèvres pincées pendant 8 secondes. Active le système parasympathique (repos et digestion). Oligothérapie : manganèse/cobalt + phosphore en ampoule de solution colloïdale. Nutrithérapie : magnésium, taurine, vitamines du groupe B, acides gras oméga-3. Phytothérapie : marjolaine, équilibrante du système nerveux autonome et parasympathicotonique. Citations : « Un bon équilibre des deux branches du système nerveux autonome est un des meilleurs antidotes qui soient contre l’anxiété et les attaques de panique. » - Dr. David Servan-Schreiber « Lorsque le système nerveux est normal, c'est-à-dire lorsque l’énergie nerveuse est optimale, l’homme est normal et immunisé contre la maladie. » - Dr. J. H. Tilden « La peau est reliée au système neuro-végétatif. Cela explique pourquoi une variation psycho-émotionnelle modifie son état. » - Christian Brun « Réduire vos glucides peut aider à soutenir le système nerveux parasympathique. » - Dr. Éric Berg Articles complémentaires : Le microbiote L'homéostasie L'énergie vitale

  • Le cholestérol

    Physiologie La synthèse du cholestérol peut avoir lieu dans de nombreuses cellules, mais c'​est le foie qui fabrique le plus de cholestérol à 75%, il régule la quantité de cholestérol. Dire que le cholestérol est un poison pour l’organisme est absurde. Le cholestérol est l'agent antiacide numéro 1 de l'organisme et un anti-inflammatoire important. Ce stérol lipophile est un pilier de nos membranes cellulaires et le précurseur indispensable de nombreuses hormones vitales. Il est à l'origine du cortisol (gestion du stress et de l'énergie), de la DHEA, de l'aldostérone et de l'ensemble des hormones sexuelles comme l'œstrogène ou la testostérone. En favorisant la synthèse de cette dernière, il joue un rôle direct dans le développement de la force et de la masse musculaire, s'imposant ainsi comme un acteur clé de la croissance métabolique. Le cholestérol sert de base à l’élaboration de vitamines, notamment de la vitamine D. C’est un composant capital du cerveau qui en contient 25%, de nos cellules, du métabolisme et du fonctionnement normal du système immunitaire. Il est également un constituant des sels biliaires utilisés dans la digestion pour faciliter l'absorption des vitamines liposolubles A, D, E et K. Le cholestérol est un élément vital ! Les taux de cholestérol : Cholestérol total : < 190 mg/dL (< 230 mg/dL en 2000 ; < 250 mg/dL en 1997 ; 300 mg/dL en 1985). Cholestérol HDL (transporteur) : > 40 mg/dL. Cholestérol LDL (transporteur) : < 115 mg/dL. « Un taux normal de cholestérol pour un adulte en bonne santé varie entre 2 et 3 gr/L environ. » - Dr. Michel de Lorgeril, cardiologue, CNRS Il n’y a pas de bon ou de mauvais cholestérol, il n'existe qu'une sorte de cholestérol. HDL et LDL (lipoprotéines) sont des transporteurs qui vont transporter le cholestérol vers les cellules. Un taux LDL élevé signifie que le foie est saturé en graisses émanant d’un excès de glucides alimentaires. Un marqueur important qui mesure le stress oxydatif est le taux d’anticorps anti-LDL oxydés qui devrait se situer entre 0-400 U/L. N.B. Les normes de laboratoires sont de plus en plus restreintes au fil du temps, dans le but de créer des « malades » qui n’en sont pas. On traite des chiffres et pas des « malades », ce qui fait l’affaire des industriels de la pharmacie. "Nous estimons que jusqu'à 3 g/L au moins, le sujet ne mérite ni régime ni traitement. Donc refuser ceux-ci." - Dr. Roger Dalet, Les Mensonges de la Médecine C’est le corps lui-même qui produira selon l’état du terrain et de ses besoins le niveau de cholestérol adéquat pour ses fonctions et son autoprotection. La synthèse du cholestérol est produite à hauteur de 70-75% par un foie et un organisme fonctionnant normalement, le reste, 25-30%, est apporté par l’alimentation. La cholestérolémie n’est donc influencée qu’à 25-30% par l’alimentation. « Même avec une alimentation riche en abats et en produits laitiers, il n’est guère possible d’absorber plus de 1 g par 24 heures de cholestérol. Or l’organisme pour ses propres besoins (échange osmotique, élaborations hormonales et vitamine D3, etc.) a besoin de 3 g par 24 heures de cholestérol approximativement. On voit donc la quasi-impossibilité d’un excès de cholestérol exogène. » - Robert Masson Les taches/excroissances jaunes indolores sur les paupières sont appelées xanthelasma. C’est du cholestérol sous la peau et le témoignage d’un taux de cholestérol élevé. Les individus présentant ces taches ont deux fois plus de risque d’avoir une crise cardiaque (étude danoise pendant 30 ans sur 12.745 personnes). Chez les personnes âgées, plus le cholestérol est élevé, meilleure sera l’espérance de vie. Causes : L’augmentation des niveaux de cholestérol se produit en cas d'acidose, de stress, d’excès de sucres (hyperinsulinisme) ou de café, de manque de fruits, de tabagisme, d'hypothyroïdie non traitée.. Les cellules fabriquent le cholestérol de manière endogène selon les besoins du corps. En effet, si le corps est enflammé, les niveaux de cholestérol vont augmenter pour tenter de contrôler l’inflammation (processus régulateur homéostasique). Si des brèches dans l’endothélium menacent les vaisseaux sanguins, le corps produira du cholestérol et déposera des plaques d’athéromes* pour colmater les microfissures (pansements). *Athéromes : agglutinement de plaquettes, de sédiments, de cholestérol, de minéraux et de métabolites. Des personnes carencées en vanadium peuvent avoir un taux de cholestérol élevé. Une alimentation équilibrée suffit à combler les carences de cet oligoélément que l’on trouve dans les noix, les pommes, le poivre noir et les huiles riches en oméga-6. Du cholestérol chez les végétaliens… "C’est en observant des végétaliens venus me consulter pour un taux de cholestérol de 3 à 5 g et de lipides totaux de 10 à 15 g que j’ai compris l’origine de leurs problèmes cardio-vasculaires. Ces adeptes des aliments « purs », sous-entendu « aliments végétaux » souffrent de « faim chronique » par carences protéiques. Résultat, ils « grignotent » toute la journée des biscuits, gâteaux, pâtes d’amandes bio… mais bourrés de calories. Et fabriquent à partir de cet excédent calorique du cholestérol et des lipides… qui se déposent sur les artères. CQFD…" - Robert Masson Aujourd’hui, de nombreux spécialistes se concentrent plutôt sur la gestion de la glycémie et de l'insuline plutôt que sur la consommation de graisses pour améliorer la santé cardiovasculaire. Solutions : Adopter une alimentation physiologique de type paléo, biologique, riche en fibres, anti-inflammatoire, alcalinisante avec un bon apport de micronutriments et de lipides équilibrés. Eviter le grignotage et l'excès de glucides, il existe un lien direct et physiologique entre l'hyperinsulinisme et l'augmentation du cholestérol. Supprimer le gluten et les céréales pour augmenter le cholestérol HDL. Pratiquer une activité physique régulière. Réduire le stress. Diminuer les poisons overtoniens. Vérifier la fonction thyroïdienne et la régler le cas échéant, une hypothyroïdie pourrait causer des taux élevés de cholestérol. Il n’y a aucune relation entre le cholestérol et le risque de maladies cardiovasculaires. Biologie :   Statut en acides gras. Statut antioxydant : glutathion total et réduit, superoxyde dismutase (SOD), myélopéroxydase (MPO), anticorps anti-LDL oxydées, vitamines A et E, de zinc, de fer, de sélénium et de coenzyme Q10. Profil lipidique. Hémoglobine glyquée (HbA1c). CRP & CRP-US : l'inflammation accentue l'oxydation du cholestérol. Nutrithérapie : Un bon apport de vitamine C et d'antioxydants qui contribuent au retour du cholestérol HDL. Acides gras oméga-3. Iode. Coenzyme Q10. Phytothérapie : Berbérine. Lécithine de soja : solubilisant et éliminateur du cholestérol par les voies biliaires. Curcumine. Pissenlit. Oligothérapie : Silicium. Cobalt. Soufre. "Les statines sont des médicaments extraordinairement toxiques car elles perturbent profondément la vie cellulaire et la physiologie de la personne dans sa globalité." - Dr. Michel de Lorgeril Les statines : En prenant conscience du fonctionnement de l’organisme, donc de sa physiologie, on comprend rapidement le danger de ces médicaments controversés qui réduisent les taux de cholestérol alors que le corps met tout en œuvre pour sa sauvegarde en produisant du cholestérol. Sans compter sur les nombreux effets secondaires de ces molécules chimiques et leur impact sur le niveau de toxémie : Myalgie (douleurs musculaires, crampes, faiblesse), Myopathie (destruction musculaire), Myosite (inflammation musculaire), Tendinopathies pouvant aller jusqu’à la rupture du tendon, Capsulite rétractile, Arthralgies (douleurs articulaires), Fatigue, Maladies rénales & hépatiques, Diabète, Cataracte, Troubles cognitifs (destruction du cholestérol du cerveau), Troubles sexuels, perte de libido*, etc. Inhibition de la synthèse de la vitamine K2 (protection des artères contre la calcification). C’est aussi la molécule qui génère le plus de bénéfices pour l’industrie pharmaceutique. Les médicaments à base de statines contiennent du fluor. *Les médicaments hypolipémiants tels que les statines inhibent la production de testostérone par les cellules de Leydig. « Les statines sont surtout toxiques pour les muscles (très riches en mitochondries) en empoisonnant les mitochondries. Mais des mitochondries (le poumon de la cellule), il y en a dans toutes les cellules… En donnant des statines, on va augmenter le risque de diabète et amplifier les syndromes dépressifs, tout ça en favorisant aussi les cancers et en ayant aucun effet protecteur sur les maladies cardiovasculaires. Le cholestérol est innocent et ça ne sert à rien de le diminuer avec des médicaments. L’infarctus est dû au mode de vie. Ce sont les mêmes modes de vie qui provoquent les mêmes altérations de l’état de santé. D’un point de vue scientifique et rationnel, donner des statines c’est absurde ! » - Dr. Michel de Lorgeril Les statines inhibent la synthèse de la coenzyme Q10 (antioxydant). « Le cholestérol est une molécule essentielle, une molécule noble, indispensable, vitale pour le fonctionnement de tous nos organes et en particulier du cerveau, des muscles, du cœur, du foie, des os, etc. Le cholestérol ne joue aucun rôle direct dans les maladies artérielles, aucun ! Je vous le dis encore : Arrêtez les statines ! Une sage décision qui sauvera votre santé et probablement votre vie, vous épargnera un diabète, un cancer (généralement du foie), une dégénérescence cérébrale, une panne sexuelle… pour uniquement engraisser les gros labos au détriment de votre vie. » - Pr. Philippe Even « On manipule les statistiques pour vendre des médicaments contre le cholestérol. Quand à un moment donné le taux de cholestérol normal était à 250 mg/dL on ne vendait pas de médicaments. Les cardiologues se sont réunis et on a ramené à 200 mg/dL, on a alors multiplié par 1000 la vente de médicaments anticholestérol ! » - Robert Masson « L’utilisation des statines est associée à une incidence accrue de maladies rénales aigües et chroniques. » - Acharya, Tushar & al. American journal of cardiology Avis important : Il est recommandé de déclarer sans délai tout effet indésirable lié à la prise de statines auprès de l'AFPMS pour la Belgique ou de l'ANSM pour la France. Le mythe de l’œuf : Le jaune d’œuf, très recommandé en hygiénisme, contient la plupart des graisses bonnes pour la santé et un tas d’autres nutriments absents du blanc. Oubliez vos inquiétudes à propos du cholestérol. La recherche a montré que le cholestérol du jaune d’œuf n’élève pas le taux sanguin de « mauvais » cholestérol et qu’il peut, en fait, augmenter celui du « bon » cholestérol. Une méta-analyse de 2013 avec 3 millions de participants indique que les personnes en bonne santé consommant des œufs, n’ont pas de risque plus élevé d’infarctus ou d’AVC. « L’œuf contient de nombreux éléments nutritifs bénéfiques et indispensables : protides, lécithines, acides gras polyinsaturés, vitamines et sels minéraux (fer, soufre, iode, etc.). C’est un très mauvais service à rendre au consommateur que de le priver sans raison sérieuse de ces éléments d’une haute valeur nutritive. » - Dr. C. Carlson « Consommer des aliments contenant du cholestérol ou des graisses ne modifie vraiment pas le cholestérol sanguin, ou alors temporairement et à une échelle négligeable. De plus, avoir du « cholestérol sanguin », n’est pas un problème en soi. » - Sylvain Duval, biologiste, nutritionniste La santé est une responsabilité individuelle, soyons responsables de nos actes & de notre santé ! Hypocholestérolémie : Avec un cholestérol trop bas : < 155 mg/dL ou < 1,55 g/L, l’organisme entier dysfonctionne et ceci peut engendrer des problèmes de santé tels que : Des déséquilibres hormonaux dont l'insuffisance surrénalienne et une déficience en DHEA, en testostérone et en hormone de croissance. Des troubles du système nerveux dont anxiété, dépression et risque de suicide. Des problèmes immunitaires et notamment de l’inflammation chronique. Un déficit de synthèse en sels biliaires. Une mauvaise constitution des membranes cellulaires. Des troubles cognitifs, mauvaise mémoire, démence. Un risque de cancer et d'AVC plus élevé. De l’anémie. De la porosité intestinale. De la fatigue chronique. Le saviez-vous ? Le cholestérol joue un rôle clé dans la réponse immunitaire. Des taux trop bas peuvent affaiblir la capacité du corps à combattre les infections graves. Chez les seniors, un taux bas est souvent un marqueur de dénutrition, de fragilité ou de maladies chroniques sous-jacentes qui consomment le cholestérol. Le cerveau est l’organe le plus riche en cholestérol. Des niveaux extrêmement bas ont été corrélés à des risques plus élevés de dépression et d’AVC hémorragiques. Causes : Carence ou déficit en lipides alimentaires. Malabsorption digestive. Excès de fibres. Génétique. Maladie / infection / inflammation chroniques ou cancer non diagnostiqué Iatrogène. Un cholestérol total très bas (< 120 mg/dL ou < 3,1 mmol/L) peut être un signe de malabsorption, d’hyperthyroïdie, de maladie du foie, d’inflammation chronique ou d’un facteur génétique. Que faire en cas de cholestérol trop bas ? Il y a généralement un excès de fibres et un manque de lipides dans l’alimentation, notamment chez les individus possédant un génotype apoE3 ou apoE2. Il faudra dès lors consommer des aliments plus riches en graisses et en cholestérol avec un bon équilibre entre les acides gras saturés et les oméga-3-6-7-9. Connaître son statut en acides gras est important et se réalise à partir d’une prise de sang. Les acides gras saturés myristique, palmitique et laurique permettent d'augmenter le cholestérol. Nous penserons à consommer en bonnes quantités : Des jaunes d'œufs de poules élevées aux graines de lin riches en oméga-3, jusqu'à 6 par jour. Des fruits de mer et des poissons gras. De la viande plus grasse, pâturée de préférence. Du beurre, du ghee, de la graisse de canard et des huiles variées : olive, onagre, bourrache, lin, noix, coco… De la purée de cacahuète non sucrée, non salée. Des noix, des oléagineux en quantité raisonnable (anti-nutriments), de l'avocat. Des compléments d'oméga-3 EPA/DHA. Ces graisses peuvent augmenter le HDL sans augmenter le LDL. Citations : « L’intoxication alcoolique, tabagique, caféique, théophylinique, théobrominique crée des microlésions des endothéliums vasculaires. Sur ces microlésions s’agglutinent plaquettes, sédiments, minéraux, cholestérol, métabolites ou catabolites divers « bâtisseurs » d’athérome. » - Robert Masson « A partir de 60 ans, le taux optimal de cholestérol tourne autour de 2,80 g/L. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les gens qui vivent dans le respect de leur physiologie ne sont pas malades. » - Dr. John H. Tilden « Une hypercholestérolémie, dans 90-95% des cas, se résout en 2 à 3 semaines en traitant la thyroïde, puisqu’on a un hypométabolisme. » - Dr. Stéphane Résimont « Propagande et marketing, les deux mamelles de la théorie du cholestérol. » - Dr. Jean-Marc Rehby « Le danger du cholestérol pour notre santé est l’un des plus gros mensonges en circulation, mais aussi un des plus tenaces. » - Grabriel Combris, journaliste « Toute perturbation de la ressource en cholestérol induira fatalement une raréfaction des stéroïdes fondamentaux pour déclencher au final des impuissances chez les hommes, des troubles du désir sexuel et des vieillissements accélérés dans les deux sexes. » - Dr. Vincent Reliquet « Le discours sur le cholestérol est l’exemple même du discours dogmatique, réducteur et scientifiquement faux, qui entraîne des recommandations médicales ineptes et des prises de médicaments ou d’alicaments inutiles. » - Pascale Sarni-Manchado et Véronique Cheynier. « Sans cholestérol en tant que précurseur incontournable de toutes les hormones stéroïdes, pas d’hormones sexuelles (œstradiol, progestérone, testostérone) et pas d’hormones surrénaliennes (glucocorticoïdes ou 17-hydroxystéroïdes, 17-cétostéroïdes, minéralocorticoïdes). Sans lui, pas d’acides biliaires et donc pas de sels biliaires pour émulsifier et, par conséquent, pour digérer les graisses. […] Les sujets souffrant d’un déficit en cholestérol, congénital ou non, développent des troubles cognitifs (mémoire et/ou intelligence diminuées). » - Dr. Georges Mouton « La vérité est que le cholestérol est important et le fait d’avoir un faible taux de cholestérol, est beaucoup plus dangereux que d’avoir un taux de cholestérol élevé. » - Dr. Eric Berg « On a beau baisser le cholestérol, on ne règle pas le problème d’athérome. L’insuline est la principale cause aujourd’hui d’athérome, c’est à dire d’inflammation des artères et donc de la création de d’œdème de plaque d’athérome, donc les excès de glucides. » - Dr. Boris Dufournet « L’hyperinsulinisme va augmenter la synthèse d’acides gras et de cholestérol. L’hypercholestérolémie est une conséquence de l’hyperinsulinisme. » - Pr. Vincenzo Casrtronovo « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate

