Blog dédié à l'hygiénisme et à la santé naturelle


"La connaissance est une force. La connaissance de
la santé donne de grands pouvoirs." - J.H.Tilden
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- L'insomnie
Article naturo-hygiéniste Un sommeil perturbé et incomplet fera le lit de toutes sortes de troubles physiques, psychiques, neurologiques, endocriniens et immunitaires par énervation (baisse d’énergie vitale). Il n’est pas possible d’avoir une bonne santé, une bonne vitalité et un niveau de conscience élevé sans un repos suffisant et réparateur. Le sommeil est vital pour l’organisme. C’est la phase anabolique du métabolisme (réparation, reconstruction, élimination, recharge énergétique, etc.). En hygiénisme, la régénération et l’autoguérison ne peut être réalisée que par deux éléments principaux : le repos et l’alimentation physiologique. Les somnifères induiront un sommeil artificiel sans sommeil paradoxal qui ne permettra pas la récupération physique et mentale. Ces drogues chimiques intoxiqueront l’organisme. 1 million de personnes souffrent d’insomnie sévère en Belgique, soit près de 9% de la population. Causes : La cause de l’insomnie est multifactorielle, c’est notamment la tension nerveuse et musculaire provoquée par la toxémie des centres nerveux. Le système nerveux autonome peut être déréglé. Un jeûne peut résoudre ce problème par la désintoxication de ces centres nerveux et la majorité les insomniaques dormiront normalement. Les soucis. La douleur. Un foie fatigué. Le fluor. L’aspartame (perturbation de la conversion sérotonine -> mélatonine). Les écrans (lumière bleue*) avant d’aller au lit (blocage de la production de mélatonine**). Une lumière trop forte le soir dans les espaces de vie. La consommations de stimulants, d’overtoniens, de médicaments. Les rayonnements électromagnétiques dans la chambre (Smartphone, radio-réveil, babyphone, téléphone sans fils, Wi-Fi, etc.). La parasitose intestinale. La dysbiose intestinale. L’hypothyroïdie : l’hormone thyroïdienne T3 (forme active) est absolument essentielle pour obtenir un sommeil de qualité, et plus particulièrement un sommeil profond. Le manque ou l’excès d’exercice physique. Les carences et les excès alimentaires. Un lit mal adapté, mal orienté (de préférence tête au nord). Une chambre trop chaude, trop froide, trop lumineuse, mal insonorisée. Un bain chaud le soir. Pour bien dormir, la température corporelle doit baisser. Une dysfonction surrénalienne. *« La lumière bleue est la lumière la plus toxique pour la rétine centrale. Il ne faut donc jamais porter de lunettes avec des verres bleus, mais plutôt marrons ou gris. C’est dans le noir que le pigment rétinien se reconstitue, donc la nuit il ne faut surtout pas de lumière, il faut dormir dans le noir absolu. Les personnes qui regarde les écrans et la TV la nuit se font des DMLA plus tôt que les autres. » - Dr. Catherine Orsoni Dupont, ophtalmologue **La mélatonine est l'hormone du sommeil. Elle est libérée et augmente à mesure que la luminosité diminue. La synthèse de la mélatonine se réalise dans la glande pinéale à partir du tryptophane. Tryptophane + vitamine B6 => sérotonine => mélatonine. Le maïs et ses produits dérivés, réduisent notre capacité à produire de la sérotonine. La magnésium et la taurine renforcent l’action de la sérotonine. Le manque de sommeil altère la fonction de la barrière hémato-encéphalique prédisposant aux maladies neurodégénératives. Biologie : GABA Mélatonine Glutamate Vitamines B6, B9, B12 Magnésium érythrocytaire, zinc, calcium, fer, ferritine Bilan thyroïdien (TSH, T3, T4) Solutions : La suppression des causes. La cohérence cardiaque. La méthode 4-7-8. L'exercice physique quotidien. La fatigue musculaire est très importante pour bien dormir. L’activité physique compense la fatigue nerveuse et intellectuelle. Une balade en forêt et l'exposition au soleil. La connexion à la terre 10 minutes avant d’aller au lit (décharge d’électricité statique et reprise d’électron de la terre). Se règle petit à petit pour arriver au bout de 4 à 5 jours au plein potentiel. Un nettoyage du trio : foie, vésicule, intestins est tout indiqué. La gestion du stress et des émotions. Le massage californien. La pratique du sauna. La lecture au lit avec lumière tamisée. Chambre calme, sans source de luminosité, bien aérée avec une température ambiante d’environ 18° C. Observer quelques règles alimentaires basiques. Nourriture suffisamment pourvue en tryptophane (cabillaud, poulpe, volaille, œufs, riz complet, banane, fromage, noix, graines de courge). Repas équilibré et digeste au moins 3 h avant de dormir. Vérifier s’il n’y a pas de parasitose intestinale. Se lever progressivement plus tôt, pour augmenter la fatigue le soir en se couchant assez tard mais à heure fixe. La photobiomodulation. Méthode 4-7-8 Le sommeil a un effet réparateur sur le système immunitaire et le système endocrinien. Béquilles de soutient phytothérapeutiques : Tisanes de : camomille, tilleul, mélisse, lavande, houblon, valériane, etc. (avant le repas du soir). Ashwagandha (adaptogène). Extrait de valériane de 600 à 1.500 mg. Safran en fin d'après-midi. Cannabidiol (CBD). Gemmothérapie : Noctigem (Herbal Gem) ou Gem-Nocte (Alpha Gem). En phytothérapie, nous observerons toujours une fenêtre thérapeutique d'une semaine toutes les trois semaines de traitement. Un sommeil de mauvaise qualité augmente au fil du temps le risque de développer une maladie grave, notamment une maladie neurodégénérative. Compléments alimentaires : Magnésium organique ou chélaté + vitamine B6 ou complexe B. L-taurine de 500 à 2.000 mg. L-glycine 3.000 à 5.000 mg au coucher. L-théanine (stress physique et mental, relaxation, sommeil). Acides gras oméga-3. Vitamine D. Oligothérapie : Granions de lithium. Citations : « C’est un crime de prescrire un narcotique, un hypnotique ou un soporifique – c’est-à-dire un somnifère – à celui qui ne dort pas. » - H. M. Shelton « Pour favoriser la relaxation et le sommeil, rien n’égale un vrai massage de la tête aux pieds.» - Robert Masson « Le manque de sommeil est ce que je considère comme la cause la plus courante de stress et une cause fréquente d’hyperinsulinisme et de résistance à l’insuline. » - Pr. Benjamin Bikman, biologie cellulaire et physiologie Articles complémentaires : Le café Les poisons overtoniens Les stimulants L'activité physique Le travail de nuit
- L'inflammation
Article naturo-hygiéniste A. L’inflammation aigue A l'instar de la diarrhée, du vomissement, de la fièvre, de l'inappétence, des éruptions cutanées, des émissions catarrhales, de la transpiration, de la cicatrisation, etc., l’inflammation aigue est un processus régulateur homéostasique induit par la force vitale pour diminuer le niveau de toxémie ou effectuer une réparation, afin de préserver la santé et l’intégrité de l’organisme. Si on bloque un de ces processus vitaux, la lésion, la toxine, le toxique ou le microbe pathogène ne pourra être circonscrit et éliminé. C’est une erreur de considérer ces manifestations comme des signes négatifs à supprimer. L’inflammation n’est pas un problème, c’est une solution ! L’inflammation est une réaction du système immunitaire face à un composé acide, une infection ou à une lésion tissulaire. L’acidose est l’une des plus grandes causes d’inflammation. L’inflammation (auto guérisseuse) est donc un signal, un mécanisme réparateur naturel normal et physiologique, qui vise à fournir aux tissus lésés ou altérés, un maximum de sang vitalisant et de lymphe épurative. C'est toujours une réaction de guérison, une réaction adaptative de l'organisme, qu'il ne faut pas entraver. Les anti-inflammatoires s'opposent systématiquement aux processus de guérison dans le corps. De plus ils vont créer des dégâts à d'autres endroits. L'inflammation est une fièvre locale. Réaction inflammatoire Les 4 signes cardinaux de l’inflammation : Rougeur. Chaleur. Gonflement. Douleur. Les grandes étapes de la réaction inflammatoire aiguë : Prenons l’exemple d’une blessure faite avec une épine de rosier… Étape 1 : Lésion cutanée permettant le passage de la barrière naturelle. Les agents pathogènes (bactéries) traversent l’épiderme puis atteignent le derme. Étape 2 : Contamination conduisant à la pénétration des micro-organismes qui vont débuter leur multiplication cellulaire. C’est le début de l’infection. Étape 3 : Dilatation locale des capillaires sanguins et diffusion du plasma sanguin dans les tissus avoisinants. Ce qui conduit au gonflement de la plaie et à sa rougeur (érythème et œdème). Les terminaisons nerveuses présentes sont stimulées et envoient un signal de douleur au cerveau. Étape 4 : Diapédèse. Les phagocytes circulant dans les vaisseaux sanguins vont traverser leur paroi et venir au contact des micro-organismes. On les appelle alors macrophages tissulaires. Étape 5 : Phagocytose. Les macrophages sont activés et fixent à leur surface les micro-organismes grâce à des récepteurs et les internalisent. Ils vont ensuite les digérer. L’auto-réparation, l’auto-guérison sont des caractéristiques inhérentes au vivant. Laissons opérer l'HOMÉOSTASIE par l’immobilisation de la zone atteinte et laissons faire le bon déroulement de la réparation. Le processus inflammatoire naturel vers la guérison s’appelle « fibroplasie inflammatoire ». L’inflammation est contrebalancée par le cortisol (glandes surrénales fonctionnelles), le cholestérol et les bons acides gras, les micronutriments et les antioxydants. La suppression des aliments inflammatoires, acides et acidifiants, le jeûne et le repos sont de mises. Ensuite fruits doux, jus de légumes, plasma de Quinton (minéraux), bonnes graisses et légumes crus pour la reconstruction et l'alcalinisation globale, il faut diminuer la charge acide. B. L’inflammation chronique A l’instar des crises curatives aigues, l’inflammation aigue réparatrice a une durée limitée dans le temps. Par contre, l’inflammation chronique est caractérisée par sa longue durée dans le temps, de plusieurs mois à plusieurs années. C’est l’étape 4 des étapes de la maladie selon J. H. Tilden. Elle fera le lit des maladies dégénératives et de civilisation, basculant ensuite vers l’ulcération avec destruction des tissus et perte de fonction. Toutes ces étapes peuvent finalement aboutir au cancer qui est aussi une maladie inflammatoire. L’inflammation chronique accélère le vieillissement, elle est oxydante. Une température constante de 37-37,5 °C est un signe d’inflammation chronique, ainsi que des douleurs diffuses, musculaires, tendineuses ou/et articulaires. Quelques maladies chroniques inflammatoires : La maladie de Crohn La fibromyalgie Les rhumatismes et l’arthrose L’artériosclérose La sclérose en plaques L’asthme Le cancer Le système immunitaire et l’organisme tentent en vain de réparer les zones atteintes car les moyens lui manque, à cause : D’une baisse de l’énergie vitale. D’une toxémie non résorbée. D’un manque de repos et de troubles du sommeil. De carences nutritionnelles. De mauvaises association alimentaires. D’une alimentation déséquilibrée et trop acidifiante (aliments transformés et raffinés, sucre, alcool, etc.) D’un manque et d'un déséquilibre dans les apports lipidiques (oméga-3-6-7-9). Des poisons overtoniens. Des produits laitiers. Des céréales (pain, pâtes…) Des toxiques. D’une baisse hormonale, notamment des glandes surrénales et de la testostérone. De la porosité intestinale. D’une dysbiose intestinale. De médicaments. D’un stress chronique. D’un surpoids ou de l’obésité. De sentiments négatifs. D’un excès de fer sanguin. D'un excès de sucre sanguin (hyperglycémie). D’un syndrome métabolique / résistance à l’insuline. Le saviez-vous ? L’inflammation favorise : Carence en magnésium intracellulaire : l'inflammation chronique crée un état de stress métabolique qui "pousse" le magnésium hors des cellules (la magnésium est anti-inflammatoire). Dysfonction mitochondriale : les mitochondries sont les centrales énergétiques de vos cellules, mais elles sont très sensibles à l'environnement inflammatoire. Perturbation du sommeil profond : l'inflammation agit directement sur la structure de votre nuit via le système nerveux central. Barrière intestinale : l'inflammation chronique endommage souvent la paroi intestinale (hyperperméabilité). Biologie : Biochimie des glucides. Statut antioxydant. Statut en fer : 1. Fer sérique. 2. Ferritine. 3. Saturation de la transferrine. La ferritine est un marqueur inflammatoire, En cas d’inflammation, la ferritine flambe et le fer s’effondre. Magnésium érythrocytaire. Profil individuel en acides gras. Bilan surrénales complet dont cortisol libre à 08h. CRP et CRP-US (inflammation de bas grade). L’inflammation chronique de bas grade (CRP-US) signifie que le corps est entrain de lutter contre ce qu’il perçoit comme une attaque. La résistance à l’insuline est un des principaux facteurs de l’inflammation chronique. C. L’inflammation de bas grade L’inflammation de bas grade, aussi appelée inflammation chronique de faible intensité, est une activation silencieuse et prolongée du système immunitaire. Contrairement à l’inflammation aiguë, elle ne s’accompagne ni de fièvre ni de douleur franche, mais elle installe un terrain inflammatoire permanent qui épuise progressivement l’organisme. Elle se manifeste par des signaux diffus et souvent banalisés : fatigue chronique, brouillard mental, vieillissement prématuré, altérations cellulaires, prise de poids abdominale, troubles métaboliques ou encore inconfort digestif. Un marqueur clé : la CRP ultrasensible (CRP-us) La CRP ultrasensible est un marqueur biologique de référence pour détecter une inflammation chronique invisible, sans signes cliniques évidents. Taux fonctionnel optimal : idéalement < 0,3 mg/L acceptable < 0,5 mg/L > 3 mg/L : inflammation chronique significative, associée à : +77 % de risque d’infarctus +39 % de risque d’AVC +52 % de risque d’événements cardiovasculaires Lorsque les lipopolysaccharides bactériens (LBP ou endotoxines) issus d’un intestin perméable passent dans la circulation sanguine, ils stimulent l’immunité innée et entraînent une augmentation de la CRP-us. LBP ↑ = CRP-us ↑ Intestin, microbiote et inflammation Chez l’adulte — et plus encore chez la personne âgée — l’inflammation de bas grade est fréquemment associée à : une hyperperméabilité intestinale, un déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose). Cette situation peut favoriser fatigue, mal-être, douleurs diffuses, dérèglements métaboliques et constitue un terrain propice au développement de nombreuses pathologies chroniques. Pourquoi l’inflammation de bas grade est problématique À bas bruit, elle : perturbe le métabolisme énergétique et hormonal, altère les tissus sur le long terme, prépare le terrain aux maladies chroniques (cardio-métaboliques, auto-immunes, neurodégénératives…). Trois grands leviers physiopathologiques 1. Barrière intestinale fragilisée 2. Déséquilibre en acides gras essentiels (excès d’oméga-6, déficit en oméga-3) 3. Hyperstimulation insulinique liée aux excès de sucres et d’aliments ultra-transformés Approche naturopathique et fonctionnelle : agir sur le terrain L’inflammation de bas grade n’est pas une fatalité. C’est un déséquilibre progressif, souvent réversible lorsque l’on agit précocement. Solutions générales : Correction des causes. Analyse du statut individuel en acides gras et du génotype apoE. Diètes, monodiètes, jeûne, alimentation physiologique de type paléo. Assainissement des intestins : lavement, psyllium blond, probiotiques, prébiotiques, berbérine. Jus de légumes, jus de grenade frais, baies, légumes verts et chlorophylle, végétaux colorés (tanins hydrolysables, flavonoïdes, polyphénols). Plasma marin de Quinton. Lait d’Or. Eau de source faiblement minéralisée. Respect des 9 facteurs de la santé intégrale. S'exposer à la lumière rouge. À éliminer ou réduire fortement sucres raffinés graisses trans huiles végétales raffinées et hydrogénées aliments ultra-transformés Hygiène de vie anti-inflammatoire activité physique régulière et adaptée sommeil réparateur, profond et suffisant réduction de la graisse viscérale et abdominale gestion du stress (respiration, cohérence cardiaque, temps de récupération) négativation. Nutrithérapie : Antioxydants (vitamines : A, C, D, E. N-acétylcystéine, etc.). L-glycine : anti-inflammatoire et antioxydante. Acides gras oméga-3. Magnésium citrate. Coenzyme Q10. Bore. Polyphénols : quercétine, curcumine. Béquilles de soutien phytothérapeutiques pour accompagner la correction des causes : L’harpagophytum, la reine des prés, les feuilles d’ortie dioïques, le gingembre et le curcuma. Le thé vert matcha biologique et ses polyphénols. Gemmothérapie : bourgeons de cassis et d’aulne glutineux. En résumé : En naturopathie, on traite le terrain avant la maladie. Réduire l’inflammation de bas grade, c’est restaurer l’équilibre intestinal, métabolique et immunitaire pour préserver la vitalité, prévenir les maladies chroniques et favoriser un vieillissement en santé. Agir préventivement, en douceur, mais en profondeur. Citations : « Tout ce qui interfère avec les processus naturels perturbe le bien être. » - Dr. Norman Walker. « En étouffant les spectaculaires flambées inflammatoires de la maladie aiguë, nous avons ouvert la boite de Pandore des maladies chroniques qui mettent en échec et mat la médecine moderne confrontée à l’effondrement de notre pulsion vitale et de notre immunité. Nous assistons à une véritable floraison de maladies dégénératives et auto-immunes, qu’ils s’agissent des cancers ou des affections détruisant peu à peu nos systèmes régulateurs, nerveux, endocrinien et immunitaire. » - Dr. Éric Ancelet « L’inflammation (chronique) fait le lit du cancer, de l’Alzheimer, de Parkinson et de tout le reste. » - Dr. Laurent Schwartz « Il faut éviter les addictions au sucre et aux produits pro-inflammatoires comme par exemple la farine blanche ou le lait. » - Dr. Ilyes Baghli « L’inflammation chronique joue un rôle dans toutes les principales causes de mortalité et de morbidité dans le monde. » - Bruno Mairet « La mitochondrie joue un rôle fondamental dans l’inflammation. » - Pr. Vincenzo Castronovo « Toutes les maladies dégénératives ont une composante inflammatoire. » - Dr. Georges Mouton « Le déséquilibre des acides gras est l’une des causes principales des maladies inflammatoires, y compris les maladies cardiaques, le diabète et le cancer. » - Dr. Joseph Mercola « Aujourd’hui, l’existence d’un lien étiologique entre les maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes et la porosité intestinale est officiellement reconnu. » - Jérôme Manetta Articles complémentaires : Trois ennemis à contrôler Le syndrome métabolique