  • L’endométriose et le dérèglement du cycle féminin

    Article naturopathique Qu’est-ce que l’endométriose ? C’est une maladie de civilisation chronique inflammatoire, où l’endomètre, le tissu qui tapissent normalement l'utérus se développent en dehors de ce dernier. Les symptômes les plus courants sont des douleurs et des règles irrégulières. Les tissus endo-métriques peuvent envahirent tout le petit bassin. L’endométriose touche 1 à 2 femmes sur 10 dans le monde. 50 % de femmes atteintes ont des troubles de fertilité. Causes : L’endométriose est causée par la présence de tissus endo-métriques, c'est-à-dire de muqueuses utérines en dehors de l’utérus, l’effet de sa turgescence est induit par l’inflammation, elle-même induite par les éléments étrangers toxiques stagnants dans cette muqueuse. Ceux-ci déséquilibrent la balance hormonale qui devrait être composée de 50 % d’hormones femelles et 50 % d’hormones mâles. Dans ce cas, il n’y pas assez d’hormones mâles (48%) et il y a trop d’hormones femelles (52%). Voilà le déséquilibre. L’endométriose n’est pas causée comme le croient les médecins allopathes par une surproduction de prostaglandines, de cytokines et de chimiokines, qui ne sont que des facteurs pro-inflammatoires utilisés par l’homéostasie de la force vitale pour induire l’inflammation auto-défensive. L’inflammation est une défense et non une pathologie à combattre. La quantité et la qualité de ces facteurs pro-inflammatoires dépendent du degré et de la nature de la morbidité humoro-cellulaire qui a pour causes : Des perturbations physiologiques par les pensées négatives, le stress, l’alimentation non physiologique (céréales, lait, viande de basse qualité, surcuisson, etc.), la dysbiose et la porosité intestinale, la pollution, les hormones dans la chair animale, les hormones sous forme de médicaments, les perturbateurs endocriniens, l’eau de distribution, les pesticides, les médicaments chimiques, les overtoniens, etc. Tous ces poisons altèrent nos glandes hormonales et la perception des messages hormonaux aux cellules. Les médicaments empoisonnent l’organisme davantage. Cette morbidité est plutôt d’origine cristalloïdale (inflammatoire). La cause profonde est donc l’intoxication de l’endomètre par des poisons stagnants en son sein (toxémie) qui provoquent un excès d’œstrogène et conséquemment une carence en testostérone et progestérone. Le stress induit également une hyper-oestrogénie. Le cycle de la femme est déterminé par les hormones 2 phases d’ovulation : Phase 1 : folliculaire, elle précède l’ovulation, la folliculation est tributaire des œstrogènes (hormones femelles), cette phase dure 14 jours jusqu’à l’ovulation. Elle est caractérisée par une T° corporelle basse. C’est la phase durant laquelle la femme est fertile (risque de grossesse). Phase 2 : lutéale ou ovulatoire : dépend de la testostérone et de la progestérone (hormones mâles). Dure 14 jours jusqu’aux règles suivantes. Elle est caractérisée par une T° corporelle plus élevée qui succède à un pic significatif de l’ovulation. C’est la phase durant laquelle la femme est infertile, elle ne peut pas tomber enceinte (contraception naturelle). Signification en Médecine Nouvelle de Hamer : L’endométriose fait partie de la muqueuse de l’utérus avec le conflit suivant : « J’ai un grand désir d’avoir un enfant, mais intérieurement je sens que le nid n’est pas adéquat : mon mari, ma maison, ma famille ne me garantissent pas la sérénité et la sécurité nécessaires. » : par conséquent, je nidifie hors de l’utérus. Solutions naturelles : Éliminer les causes. Corriger l’attitude mentale, habituellement conflictuelle (gestion du stress, sophrologie, méditation, kinésiologie, cohérence cardiaque, etc.) Corriger le comportement alimentaire anti-biologique et inflammatoire (micronutriments, bons acides gras, etc.) Adopter un mode d’existence hygiéniste. Il faut donc agir sur le terrain psycho-organiques. 2 points essentiels : C’est le sentiment négatif qui induit une dissymétrie fonctionnelle, qui programme à l’envers le subconscient. C’est la dissymétrie fonctionnelle qui induit la dissymétrie structurelle, c'est-à-dire la lésion. C’est la fonction négative qui entraîne la lésion, l’altération des structures organiques. Tout sentiment négatif tend à induire une inversion des polarités bioélectroniques au sein de nos atomes cellulaires et conséquemment une inversion des processus hormonaux avec pour conséquence une production concomitante de poisons d’origine mentale qui empoisonnent nos organes, plus particulièrement notre foie, nos reins et notre cerveau. Les émonctoires à privilégier dans ce trouble sont : le foie, les intestins et les reins. Il faut régénérer le foie, le chef de la physiologie… Tout dysfonctionnement du foie induit un dysfonctionnement hormonal. Foie sain : cholestérol -> prégnénolone -> DHEA -> progestérone / testostérone. Quelque soit la pathologie, occupons-nous du foie. Commençons par la suppression des perturbateurs mentionnés plus haut et un repos hépatique. Monodiète de 2 ou 3 jours précédée d’une purge, ensuite alimentation spécifique vivante, du jeûne intermittent. Pas d’aliments farineux qui présentent de très nombreux inconvénients, ils sont très riches en phyto-œstrogènes qui font chuter le taux des hormones mâles. Ils sont irritants pour la paroi intestinale et inflammatoires. Le microbiote intestinal va se régénérer avec l’alimentation physiologique. N.B. Il est inutile d’appliquer une thérapie locale antisymptomatique sans corriger le terrain. La maladie n’est pas locale, elle se localise, mais elle est générale -> holistique. La pureté de nos humeurs va libérer l’homéostasie de notre force vitale auto-guérisseuse. L’exercice physique et le mouvement sont des points importants non négligeables pour notre hygiène vitale. Le sauna peut participer à l’évacuation des toxines par la peau, le foie aime la chaleur… l’application de bouillottes sur celui-ci sera bénéfique à raison de 30 minutes 1 ou 2 fois par jour. L’huile essentielle de romarin est intéressante (ginseng européen) c’est un régulateur hormonal, nerveux et un nettoyant hépatique. L’ortie et le plasma marin de Quinton sont minéralisants. Nutrithérapie & micronutrition Soutenir l’équilibre hormonal et apaiser l’inflammation La nutrithérapie et la micronutrition occupent une place centrale dans l’accompagnement naturel de l’endométriose. Elles visent à réduire l’inflammation chronique, optimiser le métabolisme des œstrogènes, soutenir le système nerveux et améliorer la qualité de vie au quotidien. Minéraux, vitamines et cofacteurs essentiels Magnésium + vitamine B6 + taurine Ce trio est fondamental pour le système nerveux et musculaire. Le magnésium aide à diminuer les spasmes, les douleurs pelviennes et la fatigue, tandis que la vitamine B6 soutient l’équilibre hormonal et le métabolisme des neurotransmetteurs. La taurine, quant à elle, participe à la détoxification hépatique des œstrogènes et à la régulation du stress. Zinc Indispensable à l’immunité, à la cicatrisation et à la régulation hormonale, le zinc joue également un rôle clé dans la modulation de l’inflammation et le bon fonctionnement des ovaires. Vitamine D La vitamine D est essentielle à la santé osseuse, au bon fonctionnement du système immunitaire et à l’équilibre hormonal. Un statut optimal est souvent associé à une diminution de l’inflammation et à une meilleure gestion des douleurs chez les femmes atteintes d’endométriose. Une carence est fréquente et mérite une attention particulière. Acides gras essentiels Oméga-3 (EPA & DHA) Grâce à leurs puissantes propriétés anti-inflammatoires, les oméga-3 contribuent à réduire les douleurs, à soutenir la santé hormonale et à améliorer la qualité des membranes cellulaires. Ils participent également à la santé de la peau, souvent fragilisée par l’inflammation chronique. Huile de bourrache ou d’onagre Riches en acide gamma-linolénique (GLA), ces huiles soutiennent l’équilibre hormonal et aident à maintenir la souplesse, l’hydratation et la qualité de la peau, fréquemment altérées en contexte inflammatoire. Soutien du métabolisme des œstrogènes Brocoli, I3C (indole-3-carbinol) et DIM (diindolylméthane) Ces composés issus des crucifères favorisent une métabolisation plus saine des œstrogènes, en orientant leur transformation vers des formes moins actives et moins pro-inflammatoires. Ils soutiennent également la fonction hépatique, pilier de l’équilibre hormonal. Chrysine Flavonoïde naturellement présent dans certaines plantes, la chrysine peut inhiber l’aromatase, enzyme impliquée dans la conversion de la testostérone en œstrogènes, contribuant ainsi à limiter l’hyperœstrogénie. Anti-inflammatoires naturels Curcumine Principe actif du curcuma, la curcumine possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes majeures. Elle peut aider à réduire les douleurs, l’inflammation pelvienne et le stress oxydatif, à condition d’être bien formulée (biodisponibilité optimisée). Soutien hormonal Yam sauvage et alchémille Ces plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner l’équilibre hormonal féminin. Le yam est connu pour contenir des précurseurs hormonaux naturels, tandis que l’alchémille exerce un effet régulateur sur les tissus de l’utérus et soutient le cycle menstruel. Chaque complémentation doit être individualisée et intégrée dans une approche globale incluant l’alimentation, l’hygiène de vie, la gestion du stress et le suivi personnalisé. Biologie : LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein). CRP-US. Vitamines A, D, E, B9 et B12. Zinc, sélénium et magnésium érythrocytaire. Coenzyme Q10. Statut individuel en acides gras. Métabolites Organiques Urinaires. Tests d’intolérance alimentaires aux IgG. Citation : « Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie. » - Hippocrate Consulter un naturopathe ou un hygiéniste qui pourra vous guider et vous suivre dans votre démarche de santé.

  • Les anti-nutriments

    Article de nutrition Description : Les anti-nutriments sont des substances produites par les plantes telles que : le gluten , les lectines, les phytates, les oxalates. Ils réduisent l’absorption des micronutriments dans l’organisme. Pour se protéger des prédateurs, notamment des insectes, mais aussi des bactéries et des champignons, les plantes et leurs graines produisent des toxines qui sont des composés phyto-chimiques agressifs comme l’acide phytique, les oxalates et les lectines. En faible quantité, ces molécules sont tolérées par notre système digestif, mais en quantité plus importante, elles peuvent causer de l’irritation, de l’ inflammation et des dégâts aux intestins, ainsi que réduire l’absorption des micronutriments, provoquant déficits et carences nutritionnels . Prudence donc pour les végétariens et les végétaliens qui, croyant bien faire, se gavent d’anti-nutriments et se retrouvent finalement déminéralisés et carencés avec en prime des troubles digestifs. Profitons-en pour rappeler que l’excès de glucides ( céréales , légumineuses) peut provoquer des fermentations excessives, modifier la flore intestinale , créer une dysbiose et finalement de l’ inflammation . Cette prolifération de bactéries et de levures de fermentation risque de se propager à l’intestin grêle pouvant induire un SIBO par exemple. Soyons attentif à l’inconfort digestif et à la production anormale de gaz ou de ballonnements . La lectine la plus dangereuse est la ricine qui est contenue dans les graines de ricin. C’est un poison 6.000 fois plus toxique que le cyanure. Que sont ces lectines ? Les lectines sont des protéines non digestibles qui se lient aux glucides . On les trouve en grande quantité dans les légumineuses : fèves, haricots, pois, lentilles, pois chiches, cacahuètes, soja, etc., dans les céréales complètes : riz, blé, seigle, épeautre, avoine , etc., ainsi que dans les noix, les baies de goji, le quinoa et les solanacées : aubergines, tomates, poivrons, piments, pommes de terre. Cultivés et produits par l’homme depuis seulement 10.000 ans, ces aliments secs riches en glucides ( céréales et légumineuses) ont, pour rappel, amenés les premiers signes d’acidose et de déminéralisation (caries, rhumatismes ), ainsi que les maladies colloïdales . Ils sont inappropriés au système digestif humain. Les lectines sont également présentes dans certains fruits NON-MURS, d'où l'importance de toujours manger des fruits bien murs. Les lectines, dont le gluten fait partie, favorisent la porosité intestinale via une production anormale de zonuline*. Une preuve de plus que ces aliments ne sont pas faits pour nous (anthropoïdes), mais pour les granivores et certains rongeurs. *La zonuline est une protéine impliquée dans la régulation de la perméabilité épithéliale et endothéliale. Elle est notamment produite au niveau hépatique et à la surface des entérocytes de la muqueuse intestinale en agissant au niveau des  jonctions serrées . Les recherches démontrent que les aliments riches en lectines, s’ils ne sont pas préparés correctement ou consommés en excès peuvent entraîner une intoxication alimentaire. Pas de panique ! Toutes les lectines ne sont pas nuisibles à l’organisme, c’est souvent la quantité excessive qui fait la nocivité, car on sait que les lectines ont des activités antibactériennes, antifongiques et insecticides. Nous utilisons d’ailleurs les graines de courges en cure antiparasitaire . Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres. Les troubles digestifs sont à corréler entre autres choses à notre sensibilité aux lectines et aux phytates. Notons que le corps humain peut produire des enzymes pendant la digestion qui dégradent certaines lectines. Retenons la célèbre formule de Paracelse : « c’est la dose qui fait le poison ! » Que sont les phytates ? L’acide phytique est une molécule végétale phosphorée qui se trouve dans l’enveloppe des graines ( céréales , légumineuses, noix, cacao cru). Il est capable de se lier aux minéraux tels que le zinc , le calcium, le magnésium , le fer et le cuivre  que nous absorbons, empêchant ainsi leur assimilation. Les pays en développement et les végétariens qui consomment principalement des céréales  et des légumineuses sont particulièrement touchés par la carence  et/ou l'insuffisance en zinc notamment. Mais l’acide phytique a aussi des avantages car c’est un antioxydant végétal naturel et récemment, des rôles bénéfiques de l'acide phytique en tant qu'agent antidiabétique et antibactérien ont été signalés. L’homme ne possède pas l’enzyme phytase qui permet de le dégrader et, contrairement aux granivores et aux herbivores, il possède un petit caecum qui lui permet de ne digérer que de petites quantités de cellulose et de fibres. Il serait judicieux de s’assurer d’un apport minéral approprié pour minimiser les effets négatifs des phytates sur l'absorption minérale dans les populations vulnérables (pays en voie de développement, végétaliens, végans, etc.).   Le caecum ou cécum est un segment riche en bactéries qui joue un rôle dans la fermentation intestinale, chez l’homme il est très petit comparativement à d’autres mammifères herbivores comme la vache et le lapin par exemple.   Remarque  : Il n’y a plus d’acide phytique dans les huiles végétales. Par contre, les plantes non biologiques  en sont plus riches (phosphates). Les saviez-vous ? Consommer des céréales complètes est une erreur, car des produits de défense sont contenus dans le son. Les haricots rouges contiennent une toxine naturelle appelée phytohémagglutinine (lectine du haricot rouge). Chez l’homme adulte, l'intoxication commence dès 4 ou 5 haricots crus. Cette dose entraîne des symptômes violents : nausées sévères, vomissements intenses et diarrhée pouvant entraîner la mort par déshydratation. Que sont les oxalates ? L’acide oxalique est une substance qui peut former des sels insolubles avec des minéraux, notamment le sodium, le potassium, le calcium, le fer et le magnésium , ce qui réduit leur absorption. Un taux trop élevé d’oxalates dans le corps peut aboutir à la formation d’ arthrite et de lithiases rénales ( maladies cristalloïdales ). Les végétaux qui contiennent de grandes quantités d’oxalates sont les épinards, l’oseille, les haricots blancs, la rhubarbe, les grains de blé, l’aubergine, la patate douce, les blettes et le soja. La Nature étant parfaite, les aliments contenant de l’oxalate possèdent un ensemble de composés protecteurs et bénéfiques qui pourraient contrebalancer les éventuels effets négatifs de l’oxalate. Le rôle clé du microbiote intestinal dans le métabolisme des oxalates : Les oxalates ne sont ni des toxines universelles ni des ennemis à éradiquer, mais des métabolites végétaux naturellement présents dans des aliments à haute densité nutritionnelle. Lorsqu’ils deviennent problématiques, ce n’est presque jamais la molécule en elle-même qui est en cause, mais le terrain biologique  : acidose tissulaire, carences minérales, perméabilité intestinale et surtout déséquilibre du microbiote . Chez un organisme fonctionnel — pH stable, reins efficaces, bonne minéralisation et microbiote diversifié — les oxalates sont métabolisés et éliminés sans difficulté. Ils agissent alors comme de simples messagers révélant une perte d’adaptation, et non comme la cause première du déséquilibre. Le microbiote intestinal joue un rôle central dans le métabolisme des oxalates, via des bactéries spécialisées, au premier rang desquelles Oxalobacter formigenes . Cette bactérie, véritable « batterie biologique », utilise l’oxalate comme source d’énergie, limite son absorption intestinale et protège l’axe intestin–rein. Or, antibiothérapies répétées, alimentation ultra-transformée et dysbiose chronique entraînent fréquemment sa disparition, augmentant ainsi l’oxalurie et la charge oxalique. Le problème n’est donc pas l’oxalate, mais la perte de l’écosystème capable de le gérer. D’où l’intérêt, en nutrition fonctionnelle, de privilégier la restauration du terrain  — reminéralisation, alcalinisation douce, soutien mitochondrial et réensemencement ciblé du microbiote — plutôt qu’une éviction alimentaire systématique, appauvrissante et contre-productive à long terme.   Dans la vie comme dans la Nature tout est équilibre ! Biologie : Bilan minéral et antioxydant : zinc , magnésium érythrocytaire, fer, calcium, cuivre . Vitamines B9 et B12. LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein).   Solutions : Limiter la consommation des végétaux riches en lectines et en phytates : légumineuses, céréales , noix, graines. Eviter la consommation de noix , de légumineuses, de céréales et de graines lorsqu’on a des déficits nutritionnels, de l’ ostéoporose , des douleurs articulaires, une maladie auto-immune ou que l’on souffre de troubles digestifs et intestinaux ( ballonnements , flatulences, diarrhée, porosité intestinale , MICI , SIBO , ulcères gastroduodénaux, etc.). Consommer un peu de céréales blanchies comme le riz en favorisant le riz Basmati qui possède un faible index glycémique. Oter la peau des pommes de terre et les consommer froide de préférence (amidons résistants). Tremper, germer, fermenter et cuire à haute température les légumineuses pour réduire la quantité de lectines et de phytates. Eplucher et épépiner les poivrons et tomates. Ne jamais consommer de légumineuses peu cuites ou germées et crues, elles sont très toxiques . Consommer des navets, des panais, du céleri rave, des endives, des oignons, de l’ail, des champignons, de la laitue, de la mâche, de la roquette, des noix de macadamia, des châtaignes, des aromates, des avocats, des choux, du fenouil, des algues , des fruits (sans excès), etc.  Citations : « Comme l’on déjà affirmé Hippocrate, Catherine Kousmine et Jean Seignalet l’intestin est la clé de voûte de la santé et toute perturbation de cet organe serait à l’origine de la presque totalité des maladies. »  - Dr. Monique Béjat « Les céréales, les pseudo-céréales, les légumineuses, les produits laitiers, les fruits à coque, les graines et les solanacées renferment tous des substances qui augmentent la porosité intestinale, soit directement (en endommageant les entérocytes ou en ouvrant les jonctions serrées entre les entérocytes), soit indirectement (en favorisant la prolifération des bactéries et des levures dans l’intestin grêle). Parmi les substances qui sont au banc des accusés, les lectines, les inhibiteurs enzymatiques, les saponines et l’acide phytique. » -  Dr. Sarah Ballantyne « Pendant mes 30 ans et quelques années de pratique de la médecine, j’en suis arrivé à la conclusion que nos problèmes de santé sont causés par de très petites chose (comme les lectines). Ceci étant vrai pour les gros problèmes de santé, j’en suis convaincu. »  - Dr. Steve R. Grundy « Pour réduire la faim dans le monde et augmenter les rendements, les agronomes ont profondément modifié les gènes du blé. Ils ont donné naissance à des variétés monstrueuses, des “Frankenblés”. Conséquence : ces blés modernes sont bien plus riches en gluten que les variétés ancestrales et sont devenus toxiques. […] Plus grave encore, chez les personnes prédisposées génétiquement, le gluten fait office de détonateur de maladies auto-immunes. »  - Julien Venesson Articles complémentaires : Les céréales et amidons Les aliments mucogènes La porosité intestinale