- En finir avec l’hypertension artérielle
Article naturo-hygiéniste Description : La tension est la pression que doit exercer le cœur pour faire circuler le sang dans les artères. L’hypertension est une pression excessive dans les artères qui peut être due à un ou plusieurs facteurs. C’est un processus régulateur adaptatif de l’organisme (homéostasie) en réponse à une anomalie. Prendre des médicaments chimiques et masquer ce symptôme, c’est comme bloquer une diarrhée lorsque le corps a besoin d’expulser, entraver une inflammation quand le corps a besoin de se réparer, arrêter une fièvre lorsque le corps a besoin de se défendre, prendre un excitant quand le corps a besoin de se reposer, etc. C’est aller à l’encontre des processus homéostatiques établis par la nature. Chaque jour en France, 400 personnes décèdent de troubles cardiovasculaires ; 90% de ces troubles sont dus à l’hygiène de vie… (étude sur 15.000 personnes dans 52 pays). Symptômes de l’hypertension : Maux de tête, étourdissements, pertes d’équilibre, vertiges, palpitations, oppressions, angoisses, saignements de nez, compressions des tempes, bourdonnements d’oreille, mains et pieds froids, crampes, mictions plus abondantes la nuit, troubles de la vue… Conséquences de l’hypertension : Ceci peut engendrer une fatigue générale et des accidents vasculaires comme la rupture de vaisseaux sanguins, l’infarctus, l’insuffisance rénale ou cardiaque. On estime que plus de la moitié des 17 millions de décès provoqués chaque année par les maladies cardiovasculaires à travers le monde est directement liée à une tension trop élevée… L’hypertension touche des populations de plus en plus jeunes. Selon l’organisme Hypertension Canada, plus de 9 Canadiens sur 10 souffriront d’hypertension s’ils ne modifient pas leur mode de vie. (Voire : Les 9 points de la santé intégrale). Tension normale : 120/80 millimètres de mercure (mmHg). Chez les sportifs, les chiffres peuvent être un peu plus bas : 110/60 (optimale). Une pression artérielle au repos qui reste durablement supérieure à 140/90 mmHg représente une charge lourde et continue pour le cœur et les vaisseaux sanguins. La pression systolique (120) reflète l’état des glandes surrénales, la pression diastolique (70) reflète l’état des reins. L’étude de référence « SPRINT » a marqué un tournant décisif dans notre compréhension de la santé cardiaque. Ses conclusions sont sans appel : maintenir une pression systolique inférieure à 120 mmHg permet de réduire les décès d’origine cardiovasculaire de 43 %. Ce chiffre souligne l'importance d'un suivi rigoureux et d'une hygiène de vie adaptée pour protéger durablement votre vitalité et offrir à votre cœur la sérénité qu'il mérite. Causes de l’hypertension : Injections intraveineuses et prise de drogues sous forme médicamenteuse ou autre. Alimentation inadaptée génératrice de déchets et d’impuretés passant dans le sang, provenant d’une nourriture trop cuite et transformée. Un excès de glucides : sucre raffiné, céréales et amidons. Un excès de protéines et de lipides de mauvaise qualité (obstructions). Rétention de déchets dans les organes et canaux excréteurs. Obstruction et durcissement des artères par acidose (artériosclérose, athérosclérose). Via l’impulsion des surrénales, le cœur doit envoyer plus de pression pour faire passer le sang. Vasoconstriction de l’artère rénale par accumulation de dépôts gras sur les parois. La tension s’élève quand le cœur a besoin de forcer (obstructions). > 80 mmHg = congestion rénale (sel, encrassement…) Sang visqueux (hémogliase). Embonpoint. La résistance à l’insuline : la fréquence d’hypertension est 35 % plus importante chez les personnes résistantes à l’insuline. Acidose / intoxication : réponse adaptative de l’organisme qui crée de l’œdème (augmentation du volume plasmique) pour diluer les déchets = augmentation de la pression dans le système circulatoire. Le stress (qui génère trop de cortisol). Attention à la carence ou au déficit en vitamine D, en oméga-3, en magnésium et en potassium. Le diamètre des vaisseaux sanguins peut être diminué par l’accumulation de plaques d’athéromes dues aux aliments mucogènes en excès et à une inflammation globale. Leur élasticité peut être réduite par les aliments acidifiants (acidose). Épaississement du sang : les céréales raffinées doublent la viscosité du sang (hémogliase) de 4 à 7,8 sur l’échelle de viscosité et en ralentissent sérieusement la vitesse de circulation de 22 à 53 secondes. L’hypertension traduit souvent un effort de l’organisme pour assurer son irrigation et celle des organes. Ce qui signe donc une obstruction. Le cœur doit forcer pour atteindre certains vaisseaux. L’émonctoire ‘reins’ est très probablement congestionné et risque des lésions. L’hypertension artérielle dans certaines familles n’est pas génétique comme on le croit souvent, ce qu’il y a d’héréditaire c’est la mauvaise hygiène de vie, notamment alimentaire, transmise par les parents avec une alimentation comportant des proportions excessives d’aliments cuits, transformés, raffinés, de glucides concentrés (amidons), de sel de cuisine et d’excitants comme le café, le thé, les sodas au cola, le maté, le chocolat, l’alcool et le tabac (overtoniens). En bref : acidose et obstruction (acides, colles). Solutions : Supprimer les causes. Adopter l’alimentation spécifique à l’espèce humaine de type paléo, biologique et équilibrée. Bien s’hydrater avec une eau de bonne qualité. Eviter au maximum les aliments mucogènes et limiter les aliments acidifiants. Réduire l'apport en glucides. Pratiquer une activité physique adaptée. Pratiquer le sauna. Perdre du poids et principalement de la graisse abdominale. Se relaxer, se reposer. Supprimer les excitants et la caféine (hyper-tenseurs). Pratiquer le jeûne intermittent. Pratiquer la cohérence cardiaque. Prendre des bains Salmanov jaunes. Boire du jus de betterave rouge fraichement extrait. Ail frais. Consommer des fruits qui sont des fluidifiants sanguins. Compléments alimentaires : Vitamine C : 1-3 gr./J, Vitamine E : 200 UI/J. Vitamine K2 : 180 µg/J. Magnésium. Oméga-3. Coenzyme Q10. Vérifier les apports et le niveau sanguin de potassium. Extrait d'ail vieilli. Polyphénols. Oligothérapie : potassium. Nous sommes la résultante de nos choix ! Citations : “Les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les rhumatismes, les allergies, les scléroses et dégénérescences de toutes sortes sont directement corrélés aux habitudes alimentaires modernes, inspirées par une diététique quantitative matérialiste qui n’a pas encore intégré le concept des aliments vivants.” - Dr. Christian Tal Schaller "La tension artérielle est directement corrélée à la graisse abdominale. Votre tour de taille augmente, la tension monte, votre tour de taille descend, la tension descend." - Dr. Georges Mouton “Quand quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Seulement alors, il sera possible de l'aider.” - Hippocrate "Toutes nos maladies ne sont que les conséquences de nos habitudes de vie." - Hippocrate Articles complémentaires : Le syndrome métabolique L’hypotension
- Rétention d’eau et œdèmes
Article naturopathique Comprendre les mécanismes naturels du corps… Description : La rétention d’eau, également appelée œdème, correspond à une accumulation excessive de liquides dans les tissus. Elle peut se manifester par des gonflements des jambes, des chevilles, des mains ou du visage. Dans de nombreux cas, ce phénomène n’est pas simplement un “dérèglement”, mais plutôt une réponse adaptative du corps visant à maintenir l’équilibre interne (homéostasie). Comprendre ces mécanismes permet d’agir de manière plus respectueuse de la physiologie. 1. Le corps retient l’eau pour diluer et éliminer les toxines L’un des rôles essentiels de l’eau dans l’organisme est de diluer les déchets métaboliques et les substances irritantes afin de faciliter leur élimination via les émonctoires : reins, peau, poumons ou intestin. Lorsque la toxémie ou la charge toxique augmente (alimentation industrielle, excès de sodium raffiné, polluants, stress oxydatif…), l’organisme peut retenir davantage de liquide pour diluer ces substances et limiter leur agressivité sur les tissus. Un exemple classique concerne le sel raffiné, très présent dans les produits transformés. Consommé en excès et sans son équilibre naturel en minéraux (comme dans le sel gris marin complet), il peut favoriser la rétention hydrique et l’inflammation cellulaire. En naturopathie fonctionnelle, on considère souvent la rétention d’eau comme un signal métabolique indiquant une surcharge ou un déséquilibre physiologique. Solutions et approches naturelles pour soutenir l’équilibre hydrique Plusieurs stratégies naturopathiques peuvent aider à réguler les liquides corporels : Hydratation de qualité Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en privilégiant des eaux faiblement minéralisées et pauvres en résidus secs, comme : Spa Reine Mont Roucous Rosée de la Reine Eau osmosée Une hydratation adéquate facilite le travail des reins et soutient la détoxification cellulaire. La vitamine C peut également soutenir les tissus conjonctifs et la circulation, tout en participant à la protection antioxydante. Activer la circulation lymphatique Contrairement au sang, la lymphe ne possède pas de pompe comme le cœur. Elle dépend des mouvements du corps. Pour favoriser son drainage : marcher quotidiennement, idéalement au moins 30 minutes tous les jours pratiquer une activité physique adaptée effectuer des exercices comme la planche inversée pratiquer le drainage lymphatique naturel (massage, rebonds, respiration profonde) Une lymphe stagnante peut favoriser gonflements, sensation de jambes lourdes et accumulation de déchets métaboliques. Équilibrer sodium et potassium L’équilibre sodium / potassium est déterminant pour la régulation des fluides cellulaires. Une alimentation moderne est souvent : trop riche en sodium pauvre en potassium Le potassium favorise naturellement la diurèse et l’équilibre cellulaire. Sources alimentaires riches en potassium : bananes avocat légumes verts pommes de terre fruits et légumes frais En micronutrition fonctionnelle, une valeur sanguine optimale de potassium se situe entre 4,3 et 4,8 mmol/L. Monodiète ponctuelle riche en potassium Une monodiète de fruits sur une journée (pastèque, melon, raisin, banane selon la saison) peut aider à : alléger la digestion augmenter l’apport en potassium stimuler l’élimination rénale Cette pratique doit rester occasionnelle et adaptée au tempérament et au terrain de chacun. Soutien rénal avec les plantes Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour soutenir les émonctoires. L’aubier de tilleul du Roussillon (La Gravelline) est particulièrement réputé pour : son effet diurétique doux son action dépurative rénale son soutien du drainage hépatique Il est souvent utilisé lors de cures saisonnières de drainage. Détoxification progressive En naturopathie, la détoxification se fait par paliers afin de respecter les capacités d’élimination de l’organisme. Une mobilisation trop rapide des toxines peut paradoxalement aggraver la rétention d’eau. Vérifier certains équilibres hormonaux En médecine fonctionnelle, la rétention hydrique peut être associée à certains déséquilibres hormonaux : fonction thyroïdienne basse (T3 insuffisante) manque de progestérone chez la femme (fréquent en syndrome prémenstruel) taux bas de testostérone Ces hormones influencent directement : le métabolisme cellulaire la répartition des fluides la régulation électrolytique Hypotension Une hypotension chronique peut activer les mécanismes hormonaux de conservation du sodium et de l'eau afin de maintenir une pression artérielle suffisante. En règle générale, cette eau reste dans le compartiment vasculaire. Cependant, si cette réponse s'associe à une insuffisance veineuse, une stase lymphatique ou une augmentation de la perméabilité des capillaires, une partie du liquide peut diffuser dans les tissus et favoriser l'apparition d'œdèmes. Micronutrition L-citrulline : est indiquée pour réduire les œdèmes, en particulier lorsqu’ils sont d’origine veineuse ou liés à une mauvaise microcirculation. Elle agit sur la réduction de la perméabilité capillaire, l’amélioration du flux de retour et le soutien lymphatique. Posologie : 3-6 gr / jour. La L-citrulline est très efficace si elle est associée au marron d’Inde ou au fragon qui ont des propriétés vasoconstrictrices sur les veines. 2. L’œdème de contusion : un processus naturel de réparation Lors d’un choc ou d’une blessure, l’apparition d’un œdème est une réponse physiologique normale. Ce processus fait partie de la réaction inflammatoire et sert plusieurs objectifs essentiels : apporter plus de nutriments (vitamines, minéraux) augmenter l’apport d’oxygène dans la zone lésée acheminer des cellules immunitaires éliminer les tissus endommagés ou nécrosés L’augmentation locale de liquide (sérum) agit comme un milieu de transport et de nettoyage biologique. Autrement dit, l’œdème est souvent un mécanisme de réparation plutôt qu’un problème à supprimer immédiatement. Bien sûr, s’il persiste ou devient excessif, il peut nécessiter une prise en charge adaptée. Le saviez-vous ? Le corps humain adulte est composé d’environ 60 % d’eau, et près des deux tiers de cette eau se trouvent à l’intérieur des cellules. Le potassium est d’ailleurs le principal minéral intracellulaire, alors que le sodium se trouve surtout à l’extérieur des cellules. Lorsque cet équilibre est perturbé (excès de sodium, déficit en potassium, inflammation, stress hormonal), l’eau peut quitter les cellules et s’accumuler dans les tissus, favorisant les œdèmes. Des recherches en physiologie et en micronutrition suggèrent également que la qualité de l’hydratation et l’équilibre électrolytique jouent un rôle central dans la santé cardiovasculaire, rénale et métabolique. Citations : « Le sodium favorise la captation d’eau dont les cellules ont besoin. Mais consommé en excès, il augmente la charge hydrique dont l’élimination devient plus difficile. » - Christian Latgé, nutritionniste « L’eau est l’un des premiers éléments de la détoxification de l’organisme. » - Dr. Jean Seignalet « Lorsque les émonctoires fonctionnent mal ou sont débordés, les déchets s’accumulent dans les tissus, provoquant divers troubles dont les œdèmes et la rétention d’eau. » - Christopher Vasey Articles complémentaires : L'eau de boisson Les jus de légumes Les émonctoires
- La diète cétogène : solution miracle ou déséquilibre métabolique ?