  • L'alimentation paléo

    Article de nutrition L’alimentation paléolithique : revenir aux fondamentaux de l’humain Pendant plus de 200.000 ans, bien avant l’apparition de l’agriculture au néolithique (vers –10 000), l’être humain a vécu comme chasseur-cueilleur . Cette longue période représente 99 % de l’histoire de l’humanité  : autrement dit, notre organisme s’est façonné dans un contexte alimentaire bien précis… très éloigné de nos habitudes modernes. L’être humain actuel appartient à l’unique espèce Homo sapiens , apparue en Afrique il y a environ 300.000 ans  (sites de la vallée du Rift et de Jebel Irhoud au Maroc). Sur le plan anatomo-physiologique, nous restons des anthropoïdes omnivores , proches des grands singes – avec un système digestif adapté à une alimentation naturelle, brute et variée , loin de l’ultra-transformation moderne.   L’alimentation paléo n’est pas une mode : c’est la nutrition pour laquelle notre corps est conçu depuis des centaines de milliers d’années.   Le paléo : l’alimentation originelle de l’homme Quelques rares peuples perpétuent encore ce mode de vie ancestral : Les Awà  d’Amazonie Les Ayoreo  d’Amérique du Sud Les Hadza  de Tanzanie Les San  et les Pygmées  d’Afrique centrale Les Bushmen  du Kalahari L’étude de ces tribus – encore peu touchées par la modernité – nous révèle une alimentation hypotoxique , très proche du régime décrit par Jean Seignalet. Leur état de santé est édifiant : quasi-absence de maladies dites “de civilisation” : Syndrome métabolique  : insulinorésistance, diabète , obésité, hypertension , dyslipidémie , maladies cardiovasculaires  ; Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ( Crohn , rectocolite hémorragique, SIBO , etc.) ; Maladies auto-immunes ; Endométriose  ; Maladies dégénératives ; Déformations dentaires ; Cancers . Aucune carie dentaire n’est retrouvée sur les squelettes du paléolithique, jusqu’à l’introduction massive des céréales et du sucre.   « L’alimentation paléolithique est la meilleure pour les hormones. »  – Dr. Thierry Hertoghe L’alimentation paléolithique était : très variable selon les régions, fortement dépendante du climat, parfois majoritairement animale (zones froides), parfois majoritairement végétale (zones tropicales). Elle comprenait : viande, graisse et abats poissons et coquillages œufs fruits sauvages racines et tubercules noix et un peu de graines miel C'est un régime opportuniste et diversifié, souvent riche en fibres végétales. Les aliments non compatibles avec le paléo Ces produits alimentaires sont récents dans notre histoire et posent un problème d’adaptation biologique : Produits laitiers : beurre, lait , fromage, yaourt… (problèmes digestifs fréquents, production de mucus, inflammations , excès d’IGF-1, caséines complexes). Céréales (surtout celles à gluten) : blé, épeautre, avoine , orge, seigle, maïs, sorgho, millet, kamut, fonio… → Inflammation intestinale , gluten , lectines , amidon rapide, sucres permanents, aliments mucogènes . Légumineuses : haricots, pois, lentilles, soja… → Riches en anti-nutriments (lectines, phytates). Sucre raffiné et produits transformés → Cause majeure d’ inflammation , d’ insulinorésistance , d’addiction alimentaire et d’ obésité . Huiles végétales riches en oméga-6 : tournesol, maïs, soja, arachide… → Déséquilibrent le ratio oméga-6/oméga-3 (pro-inflammatoire). Additifs, pesticides, excès de sel raffiné → Toxiques , irritants, perturbateurs endocriniens.   La cause majeure de la mauvaise santé humaine est : l’abandon d’une alimentation saine et équilibrée   Les aliments autorisés et conseillés L’alimentation paléo privilégie les aliments bruts, naturels, biologiques  : Protéines animales Viande, volaille, poissons sauvages, fruits de mer, œufs, abats. → Apport complet en acides aminés, carnitine, créatine, coenzyme Q10, vitamines et minéraux biodisponibles. Glucides naturels Fruits , baies, miel, tubercules, racines, courges, manioc. Lipides sains Graisses animales (moelle, gras ), avocats, olives, noix, graines oléagineuses, coco. Huiles extra-vierges pressées à froid : olive, noix, coco, avocat. Légumes, algues , champignons et aromates Riches en fibres, minéraux, antioxydants. Tolérés : Riz basmati blanc biologique (IG bas : 45) Sarrasin (utile pour les sportifs – sans gluten, IG modéré) Fibres  30 gr quotidien (légumes, fruits , racines, champignons, algues , oléagineux ).   Le gras c'est la vie !   Oméga-3 / Oméga-6 : un équilibre vital Le ratio idéal se situe entre 1/1 et 1/3 , alors que l’alimentation moderne monte parfois à 1/20 . Ce déséquilibre favorise l’ inflammation chronique . Pour améliorer ce ratio : Augmenter : poissons gras, œufs Columbus (Belgique) ou Bleu-Blanc-Cœur (France), noix, graines de chia, lin. Eviter : huiles de maïs, tournesol, soja, arachide, plats industriels.   Cuisson douce Le paléo recommande : Vapeur douce Mijoté basse température Cuisson au four < 125 °C Poêle antiadhérente naturelle (inox, fonte, fonte émaillée) Les cuissons agressives (barbecue, friture) génèrent des composés toxiques et oxydants ( AGE, acrylamide ). Conseils : L'alimentation doit être individualisée, naturelle, équilibrée et mesurée en fonction de la biologie, du style de vie, de l'âge, du génotype et du profil en acides gras érythrocytaires .   Citations : « Manger paléo, c’est révéler à votre corps son plein potentiel. »  - Julien Venesson « En éliminant les céréales, les produits laitiers, les sucres raffinés et autres produits transformés, votre alimentation n’en sera pas moins variée, au contraire. Vous découvrirez bien vite l’incroyable richesse d’aliments du régime paléo. »  - Loren Cordain « Avec l’alimentation paléo vous allez mincir, gagner en vitalité, normaliser cholestérol, triglycérides, glycémie. Vous ne somnolerez plus après un repas. Vous allez rendre cotre corps plus résistant, plus endurant : il vous conduira très loin sur le chemin de la santé optimale. » -  Marc-Olivier Schwartz & Thomas Renoult « Au néolithique, époque où les Natoufiens commençaient à récolter l’engrain sauvage (petit-épeautre), le diabète était pratiquement inconnu. Chose certaine, il n’existait pas au paléolithique, durant ces millions d’années qui ont précédé les ambitions agricoles des Natoufiens.  Les rapports archéologiques et l’observation des sociétés de chasseurs-cueilleurs modernes indiquent que, avant l’introduction des grains dans leur alimentation, les êtres humains n’en souffraient pas ni ne mouraient de ses complications. En revanche, les études archéologiques nous apprennent que, à la suite de leur introduction, on a assisté à une hausse des infections et de la mortalité infantile, à une baisse de l’espérance de vie et à l’apparition de maladies osseuses comme l’ ostéoporose , de même que le diabète . »  - Dr.William Davis « Compte tenu du profil nutritionnel du régime paléolithique, des études historiques ont postulé que les chasseurs-cueilleurs avaient une silhouette svelte, une bonne condition physique et étaient exempts de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires . »  - Annapoorna & Daulath Singh « Le régime paléo, qui privilégie les aliments complets et non transformés tout en excluant les céréales , les produits laitiers, les légumineuses et les aliments transformés, est reconnu pour son potentiel à réduire l'inflammation et à améliorer les marqueurs métaboliques. »  - Sharon F. Daley ; Hima J. Challa ; Kalyan R. Uppaluri « Des études expérimentales confirment les bienfaits du régime paléolithique sur la santé ; ses qualités nutritionnelles peuvent améliorer la condition physique et les performances des athlètes dans plusieurs disciplines sportives. » - Bujko Jacek. & Kowalski Lukasz.M. « Une grande méta-analyse conclut que le régime paléo est le plus efficace pour contrôler 3 marqueurs de la prévention santé : cholestérol, glycémie et inflammation. Ce régime s’inspire de l’alimentation des chasseurs-cueilleurs. » - Thierry Souccar « Les restes d’un squelette nous ont apporté la preuve qu’il y a 12 000 ans, les hommes mesuraient environ 1,82 mètre. Mais aux environs de 8 000 avant J.-C., l’homme moyen a rétréci de 36 centimètres. Une différence spectaculaire en seulement 1 000 ans ! Nos ancêtres sont devenus beaucoup plus petits après la révolution agricole, quand les céréales et les légumineuses sont devenues la base de leur alimentation. » - Dr. Steven R. Gundry « Chez certains malades, la suppression des aliments modernes peut entraîner une amélioration spectaculaire des symptômes. »  - Dr. Jean Seignalet     Articles complémentaires : Quelques règles alimentaires basiques Les protéines Les glucides Les lipides Les céréales et amidons Les anti-nutriments Les génotypes apoE Pourquoi manger biologique ?

  • L'avoine, un aliment santé ?

    Article de bromatologie Pour compléter les articles sur les céréales et les glucides , faisons un focus sur l’un des produits industriels  les plus consommés au petit-déjeuner… et pourtant l’un des plus mal compris : l’avoine. Un rituel bien-pensant… On se lève, on ouvre un bocal en verre, on verse les flocons d’avoine — parfois trempés la veille pour « mieux digérer » et parfois arrosé de lait de vache . On fait ça pour ta santé. Pour la ligne. Pour tenir à l’entraînement. Mais nous sommes nous posés quelques questions ? : ce qu’est réellement l’avoine ? comment elle est produite ? et surtout… ce qu’elle fait à notre corps ?   L’avoine, qu’est-ce que c’est vraiment ? L’avoine ( Avena sativa ) est une céréale riche en amidon , historiquement utilisée pour l’alimentation animale (chevaux, ânes). Sa consommation humaine s’est démocratisée au XXᵉ siècle, avec l’essor de l’industrie céréalière. L’avoine moderne qui est consommée aujourd’hui n’a plus rien de brut : chauffée à la vapeur pour stabiliser ses lipides laminée à chaud en flocons oxydée, stockée et conservée plusieurs mois Résultat : un produit semi-industriel, très transformé, à dominante glucidique. Ce que ça nous apporte majoritairement : de l’ amidon rapidement disponible un peu de fibres des protéines végétales incomplètes Mais le vrai problème n’est pas là.   L’avénine : le problème silencieux L’avoine contient une protéine appelée avénine. Elle appartient à la même famille que les prolamines du blé ( gluten ), de l’orge et du seigle. D’un point de vue physiologique : l’humain ne dispose pas d’enzymes parfaitement adaptées pour la dégrader. Chez de nombreuses personnes — même non cœliaques — cela peut entraîner : digestion incomplète formation de peptides pro-inflammatoires irritation de la muqueuse intestinale augmentation progressive de la perméabilité intestinale activation immunitaire de bas grade Sur des terrains sensibles ( dysbiose , inflammation chronique , Hashimoto , fatigue surrénalienne , candidose , SIBO …), on observe souvent : ballonnements lourdeurs digestives brouillard mental fringales fatigue inexpliquée Ce n’est pas parce que ce n’est “pas du gluten ” que l’intestin valide. Le saviez-vous ? L’avoine est l’une des rares céréales que l’industrie doit chauffer dès la récolte. Pourquoi ? Parce que ses lipides s’oxydent très rapidement. Sans ce traitement thermique (le kilning), l’avoine rancit en quelques semaines et devient impropre à la consommation. Autrement dit, les flocons d’avoine “nature” n’existent pas vraiment : même les versions bio ou artisanales ont déjà subi une transformation industrielle majeure. Un détail rarement mentionné… mais loin d’être anodin quand on parle d’ alimentation physiologique . Une réponse glycémique loin d’être idéale Malgré son image de « sucre lent », l’avoine — surtout cuite — provoque fréquemment : un pic de glucose un pic d’insuline suivi d’une hypoglycémie réactionnelle Plus elle est chaude et pâteuse, plus la réponse glycémique est rapide. Conséquences métaboliques : fatigue pendant l’effort activation du cortisol stress métabolique stockage facilité performances irrégulières Notre corps n’est pas conçu pour des montagnes russes hormonales et le cerveau non plus.   Le saviez-vous ? (sport & performance) Pendant longtemps, l’avoine a été recommandée aux sportifs d’endurance comme carburant « idéal » avant l’effort. Pourtant, en pratique clinique et en préparation physique, on observe souvent l’inverse : baisse d’énergie en cours d’entraînement, jambes lourdes, fringales précoces, voire hypoglycémies réactionnelles après un petit-déjeuner riche en flocons d’avoine. Pourquoi ? Parce qu’un apport glucidique isolé, surtout le matin, stimule fortement l’insuline , bloque la lipolyse et favorise une dépendance rapide au sucre pendant l’effort. À l’inverse, de plus en plus d’athlètes (cross-training, sports d’endurance, sports de combat, musculation) rapportent une meilleure stabilité énergétique, une concentration accrue et une récupération améliorée après avoir remplacé l’avoine par : des protéines complètes des graisses équilibrées et stables une glycémie plus calme dès le réveil Moins de pics. Moins de crashs. Plus de constance.   Petit-déjeuner glucidique = cerveau embrumé Un bol d’avoine le matin stimule rapidement la dopamine , puis provoque un effondrement tout aussi rapide. Résultat fréquent : baisse de concentration perte de motivation irritabilité fatigue « bizarre » brouillard mental Ce n’est pas un manque d’énergie. C’est un signal métabolique mal programmé.   Et les fibres dans tout ça ? Les bêta-glucanes de l’avoine ne sont pas toujours des alliés. Chez les terrains fragiles, ils peuvent : fermenter excessivement nourrir les déséquilibres bactériens aggraver ballonnements et SIBO ralentir la digestion Chez certaines personnes, l’avoine = se retrouver avec un ventre de femme enceinte de 6 mois… L’avoine : un aliment mucogène En naturopathie, l’avoine est considérée comme un aliment mucogène , c’est-à-dire favorisant la production de mucus dans l’organisme. Sa richesse en amidon , en protéines difficiles à digérer (comme l’avénine) et en fibres fermentescibles peut stimuler une sécrétion excessive de mucus , notamment au niveau digestif et ORL. Chez certains terrains, cela se manifeste par : ballonnements et lourdeurs digestion lente sensation de « voile » intestinal encombrement et infection des muqueuses (sinus, nez, gorge, oreilles) fatigue diffuse En alimentation physiologique , cette production de mucus est interprétée comme un signal d’irritation ou d’adaptation défensive du corps, pas comme un signe de vitalité. C’est l’une des raisons pour lesquelles les approches paléo , fonctionnelles et anti-inflammatoires limitent fortement les céréales , en particulier au petit-déjeuner. Les principaux anti-nutriments de l’avoine 1. Les phytates (acide phytique) – les plus problématiques L’avoine contient des quantités significatives d’acide phytique, surtout dans les flocons complets qui ont la capacité de chélater plusieurs minéraux essentiels. 2. Les lectines (en moindre quantité) 3. Les inhibiteurs enzymatiques Comme beaucoup de graines et céréales, l’avoine contient des inhibiteurs de protéases et d’amylases.   Ce que le corps réclame vraiment le matin Pas du sucre  ! Pas des céréales  ! Il veut : des protéines complètes des graisses stables une glycémie calme un cerveau clair une énergie durable Les vrais alliés hormonaux du matin : œufs entiers sardines viande de qualité bouillon riche en minéraux et en collagène Simple. Efficace. Physiologique. Une logique totalement cohérente avec une alimentation paléo , hypotoxique, anti-inflammatoire, ancestrale et fonctionnelle.   Le mythe du “petit déjeuner santé” On pense prendre soin de soi avec notre bol d’avoine. En réalité, cela apporte : un glucide rapide une protéine potentiellement inflammatoire (avénine) un stress métabolique dès le réveil Et on appelle ça « sain ». Alors oui… Laissons l’avoine aux chevaux (et encore, ce n’est pas idéal pour eux non plus), et offrons à notre cerveau et à ses hormones ce qu’ils réclament vraiment : des protéines de qualité et des graisses à haute valeur biologique.   Ce que dit la science (et la clinique) Certaines données scientifiques montrent clairement que l’avoine n’est pas neutre pour tous, notamment via l’avénine. Des études ont identifié : des réactions immunitaires spécifiques à l’avénine chez certains patients cœliaques une inflammation intestinale après ingestion d’avoine une variabilité importante selon les individus et les variétés d’avoine Ces réactions ne relèvent pas d’une simple « mauvaise digestion », mais bien d’une sensibilité protéique réelle, parfois silencieuse. En médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, on observe régulièrement que l’éviction de l’avoine améliore : la digestion l’ énergie la clarté mentale l’ inflammation chronique   Citations : « Quelle est la définition d’un petit-déjeuner chaud, rassasiant et pratique ? Les flocons d’avoine… Bien sûr, c’est délicieux, facile à préparer, et vous pensez peut-être que c’est bon pour vous — mais malheureusement, c’est tout le contraire. En réalité, les flocons d’avoine font partie des pires aliments que vous puissiez consommer. L’avoine est riche en lectines , qui peuvent altérer la paroi intestinale et entraîner des problèmes de santé à long terme. » - Dr. Steven R. Gundry « L’avoine doit impérativement être exclue d’une alimentation sans gluten. »  - Julien Venesson « Votre corps a besoin de flexibilité métabolique pour utiliser à la fois les graisses et le glucose comme carburant. Les conseils diététiques conventionnels échouent car un régime riche en glucides pendant une longue période vous empêche de brûler efficacement les graisses. Pour retrouver la capacité de brûler les graisses comme carburant, vous devez minimiser les glucides nets, augmenter les matières grasses saines et limiter les protéines à des taux adéquats. »  - Dr. Joseph Mercola Articles complémentaires : Les glucides Les céréales et amidons L’alimentation paléo Les produits laitiers Les aliments mucogènes   Références scientifiques (PubMed) :   Lundin KE et al., Gut , 2003 Arentz-Hansen H et al., PLoS Medicine , 2004 Peräaho M et al., Scandinavian Journal of Gastroenterology , 2004 Silano M et al., European Journal of Nutrition , 2014 Holm K et al., Alimentary Pharmacology & Therapeutics , 2006

  • Rhume, refroidissement, état grippal : que faire dès les premiers symptômes ?