Article de bromatologie Description : La diète cétogène est une alimentation très pauvre en glucides (généralement < 50 gr/jour, soit 5 à 10 % de l’apport calorique total), riche en lipides et modérée en protéines. On parle parfois d’alimentation « dissociée » dans le sens où les glucides sont fortement restreints au profit des graisses. Exemple de repas type : Légumes (crus et cuits) + source de protéines + lipides (huile d’olive, avocat, oléagineux…). Si cette approche peut avoir des indications thérapeutiques précises (épilepsie pharmaco-résistante, certaines pathologies neurologiques, tumeurs, cancer), sa généralisation à long terme dans une logique de perte de poids interroge, notamment du point de vue de la naturopathie, de la médecine fonctionnelle et de la santé du microbiote. Nutrition cellulaire : que se passe-t-il vraiment ? L’insuline est une hormone anabolisante majeure produite par le pancréas. Elle agit comme une « clé » permettant au glucose, aux acides aminés et à certains micronutriments d’entrer dans la cellule. Dans un régime cétogène strict : La sécrétion d’insuline est fortement réduite. L’organisme bascule vers la cétogenèse (production de corps cétoniques à partir des lipides). Le foie active la néoglucogenèse, produisant du glucose à partir d’acides aminés et de glycérol. À court terme, cela peut favoriser la perte de poids (notamment via la perte hydrique et glycogénique). À moyen et long terme, une restriction prolongée peut : Réduire la flexibilité métabolique (résistance à l'insuline) Augmenter le stress oxydatif Favoriser une fonte musculaire si l’apport protéique est mal ajusté Déséquilibrer la balance acido-basique Réduire le cortisol jusqu’au déficit (induit par le stress du régime) En nutrition fonctionnelle, nous recherchons un équilibre glycémique stable, et non une suppression chronique d’un macronutriment. Impact digestif et microbiote : le point clé oublié Les régimes hyperlipidiques peuvent : Accentuer l’inflammation intestinale (notamment dans les MICI) Altérer la barrière intestinale Réduire la diversité du microbiote Diminuer les bactéries bénéfiques (Bifidobacterium) Augmenter la perméabilité intestinale (élévation possible de la zonuline) Une alimentation occidentale riche en graisses transformées et pauvre en fibres favorise également la production de lipopolysaccharides (LPS), pro-inflammatoires. À l’inverse, les glucides complexes non raffinés et les fibres nourrissent les bactéries bénéfiques qui produisent des acides gras à chaîne courte, protecteurs de la muqueuse intestinale. Pourquoi un manque de fibres ralentit la détoxification de notre corps ? Fibres et détoxification : le rôle clé. Le butyrate : molécule clé de l’axe intestin-cerveau-immunité Le butyrate est un acide gras à chaîne courte (4 carbones), produit par le microbiote à partir : de fibres végétales d’amidons résistants (pomme de terre refroidie, banane peu mure…) d’acétate ou de lactate Chaque jour, entre 1 et 10 gr peuvent être fabriqués dans l’intestin. Ce n’est pas un simple métabolite : Il fournit jusqu’à 70 % de l’énergie des cellules du côlon Il module l’inflammation Il renforce la barrière intestinale Il influence l’immunité Il agit sur l’axe intestin-cerveau Il pourrait participer à l’optimisation de la fonction thyroïdienne Comment soutenir naturellement le butyrate ? Dans l’assiette : Fibres végétales variées Amidon résistant Légumineuses (lectines) bien préparées et occasionnelles Prébiotiques ciblés : PHGG (gomme de guar hydrolysée) Amidon résistant Probiotiques stratégiques : Souches productrices directes (ex : Clostridium butyricum) Bifidobactéries favorisant l’alimentation croisée (interaction symbiotique où des microorganismes échangent des nutriments, les déchets métaboliques de l'un servant de nourriture à l'autre) Supplémentation : Tributyrine Butyrate micro-encapsulé Inuline Prudence en cas de primo-infection virale active : certaines données in vitro suggèrent une modulation possible de la réponse antivirale. Le contexte immunitaire individuel reste déterminant. 2. Le balai intestinal : Le foie filtre le sang et neutralise les toxines (pesticides, métaux lourds, résidus hormonaux, etc.). Une fois traitées, il les déverse dans la bile, qui finit dans l'intestin. Avec fibres : elles agissent comme une éponge ou un balai. Elles lient ces toxines et les entraînent vers la sortie (les selles). Sans fibres : les toxines stagnent. L'intestin, dont le job est de réabsorber l'eau et les nutriments, finit par réabsorber ces toxines qui retournent alors dans la circulation sanguine. C'est ce qu'on appelle le cycle entéro-hépatique. Le foie doit alors tout recommencer. 3. Le transit : La détoxification est une course contre la montre. Constipation : un régime pauvre en fibres ralentit le péristaltisme (les mouvements de l'intestin). Plus les déchets séjournent longtemps dans le côlon, plus ils ont de chances de fermenter/putréfier ou de libérer des composés indésirables qui surchargent votre système. Élimination : les fibres insolubles augmentent le volume des selles et accélèrent leur passage, garantissant que les "poubelles" sortent avant que le sac ne craque. Effets secondaires possibles à moyen terme Sur plusieurs semaines à mois : Troubles digestifs (constipation, diarrhée, nausées) Fatigue, irritabilité, céphalées Carences en vitamines B, magnésium, sélénium, zinc Hyperuricémie Déséquilibre électrolytique Dysbiose intestinale Diminution des acides gras à chaîne courte À long terme (6 à 36 mois selon les individus) : Ostéoporose Fonte musculaire Anémie Aménorrhée Baisse immunitaire Troubles thyroïdiens Stéatose hépatique possible Augmentation des transaminases Élévation du LDL-cholestérol Apport protéique : attention aux excès Une consommation très élevée en protéines (≥ 1,8 g/kg/jour), notamment après 55 ans, pourrait être associée à une augmentation du risque cardiovasculaire dans certaines grandes cohortes. Il y a une différence entre un régime cétogène thérapeutique et le régime cétogène "populaire" (souvent trop carné). Un excès chronique de protéines — surtout d'origine animale — est clairement délétère pour la longévité à cause de son impact direct sur mTOR. En effet, si le régime cétogène est basé sur une consommation massive de viandes et de protéines, l'excès d'acides aminés va réactiver mTOR, annulant ainsi une grande partie des bénéfices de la baisse des glucides. Cette réactivation va entraîner un blocage constant de l'autophagie (le nettoyage cellulaire) entraîne une accumulation de déchets, un stress mitochondrial et accélère le vieillissement des tissus. Les apports modérés (1,0 à 1,2 g/kg/jour selon l’activité) semblent plus adaptés en prévention. Excès de viande rouge Les méta-analyses montrent qu’une consommation élevée de viandes rouges, surtout transformées et riche en oméga-6 est associée à un risque accru : de maladies cardiovasculaires de diabète de type 2 de certains cancers Le sel, les nitrites et les graisses saturées jouent un rôle dans cette augmentation du risque. Potassium : attention au déficit La diète cétogène peut favoriser : une perte accrue de potassium par les urines des apports alimentaires réduits Ce qui expose à un risque de déficit électrolytique. Le potassium est essentiel pour : la contraction musculaire la régulation de la pression artérielle la fonction cardiaque Le saviez-vous ? Le cerveau peut utiliser les corps cétoniques comme carburant alternatif… mais il reste partiellement dépendant du glucose. Même en cétose profonde, l’organisme produit du glucose via la néoglucogenèse pour alimenter certaines cellules (globules rouges, médullaire rénale). Autrement dit : le corps ne peut jamais fonctionner totalement sans glucose. Et les produits laitiers dans tout ça ? Les produits laitiers sont souvent très présents dans la diète cétogène (fromages, crème, beurre, skyr, yaourts). Pourtant, en naturopathie, en hygiénisme et en médecine fonctionnelle, leur consommation régulière et en grande quantité soulève plusieurs réserves : Ils sont mucogènes et acidifiants Ils peuvent entretenir une inflammation de bas grade chez les personnes sensibles. La caséine A1 notamment et les protéines laitières peuvent augmenter la perméabilité intestinale chez certains individus. Le lactose résiduel (même faible) peut perturber la glycémie chez les profils insulinorésistants et provoquer des troubles digestifs. Les produits laitiers concentrés en graisses saturées peuvent contribuer à l’élévation du LDL chez les sujets prédisposés. Ils sont parfois associés à une majoration de l’acné, de troubles ORL chroniques, d'inflammation, de douleurs articulaires ou des déséquilibres hormonaux. En nutrition fonctionnelle, la question n’est pas « autorisé ou interdit », mais : Quel est le terrain ? Quelle est la tolérance digestive et immunitaire ? Un excès de produits laitiers, même « compatibles keto », ne signifie pas qu’ils sont adaptés à l'équilibre métabolique et à la physiologie humaine. En résumé : L’équilibre avant tout À court terme, la diète cétogène peut induire une perte de poids, ainsi que des modifications telles qu'une réduction de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) sérique chez les patients atteints de diabète de type 2. Une perte de poids rapide ne doit jamais se faire au prix d’une appauvrissement nutritionnel de l’organisme. Une diète cétogène mal structurée peut entraîner des apports insuffisants en : certains types de fibres et prébiotiques potassium magnésium vitamines B, notamment B1, B6 et B9 vitamine C sélénium À moyen et long terme, elle peut déséquilibrer le microbiote, la fonction hépatique, la thyroïde et la santé cardiovasculaire chez certains profils. La qualité des graisses, la diversité végétale et l’apport en fibres sont déterminants. La personnalisation (terrain, tempérament, génotype, activité, âge, contexte inflammatoire) est essentielle. C’est pourquoi, en naturopathie et en nutrition fonctionnelle, on rappelle souvent qu’un régime alimentaire doit être évalué non seulement sur ses macronutriments (glucides, lipides, protéines) mais aussi sur sa densité micronutritionnelle. Comme toujours en naturopathie : C'est la suppression des causes qui soigne et l’équilibre qui régénère. Citations : « Si on mange trop de protéines, ce sera au détriment d’autres aliments. On risque alors de déséquilibrer son alimentation et de manquer d’autres nutriments. » - Dr. Jean-Charles Presier « Les études montrent que le régime cétogène fatigue et peut entraîner une perte de masse musculaire. » - Dr. Jean-Paul Curtay « Les régimes dissociés sont des aberrations physiologiques. L’organisme humain est conçu pour métaboliser des aliments associés, et non pour fonctionner sur des séparations artificielles qui perturbent l’équilibre biologique. » - Robert Masson Dans la vie, tout est équilibre… Articles complémentaires : Les protéines Les glucides Les lipides L'alimentation paléo Le microbiote La loi de l'homéostasie Quelques règles alimentaires basiques Le lait de vache, composition et conséquences sur la santé
- La voie mTOR
Article de physio-biologie Entre croissance cellulaire et longévité Description : La voie mTOR (mechanistic Target of Rapamycin) est un véritable chef d’orchestre intracellulaire. On peut l’imaginer comme un capteur de nutriment intelligent, capable d’évaluer en permanence l’abondance énergétique et nutritionnelle de notre organisme. Selon le contexte, mTOR décide si la cellule doit : Construire, croître et se multiplier (anabolisme) Réparer, recycler et se régénérer (autophagie) C’est donc une voie centrale dans l’équilibre entre vitalité et longévité. Le dilemme moderne : trop de croissance, pas assez de réparation Dans nos modes de vie contemporains, mTOR est quasi constamment activée. Quand mTOR est activée (« ON ») Synthèse de protéines Croissance cellulaire Stockage énergétique Indispensable pour : la croissance la récupération la prise de masse musculaire Mais à long terme : accélération du vieillissement augmentation du risque de maladies chroniques (inflammation, cancers, troubles métaboliques) Quand mTOR est inhibée (« OFF ») La cellule active un processus fondamental : l’autophagie. Un véritable système de recyclage cellulaire : élimination des déchets réparation des structures endommagées optimisation des fonctions cellulaires Pourquoi mTOR est-elle suractivée aujourd’hui ? Trois grands facteurs nutritionnels et métaboliques expliquent cette stimulation permanente: 1. L’insuline et l’IGF-1 Excès de sucres et de glucides raffinés Hyperstimulation hormonale → activation chronique de mTOR 2. Les acides aminés (notamment la leucine) Très présents dans : viande rouge produits laitiers Fort signal anabolique 3. La fréquence alimentaire Grignotage constant Absence de périodes de repos digestif Résultat : le corps n’a jamais l’opportunité de basculer en mode réparation. Comment rééquilibrer la voie mTOR ? L’objectif n’est pas de bloquer mTOR (ce serait incompatible avec la vie), mais de restaurer une flexibilité métabolique. 1. Le jeûne intermittent Fenêtres sans apport calorique (14 à 16h ou plus) Baisse de l’insuline Activation de l’autophagie Approche clé en médecine fonctionnelle pour relancer les processus de réparation. 