    Article de santé naturelle Une petite fiche pratique pour soulager et raccourcir la durée d’un rhume qui s'étend en moyenne sur 11 jours. Aucun remède et aucun médecin ne peuvent guérir une personne souffrante, c'est le corps qui se guérit tout seul. Mais on peut toujours lui donner un petit coup de pouce et l’accompagner dans l’expulsion des déchets qui l’encombrent.   Causes : Le rhume ne s’attrape pas ! ( Néosanté n°147 ). Il est principalement dû à : une baisse des températures (refroidissement), un ensoleillement réduit, un degré d’hygrométrie plus faible, un air plus pollué* l’hiver. *La pollution augmente par temps froid principalement à cause du phénomène d’inversion thermique, où une couche d'air chaud en altitude piège l'air froid et les polluants au niveau du sol.  Les besoins accrus en chauffage (bois, fioul, gaz) augmentent les rejets de particules. Nous n’avons d’ailleurs pas de rhume durant l’été, sauf peut-être lorsqu’on utilise exagérément la climatisation avec un air sec et froid combiné à un manque d'aération. En effet, un écart brutal des températures et un air plus sec peuvent entrainer de l’irritation, des lésions et de l’ inflammation dans les muqueuses et tout le système respiratoire. Un mucus fluide et transparent recouvre nos voies respiratoires, il constitue une barrière protectrice et lubrifiante contre les particules étrangères. Si nos muqueuses se dessèchent, elles perdent une partie de leur effet protecteur. Cette réaction d’assèchement est bien visible sur notre peau avec l'apparition de gerçures aux mains, aux pieds et aux lèvres. N'omettons pas non plus l’impact de la pollution environnementale et des nanoparticules irritantes contenues dans l'air que nous respirons dans certaines zones ou dans l'habitat. Quels sont les symptômes dus à la respiration d'un air pollué : Irritation de yeux, Irritation et inflammation des voies respiratoires, Nez bouché ou nez qui coule. Mal de gorge, Maux de tête, Respiration sifflante ou difficulté à respirer, Toux, mucosités, Fatigue inhabituelle. Notons également que si notre duo émonctoriel intestin-foie est en mauvais état, l’organisme va avoir tendance à produire plus de mucosités , notamment au niveau ORL et respiratoire. Tout comme les plantes tropicales, les anthropoïdes d’origine tropicale que nous sommes ne vont pas bien lorsqu’ils sont exposés à des températures trop basses. D’autres cofacteurs peuvent être en cause, tels que : Une baisse d’ énergie vitale . Un déficit en certains micronutriments comme : les vitamines C , D & E, le zinc , le magnésium , le sélénium, etc. Une dysbiose du microbiote , une porosité intestinale ou une inflammation digestive. Une toxémie élevée. Le manque de transpiration et de perspiration. Le saviez-vous ? Comme vu plus haut dans les causes, la grippe est une maladie saisonnière . Sous nos latitudes tempérées, elle apparaît essentiellement en hiver, lorsque les températures baissent. Nous ne faisons pratiquement pas de grippe en été. En France, pays au climat tempéré , plus de 2 022 000 cas  ont été recensés entre janvier et avril 2025, soit sur une période de seulement quatre mois. À l’inverse, en Thaïlande, pays au climat chaud , environ 940 000 cas  ont été rapportés sur l’ensemble de l’année (janvier à décembre 2025). À densité de population comparable, ces chiffres montrent une dynamique très différente selon le climat. Les températures basses favorisent en effet la présence de la grippe : l’air froid et sec fragilise les muqueuses respiratoires. Dans les grandes métropoles chaudes comme Bangkok (15 à 20 millions d’habitants), d’autres facteurs peuvent néanmoins favoriser les états grippaux : pollution atmosphérique importante, promiscuité urbaine et usage massif de la climatisation, qui crée des environnements artificiellement refroidis et asséchés. On observe donc une corrélation nette entre températures basses et circulation de la grippe, même si d’autres facteurs environnementaux et comportementaux entrent également en jeu. Tout récemment, une étude clinique contrôlée récente menée par le Dr. Donald Milton et publiée dans PLOS Pathogens  a surpris la communauté scientifique en montrant qu’aucune transmission de la grippe n’a été observée malgré une cohabitation étroite entre cinq étudiants infectés par le virus Influenza A (H3N2) et onze volontaires sains, isolés ensemble dans un hôtel près de Baltimore en 2023 et 2024. Malgré le partage d’objets et des activités collectives favorisant la promiscuité, les analyses sérologiques ont confirmé l’absence totale de contamination. Ces résultats remettent en question l’idée d’une contagion automatique par simple proximité et soulignent l’importance de facteurs environnementaux et physiologiques — toux, qualité de l’air, immunité préalable — dans la dynamique réelle des épidémies , invitant à repenser nos stratégies de prévention au-delà du simple contact rapproché. Référence de l’étude : Milton, D.K. et al., Controlled human influenza virus transmission study , PLOS Pathogens, 2024.   Hygiène de vie : Arrêter impérativement de manger des aliments mucogènes  pendant la durée du rhume : pain, pâtes, biscuits, gâteau, riz, légumineuses, lait et autres produits laitiers, ainsi que de l’alcool et du sucre . Se reposer au chaud et au calme. Appliquer une bouillotte chaude sur le foie 2 à 3 x 30 minutes par jour (pas le soir avant d’aller au lit).   Nutrithérapie : Prendre 4 grammes d’ascorbate de magnésium en poudre avec un peu d’eau, ce qui soulagera les symptômes. Reprendre 4 gr dès que les symptômes reviennent, soit 1h, 2h ou 5h après la première prise selon le ressenti et ainsi de suite jusqu’à rémission. Prendre de la N-acétylcystéine (NAC) : 600 mg/J le matin ou le midi. Prendre 1 mg de zinc par kg de masse corporelle (75 mg pour 75 kg), gluconate ou picolinate par jour dès le début du rhume et pendant sa durée. Prendre de la vitamine E et de la vitamine D3 : 60 UI/kg.   Conseil : à partir de 50 mg de zinc pris pendant plus de 2 semaines consécutives, il est recommandé de prendre du cuivre bisglycinate à 2 mg pour ne pas nuire à l’équilibre zinc/cuivre qui est essentiel. Le cuivre est également anti-infectieux et anti-inflammatoire. Phytothérapie et aromathérapie  : Appliquer en onction une synergie d’huiles essentielles sur le torse et/ou le dos : 5 gouttes de camphrier, 3 gouttes de menthe poivrée, 3 gouttes d’eucalyptus radié, 5 gouttes de térébenthine (pin maritime), 5 gouttes de ravintsara. Utiliser en suppositoires* le mélange suivant contre les   refroidissements, le rhume, la sinusite, l’état grippal, la bronchite : ravintsara, niaouli, eucalyptus radié, laurier noble, thym à thujanol (1 goutte de chaque par suppositoires de 3 ml) 2 x/J. Boire une tisane de plantes sudorifiques  pour augmenter la transpiration qui est une aide au rétablissement (tilleul, fleurs de sureau noir, gingembre, cannelle, camomille, coquelicot, thym) 1 litre par jour. Prendre de la propolis en spray buccal 4 x par jour. C’est un antibiotique naturel aux propriétés : antimicrobiennes, anti-inflammatoires, antifongiques, antiparasitaires, antioxydantes et immunostimulantes. Prendre de l’extrait d’ail noir vieilli aux repas qui seront légers et digestes. Phytothérapie préventive : Echinacée pourpre.   Oligothérapie : Faire une cure de cuivre/or/argent 3 x 15 ml /J. Pulvériser le nez avec un mélange de plasma de Quinton hypertonique (1/4 du volume) et de l’argent colloïdal ou du cuivre/or/argent (3/4 du volume).   *Préparation maison de suppositoires aux huiles essentielles : Se procurer un moule à suppositoires de 3 grammes par suppositoire. Faire fondre 18 grammes d’huile de coco bio au bain marie à environ 60 C°, pour 6 suppositoires de 3 gr. Incorporer et mélanger les huiles essentielles à l’huile de coco liquéfiée à 5%, soit 5 gouttes d’HE par suppositoire de 3 gr. Verser dans le moule et mettre au frigo 2 heures minimum. Articles complémentaires : Les infections ORL chroniques Un mot sur l'immunité Epidémies et contagion Notion de terrain

  • La N-acétylcystéine

    Article de nutrithérapie Description : Populaire en médecine fonctionnelle et en nutrithérapie, la N-acétylcystéine (NAC) occupe une place de choix. Il s’agit d’un dérivé acétylé de l’acide aminé cystéine, utilisé tant comme complément alimentaire que dans certains médicaments fluidifiants les sécrétions mucosiques. La NAC est essentiellement un précurseur du glutathion , l’antioxydant majeur  produit par nos cellules et en particulier le foie . En augmentant les réserves de glutathion, la NAC contribue à maintenir l’équilibre redox, c’est-à-dire, l’équilibre entre les radicaux libres et les défenses antioxydantes essentiel à la santé cellulaire. Ces effets thérapeutiques comme antioxydant, anti-inflammatoire, mucolytique, détoxifiant, antimicrobien, en fait un outil très intéressant dans une approche globale de santé et de prévention.   Bienfaits prouvés qui justifient son intérêt dans une approche holistique de la santé : Protection antioxydante et cytoprotectrice :  En tant que précurseur du glutathion, la NAC aide les cellules à neutraliser les radicaux libres et à limiter le stress oxydatif, principal moteur du vieillissement cellulaire et de nombreuses pathologies. Des études montrent que l’association L - glycine + N-acétylcystéine (NAC)  pendant 14 jours augmente significativement les niveaux de glutathion — l’un des plus puissants antioxydants internes — tout en réduisant le stress oxydatif. Cette synergie s’avère particulièrement intéressante chez les personnes âgées, chez qui elle contribue à inverser plusieurs marqueurs liés au vieillissement. Applications possibles liées au vieillissement et aux dysfonctionnements chroniques : Grâce à ses effets antioxydants et anti-inflammatoires, la NAC est explorée dans des contextes variés : affections respiratoires chroniques ( rhinite , sinusite , bronchopathies, emphysème, fibrose, etc.), maladies métaboliques , troubles liés à l’âge, voire certaines pathologies neurologiques ou psychiatriques. Action anti-inflammatoire : La NAC peut diminuer l’expression de marqueurs inflammatoires en inhibant des voies de signalisation inflammatoires. Effet mucolytique et respiratoire :  Utilisée de longue date en cas de mucus épais (bronchites, pathologies pulmonaires chroniques…), la NAC rompt les liaisons disulfure des mucines, ce qui fluidifie le mucus et facilite son évacuation. Détoxification & soutien hépatique : Protège et régénère le foie. En cas de surcharge toxique (métaux lourds, toxiques environnementaux) ou de stress métabolique, la NAC, grâce au glutathion, participe à la neutralisation et à l’élimination des substances indésirables. Certaines sources évoquent un effet chélateur potentiel vis-à-vis de métaux lourds . C’est aussi un antidote contre la toxicité du paracétamol (Doliprane, Dafalgan). Résorption des biofilms & effet antimicrobien :  on s’intéresse de plus en plus à son rôle dans l’inhibition ou la destruction de biofilms bactériens. Ces matrices protectrices que certaines bactéries forment pour résister aux antibiotiques. Elle peut perturber la structure des biofilms, ce qui améliore l’efficacité des traitements antimicrobiens naturels ou allopathiques. Synthèse du collagène :   la NAC participe à la synthèse du collagène en fournissant de la cystéine, qui est un constituant essentiel à la formation de cette protéine. Elle joue donc un rôle dans la cicatrisation, ainsi que dans le maintien de la structure et de l'élasticité de la peau, des cheveux et des ongles, tout en apportant ses bienfaits antioxydants. Elle est utile dans la dermatite atopique.   La N-Acétylcystéine peut améliorer la qualité du sperme chez les hommes.   Posologie : Pour un usage quotidien « bien-être / antioxydant / détox / entretien général », les doses orales les plus couramment utilisées se situent entre 600 et 1.800 mg 5 fois par semaine pendant le repas du matin ou du midi. Certains protocoles cliniques emploient des doses jusqu’à 2.400 à 3.000 mg/jour (bronchopathies, fibroses, etc.), avec une bonne tolérance globale sur le long terme. Des doses très élevées ont été testées dans certains contextes sans effets indésirables sévères notables. Des études rapportent des doses allant jusqu’à 8.000 mg/jour via voie orale, sans toxicité majeure. Il est recommandé de faire des pauses régulières (ex: 5 jours sur 7) pour laisser les radicaux libres stimuler les gènes.   Biologie : Glutathion réduit. Glutathion peroxydase (GPx). Superoxyde dismutase (SOD).   Remarques : La tolérance de la NAC est en général très bonne, ce qui en fait un candidat sérieux pour un usage régulier, en dehors de contre-indications particulières à voir avec votre thérapeute. L’efficacité de la NAC varie selon l’indication, ce n’est pas une “potion magique” : elle ne remplace pas une bonne hygiène de vie, une alimentation physiologique , un sommeil de qualité, etc. En résumé : La NAC intervient comme antioxydant, détoxifiant, anti-inflammatoire, antimicrobien, mucolytique, protecteur hépatique et mitochondrial , soutien immunitaire, anti-vieillissant … ce qui en fait un « tout-terrain ».   Précautions : Dans certains contextes pathologiques précis (maladies graves, traitements médicamenteux, contre-indications), un suivi médical ou un avis professionnel reste indispensable. Il n’existe pas d’interaction pharmaceutique avec d’autres molécules.   Citations : « La NAC est bien plus qu’un simple complément : c’est l’un des outils les plus efficaces pour restaurer le glutathion, renforcer la détoxification et protéger les systèmes respiratoire et mitochondrial. »  - Dr. Amin Gasmi « La NAC a le potentiel de prévenir les dommages à l'ADN, le cancer et d'autres maladies associées aux mutations par le biais de l'inhibition de l'invasion et des métastases, d'effets sur les mitochondries et plus encore. »  - Dr. Joseph Mercola Article complémentaire : La L-glycine

  • Le magnésium

    Article de nutrithérapie Au même titre que le zinc , le magnésium fait partie des compléments nutritionnels essentiels que j’utilise biquotidiennement. C’est l’un des minéraux les plus précieux pour soutenir notre organisme, notre énergie et notre équilibre émotionnel.   Description : Le magnésium appartient à la grande famille des minéraux essentiels au fonctionnement normal du corps. Il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques , notamment dans les domaines : musculaire immunitaire nerveux mitochondrial (activation de l’ATP, notre énergie cellulaire) La carence est extrêmement fréquente : 75 à 80 % des Belges et des Français seraient en déficit. Il est éliminé par les urines, la transpiration… et surtout le stress , grand consommateur de magnésium. Ce minéral est aussi un cofacteur indispensable à la synthèse de neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine : il influe donc directement sur l’humeur, la gestion du stress et la cognition . Il participe également à la production de nombreuses hormones : testostérone , progestérone, œstrogènes, T3, T4, mélatonine…   Besoins quotidiens : Sédentaire :  environ 6 mg/kg/jour. → Homme 70 kg : ~420 mg / jour. → Femme 55 kg : ~330 mg / jour. En période de stress : → Jusqu’à 600 mg / jour chez un sédentaire. → Jusqu’à 900 mg / jour chez un sportif. Sportifs :  7 à 8 mg/kg/jour. → Homme 80 kg : 560 à 640 mg / jour. L’hypermagnésémie toxique n’apparaît qu’à des doses supérieures à 2.500 mg/jour . À noter : seulement 30 à 40 %  du magnésium alimentaire est réellement absorbé. De nombreux facteurs augmentent nos besoins : sport, transpiration, alcool, café , diurétiques, grossesse, allaitement, alimentation appauvrie, infections, stress … Certaines études montrent également des bénéfices à long terme sur la santé cardiovasculaire, rénale, et même sur l’augmentation de la testostérone totale et libre. La fatigue de l’après-midi associée à des tensions dans le bas du dos est souvent liée à un déficit en magnésium.   Biologie : Magnésium érythrocytaire Magnésium urinaire Taux optimaux : Magnésium plasmatique : 80–100 ng/mL. Magnésium érythrocytaire : 5.00–5.80 mg/dL.   Antagonistes (facteurs qui diminuent le magnésium) : Diurétiques, laxatifs ; Café , thé, sodas ; Anti-nutriments ; Calcium, phosphore.   Agonistes (facteurs qui améliorent son assimilation) : Vitamines du groupe B (notamment B6) ; Vitamine D3 ; Potassium ; L-taurine. La vitamine D aide le magnésium à rester plus longtemps dans la cellule.   Précautions : Insuffisance rénale. Réduire le café et l’alcool.   Indications principales : Le magnésium peut être pertinent en cas de : stress , anxiété, nervosité ; fatigue physique et nerveuse ; spasmophilie ; tensions et crampes musculaires ; paupières tremblantes (miokymie) ; hypertension , athérosclérose ; insomnie ; inflammation ; faiblesse immunitaire (stimulation des lymphocytes T) ; allergies , asthme ; diabète de type 2 ; troubles de l’humeur ; maladies neurodégénératives, Parkinson , Alzheimer ; extrémités froides ; élimination des métaux lourds ; lithiases rénales .   Sources naturelles de magnésium : Fruits de mer : escargots, moules, bigorneaux, huîtres, bulots, palourdes, anchois ; Oléagineux : noix de cajou, amandes ; Graines : courge, chia ; Germes de blé ; Légumes feuilles vertes ; Noix de coco séchée ; Dattes, bananes ; Chocolat noir > 70 %.   Compléments alimentaires : Privilégier les gélules  plutôt que les comprimés. Éviter les excipients suivants : E551 : dioxyde de silicium E466 : carboxyméthylcellulose de sodium E341 : phosphate dicalcique E339 : phosphate disodique Les effets sur le stress et l’anxiété se ressentent généralement après 8 à 15 jours. Les formes les mieux assimilées au moins assimilées : 1. Le "haut du panier" (excellente assimilation et tolérance) Ces formes sont dites "organiques" ou "chélatées". Elles sont liées à des acides aminés , ce qui permet au magnésium de passer la barrière intestinale très facilement sans causer de troubles. Magnésium Bisglycinate :  le champion toutes catégories. Forme chélatée liée à de la L-glycine (un acide aminé relaxant). Il est extrêmement bien absorbé, très bien toléré et sans effet laxatif. Idéal pour le stress et le sommeil . Magnésium Taurate :  forme chélatée liée à l’acide aminé L-taurine . Il est particulièrement intéressant pour la sphère cardiovasculaire et la fixation du magnésium dans les cellules nerveuses. Excellente biodisponibilité. À prendre plutôt le soir avec l’effet apaisant et calmant de la taurine qui améliore la qualité du sommeil . 2. Les "très bons élèves" (spécifiques et efficaces) Magnésium Malate :  Lié à l'acide malique. C'est la forme préférée pour l'énergie musculaire et la récupération. Il aide à "décrasser" les muscles (utile en cas de fatigue chronique ou de fibromyalgie ). Très bonne absorption, effet laxatif modéré. Glycérophosphate de Magnésium :  Une forme liposoluble qui a l'avantage de ne pas être laxative du tout. C'est souvent celle que l'on retrouve dans les compléments pour le stress . 3. Le "bon élève mais à surveiller" (effet osmotique) Citrate de Magnésium :  bonne biodisponibilité, mais il a un défaut : il est osmotique. Cela signifie qu'il attire l'eau dans les intestins. À dose modérée, c'est parfait, mais à dose élevée, il peut accélérer le transit (effet laxatif). Très bien pour ceux qui souffrent de constipation légère. C’est une forme organique, alcalinisante idéale pour les douleurs et les courbatures. 4. Les "moins bons élèves" (faible assimilation ou irritants) Magnésium Marin (oxyde/hydroxyde) :  Très populaire car "naturel", c'est pourtant l'un des moins bien absorbés (environ 4%). L'essentiel reste dans l'intestin, ce qui provoque souvent des ballonnements ou des diarrhées. C'est un mélange de sels inorganiques peu coûteux de basse qualité. Chlorure de Magnésium (Nigari) :  Bien qu'il soit très efficace pour stimuler le système immunitaire en urgence, sa biodisponibilité est moyenne et il est très irritant pour les intestins à long terme. Son goût est également très désagréable. Le chlorure de magnésium est acidifiant et favorise donc l’acidose, utile de ce fait dans les problèmes infectieux, les constipations opiniâtres ou les purges .   Tableau récapitulatif Forme Assimilation Tolérance Digestive Meilleure utilisation Bisglycinate ⭐⭐⭐⭐⭐ Excellente Stress, Sommeil, Traitement de fond Taurate ⭐⭐⭐⭐⭐ Excellente Cœur, Système nerveux Malate ⭐⭐⭐⭐ Très bonne Énergie, Muscles Citrate ⭐⭐⭐⭐ Moyenne (Laxatif) Constipation, Sport Marin ⭐ Médiocre À éviter si intestin sensible Chlorure ⭐ Médiocre Constipation, Purge, Infections Le citrate et le bisglycinate peuvent être associés et gagnent à être pris avec : Vitamine B6. Attention, un excès de B6 peut être neurotoxique, toujours utiliser la forme pyridoxal 5'-phosphate ; Complexe de vitamines B ; L-taurine.   Posologie conseillée : Pour une meilleure assimilation : Fractionner la prise en 2 fois par jour (ex : 2 × 200 mg). Éviter : thé, café, alcool, antiacides autour de la prise. En général, 300 à 400 mg/jour suffisent en supplémentation. Dose toxique : > 3 000 mg/jour. Pour les difficultés à démarrer le matin : magnésium + L-tyrosine (précurseur des catécholamines). Contre le stress / l'anxiété : magnésium + rhodiole  ou autre plante adaptogène .   Citations : « Comment l’organisme se procurera-t-il les sels minéraux qui lui manquent en cas d’absence ou d’insuffisance de ces nutriments dans l’alimentation ? Il peut alors les extraire des muscles, des os, des dents, des cartilages, etc. donc aux dépens de ces structures et de leur intégrité. »  - Dr. André Passabecq « Les études sur l’apport en macro et micronutriments dans la nutrition paléolithique des anciennes sociétés de chasseurs-cueilleurs ont montré une absorption de magnésium dans leur régime habituel de 600 mg de magnésium par jour. »  - Dr. Joseph Mercola « Le stress entraine une fuite urinaire du magnésium ce qui est la première étape du burnout : impossibilité de synthétiser le cortisol (hormone de l’énergie), la DHEA, la dopamine (joie de vivre, libido, mémoire, motivation, concentration, la noradrénaline (énergie). »  - Dr. Stéphane Résimont   Articles complémentaires : Les carences nutritionnelles .