2. La modulation des protéines Réduction ponctuelle des protéines animales Cycles alimentaires (jours riches / jours plus légers) Permet de : limiter l’excès de leucine mimer les bénéfices de la restriction calorique 3. Les composés bioactifs “mimétiques” Certaines molécules naturelles influencent directement ces voies métaboliques : Berbérine régulation glycémique activation de l’AMPK (effet proche de l’exercice) Resvératrol & quercétine activation des sirtuines soutien de la longévité cellulaire EGCG (thé vert) effet antioxydant modulation métabolique L’AMPK : le contrepoids indispensable Si mTOR est l’accélérateur, l’AMPK (AMP-activated protein kinase) est le frein intelligent. Elle s’active lorsque l’énergie cellulaire diminue et permet de : réduire l’inflammation stimuler l’autophagie améliorer la sensibilité à l’insuline limiter le stockage des graisses (notamment viscérales) Comment activer naturellement l’AMPK ? L’AMPK se déclenche dans des contextes de déficit énergétique : Exercice physique intense (HIIT, musculation) Jeûne Exposition au froid Ces stress “positifs” sont appelés hormèse en naturopathie. Muscle et longévité : trouver le bon équilibre La masse musculaire est un pilier fondamental du vieillissement en bonne santé. Pourtant, son développement repose sur mTOR… qui peut aussi accélérer le vieillissement si elle est mal régulée. La clé : une activation pulsatile Après l’effort Sensibilité maximale des muscles (les muscles sont programmés pour absorber et utiliser les nutriments de façon optimale juste après l’effort). Activation ciblée de mTOR Apport en protéines (riche en leucine) utile Le reste du temps Insuline basse mTOR au repos Activation des mécanismes de réparation Le piège de l’hyperanabolisme Une alimentation hyper-protéinée constante + collations fréquentes = stimulation permanente de mTOR inhibition de l’autophagie accumulation de déchets cellulaires À long terme : inflammaging (inflammation chronique liée à l’âge) Les nutriments clés pour un anabolisme “intelligent” En micronutrition, certains leviers permettent d’optimiser la voie mTOR sans excès : Oméga-3 → améliorent la sensibilité cellulaire → réduisent les besoins en protéines Magnésium → indispensable à la production d’ATP → soutient les mitochondries Ratio leucine / glucides maîtrisé → activation ciblée sans surcharge insulinique En résumé : La voie mTOR est au cœur de la biogérontologie. Vieillir en bonne santé repose sur une alternance subtile : Phases de croissance activité physique nutrition adaptée Phases de réparation jeûne repos activation de l’AMPK L’objectif : éviter l’épuisement cellulaire tout en préservant la masse musculaire. Le saviez-vous ? L’autophagie — activée lorsque mTOR est inhibée — a été mise en lumière par le biologiste japonais Yoshinori Ohsumi, récompensé par le prix Nobel pour ses travaux. Ce processus est si fondamental que notre corps peut littéralement : recycler des protéines défectueuses éliminer des cellules potentiellement cancéreuses optimiser ses ressources en période de jeûne Ne pas manger pendant quelques heures peut activer un véritable programme de nettoyage cellulaire profond. Citations : « La santé cellulaire repose sur un équilibre subtil entre construction et recyclage. Trop de croissance sans nettoyage est une voie directe vers la dégénérescence. » - Pr. David Sinclair « Le jeûne n’est pas une privation, c’est un signal biologique puissant qui réactive les capacités d’auto-réparation du corps. » - Dr. Valter Longo « L’erreur moderne n’est pas de stimuler mTOR, mais de ne jamais lui laisser de repos. La clé, c’est l’alternance : activer pour construire, inhiber pour durer. » - Bruno Lacroix « La voie mTOR est une voie en rapport avec l’alimentation, connue pour réguler la longévité. Elle agit comme un capteur capable de détecter le taux d’acides aminés disponibles. Son activation favorise la synthèse des protéines, tandis que son inactivation contribue à la dégradation des protéines endommagées et des organites intracellulaires par l’autophagie. » - Dr. Didier Potdevin Articles complémentaires : L’activité physique Le jeûne La prise des repas La longévité humaine
- Quelques règles alimentaires basiques
Article de bromatologie Les ménages belges consacrent à l'alimentation une part de plus en plus réduite de leur dépense de consommation. En 1960, les ménages consacraient 35% de leur budget aux produits alimentaires. En 2022, les ménages y ont consacré 15,8% ! Cette part du budget est notamment cédée aux produits transformés et aux plats préparés… Sans catégoriser, sans influencer ou orienter, voici quelques règles qui pourraient nous aider à définir si un aliment est bon pour nous… La Nature et l'expérience nous enseigne ce que l'on doit penser. L'expérience prévaut sur la théorie. Quand on ne sait plus bien quoi faire, il faut toujours se référer à la Nature. Posons-nous la question : “Est-ce que ça se passerait comme ça dans la Nature… ?” Qu'est-ce qu'un aliment ? Un aliment est un produit naturel qui maintient la santé, et donc qui maintient le bon fonctionnement et l'équilibre entre les organes et les systèmes du corps. Un aliment ne doit pas nuire, il doit être ortho-biologique, c'est-à-dire, spécifique à l’espèce, naturel et vivant, propre à notre anatomo-physiologie digestive et émonctorielle d’anthropoïde. Un aliment pousse sur les arbres, les buissons, le sol ou sous la terre. Un produit alimentaire est fabriqué dans des usines ou des laboratoires, ce sont des produits morts, encrassants à calories vides, avec une charge micro-nutritionnelle faible ou inexistante. Une nourriture spécifique, renforce, régénère, vitalise et draine l’organisme, sans l’encrasser. En mangeant des aliments non-spécifiques, contraires à son anatomo-physiologie et, de surcroît, dénaturés, donc dévitalisés, par la cuisson, la chimie, le raffinage, etc., l’Etre humain se dévitalise, encrasse son organisme, et se rend malade. En matière de santé, la qualité des aliments fait toute la différence ! Les 4 critères de T.C. Fry : L'expert en nutrition T.C. Fry, hygiéniste et chercheur bien connu, avait énoncé les quatre critères qui permettent de déterminer si une nourriture est bonne à manger. Ce sont les questions qu’il faut se poser avant d’introduire quoi que ce soit dans notre précieuse bouche ! Critère numéro 1 : Cette nourriture peut-elle être mangée dans son état naturel ? A-t-elle un goût agréable, savoureux ou délicieux ? Peut-elle être mangée avec plaisir dans son état naturel ? Critère numéro 2 : Cet aliment ne va-t-il pas introduire dans mon organisme un trop grand nombre de substances toxiques et dangereuses ? Critère numéro 3 : Cet aliment est-il facile à digérer et à assimiler ? Critère numéro 4 : Cet aliment contient-il un grand nombre de nutriments ? A-t-il une grande valeur biologique nutritionnelle ? Pour une digestion optimale et une économie d'énergie digestive, les repas doivent être simples avec peu de composants (Voire fiche : Les compatibilités alimentaires). Plus il y a de types d'aliments dans le bol alimentaire, plus le processus de digestion sera fastidieux et plus grande sera la perte d’énergie vitale. Les critères massoniques : Un autre expert bien connu en nutrition, diététique et physiologie digestive, le naturopathe français Robert Masson, fondateur de l'école de naturopathie C.E.N.A., auteur de 17 ouvrages. L’alimentation doit être : Digeste. Naturelle et biologique. Mesurée (pas trop, pas trop peu, temps de digestion respectés). Equilibrée (un peu de tout, sans excès, sans carences). Individualisée (tempérament, âge, pouvoir comburant, sport, sédentarité, travail, climat, maladies, etc.) Avec un apport protéique biquotidien suffisant (1 gr/kg de masse corporelle par jour). Sans inhibiteurs de digestion : sirops, friandises, chewing-gum, miel, sodas, limonades, confitures, vins. Sans aliments sur-indigestes : fruits ou miel ou confiture + amylacées ou muesli (pas d'aliments acides avec des céréales ou amidons), charcuterie, pâtisseries industrielles, pains multi-céréales, crème Budwig, Miam-ô-fruit. Sans surcharge et sans grignotage. Sans overtoniens (café, thé, alcool, tabac, maté, cacao). Ces facteurs créant le ralentissement digestif induiront des fermento-putrescences décuplées générant des poisons intestinaux surchargeant le foie et par là-même intoxiqueront l’organisme. Les critères génétiques : Selon ce que l’analyse de sang va révéler, que l’on soit apoE4, apoE3 ou apoE2, on va plus ou moins bien assimiler les lipides, les glucides et dans une moindre mesure les protéines, ceci va déterminer les habitudes alimentaires et comportementales relativement précises à adopter pour le reste de la vie. Les génotypes sont à corrélés aux résultats sanguins : cholestérol, hormones, statut en acides gras, marqueurs métaboliques, etc. et aux renseignements cliniques du patient pour établir un profil nutritionnel personnalisé et ciblé. Nourriture INADAPTÉE au système digestif humain : Les aliments d’origine industrielle & les plats préparés. Les aliments raffinés & transformés. Les aliments chargés de pesticides & d'additifs. Les produits laitiers (surtout pasteurisés et à base de lait de vache). Les aliments micro-ondés, surcuits, grillés, frits avec des acrylamides et des molécules de Maillard. Les plats en excès de protéines et de chairs animales. Les grains secs en excès (céréales et légumineuses). Les aliments à charges glycémiques élevées et à index insuliniques élevés. Les aliments et boissons stimulants. Et tout ce qui ne pourrit pas (sauf le miel) ! Une alimentation équilibrée est une alimentation naturelle, biologique, nutritive, digeste, non carencée, non excessive, qui apporte tonus, force, vitalité et santé. Symptômes d’une alimentation déséquilibrée : Fatigue, baisse de tonus Frilosité Baisse de libido, impuissance Baisse du rendement sportif, faiblesse musculaire Baisse de l’humeur Sensation de vieillissement Peau flétrie Ongles cassants Perte de cheveux Amaigrissement anormal Prise de poids anormale Difficultés de concentration Infections à répétition Cicatrisation difficile Troubles de santé Syndrome métabolique Ces symptômes doivent éveiller l’attention sur d’éventuelles carences. L'alimentation doit être adaptée à chaque individu en fonction de son tempérament naturopathique, de sa vitalité, de son activité physique, de son environnement, à la saison, etc. Les régimes amaigrissants sont dangereux pour la santé car ils sont souvent déséquilibrés ou carencés en micro et macronutriments, étant restrictif ils ne sont pas tenables dans le temps et dans 95% des cas l’individu reprend tout son poids et au-delà. En adoptant une hygiène alimentaire saine, mesurée et équilibrée sur le long terme, le poids se régularise, on ne reprend pas de kilos superflus et la santé est optimisée. Citations : « Quand l’alimentation est mauvaise, les médicaments ne servent à rien, quand l’alimentation est saine, il n’y a plus besoin de médicaments. » - Proverbe Ayurvédique. « La peur et les théories erronées détournent les hommes de la nature et de la physiologie, et leur font faire beaucoup de choses absurdes et nocives. Les indications de la nature sont le guide véritable dans la recherche de la santé. Des théories éphémères, nommées à tort science, causent souvent beaucoup de tort. » – Herbert M. Shelton « Dès que l’organisme est privé de l’un des nutriments indispensables, son fonctionnement est perturbé. » - Christopher Vasey « Comme je le constate tous les jours, quel que soit leur pays d’origine, l’ignorance des jeunes médecins en matière d’alimentation est totale, tout comme était totale la mienne à l’époque de mes études. » - Dr. Catherine Kousmine « J’attire l’attention sur ce fait que l’alimentation de chaque jour conditionne 100% l’état de santé. » - Pr. Pierre-Valentin Marchesseau « L'homme est l'animal LE PLUS MALADE au monde, aucun autre que lui n'a autant violé les lois de l'alimentation, aucun autre ne mange aussi mal. » - Pr. Arnold Ehret « On estime que chez les peuples primitifs, l’apport des aliments alcalins était six à neuf fois plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui. » - Dr. William Davis « J’ai découvert que l’alimentation est un moyen extrêmement puissant pour faire face à la maladie. Le moyen le plus puissant. » - Dr. Natacha Campbell « Plus un aliment est transformé, plus il est délétère pour notre santé. » - Malo Naturo « Que ton aliment soit ta seule médecine ! » - Hippocrate Article complémentaire : L'alimentation paléo
- La porosité intestinale
Article santé Le rôle des intestins Les intestins sont un des cinq émonctoires. L’intestin grêle transforme et assimile les substances ingérées. Le colon est chargé d’éliminer les déchets. Il est notoirement reconnu que 70 à 80% de notre système immunitaire se trouve dans les intestins et plus précisément dans la sous-muqueuse intestinale. Il en résulte que tout dysfonctionnement (dysbiose), ou inflammation au niveau des intestins porte atteinte négativement à notre immunité et à notre santé. La barrière intestinale qui sépare l’extérieur et l’intérieur du corps est perméable et très fine - une seule couche de cellules - c’est à dire : 30 millièmes de millimètres (0,03 mm). Les cellules épithéliales (entérocytes) qui la composent laissent normalement passer les micronutriments par les jonctions serrées, acides aminés, acides gras et sucres simples au niveau du grêle dans la circulation générale pour nourrir nos cellules et organes. En cas d’inflammation, d’irritation, ou de destruction de certains entérocytes, l’augmentation anormale de cette membrane perméable peut augmenter et laisser passer des molécules plus grosses qui n’ont rien à faire dans le milieu intérieur, comme des protéines, des microbes, des toxiques, des déchets… Mais également une mauvaise absorption intestinale des nutriments engendrant dénutrition et carences alimentaires. Cette situation pathologique va provoquer une toxémie et des maladies tous azimuts, dont : des allergies, des inflammations, de la migraine, des maladies auto-immunes, dégénératives, articulaires des troubles mentaux divers. N.B. La stagnation des déchets dans les intestins (constipation) est un risque important d’auto-intoxication. Il existe une relation quasi permanente entre des intestins enflammés qui deviennent poreux et un foie saturé. Il n’y a pas de maladie auto-immune sans hyperperméabilité intestinale. Symptômes : Diarrhées chronique ou constipation, ballonnements, intolérances alimentaires, maux de tête, allergies ; asthme, dérèglement immunitaire, infections ORL chroniques, fatigue chronique & fibromyalgie, fatigue hépatique, sclérose en plaques, autisme, arthrite, rhumatismes, dépression, anxiété, brouillard cérébral, troubles de l'attention, maladies auto-immunes : Crohn, maladie cœliaque, lupus, polyarthrite rhumatoïde, thyroïdite d’Hashimoto, dermatites : psoriasis, eczéma, cystites, carences en vitamines et minéraux, hypocholestérolémie, etc. Diagnostic : Le diagnostic médical s’établi en mesurant le taux sanguin de zonuline et de bactéries gram négatif (LBP) qui est un dosage biologique associé à la zonuline. La zonuline est une molécule produite par les cellules intestinales et dont le rôle est de réguler les jonctions serrées intestinales. La mesure du taux de LBP (Lipopolysaccharide Binding Protein) est un bon marqueur de la charge bactérienne gram négatif mais également de la perméabilité et de la fonction barrière intestinale. Un taux élevé de LBP reflète une dysbiose avec prolifération de bactéries gram négatifs mais également un passage excessif d’antigène bactérien, de toxines par défaut de la fonction barrière. Le taux d'inflammation systémique de bas grade peut également être analysé (CRP-US). Biologie : LBP (Lipopolysaccharide-Binding-Protein) : mise en évidence d’une dysbiose et d’une hyperperméabilité intestinales. CRP-US : inflammation de bas grade. Bilan thyroïdien, surrénalien dont cortisol et testostérone. Vitamines A, E, D, B9 et B12. Statut individuel en acides gras afin de lubrifier, dehttps://maloxxx8.wixsite.com/malonaturo/post/le-cortisol désenflammer, de réparer la muqueuse et d’augmenter l’absorption intestinale. Kit urinaire MOU (Métabolites Organiques Urinaires) pour déterminer s’il y a une éventuelle dysbiose bactérienne et/ou fongique. Tous troubles digestifs relèvent d’une mauvaise alimentation. Causes : Les pesticides Les médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, corticoïdes, IPP, etc.) L'association d'aspirine et de vitamine C. Les produits chimiques Le bisphénol A L'alcool qui favorise l'ouverture des jonctions serrées Les produits laitiers Le poivre, les piments et la pipérine Les céréales et le gluten qui déclenche la libération de zonuline et entraine l’ouverture des jonctions serrées entre les entérocytes Les légumineuses et les oléagineux (lectines, phytates) Les aliments industriels et transformés (sucres : fructose, glucose, saccharose et édulcorants, plats préparés, alimentation moderne, alimentation morte, sel chimique, additifs, etc.) Un manque de lipides en bon équilibre en quantité suffisante, un excès d'oméga-6, de graisses saturées ou trans et un déficit en acides gras polyinsaturés oméga-3 Un déficit en cortisol**, en testostérone, en hormones thyroïdiennes Un manque de butyrate (acide gras à chaîne courte) Le tabac, le fluor La dysbiose du microbiote intestinal* La candidose Les fermento-putrescences intestinales Le grignotage et les excès alimentaires (hyper-sollicitation intestinale) Le stress (par production d’interféron gamma - Seignalet) La constipation Une bile toxique : une bile de mauvaise qualité ou déséquilibrée provenant d'un foie surchargé peut provoquer ou aggraver la porosité intestinale. L'activité physique extrême, le surentrainement L’hypocholestérolémie. *Un déséquilibre qualitatif et quantitatif dans la composition du microbiote intestinal, ou dysbiose, contribue au dysfonctionnement de la barrière intestinale et au syndrome de fuite intestinale. **Un déficit en cortisol et en testostérone peut avoir un impact sur la réparation des intestins poreux et enflammés. Le cortisol, hormone glucocorticoïde, joue un rôle important dans la régulation de l'inflammation et la réponse immunitaire. Un déficit en cortisol peut perturber ces processus, pouvant aggraver l'inflammation et ralentir la réparation tissulaire. La testostérone, quant à elle, possède des propriétés anaboliques et anti-inflammatoires qui peuvent également influencer la réparation des tissus, y compris l'intestin. Un déficit en ces hormones peut donc compromettre la capacité de l'organisme à réparer les parois intestinales endommagées et à réduire l'inflammation, contribuant potentiellement à la persistance du problème des "intestins poreux". Solutions : Supprimer les causes. Adopter une alimentation physiologique équilibrée, biologique, mesurée, riche en micronutriments, en fibres et en bonnes graisses. Penser au régime méditerranéen, Seignalet ou paléo. Le ghee (beurre clarifié) est une pure merveille pour sceller et nourrir les cellules de la paroi intestinale grâce à sa richesse en acide butyrique, le carburant préféré des colonocytes. Jeûner. Consommer les jus de légumes, les légumes lactofermentés. Limiter l'apport de fructose, de glucose et de saccharose. Plusieurs études ont montré qu’ils étaient impliqués dans l’augmentation de la perméabilité intestinale. Apporter de la L-glutamine naturelle par l'alimentation : poissons, œufs, viandes, persil, épinards, noix, produits de la mer, miso, bouillon d'os aux légumes. Vérifier les bonnes combinaisons alimentaires. Zéolite. Nutrithérapie : soufre organique (MSM), L-glycine, N-acétylcystéine, zinc, vitamines A, C, E et D, collagène, coenzyme Q10, oméga-3, butyrate de sodium. Phytothérapie : berbérine, extrait d'ail noir, gingembre. Polyphénols : quercétine et curcumine. La quercétine améliore la fonction de la barrière intestinale et module la composition du microbiote intestinal. Fibres, prébiotiques : graines de chia, psyllium blond, inuline (sauf SIBO). **Il est important de souligner que les bactéries émanant des probiotiques ne s'implantent pas dans l'intestin, mais aide momentanément à corriger une éventuelle dysbiose. Des germes extérieurs ne peuvent coloniser un être organisé. Il est donc inutile de tenter de corriger une dysbiose par la consommation de yaourts ou de kéfir par exemple. La vitamine A joue un rôle important dans l'immunité innée intestinale et le maintien de la barrière intestinale (Biesalski, 2016 ; Sirisinha, 2015 ) Citations : “Lorsque la structure de la muqueuse intestinale est anormale, sa porosité trop grande, des micro-organismes et des substances indésirables passent dans le sang, le pouvoir détoxiquant du foie et des ganglions lymphatiques est débordé.” - Dr. Catherine Kousmine "Enfermé dans sa funeste ignorance, l’animal humain va d’erreurs en erreurs, détériorant son appareil digestif, pourrissant ses entrailles et ruinant sa santé." – Pr. Grégoire Jauvais “Si le corps ne gagne pas le combat des digestions, les aliments stagnent et encombrent le conduit digestif, fermentent ou putréfient, produisant ainsi des substances toxiques (acide pyruvique, scatol, indol, phénol, ptomaïnes) qui irriteront les muqueuses digestives, y créeront des microlésions et pénétreront finalement dans le courant sanguin.” - Christopher Vasey "Les maux qui résulteront de cette auto-intoxication, à point de départ intestinal, sont innombrables et la cause véritable de nombreuses maladies dont souffre l’humanité." - Dr. Paul Carton "95 % de maladies dépressives viennent d’inflammations d’origine digestive. L’intestin est responsable d’au moins 90 % des maladies mentales." - Dr. François Plantey, psychiatre "La surconsommation de céréales et de légumineuses qui sont acidifiantes épuise les réserves minérales et fini en acidose générale. Ces aliments finissent par mettre l’intestin en fermentation et puis en inflammation, induisant la porosité intestinale, l’engorgement du foie et l’intoxication de l’organisme." - Laurence Gallais, naturopathe, bioélectronicienne "Lors d’un effort intense, le sang se concentre vers le cerveau et les muscles. Quant au système digestif, il est délaissé et dès lors très mal oxygéné, ce qui altère la paroi intestinale des athlètes et fait chuter leur immunité." - Dr. Jean-Pierre Castiaux, médecin du sport, UCL "La gliadine du gluten augmente la perméabilité intestinale chez tout le monde." - Dr. Georges Mouton "Comme l’on déjà affirmé Hippocrate, Catherine Kousmine et Jean Seignalet l’intestin est la clé de voûte de la santé et toute perturbation de cet organe serait à l’origine de la presque totalité des maladies." - Dr. Monique Béjat "La perméabilité intestinale est due à des facteurs liés à l’alimentation et au mode de vie. En agissant sur ces facteurs, on peut donc régler le problème de porosité de la paroi intestinale et au-delà faire régresser la maladie auto-immune." - Dr. Sarah Ballantyne "La première cause du leaky gut, c’est l’hypothyroïdie (manque de T3), la seconde cause, ce sont : le gluten, l’avoine, les produits laitiers et les faux sucres." - Dr. Stéphane Résimont "De nombreuses maladies chroniques résultent du passage de macromolécules alimentaires à travers une muqueuse intestinale devenue trop perméable." - Dr. Jean Seignalet "Toute maladie commence dans les intestins." - Hippocrate
- Les acides aminés en micronutrition
Article de nutrithérapie/micronutrition Après l’article dédié à la super L-glycine et à la N-acétylcystéine, voici quelques autres acides aminés aux propriétés micronutritionnelles et aux effets thérapeutiques remarquables. Les acides aminés ne servent pas uniquement à construire les protéines. En médecine fonctionnelle et en micronutrition, ils sont vus comme de véritables leviers métaboliques, impliqués dans l’équilibre hormonal, nerveux, immunitaire et digestif. Certains deviennent véritablement essentiels en cas de stress, d’inflammation ou de fatigue chronique… Les acides aminés clés : briques du vivant et régulateurs fonctionnels. L-Tyrosine La L-tyrosine occupe une place centrale en médecine fonctionnelle et en micronutrition car elle se situe au carrefour de la santé mentale, de la gestion du stress et du métabolisme énergétique. Rôle : précurseur des catécholamines dopamine, noradrénaline, adrénaline, des hormones thyroïdiennes (T3/T4) et de la mélanine. Bénéfices : motivation, vigilance, adaptation au stress, pigmentation de la peau et des cheveux. Déficit : fatigue mentale, frilosité, baisse de la libido, humeur basse. Sources : aliments protéinés à consommer le matin : œufs, viandes, poissons, tofu, amandes, cajou. Posologie : 500 à 2.000 mg/j. le matin à jeun. Synergie pour une thyroïde faible : L-tyrosine + iode. La supplémentation en L-tyrosine améliore le maintien de la température corporelle en réponse à une exposition aiguë au froid chez une population âgée. L-Arginine Rôle : précurseur du monoxyde d’azote ou oxyde nitrique (NO) et stimulant reconnu de la sécrétion de l’hormone de croissance (GH) via l’inhibition de la somatostatine. Bénéfices : circulation et santé cardiovasculaire, récupération, immunité, soutien de la masse musculaire. Déficit : mauvaise récupération, fragilité immunitaire, troubles érectiles. Sources : graines de courge, cacahuètes, amandes, noix de Grenoble, lentilles, dinde, poulet, porc, bœuf, poissons et fruits de mer. Posologie : 2 à 6 gr/j. (souvent en synergie avec d’autres acides aminés). Note : déconseillé chez les personnes sujettes à l’herpès notamment en cas de crise. À quoi sert le NO ? : Vasodilatation : il détend les vaisseaux sanguins → meilleure circulation ; Oxygénation des tissus : muscles, cerveau, organes ; Performance et récupération : meilleur apport en nutriments et élimination des déchets ; Fonction endothéliale : santé cardiovasculaire ; Signal hormonal indirect : un bon flux sanguin favorise l’action de certaines hormones, dont l’hormone de croissance. Immunité : agent antimicrobien, aide à combattre les agents pathogènes. Mais attention à l’excès de NO : Inflammation des voies respiratoires ; Diminution de la fonction pulmonaire ; Stress oxydatif ; Troubles neurologiques ; Problèmes circulatoires. L-Citrulline La citrulline est transformée dans les reins en L-arginine et augmente sa disponibilité. Rôle : acide aminé impliqué dans le cycle de l’urée, précurseur indirect de l’arginine, optimise la production d’hormone de croissance en améliorant la biodisponibilité du monoxyde d’azote (NO), molécule clé de la vasodilatation. Bénéfices : améliore la circulation sanguine, l’oxygénation des tissus, la performance physique et la qualité des érections légères d’origine vasculaire ; favorise la récupération musculaire et soutient la sécrétion physiologique de l’hormone de croissance (GH) via l’augmentation de la disponibilité en arginine. Déficit fonctionnel : fatigue à l’effort, récupération lente, sensation de “manque d’énergie musculaire”. Particularité : mieux tolérée et plus efficace que l’arginine pour augmenter durablement le NO. Sources : pastèque, melon, concombre. Posologie : L-citrulline : 3 à 6 g/j, idéalement avant l’effort ou en fin de journée selon l’objectif. La citrulline malate est considérée comme un complément efficace pour augmenter l'énergie, réduire la fatigue et soutenir la récupération en optimisant la fonction mitochondriale. Aide à recycler l'acide lactique et favorise la détoxification de l'ammoniaque notamment dans un contexte sportif. Posologie : L-citrulline malate (2:1) : 8 g/j. 45 à 90 minutes avant l'effort. L-Théanine Rôle : modulatrice du système nerveux central (ondes alpha). Bénéfices : apaisement, relaxation, concentration, sommeil réparateur. Déficit fonctionnel : stress chronique, anxiété, hyperexcitabilité, ruminations mentales. Source : extrait du thé vert. Posologie : 200 à 400 mg/j. L-Lysine Rôle : structure du collagène, immunité antivirale et cofacteur indirect de la sécrétion de GH, notamment en synergie avec l’arginine. Bénéfices : peau, os, synthèse du collagène, récupération, formation d’anticorps, prévention des herpès récidivants, contribue au métabolisme des glucides. Déficit : fatigue, infections fréquentes, fragilité tissulaire, chute de cheveux, perte d’appétit, difficulté de concentration, retard de croissance chez l’enfant. Sources : viande, œufs, poisson, légumineuses. Posologie : 500 à 3.000 mg/j. L-Ornithine Rôle : cycle de l’urée (élimination de l’ammoniac) et stimulation de l’hormone de croissance, particulièrement pendant le sommeil profond. Bénéfices : récupération musculaire, sommeil, soutien hépatique et immunitaire. Déficit : fatigue post-effort, sommeil non réparateur. Sources : œufs, viandes, poissons, parmesan et gruyère, soja, lentilles, graines de courge. Posologie : 500 à 2.000 mg/j, le soir. L-Glutamine Rôle : carburant des entérocytes, des lymphocytes et des cellules immunitaires, impliquée dans la stimulation physiologique de l’hormone de croissance, surtout en contexte de stress ou de catabolisme. Bénéfices : santé intestinale et oculaire, ulcère, immunité, récupération musculaire, réparation des tissus, améliore les fonctions mentales, synthèse du glutathion. Déficit : troubles digestifs, fonte musculaire, infections répétées. Sources : bœuf cru, poissons, œufs, chou cru. Posologie : 2 à 10 gr/j. Le saviez-vous ? Le bouillon d'os riche en collagène est considéré comme la source d'or pour la réparation intestinale. Il libère non seulement de la glutamine, mais aussi de la glycine et de la proline, créant un cocktail parfait pour régénérer la paroi de l'intestin poreux. Acétyl-L-Carnitine En complémentation, l’acide acétyl-L-carnitine est une version supérieure à la L-carnitine grâce à la forme acétylée qui lui permet de franchir la barrière hémato-encéphalique. Rôle : transport mitochondrial des acides gras + neuroprotection. Bénéfices : énergie cellulaire et cérébrale, nootropique : booster cognitif (mémoire, concentration, apprentissage, neuroprotection), réparation des nerfs endommagés, fertilité masculine, performance sportive et récupération musculaire, brûleur de graisse sous forme d’ATP en synergie avec CoQ10. Déficit : fatigue chronique, brouillard mental. Source de L-carnitine : viandes, poissons. Posologie : 1.500 à 3.000 mg/j. Le matin à jeun ou 20 à 30 minutes avant le sport. L-Taurine Rôle : équilibre électrolytique, bile, modulation du système nerveux. Bénéfices : cœur, stress, sommeil, détox hépatique, immunostimulant, protection cellulaire, prévient la formation de calculs biliaires, réduit l'inflammation, améliore la force. Déficit : palpitations, anxiété, troubles biliaires, épilepsie, hyperactivité. Sources : fruits de mer, poissons, dinde. Posologie : 500 à 3.000 mg/j. Selon une étude menée par l'équipe du Dr. Vijay Yadav de l’Université Columbia publiée dans la revue Science en juin 2023, le taux de taurine dans le sang chez les humains chute d'environ 80 % entre 20 et 60 ans. Chez les souris et les macaques âgés, la taurine a amélioré la masse osseuse, la force musculaire, la sensibilité à l'insuline, le système immunitaire et réduit le déclin cognitif. Corrélations observationnelles : les personnes ayant naturellement des taux de taurine plus élevés présentent moins de cas de diabète de type 2, moins d'obésité et une meilleure santé cardiovasculaire. L'apport quotidien en taurine a augmenté la durée de vie moyenne des souris de 10 % à 12 %, ce qui correspondrait, par extrapolation purement théorique, à environ 7 à 8 ans de vie humaine en bonne santé. L-Tryptophane Rôle : précurseur de la sérotonine (neurotransmetteur du bonheur) et de la mélatonine (hormone du sommeil). Bénéfices : humeur, sommeil, régulation de l’appétit. Déficit : troubles du sommeil, irritabilité, compulsions sucrées, arrêt de croissance. Sources : spiruline, graines de courge et de chia, parmesan, gruyère, dinde, poulet, œufs, soja, cajou, amandes, lentilles, chocolat noir > 70%. Posologie : 500 à 1.500 mg/j, le soir. N-Acétyl-Cystéine (NAC) Très prisé en médecine fonctionnelle, cité à maintes reprises sur ce blog à l’instar de la L-glycine, un article complet lui est dédié. Rôle : précurseur du glutathion, pilier de la détoxification. Bénéfices : foie, poumons, inflammation, stress oxydatif. Déficit : hypersensibilité chimique, fatigue oxydative. Posologie : 300 à 1.800 mg/j. Faire des pauses régulières (ex: 5 jours sur 7) pour laisser les radicaux libres stimuler les gènes. L-Méthionine Rôle : donneur de méthyle (SAMe), détox hépatique, régulation épigénétique. Bénéfices : foie, articulations, phanères, humeur. Déficit : fatigue, troubles hépatiques. Sources : noix du Brésil, graines de sésame et de chanvre, soja, quinoa, parmesan, gruyère, viandes et volailles, poissons, fruits de mer. Posologie : 500 à 2.000 mg/j (prudence si le taux d’homocystéine est élevé). À retenir : En micronutrition fonctionnelle, les acides aminés sont utilisés comme outils de régulation, jamais isolément d’une alimentation adaptée, d’un microbiote fonctionnel et de cofacteurs (B6, B9, B12, magnésium, zinc). Leur usage doit rester individualisé, progressif et contextualisé. La biochimie n’est pas une mode : c’est un langage. Apprendre à l’écouter, c’est déjà commencer à se réparer. Plusieurs acides aminés (arginine, citrulline, glutamine, ornithine, lysine) participent à la sécrétion naturelle de l’hormone de croissance, hormone clé de la réparation tissulaire, de la masse musculaire, de la lipolyse et du vieillissement en santé. Leur efficacité dépend du timing (souvent le soir), des synergies, et de l’état global du terrain (sommeil, micronutriments, intestin). Formule d’acides aminés pour booster l’hormone de croissance en cas de déficit (à prendre le soir au coucher de préférence sur estomac vide ou au moins 2h après le repas) : 3.000 mg de L-arginine, + 1.500 mg de L-lysine, + 1.000 mg de L-ornithine, + 2.000 à 5.000 mg de L-glycine, + 3.000 mg de L-glutamine, + 3.000 mg de L-citrulline. Remarque : Si la formule est prise après un repas riche en glucides, l'insuline annulera l'effet des acides aminés. Formule pour bien dormir : 5.000 mg de L-glycine + 200-400 mg de L-théanine + 1.000-1.500 mg de L-taurine + 300 mg de magnésium Formule d’acides aminés pour la synthèse de collagène : 8 à 10 gr de L-Glycine (brique principale) 3 gr de L-Proline (structure et fermeté) 1 gr de L-Lysine (solidité des fibres) 600 mg de NAC (protection antioxydante) 500-1000 mg de vitamine C (activation de la synthèse) Citations : « Les acides aminés sont les bâtisseurs du corps. Une carence se manifeste par des rides, un relâchement cutané, une peau fine et la sarcopénie (perte de muscle). » – Dr. Thierry Hertoghe « La concentration de la taurine diminue avec l’âge. Une carence semble accélérer le vieillissement, tandis qu’une supplémentation pourrait le ralentir. Elle augmente le masse osseuse, l’endurance et la force musculaire. Elle réduit les comportements anxieux et renforce l’efficacité du système immunitaire. Elle ralentit également les dommages à l’ADN, le déficit en télomérase, l’altération de la fonction mitochondriale et la senescence cellulaire. » - Dr. Didier Potdevin, médecine intégrative
- Travail de nuit : quels effets réels sur la physiologie humaine ?
Article de physiologie/biologie Description : Travailler de nuit ne se résume pas à une simple fatigue passagère. Pour l’organisme, c’est un véritable séisme biologique. Le corps humain est programmé pour être actif le jour et se régénérer la nuit. Lorsque ce rythme naturel est inversé, une désynchronisation circadienne se met en place. Cette perturbation touche presque tous les systèmes biologiques : hormonal, métabolique, cardiovasculaire, immunitaire et nerveux. De nombreuses études en chronobiologie et en médecine du travail montrent que le travail nocturne peut entraîner, à long terme, des conséquences significatives sur la santé. 1. Perturbations hormonales et métaboliques Le travail de nuit perturbe profondément les rythmes hormonaux qui orchestrent notre métabolisme. Mélatonine : l’hormone du sommeil et de la réparation La mélatonine est sécrétée naturellement dans l’obscurité. L’exposition à la lumière artificielle pendant la nuit inhibe fortement sa production. Or cette hormone joue un rôle majeur : régulation du sommeil ; protection antioxydante ; soutien du système immunitaire ; régulation des cycles cellulaires. Une production insuffisante est associée à une augmentation du stress oxydatif et de l’inflammation. Cortisol : l’hormone de l’éveil Le cortisol suit normalement un rythme précis : élevé le matin pour favoriser l’éveil et l’énergie, puis décroissant en soirée. Chez les travailleurs de nuit, ce rythme est perturbé : le cortisol reste élevé durant la nuit, maintenant l’organisme dans un état de stress physiologique chronique. Métabolisme du glucose La désynchronisation circadienne perturbe également : la sensibilité à l’insuline ; la gestion de la glycémie ; le stockage des graisses. Les études montrent un risque accru de diabète de type 2, de syndrome métabolique et de prise de poids, notamment abdominale. 2. Un impact sur le système cardiovasculaire Le cœur et les vaisseaux sont particulièrement sensibles aux perturbations du rythme biologique. Chez les travailleurs de nuit, on observe notamment : une augmentation du risque d’hypertension artérielle ; une diminution du phénomène physiologique appelé dipping nocturne (baisse naturelle de la tension pendant le sommeil) ; un risque cardiovasculaire global supérieur, estimé dans certaines études à environ 30 à 40 %. À long terme, cela peut favoriser : infarctus du myocarde ; accidents vasculaires cérébraux (AVC). Le risque augmente généralement après plusieurs années de travail nocturne régulier. 3. Un affaiblissement du système immunitaire Le système immunitaire suit lui aussi un rythme circadien précis. Le travail nocturne peut perturber : la production de cytokines l’activité des leucocytes les cycles inflammatoires Conséquences possibles : infections plus fréquentes récupération plus lente inflammation chronique de bas grade L’Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC) classe d’ailleurs le travail de nuit impliquant une perturbation circadienne comme “probablement cancérogène”. Des associations ont été observées avec certains cancers, notamment : prostate sein côlon poumon Ces effets seraient en partie liés à la suppression chronique de la mélatonine. 4. Troubles digestifs et comportementaux Le système digestif possède sa propre horloge biologique. La nuit, l’activité digestive ralentit naturellement. Manger pendant cette période peut entraîner : brûlures d’estomac ; reflux ; ballonnements ; ralentissement digestif (fermentations/putréfactions) ; constipation. Par ailleurs, la fatigue chronique pousse souvent à compenser par certaines habitudes : consommation accrue de stimulants et de caféine augmentation du tabagisme attirance pour les aliments sucrés et hypercaloriques Ces comportements aggravent encore les déséquilibres métaboliques. 5. Fonctions cognitives et santé mentale Le sommeil pendant la journée est généralement plus court et moins réparateur. Il est plus facilement perturbé par : la lumière le bruit les contraintes sociales Résultat : une dette de sommeil chronique. Entre 3 h et 5 h du matin, la vigilance chute fortement, ce qui augmente : les accidents du travail les accidents de la route au retour du travail Sur le plan psychologique, on observe plus fréquemment : irritabilité anxiété troubles de l’humeur risque accru de dépression La lumière : un facteur clé de notre horloge biologique La lumière est le principal synchroniseur de notre rythme circadien. Dans le cerveau, une petite structure appelée noyau suprachiasmatique agit comme une horloge centrale. Elle reçoit les informations lumineuses captées par la rétine et régule ensuite la production hormonale. Deux hormones majeures fonctionnent en alternance : Cortisol → énergie et vigilance le matin Mélatonine → repos et réparation le soir Le corps ne peut pas produire ces deux hormones en même temps. C’est la lumière qui décide laquelle est activée. Le problème de la lumière moderne Pendant des centaines de milliers d’années, l’être humain vivait avec deux sources lumineuses principales : la lumière du soleil (riche en bleu) la lumière du feu (orangée) Depuis l’invention de l’ampoule et plus récemment des LED, notre environnement lumineux a profondément changé. La lumière bleue artificielle, très présente dans les LED et les écrans, envoie au cerveau le signal qu’il fait encore jour. Elle bloque donc la production de mélatonine. Autre élément intéressant : les lumières situées au plafond auraient un impact circadien plus important que les lumières basses, car elles imitent la position du soleil dans le ciel. Conseils pour mieux respecter son rythme biologique S’exposer à la lumière naturelle le matin La lumière du jour est le signal le plus puissant pour synchroniser l’horloge interne. Dès le réveil : ouvrir les rideaux sortir quelques minutes à l’extérieur s’exposer à la lumière naturelle regarder le ciel Cela stimule le cortisol et réinitialise le cycle circadien. Réduire la lumière le soir Deux heures avant le coucher : diminuer l’intensité lumineuse privilégier des lumières chaudes utiliser des bougies ou des lampes basses ou d’ambiance porter des lunettes anti lumière bleue L’objectif : permettre à la mélatonine d’augmenter naturellement. Écrans : garder de la distance Les écrans ont un impact réel mais moindre que l’éclairage ambiant, surtout si on les tient trop près des yeux. Limiter leur usage en soirée reste toutefois bénéfique. Régularité du sommeil Se coucher et se lever à des horaires réguliers est l’un des facteurs les plus importants pour la qualité du sommeil, parfois même plus que le nombre total d’heures dormies. Conseils naturopathiques pour les travailleurs de nuit Lorsque le travail nocturne est incontournable, certaines stratégies peuvent limiter les impacts physiologiques. utiliser des rideaux occultants pour dormir en journée porter des lunettes filtrant la lumière bleue en fin de poste maintenir des horaires de sommeil aussi réguliers que possible soutenir l’organisme avec une alimentation anti-inflammatoire privilégier des repas légers et digestes la nuit En nutrithérapie, certains nutriments peuvent également soutenir l’adaptation circadienne : magnésium vitamines du groupe B oméga-3 tryptophane (précurseur de la mélatonine) Il est impératif pour les travailleur de nuit de se supplémenter en vitamine D3 toute l’année et de vérifier le dosage sanguin. Le saviez-vous ? Une seule nuit de sommeil perturbé peut déjà modifier le métabolisme. Des études montrent qu’une privation de sommeil de 4 à 5 heures peut réduire la sensibilité à l’insuline jusqu’à 20 à 30 % le lendemain. Autre fait surprenant : certaines cellules immunitaires possèdent leur propre horloge biologique interne. Lorsque le rythme circadien est perturbé, ces cellules deviennent moins efficaces pour détecter et éliminer les agents pathogènes. Le travail de nuit peut diminuer la testostérone. La testostérone suit un rythme biologique précis : pic le matin (vers 7–8 h) baisse progressive dans la journée Le travail de nuit et le sommeil de mauvaise qualité perturbent ce rythme. Résultat : la production hormonale devient moins efficace. La majorité de la production quotidienne de testostérone se fait pendant le sommeil profond. Or, le sommeil diurne est souvent plus court, plus fragmenté et moins réparateur. Certaines études montrent qu’une restriction de sommeil à 5 h par nuit pendant une semaine peut faire baisser la testostérone de 10 à 15 % chez l’homme. Ces niveaux sont comparables à ceux observés chez des hommes 10 à 15 ans plus âgés. Conséquences possibles à long moyen et long terme : baisse de libido fatigue chronique diminution de la masse musculaire augmentation de la masse grasse abdominale fertilité parfois réduite En résumé Le travail de nuit représente un défi majeur pour la physiologie humaine. En perturbant l’horloge biologique, il affecte : le métabolisme les hormones le système cardiovasculaire l’immunité la santé mentale Même si certaines contraintes professionnelles rendent ce rythme inévitable, optimiser l’exposition à la lumière, le sommeil et l’alimentation permet déjà de limiter une partie des effets sur la santé. La lumière et le soleil restent des facteurs de santé fondamentaux, au même titre que l’alimentation, le mouvement ou la respiration. Articles complémentaires : L’insomnie Le soleil et l’exposition solaire