  • Symptômes d’un foie fatigué

    Article naturo-hygiéniste Le foie est la glande la plus volumineuse du système digestif, 1,5 kg pour l’adulte. Il permet la synthèse de la bile, de glucides , de lipides et de protéines sanguines. Il a plus de 500 fonctions connues dont la détoxification de l’organisme et réalise des milliers de réactions biochimiques. Le foie c’est aussi un de nos 5 émonctoires , il secrète de la bile jusqu’à 1 litre par jour déversée dans la vésicule biliaire qui elle-même déverse la bile dans l’intestin grêle, on peut donc parler du trio émonctoriel foie-vésicule-intestins. Une analyse de sang ne révèle pas toujours que le foie fonctionne mal. Le foie est l’organe central de la physiologie. Il joue un rôle essentiel dans la régulation du sucre sanguin (glycémie) puisqu'il est chargé de la gestion des stocks de glucides . Il emmagasine le glucose provenant de la nourriture et le restitue tout au long de la journée selon les besoins. En cas d’excès d’apport de glucose, il stocke ce dernier sous forme de glycogène et éventuellement de triglycérides si les stocks de glycogène sont pleins. D'où l'importance de le chouchouter, pour éviter les maladies comme le diabète ou la stéatose hépatique . Système porte du foie qui draine rate, pancréas, estomac, intestin grêle et côlon Les 2/3 du sang amené au foie passent par la veine porte qui, par ses ramifications (en bleu sur l'image ci-dessus), draine les intestins, l’estomac, la rate et le pancréas à hauteur d’un litre par minute. Le foie est un organe qui fonctionne normalement lorsque nous menons une vie adaptée à nos besoins et à notre environnement. Malheureusement il est souvent enclin à subir une surcharge de travail qui le surmène et le fatigue. Cette surcharge est due à certains facteurs modernes comme la pollution, les produits alimentaires industriels, l'excès de glucides , les incompatibilités alimentaires , les médicaments, l’alcool, les produits chimiques et toxiques , le stress , etc. 20 à 25% des Français ont une accumulation hépatique excessive de graisse. La liste de symptômes qui suit n’est pas spécifique d’un foie congestionné, mais sont des signes qui s’y rapportent. Peut-être qu’un ou plusieurs de ces symptômes nous indiqueront que notre organe a besoin de récupérer. Symptômes : Fatigue générale, baisse d’énergie Santé affaiblie, de nombreuses maladies trouvent leur origine dans le disfonctionnement du foie Catarrhes, glaires, mucus (rhume, sinusite, bronchite, smegma, etc.) Perte de cheveux Troubles digestifs dont ballonnements et gaz Perte d'appétit Hémorroïdes , varices Altération de la vue Fièvre Céphalées, migraines Nausée Vertiges Frilosité Blanc des yeux et teint jaunâtres Langue blanche Démangeaisons cutanées, prurit, urticaire, dermatoses ( acné , eczéma , psoriasis , etc.) Allergies Manque de concentration, trous de mémoire Vieillissement accéléré Colère, irritabilité, anxiété, nervosité Insomnie , réveil nocturne répété entre 23h et 1h Douleurs articulaires, contractures, raideurs, crampes , tendinites Décoloration des selles Sang noir dans les selles Ménopause compliquée Hypercholestérolémie , augmentation du LDL Cellulite SIBO Causes : Alcool, tabac et autres overtoniens Produits chimiques et toxiques , pesticides , conservateurs, additifs, etc. Aliments mucogènes en excès Aliments industriels et gras trans Suralimentation et grignotage Le ralentissement digestif et les fermento-putrescences intestinales Viande rouge non pâturée et excès de fer Carences et déficits nutritionnels Médicaments, notamment : paracétamol, antibiotiques , anti-inflammatoires, statines , antiépileptiques, psychotropes, antirétroviraux , finastéride, dutastéride Sédentarité Surpoids, obésité, syndrome métabolique Problèmes émotionnels : stress , anxiété, peur, tristesse, etc. Froid Flore intestinale détériorée Porosité intestinale Le paracétamol est la première cause d’insuffisance hépatique aiguë dans les pays développés et peut induire une lyse hépatique. Solutions : Eliminer les causes. Monodiète , diète, jeûne intermittent , jeûne . Equilibrer l’ alimentation avec suffisamment de légumes biologiques aux repas. Limiter les aliments mucogènes ( produits laitiers , céréales , produits industriels, etc.) Limiter ou supprimer les overtoniens . Respecter certaines combinaisons alimentaires et les temps de digestion . Appliquer une bouillote chaude sur le foie une à deux fois 30 minutes par jour. Pratiquer une activité physique régulière , combinée à du repos et à un sommeil de qualité. Vérifier les carences et les déficits nutritionnels. Boire des jus de légumes fraîchement pressés à base de betteraves rouges (bétaïne) et de carottes biologiques . Prendre du pollen pour son apport en méthionine. Oligothérapie : soufre. Zéolite . Micronutrition : Voici les principaux micronutriments et cofacteurs indispensables au bon fonctionnement hépatique. Sans eux, les réactions chimiques ralentissent ou s'arrêtent : Vitamines : B2, B3, B6, B9, B12, C , E Minéraux : zinc , cuivre, magnésium , sélénium, fer N-acétylcystéine , L-glycine , L-taurine , MSM, choline Un mois environ devrait suffire à rétablir les fonctions hépatiques normales. Après amélioration : Il est recommandé d’effectuer un drainage sur le foie seulement après l’avoir mis au repos un certain temps pour ne pas le solliciter davantage. Il est donc judicieux en première intention de supprimer tout ce qui épuise cet organe et ensuite de faire des monodiètes , des cures de jus de légumes et des jeûnes avant de commencer à utiliser des purges et des plantes (aubier de tilleul, desmodium, chardon marie, artichaut, pissenlit, curcuma, extrait d'ail noir, etc.), car toute stimulation entraine une perte d’ énergie vitale et une fatigue inversement proportionnelle. Biologie  : Fonction hépatique : GOT, GPT. Vitamines : A, B, C, D, E. Minéraux : Fer, zinc, magnésium érythrocytaire, cuivre , sélénium, soufre, molybdène. Glutathion total et réduit. Coenzyme Q10 . Citation : « Quand les apports alimentaires sont ajustés aux possibilités digestives et éliminatrices du corps, les organes ne sont plus surmenés. Les forces économisées de cette manière sont disponibles pour les processus de guérison. » - Christopher Vasey « Le foie est le principal organe chargé de la destruction des substances toxiques. Cette fonction sera d’autant plus efficace que cet organe sera mieux nourri et moins surmené par un afflux d’aliments inadéquats et de substances nocives. » - Dr. Catherine Kousmine « Chauffez le foie si vous voulez vire plus longtemps et être moins souvent malade. » - Dr. Alexandre Salmanov « Une flore intestinale correcte possède un pouvoir antitoxique égal à celui du foie ! Détériorée, la flore renvoie au foie un surcroît de travail important. » - Daniel Kieffer « Le meilleur médicament du foie, c’est ce que nous mangeons et buvons. […] Un médicament ne sera jamais aussi efficace qu’un changement de mode de vie. » - Pr. Gabriel Perlemuter « Un foie constamment surmené par des digestions impossibles, surchargé et agressé par des substances toxiques, est un foie affaibli plus ou moins dévitalisé incapable de se défendre, incapable de se régénérer correctement et donc incapable d’épurer et de régénérer l’organisme. Cet état altéré est alors propice à toutes les invasions microbiennes dites ‘virales’. En d’autres termes, les microbes ne prolifèrent que sur des terrains organiques morbides qui vibrent à leur diapason. » - Pr. Grégoire Jauvais « De fait, en soignant le foie, ne voit-on pas le teint s’éclaircir, les dermatoses, l’asthme, la bronchite chronique, s’améliorer ou guérir ? Les nausées, les migraines s’atténuer ou disparaître ? La fatigue, la « patraquerie » s’atténuer ou se terminer ? » - Robert Masson Article associé : Les émonctoires L'alimentation paléo

  • La coenzyme Q10

    Article de nutrithérapie Coenzyme Q10 : l’indispensable alliée de l’énergie cellulaire Mentionnée à de nombreuses reprises dans le paragraphe « nutrithérapie » de ce blog, il était temps de lui dédier un article complet. La Coenzyme Q10 (CoQ10) est une molécule que j’affectionne particulièrement et que j’utilise quotidiennement, tant ses effets sont vastes et scientifiquement documentés. La CoQ10 est une substance liposoluble, proche d’une vitamine, synthétisée naturellement par toutes nos cellules. Elle joue un rôle fondamental dans la production d’énergie mitochondriale et dépend du cholestérol pour être fabriquée. Aujourd’hui, elle est devenue un complément phare en médecine fonctionnelle, en micronutrition et dans les approches anti-âge : plus de 18.000 études ont exploré ses bénéfices. Compte tenu de son rôle central dans le métabolisme cellulaire, il n’est pas surprenant qu’une baisse de CoQ10 soit associée à de nombreuses pathologies. Son taux diminue naturellement avec l’âge, mais aussi sous l’effet du stress chronique, du tabagisme, de l’alcool, des efforts physiques intenses, de certaines maladies et des statines (médicaments anticholestérol). Une carence peut entraîner une baisse d’énergie, une intolérance à l’effort et une vulnérabilité accrue des tissus nerveux. La CoQ10, associée à la vitamine E, contribue également à protéger les membranes cellulaires contre le stress oxydatif et la peroxydation des lipides.   « Un puissant antioxydant et anti-inflammatoire qui active les mitochondries et l’énergie. »   Bienfaits de la CoQ10 (Ubiquinone) :  1. Production d’énergie Rôle essentiel dans la synthèse d’ATP via les mitochondries (les « centrales énergétiques » de nos cellules). La réduction du nombre de mitochondries et leur moindre efficacité avec l’âge est l’une des principales causes du vieillissement — la CoQ10 aide à maintenir leur fonctionnement. 2. Impact des statines Les statines inhibent la synthèse de CoQ10 : cela explique la fatigue , les crampes , les myalgies, les tendinites , la baisse de libido et certains troubles digestifs observés chez de nombreux utilisateurs. 3. Antioxydant majeur Neutralise les radicaux libres, ralentit les processus de vieillissement cellulaire. Protège les membranes lipidiques, notamment en synergie avec la vitamine E. 4. Anti-inflammatoire Réduit les marqueurs inflammatoires, avec un effet dose-dépendant. 5. Effets cardiovasculaires Effet anti-hypertenseur à forte dose. Améliore la contraction cardiaque (effet tonicardiaque). Protège les vaisseaux et le cœur, utile dans l’insuffisance cardiaque fonctionnelle. 6. Système nerveux et cérébral Intérêt dans les maladies neurodégénératives ( Parkinson , déclin cognitif , migraine …). Soutien à la neurotransmission et à la production d’énergie neuronale. 7. Performance physique Améliore l’endurance, la récupération et la capacité musculaire. Réduit le stress oxydatif lié à l’effort. 8. Métabolisme et glycémie Améliore la sensibilité à l’insuline dans le diabète de type 2 . Influence positive sur le profil lipidique. 9. Fertilité Soutient la qualité ovocytaire et la mobilité des spermatozoïdes (effet reconnu en nutrithérapie). 10. Brûleur de graisses L’association CoQ10 + acétyl-L-carnitine (1.500 à 1.800 mg) améliore efficacement l’oxydation des graisses tout en augmentant l’énergie disponible.   Indications principales : La CoQ10 est utilisée dans : Vieillissement général et santé de la peau (rides, élasticité) Fatigue chronique et baisse d’énergie Sport : performance & récupération Troubles cardiaques Syndromes métaboliques  : diabète , obésité , hypertension , hyperlipidémie , cancer Maladies neurodégénératives ( Parkinson , Alzheimer ) Inflammation chronique Migraine DMLA, vieillissement oculaire Fibromyalgie Sarcopénie (fonte musculaire liée à l’âge) Fertilité Soutien des mitochondries (ralentissement du déclin) Accompagnement complémentaire dans certains cancers (jamais en substitution d’un traitement médical)   Précurseurs : Pour fabriquer naturellement la CoQ10, l’organisme a besoin de : Phénylalanine L-tyrosine Magnésium Sélénium Vitamines B1, B6, B9 et E Une alimentation insuffisante en ces nutriments ou un stress chronique peut réduire la synthèse endogène.   Biologie (bilan micronutritionnel) : Coenzyme Q10 (sanguine) : cible fonctionnelle optimale : 1.500 à 2.500 µg/L Magnésium érythrocytaire Sélénium Vitamines B9, B12, E Ces analyses font parties des bilans utilisés en médecine fonctionnelle & anti-âge.   Forme et dosage : Forme recommandée : Ubiquinone (Myoqinon) forme la mieux documentée, stable et efficace. Posologie : 100 à 200 mg/jour, 6 jours/semaine À prendre avec un repas contenant du gras (améliore fortement l’absorption) Doses renforcées : Selon une étude de 2023, 300 à 400 mg/jour inhibent davantage les marqueurs inflammatoires. Synergie : Vitamine E (antioxydant complémentaire) Idéalement combiné avec 200 µg de sélénium   Remarques importantes : Aucune preuve solide ne montre que la forme ubiquinol  (plus coûteuse) soit supérieure à l’ubiquinone bien formulée dans une base lipidique (ex. huile de soja). La vitamine C prise en même temps diminue l’absorption de la CoQ10. La présence d’huile augmente significativement la biodisponibilité.   Éléments complémentaires utiles en médecine fonctionnelle pour un soutien mitochondrial global : Cette supplémentation est souvent associée à : acétyl- L-carnitine acide R α-lipoïque (ALA) magnésium PQQ oméga-3   Remarques : Stress oxydatif : Un excès de radicaux libres, dû au stress chronique, au manque de sommeil ou à un régime pauvre en nutriments, augmente les besoins en CoQ10. Microbiote : Une dysbiose du microbiote intestinal réduit aussi la production endogène de CoQ10 (via perturbation des vitamines B et du métabolisme énergétique). Terrain métabolique : Les personnes insulinorésistantes , obèses ou sous statines ont des besoins plus élevés.   Citations : « A moins de 900 µg/L de coQ10, on perd de la masse musculaire et de la masse cardiaque. »  - Dr. Stéphane Résimont « La capacité du foie à synthétiser la coenzyme Q10 diminue avec l’âge. »  - Roseline Gagnon « Certains effets secondaires des statines , comme les myalgies, pourraient s’expliquer par la chute de la coQ10 qui joue un rôle important dans la production d’énergie mitochondriale . »  - Brigitte Karleskind « Des études ont montré que de faibles taux de coenzyme Q10, laquelle a un grand nombre de propriétés antioxydantes en commun avec la vitamine E, peuvent contribuer directement au vieillissement, alors que des taux plus élevés ralentissent ce processus. »  - Dr. Earl Mindell   Article complémentaire : Les mitochondries

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