- Augmenter la testostérone
Article de santé Appelée « l’hormone de vie » par l’andrologue Georges Debled, la testostérone est l’hormone mâle anabolisante du désir et de la libido. Chez l’homme, elle est synthétisée à 95% par les cellules de Leydig dans les testicules à partir du cholestérol (stéroïde) et en plus petite quantité par les glandes surrénales (1%). 2% de la testostérone totale est libre, c’est-à-dire active. Elle participe au développement des caractères masculins et à la croissance musculaire et osseuse. La testostérone augmente la masse maigre (muscles) au détriment de la masse grasse. C’est une hormone anti-âge qui joue un rôle essentiel dans la santé, la vitalité et le bien-être. De faibles concentrations de testostérone sont associées à de multiples morbidités, à un risque accru de mortalité précoce et à une qualité de vie réduite. Le déclin de la testostérone dans le circuit sanguin chez l’homme est corrélé à des troubles : Physiques : Le surpoids et l’obésité Le syndrome métabolique Les troubles de la circulation et des vaisseaux sanguins dont l’artériosclérose, l’athérosclérose, le dysfonctionnement endothélial et l'insuffisance veineuse La dégénérescence du corps (peau, articulations, squelette, muscles, cheveux) L'affaissement du muscle fessier La baisse d’énergie vitale La baisse de force et de l'endurance à l'effort La fatigue générale et permanente La dégradation du système cardiovasculaire et l’hypertension Une mauvaise oxygénation des tissus Le déchaussement des dents L’acuité sensorielle affaiblie (ouïe, vue) L’hypertrophie prostatique, l’obstruction de la voie urinaire L’insuffisance rénale et hépatique L'anémie La baisse de libido L’impuissance, érections moins bonnes, moins fréquentes L'apnée du sommeil La fibrose des corps caverneux de la verge Physiologiques : L’augmentation des triglycérides Le diabète et la résistance à l'insuline L’inflammation chronique L’hypogonadisme tardif (andropause) Des sueurs nocturnes Un taux de cholestérol trop bas < 1,6 g/L Des dérèglements hormonaux Une dysbiose intestinale Psychiques : La régression du cerveau, troubles de la mémoire et de la concentration Le manque de volonté et d'audace Un sommeil perturbé La diminution de la joie de vivre La dépression, la tristesse, le stress, l'anxiété Des faibles taux de testostérone sont associés à une mauvaise régulation du glucose et à un risque accru de diabète de type 2. À partir de l'âge de 30 ans, le taux de testostérone libre dans le sang diminue naturellement de 1,2 % par an. Notre mode de vie et notre environnement influencent également notre taux de testostérone avec une perte supplémentaire de 1,15% en moyenne par an (déclin séculaire), soit au total : 2,35% / an. Déficience en testostérone ou niveaux optimaux L’andropause : Chez l’adulte de plus de 45 ans, l’hypogonadisme est lié au fait que l’hypothalamus, l’hypophyse et les testicules fonctionnent moins bien. On parle d’« andropause » ou d'hypogonadisme tardif ou de déficit en testostérone lié à l’âge. 20% des hommes de 50 ans sont concernés. Si l'hypogonadisme tardif n'est pas traité, il peut entraîner des conséquences à long terme telles qu'une perte de densité osseuse, un risque accru de fractures, une diminution de la qualité de vie, de la libido, une mauvaise réparation des tissus et une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Des facteurs de risque tels que l'obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires et l'abus d'alcool peuvent augmenter le risque de développer un hypogonadisme tardif. Il est important de consulter un médecin si vous suspectez avoir un hypogonadisme tardif. Un diagnostic et un traitement précoces peuvent aider à améliorer la qualité de vie, à prévenir la dégénérescence et les complications à long terme. On peut observer chez l’homme, comme chez la femme, un hypogonadisme hypogonadotrope d’origine hypothalamique, généralement lié aux stress, à la dépression, à l’anorexie, à l’andropause ou à l’excès d’exercice physique. On en retrouve huit fois plus en circulation chez l’homme que chez la femme, chez qui elle est produite à 25% par les ovaires et à 25% par les glandes corticosurrénales. Les 50% restant viennent de la DHEA. L’homme produit en moyenne 20 % de testostérone en moins qu’il y a 20 ans. Les causes suivantes influencent directement la production de l'hormone de manière chronique : Les perturbateurs endocriniens (pesticides, eau du robinet, emballages et bouteilles en plastique, cosmétiques, overtoniens, médicaments, etc.) La sédentarité, le surpoids (aromatisation, excès d’œstrogènes), le stress (cortisol), Le manque de sommeil de qualité, les écrans et la lumière bleus. La notion de "déclin séculaire" Les données actuelles (notamment de grandes méta-analyses publiées récemment) mettent en évidence un déclin dit "séculaire" : une baisse des taux de testostérone au fil des générations, indépendante de l'âge biologique. Une méta-analyse issue de plus de 8.650 études présentée à Londres le 7 juillet 2026, intitulée « Temporal trends in total and free testosterone (1972-2019) », compilant les données de 118.593 hommes à travers plusieurs pays, confirme une chute massive de 54% des taux de testostérone totale entre 1972 et 2019, ce qui est considéré comme préoccupant pour la santé publique, la fertilité masculine et le bien-être global. Si l’on suit la tendance stricte de cette méta-analyse, cela représente une perte moyenne de 1,15% / an. En prologeant cette même dynamique jusqu’en 2026, les pertes additionnelles en 7 ans sont 7 x 1,15% = 8,05%. La perte totale extrapolée en 2026 est de : 54% + 8,05% = 62%. Les niveaux de testostérone auraient diminué de 62% en 2026 par rapport au début des années 70. Les études des années 70 montrent que les taux moyens de testostérone totale chez l'homme jeune et sain (généralement âgé de 20 à 30 ans) se situaient dans une fourchette moyenne allant de 600 ng/dL à 800 ng/dL (soit environ 21 à 28 nmol/L), avec des pics fréquemment documentés autour de 700 à 750 ng/dL. La moyenne générale se situait autour de 700 ng/dL pour les hommes de 20 à 25 ans. Des valeurs considérées comme "normales" pour cette population s'étalaient jusqu’à 1100 ng/dL. À titre de comparaison, aujourd'hui, la moyenne d'un homme de 20-30 ans dans les pays occidentaux oscille plus souvent entre 450 ng/dL et 550 ng/dL, et les seuils cliniques pour définir une déficience (hypogonadisme) ont été abaissés autour de 300 ng/dL, contre 350 ng/dL à l'époque. Le pic du taux de testostérone se produit le matin vers 07h00. Les antagonistes à la production de testostérone : Les carences et déséquilibres alimentaires (végétalisme, véganisme, fruitarisme, macrobiotique, junk-food, nourriture industrielle, anorexie, régime, etc.). La sédentarité. L’excès d’exercice physique : les séances d'entraînement ne dépasseront pas 60 minutes afin d‘éviter une baisse de testostérone, ainsi qu'une augmentation du cortisol. Une activité physique intense et prolongée peut perturber l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, entraînant une diminution de la production d'hormones sexuelles. L'hypocholestérolémie. Le manque de repos et de sommeil. Le travail à pauses*. L’abstinence sexuelle. Le stress chronique et le cortisol élevé inhibent la production de testostérone. Le stress oxydatif pourrait être un facteur de risque de diminution de la production de testostérone en sensibilisant les cellules de Leydig. Une inflammation et/ou une infection chroniques peuvent perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. Les toxiques et les médicaments (pilule contraceptive, Viagra, statines, bêtabloquants, cortisone, benzodiazépines, pioglitazone, oxycodone, paracétamol, AINS, stéroïdes anabolisants, etc.). L’abus d’alcool** en particulier de bière, de café et de tabac. L’excès d’estrogène (hormone femelle). L’obésité (aromatisation***) : jusqu’à 50% de testostérone en moins. Le diabète et le sucre (insuline+, cortisol+, testostérone-). Les maladies cardiovasculaires. Les maladies infectieuses. La dysbiose intestinale. Le syndrome métabolique. *Les taux d'hormones stéroïdes sont étroitement liés au rythme circadien endogène induit par les cycles veille-sommeil et obscurité-lumière. Le travail à pauses qui perturbe le rythme circadien peut influencer les taux d'hormones stéroïdes. **Etude : Dans les testicules, l'alcool peut affecter négativement les cellules de Leydig, qui produisent et sécrètent l'hormone testostérone. Des études ont montré qu'une forte consommation d'alcool entraîne une réduction du taux de testostérone dans le sang. ***L’aromatisation est la conversion de testostérone en estrogène sous l’action de l’enzyme aromatase produite par le tissus adipeux. Ces estrogènes sont le principal frein de l’axe endocrinien hypothalamo-hypophyso-gonadique producteur de testostérone. La bière possède une double action pour favoriser l’aromatase avec l’association d’alcool et de houblon. Les autres facteurs d’augmentation de l’aromatase sont : le déficit en zinc, l’excès de cortisol et de stress, les pics d’insuline, l’âge, les plastiques et perturbateurs endocriniens. Taux sériques optimaux chez l'homme : Testostérone totale : 700 à 900 ng/dL ou 7.000 à 9.000 ng/L ou 24 à 31 nmol/L ou 7,00 à 9,00 µg/L ou 7.000 à 9.000 pg/mL. Testostérone libre (non liée) : 15 à 25 pg/mL = 15 à 25 ng/dL = 150 à 250 ng/L. Le taux de testostérone optimal devrait être de : 6500 ng/L pour un homme de 165 cm. 7500 ng/L pour un homme de 175 cm. 8000 ng/L pour un homme de 180 cm. 9000 ng/L pour un homme de 190 cm. La testostérone biodisponible = testostérone libre + testostérone liée à l’albumine. Taux sériques optimaux chez la femme : Testostérone totale : 500-600 pg/mL. Source : https://www.amub-ulb.be/system/files/rmb/old/d11d9993caeb0f67e7514ce88749a61a.pdf « Le taux moyen de testostérone chez l'homme doit être supérieur ou égal 670 ng/dL pour avoir une fonction sexuelle normale. » - Dr. Thierry Hertoghe Stimuler notre production naturelle de testostérone : Stimulation visuelle et mentale. Interagir avec un partenaire sexuel attractif potentiel. Activités sexuelles régulières, mais sans excès. Pratiquer des sports explosifs ou de résistance régulièrement avec une intensité modérée : musculation, haltérophilie, gainage (max. 1h). Entraînement à jeun, le matin (énergie+, testostérone+). Pas d'endurance et pas de surentrainement qui peut augmenter le cortisol. Pratiquer le jeûne intermittent. Repos et sommeil de qualité (phase anabolique, influx nerveux+, énergie vitale+, hormones+). Réduire et gérer le stress chronique qui épuise le système glandulaire (cortisol+, testostérone-). Adopter une alimentation équilibrée, non carencée (protéines dont viande, glucides, lipides dont saturés, micronutriments) de type paléo. Une alimentation trop allégée en lipides fait chuter anormalement les niveaux de testostérone. Limiter les acides gras polyinsaturés (oméga-6). Augmenter l’apport d’oméga-3 avec leurs effets anti-inflammatoires, anti-cataboliques et anaboliques. Prendre soin de son foie qui participe à l’évacuation des toxiques, à l’élaboration de nombreuses hormones et à l’élimination de l’estrogène. Prendre soin de la glande thyroïde et des glandes surrénales. Prendre soin des intestins et corriger une éventuelle dysbiose. Limiter ou arrêter l’alcool. Eliminer les toxiques et les perturbateurs endocriniens. Eviter l’hémogliase (épaississement du sang par l’abus de céréales, d’amidons et d’aliments mucogènes). Apporter suffisamment de vitamines et de minéraux : A, B, C, D, E, zinc, fer, sélénium, magnésium, iode, etc. Perdre nos kilos superflus, car plus la masse grasse augmente, plus la testostérone diminue et plus l’estrogène augmente. Sans descendre en-dessous de 8% de masse grasse. Affusions d’eau froide sur les organes génitaux et le périnée ou bain de siège froid. S’exposer au soleil : l’androsténédione peut être convertie en testostérone grâce aux rayonnements solaires sur la peau. Eviter de porter un pantalon et des sous-vêtements trop chauds et trop serrés. Vivre et dormir nu le plus possible à la maison (température des testicules plus basse : 33-34°C). Boire du lait d'Or. Ce que l'on mange a des conséquences positives ou négatives sur les étapes de la synthèse de nos hormones. Une alimentation dépourvue de protéines animales de haute qualité et faible en lipides aura un impact négatif sur notre production de testostérone. 27% plus de testostérone chez les personnes qui mangent de la viande (source : Dr. Thierry Hertoghe) Selon une étude autrichienne de l’université médicale de Graz en 2011 sur 54 hommes âgés de 20 à 49 ans, l’administration de vitamine D à 3.300 UI par jour a augmenté la testostérone totale de 25% et la testostérone libre de 20%. Notre taux de testostérone est dépendant du zinc. Les aliments réputés augmenter la testostérone : Les huîtres, riches en zinc et en minéraux assimilables. Les œufs entiers biologiques, riches en protéines complètes dont la valeur biologique est la plus haute et en bons gras dont le cholestérol. Les protéines animales. Les huiles et acides gras saturés et monoinsaturés (oméga-9) : d’olives, d’avocats, de ghee, de coco et les graisses animales. Le pois mascate - mucuna pruriens. Le gingembre, les crucifères, l’ail, le curcuma. Les noix du Brésil sont riches en sélénium, qui joue un rôle dans le maintien de niveaux élevés de testostérone. Elles aident également à la production de sérotonine dans notre corps. Une étude de 2023 a conclu que la carence en zinc réduit les taux de testostérone et que la supplémentation en zinc améliore les taux de testostérone. Biologie : Analyser les taux de testostérone totale et libre, ainsi que les taux de prégnénolone*, de DHEA sulfate, de SHBG et d’estradiol. Vérifier la fonction thyroïdienne : TSH, T3, T4. Vérifier la fonction hypophysaire* : LH, FSH. Faire un bilan lipidique (cholestérol). Etablir le statut en acides gras. Vérifier les taux de vitamines et de minéraux : A, B, C, D, E, zinc, fer, sélénium, magnésium érythrocytaire, iode. *La LH stimule les cellules testiculaires de Leydig pour produire de la testostérone. La FSH agit sur les cellules testiculaires de Sertoli pour stimuler la spermatogenèse. *Chez les hommes, les hormones stéroïdes sont principalement produites dans les cellules de Leydig surrénales et testiculaires. Pour les deux types de cellules, le cholestérol est absorbé par la circulation sanguine et pénètre dans les mitochondries, où il est converti en prégnénolone et transféré vers le réticulum endoplasmique lisse (S.E.R.). Dans la cellule surrénale, la prégnénolone est transformée en cortisol et, dans une faible mesure, en testostérone. Dans la cellule de Leydig, la prégnénolone est transformée en testostérone. Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36833889/ Le maintien ou l'amélioration de la fusion mitochondriale peut fournir des stratégies thérapeutiques pour maintenir ou restaurer les niveaux de testostérone avec le vieillissement. Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36349989/ Les mitochondries sont cruciales pour la biosynthèse des hormones stéroïdes. Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23769709/ Phytothérapie : Grande berce. Racine d’ortie dioïque : 2 x 250 mg/J. Extrait de fenugrec : 600 mg/J Tongkat ali (Eurycoma longifolia) : 200 mg/J. Shilajit. Acorus gramineus. Adaptogènes : ginseng rouge, ashwagandha (10-20%), schisandrae chinensis. Varech/kelp (iode et minéraux). Gemmothérapie : bourgeons de chêne (homme). Aromathérapie : sarriette des montagnes, gingembre, bois de Siam. Nutrithérapie : β-hydroxy β-méthylbutyrate (HMB). Bétaïne. Vitamine K2-MK7. Coenzyme Q10. Zinc. Magnésium chélaté. Bore : baisse la SHBG → libération mécanique de la testostérone libre (+ 28 %). Acétyl-L-carnitine : augmente la sensibilité des récepteurs à la testostérone et la fonction mitochondriale. L-taurine : restauration de l'activité sécrétoire de l'axe HPT (hypothalamus-hypophyse-testicule). DHEA avec résultats biologiques et avis médical. Citations : « L’huître n’apporte pas à l’organisme que des sels minéraux, des vitamines et des protides, mais aussi des hormones mâles lorsqu’elles sont bien grasses (laiteuses), hormones mâles qui nous font de plus en plus défaut à mesure que nous avançons en âge et qui sont anabolisantes, dynamisantes (antifatigue), notamment. Les farineux sont riches en phyto-estrogènes (hormones femelles) leur consommation régulière ou abusive, fait monter le taux des estrogènes et concomitamment cela fait baisser le taux de testostérone (hormone mâle anabolisante). On ne peut pas réparer des tissus sans anabolisme, donc sans hormones mâles. Toute régénération dépend de l’hormone mâle. L’excès d’estrogène favorise les cancers. » - Pr. Grégoire Jauvais « Les hommes qui ont un excédent de poids perturbent continuellement leurs profils chimiques. Plus vous êtes obèse, plus vous réduisez votre taux de testostérone et sa réactivité. L’embonpoint transforme la testostérone en estrogène. » - Dr. Shafiq Qaadri « Les aliments tels que la viande, le poisson et la volaille augmentent le niveau de testostérone libre. La consommation d’aliments riches en graisse comme le beurre, le jaune d’œuf, le lard et le foie est également conseillée, car ces aliments fournissent les molécules de base pour produire des hormones sexuelles et augmentent ainsi leur production. Évitez aussi la consommation quotidienne de pain complet et autres céréales riches en fibres car elles peuvent faire baisser de 15 à 35% les taux d’hormone mâle, la testostérone. » - Dr. Thierry Hertoghe « Les personnes qui gardent un taux d’hormones sexuelles élevé vivent plus longtemps et en bonne santé, c’est un fait. » - Dr. Makoto Suzuki, expert en longévité à Okinawa « Veiller à un niveau suffisant de testostérone en faisant des cures de zinc à partir de la cinquantaine vous protégera aussi du diabète. En effet, la testostérone stimule la production d’insuline. Cette découverte expliquerait pourquoi, alors que le taux de testostérone diminue avec l’âge, le risque de diabète augmente quant à lui progressivement. » - Dr. Robert Viala « Il faut voir toutes les hormones comme étant impliquées dans la libido. Elles doivent aussi être prisent en compte pour rétablir un taux physiologique satisfaisant de testostérone et en particulier les hormones de la thyroïde. » - Dr. Georges Mouton, médecine fonctionnelle « On sait aujourd’hui que les hommes sont carencés en testostérone et que les femmes sont carencées en estrogènes, depuis un siècle, les taux de testostérone diminuent énormément. Hors, la testostérone est indispensable pour le cerveau chez l’homme. » - Dr. Boris Dufournet, neurologue « Une testostérone à moins de 5.000 ng/L augmente jusqu’à 11 fois le risque d’attaques cérébrales et jusqu’à 5 fois le risque d’infarctus. » - Dr. Stéphane Résimont « Un taux de testostérone élevé entraîne-t-il un plus grand risque de cancer de la prostate ? Non ! Au contraire, un taux de testostérone bas est plus potentiellement dangereux pour favoriser un cancer de prostate agressif. » - Pr. Claude Shulman, urologue « Ne pas prendre en charge l'andropause et attraper un ventre de femme enceinte est potentiellement mortel. Faites contrôler vos taux hormonaux si vous ne voulez pas vieillir ni mourir avant l’âge ! » - Dr. Dominique Privé « Le déficit en testostérone est une condition fréquente, souvent sous-diagnostiquée, avec des répercutions métaboliques, cardiovasculaires, neurocognitives, immunitaires et sexuelles majeures. » - Dr. Julien Puchois « La testostérone n'est pas seulement l'hormone de la virilité ou du muscle ; c'est avant tout le carburant du bien-être métabolique et psychologique de l'homme. Plutôt que de chercher systématiquement à la remplacer, il est crucial de comprendre que sa production dépend d'un équilibre fragile entre le sommeil, la gestion du stress et la santé cardiovasculaire. » - Dr. Sébastien Beley, urologue N.B. Si des symptômes persistent, n’hésitez pas à consulter un médecin fonctionnel spécialisé en hormonothérapie. Article complémentaire : L'andropause
- Le syndrome des ovaires polykystiques - SOPK
Article naturopathique Comprendre, prévenir et accompagner naturellement Description : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est le trouble hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer. Il touche environ 1 femme sur 10 dans le monde. Il se caractérise principalement par un déséquilibre hormonal, avec un excès d’androgènes (hormones dites « masculines », dont la testostérone). Physiologie normale : Chez la femme : Environ 75 % de la testostérone est produite par les glandes surrénales. Environ 25 % seulement par les ovaires. Dans le SOPK, ce ratio est souvent inversé, entraînant une hyperandrogénie ovarienne, responsable de nombreux symptômes. Les risques associés au SOPK : Le SOPK n’est pas seulement un trouble gynécologique. C’est un syndrome métabolique et inflammatoire à part entière. Il est fréquemment associé à : Une résistance à l’insuline (dans ~75 % des cas) Un risque accru de diabète de type 2 Des maladies cardiovasculaires Des troubles de la fertilité Une vulnérabilité accrue aux troubles du comportement alimentaire (boulimie, hyperphagie) Une susceptibilité augmentée aux maladies auto-immunes, notamment la thyroïdite de Hashimoto Symptômes : Les manifestations du SOPK varient selon les femmes, mais peuvent inclure : Symptômes gynécologiques Cycles irréguliers, très longs ou absents Anovulation (absence d’ovulation) Infertilité Ovaires multifolliculaires à l’échographie Symptômes psycho-émotionnels Anxiété Dépression Fatigue chronique Troubles de l’humeur Symptômes hormonaux et métaboliques Acné, peau grasse Hirsutisme (excès de pilosité) Alopécie Prise de poids, surtout abdominale Troubles métaboliques Risques cardiovasculaires Signes morphologiques évocateurs Mâchoire carrée Fossette mentonnière Diagnostic : les critères de Rotterdam Le diagnostic de SOPK est posé lorsque au moins 2 des 3 critères suivants sont présents : Hyperandrogénie (clinique et/ou biologique : testostérone, androsténédione, DHEA-S) Anovulation ou cycles très longs (mauvaise maturation folliculaire) Aspect polykystique des ovaires à l’échographie (nombreux follicules immatures) « Le SOPK est un syndrome complexe dans lequel les facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie interagissent, déclenchant ou aggravant la maladie. » Causes : Hyperinsulinisme (≈ 75 % des cas) ➜ L’insuline stimule directement la production ovarienne de testostérone. Déficit en œstrogènes ➜ Mauvaise ou absence d’ovulation. Déficit en progestérone ➜ Conséquence directe de l’anovulation, favorisant l’excès androgénique. Excès de DHT (dihydrotestostérone) ➜ Androgène très puissant, issu de la transformation de la testostérone. Hypothyroïdie ➜ Mauvaise ovulation, hyperinsulinisme, baisse de la SHBG, augmentation de la testostérone libre et de la prolactine. Stress chronique / cortisol élevé ➜ Augmentation des androgènes surrénaliens. Inflammation chronique de bas grade ➜ Hypersensibilité des récepteurs aux androgènes et résistance à la progestérone. Perturbateurs endocriniens ➜ Plastiques, pesticides, cosmétiques, polluants environnementaux. SOPK, microbiote et vitamine D : Étude – Juillet 2024 (Journal of Ovarian Research) La supplémentation en vitamine D chez les femmes carencées atteintes de SOPK améliore : L’IMC La sensibilité à l’insuline Le profil lipidique De nombreuses études suggèrent un lien bidirectionnel entre : Le microbiote intestinal La vitamine D Le SOPK L’axe intestin–cerveau Restaurer l’équilibre intestinal est une clé thérapeutique majeure. Solutions : Hygiène de vie Identifier et supprimer les causes Réduction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens Gestion du stress et du cortisol Optimisation du sommeil Activité physique régulière (renforcement + cardio doux) Alimentation thérapeutique Alimentation anti-inflammatoire, naturelle, riche en fibres Faible charge glycémique, de type paléo Réduction des glucides raffinés Augmentation des bonnes graisses Suppression du grignotage Jeûne intermittent (adapté) pour améliorer la sensibilité à l’insuline Correction de la dysbiose intestinale Soutien fonctionnel Relancer la thyroïde Soutenir les mitochondries Améliorer la sensibilité à l’insuline Nutrithérapie & micronutrition Vitamine A : participe au métabolisme normal du glucose et des lipides, contribue au fonctionnement du système immunitaire, et aide au maintien d'une peau et de muqueuses normales, ce qui peut soulager des symptômes comme l'acné souvent liée au SOPK. Vitamines B : soutiennent la régulation des cycles menstruels, réduisent l'inflammation et améliorent la gestion de l'insuline. Vitamine D : souvent en carence dans le SOPK, elle aide à la régulation hormonale et métabolique. Magnésium : aide à modérer l'inflammation et le stress et à améliorer la sensibilité à l'insuline. Zinc : essentiel pour la fonction ovarienne et le métabolisme hormonal. Sélénium : un antioxydant et un oligo-élément important pour le métabolisme. Iode : essentiel dans la fonction thyroïdienne et la santé ovarienne. Fer : un déséquilibre (carence ou excès) peut aggraver les symptômes, affectant l'énergie, les hormones et la fertilité, notamment via l'inflammation et la résistance à l'insuline souvent associées au SOPK. Omega-3 : acides gras anti-inflammatoires, importants pour l'équilibre hormonal. L-tyrosine le matin à jeun : précurseur dans la synthèse d'hormones et de neurotransmetteurs essentiels qui peuvent être déséquilibrés chez les femmes atteintes de SOPK. Coenzyme Q10 : soutient des mitochondries et du métabolisme énergétique. Chrome, cannelle, berbérine, inositol pour améliorer de la sensibilité à l’insuline. N-acétylcystéine : des études suggèrent qu'une supplémentation en NAC pendant au moins deux à trois mois peut améliorer les symptômes. « Une carence en iode peut exacerber les symptômes du SOPK et augmenter le risque de complications. » Phytothérapie hormonale Luzerne & réglisse : inhibition de la testostérone Palmier nain & racine d’ortie : blocage de la transformation en DHT Sauge & houblon : soutien œstrogénique Gattilier, alchémille, yam : soutien de la progestérone Restaurer la progestérone diminue l’imprégnation androgénique (DHT incluse) Biologie : Bilan hormonal complet : ovaires, surrénales, thyroïde Vitamines A, B9, B12 active, D Magnésium érythrocytaire Zinc, sélénium Fer, ferritine, saturation de la transferrine Coenzyme Q10 Iodurie sur 24 h Conclusion : Le SOPK n’est pas une fatalité. Une approche globale, individualisée et fonctionnelle permet d’agir sur les causes profondes, d’améliorer la qualité de vie, la fertilité et la santé métabolique sur le long terme.











